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 (tracey) † a friendship that belongs to the past

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MessageSujet: (tracey) † a friendship that belongs to the past   Dim 24 Nov - 17:39





a friendship that belongs to the past.

Refouler le passé. Oublier toutes les personnes qui auparavant, étaient notre famille. Une chose qui pouvait sembler affreusement difficile, pour tout le monde. Malgré tout cela, ce n'était absolument pas le cas de Sähan. Depuis sa plus tendre enfance, il avait toujours été distant, glacial. Très violent avec ces parents, seul sa soeur aînée échappait à ces colères. Un caractère très problématique et imprévisible, qui avait rendu la vie de la famille Fawkes, très dure. Bien des années plus tard, le sorcier n'avait pas changé, bien au contraire. Sûr de ce qu'il voulait et de la voie qu'il voulait suivre. Très attaché aux idéologies des mangemorts et de ceux qui avaient pris le pouvoir. C'est exact, il est de sang-mêlé, mais cela ne lui avait jamais empêché de faire ce qu'il voulait. Au jour d'aujourd'hui, c'était quelqu'un qui avait beaucoup mûri. Peut-être pas de la bonne façon, selon ces proches, mais il fallait tout de même, le souligner. Devenu en quelques semaines, un apprenti exécuteur, au sein du ministère. Il côtoyait alors, des personnages charismatiques. Très réputés depuis la prise de pouvoir, qui n'avaient plus rien à prouver. Il travaillait au sein du service de la justice magique. Connue à présent, pour former les nouveaux exécuteurs, sous les ordres de Moses Fleming. Un nom que tout le monde connait à présent et redoute. Sähan ne pouvait pas mieux tomber et respecte énormément cet homme. Sans pour autant le montrer, il essaye de tout mettre en œuvre, pour devenir comme lui. Le chemin est très long, il le sait, mais rien ne l'effraie. Très jeune, il sait qu'il devra faire ces preuves, mais il se sent capable pour se responsabiliser. Après tout ce qu'il avait appris à Poudlard, il se sentait bien plus puissant. Les notes scolaires restent très importantes pour entrer au ministère. Cependant, cela ne fait pas tout, il faut aussi démontrer par la suite ces talents. Sähan avait déjà effectué quelques missions. Accompagné par d'autres exécuteurs, bien plus expérimentés, que lui. Le désir d'apprendre se voyait vraiment, même s'il se protégeait, en restant insensible et glacial. Il devait faire ces preuves à chaque instant et ce n'était pas une contrainte. Pour lui, c'était le moment idéal, pour pouvoir progresser et gagner en expérience. La formation en elle-même, pouvait se terminer, n'importe quand. Cela dépendait des facultés du jeune sorcier. Très ambitieux et garantit d'un avenir radieux, il continuait de travailler. D'apprendre aux côtés de ceux qui ont connu beaucoup plus de choses que lui. C'était sa vie à présent et il en était vraiment fier. Bien évidemment, jamais il ne montrait le moindre sentiment. En tout cas, si c'était le cas, il devait connaître la personne en face, à la perfection. Alors que sa journée était terminée, il sortit de son secteur. Sans un mot, il regardait les gens qui discutaient autour de lui, la tête haute. Il ne voulait pas paraitre, pour une personne qui se vante, mais seulement, montrer qu'il croyait en lui. Traversant les longs couloirs éclairés du ministère, il regardait tout ce qu'il se passait. En arrivant au rez-de-chaussé, il laissa échapper un léger sourire, envers une jeune femme. Avant de sortir entièrement du bâtiment, il posa à nouveau son regard sur elle. « Bonne soirée, beauté. » Sans vraiment attendre une réponse, il sortit du ministère. Regardant à droite et à gauche, tout en réfléchissant à ce qu'il allait faire. Très rapidement, il prit à droite, ayant l'intention de se promener un peu, avant de rentrer. Ces derniers temps, il pensait beaucoup à sa soeur. Elle avait disparue trop rapidement, d'une maladie incurable. Sähan n'avait pas pu lui dire au revoir, il était en froid avec elle. Oui, il s'en voulait beaucoup de lui avoir fait du mal. Cependant, il laissait son cœur devenir de plus en plus sombre. Quitte à ne plus jamais ressentir de sentiments, ne voulant plus souffrir. Un exécuteur, se devait de ne pas avoir de sentiments ou alors de les masquer à la perfection. Puisqu'il voulait devenir un des plus dangereux exécuteurs, il devait apprendre à oublier ces sentiments. Une chose facile pour lui, vu qu'il avait oublié en très peu de temps, sa propre famille. Continuant de marcher le long des trottoirs, il observait les passants. Espérant que la pluie n'arrive pas, il s'engouffra dans plusieurs ruelles sombres. Le jeune exécuteur, n'avait rien à craindre de ces endroits sombres. Pour être tout à fait honnête, c'était ces lieux préférés, pour pouvoir exécuter une personne. Plusieurs choses étaient importantes, la sécurité, mais aussi l'efficacité et selon les cas, la discrétion. Des manières de se comporter, qui définissaient un exécuteur de talent. Sähan ne faisait qu'apprendre pour l'instant, il n'exécutait personne, mais regardait faire ces mentors. Une véritable chance pour lui, qu'il ne comptait pas gâcher. Après tout, c'était un des métiers les plus importants au ministère. Dangereux, il payait très bien, même si pour sa part, le jeune sorcier, ne faisait pas cela pour l'argent. Contrairement à d'autres sorciers, dont c'était le cas. La nuit tombait, la ville devenait de plus en plus sombre. C'était la période de la journée, que Sahan appréciait pus particulièrement. Sans faire attention, il se rapprochait du chemin de Traverse. Tout ce qui comptait pour lui, c'était de marcher. De sentir l'air frais sur sa peau et de réfléchir. Certaines fois, cela faisait du bien de prendre du recul, sur la situation actuelle. Même si Sâhan avait une situation parfaite et qu'il ne se plaignait pas. Laisser son cœur sombrer pour toujours ou alors seulement masquer ces sentiments. Tel était le choix qui hantait ces pensées, depuis peu. Une décision qui n'allait avoir aucun impact sur son travail, mais sur lui-même. En supprimant à tout jamais ces émotions, ces sentiments, il allait devenir quelqu'un d'autre. Un sorcier plus sombre et bien plus dangereux qu'il ne l'est, à présent.

Soudain, il sortit de ces pensées, lorsqu'un homme le percuta. Sans s'excuser, l'inconnu s'en allait et venait d'entrer dans une ruelle sombre. Sourire sadique qui se dessinait sur son visage, il entra à son tour dans la ruelle. L'homme continuait de marcher, lorsque Sähan, arriva à sa hauteur et lui fracassa violemment sa tête, contre le mur. Un bruit se fit entendre, qui était tout de même, très fort. Alors que l'inconnu était au sol, Sâhan le releva, avant de le mettre contre le mur. Sans le toucher physiquement, il observait celui qui avait osé le bousculer. Il ne tenait plus vraiment debout, surement sonné par le choc. Une trainée de sang, coulait sur le visage du pauvre homme. Il ne comptait pas laisser cette personne partir comme cela et voulait lui faire payer. Il allait pouvoir mettre en oeuvre, ce qu'il avait apprit. Même si cet homme était surement innocent, il n'en tenait pas rigueur. Il n'avait présenté aucune excuse, il devait le faire, avant de rendre l'âme. Sa soirée, n'allait surement pas être comme il l'espérait. Peut-être, qu'il s'apprêtait à rejoindre sa femme, ou plutôt sa petite amie, vu son âge. Qu'il allait peut-être même se rendre dans un bar, pour boire sa bière préféré, avant de rentrer chez lui. Des détails, qui n'importaient absolument pas Sähan. Il se mit devant l'inconnu, avant de le prendre par la gorge et de le sonner, à nouveau contre le mur. Au sol, il n'avait plus force de se lever et suppliait sans cesse, le jeune exécuteur.« Vous savez, je ne faisais que marcher. Je n'avais vraiment rien contre, vous, on aurait pu en rester là. Malheureusement, aucune excuse n'est apparue de votre bouche et cela me peine beaucoup. Maintenant c'est trop tard, je crois que je vais devoir prendre votre vie. » Sortant sa baguette, prêt à l'achever. Il voulait mettre un terme aux douleurs de cet homme, surtout le faire taire. Depuis qu'il avait prit la parole, il essayait de s'excuser, cela avait l'air, vraiment sincère. Malheureusement, c'était bien trop tard. Fermant les yeux un court instant, il leva la baguette en direction de l'inconnu. « Expedimenta » L'homme en question venait de subir les conséquences de ce sort et venait de se faire pendre par les pieds, tout en étant en l'air. Puisqu'il voulait lui faire peur, il n'avait pas utilisé de sort plus direct. S'amusant avec la vie de cet inconnu, il le souleva à une hauteur mortelle, toujours avec les pieds en bas. Avant d'annuler le sort et de voir celui qui l'avait offensé, se fracasser contre le sol. Vision d'horreur, l'homme ne ressemblait plus à rien, plusieurs parties, c'étaient décollées de son corps. Ce qui faisait sourire Sähan, après tout il l'avait mérité. Il sortit alors de cette ruelle, faisant comme si de rien n'était. Cet homme l'avait bien mérité et sa mort était inévitable. En tout cas, pour Sâhan, qui venait de prouver sa dangerosité et son côté imprévisible. Ne restant pas dans l'allée principale, il s'engagea dans une autre ruelle. C'est après quelques pas, qu'il s'arrêta automatiquement, sans explication apparente. Quelqu'un le suivait depuis son entrée dans cette ruelle sombre. Il se demandait alors s'il allait devoir tuer une deuxième personne, durant cette soirée. Ne se retournant pas, il préférait tout simplement agir en cas de dernier recourt. Penchant tout de même un peu la tête, vers la droite, sans se tourner. Se demandant vraiment ce que la personne pouvait bien lui vouloir.


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MessageSujet: Re: (tracey) † a friendship that belongs to the past   Ven 29 Nov - 22:10

Je n'aurais pas dû me trouver là. J'avais juré de ne jamais y remettre les pieds. Ce n'était plus mon monde, et pourtant, comme un vieux réflexe, j'y étais revenue. C'était risqué, mais je voulais voir de mes propres yeux ce qu'il était advenu de cet endroit jadis si chaleureux. Si le Chemin de Traverse était comme le reste de Londres, alors il n'y avait plus grand-chose à en tirer. L'espoir était mort. Les nouvelles générations ne connaîtront jamais plus ce que moi j'avais connu. De toute façon, les sorciers dans mon genre n'étaient plus admis à Poudlard. Je n'étais certes pas une fille de moldus, contrairement à Noah, mais je n'avais pas un degré de pureté suffisant pour prétendre à un tel enseignement. Au final, j'avais réussi à passer à travers les mailles du filet, tout bien réfléchi. J'étais entrée à Poudlard de justesse, même si en soi, ce n'était pas réellement la vie dont j'avais rêvé. De toute manière, d'une façon ou d'une autre, j'étais vouée à ne jamais finir mes études. Jamais. Me voilà bloquée tout en bas de l'échelle sociale. C'était un résultat brillant, pour une fille qui avait tellement d'ambitions. Mais le monde sorcier était ce qu'il était, et il était pourri jusqu'à l'os. Son âme putride s'en ressentait même de l'autre côté. Les moldus n'étaient pas aussi tranquilles qu'avant. La présence constante des Détraqueurs dans le ciel de Londres y était sûrement pour quelque chose. La simple pensée de savoir des pauvres gens sans défense exposés à de telles créatures suffisait à me révolter profondément. Je n'étais certes pas une justicière, j'étais encore moins charitable, mais moi, je pouvais me targuer d'avoir les pieds sur terre, enfin, autant que faire se peut. J'avais le sens des réalités, ce dont ceux qui étaient au pouvoir actuellement semblaient totalement dépourvus. Je pensais à tous ces gens, à ce qu'ils feraient si jamais ils étaient confrontés à ces horreurs. Ils seraient incapables de se défendre, et leur âme serait définitivement perdue. Or, c'était un châtiment pire que la mort, qui ne pouvait pas être réservé à n'importe qui. Je n'étais pas sûre que même le plus odieux des criminels mérite de subir ça, alors pourquoi faire cela à des gens qui n'ont rien demandé à personne ? Le monde de nos jours avait un sens de la justice plutôt douteux. Je pensais à Noah, qui n'avait plus du tout de baguette magique. Que ferait-il dans ce cas là ? Je n'en savais rien, et à dire vrai, je préférais ne pas songer à cette éventualité, qui me collait des frissons d'horreur. Je ne pouvais même pas dire de le surveiller de loin, de veiller à sa propre sécurité, je n'étais plus capable de produire un patronus. C'était le prix à payer pour toutes ces vies que j'avais prises pendant la guerre. Chaque nouvelle mort avait damné mon âme un peu plus, me rendant impropre à de tels sortilèges, c'était ma punition pour avoir renoncé à mon innocence, au semblant d'insouciance qui me restait encore. Si seulement ce n'était que ça, ma punition. Non, mon châtiment était pire encore, cet aspect là n'était que la partie émergée de l'iceberg. J'étais purement et simplement au purgatoire, là où les âmes damnées étaient censées errer pour l'éternité.

Je n'étais pas folle, tout du moins, pas complètement. Il me restait un minimum de raison et de conscience pour me souffler que ce n'était peut-être pas une bonne idée de revenir en ces lieux, alors que tous les commerçants ou presque avaient déserté. Pourtant, j'avais l'étrange sentiment que quelque chose se tramait en ces lieux. J'ignorais s'il s'agissait de curiosité déplacée, ou tout simplement mes anciens réflexes de membre de l'Ordre du Phénix qui revenaient, mais je continuais à marcher dans cette direction, quitte à me dire que si je m'éloignais de ce chemin, je courais droit à la catastrophe. C'était complètement stupide et irrationnel, je n'avais pas ma baguette sur moi, je n'avais que mes petits poings pour me défendre, et mes jambes pour m'enfuir en courant le cas échéant. Mais je savais aussi que je n'irais pas bien loin si ces individus avaient décidé de me stupéfixier ou de me jeter un maléfice d'entrave. Je n'avais donc plus qu'à prier pour que la rencontre qui se dessinait toujours plus précisément chaque seconde qui passe soit plus bonne que mauvaise. Je pouvais toujours faire machine arrière, écouter ma lâcheté qui m'intimait de m'éloigner, mais, obstinée comme j'étais, je ne voulais certainement pas lâcher l'affaire. À mesure que mes pas me portaient, je sentais la fébrilité me gagner. Je pressai le pas, comme si ma propre vie en dépendait. Mais je n'allai pas bien loin. Je dus m'accrocher au lampadaire pour ne pas vaciller. J'avais des vertiges, des lancinants vertiges. Puis, c'est là que je les vis. L'homme me tournait le dos, si bien qu'il était difficile de déterminer qui il était. Et il y avait ce malheureux, dans les airs, à quelques secondes d'une chute mortelle. Une formule claqua dans l'air, et l'homme s'écrasa au sol, se disloquant sous le choc. Ce fut ce même choc qui me ramena brutalement dans la réalité. Je respirais laborieusement, comme quelqu'un qui avait manqué de se noyer. Ça aussi, ça se détraquait. De plus en plus souvent, je voyais toutes ces choses sans aucun lien entre elles, et ça allait de mal en pis. Je ne pouvais rien contrôler, et ça avait tendance à me faire légèrement paniquer. Je mis bien quelques secondes avant de retrouver mes esprits. Quelques secondes qui me permirent d'apercevoir une silhouette qui s'éloignait furtivement. Mon sang ne fit qu'un tour. Je serrai les poings. S'il pensait qu'il allait s'en tirer comme ça ! « Hep, vous, là ! » l'interpellai-je, réalisant que j'étais sans doute trop loin pour qu'il m'entende. Puis, si je pensais qu'il allait rester là sagement à m'attendre, je me mettais le doigt dans l'oeil. Je décidai alors de prendre les devants. Je commençai à prendre de la vitesse. Puis, une fois arrivée à la hauteur de l'homme, je me ruai sur lui, le faisant basculer sur le sol, face contre terre. J'attrapai violemment une poignée de cheveux sombres, le forçant à se redresser. Je sifflai alors à son oreille, mauvaise. « Vous comptiez vraiment vous en sortir impunément ? » Je tirai un peu plus sur cette tignasse, espérant vraiment qu'il souffrait. « Manque de bol, je suis là. Je vous ai vu » Je profitais d'avoir encore l'avantage sur lui, car ça ne durerait pas. Je l'avais pris par surprise, mais puisque j'étais de frêle constitution, ne faisant visiblement pas le poids face à sa carrure, il aurait vite fait de m'envoyer valser. Je lâchai alors ses cheveux, avant de d'agripper brutalement sa nuque, mes doigts et mes ongles s'enfonçant dans sa chair tendre. « Alors ? Je vous fais subir la même chose ou je vous étrangle à mains nues ? » J'ignorais d'où me venait toute cette haine, toute cette rancoeur, mais c'était à cause de gens comme lui que le monde magique s'était ainsi dévoyé, nous plongeant tous dans un calvaire sans fin. Je pouvais le tuer à mains nues si je le voulais, continuant de l'étrangler comme une folle furieuse, mais je n'étais pas comme lui, j'avais seulement trop de scrupules pour seulement céder à ce soudain accès de violence. Alors, je relâchai ma pression, sans toutefois le libérer de mon emprise. Il avait intérêt à avoir de sacrées justifications quant à l'abomination qu'il venait de commettre, parce que ce n'était pas parce que des gens comme lui avaient l'omnipotence sur le monde magique qu'il pouvait se croire tout permis, loin de là.
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MessageSujet: Re: (tracey) † a friendship that belongs to the past   Sam 30 Nov - 11:12





a friendship that belongs to the past.

La mort. Plus exactement, une mort très violente, venait de se produire. Le cadavre de l'inconnu était au sol, les membres désarticulés. On pouvait facilement remarquer, que la violence du choc, avait dû faire éclater ces os. D'ailleurs, un bruit très significatif et étrange, se fit entendre, lorsque l'homme retomba violemment sur le sol. Aucun sentiment, aucune émotion se dessinait sur le regard de Sähan. Cela montrait, que le jeune exécuteur était très dangereux et qu'il ne fallait pas le contrarier. Après tout, l'inconnu, à présent décédé, méritait son sort. Heureusement, à cette époque, rare sont les personnes qui réagissaient comme Sähan. Sinon, le nombre de mort serait vraiment gigantesque. Ne pas être vu, ni entendu et repartir comme si de rien n'était. C'était en quelque sorte la devise du métier qu'il était en train d'apprendre. Seulement, on ne peut pas dire que ce meurtre était silencieux, mais il s'en fichait, il voulait juste se faire respecter. Regardant le corps une nouvelle fois de la victime, il s'apprêtait à le laisser dans ce lieu. Après tout, il espérait ne pas être vu, cela le dérangeait de devoir tuer à nouveau et cela en une seule soirée. En rangeant sa baguette, il entendit des bruits de pas, c'est alors qu'il s'arrêta sans plus attendre. Ce qu'il redoutait allait surement se produire, il allait devoir prendre la vie d'une autre personne, il n'avait pas le choix. Bien qu'il se moquait des conséquences, il pouvait très bien placé des preuves, pour ne pas avoir de problèmes. Cela expliquerait, pourquoi il aurait assassiné cette personne, il serait donc couvert. Les pas se rapprochaient de plus en plus de lui. Ne se retournant pas, il attendait de voir ce qui allait se passer, sans vraiment réagir. En tout cas pour le moment. Sähan n'avait même pas sortit sa baguette, il attendait vraiment de voir ce qui allait arriver, étant doté de très bons réflexes. Cela lui permettait de pouvoir riposter très rapidement. Cependant, il n'était pas invincible et sa technique était risquée. Malgré cela, il attendait toujours le moindre geste. Pour être franc, il se fiait beaucoup au bruit et se servait de cela, pour savoir ce que la personne allait faire. Même si cela semblait très dangereux, cette technique avait toujours réussie au jeune exécuteur, par le passé. Malheureusement, il n'avait pas le temps de se souvenir des moments passés. La situation était tout de même tendue, même si rien ne pouvait se lire sur son visage. Il était neutre et ne montrait que très rarement ces sentiments aux autres. Tout à coup, les pas de l'inconnu devinrent plus proches et plus rapides. Sähan n'avait rien pu faire, il ne s'attendait surement pas à une telle rage. Tombant sur le sol, se rattrapant quand même, en mettant ces mains au sol, il semblait surprit. Il pensait de suite à une sorte d'exécution, mais la personne avait surement une autre idée en tête. Quand la personne prononça quelques mots, il se mit à sourire, comme si la voix de cette personne, qui était une femme, il la connaissait. Elle semblait lui faire la morale, mais il ne prenait pas en compte ce qu'elle disait. Sentant qu'elle lui tirait les cheveux, il se mit à serrer les dents, sans prononcer un seul mot. Ce qui était sûr, c'est qu'elle allait le payer, d'une façon ou d'une autre. Cependant, il ne pouvait pas la supprimer Pourquoi me direz-vous ? Surement parce que cette femme, faisait tout simplement partie du passé de Sähan.  Cette voix, il la reconnaîtrait parmi toutes. Il s'agissait tout simplement de Tracey, l'ancienne meilleure amie de l'exécuteur, qu'il n'avait pas vu depuis qu'il était sortit de Poudlard. Ils étaient vraiment très proches et se comprenaient sans se parler. Enfin, tout cela était du passé, Sähan essayait de faire sombrer son coeur à tout jamais, en supprimant tous ces souvenirs. Malheureusement, c'était bien plus facile à dire qu'à faire et il commençait à le comprendre. Elle semblait vouloir étrangler le sorcier, ce qui le faisait sourire, mais elle avait vraiment l'air sérieuse. Bien qu'il ne voyait pas son visage, il reconnaissait Tracey à la voix et elle ne semblait pas savoir que c'était lui. Ce qui rendait les choses, vraiment très intéressantes. Lui qui pensait vivre une soirée banale, semblait changer d'avis. Il serrait les dents en sentant les ongles de la jeune femme s'enfoncer brutalement dans sa nuque. Il ne pouvait rien faire pour le moment, il attendait juste un moment opportun, pour pouvoir riposter. Tracey allait surement être très surprise de le voir et cela l'amusait au plus haut point. Malheureusement pour le jeune exécuteur, il ne savait pas encore s'il allait pouvoir la supprimer. En tout cas, il allait lui faire peur, c'était certain. Elle semblait être dans un état de rage extrême.

Alors que toute riposte, semblait pour le moment impossible, Sähan sentait qu'elle relâchait son emprise. C'est à ce moment-là, qu'il décida de prendre le dessus. Le jeune exécuteur était bien plus imposant physiquement que Tracey. C'est comme ça que très rapidement, il se leva et empoigna le bras de la jeune femme. Elle se retrouva à une vitesse folle contre le mur. Heureusement pour elle, Sähan avait essayé de ne pas lui briser le dos. Alors que c'était d'une facilité déconcertante pour lui. Il ressentait une douleur à la nuque, les ongles avaient été enfoncés profondément. Du sang pouvait même se voir. Il coulait un peu sur sa nuque, mais il ne faisait guère attention à ce détail. « Toute cette rage, Tracey... tu me surprends. Dans mes souvenirs, tu étais moins féroce que cela. Oh, mais ne t'en fais pas, ce n'est en aucun cas un reproche, j'adore ton côté sauvage. » Provocateur. Il avait toujours été comme çela avec elle et cela ne changeait visiblement pas. Il posa sa main sur la joue de celle qui un jour, était sa meilleure amie. Avant de le prendre par la gorge subitement et de serrer légèrement, il ne voulait pas non plus l'abîmer trop rapidement. Sähan décida de l'attirer vers lui, avant de la plaquer fortement contre le mur. Il voyait qu'elle souffrait de ce choc, pour le moins violent. « Tu tombes bien Tracey... je comptais vraiment supprimer mes émotions et tu es la cible idéale. Si j'arrive à te prendre la vie, je ne laisserais plus jamais mes sentiments me contrôler.» En la fixant, avec un regard sérieux, il sortit sa baguette, avant de mettre près de sa gorge, gardant tout de même, son autre main pour maintenir son cou. Elle ne faisait plus vraiment la fière. Cependant, il restait à savoir si Sähan allait vraiment en finir avec elle. Après tout, elle avait été une personne très importante pour lui. Malgré cela, les choses avaient vraiment changé et s'il la tuait, il pourrait enfin faire disparaître ses sentiment. Il doutait, cela le faisait rager au fond de lui. Le jeune exécuteur, n'arrivait visiblement pas à prononcer une simple formule. Celle qui pouvait prendre la vie de Tracey et rendre sa vie à lui plus facile. Il ne souffrirais plus en se posant cette même question. Soit cacher tout simplement ces sentiments, soit les supprimer à tout jamais. Il pourrait alors être un meilleur exécuteur et montrer ce qu'il vaut. Les premières retrouvailles, depuis sa sortie de Poudlard. Certes, elle n'était pas amicale. Cependant, c'était pour le jeune exécuteur, un détail sans importance. Ne pouvant pas la tuer, la rage s"emparait de lui. Il arrivait à garder son visage neutre, même si intérieurement, il bouillonnait. A ce moment précis, il détestait Tracey. Sähan, rangea sa baguette, avant de laisser Tracey, frappant de toutes ces forces. Heureusement pour la jeune femme, il frappa juste à côté de sa tête. La main ensanglanté, il fît comme si de rien n'était. Il posa le regard une dernière fois sur Tracey, avançant dans la ruelle sombre. Sähan se doutait bien que cela n'allait pas se terminer là, mais la jeune femme semblait quand même atteinte physiquement, mais aussi moralement. Ce qui était aussi son cas, il souffrait d'une part de ne pas l'avoir tué. Cela pouvait lui permettre d'avancer plus facilement, sans se préoccuper de ces sentiments. Cependant, il souffrait également, car au fond de lui, elle lui manquait terriblement et il s'en voulait de lui faire une telle chose. Il était perdu. Ne connaissant absolument pas, la réaction de Tracey, il continuait juste d'avancer. Espérant qu'elle renonce, ne voulant pas que cela se termine tout simplement, par un drame. 


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MessageSujet: Re: (tracey) † a friendship that belongs to the past   Sam 30 Nov - 20:12

C'était de la folie, d'autant plus que je n'avais pas de baguette magique, mais il était désormais trop tard pour reculer. Mon esprit était totalement sens dessus-dessous, tant et si bien que me poser pour réfléchir deux secondes me semblait être un effort surhumain. Je m'étais jetée sur l'homme avec tous les risques que cela comportait. Je savais ce qui s'était passé à côté, je n'avais pas besoin d'aller voir pour vérifier. J'avais tout simplement décidé d'avoir foi en ce que je venais de comprendre, même si ça me paraissait insensé. Ma poigne se resserrait sur la nuque de l'inconnu, mes ongles labourant sa chair. Et même si je pouvais le peler de cette façon, je n'en ferai rien, je n'étais pas comme lui et je ne serai jamais comme lui. Je ne faisais pas partie de ces gens qui prenaient des vies rien que pour le plaisir, car je savais que prendre une vie humaine avait toujours un prix, outre la culpabilité qui allait de pair. Seulement, ce tordu ne semblait pas en avoir conscience, il semblait même dépourvu de conscience tout court. Alors oui, peut-être que j'étais trop enragée pour faire preuve d'un quelconque discernement, mais l'heure n'était pas aux politesses. Il fallait que cette infamie cesse. Comme c'était à prévoir, il ne dit pas un mot. Pour un peu, je lui aurais fait bouffer les pavés, peut-être que de cette façon il se montrerait un tant soit peu coopératif, mais c'était ridicule, je n'avais aucun pouvoir dans ce monde, et il ne s'agissait pas de pouvoirs magiques. Pour avoir agressé un des leurs, je risquais sans doute très cher, aussi l'issue de cette confrontation était inévitable, c'était un duel à mort qui allait se jouer. Seulement, je n'avais pas prévu d'être la victime. Je ne voulais pas finir ainsi, pas alors que je n'étais qu'à l'aube de ma vie et que j'avais probablement des tas de choses à faire avant de mourir. Lui, par contre, ne méritait pas de vivre, surtout après avoir commis de telles atrocités. Je me demandais encore comment il faisait pour se regarder dans la glace, déjà que moi j'avais du mal. Le fait qu'il n'en éprouvait sans doute aucune honte suffisait à me révulser profondément. Bien sûr que non, ces types là n'avaient aucune espèce de conscience, bien sûr que non ils ne savaient pas ce qu'était la culpabilité, contrairement au commun des mortels. Cela ne faisait pas d'eux des dieux pour autant, ils n'étaient que des monstres, des monstres qui méritaient d'être bannis à jamais, pour le bien de tous. Le monde ne tournait vraiment plus rond depuis qu'ils étaient là, à tirer les ficelles. Je m'étais retirée de la bataille, telle la personne lâche et égoïste que j'étais, mais cela ne m'avait pas réussi, il fallait que je croise à nouveau des sorciers pour que je me rappelle à quel point je les haïssais tous autant qu'ils étaient, que je haïssais cette nature que je n'avais pas désirée. Ce dégoût autrefois latent n'avait fait que de se renforcer à mesure du temps qui passe, pour devenir vivace, et même ostentatoire. J'avais presque honte de ce que j'étais, tant je ne cautionnais pas ce qui se passait là haut en ce moment. Et voir l'un d'entre eux suffisait à raviver toute cette haine, cette rancoeur qui bouillonnait à l'intérieur et qui me rongeait, tel un violent poison. Pour autant, je n'étais en rien comme ces individus, et c'est sans doute pour cette raison que je ne mettrai pas mes intentions à exécution, parce que moi, j'avais encore une conscience, une part d'humanité même si elle était bien enfouie sous ce marasme d'émotions négatives.

C'était sans doute là ma faiblesse, et c'était probablement ce qui allait me coûter très cher. Il avait suffi d'un instant d'hésitation, quelques secondes tout au plus, pour que l'individu reprenne le contrôle. Pauvre Tracey pensai-je avec sarcasme. Trop humaine pour son propre bien. Et c'était précisément cela qui allait me mener tout droit à ma perte. Il m'avait envoyée valser plus loin, le temps pour lui de se relever. Je roulai sur le côté, mais je n'eus même pas le temps de finir mon mouvement, il venait de m'empoigner par le bras et par me jeter contre le mur le plus proche. Le choc me coupa le souffle quelques instants, et j'allais sans doute m'en tirer avec de belles ecchymoses – en admettant que je sorte d'ici en un seul morceau – mais cela me suffit pour identifier la personne qui venait de faire preuve d'une telle violence, surtout envers une femme. L'horreur me cloua sur place, même si de toute évidence, j'étais bien trop endolorie pour oser faire quoi que ce soit d'autre. Le dégoût succéda bien vite à l'horreur. Voyait-il dans mes prunelles sombres toute la haine, tout le dégoût, tout le mépris qu'il m'inspirait ? Tout cela, à un point tel que j'en avais la nausée. Le sentiment de malaise me reprit, mais ce n'était pas comme tout à l'heure, celui-là était beaucoup plus violent, puisqu'il s'était couplé à un profond sentiment de trahison. Pire encore, je me sentais sale, sale de l'avoir laisser me toucher comme il l'a fait. Sale d'avoir connu cette forme d'intimité avec ce monstre. Pour un peu, je lui aurais craché au visage, comme pour lui montrer ce qu'en tout état de cause, je ressentais, mais je n'en eus pas l'occasion. « Toute cette rage, Tracey... tu me surprends. Dans mes souvenirs, tu étais moins féroce que cela. Oh, mais ne t'en fais pas, ce n'est en aucun cas un reproche, j'adore ton côté sauvage. » Je frissonnai d'horreur lorsqu'il effleura ma joue, simulacre de geste de tendresse qu'il n'avait pas le droit d'avoir envers moi. Plus maintenant. « Toi. » sifflai-je avec haine, indiquant par-là que je l'avais reconnu, pour mon plus grand désarroi, d'ailleurs. Tant d'insultes me venaient présentement à l'esprit, tant de griefs, mais bientôt, sa main vint s'enserrer autour de ma gorge. Maintenant, c'était lui qui allait m'étrangler. « Tu tombes bien Tracey... je comptais vraiment supprimer mes émotions et tu es la cible idéale. Si j'arrive à te prendre la vie, je ne laisserais plus jamais mes sentiments me contrôler.» Aucune émotion ne filtrait au travers de mon regard et pourtant, je suffoquais, l'air allait bientôt me manquer. Je n'avais pas peur. S'il pensait qu'il m'impressionnait, c'était peine perdue, j'avais tellement si peu d'estime pour lui en ce moment même que je ne comptais absolument pas lui laisser le privilège de m'ôter la vie. Ce n'était pas sous sa baguette que j'allais mourir, j'en faisais le serment. Peut-être bien que j'étais trop fière, à regarder ainsi la mort en face, personnifiée sous les traits de mon ancien ami. « ça ne t'apportera rien de me tuer. » parvins-je à articuler, non sans difficultés. Il n'était pas question de sentiments, ni même d'humanité. La mort, ce n'était pas une finalité en soi, et ça ne m'effrayait pas. Je fermai les yeux lorsque je vis son poing s'approcher, attendant le choc...choc qui ne vint pas puisqu'il venait de frapper la pierre froide, juste à côté de mon visage. Encore sonnée par ce qui ne s'était pas passé, je pris quelques goulées d'air, mes poumons commençant à manquer cruellement d'air. Il venait de s'éloigner. J'avais deux solutions. Fuir, ce qui semblait être le plus raisonnable, ou ne pas lui laisser avoir le dernier mot. Je choisis l'option la moins raisonnable des deux. Encore fourbue de contusions diverses et variées, je me penchai légèrement, retirant de ma botte un poignard. Je n'avais certes pas de baguette magique, mais les temps n'étaient pas sûrs, et mieux valait ne pas se promener sans défenses. Déterminée, je m'approchai de lui, réduisant la distance qui nous séparait. Puis, je pointai la lame droit entre ses omoplates, appuyant suffisamment pour que le métal traverse ses vêtements et lacère légèrement sa chair. « Tu as tort. » ma voix tremblante venait de claquer dans la nuit. « Je suis peut-être celle qui attaque par derrière, mais toi aussi tu es un lâche. » Mon mépris transcendait mes mots, alors que ma main, celle qui tenait fermement l'arme blanche, commençait à trembler dangereusement. « La seule différence entre toi et moi, c'est que moi, je ne suis pas un monstre. » Je ne tuais pas les gens par plaisir purement sadique. J'appliquais exactement l'adage nécessité fait loi. C'était eux ou c'était moi. Je n'avais pas le choix. Sinon, point de salut. « Je ne suis pas un monstre. » répétai-je, comme pour m'en convaincre, et ce, même si j'avais du sang sur les mains. Je pouvais le saigner, là, maintenant, tout de suite puisque j'en avais l'occasion, mais je ne le ferai pas. Je n'en étais pas capable. Pauvre petite Tracey, trop humaine pour son propre bien.
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MessageSujet: Re: (tracey) † a friendship that belongs to the past   Dim 1 Déc - 12:21





a friendship that belongs to the past.

Tiraillé. Voilà dans quel état se trouvait le jeune exécuteur. Il ne savait plus quoi faire, la situation devenait de plus en plus compliquée. D'un côté, il aurait dû tuer celle qui un jour, avait été son amie. Cependant, il savait aussi au fond de lui, qu'il ne pouvait pas le faire. Malgré le fait, qu'il était devenu quelqu'un de bien plus sombre et dangereux, il tenait encore à cette fille. Sähan avait bien vu en croisant le regard de Tracey, qu'elle se sentait sale, qu'elle ne voulait plus le voir. Oui, il avait énormément changé. Un monstre ? Peut-être bien, en tout cas, le jeune sorcier semblait agir pour ce qu'il trouvait juste. Un inconnu l'avait bousculé, sans raison et sans excuse, il n'en fallait pas plus à Sähan pour lui faire payer. Un meurtre est une chose grave, il ne peut pas le nier, mais étant très impulsif et dangereux, il ne pouvait supporter le moindre affront. C'était dans son caractère et personne ne pouvait rien y faire. Il avait tellement sombré dans les ténèbres, qu'il était devenu sans pitié, même s'il lui restait encore un cœur. Cependant, il était bien caché et ne se dévoilait que très rarement, faisant apparaître ces émotions. En retrouvant Tracey, il sentait qu'il ne pouvait pas lui faire de mal. Dans un sens, Sähan s'en voulait de ne pas pouvoir la supprimer, ce serait pourtant un pas énorme pour lui. Pour tout simplement supprimer toute émotion de sa part. Peut-être qu'il n'était pas vraiment un monstre et que le peu de sentiments qui lui restait, l'empêchait d'éliminer son amie d'autrefois. Il souffrait réellement, mais il ne pouvait plus reculer, il avait déçu beaucoup de personnes importantes à ses yeux. Il en avait conscience, mais il avait fait ce choix en connaissance de cause et parce qu'il voulait vivre comme il l'entendait. Seulement, les retrouvailles avec Tracey, venait de le déstabiliser, même s'il restait au niveau du visage, neutre. En voyant son regard rempli de haine, même de tristesse au fond d'elle, cela l'avait vraiment dérouté. Il avait surement dû lui faire beaucoup de mal. Peut-être même qu'elle était dégoutée de lui, se souvenant qu'un jour, ils avaient passé la nuit ensemble. Ce n'était pas prévu, mais les deux jeunes sorciers n'avaient pas vraiment réfléchis à ce qu'ils faisaient. Au fond, ils voulaient le faire, sans réellement savoir pourquoi. C'était surement pour cette raison qu'elle devait le haïr à ce point, se sentir trahi et surtout sale. Elle avait passée la nuit avec un meurtrier de sang-froid, un monstre, comme elle le pensait certainement. Sähan ne pouvait pas lui en vouloir, mais malgré la souffrance qu'il avait en lui, il ne montrait qu'un visage froid et sans aucune émotion. C'était très dur dans cette situation de ne pas craquer et de montrer ce qu'il ressent à l'instant même. Cependant, il ne voulait pas paraître faible, c'était sa fierté qui était en jeu, il ne pouvait pas la perdre. Pour lui, perdre a fierté, se serait comme perdre la vie, tout simplement. Prendre la fuite, une excuse, un acte très lâche. Oui, c'était peut-être vrai, mais le jeune exécuteur ne voulait pas supprimer son amie. C'est pour cela et uniquement à cause de ce qu'il pourrait lui faire s'il restait, qu'il avait décidé de sortir de cet endroit, par tous les moyens. Évidemment, connaissant le caractère de Tracey, elle n'allait surement pas en rester là. Seulement, il ne voulait pas qu'elle intervienne une fois de plus, car si c'était le cas, un drame surviendrait alors et il devra prendre sa vie. Alors qu'au fond de lui, il ne le voulait pas, mais il n'aurait guère le choix. Le corps de l'inconnu était toujours à la même place, alors que Sähan le contournait pour pouvoir sortir de cette ruelle sombre. Alors qu'il se contentait simplement de partir, ne voulant pas que cela se termine en bain de sang, Tracey en avait décidé autrement. Visiblement, elle avait une telle rage et haine envers Sähan, qu'elle s'approchait de lui, dans son dos. Il entendait des pas, mais il ne prêtait absolument pas attention à ce détail. Sauf que quelques secondes plus tard, il regretta amèrement, son manque de vigilance. La situation allait vraiment se compliquer, à partir de ce moment précis, il le savait très bien.

Une douleur se fit alors ressentir. Il se mit alors à serrer les dents, s'arrêtant de marcher immédiatement, suite à la légère douleur. Se retourner dans ce moment-là, n'était pas la meilleure des choses, car la lame pouvait se loger à un autre endroit bien plus dangereux. Sans compter que Tracey, pouvait accentuer la douleur en enfonçant, la lame, bien plus profondément. Il devait juste attendre le bon moment, en espérant pouvoir lui enlever l'arme blanche des mains, d'une manière ou d'une autre. Elle semblait vraiment dans un état de rage extrême, cela surprenait beaucoup Sähan. Elle disait qu'elle l'attaquait peut-être par-derrière, mais au fond c'était lui le lâche? Au fond, elle avait raison, il s'était pris à une personne sans défense, pour simplement, montrer qu'il était dangereux et qu'il ne fallait pas rigoler avec lui. C'était un mort innocent, il le savait, mais il était tellement sombre, depuis sa sortie de Poudlard et la mort de sa sœur, qu'il n'avait presque aucune chance, qu'il change. Qu'il se rende compte qu'au final, ce qu'il fait n'est pas une bonne chose et que la voie qu'il suit, le conduira à sombrer dans la violence et les ténèbres, à tout jamais. Il ne pouvait rien faire pour le moment, contre ça, alors il ne faisait que sombrer lentement. Quand elle le traita de monstre, il ne montrait rien, mais il se sentait vraiment atteint par ces mots. S'il avait suivi cette voie, c'était parce qu'il avait ça dans le sang, depuis son plus jeune âge, il était violent et c'est parce qu'il pouvait faire ce qu'il voulait, sans qu'on l'interdise, qu'il est devenu comme ça. En réfléchissant, à l'heure actuelle, il était certain d'une chose. Si ces parents ne l'avaient pas laissé tout faire et laisser sa violence éclatée, il n'aurait surement pas été comme ça. Il aurait été cadré et donc, peut-être qu'il ne serait à l'heure actuelle, pas un monstre, comme son amie venait de lui dire. «Un monstre... c'est vraiment ce que tu penses au fond de toi Tracey... » Sähan n'avait plus envie de faire le dur, en quelques paroles, il avait compris qu'il n'avait pas été comme ça pour rien. Ces parents l'avaient laissé devenir violent, sans rien faire, alors qu'ils auraient dû faire quelque chose, pour qu'il supprime toute cette violence en lui. Peut-être que s'ils avaient agis, il ne serait pas du tout dans cette voie et serait à l'heure actuelle, proche de sa famille. Cependant, dans son enfance, il souffrait du manque d'attention de ces parents, car ils ne l'empêchaient pas de faire éclater sa colère et à devenir violent. Ce qui pour lui, voulait dire qu'ils s'en fichaient complètement de lui, tout simplement. A ce moment précis, il se rendait compte qu'à cause du manque de discipline et de suivit de ces parents, il était devenu comme ça, car sa colère avait perduré, durant de longues années. Baissant la tête, il serra les dents, avant de se tenir droit. « Tracey... tu as raison, tu n'es pas ce que je suis, tu vas supprimer une personne comme moi. Oui je suis peut-être un monstre à tes yeux, mais si j'avais eu tout ce qu'il fallait durant mon enfance, je ne serais pas devenu ainsi. Tu le sais en plus, tu connaissais très bien, ma situation familiale, ce que j'ai fais. Je n'ai plus rien à dire, si tu veux me tuer, fais le , mais sache juste que je ne cherche aucune excuse. » Sähan, commençait à réaliser, qu'il était trop tard pour qu'il devienne quelqu'un d'autre, il avait trop sombré dans les ténèbres. Sa vie allait peut-être se terminer là, en monstre. La lame de son amie était toujours enfoncée, légèrement dans sa peau. Il attendait donc de voir ce qu'elle allait faire. Ce qui était cependant certain, c'était que Sähan était perturbé par les paroles de Tracey et qu'il ne savait plus quoi penser. De toute façon, il allait surement voir dans peu de temps, sa vie défiler, avant de disparaître.   


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MessageSujet: Re: (tracey) † a friendship that belongs to the past   Jeu 5 Déc - 23:15

La haine que je ressentais à son égard me rongeait, lentement mais sûrement. Peut-être que même que sous son emprise, je pourrais être capable du pire. Je ne savais pas. Certes, je venais de clamer haut et fort que je n'étais pas comme lui, que je n'étais pas un monstre, mais à présent, j'en doutais. L'envie de faire couler le sang était là, bien présente, celle de rendre ma propre justice également. Je songeais à cet homme, qui n'avait sans doute rien fait, et qui gisait dans cette ruelle, désormais méconnaissable. Peut-être avait-il une femme, des enfants qui l'attendaient dans son foyer. Encore une famille qui venait d'être brisée par ces ordures. J'en avais assez. J'en avais assez de toutes ces morts, parfois injustes, de ces lois proprement aberrantes, de ces tyrans qui se pensaient tout droit sortis de la cuisse de Jupiter, alors qu'ils n'étaient que le remugle d'une humanité décadente, bien loin de mériter le piédestal sur lesquels ils s'étaient pourtant hissés sans demander l'aide de personne. À cause d'eux, des gens biens se terraient comme des rats, pour ne pas mettre en péril leur vie plus qu'il ne le faut. Et lui...Lui, il me dégoûtait, au plus profond de mon être. Lui plus que les autres. J'avais cru voir le meilleur chez lui, ce qui m'a appris à relativiser sur le reste de sa personne, à fermer les yeux sur certains aspects de son caractère. Petit à petit, je me suis laissée prendre au jeu, à penser qu'il n'était peut-être pas totalement irrécupérable, et je m'étais trompée. Or, s'il y avait bien quelque chose que je détestais en ce bas monde, c'était bien de me tromper. Surtout quand ladite erreur portait sur quelqu'un que je pensais connaître, au point même que je l'avais connu dans la plus stricte intimité. Et rien que d'y penser, ça me révulsait, tellement. Là, maintenant, je ne savais pas ce qui me retenait de planter la lame profondément dans sa chair, de le hacher menu tout comme il avait réduit en bouillie ce type. Rien ne me retenait, j'avais du sang sur les mains, ce n'était probablement pas la dernière fois que ça allait arriver. Pourtant, contrairement à lui, il me restait un semblant de conscience, conscience dont, par ailleurs, il était totalement dépourvu. C'était pour cette raison que j'hésitais, pesant le pour et le contre, hésitation qui, par ailleurs, pourrait m'être fatale. Je tremblais. C'était imperceptible, mais pourtant, un frisson me remontait l'échine. Mes jambes flageolaient légèrement, mais je tenais bon, je tâchais de demeurer inébranlable. Inébranlable, et pourtant, j'avais bien conscience que j'avais entre les mains une arme qui pouvait le saigner à blanc, le tuer aussi bien que le ferait une baguette magique. Sentiment étrange, puisque je n'avais jamais eu conscience que ma propre baguette puisse elle aussi avoir un tel pouvoir. Là où je voulais en venir, c'est que tous les sorciers n'avaient pas besoin de se sentir supérieurs parce qu'ils avaient une baguette, quand ils n'en avaient pas, ils étaient aussi vulnérables que des agneaux, et c'était là leur erreur, de penser qu'ils étaient invulnérables.

Un ange passa. Au fond de moi, je savais que mes griefs l'avaient touché. Il pouvait bien jouer les caïds et prétendre qu'il pouvait me tuer sans aucun remords, mais il ne serait guère crédible. Pour un peu, j'aurais pu entendre les rouages de son cerveau se mettre à fonctionner. Enfin, si tant est qu'il dispose d'un tant soit peu d'intelligence, cela va de soi. Je tremblai derechef, mais je ne lâchais pas prise. J'étais animée par une détermination farouche, qui transcendait mes inhibitions habituelles. Il suffisait d'un rien pour que je bondisse. Au final, peut-être bien que la guerre m'avait corrompue, faisant de moi ce que je ne voulais pas devenir, à aucun prix. C'était peut-être moi le monstre, quand on y repensait.  «Un monstre... c'est vraiment ce que tu penses au fond de toi Tracey... » Oh que oui, c'était exactement ce que je pensais, et bien plus encore. Je n'avais pas exprimé tout le mépris qu'il m'inspirait, le dégoût qu'il engendrait en moi. Oui, il était un monstre et je ne l'avais pas vu. « Si tu savais. » murmurai-je dans un souffle rauque, exerçant une pression supplémentaire sur ma lame. « Mon seul regret, c'est de t'avoir donné une chance alors que tu n'en méritais pas. J'aurais dû le voir avant. Cela m'aurait sans doute évité de commettre certaines erreurs. » Je dardai mes prunelles sombres sur un point, au loin, comme pour m'empêcher de fermer les paupières sous l'effet des souvenirs qui remontaient à la surface. Je me mordis la lèvre jusqu'au sang, et je n'arrêtais même pas en sentant un goût cuivré m'inonder la bouche. Tout mon être était tendu, crispé, comme pour repousser le dégoût que je ressentais. Il ne le voyait sans doute pas, mais je livrais un combat intérieur, sans merci. Une larme roula bientôt sur ma joue, que je m'interdis d'essuyer. Je ne bougeais pas, comme statufiée. « Tracey... tu as raison, tu n'es pas ce que je suis, tu vas supprimer une personne comme moi. Oui je suis peut-être un monstre à tes yeux, mais si j'avais eu tout ce qu'il fallait durant mon enfance, je ne serais pas devenu ainsi. Tu le sais en plus, tu connaissais très bien, ma situation familiale, ce que j'ai fais. Je n'ai plus rien à dire, si tu veux me tuer, fais le , mais sache juste que je ne cherche aucune excuse. »  L'éducation n'était pas une excuse, l'environnement familial non plus. Je le savais. Noah avait été abandonné par ses parents, il avait été élevé par son oncle et sa tante. Il n'avait pas eu un début d'existence très heureux, mais il n'était pas devenu un psychopathe pour autant. Au contraire, j'avais vu des enfants gâtés prendre le mauvais chemin, mes camarades de Serpentard en étaient le parfait exemple. Et moi...Mes parents étaient souvent absents, c'était surtout la nounou qui avait pris soin de la toute petite fille que j'étais, mon père m'avait menti sur ce qu'il était, sur ce que j'étais moi aussi, comme il avait pu mentir sur plein d'autres choses. Parfois, en se montrant aussi affectueux, je m'étais surprise à penser qu'ils essayer d'occulter tout cela, de se racheter, mais maintenant qu'ils n'étaient plus là, je n'avais pas l'impression d'être particulièrement dérangée. J'étais quelqu'un de solide, avec des vraies valeurs, je m'étais forgée toute seule, sans l'aide de personne. Et si j'avais pu le faire, alors lui aussi. « Stop. » ordonnai-je d'une voix qui se voulait autoritaire. « ça suffit, arrête de jouer les victimes un peu. » ça me révulsait qu'il se présentait comme un gamin perdu, sans repères. Ses repères, il aurait pu les trouver ailleurs si seulement il n'avait pas cédé à la facilité. « Tu es pathétique. » J'avais sifflé ces trois mots avec tout le mépris que j'étais capable d'éprouver. Dans le fond, c'était exactement ça, il m'inspirait juste de la pitié. Pas une pitié qui me déciderait à l'épargner cependant. « Tu penses que tuer définitivement tes sentiments t'aidera à devenir fort et à le rester. C'est là que tu te trompes. Tu es faible. Pathétique et faible. Tu es faible d'avoir cédé à la violence alors que tu aurais très bien pu la combattre. Ce ne sont pas tes parents les fautifs, mais toi seul. Tu n'as simplement pas eu les couilles de travailler sur toi, de te remettre en question pour devenir quelqu'un de meilleur. » Peut-être que dans le fond, c'est ce que je pensais de lui depuis des années. Il avait eu beau être un Gryffondor, censé être un symbole de bravoure, il n'était qu'un lâche, à céder ainsi à la facilité. « Peut-être que je suis lâche à ne pas assumer mes sentiments, mais moi, au moins, j'en ai. Avoir des sentiments, ce n'est pas une faiblesse, c'est une force. » Au final j'étais restée intacte toutes ces années, je m'étais préservée. D'apparence, j'étais froide et glacée, mais au fond de ma poitrine, mon cœur palpitait, les émotions, je les ressentais toutes, même si je n'en montrais rien. C'était ces mêmes sentiments qui m'avaient aidée à tenir pendant la guerre, parce qu'au final, j'avais gardé espoir, même pendant mes heures les plus sombres pendant lesquelles je me suis vue mourir. Et même si aujourd'hui tout espoir était mort, il me restait suffisamment de combativité pour me défendre, pour ne pas me laisser mourir bêtement. « Et tu sais quoi, Sahan ? » Mon souffle était davantage heurté, alors que mon cœur cognait dans ma poitrine, anxieuse à l'idée de ce que je m'apprêtais à faire. « Il me reste encore suffisamment de sentiments et de courage pour faire ça, parce que la haine, la colère, c'est tout ce qui me reste. » Et alors que j'avais terminé mon discours, j'avais planté la lame dans son épaule, avant de la retirer, saisie par ce que je venais de faire. De surprise, je lâchai le poignard au sol, qui cogna sur les pavés en un léger tintement métallique. J'avais du sang sur les doigts, son sang. C'est quand je vis tout ce rouge sur mes doigts que je pris enfin conscience de la réalité des choses. Je venais de poignarder quelqu'un, de sang froid. Légitime défense ou pas, je l'avais fait, m'enfonçant davantage dans les ténèbres. Tant et si bien que je ne savais plus très bien ce que j'étais désormais en train de fuir, la possible colère de Sahan ou moi-même, mais une chose était-il, c'est que j'étais en train de courir pour sortir de la ruelle, comme si j'avais le diable aux trousses.
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MessageSujet: Re: (tracey) † a friendship that belongs to the past   Jeu 19 Déc - 21:52

Allongé sur le matelas peu confortable de la chambre miteuse dans laquelle il me faut vivre depuis un moment à présent, un bras pendu dans le vide, je me laisse aller à chantonner d’un air absent alors que mes yeux se trouvent clos. Boum. Mes paupières s’entrouvrent, mes prunelles embrassant alors le plafond couvert de moisissures, venues de l’appartement juste au dessus. Une veine se met à battre au niveau de ma tempe. Simple douleur ou cela est-ce… Bo-boum. Je me redresse, m’agrippant entre mes propres bras, enserrant mes côtes. Venu faire écho à la veine qui continue de tambouriner sur mon front, mon estomac me tiraille soudainement, provoquant une étrange sensation de nausée. Je me rapproche du mur à la force de mes bras, tirant ma carcasse jusqu’à ce que je puisse laisser mon dos jouxter la paroi de plâtre. Je place ma tête entre mes jambes écartées, fixant le sol d’un air absent, mon regard se trouvant embrouillé. Je ne vois plus rien. J’ai mal. Et c’est alors que je comprends. BOUM. Me hissant difficilement sur mes pieds, je me traine jusqu’à la porte, agrippant ma veste au passage. Je la jette maladroitement sur mes épaules rendues frêles par le malaise qui s’empare de mon être. A quoi bon prendre le temps de me couvrir correctement si Tracey se trouve en danger de toute façon ? Maladroitement, je me masse le poignet de la main par laquelle j’ai accepté de nouer ce serment inviolable avec la jeune femme. Acceptant de me mettre en danger pour elle, afin qu’elle puisse me promettre de venir en aide à Cersei-Jane. Il ne se montre pas plus douloureux que d’accoutumée, pas même plus lourd. Il est simplement devenu un réflexe de ma part de le tripoter ainsi, lorsque les choses semblent mal tourner. Lorsque je me demande si j’ai bien fait de nouer ce serment inviolable, et s’il ne s’agit pas là de la plus grande erreur que j’ai pu commettre dans ma vie. C’est pourtant une idée qui quitte vite mes pensées, comme à chaque fois. Il s’agit peut-être bien même, de la meilleure décision que j’ai pu prendre. BO-BOUM. Forçant le pas, je ne peux pourtant pas empêcher de laisser mes pieds se montrer trainant, frôlant sans cesse le sol sans que je ne puisse rien y faire. Je me sens lourd et toutes marques de souplesse ayant pu m’appartenir, semblent désormais bien loin. Je ne suis plus qu’une âme en peine, simplement capable de penser à une seule chose : la douleur s’évanouira si je parviens à trouver Tracey. Si je la sors de son pétrin et chasse l’imbécile qui ose sans prendre ainsi à elle. C’est d’ailleurs avec cette idée que je quitte l’immeuble, laissant la morsure du froid se frayer un passage dans le col de mon tee-shirt à manches courtes, venant chatoyer ma colonne vertébrale, me parcourant l’échine de part en part. BO-BO-BOUM. Mes pas se trouvent guider par une sorte de sixième sens, qui me dicte où aller, par quel passage il me faut passer pour retrouver au plus vite la jeune femme ; pour que je puisse lui venir en aide le plus rapidement possible. J’ai parfois l’impression que le serment inviolable qui nous a unis, m’a également délivré une sorte de sixième sens, me permettant de la retrouver le plus aisément possible. Ce qui n’est pas chose superflue, lorsque l’on sait que la jeune femme ne me donne jamais signe de sa localisation, paraissant même parfois oublier le fait que ma vie se trouve à présent liée à la sienne. Ou alors fait-elle simplement mine d’oublier avoir un jour fait un serment inviolable avec quiconque, tant l’estime qu’elle porte en moi, se trouve toujours aussi faible. Proche du néant même. Je me rappelle encore les regards noirs qu’elle me lançait, les paroles narquoises, sarcastiques, qu’elle m’adressait ; et je me demande parfois si elle m’apprécie un peu mieux ou si elle s’est simplement lacée de tout cela, jugeant trop inutile de perdre tant de temps pour un imbécile tel que moi.

Je trébuche à plusieurs reprises sur les dalles du chemin de traverse, tant la précipitation et l’élan que je mets dans mon déplacement, liés à la douleur qui m’assiège à présent de toutes parts, m’empêche de réfléchir. Agissant plus par pulsion que par réelle réflexion, je m’élance à la recherche de la brune sans prendre garde des endroits où je peux mettre mes pieds. Mais cela n’est pas bien grave, car ma course effrénée et mes innombrables douleurs, se trouvent finalement récompensées. Deux silhouettes se détachent, un peu plus loin sur le chemin de traverse. Une jeune femme semblant être poursuivie par un homme déjà bien amoché. Sans une seule pensée à mon souffle déjà haletant, je m’élance de nouveau, manquant plusieurs fois de m’empêtrer les jambes et de tomber, tellement ma précipitation s’accentue sans cesse. Mais tout cela fini par payer, puisqu’en quelques secondes à peine – près d’une minute ou bien moins que cela ? –, je finis par rejoindre les deux personnes, agrippant l’homme par l’épaule dans un dernier effort, avant de m’interposer entre eux, haletant. « Y a-t-il un problème ? » je lance à l’homme, découvrant alors la blessure qu’il possède au haut du buste. Comme une blessure faite au couteau. Je fronce les sourcils, me demandant ce qu’il a bien pu se passer, mais ne dis rien. Je me contente de redresser la tête, plongeant mon regard dans celui de l’homme alors que je viens le plaquer contre le mur de briques derrière lui, appuyant sur son buste pour bien le plaquer contre la paroi. Je le dévisage encore durant un instant, avant de me tourner vers la jeune femme restant, haletante, un peu plus loin. Bien à l’écart, comme pour ne pas s’approcher un peu plus du monstre qui la poursuivait, il y a quelques instants encore. Tracey. Je ne parviens pas même à lui lancer un sourire se voulant réconfortant, tant la fureur semble s’emparer de mon être lorsque je découvre ses mains ensanglantées. Peut-être le sang de l’homme, mais il se pourrait aussi qu’il s’agisse du sien. Et cette simple perspective, se trouve suffisante pour me mettre hors de moi. Me tournant de nouveau vers le jeune homme, je finis de sortir complètement ma baguette de ma poche pour la porter bien en évidence, juste sous son menton. Je l’oblige à laisser sa tête basculer vers l’arrière, jusqu’à ce que le sommet de son crâne vienne à la rencontre du mur derrière lui, dans un bruit caractéristique. Boum. Cette fois, ce n’est plus mon corps qui se trouve faire ce bruit de choc brutal, mais bien l’imbécile qui a provoqué tout cela chez moi. Qui a osé sans prendre à l’ancienne serpentarde. Je déglutis alors que j’appuie un peu plus ma baguette contre sa peau, comme une menace. Il s’agit bien d’une telle chose il faut dire. Il ne peut pas impunément toucher à la jeune femme, c’est un droit qui ne lui est pas accordé. Ni à lui, ni à personne. « Tracey ? » j’appelle d’une voix forte, intimant à la jeune femme de se rapprocher pour me répondre. Je n’attends pas de vérifier qu’elle l’a bien fait, pour presser un peu plus ma baguette sur la gorge du brun, observant d’un air dédaigneux son air sûr de lui et ses mimiques narquoises. Le parfait portrait de l’imbécile fini, comme il y en a de plus en plus dans cette nouvelle version du Royaume-Uni, que nous a offert le Lord. « Ce type t’a blessée ? » je demande alors, à l’attention de la brune, alors que je désigne le jeune homme d’un signe de tête frustré. S’il ne tenait qu’à moi de prendre une quelconque décision, je lui ferais certainement regretté ses actes dès à présent. Mais je ne peux pas agir en sauvage et simplement me débarrasser de lui devant les yeux de Tracey. Je ne sais même pas qui il est, ce qu’il a à voir avec elle, et ne veux surtout pas agir sans l’approbation de la demoiselle. Je constate tout de même que cette retenue me coûte beaucoup, alors que mon estomac continue de me malmener et que cette maudite veine perpétue sa sombre symphonie. Boum. Je ne donne pas cher de la peau de cet homme.
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MessageSujet: Re: (tracey) † a friendship that belongs to the past   Sam 21 Déc - 17:50

J'avais finalement choisi de partir en courant. Je voulais le plus possible m'éloigner de ce dingue, ce fou-furieux, ce psychopathe. Pour autant, je n'allai pas bien loin. Ma cheville me faisait mal. C'était un élancement qui remontait dans ma jambe toute entière. Putain. Voilà qui était bien ma veine. Je sus immédiatement ce que c'était. Ça avait dû arriver quand l'autre fou m'avait balancée contre le mur. J'avais entendu quelque chose craquer, mais je n'avais aucune espèce d'idée de ce que c'était...jusqu'à ce que je songe à fuir, et là, ce fut le drame. C'était ma vieille entorse qui n'avait pas tout à fait guéri. Parfois, il m'arrivait d'avoir mal dans le pied, mais je n'y prêtais guère attention. J'aurais dû le voir, être vigilante, mais je n'avais pas su anticiper quoi que ce soir. Ce qui en soi était bien fâcheux, puisque c'était exactement ce genre de connerie qui pouvait me retarder et mettre en danger ma vie. Encore quelques pas, et Sahan m'aurait rattrapée. Il n'était plus très loin, malgré son épaule blessée – tout ceci était de ma faute. Cela ne l'empêcherait sûrement pas de courir. J'étais prise au piège, à sa merci, je m'étais encore une fois foutue dans une situation inextricable – tout portait à croire que j'étais douée pour ça. Je claudiquais autant que possible sur mes talons hauts. Quelle idée aussi d'avoir mis ces machins là. Pour ma défense, je revenais du travail. Je ne pouvais pas savoir que je rencontrerai un Mangemort sur le chemin du retour. Car si je l'avais su, sans nul doute aurais-je fait les choses différemment. Pour commencer, je n'aurais jamais mis ces chaussures. Et, surtout, je n'aurais jamais décidé de faire un détour par le chemin de Traverse. Bon, d'accord, je savais. Ne demandez pas comment, je le savais, point. J'avais vu cet homme s'écraser à terre avec peu de dignité. Ma conscience m'avait poussée à aller voir pour lui porter secours, et je l'avais écoutée. Si j'avais tourné les talons et fui à toutes jambes, je m'en serais voulue pour ne pas avoir tenté de faire quoi que ce soit pour tirer cet homme d'affaire. Mais évidemment, quand je suis arrivée, il était trop tard. Fin de l'histoire. Encore une fois, j'avais joué avec le destin, et c'était en train de me rattraper. Peut-être était-ce parce que je n'avais pas de baguette, mais je sentais le danger plus proche encore, plus imminent que jamais. Ce soir, tout aurait pu mal se finir – comme de nombreuses autres fois-, mais il sembla bientôt que mon heure n'était pas encore venue. Bientôt, d'autres bruits de pas étaient venus se superposer aux nôtres, et d'un coup, j'eus la sensation de ne plus être poursuivie.

J'eus le réflexe de me retourner, pour voir où avait disparu mon assaillant. Quelque fois qu'il aurait transplané pour réapparaître autre part, devant moi par exemple, c'était tout à fait plausible. Je m'appuyai contre un lampadaire, prête à me réfugier derrière le cas échéant – ce qui en soi était une idée bien stupide parce qu'il ne protégeait pas grand-chose. Cela n'avait pas tant d'importance : quelqu'un était venu me sauver. Ce n'était pas n'importe quelle personne. Saireann venait d'agripper Sahan pour le tirer en arrière et me mettre hors de sa portée. « Y a-t-il un problème ? » Un problème ? Il y en avait même plusieurs. Pour commencer, j'étais blessée, bien qu'en un seul morceau. J'aurais pu finir comme le type là bas, par exemple, et ça, c'était nettement moins cool. Ensuite, je me faisais poursuivre par ce type, qui semblait avoir oublié que nous avions été amis puisqu'il avait failli m'étrangler – d'ailleurs, j'étais prête à parier que j'avais de belles marques violacées sur le cou. Puis, enfin, j'avais du sang sur les mains, non pas que je sois grièvement blessée, mais ce sang, c'était celui du type – type que j'avais poignardé de sang froid. Légitime défense ? Pas sûre que ça passe. Il m'a laissée l'occasion de fuir, et je ne l'avais pas fait, préférant attaquer histoire de lui montrer qu'on ne m'agressait pas impunément, que je n'étais pas un oisillon tout juste tombé du nid, que je savais me défendre. Ridicule, hein ? Maintenant, j'avais un rafleur aux fesses, même si ce n'était pas n'importe quel rafleur. Bon, d'accord, je dramatisais peut-être un peu trop. Saireann n'était plus un ennemi, même s'il n'était pas un ami non plus. Et en plus, il venait d'arrêter Sahan, qui était pourtant dans son propre camp. Tout allait bien. Tout irait bien. Du coin de l'oeil, je vis Saireann empoigner Sahan pour le plaquer contre le mur, et lui flanquer sa baguette juste sous le menton. Exactement comme Sahan l'avait fait avec moi quelques instants plus tôt. Je fermai les yeux, tentant de reprendre à la fois ma respiration et mes esprits. Il était hors d'état de nuire, me répétais-je. Le coup l'avait très probablement assommé pour un moment.  « Tracey ? »  J'ouvris les yeux lorsque j'entendis Saireann m'appeler. J'inspirai longuement, avant de m'interrompre brutalement, une douleur cuisante naissant au niveau de mes cotes. Haletante, je levai le pouce, pour faire signifier que j'allais bien. C'était sans doute plus parlant qu'un long discours. « Ce type t’a blessée ? » Je me tournai alors vers mon sauveur. Il tenait toujours Sahan en joue. « C'est pas mon sang. » répondis-je en un souffle paniqué, agitant mes mains ensanglantées pour lui montrer ce dont il s'agissait exactement. « C'est le sien. » insistai-je, alors que je sentais le liquide poisseux et dégoûtant sécher sur ma peau. Je sentais la panique s'insinuer de minute en minute, alors que je réalisais ce que je venais de faire. « Oh mon dieu. » m'écriai-je en portant une main à mon front. « Je...Je l'ai poignardé. » Je posai mon regard sur un point un peu plus loin dans la rue, là où j'avais laissé tomber mon arme sur les pavés « J'avais pas d'autre arme, je n'avais que ce couteau. J'ai toujours un couteau, au cas où. » Je n'utilisais plus la magie. Je ne voulais plus jamais l'utiliser. C'était mauvais. C'était néfaste. Elle m'avait fait tant de mal déjà, suffisamment pour me dire plus jamais. « J'ai plus rien maintenant. » avouai-je piteusement, répugnant à lui dire que l'arme en question était plus loin dans la rue, tâchée du sang de cet abruti. Mes mains se mirent à trembler un peu. Je ne supportais plus cette substance, j'en avais trop vu. Je voulais me laver les mains, mais j'étais certaine que j'aurai beau les récurer, je me sentirai toujours aussi sale, aussi poisseuse. « J'te jure que j'aurais pu le tuer. J'aurais vraiment pu. Mais je ne l'ai pas fait. Je ne l'ai pas fait parce que je ne suis pas comme lui. Mais...mais je l'ai blessé, et pas qu'un peu. » J'eus envie de vomir lorsque je réalisai ô combien cette perspective m'enchantait. J'aimais m'imaginer qu'il avait mal, qu'il regrettait maintenant. Je me découvrais un côté sadique que j'ignorais. Je me faisais peur. Vraiment peur.
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(tracey) † a friendship that belongs to the past

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