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 ☆ (elian, gwen) ~ you are the wilderness.

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MessageSujet: ☆ (elian, gwen) ~ you are the wilderness.   Dim 6 Avr - 16:00

you are the wilderness


Paris, la capitale française, une ville bien éloignée de Pré-au-lard où Elian est installé depuis un moment déjà. Ce n'est pourtant pas le simple hasard qui a mené le sorcier dans les rues de cette ville. Ancien membre de l'ordre du phénix, il n'est pas sans connaitre plusieurs fuyard et dans les rues de pré-au-lard - surtout dans les bars implantés dans la ville - les gens parlent. C'est le nom d'Enver Boyd, une de ses connaissances que le sorcier à entendu, un ami parti en France, retrouvé et après qui le ministère avant lancé quelques rafleurs. C'est dans le but de prévenir cet ami qu'il s'est rendu en France, c'est la police magique française qu'il a réussi à prévenir et son ami s'en est tiré mais à été hospitalisé.

C'est au sein du grand hôpital sorcier de Paris s'était rendue Gwen, dans le but de rendre visite à un ami de longue date Enver Boyd, attaqué récemment par un groupe de rafleur, mais sauvé par la police magique Française. Elle était bien placée pour le comprendre, elle savait que des rafleurs Anglais pouvaient lui tomber dessus à n'importe quel moment. C'est dans un élan de solidarité que la jeune femme avait pris le risque de se rendre à l'hôpital sorcier. Surprise, arrivée à l'hôpital à la chambre qu'on lui a indiqué, Gwen ne trouva qu'un lit vide et Elian, lui-même confronté à cette drôle de surprise.

QUELQUES PRÉCISIONS
★ vous êtes au départ à l'hôpital pour rendre visite au fameux Enver Boyd, a vous de décider le lien précis entre votre personnage et le fameux Enver.
★ vous pouvez bien-sûr quitter l'hôpital, votre ami à disparu, il faut le retrouver, n'oubliez cependant pas qu'il est recherché par des rafleurs anglais, ainsi il vous est possible de croiser  certains d'entre eux et de les faire intervenir au cours du rp.
★ vous pouvez décider du sort du dit Enver, si vous préférez laisser ça au destin (ou aux admins XD) n'hésitez pas à m'envoyer un petit mp et en un lancé de dé, je vous direz si Enver est encore en vie ou non.
★ l'ordre de passage est le suivant : Elian puisqu'il est le premier à l'hôpital, puis Gwen.
★ si vous avez la moindre question, n'hésitez pas à m'envoyer un petit mp (a).


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MessageSujet: Re: ☆ (elian, gwen) ~ you are the wilderness.   Sam 12 Avr - 14:50



Tomorrow is another day
And you won’t have to hide away

Beaucoup de sorciers avaient fui l'Angleterre depuis la mise en place du nouveau ministère et un certain nombre d'entre eux étaient des amis ou des connaissances d'Elian, ex-auror et ex-membre de l'ordre du phénix, il avait l'habitude de côtoyer des nés moldus, sa femme en était une d'ailleurs... elle avait été tuée et lui, envoyé à Azkaban, mais ça ne suffisait pas au sorcier pour rester éloigné des problèmes. C'était justement en souvenir de Rhaenys qu'il voulait continuer d'aider les nés-moldus. Ce n'était donc pas un hasard si l'anglais était arrivé en France. Il avait entendu dire qu'Enver Boyd avait des problèmes, des rafleurs étaient à sa recherche. Il ne pouvait décemment pas ignorer cette information, il avait travaillé avec cet homme jadis et s'entendait plutôt bien avec lui, il était, ce qu'on pouvait appeler un bon ami. Ne pas réagir en sachant faisait de lui un complice, non ? Bon d'accord, il exagérait souvent ce genre de choses et surtout, avec son pessimisme habituel, il s'imaginait déjà le pire ! Ainsi, après avoir transplané plusieurs fois pour arriver dans le pays de l'élégance et de la mode, Elian était tombé sur la police moldue qui s'était visiblement occupé du problème, on lui avait indiqué que son ami avait été hospitalisé. Bon, il était peu probable que les rafleurs s'en prennent à Enver à l'intérieur d'un hôpital moldu, mais l'anglais préférait quand même se hâter.

Cependant, il y avait quand même un souci : comment trouver l'hôpital dans une aussi grande ville inconnue et où les gens ne parlent pas du tout la même langue ? Notons que les Français n'étaient pas très bons en anglais et que, quand bien même ils avaient la gentillesse d'essayer d'aider Elian, celui-ci avait du mal à comprendre à cause de leur accent. Enfin bon, il ne pouvait pas le leur reprocher, il était en France et n'avait qu'à parler français ! Seulement, à Poudlard il n'avait pas eu de cours de langue et sa femme lui avait appris quelques mots, mais ce n'était pas suffisant du tout. À part "bonjour" "s'il vous plait" et "merci" il n'avait pas vraiment de conversation dans cette langue. Heureusement, indiquer une direction avec la main était compréhensible dans toutes langues. Il avait mis du temps, mais avait fini par réussir à arriver à l'hôpital. Une fois à l'accueil, ça avait été aussi difficile de faire comprendre qu'il venait voir un patient nommé Enver Boyd, l'hôtesse semblait aussi douée en anglais que lui était en français.

Enfin, avec beaucoup de patience, il était enfin arrivé dans la chambre de son ami... mais le lit était vide. Il resta bouché-bée un instant. Où pouvait-il bien être ? Est-ce qu'il avait décidé de s'enfuir pour aller se cacher ou bien est-ce que les rafleurs étaient passés avant Elian ? Ce n'était pas impossible... même si Elian avait fait le plus vite possible, il ne fallait pas oublier qu'il avait eu du mal à atteindre l'hôpital. Maintenant, il devait chercher Enver avant qu'il soit trop tard (oui Elian imaginait encore le pire, c'était plus fort que lui), mais tout seul dans les rues de Paris, la tâche risquait de ne pas être des plus évidentes. Mais bon, il était de son devoir d'essayer, il n'allait pas laisser un ami dans la merde, ça n'était pas son genre. Quoi qu'il en soit, il était toujours là devant ce lit vide, se demandant comment il allait bien pouvoir procéder tandis que le temps était peut-être déjà compté.

| Hs : J'espère que ça te conviens, sinon n'hésite pas à me mp ^^ |


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MessageSujet: Re: ☆ (elian, gwen) ~ you are the wilderness.   Mar 15 Avr - 18:31

Depuis combien de temps déjà n’avais-je pas revu Enver ? Je me souvenais de lui comme de l’élève de Poudlard, de quelques années plus vieux que moi, le sorcier qui m’aidait lorsque mes devoirs devenaient trop difficiles : la première année que j’étais à l’époque, avait toujours eu un profond respect pour ce grand type de dix-sept ans qui était assez humble et altruiste pour accorder ne serait-ce qu’une attention aux apprentis sorciers. Surtout aux héritiers de sang-moldu : des égards que peu de gens avaient eus pour moi avant lui. Je l’avais revu parfois, en Angleterre pendant la belle époque de mes imprudences de jeune femme, tous les deux nous avions changé, pourtant avait toujours demeuré entre nous un lien indestructible. Qu’est-ce qu’Enver pouvait bien faire en France ? Lorsque mon contact avec le Ministère de la Magie français m’avait tout appris sur son accident, j’avais senti le monde tourner différemment, mes soucis revenir brusquement à mon esprit. La fin de journée avait été chaotique, garder ma patience avec les enfants avait été une chose bien compliquée : irrémédiablement, mon esprit ne cessait de se rapporter à ces vieilles années à Poudlard, à nos conversations dans des pubs de Londres, à son passage pendant mon mariage avec Rupert. La mine basse, les yeux rivés sur le néant, j’étais à peine concentrée sur les bouquets de fleurs à mes pieds : je me devais de faire bonne figure et rien ne sauvait mieux les apparences, que les apparences elles-mêmes. Aujourd’hui, personne ne visitait un être cher sans lui amener des fleurs, je comptais donc bien sacrifier quelques francs pour ramener un bouquet à Enver : pourtant, ce genre de détails n’était pas parmi mes plus grands talents, bien au contraire. J’avais choisi les fleurs pour mon mariage presque au hasard, et j’allais sans doute en faire de même aujourd’hui : me penchant, je ramassais un bouquet de fleurs parmi tous les autres, pour finalement le prendre, sans même regarder le prix. Je n’allais pas jouer les pique-assiettes ; de toute manière, tôt ou tard, ma petite vie française serait réduite à néant, je le savais bien, alors autant vivre sans se poser trop de questions. Le fleuriste avait eu la bonne idée de s’implanter à quelques pâtés de maison de l’hôpital, aussi, je rejoignis bien vite l’immeuble au centre ville. Aujourd’hui encore, je n’avais pas la prétention de connaître la ville comme ma main, ou comme Londres, mais j’avais déjà eu plusieurs mois pour me familiariser : pour le coup, j’avais béni ma nature de native moldue, ainsi, mes connaissances en français avaient pu être assez solides pour me sauver la mise.

Désormais, je savais comment la capitale française fonctionnait : avec ses avenues piétonnes, ses arrondissements - il y avait plusieurs hôpitaux à travers toute la ville, et s’y retrouver pouvait être une chose bien compliquée, heureusement, j’avais obtenu toutes les informations dont j’avais besoin. Cet hôpital n’était pas dans un quartier chic, bien au contraire, c’était à croire qu’Enver avait surtout voulu, malgré tout, rester fondu dans la masse, histoire que personne de potentiellement dangereux ne le repère. Aussi loin de chez lui, il devait être aussi déstabilisé que je l’avais été en arrivant ici : un sentiment que nous pourrions partager, aussitôt que je l’aurais retrouvé. Je comptais bien lui donner un coup de main : si des gens étaient à ses trousses, je me devais de l’aider comme il l’avait fait pour moi auparavant. Certes, il y avait une indéniable différence entre aider une gentille petite fille à faire ses devoirs de métamorphose et sauver un fugitif des griffes du Ministère anglais, mais je ne prenais pas vraiment le temps de calculer toutes ces probabilités. Peut-être que mes actes amèneraient Lysander à me retrouver plus facilement, j’essayais cependant de ne pas y penser, de ne pas laisser l’égoïsme et la peur me paralyser. Enver avait besoin d’aide, et j’étais sur place, alors autant tout tenter. A l’accueil, on m’indiqua sa chambre, et d’un pas décidé, serrant mes fleurs d’une poigne forte, je rejoignis celle-ci : les couloirs n’indiquaient pas la moindre agitation, tout était plutôt calme ici, à croire qu’Enver avait atterri dans le couloir des mourants. Comptant chaque chambre l’une après l’autre, j’arrivais finalement à destination, m’armant d’un sourire de convenance : à l’accueil, la femme m’avait vue si troublée qu’elle avait sans aucun doute avalé tout mon petit jeu sans se poser beaucoup de questions, mais maintenant, je pouvais laisser tomber les masques. Au meilleur des cas, Enver était retapé, pourrait sortir de cet endroit et je lui proposerai alors mon aide. Dans le pire des cas, les blessures d’Enver étaient trop importantes pour être traitées par un hôpital moldu, et il fallait que je trouve un moyen de l’aider à rejoindre l’hôpital sorcier. Moi seule pouvais accomplir tout ça, me répétais-je inlassablement pour ne pas perdre ma bonne volonté. « Tu devrais vraiment faire plus attention à ce que tu fais. » Commençais-je dès que je vis une silhouette masculine se dresser devant moi : Enver était sur ses pieds, c’était déjà une bonne chose. En tout cas, au premier coup d’oeil. Bien vite pourtant, Enver s’avéra avoir bien changé. Pour ne finalement, plus être Enver du tout, mais bel et bien un inconnu, se tenant là, à la place de mon ami. Mon regard se porta bien vite sur le lit vide. Puis à nouveau sur l’homme qui était là : il y avait tout un tas de raisons qui pouvaient expliquer ce que je voyais, mais ma nature de fugitive faisait pointer les pires hypothèses dans ma tête. La bouche entrouverte de surprise, je reculais d’un pas, déposant brusquement mon bouquet de fleurs sur la table près de la porte d’entrée : avec celle-ci dans mon dos, je pouvais toujours m’échapper au cas où les choses tournent mal. Je tenais donc à rester campée sur mes pieds, fermement. « Qui êtes-vous ? Vous faites quoi là ? » Demandais-je sans détour, dans mon français à l'accent anglais, en toisant l’homme qui me faisait face : rien dans son visage ne me semblait familier ; il ne semblait pas particulièrement menaçant. Mais au fond, j’avais déjà bien souvent rencontré des hommes charmants qui s’étaient avérés plus dangereux que je ne l’avais cru.
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MessageSujet: Re: ☆ (elian, gwen) ~ you are the wilderness.   Dim 27 Avr - 14:05



Tomorrow is another day
And you won’t have to hide away

« Tu devrais vraiment faire plus attention à ce que tu fais. » Encore du français... bon d'accord, c'était normal puisqu'il était justement en France ! Il se tourna vers la voix qu'il semblait l'avoir interpellé et remarqua une jeune femme brune qui n'avait jamais vu, enfin pas étonnant, il était vraiment en terre inconnue. En tout cas, elle n'avait pas l'air d'une infirmière. « Qui êtes-vous ? Vous faites quoi là ? » Il leva lest yeux au ciel de façon blasé en entendant encore des mots qu'il ne comprenait pas. Promis, un jour, il apprendrait le français, car ça semblait finalement plus utile que ce qu'il pensait ! Hélas, Rhaenys n'était plus là pour lui apprendre les bases. Enfin ce n'était pas le moment de penser à ça. Cette fille était peut-être venue pour tuer Enver et s'était retrouvé elle aussi face au problème du lit vide... Ou alors, c'était une personne qui lui rendait visite... et bien ce serait facile de savoir ce qu'elle voulait sans pouvoir se parler et sans dico de français. D'autant plus qu'il n'avait pas vraiment de temps à perdre : Enver était peut-être encore vivant. Elian aurait bien tenté de répondre en français il prit sa respiration comme s'il allait parler mais s'arrêta en prenant un air blasé. Il n'était pas foutu de trouver les mots qu'il fallait dans le vocabulaire très limité qui était à sa disposition. Et puis merde.

« Je suis désolé. Je ne parle pas français. » Dit-il en anglais avec un réellement désolé. Évidemment, puisqu'il pensait avoir affaire à une française -il n'avait pas remarqué son accent anglais puisqu'il n'avait pas l'habitude d'entendre du français, même avec un accès anglais- il parlait assez lentement et distinctement. Comme s'il n'avait que ça à faire : se taper la discute dans une langue étrangère pendant qu'Enver était sûrement en danger... si ce n'est pire... peut-être même qu'il était déjà mort pendant qu'ils étaient tous les deux là dans cette chambre d'hôpital vide, sans blessé. C'était le comble, deux visiteurs, mais aucun patient. « Excusez-moi, mais avez-vous croisé Envers dans l'hôpital ? » Reprit-il assez vite, toujours en anglais parlé lentement évidemment. Il tentait le tout pour le tout, si elle prenait un air qui signifiait qu'elle ne comprenait rien, il aurait juste à partir et chercher ... de façon totalement aléatoire un peu comme une aiguille dans une motte de foin. Il ne pouvait pas faire grand choses de plus de toute façon. Il préférait faire les choses façon approximatives que ne rien faire du tout, s'il ne tentait rien, il n'avait aucune chance de pouvoir l'aider, alors que s'il essayait au moins, il avait peut-être une chance sur dix de pouvoir être utile. Si cette jeune femme avait des bases en anglais, elle pourrait surement l'aider un peu... mais bon, Elian était bien placé pour savoir à quel point parler une langue autre que sa langue maternelle était compliqué. Si le monde entier parlait la même langue, au moins, il n'y aurait plus de souci de communication !

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MessageSujet: Re: ☆ (elian, gwen) ~ you are the wilderness.   Dim 11 Mai - 15:51

Chaque jour avait le don de me rappeler que je ne pourrais pas vivre éternellement ainsi ; que tôt ou tard, ma vie d’antan me rattraperait. C’était un passé qui n’était pas si lointain que ça, au fond, tout autant que l’Angleterre s’avérait être un pays géographiquement bien proche de la France en laquelle j’avais trouvé refuge. Ici, certaines choses me rappelaient le pays où j’avais grandi, le monde de la magie que j’avais connu : peu à peu, se chassaient de mon esprit les images du Chemin de Traverse déchiré par la guerre, de toutes les catastrophes qui s’étaient déchaînées devant mes yeux. J’avais envie de vivre loin de tout ça, au fond, ce n’était pas forcément un tort : ce qui me retenait, évidemment, c’était le souvenir de Lysander, ce qu’il avait fait à ma famille ; ce que j’avais fait à la sienne. Pourtant, moi, je n’avais tué que son frère, là où lui avait pris un soin particulier à éradiquer toute ma famille, afin que je sois plus seule que jamais. Une solitude qui résonnait ici, à Paris, dans chacun de mes gestes quotidiens : j’avais beau être au contact d’enfants et de gens à longueur de journée, je ne parvenais pas à avoir la moindre volonté de m’attacher à qui que ce soit ici. De plus en plus, je voyais mes relations comme un meilleur moyen de me blesser. De la part des autres. De la part des circonstances. La liste des gens qui m’avaient trahie était bien longue : c’était bien parce que j’avais senti mon mari sur le point de m’assassiner que j’en avais fait de même avec lui, complotant dans son dos de la plus sinistre des façons. Almerick aussi, se devait d’apparaître sur la liste des hommes ayant trahi ma confiance ; pire encore que Rupert, puisque j’avais été assez imbécile pour croire que de lui, je n’avais rien à craindre. Finalement, depuis le début il avait été de mèche avec Rupert, celui qui avait pour desseins de m’assassiner à la sauvage et m’enterrer dans un coin du jardin pour que personne ne remarque jamais ma disparition. Quelle imbécile j’avais fait, à lui faire confiance. Quelle imbécile je faisais, à encore croire que je pourrais trouver n’importe quelle aide une fois la frontière anglaise franchie, le jour où j’aurais assez de courage pour revenir. Etait-ce donc ça qu’il ne manquait pour venger mes parents, tuer Lysander de la même manière qu’il avait massacré les miens ? Peut-être bien. Après tout, ce n’était pas pour rien que j’avais fini au sein de la maison des Serpentard et non pas chez les grands Gryffondor. J’avais été une née-moldue parmi les Serpentard, une criminelle - une “sorcière qui avait mal fini“ comme diraient certains.

L’anglais de ma naissance résonnant à mes oreilles, ne fit que ranimer toute la méfiance au fond de mon corps : il n’y avait que des anglais qui pouvaient me trahir dans cette vie-ci, que des anglais qui pouvaient me traquer avec la ferme volonté de m’assassiner. Pourtant, les paroles de l’homme ne sonnaient guère comme pleines de malveillance, tout autant que son attitude : il avait l’air tout aussi dérouté que moi, complètement paumé dans ce pays qui lui ouvrait les bras, mais qui lui semblait bien étranger. J’avais connu le même sentiment, à vrai dire, quand j’étais venue ici pour la première fois, et encore aujourd’hui il m’arrivait d’avoir de profondes lacunes dans la langue française, quand bien même je l’avais apprise petite fille. J’étais anglaise, et chaque fibre de mon corps, chaque parcelle de mes tympans réagissait avec appétit aux paroles de l’homme me le rappelèrent face à lui : j’oscillais entre l’envie de fuir à toutes jambes, et le naturel revenant au galop, de lui répondre dans un anglais impeccable. Evidemment, j’avais beau prétendre, me faire passer pour une femme que je n’étais pas, je restais Gwen Rutson, la meurtrière d’un Barrowman, la née-moldue mariée à un sang-pur, la fuyarde que l’on cherchait à assassiner par tous les moyens possibles et imaginables. Et lui, qui était-il ? Au nom d’Enver, mes sourcils se froncèrent brusquement, trahissant bien évidemment le fait que je connaissais l’homme dont il parlait : une connaissance en commun qui ne voulait pour autant pas dire que je pouvais me fier à lui. J’avais déjà été trop stupide de me fier à n’importe qui, l’on ne m’y reprendrait plus, c’était sûr. Dans un nouveau réflexe de mon esprit, rallumant ma méfiance, je posais mon regard encore une fois sur le lit vide et abandonné : je me sentais bien ridicule avec mes fleurs en main, mon stupide accent anglais dans mes paroles françaises, ainsi que cet air dubitatif que j’affichais. Muette, depuis ce qui me semblait être une éternité. « Je parle anglais. » Articulais-je dans ma langue natale sans la moindre difficulté, détournant les yeux le temps de poser mon bouquet sur la table, l’abandonnant sans doute à mourir ici, mais histoire surtout d’avoir les mains libres s’il fallait que je me batte contre l’homme face à moi. J’avais beaucoup trop de choses à faire encore dans ma vie pour laisser un inconnu m’assassiner sur place pour une quelconque raison. Encore moins pour Enver, quand bien même je l’appréciais, quand bien même il m’avait aidée et soutenue de bien nombreuses fois, avec plus de loyauté que beaucoup d’autres. « Mais je ne réponds pas pour autant aux gens qui ne me disent pas qui ils sont. » Tout anglais qui se respectait se savait en temps de guerre, sa vie sur le fil, prête à basculer dans l’oubli en une fraction de seconde. Il avait beau ne pas avoir compris un traitre mot de ce que j’avais pu lui dire quelques secondes plus tôt, la vie d’Enver était bien trop capitale pour que je livre quelque indice que ce soit à un homme que je ne connaissais ni d’Adam, ni d’Eve. La méfiance éveillée à l’extrême dans tous les camps, à chaque recoin de rue ces temps-ci, mieux valait jouer de mille prudences : qu’est-ce qui me disait qu’il ne s’agissait pas de Lysander ayant avalé une potion de Polynectar pour se rapprocher de moi, après tout ? J’avais beau frôler la paranoïa en ayant une telle idée en tête, je ne pouvais m’empêcher de la ressentir jusqu’au plus profond de mes tripes. Ce salopard me hantait, partout où j’allais, quoique je fasse.
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