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 close your eyes and let it rain (event, gwen)

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MessageSujet: close your eyes and let it rain (event, gwen)   Sam 12 Avr - 21:08

La journée avait été longue, c’était souvent le cas au ministère de la magie. Les doutes qui s’étaient immiscés dans la tête du sorcier depuis la mort de ses parents ne l’aidait pas à supporter ces longues journées. Quitter le ministère de la magie, quitter les exécuteurs, c’était ce qu’il voulait faire depuis peu, décrocher de tout ça, de la guerre et reprendre sa vie en mains. Il était joueur de quidditch professionnel à la base, pas exécuteur. Le quidditch était plus qu’oubliés ces derniers temps et la victoire de Lord voldemort n’avait pas rétabli les matchs. Au fond, être au chômage aurait été mieux que de se retrouvé coincé là-dedans. Une fois chez lui, le sorcier se laissa tomber sur le canapé, un verre d’alcool à la main. Passer la soirée avec comme seule compagnie celle de sa bouteille de whisky, ça lui semblait être une bonne idée. Ces derniers temps, cette dernière s’avérait être sa meilleure amie. Bien qu’il n’ait rien à célébrer, il passait certainement trop de temps le nez dans la boisson. Ce n’était pas vraiment un vraiment un souci pour lui, les cuites ça le connaissait. S’il devait s’en prendre une ce soir, ce ne serait pas la première de l’année, ni même la dernière. Dans les événements récents, il avait perdu sa famille, ça pouvait justifier la façon dont il passait ses soirées. De toute façon, il avait la majorité depuis un moment déjà, alors il faisait bien ce qu’il voulait. Il ne tirait aucun amusement de ces soirées, juste la satisfaction d’être tout seul dans son coin, déconnecté du reste du monde. Si en plus, on pouvait lui apporter un gâteau au chocolat avec une beaucoup de chantilly et sans glaçage, mais avec une cerise sur le dessus, sa soirée serait parfaite. S’il devrait faire un vœu ce serait qu’on frappe à sa porte pour lui en offrir un en cadeau. Il sursauta d’ailleurs, alors qu’au beau milieu de son délire, quelqu’un vint frapper à la porte. Il était tard et il ne pensait pas qu’on pouvait lui apporter le gâteau de ses songes. C’était sans doute un type du ministère qui venait lui annoncer qu’on avait besoin de lui pour une nouvelle mission. Il soupira alors qu’il se levait de son canapé pour aller ouvrir la porte. La surprise se dessina sur son visage alors qu’il vit Gwen sur le seuil de la porte. « Gwen ? » Dans leur relation, ce n’était clairement pas la joie, alors qu’est-ce qu’elle faisait là ? Née-moldue, en fuite, elle était encore recherchée par le ministère de la magie, il le savait, il avait vérifié dans les dossiers. Elle n’avait rien à faire là. Il regarda rapidement dans la rue pour s’assurer qu’il n’y avait personne aux alentours avant de la tirer par le bras pour la faire rentrer, sans la moindre invitation, simplement pour pouvoir refermer rapidement la porte derrière elle. « Qu’est-ce que tu fais ici ? » Le bannissement des né-moldus faisait qu’elle n’avait pas le droit d’être là. Sa présence ici était un risque, autant pour elle que pour lui.
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MessageSujet: Re: close your eyes and let it rain (event, gwen)   Sam 12 Avr - 23:30

Le désespoir m’avait envahie. Il avait eu raison de moi : c’était une évidence que je ne pouvais plus nier, maintenant que je me retrouvais dans ces quartiers. Je n’avais jamais remarqué à quel point la France était différente de l’Angleterre jusque-là, mais j’avais comme le sentiment que la ville avait complètement changé. Peut-être était-ce parce qu’à cause de la loi Bloodstream, je me sentais ici comme une étrangère qui n’aurait pas dû se trouver là, quelqu’un que l’on n’hésiterait pas à tuer si on la retrouvait dans les parages. Et pas que à cause de ça ; j’avais sûrement ma part de responsabilité dans le destin qui s’offrait à moi. La fête avait battu son plein ici il y a peu, tout comme à Paris : je le remarquais à cause des gobelets pour boisson vides, abandonnés sur le sol, les restants de rire qui continuaient de flotter dans l’air. Il y avait encore, ici et là, des familles qui semblaient insouciantes : ça remontait à très loin, le temps où j’avais été la petite fille que mes parents auraient espéré que je sois. Finalement, le fait que j’ai été une sorcière les avait condamnés à mort, tout aussi sûrement que ça me promettait à des années bien compliquées. Dans ce monde là, je n’avais plus vraiment que des amis. En avais-je même encore un ? Si je n’étais pas coupable d’être une née-moldue, j’étais coupable d’avoir tué Rupert, et peu de gens peut-être pourraient comprendre quel élan m’avait pris ce jour-là, quand j’ai décidé de mettre fin à la vie de quelqu’un. Mes pas me rapprochaient d’un sort quelconque ; l’accueil de quelqu’un qui m’aiderait, ou quelqu’un qui me condamnerait : je connaissais la vraie nature d’Almerick, ce qu’il avait fait pendant la guerre, dans quoi il s’était lancé. Lui aussi était un tueur, tout comme moi. Lui, pire encore, il se plaisait comme un poisson dans l’eau, dans cette société qui pourchassait les créatures dangereuses, qui bannissait les nés-moldus, qui trahissait n’importe qui. Il n’était pas mieux que moi, en somme, et c’était ce dont j’avais besoin : Lysander m’avait retrouvée, mes chances de pouvoir rester à Paris s’amenuisaient, et je ne pouvais m’empêcher de me dire qu’après m’avoir tant trompée, Almerick me devait bien ça. Prendre de l’âge ne m’avait pas faite devenir plus responsable, je voulais blâmer quelqu’un d’autre pour ce qui m’arrivait, et j’avais bien envie de crier sur quelqu’un aujourd’hui, pourquoi pas Almerick, on ne s’était pas vus depuis si longtemps. Je n’étais pas un cadeau sans aucun doute : il aurait espéré meilleure compagnie, je le compris lorsqu’il ouvrit la porte de chez lui - j’avais commis l’imprudence de passer du côté sorcier, mais ce n’était pas seulement cette surprise-là qui se lisait sur le visage de l’homme face à moi. Il avait mon nom au bord des lèvres, ce qui avait semblé être une sucrerie à une autre époque, mais je le dévisageais sans laisser la moindre nostalgie me trahir : il était loin le temps où je l’avais aimé, me disais-je sans cesse. Je détournais les yeux alors qu’il m’entrainait à l’intérieur, la proximité avec lui rendait tout réel, me rendant moi, plus fébrile que si j’avais bu assez d’alcool pour me coltiner une cuite phénoménale. Qu’est-ce que je faisais là ? Dans la pénombre, je le dévisageais, entrouvrant les lèvres pour dire quelque chose, et finalement, alors que j’aurais aimé être brave, tout ce qui sortit fut une vague plainte. « J’ai besoin d’aide. » Pauvre Gwen, je résonnais comme bien pitoyable, la mine basse, cette vulnérabilité dans la voix. Aussi, je pris sur moi de répéter plus nettement, la voix détachée. « J’ai besoin d’aide. » J’aurais sans doute dû dire ça à une autre époque aussi, plutôt que d’en arriver à tuer Rupert, mais j’avais commis des erreurs, sans doute ; je ne savais pas. Je ne savais même pas si je pouvais me fier à Almerick, c’était sans doute pour ça que j’étais incapable de soutenir son regard.
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MessageSujet: Re: close your eyes and let it rain (event, gwen)   Jeu 17 Avr - 15:19

La vie était pleine de surprises, il s’agissait d’une chose dont Almerick avait plus que conscience. Il avait assisté au fil des années à des choses des plus étonnantes. Depuis la victoire de Voldemort, ces choses étaient bien souvent désagréables. Il avait cru avoir fait le bon choix en rejoignant les rafleurs puis les exécuteurs, alors que la loi Fronde était lancée, on disait qu’on avait encore plus besoin de personne comme lui. Ça aurait pu lui convenir, lui, il était en sécurité et pas avec la marque pour lui pourrir la vie. Il était libre et ne risquait aucune offensive de la part du gouvernement, parce qu’il avait choisi de s’allier à ce dernier. Il avait vu les exécutions publiques devant Gingotts, il avait assisté au bannissement des nés-moldus puis, aux déportations à Numengard, ainsi qu’aux autres événements qui avaient suivis, c’était sans aucune joie qu’il avait vu tout ça, mais avec la certitude que lui, il ne serait jamais victime de tout ça. C’était probablement la première fois qu’il suivait ses parents, alors que sa sœur jumelle avait choisi une autre voie. Maintenant sa famille ne ressemblait plus à grand-chose. C’était fini les anniversaires qu’il avait partagé avec sa jumelle, il n’y aurait plus de cotillons et de rires à chaque fois qu’ils prendraient de l’âge. Il n’y avait plus que lui à présent, en compagnie de sa boisson, parce qu’il ne restait plus rien de ses vieux souvenirs et que désormais, il était en proie aux doutes. Il était toujours cru qu’il avait fait le bon choix et pourtant, le nez dans son verre d’alcool, il se disait qu’il avait certainement eu tord. Les jeux du destin étaient parfois cruels, c’est ce dont il eu l’impression en voyant débarquer Gwen chez lui. Recroiser les prunelles de la jeune femme ne pouvaient que renforcer ces doutes. Elle était une partie importante de son passé, elle était cette fille qu’il avait aimé, celle qui n’était pas uniquement une parmi tant d’autres. Elle avait été cet amour impossible, celle qui avait épousé son meilleur ami et celle qui, par la suite l’avait tué. Elle avait peut-être anticipé la mort d’Harry Potter et toutes les merdes qui arriveraient après, la loi Bloodstream qui l’aurait éloignée de son époux ou simplement, la folie de ce dernier, sorcier de sang-pur qui à un moment donné, dans cette guerre n’aurait eu d’autres choix que de se débarrasser d’elle. Gwen ou Rupert, Rupert ou Gwen, à un moment donné, l’un d’entre eux seraient morts. « Qu’est-ce qui se passe ? » d’un geste rapide, il sortit sa baguette afin de fermer rapidement tous les volets de sa petite maison, s’assurant ainsi qu’aucun regard indiscret ne pourrait voir qui venait d’entrer chez lui. Par mesure de prudence, il n’alluma que le feu dans la cheminée ainsi que quelques bougies, mieux valait laisser supposer qu’il n’y avait pas âme qui vive dans cette maison, la dernière chose qu’il voulait désormais, c’était d’entendre la police magique frapper à sa porte.
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MessageSujet: Re: close your eyes and let it rain (event, gwen)   Mar 22 Avr - 17:21

Je devais être désespérée pour me retrouver ici. J’étais désespérée. Il n’y avait sans doute pas de mal à le reconnaître, tant la tension déchirait mon visage et les questionnements bourdonnaient dans ma tête. Sans me retourner, j’avais quitté Paris, abandonné cette partie claire de ma vie pour replonger dans l’obscurité qui englobait tout le pays où j’étais née. Loi Bloodstream, Projet Fronde, Projet Live Bait ; je n’en avais eu que quelques bribes, rapporté sur les journaux dans un pays en paix, mais les choses semblaient plus chaotiques encore sur le terrain. J’avais l’impression que les Mangemorts - que Lysander - étaient partout, qu’ils hantaient chacun de mes pas et qu’ils ne me lâcheraient pas avant que j’abandonne. Ils pouvaient attendre des années, comme des prédateurs tapis dans l’ombre. Il était loin désormais, le jour où j’avais cuisiné des cupcakes pour mes collègues à l’école, goûtant le bon chocolat français qui n’avait aucun pareil ici. Les sucreries et autres petites douceurs me semblaient n’avoir pas la moindre importance ici : à raison, la guerre faisait encore rage, certaines personnes étaient encore assez folles pour mener des attaques contre le Ministère. Moi, je n’étais pas folle, je n’étais sans doute pas revenue ici pour me battre : quel sentiment m’avait conduite jusqu’ici, devant la porte d’Almerick, à plonger un regard faible, désabusé, sur lui ? Il m’avait trahie cependant, il avait travaillé de mèche avec Rupert pendant toutes ces années, tout ce temps où je m’étais sentie, à tort, sauve avec lui. Je ne pouvais m’empêcher de le détester - de me détester pour me retrouver ici, à me replier vers la seule personne qui m’était venue en tête : alors j’en étais là, hein ? Réduite à aller voir ce qui ressemblait à un ennemi, dans l’espoir que quelques flammes de vieux sentiments m’aident à ne pas tomber entre les mains de Lysander à nouveau ? Qu’est-ce qui pouvait empêcher Almerick de m’amener au Ministère ? Je n’en savais rien, pourtant, je m’étais raccrochée à un petit espoir fou : que Harry Potter soit mort, que Voldemort ait gagné, tout ceci n’importait pas, dans l’histoire que nous avions tracée ensemble, si ? J’aurais voulu pouvoir lire ces réponses rien qu’en l’observant à la lueur des bougies qu’il venait d’allumer, mais je ne pouvais m’empêcher d’interpréter le jeune homme comme une parfaite énigme que j’avais cru comprendre, à une époque. Mais je m’étais fourvoyée. Je frissonnais sous le regard d’Almerick, la gorge sèche, regrettant bien vite l’élan de folie qui m’avait amenée ici : c’était comme si tout me revenait à l’esprit, et un brin de mes faiblesses s’évanouit. Je me grimais du masque impénétrable de la fille brave, mes yeux préférant se fixer sur l’alentours plutôt que sur Almerick. « Lysander m’a retrouvée. » La sentence tomba comme une pierre au fond de mon estomac, je n’avais pas encore prononcé ces paroles à haute voix : fini les temps calmes à comploter ma vengeance, dans mon coin, à Paris. Tout se précipitait, et je me noyais : pourtant, la main d’Almerick n’aurait pas dû être celle que j’aurais dû cherché dans les ténèbres.
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MessageSujet: Re: close your eyes and let it rain (event, gwen)   Dim 4 Mai - 15:38

Almerick ne savait pas ce que Gwen était venue faire en ici, chez lui. Elle n’avait rien à faire en Angleterre. Elles étaient loin les années où ils s’étaient retrouvés dans cette même maison tous les deux comme si ça n’avait pas d’importance. Aujourd’hui, elle était en tort en venant ici. Le chemin de traverse était un lieu sorcier, le bannissement des nés-moldus, disait que les gens comme elle, n’avaient plus le droit de venir dans ce genre de lieux. On disait également qu’elle ne devrait pas avoir le droit de lui adresser la parole. Il n’était peut-être qu’un sorcier de sang-mêlé, mais il était un sorcier et rien que pour ça, elle n’avait pas le droit, selon la loi Bloodstream d’entretenir quelque relation que ce soit avec lui. C’était imprudent de venir en Angleterre, ça l’était encore plus de venir jusque chez lui. Durant la guerre, il avait été rafleurs, des personnes comme elle, il en avait conduit plein à Azkaban. Après la victoire de Voldemort suite à la mort d’Harry Potter, il avait vu certaines de ces personnes être exécutées sur la place publique devant Gringotts. Il était devenu l’un de ceux qui étaient chargés de tuer les traitres. De tuer les éléments dangereux, ceux que l’on désignait dans la loi Fronde, ou les rebelles, ça n’avait pas d’importance, il devait tuer ces gens, il s’agissait de son métier. Celui qu’il avait choisi pour sauver sa propre peau, celui dont il ne pouvait plus s’échapper à présent, malgré les doutes qui s’étaient emparés de lui quand sa famille était morte. Gwen ici, il aurait dû la tuer. Elle était une née-moldue recherchée par le ministère de la magie. Il savait que le directeur du département de justice magique rêvait de voir sa tête sur un plateau d’argent, parce qu’elle avait tué son frère, celui qui avait été son meilleur ami à lui. Elle n’aurait vraiment pas dû être là, c’était de la folie. Il y avait forcément une raison qui l’avait poussée à commettre une telle imprudence, à risquer de ne plus connaitre d’anniversaire, il espérait qu’elle soit bonne. Elle n’était certainement pas venue profiter de sa présence et de l’ambiance éclairage à la bougie. Elle avait fini par dire ce qui l’avait amenée ici. Il l’avait retrouvée et elle n’avait pas trouvé le meilleur endroit pour lui échapper à nouveau. « Et il va te retrouver encore plus vite si tu restes ici ! » Qu’est-ce qu’elle avait cru en revenant ici sérieusement ? Déjà en Angleterre, mais en plus chez lui. « Je suis exécuteur, je devrais te tuer sur place. » Il ne le ferait pas. Il laissa échapper un soupire, ils devaient trouver une solution. Elle n’aurait pas dû venir ici. Tout ce qu’il pouvait faire pour elle, c’était lui offrir quelques gâteaux apéritifs et un verre d’alcool, peut-être la cacher, un moment en tous cas, tôt ou tard quelqu’un la trouverait et ils seraient tous les deux dans la merde, dans un sens, ils l’étaient probablement déjà, l’un comme l’autre et dire que tous les choix qu’il avait fait depuis le début de la guerre, il les avait fait pour éviter ça, c’était raté, il ne tuerait pas Gwen, même pour éviter les emmerdes.
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MessageSujet: Re: close your eyes and let it rain (event, gwen)   Dim 11 Mai - 15:54

J’aurais voulu croire que le désir de vengeance me rendait plus brave, plus coriace ; ma fuite en France avait pourtant parlé pour moi, j’avais peur, jusqu’au plus profond de mes entrailles. Avec la victoire de Lord Voldemort, il était évident que mon cas était encore plus désespéré à présent : personne ne viendrait tendre la main à la née-moldue ayant assassiné son mari de sang-pur, dans un Régime tel que celui-ci. J’avais suivi de loin ce qui s’était déroulé ici, dans mon pays natal, mais je ne voulais pas imaginer ce qui pourrait m’arriver si le Ministère venait à me mettre la main dessus : finirais-je exécutée sur le parvis de Gringotts ? Emprisonnée à Azkaban jusqu’à ce que Lysander vienne m’y cueillir et m’assassiner dans ma cellule ? Avais-je seulement réfléchi à tout ça en venant ici ? Je me souvenais à peine de mes derniers instants en France, simplement de mon face à face avec Lysander, la façon dont mon quotidien avait volé en éclat, avec mes cupcakes au chocolat que je lui avais envoyé en pleine figure pour fuir. Je me retrouvais à faiblir subitement, comme la lumière de ces bougies vacillant dans notre face à face, mais alors que je me montrais si faible en ce jour, les paroles d’Almerick réveillèrent aussitôt mon orgueil. Je me souvenais très bien de sa trahison, de la manière dont je l’avais découverte, de la façon dont il avait comploté depuis toujours avec Rupert : mais qu’est-ce que je faisais là ? Quelle idée était venue à mon esprit lorsque je m’étais dit que le Nouveau Régime, la loi Bloodstream ainsi que ma trahison n’avaient pas la moindre importance, entre nous ? C’était ce qui nous séparait. Brusquement, je vins abattre mes mains sur le torse du sorcier face à moi, le repoussant de ma maigre force, mon regard furieux fiché dans le sien. « Tu devrais me tuer, hein ? Pour accomplir les volontés de ton meilleur ami, c’est ça ?! » J’avais tellement ravalé cette colère contre lui que c’était bien facile pour moi de rappeler à Almerick la façon dont il m’avait toujours considérée. Je fis volte-face, attrapant subitement la poignée de la porte, prête à l’ouvrir dans un geste. « Peu importe. Tu m’en dois une que je sois pas venue pour toi après avoir tué Rupert. » C’était bien la première fois que je me montrais si froide, si insensible à ce que j’avais fait ; ce n’était qu’une apparence, qui palpitait en moi au rythme de ma colère battant à mes tempes. « T’en fais pas, je m’en vais. » J’ouvrais la porte brusquement, pour la claquer sans ménagement derrière moi, mes pas me guidant d’eux-mêmes tant je naviguais entre conscience et inconscience. Il avait raison, je ne pouvais pas rester ici ; j’avais pourtant espéré, quelque part dans mon imbécile d’esprit déboussolé, que son premier réflexe n’aurait pas été de vouloir me tuer, mais m’aider malgré tout.
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MessageSujet: Re: close your eyes and let it rain (event, gwen)   Dim 3 Aoû - 22:35

Jamais il n’avait voulu tuer Gwen. Malgré les choix qu’il avait pu faire, les alliances qu’il avait tissées pour surtout assurer sa propre survie, il n’avait jamais voulu tuer la jeune femme. Les choses auraient été beaucoup plus simples s’il l’avait voulu. Gwen avait toujours représenté un problème dans sa vie. Elle était cette fille inaccessible à laquelle il s’était trop accroché. Elle était celle qu’il ne pouvait pas avoir mais qu’il désirait avec trop d’ardeur. Il n’aurait jamais dû la convoiter comme il l’avait fait alors qu’elle était l’épouse de son meilleur ami. Leur relation était interdite et c’était peut-être ce qui l’avait rendue si exceptionnelle à ses yeux. il s’était attachée à Gwen plus qu’il ne l’aurait dû et les événements récents qui rythmaient sa vie faisaient qu’il se détachait de plus en plus des principes auxquels il s’était soumis dans cette guerre. Egoïstement, il avait toujours voulu préserver sa propre vie en se fichant bien des autres. Aujourd’hui, c’était différent. Il n’avait pas voulu tué Gwen au début de cette guerre, il ne voulait pas la tuer aujourd’hui. Aux yeux de ceux qui dirigeaient l’Angleterre en ce moment, il s’agissait d’une grave erreur. C’était une trahison. Tuer Gwen ce soir, ça aurait dû être son devoir. Il s’agissait d’une fugitive et il était exécuteur, il aurait dû être capable de l’abattre sans même poser de questions. C’était de son devoir. C’était pourtant un devoir qu’il ne ferait pas, même si, maintenant que Gwen était entrée chez lui, tout devenait compliqué. Il ne savait pas si quelqu’un avait pu la voir, mais la police magique trainait toujours dans un coin. Vu le temps, ils étaient peut-être plus au bar qu’en train de vraiment surveiller les rues, mais il ne fallait pas trop les sous-estimer. Malheureusement, en principe, ils faisaient bien leur travail, au même titre que les exécuteurs. Lui, il l’avait bien fait pendant un temps, au moins avant que tout ça ne lui semble bien dénué de sens. Maintenant, il avait beaucoup plus de difficultés à agir comme son rôle le lui demander et surtout avec Gwen. « Non, Gwen ! » Il aurait voulu la retenir et lui dire qu’il n’avait en rien l’intention de la tuer et qu’au contraire, il voulait bien l’aider, quoi que soit les risques qu’il devrait prendre pour ça. Pour elle, il était prêt à les prendre et à les assumer. « Attends, Gwen ! » La porte claque avec force juste devant son nez. S’il avait été ne serait-ce qu’un millimètre plus près, elle lui aurait certainement cassé le nez en refermant la porte. Il ne fallait pas qu’elle reste toute seule dans ces rues. Elle n’avait pas le droit d’y être. Elle était une née-moldue et les nés-moldus avaient été bannis du monde magique. La police magique pouvait parfaitement l’attraper et Merlin seul savait ce qui lui arriverait si ça venait à arriver. Après quelques secondes d’hésitation, il soupira puis, passa le seuil de sa porte pour se lancer à la poursuite de la jeune femme. Il n’eut besoin que de courir quelques secondes avant d’arriver à sa hauteur. « J’ai dis que je devrais te tuer, pas que j’allais le faire. Je ne suis pas Rupert. » Il chuchotait presque, ce n’était pas le moment de se faire repérer par la police magique, ils devaient être discrets. « Tu devrais me laisser parler avant de t’enfuir comme ça. Tu ne peux pas rester dehors, déjà parce qu’on est en plein hiver et qu’il caille, mais aussi parce que la police magique rôde dans le coin ! » Gwen avait certainement quitté l’Angleterre trop longtemps si elle n’était pas capable de se rendre compte de ça. Tous les deux, ils feraient mieux de rentrer avant que quelqu’un ne leur tombe dessus.

(désolée pour se retard de fou, tu as le droit de me fouetter pour la peine  :héé: )
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MessageSujet: Re: close your eyes and let it rain (event, gwen)   Dim 10 Aoû - 23:08

J’étais impulsive, je l’avais toujours été : c’était ce qui m’avait valu ma place à Serpentard, malgré mon statut de sang. En lisant dans ma tête, aux tréfonds de mon caractère, le Choixpeau n’avait pas jugé nécessaire de penser à mes origines de moldue pour me placer parmi les vert et argent, un fardeau que j’avais dû porter pendant des années. Des pulsions qui traversaient encore mon corps dès que mes ambitions étaient réduises à néant, mes attentes écrasées du plat du pied par la seule personne en qui j’avais estimé pouvoir avoir confiance dans ce monde là. Mes pieds écrasaient nerveusement le sol du Chemin de Traverse, tandis qu’à vive allure, je m’arrangeais pour creuser au plus vite la distance entre Almerick et moi. Nous ne nous reverrons sans doute jamais, disait une part de mon esprit ; c’est tant mieux, disait l’autre, ignorant mon coeur qui se serrait tout au fond de ma poitrine : tout autour de moi, l’air, les bâtiments, me semblait hostile, peu enclin à m’accueillir dans mon pays de naissance. J’aurais pu aller me réfugier chez mes parents... j’aurais pu, s’ils avaient été ne serait-ce qu’encore en vie. Si Lysander ne les avait pas tués. Et je maudissais à nouveau d’avoir ne serait-ce qu’un jour croisé la route de Rupert Barrowman : sans lui, je n’aurais jamais été en danger, sans lui, je n’aurais jamais connu les déceptions de l’amour, ni même Almerick tout court. Il ne fallut pas longtemps avant que la présence à mes côtés du jeune homme me fasse à nouveau violemment me braquer, m’écartant de lui dans un mouvement d’épaules, les mains profondément enfoncées dans les poches de ma veste ; pivotant sur mes pieds, je lâchais un ricanement, la colère m’empêchant instantanément d’être aussi discrète que lui. « De quoi tu parles ? Tu es exactement comme Rupert, tu as passé des années, des mois à me mentir ! Et j’ai été assez stupide pour te croire, vraiment idiote au point de revenir jusqu’ici ! Ne t’avise même pas de dire que tu n’es pas comme lui, parce que tout ce que tu fais, ça ressemble à tout ce que Rupert aurait fait ! » Et je le fusillais d’un regard plein de jugement, me maudissant à nouveau d’être venue jusqu’ici, soufflant avant de reprendre ma route, farouche, déterminée. « J’en ai rien à faire, de la police magique, va donc trembler de peur ailleurs, je ne voudrais franchement pas te mêler à des affaires qui ne sont pas les tiennes, monsieur l’exécuteur. » Il y en avait qui parvenaient mieux à s’adapter à un monde où les sorciers se tuaient entre eux ; combien de nés-moldus, comme moi, Almerick avait-il tué ? Un frisson me parcourut de la tête aux pieds, c’était bien pour ça que j’avais ardemment désiré ne plus jamais le revoir, il avait cependant fallu que ma raison faiblisse, que la peur l’emporte pour que je retombe ici, dans ces vieux travers.


Dernière édition par Gwen Rutson le Dim 12 Oct - 17:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: close your eyes and let it rain (event, gwen)   Ven 12 Sep - 11:17

Depuis que la guerre avait éclatée, Almerick avait toujours privilégié la prudence à tout le reste. Tous les choix qu’il avait faits jusqu’à présent n’avaient fait que viser un seul but : sa propre survie. S’il avait rejoint les rafleurs pendant la guerre, si maintenant il faisait parti des exécuteurs, c’était bien parce qu’il s’agit du meilleur moyen de protéger sa vie. Il ne voulait pas être de ceux qu’on enfermerait à Azkaban parce qu’il avait défendu ses idées, il ne voulait pas non plus être abattu en public comme un vulgaire animal, alors, il avait choisi de façon à ce que ça n’arrive jamais. Trop souvent, il regrettait ses choix et se maudissait pour avoir été incapable de voir les choses sous un autre angle avant de s’engager trop profondément sur cette voie là. Maintenant, il avait la sensation de ne plus pouvoir faire marche arrière, question de prudence encore. Il fallait être prudent, il fallait toujours être prudent si l’on tenait un tant soit peu à la vie. Gwen aurait dû comprendre ça, elle était particulièrement concernée par les dangers, mais de toute évidence, elle avait dû oublier cette notion, alors qu’elle haussait le ton en se fichant bien de la police magique qui rôdait aux quatre coins du chemin de traverse. Peut-être que ça ne semblait pas réel pour elle tant qu’elle n’avait pas l’occasion de les croiser en personne, mais lui, il était bien placé pour savoir qu’ils étaient bien là quelque part et que, s’ils avaient des échos de cette conversation au beau milieu de la rue, ils n’hésiteraient pas à intervenir. Face à eux, lui, il trouverait probablement un moyen de s’en sortir, mentant pour sauver sa peau, mais elle, il n’y avait rien qu’elle puisse inventer pour sauver sa peau. Elle avait été bannie du monde des sorciers par son statut de née-moldue, elle n’avait rien à faire dans un lieu pareil. Ils n’étaient pas en plein cœur d’une rue lambda à Londres, ils étaient au beau milieu du chemin de traverse. « Si j’étais comme lui, je te tuerai sur le champ ! Je ne le ferais pourtant pas. » Au fond, ça ne ferait que lui donner raison s’il le faisait. Il avait déjà du sang sur les mains, il avait déjà tué certains sorciers, il en avait conduit d’autres à leur perte, mais jamais il n’aurait touché à un cheveu de Gwen. Si elle ne voulait pas y croire, tant pis pour elle, il n’y avait rien qu’il puisse faire pour elle à présent et il n’allait pas passer la nuit à lui courir après, alors il resta là où il était, haussant à son tour le ton, de toute façon, ua point où ils en étaient, ça ne pouvait plus être pire. « Pourquoi tu es venue ici si tu ne me fais pas confiance ? » Est-ce qu’elle était vraiment assez stupide pour simplement se jeter dans la gueule du loup ? Non, il devait bien y avoir une raison qui l’avait poussée à revenir vers lui alors qu’elle savait exactement ce qu’il était devenu.
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MessageSujet: Re: close your eyes and let it rain (event, gwen)   Dim 12 Oct - 17:50

Etait-ce l’épuisement, la fatigue d’une vie de fuyarde qui m’avait ramenée jusqu’ici ? Il n’y avait rien en Angleterre qui puisse pousser mon coeur et toutes mes volontés à revenir ; j’étais bien là cependant, à arpenter ce chemin que j’avais déjà parcouru des centaines de fois. Le Chemin de Traverse avait toujours eu ces allures d’allée des merveilles pour moi : c’était le premier endroit où le professeur de Poudlard m’avait emmenée, quand j’avais fait ma première rentrée à l’école de magie. La première fois que j’avais découvert l’existence du monde magique, tout court. Aujourd’hui, l’endroit n’était plus habité de cette gaieté qui m’avait explosé aux yeux aussitôt que j’avais passé l’ouverture au Chaudron Baveur. Les temps avaient changé, et j’avais changé également. A Paris même, dans un pays tranquille et loin de la guerre, j’avais été, somme toute incapable de me construire une existence loin du chaos : au moins, ici avais-je le sentiment de pouvoir être à ma place, et faire quelque chose de constructif. Si seulement je n’étais pas tant habitée par une peur paralysante ; j’avais pourtant à présent tous les moyens pour me défendre face à Lysander Barrowman : le talent qui plus est, ainsi que la volonté farouche de survivre. Dans des temps comme celui-ci, c’étaient aujourd’hui des denrées rares auxquelles je devais m’attacher avec toute la force du monde. Il avait fallu qu’Almerick écrase tout en quelques paroles : que croyait-il ? Que j’étais partie pour rester cachée pour le restant de mes jours ? Qu’importe qu’on m’emporte à Azkaban, si cela me permettait de croiser le chemin de Lysander pour le tuer de mes mains comme je l’avais fait avec Rupert. Comme il l’avait fait avec ma famille. Almerick était un lâche : un lâche qui se cachait derrière le masque de l’Exécuteur. Ce même lâche qui avait comploté mon assassinat avec Rupert, celui qui m’aurait sûrement laissée mourir. Peut-être bien. Pouvais-je seulement me fier à ce qu’il me disait ? Mes instincts demeuraient imperméables à ses paroles, un regard foudroyant l’examinant de la tête aux pieds alors que j’avais fait volte-face. « Pourquoi ? Pourquoi après tout, tu ne me tuerais pas, hein ? C’était bien ce que tu avais prévu de faire avec mon cher mari, n’est-ce pas ? Toi tu m’occupais en jouant les amants, c’était ça votre plan ? Il faut croire que tu as été plus mauvais que tu ne le croyais dans ta mission ! » Découvrir les plans de Rupert, l’implication d’Almerick n’avait fait que tout remettre en question dans mon existence : ce mariage, que j’avais pensé sauf pour toujours, à l’abri des conflits et des a priori de certains. J’avais cru que mon statut de née-moldue n’aurait jamais eu d’importance pour Rupert. Pour Almerick non plus. Quelle idiote ! Et tous les deux s’étaient assez joués de moi pour que je leur retourne la faveur, droit dans les yeux, un éclat de défiance dans mes prunelles. « Tu sais quoi ? Je ne sais pas pourquoi je suis venue ! Peut-être parce que je croyais que tu n’étais qu’un connard en apparences. Parce que je croyais que c’était à Rupert et non pas à moi que tu avais menti ! Ou peut-être simplement parce que la peur fait faire des choses complètement stupides. » Je le dévisageais un instant, incapable de savoir si c’était moi que j’avais trahi, ou si j’avais réussi à fissurer une parcelle des hautes murailles qu’il avait dressées entre nous. Pour protéger sa peau, il avait été prêt à me sacrifier moi, alors pourquoi les choses devaient en être autrement à présent ? Reculant d’un pas, je m’écartais à nouveau, pour l’observer de la tête aux pieds. « Ou peut-être parce que tu m’en dois une. Parce que si je suis revenue, c’était pour te donner une deuxième chance, et pas pour te tuer, comme je compte bien le faire avec les Barrowman. » Concluais-je d’un ton sec, froid. Calculateur, qui ressemblait presque à celui qu’aurait pu adopter mon propre mari, ou son fou de frère. Qu’importe, pour atteindre ma proie, j’étais prête à devenir comme elle, à agir comme elle ; n’importe quoi, si cela pouvait me permettre d’obtenir ma vengeance.
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