AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 long lost cause (e1, lysander & gwen)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
MessageSujet: long lost cause (e1, lysander & gwen)   Sam 12 Avr - 21:59


He may stretch but he won't tear. He may give but he'll never care. He's got sunken eyes and a head full of static fears and when he dreams he is a dreadful smear of red and black and a choir of tears. That haven't cried out in so many years and though he may catch on with practice and reprieve, I do believe he's a long lost cause. She may bend but she won't break what she'll give, what she'll never take. She's got wounded knees and a heart that aims to please and when she dreams she is a peaceful sound of quiet nights but quiet tears run down her cheeks she whimpers and veers. Of course of course he wants to be near, but I'm afraid hes a long lost cause.


Je goûtais presque à une vie normale : un cadeau que je n’aurais jamais cru avoir, pas avant des années en tout cas. Résistait en moi cependant, une part de rébellion, cette envie vengeresse qui ne mourrait qu’une fois les pires actes accomplis : encore aujourd’hui, je me souvenais du festin que j’avais cuisiné pour Rupert, de l’alcool que je lui avais fait ingurgiter, et de comment il était mort. Du temps que ça avait pris, des sentiments qui m’avaient traversée à ce moment-là. Je n’étais pas une meurtrière en puissante, j’aurais voulu le croire : cependant, c’était cette même envie de sang qui vivait en moi à chaque fois que je pensais aux Barrowman, à la peur qui me tailladait les entrailles, elle ne disparaîtrait pas tant que je ne serais pas débarrassée de tous mes démons, pourtant, j’étais là, en plein coeur de Paris, à prétendre. C’était plus facile de prétendre : avec les célébrations qui animaient le monde moldu, il m’était facile de prétendre que j’avais d’autres soucis en tête que mes envies meurtrières. Hier soir, j’avais pris un soin tout particulier à cuisiner des cupcakes au chocolat, en recouvrant certains d’un glaçage particulier, me contentant de sucre glace pour d’autres : de petits gâteaux pour remonter le moral des troupes, alors que je devais me rendre à une réunion de professeurs concernant la rentrée à venir. Les enfants étaient encore en vacances, occupés à fêter Noël en famille, à ouvrir des cadeaux et à manger des sucreries. A Paris, avait résonné des tonnes de feux d’artifices à travers tous les quartiers de la ville, mais à présent, la vie devait reprendre ses droits : personne ne cracherait donc sur quelques sucreries pour remonter le moral, prolonger un peu l’événement du Nouvel An. Je ne voulais pas penser au fait que moi, la vie ne m’avait pas fait de cadeau, et que plus jamais je ne fêterai le moindre anniversaire en famille. Les restants de cotillons voletant encore sur les trottoirs, je m’étais emmitouflée dans ma veste, sur laquelle il restait quelques paillettes encore, des célébrations de début de vacances faites à l’école - signe indéniable que je ne sortais jamais, si ce n’est pour prétendre travailler et me construire une autre vie. Mes cupcakes avec moi, prête à répandre joie et bonheur, j’arrivais à hauteur de l’école, reconnaissant les murs : j’avais du mal à me faire au silence qui hantait ces lieux en période de vacances, je préférais largement la présence des enfants. En pénétrant dans le bâtiment, je commettais l’acte prudent de regarder par-dessus mon épaule : mais le mal était déjà entré, par une autre porte sans doute. Car quelques pas plus loin, une haute silhouette me stoppa net. Et fit disparaître les gâteaux et la fête et tout espoir. Pendant un instant, mes traits s’affaissèrent sans doute, mais mon esprit farouche reprit le dessus, et je toisais l’homme qui me faisait face : « Qu’est-ce que tu fais là ? » C’était une évidence, les raisons qui avaient amené Lysander Barrowman jusqu’ici : j’aurais pu me contenter de courir comme une idiote, mais mes pieds restaient lourdement ancrés sur le sol.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: long lost cause (e1, lysander & gwen)   Mar 15 Avr - 10:58

La nouvelle année s’annonçait particulièrement bonne pour le mangemort. Les cotillons et autres serpentins trainaient encore dans les rues de Londres. Les restes d’une grande fête agrémentée de feux d’artifices et de forte musique étaient encore facilement repérables dans la ville. Ça avait été pour lui un événement  sans importance, si c’était pour boire de l'alcool au point de finir avec une bonne cuite, il n’avait pas besoin d’un jour particulier pour ça. Il avait passé le nouvel an avec ce qui lui restait de famille, ses parents, sa grand-mère, c’était tout. Rupert était mort, assassiné par Gwen, son épouse, née-moldue qu’il avait bien l’intention de retrouver et d’assassiner pour qu’elle paie le crime qu’elle avait commis. Certes, si on partait du principe que chaque crime méritait justice, il devrait être mort depuis longtemps, ne serait-ce que parce qu’il avait tué les parents de la jeune femme dans un élan de vengeance. C’était bien vrai, sans doute qu’il était prêt à admettre lui-même qu’il le méritait. Cependant pour l’heure, il n’avait pas envie de se noyer dans une culpabilité qu’il ne ressentait même pas. Ce qu’il voulait s’était Gwen et on venait de lui indiquer que la jeune femme avait été vue récemment en France, dans les rues de Paris. Il avait mené sa petite enquête, découvert ce qu’elle faisait la bas. Elle devait certainement profiter d’une vie qu’elle pensait enfin tranquille, si tel était le cas, il lui prouverait qu’elle avait eu tord de se reposer sur ses lauriers. La victoire de voldemort avait poussé beaucoup de sorciers à migrer vers la France, si bien que ce n’était même pas surprenant de retrouver la jeune sorcière là-bas. Lui-même, il avait aidé Lullaby à fuir là-bas, elle n’y était plus désormais, son ex-petite-amie avait mis encore moins de temps que Gwen à se faire repérer. La jeune femme travailler maintenant dans une école, une imprudence que Lysander ne tarda pas à remarquer, qu’est-ce qui le retiendrait de tuer chacun des élèves qu’elle avait dans sa classe simplement pour l’atteindre elle ? Elle aurait du se douter qu’agir ainsi serait certainement l’une de ses plus grandes joies, certainement un amusement dont il serait fou de ne pas profiter. Il avait vite repéré la jeune femme rentrer dans l’enceinte de l’école, un panier à la main, probablement plein de gâteaux, peut-être qu’ils avaient quelque chose à célébrer, certainement un anniversaire ou quelque chose dans ce genre, tant pis pour Gwen, elle ne prendrait pas part au banquet. Elle avait également fini par le voir, il n’avait de toute façon pas particulièrement misé sur la discrétion. La question de la jeune femme lui arracha un léger rire, sa baguette en main il s’avança vers la jeune femme. « J’ai reçu mon invitation voyons, j’ai tellement envie de savourer cupcakes, sucreries et autres trucs plein de chocolat avec toi et tes charmantes têtes blondes. » En vérité, il n’était pas sûr de pouvoir passer plus de deux minutes dans la même pièce qu’un gamin sans tuer quelqu’un. De toute façon, ce n’était pas comme s’il était vraiment là pour ça. « Comment ils vont ? Je suis sûre qu’ils aiment beaucoup leur nouvelle maitresse, dommage qu’elle soit sur le point de mourir. » Il lui adressa un regard faussement désolé. Il l’avait enfin retrouvée, après plusieurs longs mois de recherches, enfin il avait l’impression de toucher sa vengeance, une véritable satisfaction pour le mangemort.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: long lost cause (e1, lysander & gwen)   Mar 15 Avr - 18:30

Je n’avais jamais été l’élève brillante en mathématiques : toujours, j’avais préféré des lectures pleines d’aventures à des calculs sans fin. Mais alors que je me retrouvais ici, à la croisée de bien des chemins, c’étaient bel et bien les mathématiques qui pourraient me servir : le pourcentage de chances que j’avais de m’en sortir, le temps qu’il me faudrait pour rejoindre tel endroit, le nombre de secondes qu’il lui faudrait à lui, pour lever sa baguette et m’envoyer un Avada Kedavra en plein visage. Je n’étais définitivement pas faite pour ça, tout se mélangeait déjà dans mon esprit, alors que toute joie avait disparu, toute perspective de gâteaux et autres fêtes de fin d’année - il ne restait qu’un néant dans lequel je nageais, prête à me noyer. Il y avait bien longtemps déjà, que je ne me voyais plus vivre jusqu’à mourir de vieillesse, après avoir célébré de nombreux anniversaires, et soufflé de nombreuses bougies : avec la victoire de Lord Voldemort, tuer quelqu’un devait être comme remplir de la paperasse pour Lysander Barrowman. Le tout pour moi était d’affronter la chose avec un minimum de dignité. Quand est-ce que tout avait basculé dans ma vie ? Je ne le savais déjà plus. A quel moment avais-je perdu la possibilité de vivre heureuse et de construire une famille avec Rupert ? Le jour où je l’avais tué ? Avant, je dirais, avant même la mort de Harry Potter, dès ces jours sombres où l’on murmurait que le mage noir était de retour. Ça en faisait, un moment. Si je n’avais rien fait, les Barrowman se seraient débarrassés de moi, et rien que le regard brillant de haine que Lysander posait sur moi me suffisait à croire cela plus encore qu’auparavant. Nous n’avions jamais été des amis, je ne l’avais jamais considéré comme faisant partie de la même famille que Rupert, malgré les banquets et autres célébrations où nous nous étions croisés : pourtant, Lysander avait aimé une née-moldue lui aussi. Tout ceci semblait bien loin, et nous n’étions pas là, face à face, pour parler à coeur ouvert de ce qui n’était plus. Je le vis faire quelques pas vers moi, et tous mes instincts ordonnèrent à mes pieds de reculer, mais mon esprit téméraire et orgueilleux de Serpentarde me cloua sur place : d’où j’étais, je le toisais d’un oeil sombre, tentant de ne pas laisser ma respiration foireuse me trahir. J’avais ma baguette toujours sur moi, je n’étais pas folle au point de l’avoir abandonnée comme ça, d’autant que comme lui, je cultivais le désir de me venger de ce qu’il avait fait : mes prunelles s’accrochant sur chaque parcelle de son visage, je sentais tout mon corps se tendre, prêt à agir au moindre geste de la part de mon ennemi : comme seule arme contre sa baguette, je n’avais qu’un panier rempli de cupcakes et sucreries à l’heure actuelle, mais j’avais de quoi inverser la situation encore, aimais-je croire. J’aurais pu rire à ses propos menaçants pour me donner une contenance, mais seul un souffle passa mes lèvres, vague ricanement pour répondre à ses paroles : « Ils sont en vacances. » Dis-je d’un ton détaché : Lysander n’avait pas besoin d’invitation pour me pourrir la vie, pour sûr, mais ce n’était pas aujourd’hui qu’il pourrait user de ses bonnes paroles pour menacer des gamins qui n’avaient rien à voir dans nos affaires. Tout ceci ne concernait que lui et moi, quand bien même il avait exterminé mes parents, toute ma famille. « Quelque chose que tu saurais si tu avais un minimum d’égard pour le monde moldu. » Le venin que j’avais craché avec véhémence était doux comme du sucre glace à mes lèvres, j’esquissais un vague sourire, semblable à son expression désolée ; qu’il le veuille ou non, le chantage ici se limiterait à nous deux, sans déborder sur des vies innocentes.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: long lost cause (e1, lysander & gwen)   Lun 21 Avr - 17:02

Lysander était venu jusqu’en France pour retrouver Gwen. Il s’accrochait à elle bien plus qu’elle ne l’aurait voulu, bien plus sans doute qu’il ne l’aurait du. Elle avait tué son frère, il avait tué sa famille. Ils auraient dû être quittes. Cependant, ça ne suffisait pas aux yeux du sorcier. Il avait éliminé un couple de moldu, il n’y avait pas de quoi faire la fête. Ça avait été d’une simplicité à couper le souffle. Le mangemort désirait plus que ça. Maintenant, c’était elle qu’il voulait tuer. Il voulait pouvoir savourer un verre de champagne en admirant le corps sans vie de la sang-de-bourbe qui lui avait pris son frère. Il ne sauterait certainement pas de joie, même quand ce serait fait, mais il saurait tirer une satisfaction certaine une fois la jeune femme condamnée à bouffer les pissenlits par la racine. Quand le jour j serait enfin arrivé, son frère pourrait enfin reposer en paix. Avec la mort d’harry potter, Gwen avait certainement jugé bon de s’enfuir loin du pays, elle avait cru pouvoir sauver sa vie, elle avait cru échapper aux lois Bloodstream ou au bannissement des nés-moldus, deux mesures qui auraient changées sa vie si elle était resté chez elle. Il fallait croire qu’elle avait elle-même changé sa vie en venant se réfugier dans une école moldue. Il avait bien du mal à croire que la fille qui avait tué son frère était maintenant là, pathétique gamine qui confectionnait des cupcakes et autres sucreries pour des gamins moldus. C’était presque une surprise pour lui de la voir ainsi. N’aurait-elle pas dû essayer de rejoindre une quelconque rébellion pour s’assurer de se débarrasser du mangemort qui voulait l’exterminer ? Avec la récente rupture avec la Russie, elle aurait pu en trouver mille des débuts de mouvement rebelles, des mouvements qui, aux yeux de Lysander ne pourraient jamais renverser la victoire de Voldemort, enfin, peut-être qu’il y avait plus d’honneur dans un combat perdu d’avance que dans une tentative vaine de se cacher au fin fond d’une école avec un panier de gâteaux. Il ne put retenir un léger rire suite aux paroles de la jeune femme. « Ce n’est pas comme si savoir qu’ils étaient en vacances allait changer ma vie. » Il s’en fichait éperdument. Le monde des moldus le l’intéressait pas, sa seule attache à ce monde avait été Lullaby et aujourd’hui, il se plaisait à croire qu’elle était un chapitre clôt de son histoire. Il n’était pas complètement fou, pour sa survie, pour son honneur, il valait mieux que ce soit le cas. Lentement il plaça sa baguette contre la joue de la sorcière. « Pourquoi la France ? Ça n’aurait pas été plus malin de partir dans un petit pays à l’autre bout du monde ? » Simple moment de curiosité. Il le savait lui, qu’il aurait eu beaucoup plus de difficulté à la retrouver si elle avait été à l’autre bout du monde, la France ça avait été trop évident, trop facile, si elle avait été aux caraïbes, un verre de Sangria dans la main, ça aurait été, nettement plus compliqué.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: long lost cause (e1, lysander & gwen)   Mar 22 Avr - 17:20

Ne pas trembler. Ne pas trembler. Ne pas frissonner comme une pauvre feuille morte secouée par la brise. C’était la volonté qui me figeait sur place, ne pas faiblir, ne pas baisser les yeux devant la destinée qui m’attendait au détour de ce couloir. J’avais regardé Rupert droit dans les yeux, le jour J, quand j’avais marqué la fin de sa vie. Je comptais bien faire en sorte qu’il en soit de même pour Lysander Barrowman, même si je me doutais bien que jamais mon regard ne le hanterait comme celui de Rupert me hante encore aujourd’hui. Je n’étais pas une criminelle en puissance comme lui, et de toute manière, je n’étais guère surprise de le voir devenir ainsi. Il pouvait se servir tous les prétextes qu’il voulait, la victoire de Voldemort ou la mort de Harry Potter, le fait que j’ai tué son frère, il n’en restait pas moins que s’il était capable de tuer tant de gens sans sourciller, c’était parce qu’il avait eu ça dans le sang, depuis sa naissance. Il était loin, le petit garçon soufflant ses bougies en toute innocence sur un bon gros gâteau : je n’avais jamais pu imaginer Lysander se comporter avec tant de candeur, de toute façon. Je ne tressaillais pas, ni ne détournais le regard alors qu’il lâchait un rire acide en plein mon visage : je tenais à mourir sans avoir à le supplier comme une imbécile, ou à ne pas mourir tout court, il fallait simplement que je trouve la bonne façon de me sortir de ce guêpier. Quel serait mon destin, si je n’avais pas tué Rupert, de toute manière ? Je serais morte également, ma famille aurait été décimée pour effacer toutes les traces, et mon mari coulerait des jours heureux. Au mieux, j’aurais été envoyée dans le monde moldu, sans baguette, à cause de la loi Bloodstream, et jamais je n’aurais pu être considérée comme celle que j’avais toujours été. Une sorcière, quoiqu’il arrive, et il semblait presque que Lysander l’avait oublié, à être si près de moi : je pouvais sentir son souffle s’écraser sur ma peau, sa baguette venant glisser sur mon visage, me révulsant complètement, et éclairant plus encore la flamme de défi au fond de mes prunelles. « Tu es bien stupide de poser cette question. » C’était à mon tour d’avoir un léger rire suite aux paroles de l’autre : pourquoi Paris ? « Tu as tué ma famille. » Articulais-je en détachant chaque mot ; j’aurais voulu détacher chaque syllabe l’une de l’autre, tant c’était douloureux au fond de mes entrailles, mais sans doute que l’air véhément que j’affichais suffisait amplement. « Je n’irai certainement pas me planquer sur une île déserte avant de t’avoir fait payer. » Et nous savions l’un comme l’autre de quoi l’autre était capable. J’avais tué son frère. Il avait tué de bien nombreux frères, pères, des fils - des mères, des soeurs, des filles. Si tous devaient se venger comme nous le faisions, le cercle vicieux serait infini, mais qu’importe. « Le plus marrant dans tout ça, c’est que je n’ai même pas eu besoin de te chercher, tu es venu jusqu’à moi. » Un vague sourire passa mes lèvres, avant qu’en une fraction de seconde, je réagisse : la première chose que je trouvais à faire, c’est lui envoyer mon genou entre les jambes, technique typique de toute demoiselle en détresse tentant de se sauver la vie. Et enfin, je parvins à courir, lui envoyant mon panier de cupcakes et sucreries en plein visage avant de me faire la malle : j’accédais à l’angle du couloir avant qu’un sortilège ne siffle à quelques centimètres de moi, mais à mon tour, j’avais déjà ma baguette en main, et les choses pouvaient enfin devenir équitables.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: long lost cause (e1, lysander & gwen)   Dim 4 Mai - 14:45

Lysander n’avait plus rien d’un enfant de cœur depuis de un certain temps maintenant et pourtant, quand on regardait dans son passé, on pouvait aisément constater qu’il avait passé de nombreuses années loin de ce qu’était sa vie aujourd’hui. Quand il était à Poudlard, il n’avait rien eu d’un meurtrier sanguinaire, ni même de cet homme qui jugeait les autres sorciers par leur sang. Il était ce joueur de quidditch un peu prétentieux, appartenant à la maison des gryffondors. Il avait rencontré Lullaby là, dans les couloirs du château, il l’avait aimée en ignorant son statut de sang. Il avait fait sa vie avec elle et sans le retour de Voldemort, ils auraient peut-être célébrer leurs fiançailles avant d’organiser une belle fête pour leur mariage, peut-être même qu’ils auraient envisagé de construire une famille. Mais le seigneur des ténèbres était revenu, et il avait suivit la même voie que le reste des Barrowman. Ils s’étaient tous dirigeait vers la puissance, vers Voldemort, puisqu’il pouvait leur offrir tout ce dont ils avaient toujours rêvé. Le pouvoir et la gloire. Il avait quitté son petit poste d’employé lambda du département des mystères pour diriger la police magique puis, ayant fait ses preuves, après la victoire de voldemort, il avait commencé à diriger le département de la justice magique, une vraie prouesse pour un sorcier encore jeune comme il l’était. Il avait atteint ses objectifs bien plu vite en se rangeant du côté de Voldemort qu’en luttant pour rester auprès de son amour. Il avait abandonné Lullaby tout comme Rupert avait prévu de se débarrasser de Gwen, à la différence sans doute que son frère lui, il aurait tué Gwen sans soucis, là où Lysander lui, n’avait jamais réussi à éliminer Lullaby. Rupert avait loupé sa chance, c’était lui qui était mort, c’était Gwen qui l’avait tué et il avait pour vocation à présent de lui faire payer son crime. N’était-elle pas qu’une sang-de-bourbe qui avait osé ôter la vie à un sorcier de sang-pur ? Dans le gouvernement qui avait pris place suite à la mort d’Harry Potter, c’était là un crime sérieux. Si elle avait était prise, qu’elle avait été envoyée à Azkaban, elle ne s’en serait pas sortie simplement avec la marque, juste soumise au bannissement des nés-moldus ou à la loi bloodstream, sans doute qu’elle se serait faite exécutée en publique devant Gringotts. Dans sa colère, elle avait l’impression qu’elle ne méritait pas mieux. La tuer c’était se venger mais aussi refaire ce qui faisait de lui le sorcier qui avait gravit les échelons si vite. Un tueur certes, mais ça semblait valoir mieux que ce que Lullaby avait réussi à faire de lui quand ils s’étaient retrouvés. Il ne pouvait pas trahir les mangemorts pour la rousse. Il avait déjà commis trop de crimes pour ça, il devait rester là où il avait sa place. Il devait tuer Gwen. « Tu as tué la mienne Gwen, il fallait bien t’attendre à des représailles. » Elle avait tué son frère, est-ce qu’elle croyait vraiment que ça n’aurait pas la moindre importance ? Elle était stupide si elle avait pensé ainsi ne serait-ce qu’une seule seconde. « Il fallait bien qu’un de nous fasse le premier pas. Tu ne serais pas revenue vers moi. » Ou si elle l’avait fait ça aurait été la pire erreur de toute sa vie, elle se serait vite retrouvée au fin fond d’une cellule à Azkaban si elle avait agit de la sorte. Il fallait croire qu’elle était suicidaire de toute façon. Son coup de genoux là où il ne fallait pas semblait en être la preuve. La douleur entre ses deux jambes lui fit poser à genoux à terre, elle en profita pour lui lancer son panier de gâteaux en plein visage et maintenant la rage qu’il ressentait était telle qu’il avait bien envie qu’elle s’étouffe avec ces fichus cupcakes. « Salope ! » Ce fut le seul mot qui s’échappa de ses lèvres, peu adapté dans une école primaire, enfin, il s’en fichait. Il se releva d’un bond avant de suivre la jeune femme, lançant des sortilèges à tout va avant d’enfin se retrouver dans le même couloir qu’elle qui en avait profité pour attraper sa baguette. « Tu n’aurais pas dû faire ça. Peut-être que je vais simplement m’en aller, te laisser ta misérable vie et commencer à tuer chacune des personnes t’ayant un jour adressé la parole, à commencer par tes imbéciles de gamins moldus ! » Il en était évidemment, plus que capable et elle devait bien s’en douter, il avait bien tué ses parents. Il pouvait tuer chacune des personnes qu’elle connaissait, la pousser à la culpabilité et la regarder se suicider sous la peine, avec une coupe de champagne entre les mains.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: long lost cause (e1, lysander & gwen)   Dim 11 Mai - 15:53

Je serais revenue pour lui. C’était une promesse que je m’étais faite le jour où j’avais quitté mon pays natal, où j’avais abandonné derrière moi les cadavres des membres de ma famille pour survivre. Survivre pour revenir, évidemment. Peu importait son statut dans cette société, ou le nombre de lois que le Régime mettrait entre nous pour le protéger : Bloodstream et les autres exécutions de traitres ne me faisaient pas peur - ce n’était qu’un lambeau de choses qui me rattachait à l’envie viscérale de vivre, et dans tout ça, ce n’était que la vengeance qui me motivait vraiment. Finir à Azkaban n’avait pas la moindre importance, tout comme cette vie, faite d’accent français et de cupcakes, de sourires et de fausse joie. Aujourd’hui, il avait beau m’avoir prise au dépourvu, Lysander Barrowman pouvait voir que j’avais été prête à l’accueillir, même les bras remplis de sucreries, en ces temps de fête, ma prudence, mon désir ardent de vivre pour le tuer, n’avaient nullement faibli. En France, il pouvait dire ce qu’il voulait, il n’y avait aucun privilège qui justifiait le meurtre d’une née-moldue, d’une sorcière quelle qu’elle soit : ici, j’avais mes droits, ceux-là mêmes que j’avais toujours eus, avant la mort de Harry Potter et la victoire de son foutu Mage Noir. Baguette étroitement serrée entre mes mains, je n’avais même pas désertée mon poste, collée sur mes deux jambes, prête à faire front quand il arriverait à ma hauteur : les occasions de transplaner n’avaient pas manqué, pourtant, c’était le désir arrogant qui m’envahissait à l’instant précis, celui de ne pas lui montrer que j’avais peur, celui de lui faire face et de lui faire ravaler son sourire railleur. « Tu es bien présomptueux de croire que je te laisserais vivre. » Nous étions face à face, prêts à nous livrer un duel, et s’il se montrait prêt à me laisser vivre pour prolonger ma misère, j’étais prête à le massacrer pour mettre fin à ces tortures qui survivaient en moi. « Et peut-être qu’après j’irai tuer chacune des personnes t’ayant un jour adressé la parole : à commencer par tes pourris de parents, autant me faire un collier des Barrowman. » Mes paroles dépassaient tout ce que j’étais capable de faire, mais qu’importe, alors que je n’avais pas encore levé ma baguette pour lancer le moindre sort, je savais que la fierté brûlante de Lysander pouvait le pousser à commettre une faute, une faute qui me permettrait de prendre le dessus ; là où pour le moment, nous étions beaucoup trop à égalité pour que je sois sure d’en sortir vivante.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: long lost cause (e1, lysander & gwen)   Mar 27 Mai - 16:15

La guerre avait changé Lysander, Lullaby était la première à le dire, il n’était plus celui qu’elle avait connu, il n’était pas le beau-frère que Gwen avait connu dans ses premières années de mariage avec Rupert. Avant, il n’avait pas eu le cœur plein de haine et de noirceur, mais le temps passant alors qu’il se laissait aller à la magie noire dans le but peut-être surfait de gagner en grade, d’avoir de l’importance au sein du ministère de la magie, d’être quelqu’un de reconnu, il avait fini par perdre celui qu’il avait été. Celui qui avait trinqué au champagne le jour où avait été célébré le mariage de Gwen et de Rupert. Une fête dont il se souvenait encore aujourd’hui, il y avait eu des rires et beaucoup de joie. Tout ça était pourtant bien terminé maintenant. Gwen et Lysander ne partageaient plus rien, ils n’étaient plus de la même famille, ils n’étaient plus que deux êtres poussés par la haine et la vengeance, deux choses qui ne menaient concrètement à rien quand on prenait le temps d’y réfléchir. Tuer Gwen ne lui ramènerait pas son frère, ça ne changerait rien à sa déception, peut-être que ça pourrait lui permettre de se sentir un peu mieux, pendant un court instant avant que tout redevienne comme avant. La victoire de voldemort avait poussé la jeune femme à la fuite, loin de l’Angleterre, il aurait pu l’oublier, se concentrer sur son travail, s’intéresser d’avantage à la rupture avec la Russie ou à la fermeture de Poudlard, mais non, Gwen était là dans un coin de sa tête et il s’était senti obligé de lui courir après. Il ne voulait pas qu’elle s’en sorte avec la marque, qu’elle soit simplement bannie du monde des sorciers, il ne voulait pas non plus qu’elle soit exécutée devant Gringotts, non, il voulait la tuer de ses mains, même si l’idée dans le fond, était complètement stupide. « Tu voudrais me tuer ? Est-ce que c’est vraiment ce que tu es ? Une meurtrière. » Oui, elle avait tué Rupert, mais elle n’avait pas l’âme d’une meurtrière, rien qu’à la voir là dans cette école moldue, on voyait bien que son cœur était encore pur, pas comme celui d’un mangemort comme lui. « Tu pourrais me tuer, mais tuer tous les Barrowman, c’est toi qui devient bien présomptueuse. » Elle pouvait bien le tuer lui, mais elle n’avait pas la carrure de la fille capable de supporter les litres de sang sur les mains. Elle ne pourrait pas, elle valait mieux que ça. C’était ce qu’ils disaient tous ces bons sorciers qui étaient morts pour défendre leur cause, ceux qui étaient enfermés à Azkaban depuis longtemps déjà. C’était se rabaisser au niveau des mangemorts que de tuer, c’était se rabaissait à leur niveau de chercher la vengeance. La née-moldue qu’elle était, celle qui avait tué pour sauver sa misérable vie, elle n’était pas faite pour finir comme lui, sans doute qu’elle n’avait même pas envie de devenir comme lui.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: long lost cause (e1, lysander & gwen)   Dim 10 Aoû - 22:50

Le sang qui pulsait à mes tempes était baigné de peur, de colère, d’une rage froide qui ne parvenait en rien à chasser l’inquiétude qui me serrait la gorge. Lysander Barrowman avait fait preuve d’une volonté sans faille pour me retrouver, et ce n’était certainement pas dans l’objectif de me laisser filer sur une quelconque petite erreur. Cela faisait des années que nous nous jaugions de loin, tous les deux faisant partie d’une même branche de famille. J’avais fait la rencontre de bien des gens en épousant Rupert, j’étais rentrée dans un monde qui s’avérait être pavé de menaces aujourd’hui. Chaque Barrowman sans exception, pourrait un jour venir frapper à ma porte pour me demander des comptes sur mes actes : serais-je même de taille à les expliquer, d’une quelconque manière ? La guerre fait faire des choses, l’ardent besoin de survivre, le désir de continuer à exister dicte bien des actes que l’on ne se serait jamais crus capables de commettre. Les paroles moqueuses de Lysander résonnaient en écho en moi, provoquant une réaction en chaine, mon sang ne faisant qu’un tour dans tout mon corps, mon poing se crispant autour de ma baguette ; je ne devais cependant rien laisser paraître d’autre, un regard suffisant le jaugeant d’où j’étais. Jamais, de ma petite carrure, mon air brisé, le besoin inconditionnel que j’avais de me réfugier dans un tel endroit pour oublier mes crimes, je ne serais capable d’affronter plus de sang sur mes mains. Affronter la mort de Rupert m’était presque impossible, j’en étais arrivée à espérer, en une part de moi, que franchir les frontières me permettrait de laisser tout cela derrière moi : restait cependant l’instinct de vengeance, la vision qui glissait devant mes yeux à chaque fois que je fermais mes paupières. Lysander avait tué ma famille, et leur sang, rouge, répandu sur le sol éclatait à mes rétines à chaque fois que je cillait. Non, je ne pouvais pas laisser leur meurtre impuni, je ne pouvais pas : mes entrailles se tordirent en tout sens, et de ma gorge sèche, relevant le menton pour me donner un air suffisant, je toisais le Mangemort à quelques pas de moi. « C’est vous qui avez fait de moi une meurtrière ; ton frère voulait me tuer. Parce que j’étais d’un autre sang que lui. Je l’ai tué pour survivre : et si je dois faire pareil avec chacun d’entre vous, les Barrowman, crois-moi, je n’en dormirais que mieux la nuit. » Ma gorge se serrait à nouveau ; peut-être bien que je ne dormirais pas mieux, même en pensant à tous les gens que j’aurais participé à sauver par ce biais, tous les gens que les Barrowman ne tueraient jamais s’ils n’étaient plus de ce monde. Je n’étais pas une meurtrière, je n’étais pas comme lui, pas comme Rupert. « Rupert était assez stupide pour me croire incapable de me défendre, ou de voir ce qu’il préparait. C’est à croire que vous allez tous commettre cette erreur. » Le sarcasme avait glissé sur ma langue comme un venin, je plissais les yeux, resserrant encore ma baguette, prête à rétorquer au moindre geste qu’il ferait. Rupert avait été mon mari, Rupert avait été l’homme que j’avais aimé une fois, au point d’accepter sa demande en mariage et les mots que je prononçais me semblaient être mêlés à une part de mensonge, de regret qui me serrait le coeur. On aurait pu être si heureux, en d’autres circonstances.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: long lost cause (e1, lysander & gwen)   Ven 29 Aoû - 15:52

La guerre avait eu des conséquences sur chacune des personnes y ayant pris part, c’était incontestable, c’était inévitable. Il avait changé, Gwen avait changé. Il avait cependant bien du mal à croire qu’avoir le sang de chacun des membres de la famille Barrowman sur les mains pourrait laisser la née-moldue aussi indifférente qu’elle voulait bien le laisser croire. Il le savait parce qu’il avait suffisamment de sang sur les mains pour en connaitre les conséquences. Il n’y pensait pas, il ne voulait pas réfléchir à toutes les vies qu’il avait ôtées, il se contentait de voir ses actions comme des réussites lui ayant permis d’être là où il était aujourd’hui. Mais s’il se mettait vraiment à y réfléchir, il savait qu’il aurait certainement des regrets. Il pourrait entendre les paroles de Lullaby, toute cette force qu’elle mettait à l’œuvre dans le but de lui prouver qu’il valait mieux que ça. Elle avait voulu lui faire comprendre qu’il n’était pas un monstre et pourtant, c’était bien ce que la guerre avait fait de lui. Il n’y avait plus de marche arrière possible pour lui et ce qui lui permettait de continuer, c’était son assurance, son ambition, cette capacité d’oublier ce qui le dérangeait pour pouvoir aller de l’avant. Est-ce que Gwen en serait capable ? Il en doutait fortement. L’ordre avait perdu la guerre parce que ses membres, contrairement aux mangemorts, avaient toujours essayé d’agir de façon juste. Ils auraient préféré envoyer les mangemorts à Azkaban plutôt que de les tuer. Une bonté qui les avait poussés à la défaite. Il doutait que Gwen puisse vraiment être différente de ces personnes là. Elle ne pourrait pas vivre avec ça, alors que lui, s’il devait la tuer, elle ne serait qu’un nom de plus dans une liste qu’il s’efforçait d’oublier jour après jour pour pouvoir dormir correctement et continuer de se regarder dans le miroir sans se dégouter. Ce n’était pas un secret, il n’y avait que les monstres qui pouvaient vivre comme ça et elle n’en n’était pas un. Elle avait raison, tuer Rupert n’était au final que de la légitime défense, mais tuer pour tuer, en était-elle capable ? Le tuer lui, peut-être, mais le reste des Barrowman ? Ceux qui se fichaient bien d’elle ? Ceux qui n’avaient jamais fait de mal à personne – oui, il y en avait encore des comme ça dans les rangs de la famille – elle ne pourrait certainement pas. « Je ne te crois pas Gwen. » Sa baguette en main, toujours pointée sur la jeune femme, il avança de quelques pas en sa direction. « Rupert était trop sûr de lui. » C’était quelque chose qui coulait sans doute aussi bien dans les veines de Rupert que dans celles de Lysander soit-dit en passant. « Tu ne l’as pas tué pour le tuer Gwen. Tu as raison, c’était de la défense, tu as montré que tu savais te défendre. Mais ça ne fais pas de toi ce que tu prétends être. » Il haussa les épaules avant de reprendre. « Tu pourrais me tuer et trouver encore le sommeil la nuit, c’est certain. Mais le reste de ma famille ? Certains sont encore bien innocents et ça, tu ne pourrais pas vivre avec. » Les seuls qui en semblaient capables avaient rejoint les rangs des mangemorts ou cette rébellion insensée qui était née dans l’ombre. Gwen n’avait fait aucun des deux. « Ou tu deviendrais vraiment comme moi. » Et c’était probablement l’une des dernières choses qu’elle voulait. Il était après tout ce qu’elle semblait le plus détester au monde, elle avait sans doute raison, il n’était peut-être qu’un monstre au final.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: long lost cause (e1, lysander & gwen)   

Revenir en haut Aller en bas
 

long lost cause (e1, lysander & gwen)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Chasseur de mines M619 Vinh-Long
» Recherche des Verre Long Drink F913
» Gwen alias missgwn
» 50 ans après le tournage du Jour le plus long
» moi aussi cycle très long....
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
PRIOR INCANTATO :: 
MISCHIEF MANAGED
 :: troisième saison :: sujet abandonnés
-
Sauter vers: