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 I'm falling down to the ground (Rhaenys & Elian)

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MessageSujet: I'm falling down to the ground (Rhaenys & Elian)   Ven 28 Mar - 14:51



C'était il était une fois
C'est dans les livres maintenant tout ça

Genna avait des problèmes, c'était ce qu'Elian avait entendu dire. Même si sa femme n'était plus de ce monde, il ne pouvait pas abandonner sa belle-soeur à son triste sort, elle restait un membre à part entière de sa famille après tout, qu'il soit veuf ne changeait rien aux liens qu'il avait tissés avec la famille Adler en demande la rousse en mariage. De plus, Rhaenys n'aurait surement pas souhaité ça, qu'il laisse Genna se démerder toute seule. Enfin, c'était facile de parler pour un mort et de s'imaginer ce qui était le plus arrangeant. Plus jamais la belle rousse ne pourrait exprimer par elle-même, plus jamais il ne la reverrait. Mais il était hors de question pour lui de vivre comme un ermite à pleurer sur son sort. Bien-sûr, il avait des moments de faiblesses, les moments où il était seul chez lui, à manger en face d'une place vide, les moments où il était seul dans son lit... Quoi qu'il en soit, en mémoire de la femme qu'il avait aimée et qu'il aimerait toujours, l'ex-auror se devait de porter secours aux né-moldus qui avaient besoin d'aide et d'autant plus qu'il s'agissait de la soeur de celle-ci ! Même surveillé par le gouvernement, c'était plus fort que lui. Au pire, il avait bien le droit de se balader simplement dans la partie de Londres moldu, si on lui demandait ce qu'il y faisait, il aurait répondu qu'il voulait acheter de la bouffe moldu et qu'au passage il rendait visite à des proches, en toute innocence. Bon d'accord, c'était un peu gros comme excuse et Elian ne voulait pas finir de nouveau à Azkaban, mais il se devait de prendre un tel risque.

Voici comment le ténébreux c'était retrouvé à Londres moldu. Il avait demandé à Elwood s'il pouvait s'absenté en urgence et lui avait expliqué que sa concernait sa belle-soeur, le sorcier n'avait pas fait son chieur, surement comprenait-il sa situation (en tout il était bien placé pour) et ne l'avait pas retenu dans la boutique. Elian ne connaissait pas très bien Londres moldu et avait mis un peu de temps à trouver la maison de jeune femme. Heureusement, il était vêtu d'un simple jean, d'un pull noir et d'un duffle-coat de la même couleur, pas de robe de sorcier... il serait passé pour un cinglé auprès de moldus. Une fois devant la porte de la maison, il constata que celle-ci était ouverte. En entrant, il cacha sa baguette à l'intérieur de sa manche pour être prêt à se défendre si des exécuteurs se trouvaient dans le coin. Il constata avec désolation que l'habitation était complètement sans dessus-dessous... signe que sa belle-soeur avait dû lutter contre ses agresseurs... Il s'avançait donc prudemment. « Genna... ? » Techniquement, si elle n'était pas morte, elle s'était probablement enfuie, mais se cacher dans sa propre maison alors que tout le monde s'attendait à ce qu'elle soit loin d'ici aurait pu être une preuve d'intelligence et Elian était bien placé pour savoir que la famille de sa femme était composée de personnes intelligentes. Qui irait chercher une personne en fuite dans sa propre maison ? Enfin, il n'espérait pas trop non plus. De nature pessimiste, Elian ne s'attendait pas vraiment à ce que Gemma réponde. Il s'imaginait déjà le pire. Il n'avait pas pu sauver sa femme, ni même sa mère. Comment aurait-il pu sauver sa belle-soeur ? Quoi qu'il en soit, le sorcier restait sur ses gardes, il n'avait pas l'impression d'être seul. Sa main était prête à sortir sa baguette de sa manche, mais tant qu'il n'était sûr de rien, il la gardait planquée... imaginez qu'il tombe sur un policier moldu... il aurait l'air con à le menacer d'un bout de bois... « Y a quelqu'un ? » Tsss, ça aussi c'était le genre de question con qu'on posait souvent. S'il y avait quelqu'un qui se faisait discret, il n'allait pas répondre... et s'il n'y avait personne... ben niveau réponse ce serait assez vide....



Dernière édition par Elian C. Abberline le Mar 8 Avr - 14:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I'm falling down to the ground (Rhaenys & Elian)   Sam 29 Mar - 20:42

a song, that'd be just ours.
elian abberline & rhaenys adler-abberline

I wanna take you somewhere so you know I care But it's so cold and I don't know where I brought you daffodils in a pretty string But they won't flower like they did last spring And I wanna kiss you, make you feel alright I'm just so tired to share my nights I wanna cry and I wanna love But all my tears have been used up And if somebody hurts you, I wanna fight But my hands been broken, once too many times So I'll use my voice, I'll be so fucking rude Words they always win, but I know I'll lose - ANOTHER LOVE.

Loin de l’Angleterre, Rhaenys tachait tout de même de rester un minimum en contact avec son pays natal. Sa famille vivait là-bas et le téléphone lui permettait de rester en communication avec ses parents. Élevée dans une famille de moldus, elle savait se servir des outils appartenant à leur monde, on ne pouvait pas en dire autant de nombreux sorciers. Elle se souvenait très bien d’Elian et des nombreuses difficultés qu’il avait pu rencontrer chaque fois qu’il s’était retrouvé confronté à des créations moldues. Peu de sorciers prenaient le temps d’en apprendre plus sur ce monde qui évoluait pourtant juste à côté du leur. Elle aurait aimé pouvoir dire que le monde des moldus et celui des sorciers évoluaient en parfaite harmonie, mais ce n’était plus le cas depuis un long moment déjà. Aujourd’hui, il s’agissait presque de deux mondes parfaitement distinct. Sans connexion l’un avec l’autre, si ce n’était une haine injustifiée de la part des sorciers. C’était à ça que ressemblait l’Angleterre à présent. Dans un tel univers, il était évident que les gens comme elle, qui étaient à mi-chemin entre le monde moldu et le monde sorcier étaient rejetés, en un rien de temps ils étaient devenus des parias. Nombreux étaient ceux qui avaient été obligés de s’enfuir, elle se souvenait très bien du camp dans lequel elle s’était elle-même refugiée, ils vivaient de manière précoce, loin de chez eux, dans la peur constante des mangemorts leur tombe dessus. C’était ce qui avait fini par arriver. Le camp avait été détruit et dans la panique, elle s’était enfuie vers la France. Elle y était depuis un moment maintenant, de nombreux mois qui n’avaient pas été suffisant pour faire taire la peine qu’elle ressentait depuis la mort de son époux. Elle avait l’impression que sa vie était brisée à jamais, que les choses ne seraient plus jamais aussi belles qu’elles l’avaient été par le passé. Elle avait perdu l’homme de sa vie et jamais elle ne serait plus jamais capable d’aimer quelqu’un comme elle l’avait aimé lui. Sa cousine disait souvent qu’elle devrait sortir d’avantage, tenter de faire de nouvelles rencontres, à ses yeux à elle, sa vie n’était pas encore finie et elle avait largement le temps de tomber à nouveau amoureuse, d’être heureuse malgré les malheurs qui avaient frappés sa vie. C’était un point de vu que Rhaenys ne partageait pas. Sa cousine avait un don certain pour se montrer optimiste quoi qu’il puisse arriver. Elle était de ceux qui se refusent à perdre espoir quelque soit la situation. Rhaenys elle, était loin d’être comme ça. De l’espoir, elle n’en avait plus depuis un moment déjà. Elle avait tout perdu, elle était même obligée de s’expatriée pour ne pas être réduite à être complètement rejetée du monde de la magie ou enfermée à Azkaban parce qu’elle avait été un membre de l’ordre du phénix. Au fond, Elian et elle auraient dû partir ensemble en France avant qu’il ne soit trop tard. Tout deux avaient eu la motivation nécessaire pour se battre, ils avaient tous les deux pensé que c’était la meilleure chose à faire, pour leur pays, pour les sorciers qui tout comme elle, étaient injustement stigmatisés par un gouvernent parfaitement insensé. Evidemment, ça avait semblé être la meilleure chose à faire, le choix le plus juste, le plus honorable et tout ça pour quoi ? Rien, absolument rien. Plus le temps passait, plus elle se montrait particulièrement négative vis-à-vis de cette guerre, de ce qu’ils avaient vécu à cause d’elle et de son aboutissement. Le fait était qu’ils avaient perdu, l’ordre était tombé, il n’en restait plus rien à présent. Ils avaient perdu, elle s’était lancée à cœur perdu dans un combat qui n’était qu’un cuisant échec et dans lequel elle avait perdu son mari et avec lui tous les rêves d’avenir qu’elle avait pu avoir. Se battre n’avait peut-être pas été le meilleur choix à faire, maintenant, avec le recul, elle regrettait ses choix, elle aurait voulu qu’ils partent ensemble, qu’ils se cachent loin de l’Angleterre, qu’ils passent pour des lâches, ça n’aurait pas eu d’importance, au moins, il serait en vie. Ce qui était fait était fait et malgré ses regrets, malgré les scénarios qui se dessinaient dans sa tête de tout ce qui aurait pu être différent, rien n’allait à présent changer. Il ne lui restait plus rien d’autre que des communications téléphoniques avec ses parents. Elles étaient régulières, ils s’inquiétaient pour elle et bien souvent elle, elle n’avait rien à leur dire. Pourtant après la dernière qu’ils avaient eue, elle avait pris quelques affaires, le strict minimum et elle était repartie vers l’Angleterre.

Au beau milieu de cette guerre, les parents Adler avaient encore des nouvelles de leur fille aînée. Rhaenys ne leur avait jamais caché la difficulté de la situation dans laquelle elle s’était retrouvée. Cette situation concernait aussi sa sœur cadette. Genna, la petite dernière de la famille. Rhaenys s’inquiétait pour sa sœur cadette, elle ne l’avait pas vue depuis un moment, avec cette guerre, c’était à peine si elle avait su qu’elle était ou non encore en vie. Ses parents l’avaient jusqu’à présent informés des nouvelles qu’ils avaient de la petite dernière des Adler, mais, ils lui avaient récemment appris que depuis quelques temps, ils ne recevaient plus la moindre nouvelle de Genna. Ils s’inquiétaient et en un rien de temps, elle avait commencé à se faire également du souci pour sa sœur. Elle avait perdu son mari et ça faisait déjà beaucoup pour elle. Ça aurait déjà fait beaucoup pour de nombreuses personne et vu l’ambiance en Grande-Bretagne, elle n’était certainement pas la seule dans ce cas. Quoi qu’il en soit, elle n’avait pas non plus l’intention de perdre également l’une de ses sœurs. C’était sans doute de la folie pour une personne comme elle de revenir en Angleterre et pourtant, elle l’avait fait sans la moindre hésitation. Il fallait qu’elle retrouve sa sœur et avec un peu de chance, elle pourrait la convaincre de venir avec elle en France, au moins, elles seraient en sécurité là bas. Elle se sentait mélancolique alors qu’elle traversait les rues de Londres. Venant de Cardiff, ce n’était pas forcément la ville qu’elle connaissait le mieux en Grande-Bretagne, mais elle avait passé beaucoup de temps dans ces rues et elle connaissait particulièrement le coin où habitait sa sœur. Bizarrement, entendre de l’anglais autour d’elle la réconforta, le son de sa langue natale ne lui avait jamais semblait aussi apaisant. Peu habituée à parler le français, elle avait encore du mal à s’habituer à cette nouvelle langue qui remplissait son quotidien. Sa cousine disait qu’il fallait un temps d’adaptation, mais qu’au bout d’un moment, ça s’arrangeait, c’était facile à dire pour elle, elle était en France depuis plusieurs années. Rhaenys elle, n’y avait passé que quelques mois et elle souffrait d’un atroce mal du pays. Revenir en Angleterre aurait pu lui faire vraiment plaisir, si jamais elle n’était pas aussi inquiète pour sa sœur, si jamais ça n’avait pas ravivé les souvenirs d’une vie heureuse mais révolue aux côtés d’Elian. Elle tentait au mieux de lutter contre l’envie de pleurer qui l’envahissait et après un long soupire dans le but de retrouver un semblant de motivation, elle avait continué sa route jusqu’à la maison de sa sœur. Là, rapidement, la panique s’empara d’elle. Sa sœur n’était pas là. Il y avait eu dans cette maison, un duel, ça ne faisait aucun doute. Elle ne savait pas si sa sœur allait bien, si elle avait pu transplaner avant qu’il ne soit trop tard ou bien si elle s’était faite attrapée, enfermée à Azkaban, ou pire, si on l’avait assassinée. La vie d’une née-moldue avait si peu d’importance dans ce nouveau gouvernement qu’on aurait certainement laissé son cadavre sur le sol si on l’avait assassiné, or il n’y avait pas de corps, pas non plus de banderole appartenant à la police moldue pour signaler une scène de crime ou de tâche de sang sur le sol. C’était déjà rassurant. Alors qu’elle commençait à se calmer, une voix interrompit ses réflexions, la faisait vivement sursauter. Elle connaissait cette voix, elle était probablement trop troublée pour remettre un nom dessus, mais elle aurait facilement parié qu’elle la connaissait. Elle ne tarda pas à saisir sa baguette pour se diriger vers le propriétaire de cette voix, faisait preuve de prudence, elle n’avait pas sa place ici et elle ne voulait pas être revenue en Angleterre simplement pour finir à Azkaban. Enfin, elle distingua quelqu’un. Elian. Elle eu l’impression d’être en pleine hallucination, d’être en train de devenir complètement cinglée. Il était mort ça ne pouvait pas être lui. Dans sa tête étaient en train de se dessiner mille et un scénario pouvait expliquer ce qu’elle voyait, la plupart n’avait pas de sens, mais il fallait bien une explication à ça. Quelqu’un avait du prendre du polynectare, peut-être que c’était simplement un piège et qu’elle était tombée dedans comme la dernière des imbécile. « Qui êtes vous, qu’est-ce que vous faites là ? Qu’est-ce que vous me voulez ? » Forcément si quelqu’un avait pris l’apparence de son mari, c’était qu’il lui voulait quelque chose à elle, elle ne voyait pas d’autres raisons. « Les mangemorts n’ont rien de mieux à faire que de prendre du polynectare pour aller faire du mal aux gens maintenant ? C’est très imaginatif mais définitivement pas drôle ! » Pourquoi est-ce qu’un mangemort irait s’amuser à se balader sous polynectare d’abord ? Ça n’avait aucun sens, ils avaient mieux à faire quand même. Elle ferma les yeux plusieurs fois et à chaque fois qu’elle rouvrait les paupières, c’était toujours Elian en face d’elle, mais c’était impossible. C’était tellement déstabilisant que son bras tremblait alors qu’elle pontait sa baguette face à lui. Il ne pouvait pas être là, elle en était convaincue.
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MessageSujet: Re: I'm falling down to the ground (Rhaenys & Elian)   Mar 8 Avr - 14:29



C'était il était une fois
C'est dans les livres maintenant tout ça

Effectivement, Elian n'était pas seul. Une silhouette s'avança vers lui après qu'il eut prononcé sa phrase. « Qui êtes vous, qu'est-ce que vous faites là ? Qu'est-ce que vous me voulez ? » C'était Rhaenys qui pointait sa baguette vers lui. L'ex-aurore fronça les sourcils, il ne comprenait pas ce qu'il se passait. Pourquoi voyait-il sa femme morte ici ? Pourquoi est-ce qu'elle lui demandait qui il était ? « Les mangemorts n'ont rien de mieux à faire que de prendre du polynectare pour aller faire du mal aux gens maintenant ? C'est très imaginatif mais définitivement pas drôle ! » Il lâcha un simple « Quoi ? » d'incompréhension par réflexe. Il n'était pas un mangemort, quelle horreur. Il était juste complètement paumé. Il n'avait même pas sortie la baguette qu'il cachait tellement son cerveau était en train de déconner. Et puis il n'aurait jamais pointé sa baguette vers sa femme... même s'il était difficile de concevoir que cette personne ait pu être sa femme. Et pourquoi un mangemort prendrait son apparence à lui... ce genre de réflexion prouvait qu'il s'agissait surement de Rhaenys... Il passa nerveusement une main sur son visage. Il était en train de devenir cinglé. C'était ça. C'était la seule explication plausible au fait qu'il voyait sa femme devant lui. La peur de la mort de Genna avait surement déclenché tout ça.

« Je suis en train de devenir fou ? C'est pour ça que tu es là ? » Il baissa les mains et lâcha prise sur sa baguette qui tomba au sol dans un léger bruit. « Tu es venu me dire que je n'ai pas pu sauver Genna non plus. » Il lâcha un rire nerveux. C'était Azkaban qui avait lancé le processus, il ne restait pas grand à son esprit pour se briser complètement. Apparemment, venir ici, voir les dégâts, avait suffit à le faire péter les plombs. Mais pourquoi ? Pourquoi devait-il être confronté au fantôme de sa femme ?! Il n'avait pas assez souffert comme ça ? Il n'avait pas pu la sauver. Il savait que c'était de sa faute, il assumait ! Alors pourquoi continuer de le torturer de la sorte ? Qu'est-ce que ça voulait dire ? Qu'il était temps pour lui de faire son deuil ? De passer à autre chose ? Il ne pouvait pas. Comme si ça ne suffisait pas de voir son visage la nuit, dès qu'il essayait de trouver le sommeil, elle était là, elle avait l'air tellement réel, tellement palpable. Mais ça ne pouvait pas être Rhaenys. Les morts ne revenaient jamais à la vie, mis à part dans les contes pour enfants et encore, ça ne se finissait pas très bien, il n'y avait qu'à lire Les Contes de Beedle le barde pour comprendre ça. Pessimiste comme il était, Elian ne pensait pas une seule seconde qu'en fait, la rousse aurait pu être vivante, le camps de Creek avait été réduit à néant, mené par Lysander Barrowman... Peut-être que cet homme n'avait pas tué Rhaenys de sa propre main, il était coupable, si Elian se retrouvait face à lui, il serait devenu fou, pas comme il avait l'impression de l'être maintenant, mais une folie furieuse, l'envie de meurtre et de torture. Il avait déjà ôté une vie lors de la bataille de Poudlard, qu'est-ce qui l'empêcherait de recommencer ? Il était déjà un assassin.

« Je te demande pardon... je suis tellement, tellement désolé de ne pas t'avoir sauvé Rhaenys. » Le regard bleu de l'homme était embrumé. Combien de fois s'était-il déjà excusé dans ses cauchemars alors qu'il imaginait le corps inerte de la guérisseuse, corps qui n'avait jamais été retrouvé, elle n'avait jamais eu le droit à des funérailles dignes de ce nom. Peut-être que c'était la raison pour laquelle ce fantôme lui était apparu, parce qu'il devait s'excuser, parce qu'il n'avait même pas été capable de lui offrir un enterrement décent. Ô combien il était désolé. Et son enfermement à Azkaban n'avait pas arrangé le poids de la culpabilité que portait Elian. À chaque baiser des detraqueurs, il se sentait encore plus responsable. Fautif de n'avoir pu sauver personne : ni elle, ni sa mère, ni même Genna qui n'avait pas l'air d'être là... Plutôt que chercher le réconfort dans l'espoir, il avait choisit la solution de facilité : se blâmer lui-même.

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MessageSujet: Re: I'm falling down to the ground (Rhaenys & Elian)   Ven 11 Avr - 15:40

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elian abberline & rhaenys adler-abberline

I wanna take you somewhere so you know I care But it's so cold and I don't know where I brought you daffodils in a pretty string But they won't flower like they did last spring And I wanna kiss you, make you feel alright I'm just so tired to share my nights I wanna cry and I wanna love But all my tears have been used up And if somebody hurts you, I wanna fight But my hands been broken, once too many times So I'll use my voice, I'll be so fucking rude Words they always win, but I know I'll lose - ANOTHER LOVE.

Depuis qu’elle s’était enfuie en France, Rhaenys s’était lentement faite à l’idée qu’elle ne reverrait plus son mari. Elle l’avait perdu au beau milieu de cette guerre, il était mort au combat comme de nombreux autres sorciers. C’était une idée qui lentement avait pris place dans sa tête pour briser un peu plus son cœur chaque jour. Elle continuait de vivre avec cette idée, elle portait son deuil jour après jour, avec toutes les difficultés qui allaient avec. Elle s’était refermée sur elle-même, ne sortant que très peu de l’appartement de sa cousine, elle avait l’impression d’avoir perdu gout à la vie et pourtant elle continuait de vivre en portant son fardeau avec elle. Elle maudissait chaque jour un peu plus cette guerre qui n’avait eu de cesse de détruire tout ce qui avait été construit pendant de nombreuses années. Elle n’était pas la seule à avoir été victime des malheurs de la guerre, ils étaient nombreux, tous ces gens qui avaient perdu quelqu’un de précieux dans cette guerre. C’était tellement injuste, les nés-moldus avaient été chassé de chez eux, traqués pendant tellement longtemps, certains avaient été enfermés à Azkaban, d’autres étaient morts, et beaucoup avaient perdu quelqu’un. Ils avaient même été obligés de quitter leur propre pays afin de pouvoir garder un minimum de dignité. C’était ce qu’elle avait fait elle, dans tout son malheur. Elle avait choisi de quitter sa famille, ses origines, laisser derrière elle tous les souvenirs de sa vie pour s’expatrier en France. Elle était persuadée que là-bas en France, elle n’aurait jamais la même vie que celle qu’elle avait eue en Angleterre, sans Elian, ça n’avait aucun sens. Il était l’homme de sa vie, celui qu’elle avait aimé, qu’elle avait épousé et avec qui elle s’imaginer rester tout le restant de sa vie. Elle ne pouvait pas imaginer faire sa vie un jour avec quelqu’un d’autre. Elle n’aimerait jamais quelqu’un d’autre comme elle l’avait aimé lui, elle n’en n’avait même pas envie. C’était Elian ou personne d’autre. Elle avait évoluée avec cette pensée durant toute sa vie, ce n’était pas demain la veille qu’elle allait disparaitre. Certains disaient qu’on finissait toujours par se remettre de tout si on s’en donnait la peine, c’était l’avis de sa cousine, elle était déterminée à la voir refaire sa vie, de son côté Rhaenys avait simplement l’impression que, parfois, malgré les efforts fournis, on ne pouvait pas se remettre de certaines choses. A l’heure actuelle, elle avait la certitude que jamais elle ne se remettrait de la mort de son époux. Elle avait l’impression que son cœur était brisé en des millions de morceaux et que jamais elle ne cesserait de pleurer sa mort. Elle n’était pas encore décidée à retirer son alliance, même si elle le voulait, elle était à son doigt depuis tellement longtemps qu’elle serait limite obligée de se couper le doigt pour que la bague parte avec. Elle ne voulait pas passer à autre chose, elle avait l’impression qu’elle ne pourrait jamais passer à autre chose de toute façon. C’était le problème avec l’amour, il s’agissait d’un sentiment tellement puissant que s’en remettre semblait relever de l’impossible. Elian était le seul homme qu’elle avait connu dans toute sa vie. Elle l’avait rencontré à Poudlard, tellement d’années plus tôt, quand ils n’étaient que des enfants, c’était dans les couloirs de Poudlard, dans la salle commune de Poufsouffle, qu’ils avaient appris à se connaitre, qu’ils étaient tombés amoureux, que leur histoire avait commencée. Avant Elian, il n’y avait jamais eu personne dans la vie de la jeune femme, il était son premier petit ami, un amour de jeunesse qui avait perduré dans le temps, ce genre d’amour qui dure toute la vie. Il n’y avait toujours eu qu’Elian dans sa vie et dans son cœur et il n’y aurait toujours que lui. C’était une idée douloureuse mais dont elle ne pouvait pas se débarrasser, c’était là ancré en elle et chaque fois qu’elle se répétait que, plus jamais elle n’aurait l’occasion de revoir son mari, la douleur dans son cœur n’en était que plus forte. Pourtant, c’était un fait établit depuis de longs mois déjà. Elle avait perdu tout espoir de le revoir un jour. Ainsi, le revoir là, juste devant ses yeux était une chose parfaitement impossible à ses yeux. Il ne pouvait pas être là, ça devait être un mirage, une illusion, une tromperie, Merlin seul savait quoi d’autres, mais elle ne pouvait pas admettre que c’était vrai, pas après tout ce temps passé à se convaincre que, plus jamais elle n’aurait la chance de le revoir.

Je suis en train de devenir fou ? C'est pour ça que tu es là ? Tu es venu me dire que je n'ai pas pu sauver Genna non plus. » Sans pour autant baisser sa baguette, la sorcière fronça les sourcils, prise de surprise. Elle avait cru qu’il s’agissait d’un mangemort ayant pris l’apparence de son défunt mari pourtant, les paroles qu’il prononçait n’auraient pas eues de sens dans la bouche de l’un des soldats de Voldemort. Elle avait finalement l’impression d’être au beau milieu d’un rêve, il n’y avait que là de toute évidence, que les incohérences pouvaient se retrouver en des images parfaitement réaliste. Elle ne savait plus quoi penser de la situation dans laquelle elle se retrouvait. C’était particulièrement déconcertant, certains pourraient rigoler en lui demandant si elle venait de voir un fantôme, expression classique que l’on utilisait souvent dans le monde des moldus, le fait été que là, elle aurait aisément pu répondre que oui. Encore que, des fantômes, elle en avait vu dans sa vie, à Poudlard, il y en avait plus d’un et aucun d’eux n’avaient l’air aussi envie que la personne ne dressant face à elle. Ils étaient translucides, non palpables et incapable de tenir un véritable objet dans leurs mains, or lui, en plus de ne pas être translucide, il venait de laisser sa baguette tomber au sol. Le regard de la jeune femme se posa sur la dite baguette, elle était semblable à l’identique à celle qu’avait possédée son mari, quelque soit cette mascarade, elle était vraiment bien faite. Elle aurait certainement mieux fait de se concentrer sur Genna, qui que ce soit en face d’elle, il la connaissait, déjà parce qu’il était chez elle et en plus parce qu’il avait évoqué son prénom, ainsi, ça ne pouvait pas être un hasard. Qu’est-ce qu’il faisait là ? Où était Genna ? Qu’est-ce qui avait bien pu arriver à sa jeune sœur ? Il y avait trop de questions dans l’immédiat qui se bousculait dans la tête de la sorcière à tel point qu’elle avait définitivement l’impression d’être en train de rêver. Il était difficile de concevoir que tout ça pouvait être bien vrai. C’était de la pure folie et elle aurait aimé pouvoir se réveiller bien vite pour ne plus avoir à supporter tout ça. Cependant, le seul fait de se dire qu’il s’agissait certainement d’un rêve était la preuve, qu’elle n’était pas en train de rêver. Je te demande pardon... je suis tellement, tellement désolé de ne pas t'avoir sauvé Rhaenys. » Encore une fois, elle fronça les sourcils, complètement perdue dans ce qui était en train de se passer. Quoi ? » Est-ce qu’il s’agissait d’une vision pour lui indiquer qu’elle n’allait pas tarder à mourir ou quelque chose dans ce genre là ? Elle n’était pas issue du monde de la magie, même si elle évoluait dedans depuis de nombreuses années à présent elle était persuadée qu’il y avait encore un tas de choses qu’elle ignorait là-dessus. Il y avait encore beaucoup de choses que tous les sorciers ignoraient sur leur propre monde, ce n’était pas pour rien qu’il existait un département des mystères au sein du ministère de la magie. Pour le coup, elle ne savait pas de quelle magie il pouvait bien s’agir mais il s’agissait que quelque chose de bien étrange. Forcément, mettre tout ça sur le dos d’une magie inconnue, c’était le moyen le plus simple que Rhaenys avait trouvé pour expliquer ce à quoi elle assistait. C’était encore plus simple que de se laisser aller à croire qu’Elian était bien là, vivant en face d’elle. Il fallait bien admettre que si elle se laisser une chance de croire ça et qu’en vérité elle se trompait sur toute la ligne, la chute n’en serait que plus douloureuse. En ne se permettant pas d’imaginer une telle chose, elle ne risquait pas de se retrouver confrontée à la terrible et douloureuse réalité. Un moyen de protection comme un autre. Je suis vivante, je n’ai pas besoin d’être sauvée de quoi est-ce que vous parlez à la fin ? » Elle n’osait toujours pas baisser sa baguette, elle avait appris dans cette guerre qu’un infime moment de toute pouvait facilement être fatal. Vous êtes qui et pourquoi cette apparence ? » Elle sentait monter en elle un mélange dérangeant entre une forte angoisse, de la colère et une lourde peine. Elle avait cru ne jamais le revoir et pourtant, il était là en face d’elle, une vision impossible. Quelle sorte de magie est-ce ? » Elle laissa échapper un léger soupire avant de redresser sa baguette, son bras ayant légèrement flanché après s’être mis à trembler dans sa panique. Finite incantatem ! » Si c’était un sortilège, ce contre-sort saurait le briser. Pourtant rien, absolument rien ne se produisit. Une nouvelle fois, les sourcils de la sorcière se froncèrent, son expression marquait l’incompréhension dont elle était victime. C’est impossible … » Elian était mort, il ne pouvait pas être là en face d’elle. Il était mort. Cette phrase se répétait dans sa tête comme un vieux disque rayé, comme si à présent, elle essayait de s’en convaincre dans l’espoir de voir cette douloureuse vision disparaître.
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MessageSujet: Re: I'm falling down to the ground (Rhaenys & Elian)   Dim 20 Avr - 23:01



C'était il était une fois
C'est dans les livres maintenant tout ça

« Quoi ? Je suis vivante, je n'ai pas besoin d'être sauvée de quoi est-ce que vous parlez à la fin ? » Elian fronça les sourcils... son cerveau était à deux doigts de fondre par les oreilles tellement cette situation lui semblait compliqué, il aurait aimé croire que Rhaenys était vivante, mais franchement, combien de chance y avait-il qu'elle le soit ? Depuis tout ce temps, elle se serait déjà manifestée. « Vous êtes qui et pourquoi cette apparence ? » Les réactions de son fantôme semaient le doute en lui, il n'aurait pas vraiment su expliquer ce qu'il ressentait, mais c'était une sorte d'espoir désespérant, comme s'il se donnait un peu d'optimiste pour encore mieux retomber dans le pessimisme. Il aurait presque cru que c'était bien elle, tout ce qu'il pouvait faire pour le moment, c'était la fixer avec un air totalement perdu pendant qu'elle semblait analyser la situation (en étant visiblement tout aussi paumé que lui au passage). « Quelle sorte de magie est-ce ? » C'était bel et bien lui, pas de la magie, mais évidemment, il semblait difficile de le prouver si elle était persuadée que c'était un mauvais tour... Il recula d'un pas par réflexe en la voyant lever sa baguette. « Finite incantatem ! » Il s'était attendu à quelque chose de plus violent, après tout, ces derniers temps, il entendait plus généralement des sortilèges comme « Avada Kadavra ». Évidemment, rien ne changea et heureusement, il n'aurait pas aimé découvrir qu'il était quelqu'un d'autre sans le savoir. On ne voyait cela que dans les livres ou dans les films de science fiction après tout. Quoi que la magie existait, alors un tel subterfuge était sans doute imaginable bien que carrément bizarre. « C'est impossible ... » C'était bien ce que se disait le ténébreux. Pouvait-il se permettre d'espérer ? Se pouvait-il que Rhaenys soit en vie ? Qu'elle était dans la même situation que lui, à le croire mort ? Il inspira profondément en fixant l'image de la rousse droit dans les yeux tout en gardant la distance à laquelle il était, les bras ouverts pour prouver qu'il n'avait pas l'intention de l'attaquer ni rien. De toute façon, sa baguette était déjà tombée par terre et il ne l'avait pas ramassée.

« Rhaenys... c'est bien toi ? Je... pensais que tu étais morte... » Il marqua une pause et serra la mâchoire, penser à ça lui donnait toujours envie de pleurer. L'idée de ne plus jamais la revoir avait été tellement insupportable... Et là, elle était devant lui, il ne savait quoi penser de tout ça. « Jure-moi que tu es bel et bien vivante. Je ne suis pas encore en train de faire un quelconque cauchemar... j'ai envie d'y croire, mais je me suis réveillé tellement de fois déçu... » Il déglutit, c'était si dur de voir la vérité en face, trop de fois il avait revu la rousse en rêve, il avait senti sa présence, embrassé ses lèvres... et s'était réveillé seul dans son lit. Chaque fois le même malaise lui tenait les entrailles, la même colère contre le gouvernement en place, contre lui même, contre tant de choses. Était-ce trop de mander d'avoir enfin la paix avec ses souvenirs, d'arriver à faire le deuil de la femme qu'il avait toujours aimée ? Non, il la voyait là, voulant, encore une fois, espérer que cette fois c'était bien elle. Quitte à ce que comme toujours, il retombe de haut, rappeler par la réalité des faits : les morts ne reviennent pas à la vie... Et bien tant pis, ce serait surement ce qu'il vivrait jusqu'à la fin de son existence : le désespoir en continue. Il était incomplet pour toujours maintenant qu'il avait perdu son âme soeur, il ne pouvait que se blâmer de n'avoir guère été capable de protéger la personne la plus importante de sa vie, c'était le prix à payer.

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I'm falling down to the ground (Rhaenys & Elian)

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