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 (melian) ≡ till I wake your ghost.

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ADMIN ❖ we are the champions
≡ ton pseudo : sweet poison.
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≡ date d'arrivée : 04/04/2012
≡ tes points : 125 points.
≡ ta disponibilité rp : free.
≡ ton avatar : aidan turner.
≡ tes crédits : jukebox joints (avatar).

≡ âge du perso : 30 ans.
≡ amoureusement : veuf d'un premier mariage, déjà fiancé de nouveau.
≡ son emploi : rafleur.
≡ statut de sang : sang-pur.
≡ sa maison : poufsouffle.
≡ niveau d'études : études terminées avec 11 buses et 10 aspics.
≡ sa baguette : bois de chataîgné, vingt-sept centimètres, crin de licorne.
≡ son patronus : il est incapable de créer un patronus suite au décès de son épouse, mais avant c'était un corbeau.
≡ son amortencia : l'odeur de la prairie, celle si familière des sucreries de chez honeydukes ainsi qu'une teinte de chocolat.
MessageSujet: (melian) ≡ till I wake your ghost.   Dim 3 Jan - 16:00

I walk down this hallway Tonight, it's too quiet
— melian greengrass & maeron rosier —
if I walk down this hallway Tonight, it's too quiet So I pat through the dark, And call you on the phone, Push your old nummers And let your house ring Till I wake your ghost. Let him walk down your hallway It's not this quiet Slide down your receiver, Sprint across the wire. Follow my number, Slide into my hand.  — your ghost.

Melian était morte. Chaque jour qui passait, cette idée s’imposait un peu plus dans l’esprit de Maeron, réveillant cette rage dont il n’arrivait plus à se défaire. On avait tué sa femme et sa fille. Sa vie ressemblait à l’enfer sans elles deux. C’était à peine s’il avait encore l’envie de continuer à exister. Ça aurait été tellement plus simple s’il avait été là ce jour là, auprès de son épouse et de leur fille et qu’il était mort avec elles. Parce que c’était là qu’était sa place, auprès de celles qu’il aimait encore de tout son cœur aujourd’hui. Y avait rien  ni personne qui pourrait remplacer Melian et Lucy. Son mariage avec Callidora ne serait jamais un véritable mariage. Ce n’était qu’une alliance pour leur famille, une couverture pour lui et pour elle probablement beaucoup de misère. Il ne voulait pas lui faire du mal. C’était une fille bien, elle ne méritait pas ce sort. Mais il n’avait rien à lui offrir. Il y aurait toujours dans un coin de son esprit, jamais il ne l’oublierait. Il y aurait toujours Lucy également. Deux fantômes qui planeraient à jamais sur sa vie. Il ne voulait pas aller de l’avant malgré toutes les belles paroles que lui servait sa mère. Elle disait qu’il suffisait de tourner la page et qu’il serait de nouveau heureux aux côtés de Callidora. C’était plus facile à dire qu’à faire. Tourner la page hein ? Il n’en avait même pas l’envie. Tout ce qu’il voulait à présent, c’était retrouver celui qui lui avait pris sa famille et le tuer de ses mains. Après ça, on pourrait l’exécuter ou bien l’envoyer pourrir à Azkaban, il s’en fichait complètement. Plus rien n’avait d’importance maintenant qu’il avait perdu Melian et Lucy. Au pire, s’il devait mourir après s’être vengé, Callidora serait débarrassée de lui. Elle aurait peut-être la chance de se trouver un nouveau fiancé. Elle aurait peut-être un beau mariage. Il le lui souhaitait vraiment. Il voulait qu’elle soit heureuse et elle ne le serait jamais à ses côtés. Il était brisé par les pertes qu’il venait de subir, le peu de temps qui s’étaient écoulé depuis que Melian et Lucy étaient mortes n’avait pas suffit à venir refermer ses blessures. Y aurait jamais assez de temps dans une vie pour effacer ça. Il n’imaginait pas qu’il puisse un jour aller de l’avant, parce que la douleur qu’il ressentait depuis deux mois, elle était tellement forte et tellement résistante qu’il était difficile d’imaginer qu’elle puisse un jour disparaitre. Ce n’était pas non plus cette vengeance qu’il désirait tant qui viendrait y changer quelque chose. Tout ce qu’il gagnerait ce serait un court instant de satisfaction, l’impression qu’au moins, justice aura été rendue. Mais ça n’allait pas ramener Lucy et Melian à la vie. Il serait toujours aussi misérable une fois que ce serait enfin fait. Tourner la page qu’elle disait sa mère. La bonne blague. C’était impossible. Elle aurait dû le savoir, elle qui venait de perdre son mari, à moins qu’il ait vraiment eu si peu d’importance à ses yeux.

Ça semblait si simple les mariages arrangés. Y avait pas d’amour alors y avait pas de peine. C’était ce qu’il pensait à chaque fois qu’il posait le regard sur sa mère qui semblait aller tellement bien malgré la mort du paternel. Pourtant, ça faisait plus de trente ans qu’elle était mariée à lui. C’était quoi son secret pour être aussi insensible à la mort de son mari ? Il aurait bien besoin qu’elle partage l’astuce avec lui, parce que lui, il était tombé tellement bas qu’il n’avait même plus espoir de s’en remettre un jour de ce veuvage. Est-ce qu’elle serait aussi impassible si elle venait à perdre l’un de ses enfants comme il avait perdu sa fille ? Sans doute que oui. Elle était comme ça. Froide, forte, probablement indestructible. Il s’agissait sans doute de la seule chose qu’il admirait chez sa mère. La seule chose qu’il aurait aimée qu’elle lui transmettre. La seule chose qui pourrait l’aider en cet instant. Au moins, s’il en venait vraiment à épouser Callidora, ce serait plus simple. Elle ne compterait jamais à ses yeux autant que Melian avait pu compter, c’était certain. Ce mariage, il fallait le préparer et sa mère voulait absolument le voir aujourd’hui pour en parler. Comme si tout ce qu’elle avait à dire pouvait vraiment l’intéresser. Il était clair qu’elle était beaucoup plus enthousiaste que l’idée à l’idée de ce mariage. Elle l’était également beaucoup plus que lorsqu’il avait déclaré qu’il allait épouser Melian et que leurs avis ne l’intéressaient pas le moins du monde. Enfin, il revenait sur le droit chemin qu’elle disait à tout va un large sourire sur les lèvres. Si seulement elle savait, elle serait encore bien déçue. Les mangemorts, Voldemort, le statut de sang, il s’en fichait complètement. A présent même l’ordre du phénix ne comptait plus pour lui. Il n’avait plus d’allégeance que pour lui même et l’objectif qu’il s’était fixé. Les autres pouvaient bien continuer à s’entretuer juste devant son nez, c’était le cadet de ses soucis. Il avait rejoint le manoir Rosier en début de d’après-midi, afin de s’entretenir avec sa mère et il avait cru qu’il n’allait jamais réussir à repartir. La nuit commençait déjà à tomber quand sa mère avait enfin consenti à le laisser partir. Elle avait passé des heures et des heures à lui parler de l’organisation su mariage, comme il l’avait prévu. Elle disait que ce serait bien de faire ça au mois de juin, au début de l’été quand le soleil serait de retour, parce qu’un mariage ensoleillé c’était toujours plus beau. Puis elle avait commencé à lui parler des fleurs et là, il avait complètement abandonné, parce qu’elle aurait aussi bien pu lui parler chinois que ça n’aurait pas changé grand-chose pour lui. Puis elle avait enchainé sur la liste des invités. A croire qu’elle avait prévu de faire venir toute la communauté sorcière à ce mariage. Sauf les nés-moldus et les traitres, bien entendu. Elle ne les classait plus dans la communauté des sorciers depuis longtemps ceux là. Puis elle avait fini par lui dire de filer, que c’était mal poli de laisser sa fiancée seule aussi longtemps. A qui la faute avait-il envie de demander. Mais il n’avait rien dit, se contentant de quitter le salon le plus vite possible.

Il n’avait pas l’intention de s’attarder longtemps dans le manoir familial, il n’aimait pas particulièrement l’ambiance dans cette baraque. Il avait été bien content de partir dès qu’il en avait eu l’occasion. Il se souvenait aussi d’avoir fait la gueule à chaque fin d’année à Poudlard, parce qu’il n’avait pas envie de rentrer chez ses parents. Il avait toujours été mieux à Poudlard qu’ici, c’était certain. Il s’était vite fatigué d’entendre ses parents râler après tout ceux dont le sang n’était pas pur. Au moins à Poudlard, il n’avait pas à subir ça et il pouvait trainer avec des nés-moldus si ça pouvait lui faire plaisir, ses parents n’étaient pas là pour le juger. Ça lui manquait parfois Poudlard, tout avait été tellement plus simple à cette époque. Il avait été insouciant, tellement épargné par toutes les misères de la vie. Il avait bien changé à présent. Il traversait lentement le couloir, dans le but de quitter le manoir et arrivé dans le hall d’entré il tomba nez à nez avec sa plus jeune sœur. Il ne l’avait pas vue depuis un moment. Pourtant, elle avait toujours été différentes des autres membres de la famille Rosier. Pas dans le même sens que lui. Elle n’était pas une gamine rebelle qui faisait tout l’inverse de ce qu’on attendait d’elle. Elle semblait juste complètement désintéressée des conflits dans lesquels se perdaient leurs parents et leurs aînés. Ça avait toujours été plus simple de lui parler à elle plutôt qu’aux autres. Même avec Avalon, ça avait fini par exploser, mais pas avec Eliza, y avait rien qui pouvait exploser avec Eliza de toute façon. Ce n’était pas une fille à problème. Mais il ne l’avait pas vue depuis qu’il était de retour dans sa famille et personne n’avait été fichu de lui dire où est-ce qu’elle était passée. « Eliza ! » Il s’approcha de la jeune femme pour l’étreindre légèrement dans ses bras. « Ça faisait longtemps que je ne t’avais pas vue. » Vraiment longtemps, vu qu’il avait coupé les ponts avec sa famille depuis sa sortie de Poudlard, il n’avait pas souvent revue ses sœur et encore moins son frère. « Tout va bien pour toi ? » D’après leur mère, elle était aux abonnés absents depuis un moment, si bien qu’il avait commencé à s’inquiéter pour elle. La revoir le rassurait, mais il devait avouer qu’il avait bien envie de savoir où est-ce qu’elle était passée pendant tout ce temps.


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≡ âge du perso : vingt-six ans.
≡ amoureusement : mariée, techniquement, même si elle ne semble plus en porter le nom.
≡ son emploi : auparavant, elle travaillait à la ménagerie magique, désormais, elle est une fugitive.
≡ statut de sang : c'est une sorcière de sang-pur, d'ces sang-pur qu'on estime traitres pour ne pas se croire au-dessus des autres.
≡ sa maison : elle était chez les gryffondor; elle n'a pourtant jamais cru en son courage.
≡ sa baguette : baguette en bois de cyprès, avec une plume de phénix pour cœur, elle est spécialisée en métamorphose, et mesure approximativement vingt-sept centimètres.
≡ son patronus : il prenait la forme d'un geai, mais désormais elle ne peut plus en produire. rien d'autre qu'un vague amas argenté.
≡ son amortencia : la potion a toujours eu la senteur du grand air, un parfum d'ébène au creux de ses cheveux et du vieux bois.
MessageSujet: Re: (melian) ≡ till I wake your ghost.   Lun 4 Jan - 15:41


TRUE LOVE CAN'T PRETEND THOUGH WE ARE APART
never love anyone the way i love you
tell me everything that happened, tell me everything you saw. they had lights inside their eyes. did you see the closing window? did you hear the slamming door? they moved forward, my heart died. i could say it, but you won't believe me. you say you do, but you don't deceive me. it's hard to know they're out there. dead hearts are everywhere. w/melian greengrass & maeron rosier.


Le vide était un sentiment auquel il était impossible de s’acclimater. Un silence constant qui bourdonnait à ses oreilles en une infime torture – dans l’agitation constante d’un Londres qu’elle ne reconnaissait pas, on aurait pu imaginer que Melian n’aspirait qu’à ça, disparaître à nouveau, renouer avec le sauvage d’une forêt abandonnée, la quiétude d’une petite maison anglaise au beau milieu de la campagne. Mais la frénésie de la capitale l’empêchait de s’accrocher trop longtemps aux songes parasites et destructeurs de son passé : sûrement était-elle sa plus fidèle alliée, l’agitation bouillonnant dans ses entrailles, tout autant que l’instinct perpétuel qui la poussait à ne jamais baisser la garde. Toujours dévisager ceux qui lui faisaient face, toujours connecter un visage à un nom, des origines ou des croyances. Toujours voir les autres comme des ennemis : comment pouvait-elle voir le reste du monde différemment, de toute manière ? D’ici, de là-bas, de partout et de nulle part à la fois, pouvaient surgir des rafleurs et des Mangemorts, leurs baguettes pointées en sa direction, prêts à lancer ces sortilèges qui lui avaient déjà tant coûté. Sans l’incendie, peut-être bien que la rousse aurait pu s’en sortir mieux, peut-être bien qu’elle aurait pu atteindre la petite chambre de Lucy et secourir son bébé dont elle avait entendu les pleurs incessants. Ils la traquaient, eux aussi, à chaque fois que le bruit alentours se taisait peu à peu, revenaient les dernières complaintes de sa fille, étouffées par le chaos. Alors revêtir l’apparence d’Eliza Rosier lui permettait bien des choses ; c’était une libération, de tous ses péchés et de toutes ses fautes. Plus encore qu’un outil, une arme pour dénicher ses adversaires, c’était un moyen d’faire pleinement disparaître Melian Greengrass, la mère indigne qui avait laissé son bébé mourir, l’épouse qui avait fui les lieux du crime pourchassée par la honte, le chagrin, la rage. Tant de sentiments qui ne lui avaient jamais ressemblé, et qu’elle détestait avoir à ressentir, là, au plus profond de ses tripes : quelles avaient été ses seules fautes ? Poser un jour son regard sur Maeron Rosier et l’aimer comme elle n’avait jamais aimé personne dans son existence ? Une bonne façon d’empoisonner son cœur à jamais. Lucy contre Maeron, Maeron contre Lucy : c’n’était pas comme si ça pouvait être un choix qu’elle serait apte à faire. La vie, elle l’avait prise légèrement, avec une douceur et une bonté qui ne lui avaient ressemblé qu’à elle ; insouciante dans la défiance qu’elle avait commise à l’égard de la riche et renommée famille Rosier. L’élément imprévu dans tout cela, avait sûrement été la prise de pouvoir du Mage Noir, permettant alors à ses beaux-parents de fomenter une vengeance en bonne et due forme, sans qu’aucune loi d’aucun état ou aucun homme ne vienne s’abattre sur eux. Voilà où elle en était, la justice aujourd’hui : les Rosier en grands vainqueurs, marchant sur les cendres de la maison où était morte Lucy, et où était censée être morte Melian avec elle. Sûrement aurait-ce dû se passer comme ça : à l’heure actuelle, la sorcière ne pouvait imaginer un martyr agonisant pire que celui qu’elle connaissait à l’heure actuelle. Le long gel d’un cœur solitaire, les réminiscences du passé qui revenait trop souvent se rappeler à elle, et Londres, ses habitants haineux, ces riches familles qui se pavanaient désormais comme si elles possédaient tout ce qui s’étendait sous leurs pieds. Des sorciers, autrefois recherchés, des visages connus pour être ceux de meurtriers, arpentant librement les recoins du Chemin de Traverse sans que personne ne lève le petit doigt.

Au Diable l’Ordre du Phénix, au Diable les organismes lugubres qui se cachaient dans l’ombre et préparaient des revanches politiques, lentes et stratégiques : au creux de ses tripes, la Greengrass avait besoin d’obtenir sa justice maintenant. Une exigence qui ne lui semblait pas illégitime, après tout ce qu’elle avait dû traverser pour en arriver là, dans les rues minables d’une ville qui ne lui avait jamais vraiment ressemblé : la rousse s’était toujours bien plus aisément émancipée dans les grands espaces écossais qui entouraient Poudlard, les petites ruelles de Pré-Au-Lard, tout ce qui pouvait facilement être familier. Londres bourdonnait de vie, Londres ne cessait jamais d’exister : et comme un spectre, la rousse pouvait ainsi disparaître juste sous les regards de ceux qu’elle traquait. Et qui de mieux pour cela que sa belle-sœur, Eliza Rosier ? Belle-sœur, ex-belle-sœur, peu importait l’emploi du terme, sûrement qu’aucun Rosier n’avait jamais considéré Melian comme faisant partie de leur famille. Il en allait de même pour les Greengrass, qui avaient toujours eu à l’égard de Maeron une méfiance véhémente, comme s’ils pressentaient que le fils rebelle des Rosier n’finirait que par attirer des ennuis à leur petite fille. Peut-être avaient-ils eu raison, quand bien même la jeune sorcière n’avait pas voulu le voir, pendant tant de temps : mais malgré tout, ça, malgré la haine qui la consumait de l’intérieur, elle ne pouvait pas renoncer à tous les moments heureux, tous les moments insouciants, toute la saveur d’une existence qu’elle n’aurait jamais connue de la même façon, si ça n’avait pas été avec Maeron. Ils avaient bravé les interdits, défié les statistiques, ils avaient vécu sans se préoccuper de qui que ce soit d’autre. Et ils s’étaient fracassés en mille morceaux, comme ça, sans crier gare. Lucy en avait payé le prix plus qu’aucun d’eux deux et maintenant… maintenant ils en étaient là, des pièces d’échec savamment posées ici sur le plateau d’une guerre gigantesque. Maeron était retourné auprès de sa famille, revêtait un nouveau faciès que la jeune femme évitait âprement et ce, alors même qu’elle savait pertinemment que dans ses habitudes, Eliza Rosier gardait contact avec les siens et passait souvent faire une apparition dans le manoir familial. Au moins pourrait-elle toujours prétendre un important amas de travail. Ou une histoire poussiéreuse quelconque. Ou même pourrait-elle dépeindre à la sœur de Maeron, ce visage hideux que trop peu de gens pouvaient voir : les Rosier étaient des criminels, des assassins tous autant qu’ils étaient – une conviction qui battait dans les veines de Melian sans qu’elle n’puisse la maîtriser, à chaque fois qu’elle dévisageait sa captive. Privée de sa baguette, de ses esprits et de toute contenance, Eliza Rosier était parfaitement placée sous le joug de la pitoyable Greengrass qu’ils avaient tous tant regardé de haut – et là, imperceptiblement, échappée à tous les regards, elle préparait sa vengeance. D’ores et déjà, elle avait retrouvé, traqué et analysé certaines de ces personnes qu’elle avait reconnues comme étant à l’origine de l’attaque sur la petite maison qu’ils avaient eue à Fogwatt : rien d’autre que de pitoyables rafleurs, qui avaient pourtant attaqué à plus de six pour une simple sorcière. L’appât du gain, des gallions qui pouvaient tout acheter, même l’intégrité, ou ce quelque chose d’un tant soit peu noble dont ils auraient dû être dotés. En principe, dans un autre monde, là où la loi de la jungle ne dominait pas tout le reste, annihilant les vieux préceptes par lesquels vivaient les Greengrass.

Où était sa famille aujourd’hui ? La sorcière sentait irrémédiablement son cœur se serrer contre ses côtés à chaque fois qu’elle songeait à cela. A ses parents, qui devaient être estimés comme des traitres à leur sang aujourd’hui, pistés par des ennemis à la recherche du moindre faux pas. Est-ce qu’un des leurs finirait par ployer l’échine face au Seigneur des Ténèbres ? Melian n’pouvait pas y croire, elle n’pouvait pas y songer – mais la confusion chez les siens était évidente, depuis que sa mort avait été clairement annoncée à qui voulait l’entendre et ce, par les soins des Rosier eux-mêmes. Dans un crac sonore, vibrant dans la nuit, Melian venait de transplaner, directement de la capitale jusqu’aux abords du Manoir des Rosier. Un lieu maudit, dans lequel elle n’avait jamais mis les pieds, une aura qui lui filait la nausée, et s’apparentait à tout ce qu’elle détestait – tout c’que Maeron n’avait miraculeusement pas été. Froid, pompeux, élitiste, obséquieux – c’était comme si, encore à plusieurs mètres de l’endroit, elle pouvait déjà sentir l’arôme de vieilli et de poussiéreux qui se dégageait de l’endroit. Des valeurs archaïques issues d’un temps ancien, désuet, obsolète. Et elle avait fui cet endroit si soigneusement, évité toute éventualité de se retrouver là, que c’était la première fois que la Greengrass se retrouvait aux abords de l’endroit : sous l’apparence d’Eliza Rosier, avec quelques fioles de Polynectar prêtes à l’emploi, elle avait simplement prévu de faire une apparition, chercher quelques affaires, fouiller dans quelques tiroirs à la recherche d’informations, avant de disparaître. L’important était sûrement dans l’histoire, que les Rosier voient leur fille chérie, se rendent compte qu’elle était bel et bien vivante et qu’il n’y avait pas de quoi s’inquiéter. Les parents – ou quelque chose dans le genre ; dans tout Londres et ailleurs, se répercutait la rumeur qui disait que Mr Rosier avait trouvé la mort dans des circonstances compliquées à décrire – un grand secret, somme toute. Eliza avait-elle été à l’enterrement ? S’était-elle préoccupée un tant soit peu de la mort de son patriarche ? Etait-elle attristée par celle-ci ? Tant d’éléments dont Melian ignorait le contenu exact – c’n’était pas comme si elle s’était préoccupée des états d’âme de son otage, à dire vrai. Sans doute pourrait-elle simplement laisser un message quelconque à un elfe de maison passant par là, afin de laisser entendre qu’elle était venue, qu’elle avait vu, et qu’elle était repartie. Avec cette stratégie-là à l’esprit, la sorcière à la chevelure brune comme la nuit, pénétra dans l’endroit – comme elle l’avait prévu, l’habitation était glaciale, grande et spacieuse certes, mais dénuée de toute âme. Elle qui avait toujours aimé les choses qui s’exprimaient clairement, les paysages qui respiraient la vie, cet endroit la fit frissonner un instant – et par orgueil, elle préféra songer plutôt au changement de température, entre le froid hivernal de l’Ecosse et la douceur d’un feu de cheminée sans cesse alimenté par des petits esclaves en tenues dégradantes. Intimidation, répulsion, elle ne sut dire quel sentiment la traversa en premier ; mais elle n’eut le temps que de faire quelques pas, avant qu’une voix ne l’interrompe. Pas celle d’un elfe de maison, ni celle de la maîtresse de maison – non, une voix qu’elle aurait reconnu entre mille et qui lui transperça le cœur de part en part. Ses mains jointes, ses doigts se triturant les uns les autres dans l’expression nette d’une tension évidente, Melian aurait voulu disparaître, disparaître comme un mirage, traverser le voile de la mort pour rejoindre sa fille tant aimée. Fuir Maeron, son regard, sa présence, l’envie irrésistible qu’elle avait de se lover dans ses bras. La façon qu’il avait de la déposséder de sa noblesse, de sa retenue, de sa fierté – avec lui, elle n’avait jamais caché ses failles, prétendu quoique ce soit, ou manipulé d’une quelconque manière. Maeron – elle aurait voulu pouvoir le faire, rien que prononcer son nom doux comme le miel entre ses lèvres ; mais sa voix se coinça dans sa gorge, ce nœud étroitement lié au creux de ses entrailles. Alors il parla seul pendant un long moment, sans même s’en rendre compte sûrement, le temps qu’elle ravale tous ses démons, efface ses inquiétudes et le chagrin qui voila le bord de ses paupières, elle mit d’ailleurs bien d’infinies secondes avant de réaliser qu’il lui avait posé une question. « Je-j-. Ça va, Maeron. Tout va bien. » et incapable de savoir où elle allait, elle s’engagea dans une direction quelconque, vers une grande arcade qui déboucha sur une pièce qui avait tout pour ressembler à un salon, mais ne devait être qu’un infime élément de toute l’architecture de cet endroit. « Je suis… plutôt occupée en ce moment. Plein de choses à faire. » oui, ça semblait un peu évident pour n’importe qui. « Je voulais faire un passage rapide, pour tenir notre… Mère au courant d’une affaire. » et elle avait le regard fuyant, des yeux noirs d’Eliza Rosier parcourant chacun des éléments du décor autour d’eux – n’importe quoi sauf son vis-à-vis. « Et toi alors ? Je suppose que tu as mieux à faire qu’être là, à cette heure-ci. » et l’amertume se mêla bien vite à cette conclusion – certes, elle voulait détourner l’attention de son ‘frère’ mais la fière nouvelle des Rosier au sujet des fiançailles rapides et inattendues de leur fils avec une jeune fille noble de sang-pur ne lui avait pas échappée. Et pire que tout, elle n’avait sûrement pas envie de se confronter à ça ; à un Maeron trop différent de celui qu’elle avait connu, aimé. Un Maeron qui était un Rosier, pleinement : rafleur, époux d’une sorcière choisie par ses parents, acoquiné de ceux-ci jusqu’au cou, jusqu’à se retrouver dans les couloirs de la demeure familiale, sans honte aucune.

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take my hand. take my whole life too - lay us down, we're in love. but i miss you more than i thought i would. and i'll use you as a warning sign that if you talk enough sense then you'll lose your mind. and i found love where it wasn't supposed to be, right in front of me - talk some sense to me.

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MessageSujet: Re: (melian) ≡ till I wake your ghost.   Mer 20 Jan - 21:17

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if I walk down this hallway Tonight, it's too quiet So I pat through the dark, And call you on the phone, Push your old nummers And let your house ring Till I wake your ghost. Let him walk down your hallway It's not this quiet Slide down your receiver, Sprint across the wire. Follow my number, Slide into my hand.  — your ghost.

Maeron n'avait jamais été très proche de sa famille. Quand il était parti pour la première fois à Poudlard, sa vision du monde avait radicalement changée, tout autant que l'estime que ses parents avaient de lui. Sa mère avait été déçue qu'il soit envoyé à Poufsouffle, alors que dans la famille, on naviguait entre Serpentard et Serdaigle. Il aurait été logique que Maeron soit envoyé dans l'une de ces deux maisons. Maeron n'avait de toute façon, jamais rien fait comme tout le monde, ce qui avait toujours eu le don d'agacer ses parents. Ça l'avait éloigné de sa famille et il ne l'avait jamais regretté, il avait tendance à penser qu'il était beaucoup mieux loin d'eux. Il ne s'entendait pas très bien avec ses frères et sœurs. Du moins, pas avec Renly et Melisandre. C'était différent avec Avalon et Eliza, quoi qu'Avalon avait choisi une voie qui avait tout pour le décevoir. Quant à Eliza, il lui semblait à présent qu'il ne l'avait pas vue depuis des années. Elle faisait sa vie de son côté, droite et disciplinée pour ne pas qu'on l'embête de trop, elle se contentait de vivre tranquillement sans se prendre la tête avec les histoires familiales. C'était tout à son honneur. Maeron avait quitté sa famille depuis longtemps maintenant. Après Poudlard, il avait choisi de s'installer à Pré-Au-Lard et de suivre une formation d'auror, il avait décidé de vivre sa vie comme il le voulait et non pas comme on voulait qu'il la vive. Ça l'avait poussé dans les bras de Melian. Elle était devenue sa femme, puis la mère de sa fille. Toutes les deux, elles avaient été sa vraie famille. Sa seule famille. Il n'avait jamais pensé remettre les pieds dans le manoir familial quand il avait été près d'elle. Il n'en voyait pas l'interêt. Ses parents n'avaient jamais accepté Melian, ni même Lucy, quand bien même la petite avait eu le sang aussi pur qu'eux. En épousant Melian, il avait trahit sa famille, il avait détruit les plans qu'ils avaient pour lui, les alliances qu'ils voulaient mettre en place en le mariant à Merlin seul savait qui. C'était un véritable fossé qui s'était construit entre lui et sa famille et la situation ne l'avait jamais dérangé. Il était resté en contact avec Eliza et Avalon, les autres, il s'en fichait. Pourtant, le revoilà au sein du manoir familial, après tant d'années pendant lesquelles il avait échappé à tout ça, il était revenu. Pas pour eux, contrairement à ce qu'ils pensaient. Pas parce qu'il était revenu à la raison, bien que ce soit ce que sa mère racontait à tout va. Mais, parce qu'il avait besoin d'être ici pour mener à bien sa vengeance. Infiltrer les rangs des rafleurs, c'était la meilleure façon de retrouver celui qui avait tué sa femme et sa fille. C'était devenu son seul but à présent.

Depuis qu'il était revenu, il n'avait pas encore eu l'occasion de recroiser Eliza. Il avait revu les autres membres de la fratrie, mais pas la cadette. Il s'était souvent demandé où est-ce qu'elle pouvait être, mais sa mère ne lui avait apporté que de vagues réponses. Comme quoi c'était compliqué dans la vie de la jeune Rosier et qu'elle avait besoin de prendre du recul, qu'elle était très occupée au ministère de la magie, lorgnant avec avidité une promotion qui ne ferait qu'améliorer un peu plus la réputation de la famille Rosier. Elle travaillait beaucoup. D'après ce qu'on disait. Il avait fini par arrêter de demander, il y avait toujours dans la voix de sa mère un petit quelque chose qu'il interprétait comme un laisse donc ta sœur tranquille, occupe-toi de tes affaires. Une promotion pour la cadette, un mariage honorable pour lui, des choses qui comptaient pour sa mère et qu'elle voulait voir se réaliser le plus vite possible. Alors, il fallait laisser Eliza tranquille et se concentrer sur son mariage. Ce soir encore elle lui avait tenu la grappe avec ça pendant tellement longtemps qu'à un moment il s'était demandé s'il n’allait pas finir par s'endormir alors qu'elle parlait. Ce mariage ne l’intéressait absolument pas. Ce n'était qu'une bonne façon de prouver sa loyauté à sa famille. Pour qu'on lui foute la paix et qu'il puisse continuer tranquillement à avancer vers sa vengeance. Moins on se posait de question sur sa loyauté, plus ça l'arrangeait. Alors, il était bien obligé de se comporter comme un vrai rafleur, il y avait des sorciers qu'il avait lui-même conduit au ministère de la magie pour qu'ils soient injustement jugés. Et cette histoire de mariage, ça ne faisait que renforcer davantage sa couverture. Aujourd'hui, il n'y avait plus grand chose qui comptait aux yeux du sorcier. La vengeance, c'était tout ce qu'il lui restait, le seul but qu'il voulait accomplir. Une fois que ce serait fait, on pourrait le tuer ou l'envoyer à Azkaban pour trahison, il s'en fichait complètement. Il n'était même pas sûr qu'il le célébrerait un jour ce mariage. Il n'arrivait pas à se projeter aussi loin dans l'avenir, alors on pouvait lui en parler autant qu'on voulait, il n'arrivait pas à se mettre dedans. Ça paraissait tellement irréel que ça ne l'aidait pas non plus. Il restait à son doigt l'alliance de son mariage avec Melian qu'il n'arrivait pas à retirer, sa mère avait tendance à regarder ce doigt comme si elle allait se jeter dessus pour le lui couper. Mais elle essayait de se montrer compréhensive. Pour l'instant en tout cas. Il savait que tôt ou tard, elle mettrait ça sur le tapis. Il en profiterait à ce moment pour lui demander pourquoi elle, elle portait toujours son alliance, après tout, son époux était mort, ils étaient dans la même situation tous les deux.

Maeron s’était rendu au manoir familial pour discuter avec sa mère. Il n’avait pas pensé une seule seconde qu’il croiserait Eliza par la même occasion. Il avait commencé à désespéré tant elle semblait complètement absente ces derniers temps. C’était une rencontre fortuite et qu’il trouva rapidement pour le moins étrange. Il avait beau ne pas avoir vi Eliza depuis un moment, elle avait l’air d’être complètement changée. Il l’avait suivie jusque dans l’un des salons du grand manoir Rosier. « Bien, tu pourras trouver notre mère au premier, dans son salon pour le thé. » Parce qu’il y avait différents salons pour différentes occupations. Là où ils étaient c’était plutôt le salon pour les réunions, les fêtes. Mais le thé, c’était au premier. Dans ce salon qui donnait sur la cour, en été, on pouvait même profiter du balcon pour prendre le thé en appréciant les rayons du soleil. Le thé, c’était certainement le péché mignon de la matriarche de la famille. Il haussa les épaules suite à la question de la jeune femme, un sourcil légèrement arqué, elle paraissait vraiment étrange, il ne savait pas si c’était tant sa façon de se comportement, ou celle dont elle avait de s’exprimer, mais il y avait quelque chose de changé chez elle. « Mère avait besoin de me tenir au courant de tout un tas de choses, pour le mariage. Tu sais comment elle est … » Plus enthousiaste que lui à l’idée de ce mariage, c’était certain. Eliza le savait très bien, après tout, elle était passée par là elle aussi. Mariée bien jeune pour satisfaire la famille, même si aujourd’hui, il était mort. Il n’était pas sûr qu’avoir perdu son époux ait été une tragédie pour Eliza, de la même façon que lui, il avait pu souffrir de la mort de Melian, au contraire, ça devait l’arranger de ne plus avoir ce type sur le dos. « Je suis désolé pour ton mari. Navré de ne pas être venu pour les funérailles. » Avec la guerre qui venait d’éclater, il avait été préféré rester auprès de sa famille, tout en travaillant avec l’ordre du phénix pour faire en sorte que cette guerre puisse se terminer. Des échecs, que des échecs. La guerre n’était pas prête d’arriver à son terme et sa famille était morte à présent. « On m’a dit que tu travaillais beaucoup en ce moment, c’est étrange qu’on ne se soit pas encore croisés au ministère de la magie. » Il y était passé pourtant, en tant que rafleur, ça lui arrivait de devoir rejoindre ce lieu qu’il détestait tout particulièrement. C’était là où Eliza travaillait depuis longtemps, là qu’elle travaillait dur pour sa fameuse promotion, alors c’était quand même bizarre que même là-bas il n’ait pas réussi à la voir. Entre leur mère qui restait bien vague et Eliza qui était plutôt bizarre, il avait bien l’impression qu’il y avait un truc pas net dans cette histoire.

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