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 all this bad blood here. (lysander&lullaby)

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MessageSujet: all this bad blood here. (lysander&lullaby)   Jeu 28 Aoû - 18:38

Sans baguette, la vie m’apparaît comme étant étonnamment morne et sans attrait. Je ne sais plus comment je faisais pour vivre, enfant, dans un monde sans magie où la manière de vie moldue domine. Pourtant c’est ainsi que j’ai toujours vécu avant de recevoir ma lettre pour Poudlard, celle-là même qui a changé ma vie, me faisant passer du statut de moldue à celui de née-moldue en un clin d’œil. C’est avec un soupir amer que je repense à ma première rentrée dans le château de sorcellerie, à la façon dont mes yeux pétillaient face à la découverte de cette nouvelle existence. Mais cette vie là, on me l’a ôtée aussi aisément que l’on me l’a offerte. Il ne m’a fallu qu’un battement de cils pour voir cette existence là s’échapper pour sombrer dans l’oubli, me laissant là avec des souvenirs impérissables plein la tête, mais sans baguette et surtout sans lui. Car même si je suis à peu près certaine de ne plus jamais le revoir à présent qu’il est lui-même venu me forcer à quitter la maison de mes parents pour me plonger à jamais dans une ville où les personnes sont d’un ennui profond et où il m’est impossible de rentrer en contact avec ma famille ; je ne peux m’empêcher de laisser voguer mes pensées dans sa direction de temps à autre. Cet homme je l’ai aimé et j’ai longtemps cru qu’il m’aimait, lui aussi, peu importe les préjugés que les sang-purs dans son genre peuvent habituellement avoir à l’égard des sang-de-bourbes comme celle que j’étais – comme celle que je suis toujours. Mais je me suis fourvoyé, comme à l’accoutumée. Jamais je ne pourrais oublier la haine profonde que j’ai eu à son égard, lorsqu’il a fait semblant de tuer mes parents ou encore, quand il est venu me chasser de chez moi comme une vulgaire moins que rien. Il m’a tout pris et je lui ai tout donné ; il s’est simplement empressé de m’effacer de sa vie dès qu’il n’a plus eu besoin de moi. Un rire nerveux m’échappe alors que je repense à combien j’ai pu être idiote de m’attacher autant à lui, bientôt suivi par un flot de larmes que je ne peux contenir. Fragile, j’ai cru pendant bien longtemps ne plus l’être mais à présent, il faut bien me rendre à l’évidence. Je ne suis plus qu’une petite chose abandonnée sur le bord de la route, un être ayant perdu goût à la vie, une personne s’étant laissée dévaster par une autre. J’ai bien trop pris mon ancienne vie à cœur et à présent, je ne suis plus rien. L’ombre d’une sorcière, l’ombre d’une Carrigan, l’ombre de moi-même. Ma gorge se noue à cette pensée, alors que je tente de visualiser les années qu’il me reste à vivre. Je ne peux m’empêcher de les considérer comme étant plus sombres les unes que les autres, sans même réellement savoir combien il y en aura. Car si l’on m’a laissé ce qui peut sembler être un répit, en me dépossédant de la vie qui était mienne, il se peut également que d’un coup de baguette, on me fasse redevenir poussière.

D’un seul coup, je m’affale sur le bois épais de la table que je suis en train de nettoyer. Instable en raison de son unique pied central, celle-ci vacille dangereusement, mais un collègue ne tarde pas à se précipiter dans ma direction pour me venir en aide. J’avais oublié qu’un collègue pouvait aussi être un ami, avant de me faire embaucher ici – je n’ai pas réellement eu le choix à vrai dire, étant donné qu’il m’a fallu reprendre ma vie à zéro – et si je n’exécute en aucun cas un travail semblable à celui qu’il me fallait exécuter au ministère, je dois avouer que cela me change quelque peu. Car les moldus n’ont pas à devoir subir cette peur perpétuelle de se faire renvoyer du jour au lendemain du ministère pour une histoire de sang. Ici, il y a des préavis et surtout, une humanité que j’ai parfois du mal à retrouver chez les sorciers et que je n’aurais sans doute jamais plus l’occasion de considérer chez eux. « Lullaby, ça va aller ? » Je hoche la tête bien que je ne suis pas sûre de moi. Après tout, j’ai assez de mal à considérer que quelque chose puisse un jour aller mieux, mais du moment que je tiens debout et que je parviens encore à faire tant bien que mal mon travail, j’imagine que cela doit lui suffire. « Oui oui, tout va bien. Désolée j’ai-j’ai juste oublié de… » Je ne finis pas ma phrase, ni parvenant pas. Derrière mon collègue, la vitre du café devient mon principal centre d’intérêt alors qu’elle laisse apparaître une silhouette ô combien familière. La surprise m’envahit tellement rapidement que j’en fais tomber le morceau de tissus jusque là fermement tenu par mes phalanges, sans même avoir le moindre mouvement pour le ramasser. Jamais je n’aurais pensé le revoir un jour et pourtant il se tient là, près de la porte, comme si de rien n’était. Je déglutis, ne sachant que dire. Il doit être venu ici par hasard, sans aucun doute. Pourtant, j’ai dû mal à croire qu’il puisse traverser cette ville sans savoir que je m’y trouve ; c’est lui qui m’a amenée ici – c’est Lysander qui m’a entravée ici – alors il est impossible que son passage ne soit qu’une coïncidence. « Non, en fait ça ne va pas. Je-je crois qu’il faut que je prenne l’air. Je reviens après ma pause. » Et sans demander son avis à mon collègue, je m’empresse de retirer mon tablier, le laissant dans les bras du jeune homme qui m’observe, les yeux écarquillés. Mais je n’en ai cure. Déjà je m’élance vers la porte, mes jambes manquant de se dérober sous moi alors que j’atteins finalement la rue. « Lysander ! » je hurle dans la rue déserte, avec l’espoir de le voir se retourner. Déjà, mon cœur se met à battre la chamade alors même que je m’étais promis de détester à tout jamais l’homme qui se tient non loin devant moi.
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MessageSujet: Re: all this bad blood here. (lysander&lullaby)   Sam 13 Sep - 16:01

Run, run, run and hide.
LULLABY CARRIGAN & LYSANDER BARROWMAN

Run, run, run away Buy yourself another day. A cold wind's whispering. Secrets in your ear So low only you can hear. Run fast if you can. No one has to understand, Fly high across the sky From here to Kingdom Come. Fall back down to where you're from. Don't you fret my dear, It'll all be over soon. I'll be waiting here, For you ~ Kingdom come.

Un soupire passa le seuil des lèvres du sorcier, qui, d’un geste las, se laissa tomber dans son fauteuil. Il attrapa son verre de whisky pur-feu posé sur le bureau lui faisant face, afin d’en avaler une généreuse gorgée. Il jeta un coup d’œil rapide aux dossiers qui s’entassaient sur un coin du bureau, ce travail qu’il remettait sans arrêt à plus tard, trop occupé à faire les cent pas dans son bureau pour traiter ces dossiers sans intérêt. Il y avait plus important que ces quelques bouts de paperasses qu’il avait lu en diagonale. Il y avait la rébellion naissante qui avait déjà frappé et qui était sa priorité en tant que directeur du département de justice magique. Ce groupe menaçait l’équilibre du monde sorcier, cet équilibre plutôt sombre pour lequel il s’était battu depuis que le ministère était tombé, avant même, quand le seigneur des ténèbres était revenu à la vie. Il lui arrivait d’avoir des doutes quant aux bienfaits de ses actions et de celles du ministère de la magie, il s’agissait d’idées qui, comme un poison se répandait en lui et venaient hanter ses pensées en prenant la douce voix de Lullaby. Des pensées qu’il avait encore bien du mal à faire taire mais contre lesquelles il devait lutter. Il était là maintenant, pris au piège dans ses propres volontés, incapable de faire marche arrière. Il ne voulait pas devenir un traitre et ainsi perdre tout ce qu’il avait réussi à construire. Toutes ces ambitions étaient satisfaites maintenant qu’il se tenait là où il était. Sa place au ministère, la reconnaissance qu’il avait, des choses peut-être surfaites pour certains, mais qui représentaient ce qu’il avait toujours voulu. Il ne pouvait pas renoncer à ça. Il lui semblait qu’il était bien plus simple de renoncer à l’amour. Sentiment doux et enivrant mais qui, inéluctablement retenait les personnes les plus ambitieuses. Il n’avait pas besoin d’amour, il n’était pas ce genre d’homme. Alors, il pensait pouvoir laisser facilement Lullaby derrière lui. Elle était peut-être encore en vie, mais elle n’avait plus sa place dans le monde de la magie, ainsi, elle n’avait plus sa place dans le monde de Lysander, c’était comme si elle était morte et enterrée. Elle était un morceau de son passé qu’il devait oublier pour aller de l’avant. Il le savait trop bien. Il s’était trop souvent rattaché à elle, risquant ainsi de se brûler les ailes et voyant une chute terrible arriver. Cependant, maintenant c’était fini. Il essayait de s’en convaincre un peu plus chaque jour. A force de se répéter les choses, peut-être qu’elles finiraient par prendre tout leur sens et que, de simples idées qu’il répétait en boucles, elles deviendraient réalité. Il le fallait. Son mariage avec Branwen approchait et il ne pouvait pas continuer à laisser planer le fantôme de Lullaby sur ce mariage qui lui assurait d’avantage de gloire qu’il n’en avait pour le moment. Branwen était une sorcière au sang-pur, l’enfant de deux familles respectables. Leur mariage était une bonne chose pour leurs familles respective tout comme c’était une bonne chose pour lui. Lullaby n’était qu’une née-moldue et aujourd’hui, elle n’était même pas censée lui adresser ne serait-ce que la parole, alors comment imaginer un avenir avec elle ? Leurs vies étaient trop différentes, les chemins qu’ils avaient pris n’étaient plus voués à se croiser. C’était un fait auquel il devait se faire, tant bien que mal, même si ça paraissait compliqué. Maintenant, il y avait Branwen dans sa vie et il allait l’épouser elle. S’il devait aimer quelqu’un, il fallait que ce soit elle. C’était probablement plus simple à dire qu’à faire. Il ne pouvait pas maitriser ses sentiments, il pouvait simplement les nier et continuer en vain d’essayer de se convaincre des choses pour parfaire l’illusion dans laquelle il vivait. Branwen était une femme douce, agréable et charmante, il ne voyait pas pourquoi il ne pourrait pas faire sa vie avec elle. Peut-être qu’il avait tendance à préférer les rousses et qu’elle était blonde, mais ce n’était qu’un détail. Un détail parmi tant d’autres qui faisaient que Branwen n’était pas celle qu’il aimait. Elle le serait peut-être un jour qui sait ? Pour l’heure, il semblait que cette histoire de mariage était définitivement plus compliquée qu’il ne l’aurait voulu. Enfermé dans son bureau depuis quelques heures déjà, ses pensées jonglaient entre cette histoire de mariage et cette rébellion qu’il fallait à tout prix arrêter. Il avait la soudaine  impression d’être en train d’étouffer, il fallait qu’il prenne l’air. Alors, rapidement, il s’était levé de son fauteuil pour quitter son bureau, puis le ministère.

C’était probablement son instinct qui l’avait guidé, puisque, sans qu’il ne prenne le temps d’y réfléchir, il s’était retrouvé dans une petite ville moldue qu’il connaissait trop bien. Il luttait souvent pour essayer d’oublier Lullaby et il lui avait suffit de quelques secondes, le temps d’un transplanage pour se retrouver plus proche d’elle qu’il ne l’aurait voulu. Il y avait plein d’endroit où il aurait pu aller afin de se changer les pensées et au lieu de ça, il venait de se condamner à rester coincé dans ses songes trop oppressants. Mauvaise idée. Il pouvait encore faire marche arrière, transplaner de nouveau et quitter cette petite ville. Il avait le choix, rester ou partir ; dans le fond, il avait toujours le choix, même s’il avait l’impression d’être coincé et même si, quelqu’un d’avisé lui dirait certainement que chaque choix qu’il faisait était mauvais. Le fait était, qu’il n’arrivait pas à quitter les lieux. Après avoir passé plusieurs minutes à observer la ville de loin, il s’était décidé à faire quelques pas, entré dans les rues moldues de cette petite ville. Heureusement, son costume banal – mais exessivement cher - et son simple manteau noir ne lui donnait pas l’air d’être un fou sorti de l’asile dans un tel paysage. Il était sorcier, fier de l’être, mais il savait délaisser les longues capes encombrantes pour la simplicité des vêtements qu’il avait l’habitude de porter. Un costume, une chemise et une cravate bien nouée lui suffisait amplement, il ne jugeait pas nécessaire de porter des grandes capes que lesquelles il était si facile de trébucher. Il avait pris ces habitudes aux côtés de Lullaby. Si lui, était issu d’une famille sorcière aimant particulièrement les coutumes de son monde, elle, elle venait d’un monde moldu auquel il avait été obligé de s’adapter pendant les nombreuses années durant lesquelles ils avaient été en couple. Lullaby était une ombre qui planait inlassablement dans son monde. Il la connaissait depuis trop longtemps pour que l’influence qu’elle avait eue sur lui ait pu complètement disparaitre depuis qu’il avait décidé de rompre avec elle pour se lancer dans une voie où leur histoire d’amour n’avait pas lieu d’être. L’avantage, était, qu’aujourd’hui, il ne faisait pas complètement tâche dans le paysage. Malgré le printemps qui arrivait à grands pas, le ciel restait gris, l’atmosphère maussade alors, même ces habits sombres de venaient en rien dépeindre avec l’ambiance générale. S’il l’avait voulu, il aurait facilement pu se fondre dans le monde des moldus. Ce n’était pas là son souhait, bien au contraire. Bien que dans le fond, il n’ait, aucun souci avec le monde des moldus, c’était dans celui des sorciers qu’il avait pour ambition de briller. C’était dans le monde des sorciers qu’il s’était fait une place, un nom auquel il tenait beaucoup trop à présent. Il semblait que plus rien ne pouvait se mettre en travers de sa route, même pas ses doutes trop nombreux qu’il s’efforçait de faire taire au quotidien. Il était après tout, beaucoup plus simple de continuer dans la voie qu’il avait choisie plutôt que de faire marche arrière pour changer de route. C’était également trop risqué, trop dégradant alors, pas question pour lui d’en arriver là. Il était un Barrowman, il ne se résoudrait jamais à ça alors, il allait épouser Branwen, la noble sorcière de sang-pur avec qui il pourrait continuer de faire perdurer la pureté de leurs deux familles e un jour viendrait, peut-être qu’il oublierait Lullaby. Ce jour n’était, de toute évidence, pas prêt d’arriver puisqu’il était là, dans les rues de la ville dans laquelle elle vivait. Il errait, sans savoir où aller, les mains dans les poches de son manteau. Une voix dans son dos arrêta sa longue marche. La voix de Lullaby. Il eu l’impression que chaque partie de son corps était à présent paralysée et un soudain coup de froid s’empara de ses membres, le faisant frissonner un court instant. Il n’avait pas envie de se retourner, il ne voulait pas croiser son regard, il ne voulait pas raviver l’image qu’il gardait d’elle. Pourtant, dans un soupire, il tourna les talons pour se retrouver en face de la jeune rouquine. Il y avait encore de nombreux pas les séparant, une distance raisonnable qu’il n’avait en rien l’intention de rompre. « Lullaby. » Son ton était neutre et posé, sa voix pas franchement très forte, mais en vue du silence qui régnait dans la rue, elle l’avait forcément entendu. Dans le fond, ça n’avait pas d’importance. « J’espère que tout est en ordre de ton côté, pour une fois. » Elle était bannie du monde des sorciers parce qu’elle n’avait pas su assurer ses arrières. Elle s’était créé de nombreux problèmes à cause de sa maladresse et elle aurait pu, facilement l’entrainer avec elle, chose qu’il ne pouvait pas accepter. Il espérait que maintenant au moins elle ait compris la leçon.
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