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 we accept the love we think we deserve. ◮ (lysander&lullaby)

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MessageSujet: we accept the love we think we deserve. ◮ (lysander&lullaby)   Jeu 7 Fév - 9:24


we accept the love
we think we deserve
i don't know when will it happen. you know, maybe in five minutes, or tonight, or sixth months from now, or maybe on the night of our wedding. but the really amazing this is, it is nobody's goddamn business.


Depuis le retour de celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, ma vie a considérablement changé, je ne peux réellement pas le nier. J’ai commencé par découvrir l’appartenance de Lysander – qui était alors mon compagnon depuis quelques années – au groupe des mangemorts, avant qu’il ne me mette à la porte pour mes origines. Le fait d’être née-moldue m’a non seulement fait perdre celui que j’aimais alors plus que tout, mais aussi mon emploi au ministère de la magie. Sans emploi, sans foyer, célibataire ; je pourrais considérer que le fait d’être née de parents moldus m’a fais rater ma vie, mais ce serait mentir, puisque je ne vois pas du tout les choses ainsi. Après tout, je suis tout de même fière de ma famille et de l’éducation qu’elle m’a apportée ; je ne la changerais pour rien au monde. C’est sûrement pourquoi je n’en suis pas encore arrivée à commettre des actes extrêmes, malgré le fait que ma vie se soit un peu écroulée de toute part à l’arrivée au pouvoir du Seigneur des Ténèbres. Si je ne m’étais pas soudainement découvert des pouvoirs magiques, ma vie aurait sans aucun doute été différente dès le départ. Je n’aurais pas eu à subir la perte de Lysander puisque je ne l’aurais même pas connu à vrai dire. Aussi dois-je sûrement être capable de vivre sans lui, malgré ce que je pouvais bien penser au début – en même temps, il devait être normal de devenir pessimiste alors que ma vie changeait du tout au tout en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Mais au final, je me suis tout de même remise du fait de m’être sentie abandonnée, acceptant l’idée de passer à autre chose. Enfin cela, c’était avant que Lysander décide de refaire surface dans ma vie, du jour au lendemain. A deux reprises, il avait su me montrer qu’il lui restait une once d’humanité en lui, et qu’il n’était pas complètement perdu. Que le combat pour le ramener à la raison n’était pas forcément vain. La première fois, je n’avais pas trop fait attention à cela, me rendant compte qu’un simple baiser ne pouvait absolument rien dire. Mais lors de notre seconde rencontre, exactement au même endroit du Chemin de Traverse, je n’avais pu m’empêcher d’avoir de l’espoir, tandis qu’il paraissait nostalgique de notre vie commune, même s’il avait les mains couvertes de sang. Le fait qu’il m’ait envoyé à la figure un anneau qui aurait du accompagner sa demande de fiançailles, avant de me laisse recouvrir un brin d’espérance, me reste tout de même un peu en travers de la gorge. Mais qu’aurais-je pu espérer d’autre de la part de lui ? Il a rejoint les mangemorts après tout, s’est laissé entourloupé par leurs belles paroles et adopte aujourd’hui leur caractère. Mais Lysander n’a jamais été un voyou sans foi ni loi. Lysander était à part. Il l’avait toujours été et je refuse de croire qu’il puisse se ranger dans de banales classifications préconçues par la société actuelle. Les mangemorts d’un côté, l’Ordre du Phénix de l’autre ; cela ne lui correspond absolument pas. Ou bien me suis-je tout simplement trompée sur son compte depuis le début, ce que je n’espère pas non plus.

Quoi qu’il en soit, après notre dernière rencontre, je venais de quitter mes parents, le Chaudron Baveur n’avait plus de chambre disponible et dans l’état lamentable dans lequel je me trouvais, il n’était pas question de dormir à la belle étoile, ne serait-ce qu’une nuit. J’avais alors pris le Magicobus, ne demandant à descendre que lorsque l’envie de me dégourdir les jambes, se fit oppressante. Mais je ne fis pas deux mètres que mes jambes tremblotantes, se dérobaient déjà sous mon poids, me laissant tomber sur le sol, avec la neige continuant à tomber à gros flocons sur l’ensemble de l’Angleterre, et plus particulièrement sur Godric’s Hollow, où je me trouvais alors. C’est certainement pourquoi j’eus l’idée de faire appel à Allistair, qui accourut aussitôt pour me sortir d’affaire et m’offrir l’hospitalité. Sûrement ai-je une dette éternelle envers lui à cause de cela, mais mieux vaut-il avoir une dette envers un ami qu’un ennemi, dirons-nous. Enfin, je ne pouvais tout de même pas abuser indéfiniment de la gentillesse de mon ami et c’est pourquoi, après avoir contacter mes parents, je décidais de partir. Sans doute ne le remercierais-je jamais assez d’avoir ainsi pu m’aider à me remettre sur pieds, prendre mes marques et tout ce qui s’en suit, mais au moins lui ai-je offert une petite boîte de chocolat. C’est sans doute mieux que rien. Enfin bon, c’est avec les quelques affaires m’appartenant, bien calés sous mon bras, que je quitte finalement la maison irlandaise d’Allistair au petit matin, décidant de transplaner dans un petit bois non loin de là. Ma tête est vide, je suis incapable de penser à quoi que ce soit, à part le fait que je vais enfin retrouver un véritable chez-moi, peut-être même retrouver ma chambre aux couleurs rosées, si mes parents n’ont pas décidé de refaire la décoration depuis le temps. Quoi que j’en doute fortement, puisqu’ils sont plutôt du genre à croire que je resterais éternellement leur petite fille. Enfin, ils ont tout de même bien accepté le fait que je leur amène Lysander à la maison un jour, l’appréciant certainement dès le premier coup d’œil. Du moins, ma mère l’a tout de suite apprécié. Je reste un peu plus mitigée sur l’avis de mon père, qui a toujours eu tendance à se montrer un peu trop protecteur, voir trop sur la défensive à mon goût. Comme-ci je leur amènerais un sorcier capable de leur faire du mal. Enfin, cette question serait bien évidemment à remettre au goût du jour, à présent que l’homme est devenu mangemort et qu’il ait décidé de proférer des menaces sur la vie de mes géniteurs. Sauf qu’à présent, ceux-ci ne se méfient plus vraiment de lui, bien au contraire. Ils le voient tellement comme un dieu miniature, qu’ils seraient capables de lui ouvrir la porte même s’ils savent pertinemment que nous ne sommes plus ensemble, courant ainsi à leur propre perte. Je secoue vivement la tête, chassant cette idée négative de mes pensées. Lysander n’est capable de proférer que des menaces, il serait bien incapable de leur faire du mal. Je me mets à chercher à tâtons ma baguette dans ma poche, craignant un instant d’avoir oublié de la récupérer et n’ayant certainement pas la fois de refaire un quart d’heure de marche en sens inverse pour aller la rechercher au cottage de mon ami. Fort heureusement, je finis par la retrouver, simplement rangée dans une autre poche que celle dans laquelle je la glisse habituellement, mais peu importe. C’est sans doute le fait d’avoir vécue comme une simple moldue pendant quelques semaines, qui me fait perdre un peu de mes habitudes de sorcière. Ainsi, j’agite doucement le morceau de bois, d’une trentaine de centimètres, avant de disparaître dans un bruit sourd, réapparaissant ainsi quelques instants plus tard devant une maison de banlieue. Je jette un rapide coup d’œil en direction des fenêtres, remarquant sans peine que celles-ci ne laissent pas passer la moindre lumière. Sûrement mes parents sont-ils encore endormis, ce qui est tout à fait normal, vu l’heure qu’il est. Aussi je sors mes clés de ma poche, avant de m’approcher de la porte d’entrée. Mais alors que je m’apprête à insérer le bout de métal dans la serrure, je fronce les sourcils, remarquant que quelque chose ne va pas. En effet, la porte se trouve entrouverte, ce qui n’est pas normal, surtout vu à quel point mes géniteurs ont peur de se faire cambrioler en permanence. Un peu mal à l’aise, je pousse le battant de bois, fronçant les sourcils tandis que je scrute l’obscurité présente à l’intérieure de la bâtisse. J’entre avant de fermer derrière moi, faisant quelques pas, la main enfouie dans la poche, serrant fermement ma baguette. « Il y a quelqu’un ? » je lance bien fort. Je jurerais d’ailleurs entendre une respiration s’élever non loin de moi, mais je ne suis sûre de rien. Aussi je reste sur mes gardes.



Dernière édition par Lullaby M. Carrigan le Dim 7 Avr - 13:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: we accept the love we think we deserve. ◮ (lysander&lullaby)   Ven 15 Fév - 18:52


“ we accept the love we think we deserve ”
it's been a long year and everyone around me's disappeared, it's been a long year and all this mess around me's finally cleared. so can I have a moment just to say hello, can you let your anger go ?
Lullaby and Lysander
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Plus le temps passait, plus la folie devenait le lot quotidien du mangemort. Il se perdit peu à peu dans un chemin tortueux qui d’après Lullaby, n’était pas le sien. C’était en connaissance de cause que Lysander avait rejoint l’armée du seigneur des ténèbres. Il savait vers quoi il allait, alors il pouvait difficilement considérer à l’heure actuelle qu’il avait pris le mauvais chemin. Il ne pouvait pas donné raison à la jeune femme. Il était trop aveuglé par sa folie des grandeurs pour ça. Il avait l’impression d’avoir tout gagné dans cette guerre. Plus de pouvoir, plus de reconnaissance, plus d’argent. Il ne se rendait pas compte que ce n’était que des futilités et qu’il avait perdu la seule chose qui aurait du vraiment compter à ses yeux. La femme qu’il aimait, la tranquillité de sa vie, l’avenir qu’ils auraient pu avoir tout les deux. Bien souvent, il disait que tout ça n’avait pas d’importance, qu’il n’avait jamais aspiré à une vie simple et heureuse, que tout ce qui l’avait toujours intéressé, c’était la gloire et la réussite. Mais finalement, le bonheur, l’amour, la famille, ça pouvait également être considéré comme une réussite, bien qu’il cherche à le nier avec force. Plus jeune pourtant cette vie qu’il avait avec Lullaby lui convenait parfaitement. Mais sa famille avait toujours penché d’avantage vers le côté du seigneur des ténèbres que vers l’ordre du phénix et lui qui rêvait de pouvoir et de grandeur, il était évident qu’il choisirait de se ranger du côté du seigneur des ténèbres. On pouvait sans doute penser qu’il était fortement influençable ou juste trop attaché à sa famille pour les trahir ou simplement trop désireux de bien faire aux yeux de ses parents qu’il avait rejoint une armée qui fut un temps ne lui correspondait que trop peu. Lysander n’avait pas le profil type du mangemort à l’origine, bien au contraire. Il avait été sur le point de demandé sa main à une née moldue, il côtoyait sa famille régulièrement, il aimait ce genre de moment. Il était un jeune homme comme un autre et pourtant, il avait si vite basculé dans la pire des folies. Il avait tout plaqué de son ancienne vie, pour marcher aujourd’hui aux côtés du mage noir. Il était persuadé de bien faire alors même qu’il avait les mains tâché du sang des innocents. Ça ne semblait pas le déranger, bien au contraire, il continuait dans cette voie sans se remettre en question. Il n’y avait que Lullaby pour semer le doute dans ses pensées. Elle croyait encore en lui, en une bonté qui sommeillait en lui. Pourtant, il ne voyait rien de tout ça, il ne voyait plus que le mal et les ténèbres. Elle, elle pensait qu’il n’était pas trop tard, qu’il pouvait parfaitement redevenir celui qu’elle avait connu et qu’il se trompait en suivant ainsi le seigneur des ténèbres. Peut-être avait-elle raison. Il n’en savait rien, il ne voulait pas le savoir. Il campait sur ses positions avec force. Depuis qu’il avait rejoins les mangemorts, il était persuadé que sa plus grande faiblesse, c’était elle. Sans doute était-ce vrai. Elle était capable de semer le désordre dans sa tête aussi facilement qu’un ouragan qui passerait dans une maison, retournant même les fondations les plus solides. Ce n’était pas pour rien qu’il ne cessait de dire qu’il devait absolument s’en débarrasser et pourtant à chaque fois qu’il se retrouvait en face d’elle, il était complètement incapable de lui faire le moindre mal. Il avait tué, torturé, blessé bien des gens depuis le début de cette guerre, des innocents qui n’avaient rien demandé à personne, mais elle, il ne pouvait pas et ce même s’il prétendait la détester. Ce n’étaient que de beaux mensonges, elle le savait pertinemment, lui, il avait plus de mal à s’en rendre compte. Peut-être que ce serait plus simple si elle le détestait, si elle aussi elle désirait sa mort au lieu de s’accrocher à leur amour avec autant de force. C’était peut-être la solution à son problème. Faire en sorte que Lullaby le déteste pour pouvoir se débarrasser d’elle plus facilement. Il savait parfaitement quoi faire pour qu’elle le haïsse de tout son être. Rien qu’évoquer la possibilité qu’il puisse s’en prendre à ses parents l’avait mise hors d’elle. S’en prendre véritablement à eux devrait sans doute faire naitre en elle une haine dont il saurait s’accommoder avec aisance. Encore une fois, c’était ce qu’il pensait avec naïveté, une nouvelle façon de se voiler la face comme le dernier des abrutis. Il était stupide, c’était indéniable. Il agissait de façon complètement absurde et il était incapable de s’en rendre compte. Lullaby, elle, elle le savait et sans doute qu’elle en aurait d’avantage la preuve quand elle retournerait chez ses parents, où Lysander avait décidé de l’attendre.

Les parents de la jeune femme l’avait accueilli avec facilité alors qu’il prétendait chercher leur fille pour recoller les morceaux avec elle. Ils savaient qu’ils avaient rompus, ils ne savaient pas vraiment pourquoi. C’était un avantage pour lui. Ils l’avaient invité avec gentillesse, comme ils le faisait autrefois et sans doute que son envie première était de sortir sa baguette et de leur lancer un sortilège de la mort, en finir rapidement avec eux, sans douleur. Il aurait voulu le faire et bien souvent, il avait glissé sa main sans sa poche pour en sortir sa baguette mais jamais il n’avait ressorti cet arme mortelle pour la pointé sur eux. Il n’avait pourtant pas envie de recoller les morceaux avec Lullaby, au contraire, il voulait qu’elle le déteste, alors que faisait-il là, à boire le thé avec ses parents ? C’était exaspérant. Finalement, il en était incapable. Mais il y avait toujours quelque chose qu’il pouvait faire, c’était effrayer Lullaby et lui tirer des informations sur les nés-moldus au passage. Il ne se serait pas débarrasser de sa plus grande faiblesse, mais au moins, il aurait une nouvelle fois contribuer à la capture de nés-moldus, c’était déjà ça. Il fini par vraiment sortir sa baguette de sa poche avant de s’adresser aux parents de son ancienne petite amie. « Je suis vraiment désolé. J’ose espérer que vous saurez vous en souvenir quand vous vous réveillerez. » Il avait l’air sincère, il était vraiment désolé. Il ne leur voulait aucun mal. Quoi que techniquement, il voulait tuer leur fille ce qui pouvait finalement revenir à leur faire du mal, mais là n’était pas la question. Ils affichèrent tout deux cet air qui voulait clairement dire qu’ils ne voyaient pas où il voulait en venir. Il laissa échapper un léger soupire avant de sortir enfin sa baguette de sa poche. Tout de suite, leur expression changea, ils avaient peur d’être ainsi pointé par l’arme du sorcier. Il lança rapidement un sortilège et tout deux tombèrent endormis sur le sol. D’un sortilège d’attraction, il fit venir à lui une fiole, simple et banale, qu’il remplit simplement d’eau. Début d’un subterfuge qui devrait lui permettre d’arriver à ses fins. Il se dirigea ensuite vers l’entrée, entrouvrant légèrement la porte puis, il éteignit les lumières avant de se réinstaller à la table du salon où il pris le temps de terminer sa tasse de café avant que la porte de s’ouvre et que Lullaby n’entre dans la pièce. « J’ai presque cru que tu ne viendrais jamais ! » D’un geste de baguette, il ralluma les lumières de la pièce, laissant le loisir à Lullaby de découvrir la pièce, lui assis à la table de son salon mais surtout ses parents, au sol, semblant complètement inertes.
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MessageSujet: Re: we accept the love we think we deserve. ◮ (lysander&lullaby)   Ven 22 Fév - 10:11


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Depuis quelques temps, les gens se tuent à dire que le monde est devenu plus obscure et que l’on ne peut plus faire confiance à personne. Surtout pas à ceux se trouvant désormais dans le camp des mangemorts. Je n’ai jamais voulu le croire, surtout en ce qu’il s’agit de Lysander, il faut se le dire. Accepter le fait que les on-dit puisse être vrais, c’était comme faire une entorse à ma propre façon de penser. Et personne ne peut consciemment se planter lui-même un poignard dans le dos. J’ai toujours refusé de croire que mon ancien ami puisse être perdu, préférant le croire plonger dans un long moment d’égarement duquel il aurait dû mal à sortir. Pourtant, il n’en est toujours pas sorti et il faut dire que les choses commencent à trainer en longueur. Sans compter qu’il semble de plus en plus convaincu par des convictions qui ne sont même pas les siennes – elles ne peuvent pas être les siennes, c’est tout bonnement impossible, cela ne lui correspond tellement pas – comme aveuglé par le semblant de pouvoir qui semble être le sien aujourd’hui. Et il ne s’en rend absolument pas compte, préférant affirmer que ces convictions, sont également les siennes. Pourtant, je ne veux pas y croire. Du moins ne voulais-je pas y croire, puisque je dois avouer que notre dernière rencontre à semer le doute dans mon esprit. Je le revois encore, jeter cette bague – qui aurait dû être bague de fiançailles – à mes pieds, me proférant des paroles douloureuses, capables de me détruire de l’intérieur. Pourtant, il s’était appliqué à recoller les morceaux, aussitôt après m’avoir brisée, faisant ainsi remonter à la surface, les divers souvenirs des fêtes de fin d’année, que nous avions passée ensemble. Ainsi est-il perdu sans trop l’être. Je suis partagée entre l’idée que l’on puisse le faire redevenir lui-même et celui d’enfin avouer qu’il est complètement perdu. Mais cela me tuerait trop d’arrêter de me battre pour qu’il se rende compte de qui il est réellement. Car j’aurais alors l’impression que ce serait de ma faute. Peut-être l’est-ce après tout. Je devais être l’une des seuls nés-moldus qu’il fréquentait, aussi aurais-je très bien pût le dégouter et faire indirectement en sorte qu’il rejoigne les mangemorts. Cette simple idée me révulse, mais c’est pourtant une éventualité qu’il faut envisager. Aussi vaudrait-il peut-être mieux que je m’éloigne de lui pendant un moment, dire qu’en y repensant, il puisse se rendre compte de la bêtise qu’il fait en se joignant ainsi au maitre des ténèbres par ma faute. Quoi que, je pense tout de même que ce ne sont pas les deux fois où nous nous sommes vus, depuis le jour où il m’a mise à la porte, qui l’aient empêché d’y réfléchir. Je pousse un profond soupir, alors même que je ne fais que réapparaître dans cette rue que je connais si bien ; celle qui abrite la maison dans laquelle j’ai toujours vécu avant de rejoindre Lysander. Je suis complètement exténuée, et pourtant, l’on ne peut pas dire que mon séjour dans le cottage de mon ami Allistair, ait eu de quoi m’épuiser. Je n’ai pas fais grand-chose lorsque j’étais chez lui, profitant peut-être un peu trop de son hospitalité. Je m’en suis d’ailleurs voulu quelques fois. Il faudra que je trouve un moyen de remercier mon ami pour m’avoir accueilli à vrai dire, ainsi aurais-je certainement la conscience plus tranquille. C’est en me faisant cette promesse que j’avance finalement jusqu’au battant de bois, marquant l’entrée de la modeste maison de mes parents.

Je remarque tout de suite que quelque chose ne tourne pas rond. En effet, mes parents ayant toujours eu pour peur, de se faire cambrioler, il n’est pas normal que ceux-ci aient laissé la porte légèrement entrouverte. Ma gorge se noue face à cette constatation, tandis que j’enfouis ma main dans ma poche, serrant fermement ma baguette entre mes doigts, alors que je pousse la porte. C’est ainsi mal à l’aise que je fais quelques pas à l’intérieur, demandant aussitôt s’il y a quelqu’un à l’intérieur. Au début, seul le silence me répond, avant qu’une voix que je n’espérais plus entendre en ce lieu, ne retentisse contre les murs, pour venir jusqu’à mes oreilles. « J’ai presque cru que tu ne viendrais jamais ! » Lysander. A peine a-t-il fini de prononcer ses mots, que la lumière réapparait dans la pièce. Mes yeux se posent aussitôt sur lui. Confortablement installé derrière la table du salon, il semble prendre un malin plaisir à se trouver ici. Je ne comprends pas aussitôt pourquoi. Le dévisageant, je m’apprête à lui demander ce qu’il fait là ; mais je n’en ai pas le temps, mon regard se posant alors sur les corps de mes deux parents, écroulés au sol. Mes yeux s’écarquillent aussitôt, tandis que je laisse échapper un faible gémissement de détresse. Mon estomac déjà noué, se contracte un peu plus, me donnant la nausée tandis que j’avance en direction de mes géniteurs, me laissant tomber à genoux à leurs côtés. « Non… Non ! » Mes yeux s’embuent presque instantanément, rendant ma vision trouble tandis que je contemple les deux corps inanimés. Je ne peux même pas me résoudre à les toucher, tellement tout cela me révulse. Ils n’ont rien demandé à personne après tout, ne méritaient pas qu’on leur réserve un sort semblable. Le mangemort a certainement dû jouer sur le fait que mes parents avaient une confiance absolue placée sur sa personne, pour pénétrer dans la maison sans faire de chahut – et ainsi ne pas alerter les voisins de sa présence – et leur administrer je ne sais quel sortilège. Cela me révolte complètement. Il ne doit avoir absolument aucune estime de lui-même pour agir de la sorte. S’en prendre à des personnes sans défense, il n’y a vraiment rien de glorieux à cela. J’essuie rageusement mes yeux d’un revers de main, ravalant mes larmes avant qu’elles ne dévalent mes joues. C’est exactement ce qu’il cherche ; me voir dans un moment de faiblesse. J’en suis persuadée. Je ne veux pas lui donner cette satisfaction, même s’il serait tout naturel de me laisser aller à ma tristesse, en voyant ainsi les corps sans vies de mes deux parents. Mais les larmes viendront certainement plus tard, je ne veux décidément pas me laisser aller. Pas maintenant. Il faut que je me montre forte. C’est ainsi avec le cœur lourd, que je finis par redresser la tête en direction de l’ancien gryffondor, le dévisageant avec amertume. « Pourquoi ? » Question sans aucun doute trop vaste pour qu’il puisse la comprendre. Enfin, il a envie de jouer à l’imbécile, alors autant le prendre pour un imbécile. Et un imbécile ne comprend rien. Ni les enjeux de son adhésion aux mangemorts, ni pourquoi cela influe sur la guerre qui taraude le monde magique, ni une simple question. Du moins, je pense que c’est pour cela que je me sens obligée de préciser la dite question. « Pourquoi t’en être pris à eux ? Pourquoi les avoir mêlés à cela ? Pourquoi avoir, encore une fois, décidé de jouer les salauds ? » Je finis par me relever complètement, la tristesse m’habitant jusqu’alors, se transformant en haine véritable. Le fait que Lysander ait tué mes parents, m’heurtant de plein fouet, alors que je lui lance un regard se voulant glacial. Je ne pourrais même plus pleurer si je le voulais, tellement tout cela me révulse et me fait bouillonner de rage. Je sais que je m’écroulerais bien à un moment, pleurant alors de tout mon soul. Mais en attendant, je m’en trouve bien incapable. Je contracte la mâchoire, tandis que je toise méchamment le mangemort. Cette fois, plus aucun doute n’est permis, il est bel et bien irrécupérable. Moisi jusqu’à la moelle, plus personne ne peut plus rien pour lui. Le Lysander que j’ai connu a disparu, à jamais, c’est une certitude.



Dernière édition par Lullaby M. Carrigan le Dim 7 Avr - 13:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: we accept the love we think we deserve. ◮ (lysander&lullaby)   Ven 1 Mar - 9:39


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Lullaby and Lysander
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Lysander aurait aisément pu devenir complètement fou à force de de systématiquement agir différemment de ce qu’il voudrait. Il fallait croire qu’il était stupide. Faible ou tout simplement pas fait pour être un vaillant soldat de lord Voldemort. Ce n’était pas dans son genre de se dévaloriser, bien au contraire, il se considérait lui-même comme un grand sorcier réussissant plutôt bien sa vie, surtout depuis qu’il était devenu un mangemort. Il était sûrement idiot, inconscient ou Dieu seul savait quoi d’autre. Son point de vu était peut-être insensé puisqu’ils se supposait quasi infaillible alors même que Lullaby réussissait à faire ressurgir en lui cette fichue humanité dont il aurait tant voulu se débarrasser. Être humain, ça ne lui apportait rien. Ça ne lui avait jamais rien apporté. C’est ce qu’il voulait croire, un doux mensonge qu’il se murmurait à lui-même et qui sans doute l’aidait à dormir sur ses deux oreilles la nuit. La vérité étant que son humanité lui avait ouvert une porte sur un monde qui finalement avait beaucoup à envier au sien. Lui il était ce gamin qui avait toujours cherché à être félicité, récompensé, admiré, parce qu’on l’avait éduqué ainsi. Dans le monde que Lullaby lui avait permit de découvrir, les choses semblaient être tellement plus simples. Moins de prises de tête, moins d’effort constant pour toujours se surpasser, tellement plus de naturel. Mais ce n’était pas son monde et il avait bien fallut qu’il en ferme la porte pour ne pas être rejeter de sa propre famille. Les Barrowman, bien que très peu engagés du côté de lord Voldemort, partageait l’avis que les sang-purs étaient forcément meilleurs et Lysander en avait souvent douté, jusqu’à ce que le seigneur des ténèbres revienne à la vie. Ça avait été le moment de se poser des questions, de choisir un camp alors comme une évidence, il avait rejoint ses parents, comme toujours, il avait fait en sorte d’avoir le plus de reconnaissance possible. C’était comme si c’était vital pour lui cette fichue reconnaissance qui pourtant (il faut bien l’avouer) ne servait pas à grand-chose. Mais il avait grandi pour ça, alors il était difficile pour lui de se détacher définitivement de tout ses principes, si bien qu’il avait décidé de s’y accroché avec force, perdant sans doute au passage toute sa raison. Il avait rejoint le seigneur des ténèbres et très rapidement sa vie avait changée. S’il avait tracé un trait sur l’avenir qu’il avait pu imaginer au côté de Lullaby, il avait vu certains de ses rêves exaucés bien plus vite qu’ils ne l’aurait été s’il avait fait un choix différent. De toute évidence, s’il n’était pas devenu un mangemort, que serait-il aujourd’hui ? Un vulgaire traitre à son sang qu’on forcerait à fuir, à se cacher pour ne pas finir à Azkaban. Il était été pathétique et pitoyable et c’était bien quelque chose qu’il ne pouvait se résoudre à devenir. Il avait beaucoup (vraiment beaucoup) trop de fierté pour ça. C’était bien ainsi. Il avait obtenu un poste beaucoup plus prestigieux au sein du ministère de la magie et son travail était plutôt bien récompensé. Il se fichait bien que sa réussite dépende de la vie d’autres sorciers (car oui, pour lui les nés-moldus restent des sorciers). Tout ce qui comptait, c’était sa réussite. N’était-ce pas là ce qu’on lui avait répété depuis son plus jeune âge ? Sans doute était-il victime de l’endoctrinement familiale, mais il ne semblait pas mal le vivre. Au contraire. Il semblait s’en porter excellemment bien et ce malgré les doutes que Lullaby ne cessé d’implanter dans son cerveau à chaque fois qu’il croisait sa route. Forcément, morte, elle serait moins dérangeante pour lui. Elle représentait la seule attache qu’il gardait d’un monde qui finalement (même s’il ne l’admettait pas, vivre dans le déni, pour Lysander Barrowman, c’est cool, mais même ça il le nie), était bien meilleur que le sien. Se débarrasser d’elle n’était pourtant pas chose aisée, c’était comme si cette fichue humanité le paralysait à chaque fois qu’il se trouvait face à elle (et ça aussi, il le nie, logique) tout comme elle l’avait empêché de tuer ses parents pour récolté la haine infinie de la rousse et détruire ainsi le lien les unissant, rendant son extermination bien plus simple.

Le fait été que même allongés par terre, l’air complètement inertes, les parents de Lullaby étaient encore vivants et s’il ne pouvait pas se servir de ça pour éliminer la jeune femme, il pouvait toujours s’en servir pour récolter quelques mérites professionnels (quelque chose qu’il apprécie tout particulièrement) en raflant quelques nés-moldus. Elle devait savoir quels étaient les meilleurs endroits pour se cacher, après tout elle devait les côtoyer assez souvent. Ainsi, il l’avait attendu patiemment chez elle et forcément, elle avait fini par rentrer à la maison. C’était prévisible, quelques temps plus tôt il avait menacé ses parents, il était sûr qu’elle allait venir vérifier leur état de santé quotidiennement à présent, ainsi il fut plutôt satisfait d’entendre sa voix résonner dans la maison. Rapidement il alluma les lumières et tout aussi rapidement elle se précipita vers ses parents, laissant un large sourire se dessiner sur les lèvres du mangemort. Finalement, elle qui avait jugé qu’il était gentil, bon et absolument pas aussi méchant qu’il voulait bien le faire croire (le monde manichéen vu par Lullaby, d’après ce que Lysander avait pu constater), elle semblait le croire à présent capable de commettre un tel crime et pour une fois c’était elle qui se trompait (encore une fois selon Lysander, n’oublions pas sa forte tendance au déni). Ça l’amusait et sans doute que ça se voyait sur son visage avec une aisance certaine. Pas la peine d’être clairvoyant pour s’en rendre compte. Il sentait la rage en elle et finalement, c’était bel et bien avec cette rage qu’il voulait jouer en cet instant précis. Il allait lui mentir, mais certainement pas lui faire croire qu’il avait tué ses parents, ça ne le mènerait à rien, s’ils étaient mort, le chantage était strictement inutile et il avait besoin de ce chantage. « Pourquoi ? À ton avis. Je t’avais prévenue que si je me sentais trop ennuyé j’irais m’amuser avec eux. » Il lui adressa un nouveau sourire avant de hausser légèrement les épaules. « Mais tu me connais, je n’aime pas gaspiller mon temps inutilement. Le simple divertissement sans but derrière, à quoi bon ? Ils ne sont pas morts Lullaby. » Ils ne l’étaient pas. C’était un fait, pour le coup qu’il ne pouvait pas nier (enfin un truc qu’il ne nie pas, victoire) et qu’il ne pouvait pas cacher à Lullaby sans faire échouer tout ses plans. Il lui désigna d’un geste de la main, la chaise lui faisant face. « Assied-toi, je t’en pris, tu seras plus à l’aise ainsi, pour qu’on puisse négocier tranquillement leur survie. En plus il reste du thé. » Il avait toujours ce sourire tracé sur ses lèvres. Il avait la situation en main et il savait des choses que Lullaby ignorait, ce qui en soit était parfait pour la manipuler. Il était en position de force et à ses yeux (aveuglés par la force de son égo), c’était de loin la chose la plus appréciable au monde.
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MessageSujet: Re: we accept the love we think we deserve. ◮ (lysander&lullaby)   Sam 2 Mar - 17:30


we accept the love
we think we deserve
i don't know when will it happen. you know, maybe in five minutes, or tonight, or sixth months from now, or maybe on the night of our wedding. but the really amazing this is, it is nobody's goddamn business.


Le cœur battant à tout rompre dans la poitrine, les yeux embués par les larmes, je ressens un léger vertige. J’ai clairement l’impression que le monde s’écroule sous mes pieds, tentant de me réduire en grain de poussière ou je ne sais quoi d’autre. Et pourtant, je ne suis pas debout. Je crois que je me serais de toute façon écroulée, si j’avais tenté de tenir sur mes pieds. M’appuyant légèrement sur le torse de mon père, je redresse le visage en direction du mangemort, le dévisageant méchamment alors que je tente de ravaler mes larmes. L’imbécile, je n’arrive pas à croire qu’il ait pût faire une chose pareille. Moi qui le croyait encore capable d’un semblant d’humanité, je suis bien obligée de me rendre à l’évidence du fait que celle-ci l’a complètement fuit. S’en prendra à des personnes le vénérant presque à la manière d’un dieu, c’est réellement morbide. Trop facile aussi, peu digne de la personne pleine de puissance qu’il prétend être depuis si longtemps. Je pince les lèvres tandis que je le fusille du regard, me dressant maladroitement sur mes pieds, les poings serrés, complètement aveuglée par la rage. Ma baguette est toujours rangée dans ma poche, mais je n’en aurais pas besoin pour lui faire regretter ses actes. Tout ce que je veux, c’est le frapper. Lui porter un coup à la mâchoire, le faire saigner et peut-être même lui exploser une dent ou deux au passage, même si je doute vraiment d’être capable de frapper assez fort. Il n’en reste pas moins qu’en ce moment présent, Lysander ne vaut pas mieux que son soi-disant maitre. Non content de déjà lui avoir prêté allégeance, voilà maintenant qu’il se met à lui ressembler, accomplissant le même genre d’acte puérile. Jamais je ne l’aurais cru capable d’en venir à de telles extrémités et pourtant, je dois bien reconnaitre que pour le coup, il m’avait prévenue. Me mettant maintes fois en garde sur les choses qu’il pouvait accomplir, je ne l’avais pourtant pris au sérieux, refusant d’admettre le fait qu’il puisse avoir un mauvais fond. Mais m’aveugler et refuser de voir les choses telles qu’elles sont, n’est pas forcément une bonne chose. La preuve en est que, même si je refuse de voir la vérité en face, les choses sont tout de même ce qu’elles sont. Accordant un dernier regard en direction de mes parents, toujours étendus inertes au sol, je finis par me remettre sur pied, fixant de nouveau mes prunelles sur le mangemort. Je dois tout de même faire un grand effort pour ne pas venir lui souhaiter à la gorge. Mes poings se ferment d’eux-mêmes alors que mes ongles pénètrent peu à peu dans ma peau. Je n’y fais même pas attention, sans doute trop aveuglée par la rage que Lysander fait naitre en moi, pour prêter la moindre importance à quelque chose d’aussi futile. Pourtant, sans doute trop bouleversée pour cela, je ne me résous pas à lui foncer dessus, préférant rester auprès des miens. Le lieu me parait étranger et pourtant, je suis dans la même maison que celle que j’ai toujours connue. La présence étrangère du mangemort rend tout de même la pièce moins chaleureuse qu’elle ne l’est d’habitude. Et si un jour il était régulièrement invité par ici, l’ancien gryffondor n’est clairement plus le bienvenue en ces lieux. Je me sens d’ailleurs tout à fait idiote d’avoir laisser mes parents seuls aussi longtemps, alors que ses menaces résonnaient sans cesse dans mon esprit. J’aurais dû revenir ici pour m’assurer que rien ne leur arriverait et pouvoir m’interposer avant que le brun puisse réellement s’en prendre à eux. Mais je ne l’avais pas fait et il est trop tard pour regretter.

Déglutissant avec difficulté, je ne peux m’empêcher de lui adresser un nouveau regard furibond alors que mes jambes se font tremblantes sous mon poids. Le sourire narquois présent sur le visage de Lysander me met hors de moi, mais une nouvelle fois, je suis incapable de faire quoi que ce soit. J’ai l’impression de n’être qu’une lâche. C’est peut-être bien ce que je suis au final. Mais je ne peux simplement me résoudre à me faire ennemie du mangemort, mon cœur lui appartenant sans doute toujours un peu, bien que les sentiments positifs que je peux avoir à son égard, partagent désormais leur place avec la haine. « Pourquoi ? À ton avis. Je t’avais prévenue que si je me sentais trop ennuyé j’irais m’amuser avec eux. » laisse-t-il finalement échapper, comme justification à ses actes. Il est vrai qu’il l’avait dit, seulement ses paroles sonnaient creux. A moins que je ne refuse simplement d’admettre qu’il puisse effectuer les actes qu’il se prêtait si bien lui-même. Je le regarde hausser doucement les épaules, comme-ci tout cela n’avait que trop peu d’importance au final. « Mais tu me connais, je n’aime pas gaspiller mon temps inutilement. Le simple divertissement sans but derrière, à quoi bon ? Ils ne sont pas morts Lullaby. » Ma respiration se fait soudainement plus rapide alors que mes yeux s’écarquillent légèrement. Trouve-t-il réellement encore la force de me mentir après le spectacle qu’il m’a obligé à visualiser ? Même lui ne peut être ainsi. Du moins je l’espère réellement. Il me faut un certain temps pour calmer mon pouls et me sécher les larmes, avant de porter de nouveau mon regard sur mes deux parents et observer leurs poitrines se soulevant, faiblement, mais de manière régulière. Je laisse échapper un léger soupir de soulagement. Au moins ne sont-ils pas morts. Pourtant, comme l’a dit Lysander, je doute qu’il ait fait cela uniquement dans le but de se divertir. Cela doit forcément cacher quelque chose. Mon énergie me regagne tout de même peu à peu, tandis que je me décide enfin à me tourner de nouveau en direction de l’ancien gryffondor, me grandissant légèrement. Il me désigne alors le siège face à lui d’un simple geste de la main, m’intimant ainsi de m’y asseoir. « Assied-toi, je t’en pris, tu seras plus à l’aise ainsi, pour qu’on puisse négocier tranquillement leur survie. En plus il reste du thé. » Sans savoir pourquoi, le fait de pouvoir le mettre hors de lui me fait à présent plus peur qu’autre chose. C’est pourquoi je m’empresse de venir m’asseoir face à lui, vacillant légèrement – pas encore remise de mes émotions – sur le trajet et fuyant simplement son regard une fois que je me suis installée. Le fixer droit dans les yeux alors qu’il est loin est une chose, mais le faire alors qu’il se tient à moins d’un mètre de moi en est une autre. Et cette fois, j’ai réellement peur de lui. Le Lysander que je connaissais est parti pour de bon. De lui, il ne reste que des cendres et, bien loin d’être un phénix, je doute qu’il puisse renaitre par elle de quelque manière que ce soit. « Qu’est-ce que tu veux ? » je lui lance finalement, d’une façon agressive – sûrement cela est-il dû à l’adrénaline pour tout dire –, tout en baissant les yeux. Je doute que le mangemort souhaite une compensation financière où quelque chose du genre. Comme il l’a lui-même dit : il n’est pas à plaindre depuis qu’il a rejoint les rangs du plus grand mage noir de tous les temps. Et je me doute que s’il voulait me voir à Azkaban, il n’aurait fait que m’envoyer sa troupe de raffleurs, ne prenant pas la peine de se déplacer lui-même. Aussi je ne vois pas ce qu’il peut bien me vouloir de particulier. « Mais par pitié, ne les tue pas. » je finis par ajouter, tout en levant un regard implorant dans sa direction. A présent que je sais qu’ils ne sont pas tout à fait morts – ne pouvant juger ce qu’ils ont eu à subir auparavant –, je m’accroche à l’idée que mes parents puissent sortir vivants de cette nouvelle rencontre avec celui qu’ils vénéraient comme un dieu. Pourtant, je doute qu’ils puissent encore le vénérer après ce qui leur a infligé. Je me doute tout de même que tout ne s’est pas mal passé, puisque mes parents ont tout de même eu le temps de lui faire du thé, avant que les choses ne dégénèrent.



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MessageSujet: Re: we accept the love we think we deserve. ◮ (lysander&lullaby)   Ven 8 Mar - 21:22


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Le mangemort n'estimait pas avoir particulièrement besoin d'aide pour accomplir son métier. Au contraire, il estimait qu'il pouvait parfaitement se débrouiller tout seul. Normal, avec un ego pareil, il était difficile pour lui d'admettre qu'il puisse avoir, un tant soit peu, besoin d 'aide. Il n'en avait pas besoin. Il faisait très bien son métier et ce sans avoir besoin de qui que ce soit. Cependant, il avait bel et bien l'intention de demander un coup de main à Lullaby. Il avait une opportunité en or qui s'offrait à lui dans une telle situation. Il aurait était stupide de passer à côté de ça. Il avait devant lui l'opportunité de trouver des né-moldus, sans même se fatiguer. Il aurait très bien pu faire comme d'habitude, s'occuper de ses affaires sans pour autant demander de l'aide à qui que ce soit et techniquement, ce n'était pas de l'aide qu'il demandait, on pouvait difficilement considérer cela comme tel. Il voulait qu'elle lui donne des informations sur un camp de né-moldus et il n'avait pas l'intention de le lui demander véritablement, il ne le laissait pas le choix, ou du moins, il avait dans l'idée de faire comme s'il ne lui laissait pas le choix, alors qu'en vérité, ses parents ne couraient aucun danger, elle pouvait parfaitement lui dire d'aller se faire foutre, ça ne changerait rien au cas de ses parents. Ils étaient simplement endormis, dans quelques heures, ils se réveilleraient en on en parlera plus, mais ça, Lullaby n'en saura rien, pas pour le moment en tous cas. Même s'il n'avait pas eu le courage de tuer ses parents, ils pouvaient toujours se servir d'eux pour manipuler la jeune fille. S'il n'était finalement pas si mauvais qu'il l'aurait bien voulu, il restait un fin manipulateur. Une qualité dont il avait décidé de se servir en cette douce journée afin de se servir avec aisance de la jeune femme. Il n'était pas venu pour ça à l'origine, bien au contraire. Il était venu pour tuer ses parents, la pousser à le détester et ainsi rendre les choses plus faciles, lui qui voulait tant se débarrasser d'elle mais qui n'y arrivait pas parce que quoi qu'il dise, quoi qu'il fasse, elle arrivait encore à lui trouver bon fond, à le faire douter du but qui suivant et elle continuait d'essayer de lui prouver qu'il faisait fausse route et qu'il pouvait encore faire marche arrière. Il ne voulait pas faire marche arrière. Il était convaincu qu'il était au bon endroit là où il se trouvait. Il était persuadé de suivre le bon but et surtout, il était persuadé que c'était là le meilleur moyen pour avoir ce qu'il avait toujours désirait : du pouvoir, de la reconnaissance. Elle, elle voulait lui prouver le contraire, à chaque fois qu'il croisait sa route, elle tentait de le lui faire comprendre et finalement, elle le faisait douter et il détestait ça. Lui qui était tant accroché à ses idées, il se perdait dans les paroles de la jeune femme et ça avait le don de l'agacer au plus haut point. Elle était comme une épine dans son pied et il devait s'en débarrasser, ça aussi il en était persuadé. Finalement tout ce dont le mangemort était persuadé, ce n'était que des broutilles, des mensonges qu'ils se disaient à lui même pour se sentir mieux, pour se sentir puissant mais ils étaient finalement bien vide. Il n'agissait pas conte Lullaby alors même qu'elle représentait son véritable problème (à ses yeux, en vrai son problème, c'est son ego), sans doute qu'il n'était qu'un lâche, un beau parleur, au final, Lullaby n'avait pas de soucis à se faire, il tenait trop à elle pour oser lui faire du mal. La preuve était qu'uil n'avait même pas été capable de la détruire en tuant ses parents. Il était bien pathétique en fait ce mangemort, même s'il ne s'en rendait absolument pas compte. Un jour peut-être qu'il finira par le réaliser et qu'il décidera d'arrêter de jouer au con, mais peut-être qu'il sera trop tard à ce moment, peut-être qu'il était déjà trop tard, après tout il avait déjà bien du sang sur ses mains, il y avait peu de chance pour qu'il puisse un jour se rattraper. Si cette guerre finissait et que l'ordre gagné, il serait sans doute jugé et envoyé à Azkaban, même s'il décidait de retourner sa veste dès a présent. Il était trop tard pour lui, alors autant continuer dans la même voie.

Lullaby était venue, comme il l'avait prévu. Évidemment, elle avait mal réagit en voyant les corps de ses parents, c'était plus que prévisible. Il avait mis peu de temps à lui dire qu'ils n'étaient pas morts et bien-sûr, elle aurait pu ne pas le croire. Mais son soupire de soulagement indiqua au sorcier qu'elle le croyait, qu'elle était rassurée de voir qu'ils n'étaient pas morts. Il la comprenait, il n'était pas forcément un homme toujours sympa, mais il était encore capable de faire preuve d'empathie. Il savait qu’elle souffrirait de la mort de ses parents, tout comme celle des siens ne le laisserait pas totalement indifférent, bien au contraire. Il aimait ses parents, sans doute plus qu’il ne voulait bien l’admettre, après tout, c’était à force de vouloir les rendre fiers de lui qu’il était devenu si prétentieux. À toujours bien faire pour recevoir des compliments (trop de compliments), il avait développé un ego quelque peu surdimensionné. Il savait que Lullaby était très proche de sa famille, alors forcément, il comprenait sa peine et il savait que cette affection pour les siens la pousserait à agir exactement comme il le voulait. C’était un avantage considérable aux yeux du sorcier. Elle lui demanda ce qu’il voulait, question qu’il pris bien soin d’ignorer alors qu’elle enchainait sur une deuxième remarque. « Ça dépendra de toi ça. Tu veux du thé ? » Sans même attendre qu’elle ne lui réponde il poussa l’une des tasses posées sur la table vers Lullaby avant de saisir la théière pour remplir la dite tasse. Il se permis également de remplir celle qui était juste devant lui, un peu comme s’il était chez lui. « En plus, il est encore chaud, c’est parfait. » Il adressa un sourire à la jeune femme. Il semblait vraiment à l’aise, comme si tout ce qui était en train de se passer dans cette pièce était parfaitement normal. C’était son but. Tourner un peu autour du pot avant d’en venir aux faits, il pensait que c’était mieux pour obtenir les résultats qu’il voulait. Après tout, pendant qu’il était en train de parler du thé, elle, elle était en train de stresser pour ses parents, ainsi, sans doute qu’elle céderait plus vite quand elle saurait enfin ce que cherchait Lysander. Cependant, il savait également qu’il ne devait pas perdre trop de temps, après tout, le sortilège de sommeil qu’il avait lancé à ses parents ne durerait pas éternellement. Il était tout de même sûr qu’il allait durer suffisamment longtemps pour qu’il prenne un peu de temps pour s’amuser de la situation. Il attrapa le sucrier pour verser une cuillère de sucre dans son thé. Il désigna ensuite l’objet à vis-à-vis. « Du sucre ? » Au fond, elle devait sans doute simplement avoir envie de lui balancé le thé en pleine figure, une chance pour lui, il n’était plus bouillant. Cependant, il doutait qu’elle le fasse, après tout, c’était de la vie de ses parents qu’il était question et ce n’était pas quelque chose qu’elle pouvait se permettre de négliger.
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MessageSujet: Re: we accept the love we think we deserve. ◮ (lysander&lullaby)   Dim 17 Mar - 22:29


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Il ne me faut pas longtemps pour remarquer que quelque chose ne tourne pas rond ; le fait que la porte ne soit pas fermer en témoigne d’ailleurs. Mes parents sont du genre maniaque au point de vérifier plusieurs fois que celle-ci soit bien fermée à double-tour, au risque de ne pas savoir en dormir la nuit. Mon cœur se met aussitôt à tambouriner dans ma poitrine, étant d’emblée de jeu, malmené par l’adrénaline qui ne tarde pas à infiltrer mes veines puis mon corps entier. Je n’ai de cesse de me dire que si j’étais partie plus rapidement de chez Allistair, j’aurais peut-être eu une chance d’empêcher le fait que les miens se fassent agresser. Pourtant, il me suffit de pousser le battant de bois et de faire quelques pas vers l’intérieur, pour que mes idées soient tout de suite contredites. En effet, il n’y a aucune trace de lutte à l’intérieur et, par conséquent, rien ne laisse croire à une agression. Au contraire, on dirait plutôt qu’ils ont ouvert la porte à quelqu’un qu’ils connaissaient. Cela ne fait pas retomber l’adrénaline, bien au contraire, puisqu’à peine me suis-je faite cette remarque que la lumière se rallume et qu’une voix s’élève, s’adressant directement à moi. Celle de Lysander. Je déglutis difficilement alors que je rapidement volte-face afin de pouvoir poser mes prunelles sur la silhouette du mangemort. Pourtant, bien plus que le brun, c’est autre chose qui m’interpelle ; les corps inanimés de mes deux parents, étendus au sol. A leur vue, mon cœur rate un battement alors que mes jambes menacent de se dérober sous mon poids, se faisant plus flageolante qu’elles ne l’ont jamais été auparavant. Du coin de l’œil, je peux percevoir le sourire narquois du mangemort alors que je me jette à genoux près des corps des miens. Bien vite, je me redresse, bien décidée à ne pas lui faire le plaisir de verser une larme face à lui. De toute façon, la rage que j’éprouve face à ses actes, m’aveugle bien plus que le chagrin. Et même si l’ancien gryffondor m’apprend que mes parents ne sont pas morts et que je remarque enfin que leurs poitrines se soulèvent de façon régulière, cela ne suffit pas à calmer mon énervement. Je suis bien obligée de me retenir de faire quelques actions violentes envers le mangemort, au risque qu’il les blesse véritablement cette fois-ci. Aussi suis-je obligée de reconnaître qu’il possède toutes les cartes entre ses mains et que je me sens prise au piège. Ce que doit sûrement avoir comprit Lysander, à la vue du sourire narquois qu’il prend un malin plaisir à afficher de façon fière. Depuis qu’il m’a mise à la porte, c’est la première fois que je le vois afficher un air aussi confiant. Les deux fois où je l’ai croisé sur le chemin de traverse, je suis parvenue à semer le doute en lui – même si j’avoue que la dernière fois, il l’a aussi légèrement fait avec moi – mais cette fois il est clairement en position de force. Et il le sait. C’est justement ce sur quoi il a prévu de jouer d’ailleurs. Je serais en mesure de deviner cela même si j’avais à faire à un parfait étranger, tellement la chose paraît évidente.

Je déglutis alors que je viens prendre place sur le fauteuil face à lui, comme il me l’a demandé. Je ne me fais pas prier pour le faire, même si j’adopte tout de même une allure trainante. Plus par peur de tomber subitement au sol que par réelle peur de l’approcher, même si je dois avouer que j’ai de moins en moins confiance dans le fait qu’il ne puisse se décider à me faire du mal. Après tout, je viens de tomber de haut et qui sait quel autre genre de chute vertigineuse m’attend à présent. Toutes mes convictions ont été ébranlées d’un seul coup, me laissant un arrière-goût amer et surtout, l’impression que je ne vais pas tarder à me désintégrer si mon cœur continue à s’affoler ainsi. Mal à l’aise, je me pose donc sur le bord du fauteuil, m’installant de manière peu confortable, mais peu importe. Le confort est la dernière chose que je recherche à présent. Si cela pouvait être bénéfique pour mes parents, je serais d’ailleurs prête à accepter de vivre dans la rue jusqu’à ma mort, à même le trottoir et ce, même si l’ordre du phénix venait à gagner. Peu m’importe ce maudit confort, je veux simplement que les miens retrouvent une vie tranquille, qu’il ne leur arrive rien et que l’on cesse de les mêler à ce qui ne les regarde pas. « Ça dépendra de toi ça. Tu veux du thé ? » Je n’ai pas le temps de répondre que déjà, il s’empresse de me servir une tasse. Hors contexte, on pourrait presque croire à un parfait gentleman attentionné, surtout si l’on omet de voir les corps étendus au sol. Mais en ce moment même, la seule chose à laquelle je parviens à penser, c’est au fait que je trouve son petit manège oppressant. Je ne sais pas à quoi il joue, mais il semble prendre un malin plaisir à ne pas me révéler tout de suite ce qu’il vient faire ici, ce qu’il attend de moi ou que sais-je. « En plus, il est encore chaud, c’est parfait. » me glisse-t-il en m’adressant un léger sourire alors qu’il s’évertue à remplir sa propre tasse. En effet, le liquide est encore fumant. Mais que cela peut-il changer ? Je n’ai même pas envie de thé. Par réflexe, je me mets à glisser la main dans la poche de mon manteau, me mettant à jouer avec l’anneau qui se trouve à l’intérieur. Geste qui m’est devenu automatique durant les quelques jours passés chez mon ami, à force de ressasser ma dernière entrevue avec le mangemort sur le chemin de traverse. Mais bien vite, je retire ma main de ma poche, alors que je redresse la tête. C’est comme-ci je me rappelle subitement la présence du brun, quoi qu’il m’est complètement impossible de l’avoir oublié. « Du sucre ? » finit-il par dire, me sortant pour de bon de ma rêverie – si on peut appeler ce court moment d’égarement ainsi. Un instant, je me contente de fixer la tasse de laquelle commence à s’élever de moins en moins de fumée, avant de redresser le regard vers Lysander. Haussant un sourcil, je le dévisage simplement. Il me faut un certain temps avant de véritablement saisir ses paroles à vrai dire. Tout est assez confus dans mon esprit et j’ai l’impression que les rouages ont du mal à s’emboiter et à se mettre en marche. Comme-ci mon esprit essayait tout simplement de fuir la réalité de l’instant présent. Pourtant, j’ai l’impression que si je ne fais pas attention à ce qu’il se passe, les choses risquent de devenir bien plus dangereuses. « Peu importe. Oui. Non. Je ne sais pas. » je bredouille piteusement avant de lui faire signe que cela m’importe peu. M’enfonçant un peu plus dans le fauteuil, je colle tellement mon dos au dossier, que j’ai presque l’impression que je cherche à me tenir le plus loin possible de l’ancien gryffondor qu’il m’est possible de le faire. C’est tout à fait possible d’ailleurs, je ne le sais pas moi-même. J’ai l’impression de ne plus rien contrôler, comme-ci la situation autant que mes propres actes, me filent tout deux entres les doigts. « Si tu veux que je cesse de t’approcher, dis le moi. Je t’éviterais et partirais en sens inverse si jamais je te vois dans le coin. Je ne t’importunerais plus. Mais laisse les tranquilles, par pitié, cela ne les concerne pas. » je dis finalement d’un ton suppliant, tout en adoptant un regard fuyant. Je déglutis, alors que je ne peux empêcher mes yeux de s’embuer légèrement. Alors que la rage retombe un peu, la peur prend plus d’ampleur, m’écrasant de tout son poids. « Ou alors tue moi. Mais… Pas eux. » La gorge bien plus nouée qu’elle ne l’a jamais été, je me tourne alors dans sa direction, adoptant un regard implorant alors que je fixe mes prunelles dans les siennes. Je n’arrive même plus à déglutir. J’ai l’impression d’être une gamine, ne pouvant rien faire pour maitriser son destin, trop contrainte par l’autorité de personnes lui étant supérieures.



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MessageSujet: Re: we accept the love we think we deserve. ◮ (lysander&lullaby)   Lun 1 Avr - 12:44


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Lysander avait bien changé depuis quelques années, ou du moins, se plaisait-il à faire tout comme. Si à Poudlard déjà, il avait eu une grande estime de lui, aujourd’hui, ça avait très certainement atteint son paroxysme. Il était sûr de lui, le genre de mangemort sûrement agaçant aux yeux des autres sorciers. Il avait selon lui-même, fait les bon choix pour atteindre un poste, une reconnaissance qu’il méritait. Cet élan de pouvoir qu’on lui avait confié lui avait rapidement monté à la tête. Le retour de Lord Voldemort avait été le dessein parfait pour qu’enfin on le récompense à juste titre et maintenant, il ne se comportait plus que comme un parfait idiot. Mais sans doute que ça plaisait au reste de sa famille. Ses parents n’avaient jamais été plus fier de lui qu’à présent. Lysander, leur fils, dans l’armée du seigneur des ténèbres en personne, luttant pour que le monde des sorciers reprennent les allures qu’il aurait toujours dû avoir. Un monde fait de pureté et de droiture. Tel était le monde idéal à leurs yeux. Pour Lysander, ça n’avait pas vraiment d’importance. Sang-pur, sang-mêlé, né-moldu, tout ce qui comptait, c’était de se donner les moyens de se donner de l’importance, de réussir. C’était à la porté de tout le monde, il fallait simplement lutter pour. Cette guerre était la preuve que même les nés-moldus étaient de véritables sorciers qui auraient pu mériter leur place dans le monde, puisqu’ils luttaient pour récupérer quelque chose qui logiquement leur revenait de droit, même si aux yeux de Lysander, ils ne devaient leur position qu’à leur échec. C’était une façon de voir les choses, une vision comme une autre, un bon moyen de justifier ses actes et de se sentir mieux quant à sa position. Il ne regrettait pas ses gestes, puisqu’après tout, malgré le sang qui coulaient sur ses mains, il restait persuadé de bien agir et on le félicitait bien souvent de ses actions, des camps qui réussissait à mettre à feu et à sang, des planques de nés-moldus dont il apprenait la position grâce à la torture. Tous les moyens étaient bon pour réussir, même si ça consistait à se salir les mains. Au point où il en était aujourd’hui, il n’avait de toute façon plus grand-chose à perdre. Il se foutait bien des vies qu’il détruisant en faisant son boulot, la seule chose qui comptait à présent à ses yeux, c’était sa propre réussite. Sans doute qu’il faisait à présent preuve d’un égoïsme particulièrement développé, mais il n’y avait rien de tel que de ne se soucier que de sa petite personne pour arpenter avec honneur le chemin de la réussite. Il y avait encore Lullaby pour lui gâcher la vie, il n’y avait qu’elle pour, irrémédiablement faire ressortir son bon côté, celui qu’il avait été encore quelques années plus tôt, celui qu’il était à Poudlard quand ils s’étaient rencontrés, quand il était tombé amoureux d’elle. Il n’y avait qu’elle pour réveiller cet aspect de sa personnalité et il n’y avait que sans elle qu’il pourrait enfin s’en débarrasser. C’était pour ça qu’il voulait la détruire, c’était pour ça qu’il s’était incrusté chez ses parents aujourd’hui, dans le seul but de se débarrasser elle. Cependant, devant le fait accomplit, il n’avait rien réussi à faire. Lui qui avait déjà tué et torturer des innocent, il se sentait incapable de causer le moindre tord à ce couple de moldus. Il n’y arrivait pas parce qu’ils étaient ses parents, ils étaient ce charmant couple avec lequel il avait passé d’agréables dînés quand il était encore en couple avec Lullaby. Ils lui rappelait bien trop la jeune femme, ce qu’il avait connu avec elle, les moment heureux qu’ils avaient partagés et dont il voulait se débarrasser, ses moments qui semblaient le paralyser en cet instant. Il n’avait réussi qu’à les endormir, mettant ainsi une ruse qui devraient au moins lui servir pour obtenir un peu plus d’honneur dans son boulot. S’il n’arrivait pas à se débarrasser de celle qui représentait son point faible, il pouvait toujours se servir d’elle.

Elle était venue, comme il l’avait prévu. Il l’avait attendu sagement et sa réaction face aux corps de ses parents avaient été tellement prévisible qu’il avait presque eu une impression de déjà-vu. En même temps c’était ses parents, sa réaction était parfaitement légitime. Même s’ils allaient parfaitement bien, mais ça elle n’était pas sensée le savoir. Il était installé ç table, un peu comme s’il avait été chez lui et il invita la jeune femme à s’installer en face de lui (à croire qu’il se pensait vraiment chez lui), ce qu’elle fit sans poser de question, sans doute trop apeurée pour oser le provoquer ouvertement. C’était quelque chose qu’il appréciait tout particulièrement. Elle avait un répondant à toute épreuve et c’était sans doute ce qui lui avait plu chez elle quand ils avaient été bien plus jeune. C’était cette fille ravissante qui semblait inaccessible, presque un défi, même si en somme, elle avait représenté bien plus que ça. C’était quelque chose qu’il était encore capable d’apprécier chez elle, elle ne se laissait pas faire. C’était parfois agaçant, mais c’était une force de caractère plutôt admirable, surtout en vue de la situation actuelle, qui, il fallait bien l’avouer n’était pas à son avantage. Pourtant, elle ne trouvait rien à répliquer d’assez cinglant pour venir titiller les nerfs du mangemort. Il avait de toute évidence trouvé le bon plan (même si ce n’était pas celui qu’il avait prévu à l’origine), et il ne pouvait que s’en sentir particulièrement satisfait. Il lui avait servit un thé, l’air de rien, lui demandant si elle voulait du sucre, des banalités dont elle se fichait sans aucun doute en cet instant, mais lui, il s’amusait de cette ambiance particulièrement tendue. Il versa une légère cuillère de sucre dans la tasse de la jeune femme avant de la pousser vers elle. Elle ne savait pas, alors il pris la décision pour elle, ou alors il se basait sur ce qu’il savait. « Si ma mémoire est bonne, tu mettais un peu de sucre dans ton thé, mais pas trop. Juste histoire de l’adoucir légèrement. » Il lui adressa un léger sourire avant d’attraper sa propre tasse pour en avaler une gorgée, tout en écoutant la réplique de son interlocutrice. Il reposa la tasse sans sa coupelle tout en haussant les épaules. « Voyons Lullaby, je m’amuse tellement de nos rencontres que je ne saurais les effacer de mon quotidien. » Un mensonge, puisqu’ils semblerait que son plus grand souhait serait de la voir morte. C’était du moins ce dont il essayait de se persuader. Elle lui proposa d’ailleurs de la tuer elle plutôt que c’est parents. « C’est une idée que je garde précieusement, pour un futur proche. Mais pour l’heure, je crois qu’on devrait collaborer. » Le mangemort posa ses mains sur la table avant de joindre ses doigts, tout en fixant la jeune femme avec sérieux. Il voulait son aide pour dénicher des campements de nés-moldus et il se doutait bien que pour sauver ses parents, elle serait prête à tout, la preuve étant qu’elle avait même proposé sa propre en échange de la leur, un acte héroïque, mais pour le moment, il ne voulait pas sa vie (ou du moins, il ne pouvait pas la lui prendre, sans doute en sera-t-il a jamais incapable), il voulait juste des informations.
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MessageSujet: Re: we accept the love we think we deserve. ◮ (lysander&lullaby)   Mer 10 Avr - 13:56


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i don't know when will it happen. you know, maybe in five minutes, or tonight, or sixth months from now, or maybe on the night of our wedding. but the really amazing this is, it is nobody's goddamn business.


La peur me tord le ventre alors que je m’assois face à Lysander, prenant place dans le fauteuil comme il me demande de le faire. La gorge nouée, je le dévisage calmement, essayant de me retenir de faire le moindre geste puérile, pouvant courir à ma perte. Cet homme que j’ai longuement aimé, assis à présent devant moi, me terrorise désormais. J’ai beau savoir que mes parents ne sont pas morts, je sais bien qu’ainsi allongés au sol, inconscients ; ils sont en état de faiblesse. Et le mangemort est en position de force, de telle façon que je ne peux rien faire pour leur venir en aide si jamais un excès de folie s’empare de lui. Peu importe ce qu’il puisse me dire ou ce pourquoi il est venu me voir, il me faut à présent tenter de le ménager, dire de le garder dans un état d’esprit le plus stable possible en attendant de trouver une solution à tout cela. Le tout est de parvenir à mettre mes parents hors de portée. Eux n’ont rien à voir avec ça. Ils ne font même pas partie du monde magique et sans ce monde auquel ils n’ont pas accès, jamais Lysander ne serait entré dans leur vie, pour que quelques mois plus tard à peine, ils puissent le considérer comme une sorte d’être idéale. Image qu’il a clairement dû démontrer, avant de faire en sorte qu’ils s’écroulent sur le plancher. Au moins j’ose espérer que s’ils parviennent à échapper à l’humeur changeante du sorcier, ils puissent se rappeler ce qu’il leur a fait. Cette façon dont il a dû se jouer d’eux lorsqu’ils l’ont accueilli bras ouverts en ouvrant la porte. Et un seul regard envers la théière que brandit fièrement le brun, me permet de comprendre qu’ils lui ont même préparé un peu de temps. Il n’y a vraiment aucune chance pour que ce soit l’ancien gryffondor qui ait pris le temps de se mettre à la cuisine, puisqu’en venant ici, il n’a souvent pas le droit d’y mettre les pieds autrement que pour manger. Et encore, il est rare que mes parents ne lui donnent pas le couvert sur la table de la salle à manger. Les seules fois où il a mis les mains à la pâte dans cette maison, étaient les fois où nous n’étions que tous les deux. Souvenirs ô combien douloureux de se rappeler de ces bons moments passés ensemble d’ailleurs ; emplis de faux espoirs surtout. Force m’est de me rappeler comment j’ai cru que Lysander avait pu redevenir lui-même, alors que notre route se croisait pour la seconde fois depuis notre séparation, sur le chemin de traverse. Et alors que j’ai longtemps cru qu’au fond, il était encore un type bien, je le retrouve aujourd’hui, confortablement installé dans le salon, avec mes parents étendus au sol, non loin de ces pieds. Il a beau dire ce qu’il veut au niveau des traitres à leur sang ou des nés-moldus n’ayant aucun droit d’accès au monde de la sorcellerie, il montre ainsi qu’il n’est pas mieux que les personnes qu’il condamne. Car lui ne possède même pas de véritable moral ou que sais-je. Il se montre juste comme un être sans-cœur, délivrant une facette de lui-même que je n’ai jamais perçu auparavant. Ma gorge se sert à cette remarque, tandis que je détourne les yeux, subitement gênée alors que mon estomac se noue dans mon ventre.

La voix du mangemort s’élève bien vite de nouveau et sans savoir pourquoi, sûrement habitée par ma politesse, d’antan, je redresse la tête dans sa direction, les sens aux aguets. Je suis toute ouïe, avide de savoir ce qu’il a à me dire. Ainsi pendue à ses lèvres, je peux presque croire que rien n’a changé, que je peux toujours être aussi amourachée de lui que je ne l’étais auparavant. Mais bien vite, les masses sombres de mes parents étendus sur le sol, attirent mon regard. L’ombre du sourire qui s’est dessiné sur mon visage, disparait alors subitement. « Si ma mémoire est bonne, tu mettais un peu de sucre dans ton thé, mais pas trop. Juste histoire de l’adoucir légèrement. » Le jeune homme laisse alors apparaître un sourire sur ses lèvres, plus narquois qu’autre chose d’ailleurs. Je pince légèrement les lèvres, me retenant de lâcher un profond soupir alors que mes yeux se font plus brillants. Le fait qu’il évoque des souvenirs, m’est incroyablement douloureux à vrai dire. Car ce sont les souvenirs qui font que je m’accroche ainsi à lui, me montrant incapable de me défaire de sa présence et de cette envie de le ramener à la raison. Et ce même lorsque les miens se trouvent en danger par sa faute. « C’est ça, oui. » j’acquiesce finalement en hochant doucement la tête en signe d’approbation. Le fait qu’il se souvienne d’un détail me paraissant si anodin, m’étonne complètement. Mais au final, je m’en accommode. S’il souhaite retenir des choses inutiles me concernant, mais faire une croix définitive sur moi, il est dans son droit après tout. Je ne peux lui reprocher une telle chose. Pas à lui. « Voyons Lullaby, je m’amuse tellement de nos rencontres que je ne saurais les effacer de mon quotidien. » Cette fois, je ne peux retenir un soupir. Je secoue doucement la tête alors que je me prends le visage dans les mains, me maudissant de m’être ainsi entichée un jour d’un pareil monstre. De ne pas avoir vu sa tendance à se faire endoctriner et surtout, d’ainsi mettre les autres en danger. Il a beau prétendre s’amuser de nos rencontres et de ne pas vouloir les voir disparaître, je sais pertinemment qu’il rêve de me voir morte. Et s’il est encore trop fier pour serrer ses doigts autour de mon cou et crisper ses phalanges jusqu’à ce que je suffoque, je sais très bien qu’il est capable de m’arracher la vie à l’aide d’un simple sortilège. Le seul mystère qui persiste, c’est qu’il ne l’ait pas encore fait présentement, se refusant pour je ne sais quelle raison de faire un tel acte. « C’est une idée que je garde précieusement, pour un futur proche. Mais pour l’heure, je crois qu’on devrait collaborer. » Mes yeux s’écarquillent tandis que s’insufflent en moi ses paroles. Je déglutis difficilement alors que je suis obligée de détourner une nouvelle fois le regard. Connaître ses désirs les plus profonds est une chose, les entendre dire de sa propre bouche en est une autre.

Je suis obligée de prendre sur moi pour finalement redresser le visage dans sa direction et le regarder sans le voir. « Lysou… » je commence, avant de me mordre subitement la lèvre inférieure, remarquant à quel point ces paroles peuvent paraître déplacer. A quel point elles sont déplacées d’ailleurs. L’homme face à moi n’est plus celui que j’ai connu et on ne donne pas de surnom à un parfait étranger. Surtout pas quand celui-ci vient de vous dire qu’il garde dans un coin de sa tête, l’idée de vous tuer si l’envie lui prend. « Lysander. Il faut que l’on arrête de jouer aux gamins. On est adultes maintenant. » je lui rappelle, ne sachant pas trop moi-même où je souhaite en venir. Peu importe, ce ne doit pas être tellement important. Ce n’est plus qu’une question de gagner du temps, de faire tourner les choses dans mon sens afin qu’il détourne complètement son attention des miens. Je déglutis alors que je plonge mon regard dans le sien, en me mordillant doucement la lèvre inférieure. « On ne peut pas simplement rester assis-là à faire comme-ci de rien n’était, autour d’une tasse de thé. » Je désigne alors la tasse de thé face à moi, dont le contenu est encore fumant. Je me rappelle encore du temps où chaque tasse de thé que je pouvais boire aux côtés de Lysander me paraissait encore être une bénédiction. Aujourd’hui, les choses me semblent tout de même avoir considérablement changé. Je n’ai aucun plaisir à être assise là, face à lui. Au contraire, cela suffit à faire monter mon adrénaline et à me donner des sueurs froides. Je redresse finalement le visage dans sa direction. « Tu te rends compte que tu joues avec des vies comme certains joueraient au poker ? Et même au poker, on ne prend pas une éternité pour jouer, même si on a les meilleures cartes. » je lui souffle, la gorge nouée. Je me laisse glisser un peu plus sur le bord du siège, me rapprochant le plus possible de lui, alors que ma respiration se fait quelque peu plus haletante. J’ai peur et je n’ai pas honte de le dire. L’adrénaline s’infiltre dans mes veines, me dévastant toute entière. Et seul Dieu sait à quel point je déteste cette fichue adrénaline qui est la mieux placée pour me faire perdre mes moyens et faire en sorte que je me sente défaillir. « Alors s’il-te-plaît, dépêche toi. Dis-moi ce que tu veux et je te répondrais du mieux que possible. Fais-moi faire ce que tu veux et je le ferai. Mais accorde moi le privilège de me tuer après, car je n’en peux plus de cette vie. » Alors que je prononce ses mots, j’enfonce de nouveau ma main dans ma poche pour triturer la bague qu’il m’a lancée au visage l’autre jour, à la manière d’un rêve que l’on s’amuse à briser en mille morceaux devant son possesseur. Sans compter que je suis intimement persuadée que sans moi, les miens n’auront plus jamais aucun problème. Car Lysander ne s’en prendrait plus à eux si je n’étais plus là. Du moins, c’est ce dont je tente de me convaincre.
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MessageSujet: Re: we accept the love we think we deserve. ◮ (lysander&lullaby)   Sam 27 Avr - 20:55


“ we accept the love we think we deserve ”
it's been a long year and everyone around me's disappeared, it's been a long year and all this mess around me's finally cleared. so can I have a moment just to say hello, can you let your anger go ?
Lullaby and Lysander
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Lysander avait fini par tomber très bas et sans doute qu’il ne s’en rendait même plus compte. Il n’était qu’un fou avide de réussite et de gloire. Des choses qui aux yeux de certains ne valaient absolument pas tous les sacrifices qu’il s’acharnait à commettre. Les gens qu’il condamnait à la prison, les vies qu’il avait ôtées injustement, celles qu’il avait brisées par ses nombreuses tortures. La sienne également. Il s’enfonçait dans les ténèbres chaque jours un peu plus, il avait sacrifié ce que certains auraient vu comme la seule réussite d’une vie. L’amour, le vrai sans doute. Il n’avait jamais nié avoir aimé Lullaby. Il l’avait aimée, vraiment. Assez pour être sur le point de lui demander sa main. Pourtant en un rien de temps, il était devenu un autre homme. Il avait tout envoyé en l’air, il avait détruit les bases même de la vie qu’ils s’étaient construits tous les deux, il avait renoncé à ses volontés, simplement parce que ça semblait être ce qu’on attendait de lui, ça semblait être un tremplin pour sa carrière. Une carrière qui ne valait rien. Il n’était finalement qu’un monstre parmi tant d’autres, un imbécile qui ne cessait de commettre des erreurs et qui était trop noyé dans son propre égo pour s’en rendre compte. Lullaby l’avait compris depuis longtemps, parce qu’elle le connaissait mieux que personne, mieux qu’il ne se connaissait lui-même. Elle avait voulu à l’aider à retrouver l’homme qu’il avait été, l’homme qu’il avait lui-même réduit en pièces mais elle n’avait récolté que des échecs, à croire que faire marche arrière dans ce genre de situation était, bien plus dur qu’on ne pouvait l’imaginer. Il n’en avait pas envie, parce qu’il ne se rendait compte de rien, aveuglé par sa propre ambition elle-même ancrée profondément dans cette envie de vengeance qui s’était emparée de son cœur. On avait tué son frère cadet, une née-moldue avait tué son frère cadet. Elle faisait partie de ses gens (aussi innocents puissent-ils être), qu’il était chargé de retrouvé et d’arrêter, c’était son métier et retrouver Gwen devrait être plus facile grâce à ce dernier. Elle n’était qu’un nom sur une liste, personne, en somme pour le ministère, mais pour lui elle était bien plus importante que ça. Elle était pourtant en tête de sa liste noire. Bien plus que les autres à qui il ne portait pas la moindre importance. En définitive, grâce à son métier (aussi pathétique soit il), il avait gagné deux opportunité à ne pas louper. Celle de s’élever socialement mais aussi celle de trouver cette vengeance qu’il cherchait depuis quelques mois déjà. Le fait que le boulot en lui-même puisse être monstrueux, il n’en avait que faire. Ce qu’il avait du faire pour l’obtenir, ce n’était qu’un détail à ses yeux. Pas à ceux de tous le monde dans doute, après tout, il avait juré allégeance au seigneur des ténèbres pour en arriver là. Dès qu’il était revenu, il avait senti que sa place était à ses côtés, parce que c’était dans les mœurs des Barrowman, c’était l’honneur des Barrowman et on lui avait monté le bourrichon toute sa vie durant pour qu’il n’ait de cesse de vouloir honorer sa famille. Il n’avait pourtant pas toujours été aussi stupide, aussi prétentieux qu’il ne l’était aujourd’hui. Mais ça avait fini se construire dans son cœur et aujourd’hui il n’était plus qu’un homme aveuglé par des futilités dont il n’arrivait pas à se détacher. Il n’y avait que Lullaby qui représentait son accroche à la réalité, sans doute la seule personne au monde à croire qu’il puisse encore y avoir quelque chose de bon au plus profond du cœur du sorcier. Elle était sa bouée de secours, même s’il se plaisait à croire qu’elle n’était qu’une faiblesse, une épine dans son pied dont il devait absolument se débarrasser s’il voulait avancer d’avantage sur le chemin de la gloire. Il le pensait, il en semblait en être sûr, de la même façon qu’il était certain que deux et deux faisaient quatre. Pourtant il ne l’avait pas encore éliminée, pourtant il n’osait que la menacer mais n’agissait jamais.

Il n’était même pas capable de lui faire autant de mal qu’il le voulait. C’était comme s’il était paralysé par ce passé qu’ils avaient en commun, incapable de s’en débarrasser, à chaque fois, ce maudit passé réveillait son humanité pour l’empêcher d’agir. C’était énervant et frustrant mais il n’arrivait pas à lutter et cette fois encore, il n’avait tué personne, il n’avait pas détruit la vie de Lullaby comme il l’aurait voulu, il ne l’avait pas poussé à le détester suffisamment pour que la tuer devienne un jeu d’enfant et il se sentait la détester d’avantage. Un simple mensonge qu’il se répétait à lui-même pour cacher ce qu’il ressentait pour elle, parce qu’il ne devait pas, il ne pouvait pas l’aimer. C’était impossible, incompatible. Une équation qui n’avait pas de solution. Il était un mangemort, elle était une née moldue. Il était celui qui emprisonnait les siens, jour après jour juste pour sa carrière, il était un monstre sans cœur, ainsi, il aurait du être incapable d’aimer qui que ce soit. Pourtant, il aimait suffisamment son frère pour vouloir venger sa mort, il aimait suffisamment Lullaby pour la laisser vivre là où il ne cessait de dire qu’il allait la tuer. Il l’aimait suffisamment pour avoir épargné ses parents, mettant simplement en place un plan improvisé qui devrait lui permettre de mettre la main sur quelques nés-moldus de plus. Quelque chose qui bien-sûr serait bon pour sa carrière, parce qu’il était le chef de la brigade de police magique et que le but de cette brigade était aujourd’hui d’attrapé les nés-moldus et les traitres. Mais il n’accomplirait pas ce pourquoi il était vraiment venu jusque chez la sorcière. Il réussissait pourtant parfaitement à jouer la comédie, il était malsain à souhait. Détendu comme si tout avait été normal, occupé à discuté de thé avec elle alors qu’elle voulait sans doute juste le voir quitter cette maison, voir ses parents aller mieux. C’était normal, mais il savait s’amuser de ce genre de situation et s’il ne pouvait pas la faire souffrir comme il le voudrait, il pouvait au moins prendre le temps de torturer un peu son esprit. Il lui avait servit le thé de façon décontracté alors qu’elle évidement elle semblait angoissée au possible et il souriait comme di de rien n’était, parce que c’était ce type d’homme qu’il pensait être, un enfoiré qui se réjouissait du mal qu’il causait autour de lui. Un mangemort, pas un imbécile amoureux d’une née-moldue, sur le point de rejouer une tragédie à la Roméo et Juliette.

Il ne pu qu’arquer un sourcil amusé à la façon dont elle l’avait appelé. Il laissa échapper un ricanement ironique. Il n’y avait qu’elle pour l’appeler Lysou, il n’y avait qu’elle aujourd’hui comme avant, car, il fallait bien l’avouer, le surnom manquait de classe et sans doute qu’il n’y avait qu’elle qui aurait pu prétendre le droit de l’appeler ainsi, aujourd’hui comme avant, venant de quelqu’un d’autre il l’aurait sans doute très mal pris, déjà, là, ça semblait un peu déplacé vu la situation dans laquelle ils se trouvaient, mais il ne releva pas d’avantage, la laissant simplement se reprendre, écoutant ses paroles, le sourire accroché à lèvres. Il imita son geste s’appuyant contre la table pour se rapprocher d’elle. « Mais je ne joue pas au poker, je joue à mon propre jeu. » Il recula finalement, se laisser retomber dans le fond de son siège. « Mon jeu, mes règles Lullaby. C’est comme ça que ça marche. » Il ne pouvait pas en être autrement. Il aimait contrôler les choses, il aimait savoir qu’il pouvait tout manipuler et il aimait décider du moment où il abattrait ses cartes. Il tirait les ficelles en cet instant précis alors il pouvait faire exactement ce qu’il voulait et c’était là une chose qu’il appréciait tout particulièrement. « J’aime faire durer le plaisir. C’est plus amusant. » Il lui adressa un nouveau sourire avant de croiser les bras sur sa poitrine. « Ce que je veux, ce n’est pas compliqué. Je suppose que tu connais des tas de nés-moldus, des endroits où ils se cachent. Je veux savoir. » Il voulait savoir pour pouvoir les condamné à la mort ou à Azkaban sans sourciller, sans ressentir le moindre remord, parce qu’il n’en avait que faire des autres. « Mais je ne te tuerais pas. » Parce qu’il en était malheureusement incapable, ce qu’il n’allait certainement pas lui avouer, malgré le fait que c’était bien la seule vérité à retenir dans toute cette histoire. Elle était là son humanité, cette petite partie de lui qui continuait de ressentir les choses comme il le devrait, quelque part au fond de son cœur et à chaque fois qu’il croisait le regard de Lullaby, cette petite parcelle de lui semblait refaire surface, malgré tous les efforts qu’il faisait pour la repousser. « Si je te tues qui est-ce qui les sauvera eux ? » D’un signe de tête il désigna les parents de la jeune femme. Il lui avait dit qu’ils n’étaient pas morts, mais il avait bien l’intention de rajouter un ‘encore’ dans sa phrase. Lui faire croire qu’ils étaient mourants et que leur survie dépendrait du temps qu’elle mettrait à lui répondre. Parce que c’était bien lui qui contrôlait tout et qu’ainsi il pouvait faire durer les choses aussi longtemps qu’il le voulait.
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MessageSujet: Re: we accept the love we think we deserve. ◮ (lysander&lullaby)   Sam 18 Mai - 20:23


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Les mains tremblantes, les jambes flageollantes, je remercie secrètement le mangemort d'avoir exigé que je m'assoie. De façon polie qui plus est, chose très étonnante en ce qui le concerne, et que je n'aurais plus cru possible. Et là où j'aurais auparavant pu voir un signe du fait qu'il n'est pas encore tout à fait perdu, je ne vois plus aujourd'hui que ce qu'il y a réellement derrière tout cela. Un sadisme non-feint, une volonté de faire durer les choses plus longtemps pour les rendre plus percutantes. Plus douloureuses aussi. Car il sait qu'à présent, pour moi, les secondes se sont transformées en heures et qu'il me faut recourir au maximum de patience que je possède, pour ne pas tenter de le presser. Pour ne pas craquer. Un instant interminablement long pendant lequel il me faut lutter du mieux que je le peux, contre l'envie de tourner le visage vers mes parents. D'aucun pourrait croire qu'ils sont simplement endormis, au pire stupefixés, d'autre prétendrait au contraire qu'ils sont morts et moi, je ne peux que me demande où se trouve la vérité. Entre les deux sûrement. Entre le songe et les ténèbres éternelles. La barque semble bien plus se diriger vers l'idée du trépas que vers celle du sommeil profond. Sûrement parce que leurs poitrines de se soulèvent plus au rythme de leurs inspirations. Je parviens à percevoir ce calme plat depuis mon fauteuil, alors que l'image de leurs corps étendus sur le sol, m'est visible du coin de l'œil. Sans aucun doute est-ce pourquoi je laisse mon regard vagabonder sur le mur opposé, cherchant tant bien que mal à fuir cette vision macabre. La gorge nouée, je me demande ce que Lysander peut bien me vouloir. Pour s'en prendre ainsi à mes parents, mettre les pieds chez-moi, cela doit tout de même consister en quelque chose de relativement important. Du moins est-ce cela dont ça à l'air, bien que je ne puisse rien prétendre avec exactitude. Si ça se trouve, il avait juste envie de mettre ses menaces à exécution, pour me fournir la preuve qu'il ne fait pas que des menaces en l'air. Qu'il me faut à présent croire chacune de ses paroles, et qu'il n'est plus temps de me fourvoyer sur ses véritables intentions. Je ne sais pas réellement à qui il tente de prouver qu'il est bien le vilain mangemort qu'il prétend être. A lui ou à moi. Enfin, cela reste du pareil au même. Ses actions n'en changent pas pour autant, n'en sont pas moins différentes. Je ferme les yeux, luttant contre les larmes qui menacent d'y poindre. Je m'en veux tellement. Je suis presque convaincue que c'est de ma faute qu'il est devenu ainsi. Il a beau dire que c'est sous l'influence parentale qu'il a tant changé, il n'en reste pas moins que j'étais la née-moldue qu'il fréquentait le plus et que cela faisait un paquet de temps qu'il n'avait pas vu les membres de sa famille. Pas à ma connaissance du moins. Il me paraît donc assez normal de faire le lien avec ma propre existence, en ce qu'il s'agit de ce revirement de situation soudain. Et en pensant à toutes les personnes dont il a à présent le sang sur les mains, à mes parents dont les corps sont toujours étendus sur le sol, je ne peux que me sentir coupable de l'avoir un jour rencontré. D'être tombée sous son charme, d'avoir tenté de le garder pour moi, au lieu de le laisser s'éloigner. Il avait de nombreuses autres prétendantes qui auraient aimé lui mettre le grappin dessus, je n’en doute pas un seul instant. Et il n’y aurait même pas eu quelconque sentiment de jalousie, si j’avais évité de m’accrocher à lui. Si j’avais simplement pris ses paroles pour ce qu’elles étaient ; de vulgaires insultes. Bien sûr, ce n’était pas lui qui me les avait envoyé en pleine figure, mais en tentant de m’expliquer que le terme sang-de-bourbe était péjoratif, son visage s’était illuminé d’une expression moqueuse. C’était déjà un signe de ce qu’il deviendrait et de ce qu’il est aujourd’hui, je présume. On ne peut pas changer la véritable nature d’un être. Mais en même temps, toutes ces choses sont trop loin pour qu’on les change, alors autant ne pas y porter d’attention particulière, pour leur intégralité. Si ça se trouve, il n’affichait un sourire que parce qu’il était amusé que je prenne aussi bien ce qui s’avérait être une insulte. C’est sûrement cela même. Bien que je n’aie jamais été dans son esprit pour vérifier, je continue de vouloir croire cela, d’encrer cette information dans mon esprit. Je m’y raccroche avec la force du désespoir alors que, me saisissant de la tasse de thé, je viens la poser sur mes genoux, en fixant le liquide d’un air absent. Je lui trouve soudainement un certain côté envoutant, alors que mon regard virevolte à sa surface, ce complaisant dans la vue des quelques nappes de fumée qui s’échappent encore de la tasse. Elles ne sont présentes que pour fausser les moins vigilants, puisque le thé ne se trouve être que tiède, pas brûlant le moins du monde. Et pourtant, je suis sûre que si je tente de le boire, je me brûlerai la langue. Sûrement parce que j’oublierai d’arrêter d’y tremper mes lèvres avant que la blessure ne se fasse sentir.

Ce pourquoi, après avoir pris mon courage à deux mains, omettant soudainement la présence de la tasse posée sur mes genoux, je m’autorise à redresser la tête, posant mes prunelles pétillantes sur le mangemort. Un frisson ne tarde pas à me parcourir l’échine alors que je remarque que ses propres iris étaient déjà posés sur moi et que nos regards plongent l’un dans l’autre. Pourtant, je parviens à aller trouver du courage dans je ne sais quelle réserve m’étant méconnue jusqu’alors, puisque je finis par me redresser afin de revêtir un air fier. Je reste pourtant toujours assez crispée alors que je profère quelques paroles. Je sais bien que si je froisse de trop Lysander, ce sont mes parents qui risquent d’en pâtir. Car leurs vies se trouvent toujours sous la coupe du brun, qui a le pouvoir de vie ou de mort sur chacun d’eux. Je ne peux même pas m’interposer, je le sais plus fort que moi. Et puis, je ne sais pas ce qu’il a déjà bien put leur faire. Dans le doute, je préfère ne pas trop envenimer les choses. « Mais je ne joue pas au poker, je joue à mon propre jeu. » souffle-t-il, un sourire imprimé sur ses lèvres tandis qu’il continue de me toiser. Son regard se fait un peu plus rieur alors qu’il me voit me raidir. Je suis convaincue qu’il ne se rend même pas compte des absurdités atroces qu’il peut bien préférer. Il est coincé dans un rôle qu’il s’est forcé à adopter. N’a-t-il pas parlé d’une volonté de ses parents en ce qu’il s’agit d’un devenir de mangemort ? Si, je pense bien. Aussi je me raccroche à cette thèse avec force. « Un jeu qui implique des vies n’est pas véritablement un jeu. Ou alors, tu dois accepter d’être toi-même un pion. » je m’autorise tout de même à commenter. Et je sais bien qu’il se doute de ce quoi je parle. Je lui ai déjà fait part de mon hypothèse quant au fait que sa vie ne représente rien pour celui qu’il doit sans doute appeler maître, comme bon nombre de ses congénères. Nom qui ne convient absolument pas au mage noir. Maître de quoi au juste ? De rien. Parce que personne ne l’a proclamé comme tel, à part quelques imbéciles quelques peu azimutés – Lysander compris, je le crains. « Mon jeu, mes règles Lullaby. C’est comme ça que ça marche. » Je secoue légèrement la tête, ne souhaitant tout simplement pas y croire. Il joue un rôle, c’est ce que je m’efforce de croire, afin de ne pas avoir à heurter la dure vérité de plein fouet. « Tu pourrais peut-être me donner un aperçu des règles tout de suite que je sache à quel jeu on joue dans ce cas ? » je le presse un peu, désireuse de savoir à quoi m’attendre. Je sais qu’il prend son temps, afin de me faire languir. De me faire peur. Je déglutis alors que je réfléchis aux innombrables choses qu’il peut faire de moi à présent qu’il tient les miens. Tout ce qu’il veut à vrai dire, même me donner la mort selon les cas. Je n’ai plus rien à perdre si je n’ai plus ma famille. « J’aime faire durer le plaisir. C’est plus amusant. » répond-t-il comme-ci il est subitement devenu un légilimens, capable de lire dans mes pensées. Je roule des yeux alors que je le vois croiser ses bras sur son torse, adoptant de nouveau un sourire indescriptible. Qu’est-ce que je déteste l’homme qu’il est devenu, bon sang. « On a tous besoin de moment de détente, j’imagine. » je commente à mi-voix. Parce que je ne sais pas quoi dire d’autre. Parce qu’il n’y a rien à dire d’autre. Je suis à sa merci, il le sait et s’en amuse, sans même tenter de le cacher. Parce qu’il sait qu’il ne risque rien. « Ce que je veux, ce n’est pas compliqué. Je suppose que tu connais des tas de nés-moldus, des endroits où ils se cachent. Je veux savoir. » J’écarquille les yeux, restant un instant estomaquée. Que vient-il de dire ? Il ne compte tout de même pas me soutirer de telles choses ? Ce qui lui est d’ailleurs totalement impossible de faire d’ailleurs. Il ne me laisse pas le temps de répliquer quoi que ce soit que déjà il enchaîne, certainement persuadé d’avoir véritablement une chance de me faire lui dire quoi que ce soit. Alors, en plus d’être devenu idiot, il est devenu naïf. Enfin, ça je le savais déjà. Mais je ne savais pas qu’il l’était à ce point-là. « Mais je ne te tuerais pas. » Une bonne chose en perspective, j’imagine. A moins que ses pensées soient tout autres. « Tu enverras l’un de tes larbins le faire à ta place ? » je raille alors qu’un léger rire nerveux s’échappe d’entre mes lèvres entrouvertes. Je me contrains à enfin boire une gorgée de thé pour le faire taire, manquant de m’étrangler au passage. A croire que le thé n’est pas fait pour moi ce soir. Je lui trouve un goût âpre, qui me fait grimacer alors que je m’autorise enfin à rabaisser ma tasse après avoir repris contenance. « Si je te tue qui est-ce qui les sauvera eux ? » me demande-t-il en désignant mes parents d’un geste du menton. Une nouvelle fois, je grimace alors que je suis son juste du regard, posant mes prunelles sur les miens, toujours allongés au sol. Inertes, ils paraissent déjà morts bien qu’ils ne le soient pas. Comme en témoignent les dires de Lysander tout comme leurs poitrines se soulevant de façon régulière, même si assez faiblement, je dois le dire. Je déglutis une nouvelle fois alors que je reporte mon regard sur le mangemort. « Ta pitié ? Ton altruisme ? Ta bonté ? » Paye ton sarcasme. Je suis simplement en train d’aggraver mon cas et j’en ai bien conscience. Cela ne m’aide pas pour autant à arrêter. Je repose ma tasse de thé sur la table basse avant de me laisser tomber à mon tour dans le fond du fauteuil. Je m’éclaircis alors la gorge, avant de prendre la parole. « Je ne connais pas d’autres fugitifs. » je finis par répondre simplement, tout en haussant les épaules. Je dévie le regard, ne supportant plus de soutenir ses prunelles glacées, durcies par son sadisme. « Ou du moins je ne sais pas où ils se trouvent. » Pas la moindre idée même. Je n’en croise que très peu d’autres. J’en arrive même à croire que je suis la seule à me cacher, certaines fois. Impression qui ne reste jamais longtemps, surtout lorsque Lysander arrive dans les parages ou que je vois passer un groupe de rafleurs. « Grâce à toi, j’ai appris à faire cavalier seul. » j’ajoute avec un nouveau haussement d’épaules à son attention, alors qu’un rire nerveux s’échappe d’entre mes lèvres. Il est légitime, je suis complètement dépassée par les évènements. Je ne m’attendais absolument pas à le voir ici à mon arrivée, prenant ses menaces pour quelques paroles en l’air. Mais je me suis trompée sur son compte.

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MessageSujet: Re: we accept the love we think we deserve. ◮ (lysander&lullaby)   Mar 28 Mai - 14:04


“ we accept the love we think we deserve ”

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Lullaby and Lysander
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Bien des années s’étaient écoulées depuis Poudlard, cette époque où, rien ne semblait avoir d’importance. Tout était tellement plus simple à ce moment où ils n’avaient été que des adolescents inconscients. L’époque où il avait rencontré Lullaby, ce moment où, au fond de la salle commune de gryffondor, il avait fini par s’éprendre de la jolie rouquine. Il l’avait aimée d’un amour sincère, elle qui était la première personne dont il était tombé amoureux. La première et la dernière. Depuis qu’il l’avait évincé de sa vie – pour des raisons absurdes, il le savait mais,  il ne pouvait pas se permettre de l’avouer – il n’y avait eu un tas d’autres femmes dans son lit, mais certainement pas dans sa vie. Sans doute qu’il avait mieux à faire que de se concentrer sur sa vie amoureuse, il avait une mission un but et travailler d’arrache pied lui donnait satisfaction, de plus, ça l’aidait à oublier Lullaby, la laisser de côté alors qu’elle lui revenait trop souvent en mémoire, comme un fantôme appartenant à son passé qui continuerait de le hanter, peut-être pour le punir des erreurs qu’il avait faites, celles qui l’avait poussé à rejoindre les mangemorts, laissant de côté son ancienne vie. Il ne savait pas pourquoi, mais le fait était qu’elle était toujours dans un coin de sa tête, comme une présence insupportable dont il n’arrivait définitivement pas à se débarrasser. Elle était là, en lui, comme la dernière parcelle de son humanité, celle qui l’avait empêché de tuer ses parents, celle qui revenait à son esprit quand ses doigts baignaient un peu trop dans le sang, celle qui ramenait à lui la culpabilité qui se devait d’être sienne parce qu’il avait commis des meurtres. Elle était cette humanité qui le bloquait un peu plus chaque jour, elle était celle qui causerait sa perte, il le savait. Il n’avait pas besoin d’un soudain talent en divination ou d’une prophétie pour le savoir. C’était une évidence, il pouvait le lire sur chacun des traits de la jeune femme à chaque fois qu’il croisait son chemin. Parce qu’elle était là, encore debout alors que bien d’autres n’avaient pas eu cette chance en croisant sa route. Les autres, ils les avaient tués, sans leur laisser le moindre sursit, ou il les avait envoyé pourrir à Azkaban jusqu’à nouvel ordre, jusqu’à ce qu’ils crèvent derrière les barreaux ou, jusqu’à ce qu’un gamin binoclard ne mette un terme à cette guerre. Lullaby elle, elle était toujours dehors, là bien vivante, bien libre, parce qu’il n’avait pas la force de l’emprisonner, par la force de l’assassiné, malgré ce qu’il pouvait bien dire. Il mentait au reste du monde, il lui mentait à elle à chaque fois qu’il l’a menacé, il se mettait à lui-même à chaque fois qu’il se promettait qu’il l’a tuerait. Il en était incapable. Il ne pouvait pourtant accepter qu’elle doit responsable de sa chute, il ne pouvait simplement pas accepter de chuter. Lui qui rêvait de gloire, il ne pouvait pas tolérer une telle chose. Pourtant, tant qu’elle serait en vie, elle resterait son point faible, son humanité, son cœur et tout ce qui pouvait encore le rattacher à la lumière alors qu’il s’évertuer à vouloir plonger dans les ténèbres tête baissée. Elle était bien malgré elle, bien malgré lui celle qui faisait encore battre son cœur. Il n’arrivait pas à l’oublier, il ne pouvait pas l’effacer de sa vie et de ses souvenirs, malgré ses efforts pour passer à autre chose, malgré les femmes qu’il côtoyait et qui finalement ne lui apportait pas grand-chose si ce n’est un instant trop court de liberté avant que son âme ne s’emprisonne à nouveau dans cette prison portant le nom de Lullaby. Tant qu’elle serait en vie, ça continuerait de se passer comme ça, malgré ses menaces, malgré ses moments pendant lesquels il luttait ardemment contre la présence de la jeune femme dans un coin de sa tête et de son cœur, rien ne pourrait faire disparaitre l’emprise qu’elle avait sur lui, si ce n’est cette maudite mort qu’il n’arrivait toujours pas – et qu’il n’arriverait sans doute jamais – à lui octroyer. Elle était saine et sauve, encore et à jamais, même si elle pouvait en douter, même s’il se refusait à l’admettre.

Il n’était même pas fichu de lui faire du mal, il était incapable de la briser avec autant de force qu’il l’aurait voulu. Pourtant ça tombait presque sous le sens à ses yeux, tuer ses parents aurait été un moyen efficace de détruire ce lien qui les liait encore l’un à l’autre. L’envie de vengeance se serait emparée de son âme et si elle avait voulu le tuer, il aurait eu bien moins de mal à se débarrasser d’elle. Il ne ferait que sauver sa vie après tout. Mais, il ne les avait pas tués. Ils étaient là sur le sol, aussi inerte que des cadavres, mais pourtant bien en vie, juste endormis. Il était bien moins fort que son frère finalement, lui il n’aurait eu aucune difficulté à se débarrasser de Gwen. Cette petite arrogante l’avait compris bien vite et elle avait décidé de prendre les devants, elle avait tué son frère. Elle, elle paierait pour ça, s’il n’arrivait pas à détruire Lullaby à cause des sentiments qu’il avait pour elle, Gwen en revanche ne représentait que de la vermine dans sa vie, une pauvre folle à qui il serait capable d’arracher les trippes à mains nues, parce qu’elle lui avait pris son frère. La famille était quelque chose d’important aux yeux de Lysander, un peu trop sans doute, c’était sa famille qui l’avait poussé dans cette direction, sa famille qui lui avait empoisonné l’esprit avec des envies de gloire et de réussite, sa famille qui n’avait cessé de lui répété qu’il pouvait être le meilleur en faisant les bons choix et forcément, à leurs yeux, il les avait fait. La famille était une chose trop importante pour être négligée et c’était bien pour ça qu’en cet instant, Lysander était persuadé qu’il pourrait obtenir ce qu’il voulait de Lullaby, parce qu’il avait la vie de ses parents entre les doigts. Une position de supériorité dont elle avait suffisamment conscience pour ne pas faire preuve de son arrogance habituelle. Elle balançait des répliques qu’elle aurait sans doute voulu tranchantes mais elles ne valaient rien là, balancée avec une assurance qui ne servait qu’à déguiser la peur qui devait être en train de lui tirailler les entrailles et qu’il pouvait facilement deviner au plus profond de ses iris, parce qu’il l’a connaissait si bien, après toutes ses années passées avec elle, elle n’avait presque plus aucun secret pour elle. « Certes. Il y a toujours quelqu’un pour tirer les ficelles derrière, alors je suppose qu’on est tous plus ou moins des pions au beau milieu de cette guerre. Même chez les pions il y a une hiérarchie et je ne suis pas trop mal placé alors je pense pouvoir assez bien supporter l’idée. » Rejoindre l’armée de Voldemort c’était irrémédiablement devenir un pion sur un échiquier ressemblant à un champ de bataille. Il fallait savoir se démarquer pour ne plus être que de la chaire à canon bonne a envoyé mourir au combat. Sans doute que c’était le rôle des imbéciles de rafleurs ça. Que des abrutis ceux là selon Lysander. Des gros pourris (encore plus que les mangemorts) qui étaient prêts à vendre père et mère pour une poignée de gallions. « Mes règles ne sont pas compliquées. Je pose des questions, tu réponds et tu réponds juste ou bien tu pourras gentiment aller enterrer tes parents dans le cimetière le plus proche. » Du bluff bien entendu. Finalement, Lysander aurait été très doué au poker, beaucoup de mangemorts le serait, eux et leur capacité à mentir, à manipuler afin d’arriver à leur but. Il prit sa tasse de thé pour en avaler une gorgée avant d’adresser un sourire à la sorcière en face de lui. « Oui, tu sais ce que c’est, trop de pression au boulot et tout ça, ça fait du bien de souffler un peu. » Des paroles en l’air, il n’avait jamais été du genre à souffrir de la pression au boulot et depuis qu’il avait pris du grade, c’était encore mieux selon lui. Mais un peu de détente ne faisait de mal à personne après tout, même si se détendre selon Lysander ça revenait apparemment à faire du mal aux autres. Il avait fini par enter dans le vif du sujet, lui dire clairement ce qu’il attendait d’elle, qu’elle livre ses amis, parce qu’elle devait bien savoir où d’autres se plaquaient et que lui, il avait besoin d’en capturer, c’était son boulot après tout. Il haussa les épaules à sa question. « Ou peut-être pas. Ils pourraient bien te trouver sans rien que j’ai besoin de leur demander, parce que de toute évidence tu n’es pas très douée pour t’enfuir et te cacher. » Il attrapa sa tasse de thé pour la terminer avant de reprendre. « Considère que je suis plus gentil que les autres. Un rafleur te vendra pour cinq gallions et si jamais tu tombes du un mangemort, il pourrait bien s’amuser à te torturer juste pour le plaisir, ou te tuer ce qui pourrait facilement être préférable. » Il haussa les épaules avant de d’appuyer contre le dossier de sa chaise tout en croisant les bras sur sa poitrine. « Finalement, je suis plutôt un chouette type, tant que tu ne croises que ma route, tu peux presque t’estimer heureuse. Mais tu es imprudente, tu finiras par tomber sur bien pire que moi. » Difficile d’en douter, Lullaby était facilement repérable, soit elle faisait  exprès de toujours trainer aux endroits les plus fréquenter par les mangemorts, comme le chemin de traverses par exemple, pour une raison qu’il n’arrivait pas à comprendre, soit elle était la fille la plus stupide que la terre ait porté, enfin, c’était son problème à elle, pas le sien. S’il ne la tuait pas de ses mains, mais que quelqu’un d’autre le faisait à sa place, ça l’arrangeait aussi de toute évidence. Qu’importait les moyens employés ce qui comptait, c’était le résultat. Tel était la philosophie de Lysander, celle-là même qui le poussait à interroger la jeune femme sur ses camarades plutôt que de se contenter de la capturer elle. Une née-moldue ce n’était rien, il préférait en avoir plusieurs d’un coup. Un ricanement ironique s’extirpa des lèvres du mangemorts à la réponse de Lullaby. Elle pouvait toujours courir de toute évidence, il n’était peut-être pas le pire des mangemorts, mais il ne fallait pas exagérer. De toute façon, ses parents n’étaient même pas en danger, ils n’avaient pas besoin d’être sauvés, enfin ça, elle ne le savait pas et c’était très bien ainsi, encore plus amusant finalement selon lui. « Je ne suis pas gentil à ce point, désolé. » Il n’était pas désolé, c’était un fait indéniable, enfin c’était juste pour la forme, ou pour souligner un peu plus l’ironie de la situation. Il lui adressa un sourire mauvais avant de décroiser les bras de sa poitrine pour déposer ses mains sur la table et se pencher vers la jeune femme, le regard assombrit. « Voyons Lullaby, réfléchit un peu, je suis sûre que tu es capable de me donner une petite piste. Parce que tu n’as pas envie que papa et maman ne meurent non ? » Il laissa un sourire se dessiner sur son visage avant de reculer pour laisser son dos rejoindre le dossier de sa chaise. « Ils ne sont pas morts, mais le temps que tu perds finira par les tuer. C’est ce qui est bien avec les poisons. Ça tue lentement mais on peut stopper leurs effets. Si on veut, si je veux pour le coup. » Il haussa légèrement les épaules, continuant son bluff comme il l’avait commencé. De beaux mensonges auxquels elle semblait croire alors autant aller jusqu’au bout, il était sûr que cette petite provocation pourrait bien finir par lui rafraichir la mémoire.
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MessageSujet: Re: we accept the love we think we deserve. ◮ (lysander&lullaby)   Mar 18 Juin - 10:43


we accept the love
we think we deserve
i don't know when will it happen. you know, maybe in five minutes, or tonight, or sixth months from now, or maybe on the night of our wedding. but the really amazing this is, it is nobody's goddamn business.


Me dire qu’encore ce matin, j’étais simplement posée à la table dans l’enceinte de la chaumière d’Allistair, me parait improbable. Presque utopiste pour le coup. Surtout à présent que le regard de Lysander est vrillé sur moi, pas le moins du monde amical. Et derrière cet air narquois qu’il arbore, je me doute qu’il y a bien plus. Comme un certain amusement qu’il n’hésite pas à montrer par rapport à la situation, quand bien même je viens de le comparer à un pion insignifiant. Comme-ci il refuse de voir les choses comme je les vois et qu’il cherche simplement à faire augmenter l’adrénaline qui s’insuffle un peu plus en moi à chaque seconde, comme un poison qui me détruit lentement mais sûrement. « Certes. Il y a toujours quelqu’un pour tirer les ficelles derrière, alors je suppose qu’on est tous plus ou moins des pions au beau milieu de cette guerre. Même chez les pions il y a une hiérarchie et je ne suis pas trop mal placé alors je pense pouvoir assez bien supporter l’idée. » Je hausse les épaules, le laissant dire ce qu’il croit être vrai. Après tout, il refuse simplement de cesser de se voiler la face, alors qu’est-ce que je peux faire contre ça ? J’imagine que cela a cessé d’être mon problème au moment même où il a décidé de m’arracher à mon travail pour me mettre à la porte. En tout cas, j’ai bien compris que ce qu’il veut, c’est que je le laisse tranquille. Alors, peut-être que si je lui donne satisfaction, il réveillera simplement mes parents pour les laisser partir, cessant ainsi de les mêler à quelque chose qui n’est pas dans leur faculté de comprendre complètement. Bien qu’ils soient loin d’être idiots, il leur est difficile de comprendre ce qui se déroule dans le monde magique, alors même qu’ils ne l’ont jamais véritablement côtoyé, puisque je me suis trouvée être la seule passerelle – avec Lysander, à une époque – entre eux et ce monde qui leur est méconnu. « Mes règles ne sont pas compliquées. Je pose des questions, tu réponds et tu réponds juste ou bien tu pourras gentiment aller enterrer tes parents dans le cimetière le plus proche. » Mes poings se serrent d’eux-mêmes alors que mes ongles ne tardent pas entrer dans la paume de ma main. Des menaces, encore des menaces. J’ai l’impression qu’il ne sait plus faire que cela. Mais où donc est passé l’ancien Lysander ? Est-il encore enfoui quelque part ou a-t-il simplement disparu ? J’ai l’impression que je ne le saurais sans doute jamais et par défaut, c’est donc vers la deuxième option que je me penche. « J’essayerai d’y répondre le plus justement possible dans ce cas. Si je sais y répondre du moins. » je lui lance la mâchoire serrée, commençant à perdre patience mais n’étant de toute façon, pas en mesure de faire quoi que ce soit pour remédier à ce manque de patience évident. L’ancien gryffondor se saisit alors de sa tasse de thé comme-ci il n’a rien entendu, s’empressant de la porter à ses lèvres pour en engloutir ce qui me semble être une grosse gorgée. « Oui, tu sais ce que c’est, trop de pression au boulot et tout ça, ça fait du bien de souffler un peu. » Des provocations, toujours des provocations. Encore et encore. Si bien que je tente de ne plus y porter trop d’attention, bien que cela s’avère être un exercice relativement compliqué. Alors que je lui pose une question, il finit par hausser vaguement les épaules, comme-ci au final, je ne pause là qu’une question inutile de laquelle il n’a que faire. Une question idiote. Sûrement le seul genre de questions que je suis capable de poser, à ses yeux. « Ou peut-être pas. Ils pourraient bien te trouver sans rien que j’ai besoin de leur demander, parce que de toute évidence tu n’es pas très douée pour t’enfuir et te cacher. » Il finit par récupérer sa tasse de thé, semblant s’évertuer à la terminer, avant de la poser de nouveau sur la table basse pour reprendre. « Considère que je suis plus gentil que les autres. Un rafleur te vendra pour cinq gallions et si jamais tu tombes sur un mangemort, il pourrait bien s’amuser à te torturer juste pour le plaisir, ou te tuer ce qui pourrait facilement être préférable. » Cette fois, c’est à mon tour de hausser les épaules, comme-ci ce sujet ne révèle qu’un trop peu d’importance. Certainement pas comme-ci il me tient véritablement à cœur parce qu’il s’agit de ma possible mort de laquelle on parle. Peu importe celle-ci au final. Pour le moment, c’est sans aucun doute pour mes parents que je m’inquiète le plus. Parce qu’ils sont ceux qui m’ont tout appris et que je leur dois beaucoup. Certainement bien plus que je ne veux le croire. « J’aurais espéré que tu aies le cran de le faire toi-même. Mais de toute évidence, tu en as l’air incapable. » je commente d’une voix trainante et nonchalante, souhaitant ainsi bien montrer au mangemort que ce n’est pas un sujet qui me fait peur. Et je crois que c’est justement grâce à lui que j’ai dépassé une possible peur de la mort, alors il ne peut s’en prendre qu’à lui-même. « Finalement, je suis plutôt un chouette type, tant que tu ne croises que ma route, tu peux presque t’estimer heureuse. Mais tu es imprudente, tu finiras par tomber sur bien pire que moi. » commente alors Lysander. Et je ne peux que relever le fait qu’il se lance des roses, comme bien souvent à présent. De façon ironique bien sûr – du moins c’est ce qu’il y parait – mais cela révèle un peu plus son égocentrisme. « Ouais. Peut-être que je devrais construire une statue à ton effigie devant laquelle j’irai m’incliner chaque maintenant, en l’honneur de ton indulgence. » je souffle à mi-voix, oscillant entre l’envie de partir dans une ironie sarcastique et celle de me faire oublier. Mais il semble qu’il est déjà trop tard pour revenir en arrière de toute façon. « Je ne suis pas gentil à ce point, désolé. » finit-il par commenter, montrant ainsi clairement qu’il ne l’est justement pas. « Voyons Lullaby, réfléchis un peu, je suis sûr que tu es capable de me donner une petite piste. Parce que tu n’as pas envie que papa et maman ne meurent non ? » Une nouvelle fois, mes poings se serrent. Je pourrais très bien lui donner de fausses informations pour qu’il me fiche la paix, mais j’ai toujours été une bien piètre menteuse alors j’imagine qu’il le devinerait bien vite si j’en venais à lui mentir. « Ils ne sont pas morts, mais le temps que tu perds finira par les tuer. C’est ce qui est bien avec les poisons. Ça tue lentement mais on peut stopper leurs effets. Si on veut, si je veux pour le coup. » ajoute-t-il en haussant brièvement les épaules. Aussi je laisse un soupir s’échapper d’entre mes lèvres, alors que je sens mes muscles se tendre peu à peu, comme soumis à une tension inimaginable au sein de mon être. « Mais puisque je te dis que je ne sais rien ! Si tu ne me crois pas, tu n’as qu’à user de veritaserum ou… Je ne sais pas moi. Mais tu verras bien que je ne mens pas. » je siffle en fermant les yeux, pressant un peu plus mes paupières l’une contre l’autre, alors que je sens l’énervement poindre. Énervement contre lequel je ne peux rien faire, tout comme il me semble ne rien pouvoir faire pour ce qui est du mangemort.

Mes yeux s’écarquillent subitement alors que je me rends justement compte du fait qu’il m’a fallu faire face à une affaire impliquant du veritaserum alors que je travaillais encore pour le compte du ministère. Échantillons que je n’ai jamais eu le temps de ramener avant de me faire injustement mettre à la porte. Et on n’est jamais venu me les redemander depuis, ce qui fait qu’ils doivent toujours se trouver là, quelque part. Je lève subitement mes prunelles vers le plafond, le fixant durant un instant alors que je me demande où peuvent être ces maudites fioles. A l’étage en tout cas, forcément. Elles ne peuvent qu’être là, puisque j’ai pris pour habitude de ne pas laisser trainer mes affaires – surtout celles venant du ministère – quand il m’a fallu revenir habiter chez mes parents, après que Lysander m’ait mise dehors. Dans un flash soudain, me réapparait alors l’endroit où je les ai rangées. Je ne tarde pas à reposer mes iris sur le brun, le dévisageant durant un instant. « Maintenant, on va jouer un peu selon mes règles. Mais ne t’en fais pas, ça va te plaire. » Je ne tarde pas à reposer ma tasse de thé sur la table basse, avant de ramener mes mains sur les accoudoirs de mon fauteuil. Ainsi je m’appuie sur ceux-ci pour me relever, avant de m’approcher de la table d’un air décidé. Glissant une main dans ma poche droite, j’en retire alors ma baguette pour la jeter sans délicatesse sur la surface de bois de la table, juste devant le mangemort, à l’endroit exact où ses mains se sont posées quelques instants auparavant. Geste rendu maladroit par le stress mêlé à l’adrénaline. Chose qu’a bien dû remarquer le brun, puisqu’il sait mieux que personne à quel point je tiens à ma baguette. « En gage de ma bonne foi. » je lui lance avant de m’écarter un peu de la table. Je sais que je risque gros en décidant de jouer les choses ainsi, mais plus que la peur de mal faire, ce sont mes parents étendus au sol, qui m’inquiètent. Je ne sais plus comment prendre les mises en garde de Lysander, aussi je décide de le croire lorsqu’il prétend qu’il a insufflé du poison dans les veines des miens. Et je me doute que s’il l’a fait, ce n’est pas pour perdre son argent – quoi qu’il ne doit rien en avoir à faire de l’argent – en les achevant d’un sortilège, au lieu de laisser agir son précieux poison. Et si poison il y a vraiment, mieux vaut gagner du temps sur celui-ci en usant de veritaserum. « Je reviens. » je lui souffle avant qu’il n’ait le temps de répondre quoi que ce soit, avant de pivoter sur mes talons pour retourner dans le couloir, tournant tout de suite sur la droite pour commencer à gravir les marches de l’escalier quatre à quatre. Dès que j’atteins le palier, je fonce rejoindre ma chambre, me jetant presque à plat ventre sur le sol pour atteindre au plus vite la boite qui se trouve sous mon lit. Après tout, si je paris sur le fait qu’il n’osera pas tuer mes parents plus vite que prévu, sur le compte du prix de son poison et du fait qu’il n’a jamais osé me tuer non plus, je considère que le mangemort est devenu trop incontrôlable pour être aussi prévisible. Sûrement se trouve-t-il atteint d’une démence qui l’empêche d’exercer la même logique que moi. De toute façon, on dirait qu’il aime véritablement prendre les choses en sens opposé à ma façon de voir, comme-ci il le fait désormais exprès, à mon plus grand désespoir d’ailleurs. Peut-être une preuve supplémentaire qu’il faut que je laisse tomber, que je cesse de tenter de le faire lutter contre cette part malsaine de lui qui émerge de je-ne-sais où. Enfin, sûrement n’est-ce pas le moment le plus adéquate pour penser à cela, surtout qu’un mal de tête considérable, commence à s’éprendre de moi, comme-ci l’on cherche à prendre mon cerveau dans un étau. Et je peux assurer à quiconque, que ce n’est réellement pas agréable. Je m’empresse de retirer le couvercle de la boite, y plongeant aussitôt mes mains pour en retirer une dizaine de fioles de veritaserum. Il y en aura suffisamment assez pour qu’il remarque que je ne sais véritablement rien. La seule personne que j’ai vu récemment, c’est Allistair, et je doute fortement du fait qu’il puisse être recherché par quiconque ou qu’il intéresse suffisamment Lysander pour que celui-ci aille s’en prendre à lui. Me relevant, j’embarque alors l’ensemble des fioles avec moi en bas, laissant la boite dérangée. Peu importe la boite après tout, je n’aurais qu’à la ranger après, quand mes parents seront hors de danger. Aussi je m’empresse de descendre les escaliers pour rejoindre le rez-de-chaussée, rejoignant toute suite la table du salon où je les dépose sans trop de délicatesse. Il me faut quelque peu lutter pour ne pas commencer par lui demander de me rendre ma baguette, mais après tout, qu’est-ce qu’une baguette comparée à la vie de mes parents ? Absolument rien. Alors je peux m’en défaire jusqu’à ce que le mangemort décide lui-même de me la rendre. Ou alors je peux toujours m’en passer pour vivre et me contenter de vivre comme la véritable moldue que j’aurais dû être. J’aurais certainement moins de problème ainsi, pour tout dire. Quoi qu’à présent que je suis recensée comme née-moldue sur les registres et que l’on m’a apposé le statut de fugitive, rien n’est moins sûr. « Et voilà, du veritaserum. J’imagine que tu aurais pu te servir de l’imperium, mais j’ai jugé le veritaserum plus conventionnel. Alors on utilisera du veritaserum. » je glisse en direction de Lysander, sur une voix qui laisse entendre qu’il n’y a aucune discussion possible, bien que je sache que je ne suis pas réellement en mesure d’imposer quelque chose au mangemort. Mais peu importe. Je n’ai pas forcément envie de me prendre un imperium en pleine figure, simplement destiné à malmener un peu plus ma tête déjà douloureuse. Je me rassois alors sur le fauteuil, à ma place initiale. « Je ne sais pas combien de temps il leur reste, mais si tu pouvais te dépêcher de constater à quel point je ne sais rien, ce serait sympa, pour eux. » Je redresse le visage pour planter mes prunelles dans celles de l’ancien gryffondor. Je n’ai pas peur de lui, plus maintenant en tout cas, puisque j’avoue que tout à l’heure, les choses se sont un peu présentée différemment. Tout ce que j’attends de lui, c’est qu’il laisse mes parents tranquilles et ce, le plus vite possible. Me rapprochant de la table, je me saisis alors une fiole à laquelle je m’empresse de retirer son bouchon, avant d’en porter le goulot à mes lèvres. Je laisse alors le liquide sans goût passer ma trachée pour venir s’échouer dans mon estomac, sachant pertinemment que la potion a commencé à faire effet à l’instant même où les premières gouttes ont touché mes lèvres. Mais pour plus de sûreté, pour être sûre que Lysander se trouve satisfait par mes réponses, je m’applique à en ingurgiter toute la fiole. Jeu dangereux, surtout si je décide de sortir de cette maison par la suite et que je tombe sur un autre mangemort. « Allez, pose tes questions, maintenant que je ne peux plus mentir. Essaye de satisfaire ton envie de savoir, mais ne t’énerves pas si tu remarques que je ne sais rien. Je t’aurais prévenu. » je lance dans sa direction, à peine ai-je enlever la fiole du bord de mes lèvres, afin de la reposer sur la table. Il n’y a plus qu’à attendre ses questions. Et à espérer qu’il me croit en ce qu’il s’agit du contenu de la fiole, quoi que je suis à peu près certaine qu’il va être capable de chipoter là-dessus. Parce qu’il semble toujours avoir besoin de posséder le dernier mot et d’avoir raison. Parce qu’il ne voudra pas se heurter à un échec.

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MessageSujet: Re: we accept the love we think we deserve. ◮ (lysander&lullaby)   Jeu 25 Juil - 15:14


“ we accept the love we think we deserve ”

it's been a long year and everyone around me's disappeared, it's been a long year and all this mess around me's finally cleared. so can I have a moment just to say hello, can you let your anger go ?
Lullaby and Lysander
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Il y avait eue une époque, pas si lointaine où Lullaby et Lysander avaient été parfaitement sur la même longueur d’onde. Ils avaient été un couple unis, amoureux et soudé. Il était difficile d’admettre pareille chose en les voyant aujourd’hui autour de cette table, elle qui ne partageait aucun de ses avis, lui qui cherchait à la manipuler, qui espérait pouvoir lui faire du mal, qui disait à qui voulait bien l’entendre qu’un jour viendrait, il la tuerait de ses propres mains. Ce qu’ils avaient été avant le retour du seigneur des ténèbres ne semblait être plus qu’un lointain souvenir enfouie dans leur mémoire et ternie par cette amertume qui s’était glissée entre eux deux. Tout était de la faute de Lysander, il pouvait nier tout un tas de chose, ça il en avait bel et bien conscience, c’était lui qui avait choisi un camp l’obligeant à évincer la jeune femme de sa vie. Il avait renoncé à bien des années d’amour et de complicité pour rejoindre l’armée des ténèbres, persuadé qu’elle lui apporterait bien plus de gloire que Lullaby n’en serait jamais capable. Il n’aspirait plus à une vie calme et tranquille, il n’y avait peut-être jamais aspiré, on l’avait toujours poussé à voir plus loin que ce genre de vie. On l’avait poussé à se dépasser en toute circonstance et à choisir le camp qui lui promettrait le plus de gloire et de réussite. Il ne faisait aucun doute que pour l’heure, pour la gloire et la réussite, il avait fait le bon choix. Les mangemort s’étaient emparés du ministère de la magie, ils avaient la main mise sur le Royaume-Unis et, il fallait bien l’admettre, on entendait très peu parler des actes héroïques de l’ordre du phénix. Il avait eue sa gloire, il avait eue sa réussite et ça lui semblait suffisant, bien qu’il ne soit pas encore décidé à s’arrêter là. Il irait encore plus loin, à moins que Lullaby ne réussisse à le ramener vers ce qu’elle considérait – à tord selon Lysander – comme la réalité. Elle faisait beaucoup d’efforts pour ça, ignorant les risques de son impertinence, ignorant ses échecs pour encore et toujours venir tenter sa chance. Le baiser qu’il avait déposé sur ses lèvres quelques temps plus tôt était finalement bien la preuve que, petit à petit, le mangemort commençait à céder, laissant sa carapace se briser pour se rapprocher de l’homme qu’il avait pu être à une époque. C’était peut-être pour ça qu’il n’avait pas tué les parents de Lullaby aujourd’hui, parce qu’elle avait déjà commencé à le ramener sur le droit chemin. S’il ne l’avait pas embrassé ce jour là, sous la pluie battante du chemin de traverse, peut-être qu’en cet instant, les choses auraient été différentes. Peut-être que ses parents seraient déjà morts et que très vite alors qu’elle serait rentrée dans cette maison pour découvrir leurs corps, il aurait pu se charger d’elle. C’était ce qu’il aurait voulu, c’était ce qu’il aurait du faire, parce qu’elle était une née-moldue et lui un mangemort. Au sein de la famille Barrowman, son statut de mangemort lui accordait bien des honneurs, ses parents étaient fiers de ses choix, ils étaient fiers de la façon dont il avait réussi à gravir les échelons au ministère de la magie et ils étaient fiers de la façon dont il honorait leur sang si pur. Le sang, au fond pour lui, ça n’avait jamais vraiment eu d’importance, sinon, il n’aurait jamais passé autant de temps avec Lullaby. Aujourd’hui, ça n’avait pas non plus d’importance, tout ce qui comptait c’était lui et sa réussite et être mangemort ça lui réussissait plutôt bien. Lullaby c’était l’épine dans son pied, la tache au beau milieu de son parfait tableau et il n’arrivait définitivement pas à se débarrasser d’elle, encore aujourd’hui, elle s’en sortirait vivante, malgré toutes les paroles menaçantes qu’il pouvait avoir à son égard, malgré toutes ses envies qui coulaient dans ses veines mais que ce qui lui restait de conscience n’arrivait pas à mettre à exécution. Il avait beau le nier – question d’honneur et d’égo surdimensionné – mais il était plutôt pathétique comme type. Heureusement qu’il arrivait encore à faire suffisamment le malin pour jouer au plus fort face à Lullaby, sans quoi il serait définitivement perdu.

Il était suffisamment convainquant pour que la jeune femme n’ose pas répliquer, elle semblait même être d’accord pour rentrer dans son jeu, s’il ne la tuait pas aujourd’hui, il réussirait peut-être au moins à lui soutirer des informations, ce qui n’était pas plus mal. Il avait bien souvent appris à épargner des vies, juste pour servir ses propres intérêts. Il n’y avait pas de petit profit après tout, chaque personne pouvait avoir des choses intéressantes à dire et bien souvent, Lysander arrivait à ses fins sans même avoir à lever sa baguette. A croire qu’il avait un don inné pour la manipulation. Il lui adressa un large sourire, satisfait de sa réponse, ravi qu’elle prenne les choses de cette façon. Bien vite il se concentra sur son thé comme si cette discussion était parfaitement normale, comme s’il s’agissait là d’une visite de courtoisie, ce qui malgré le fait qu’il n’ait tué ou blessé personne dans cette maison, n’était pas le cas. Il n’était pas venu ici juste pour prendre des nouvelles de la famille Carrigan en sirotant une tasse de thé, il avait bien d’autres objectifs que ça, au final, ça ne serait qu’une belle perte de temps et perdre son temps inutilement ne faisait guère parti de ses loisirs favoris, bien au contraire. Le sorcier ne pu s’empêcher de ricaner légèrement suite à la réplique de son interlocutrice, elle aurait préféré qu’il ait le cran de se débarrasser d’elle lui-même. Pour-sûr, il aurait également préféré, elle avait raison, il en était bel et bien incapable, mais il ne l’avouerait pas, surtout pas en face de la principale concernée, il préférait continuer à jouer son jeu en ignorant presque l’évidence qu’elle venait de mettre sur le tapis. Il ne lui donnerait pas raison si facilement. « Est-ce que ça ferait vraiment une grande différence pour toi ? Tu serais morte, tu ne pourrais en rien te dire que c’est mieux parce que c’est moi qui t’ai ôté la vie. » C’était un fait indéniable, une fois morte, elle serait bien incapable de juger son assassin. Que ce soit lui ou Jo’ le clodo du coin, une fois six pieds sous terre à bouffer des pissenlits par la racine, ça n’aurait plus la moindre importance pour elle. Finalement, il avait bien raison, il faisait preuve de clémence envers elle, peut-être que tout d’eux feraient mieux de voir les choses ainsi au moins ça leur éviterait de se poser encore et toujours la même question à savoir : pourquoi est-ce qu’il ne l’avait pas encore tuée. Encore une fois, il ricana suite à la réplique de la jeune femme. « Voilà qui flatterai considérablement mon égo. » En somme, c’était à éviter, flatter l’égo d’un mec déjà à moitié narcissique, ce n’était pas la meilleure chose à faire. Pour sûr, la suite de la conversation l’agaça légèrement, elle ne savait rien, voilà qui n’arrangeait pas ses affaires, c’était même carrément ennuyeux, il n’était pas venu ici pour repartir bredouille, c’était pourtant ce qui allait arriver. Il saurait comment lui prouver que les réponses apportées ne lui convenaient absolument pas, elle pouvait en être sûre.

Il fronça légèrement les sourcils suite aux paroles de Lullaby. Jouer selon ses règles, et puis quoi encore ? Il n’en était pas question. Elle pouvait faire ce qu’elle voulait, il finirait tôt ou tard par reprendre le dessus. Il laissa cependant échapper un léger soupire, comme amusé par la situation, sans doute quelque peu curieux de savoir qu’elles étaient les intentions de la jeune sorcière. Il savait qu’elle n’allait rien faire qui puisse mettre la vie de ses parents en danger, ainsi, elle ne s’en prendrait pas à lui, elle ne tenterait pas non plus de fuir, alors quoi ? « Très bien, quelles sont-elles ? » Il arqua un sourcil alors qu’elle lui donnait – le verbe balancer, serait là presque plus approprié – sa baguette. Il ne voyait pas forcément où elle voulait en venir, mais il ne tarda pas à attraper l’objet entre ses doigts. En gage de sa bonne foi, qu’elle disait. Très bien, c’était un gage de bonne foi qu’il acceptait. Il ne fut que plus surpris en la voyant s’éloigner, certes, elle l’avait prévenu, mais quand même. Il ne comprenait pas ce qu’elle avait en tête, elle lui avait confié sa baguette, c’était de la folie, elle ne pouvait pas s’enfuir, pas sans sa baguette, à moins d’être complètement suicidaire. Comme elle l’avait dit, elle reviendrait, que ce soit pour sa baguette ou pour ses parents. Il lui avait fait croire qu’il les avait empoisonné, ça aurait été stupide de sa part de s’en aller en les laissant mourir ici. Lui-même avait une très grande estime de sa famille, ainsi, il n’aurait pas laissé ses proches mourir ainsi. Rien que l’idée qu’il n’ait pas réussi à sauver son frère cadet l’agaçait au plus haut point. Ça aurait presque pu être le déclencheur à sa haine des nés-moldus, pourtant non, La Ruston aurait pu avoir le sang pur que ça n’aurait absolument rien changé aux yeux de Lysander. Le sang n’avait aucune importance à ses yeux, même si oui, être sang-pur c’était quand même mieux, plus honorable en tous cas. Il laissa échapper un soupire alors qui cognait à rythme régulier la table avec le bout de la baguette de Lullaby, comme s’impatientant. Une chance pour lui, la jeune femme ne se fit pas trop désirée, sans quoi il en aurait eu vite marre et serait aller la chercher. Encore une fois, il arqua un sourcil suite à ses paroles. Du veritaserum, voilà un élément bien précieux qu’il aurait préféré utiliser dans d’autres circonstances mais semblait décidé à s’en servir. Elle avala rapidement le contenu de la fiole sous le regard étonné du mangemort. Il laissa échappé un léger soupire, reprenant ainsi un air bien plus neutre, avant de s’enfoncer dans son fauteuil tout en croisant les bras sur sa poitrine, sans pour autant lâcher la précieuse baguette qu’il tenait entre ses doigts. « Après tout rien ne me prouvait qu’il s’agissait vraiment de veritaserum. Enfin on va dire que je te crois. En gage de bonne foi. » Il agita légèrement la baguette qu’il tenait entre ses doigts, comme pour lui rappeler que sa bonne foi à elle, il l’avait toujours entre les doigts et qu’il n’allait certainement pas la lui rendre en quittant la maison. Sa générosité avait bien des limites. « Alors, est-ce que tu connais un camp de fugitif ? Quelqu’un qui défierait les lois en aidant les personnes recherchées par le ministère à se cacher ? Ou bien juste quelques fugitifs, ou mieux, des membres de l’ordre ? » Plusieurs questions à la fois auxquelles elle devrait répondre avec sincérité puisqu’elle avait apparemment pris du veritaserum et il avait pris sur lui de croire en ses paroles. Elle était moins fourbe que lui, elle n’aurait pas inventé une telle histoire, surtout si son but était de le voir déguerpir au plus vite afin de sauver la vie – si peu en danger – de ses parents. Heureusement que lui, on ne le mettait pas sous veritaserum, il aurait sans doute plus à perdre qu’elle au final. « Au passage tiens, tu sais que le veritaserum c’est assez rare ? Tu n’en planquerais pas d’autres ? » Il ponctua sa phrase par un léger haussement d’épaules, non vraiment, il n’y avait pas de petit profit, s’il ressortait d’ici sans la moindre information, mais avec un flacon de veritaserum, ça lui allait aussi au final. Si elle, elle n’avait pas grand-chose d’intéressant à lui avouer, il était sûr qu’il saurait trouver des personnes qui elles, auraient un tas d’informations bien croustillantes à lui livrer. L’ancien ministère de la magie avait banni l’usage abusif de cette potion et ce n’était pas une potion facile à concevoir, ainsi s’en procurer n’était pas aussi facile que ça en avait l’air, malheureusement.

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MessageSujet: Re: we accept the love we think we deserve. ◮ (lysander&lullaby)   Sam 27 Juil - 18:12


we accept the love
we think we deserve
i don't know when will it happen. you know, maybe in five minutes, or tonight, or sixth months from now, or maybe on the night of our wedding. but the really amazing this is, it is nobody's goddamn business.


Lysander se trouve être un véritable charognard. A l’effigie du goéland, gracieux et beau à la fois lorsqu’il déploie les ailes pour parcourir les étendues d’eau qu’il souhaite, il n’est pourtant rien d’autre que l’albatros de l’Atlantique. Tout comme le mangemort peut paraître doux avant qu’il n’élève la voix pour laisser claquer dans les airs, quelques ordres, brefs et concis, à l’attention de sa brigade de police magique, dans l’unique but de vous mettre dans un sacré pétrin. Il parait pourtant inoffensif, ce goéland, à se cacher derrière sa ressemblance avec la mouette, alors qu’il se révèle être un prédateur hors norme. Ainsi le brun m’a toujours paru bien inoffensif, surtout lorsque je l’ai réellement côtoyé et qu’il m’a, pour ainsi dire, offert son cœur. Mais ce ne l’a pas pour autant, empêché de se tâcher les mains du sang de nombreuses victimes et de menacer plusieurs fois de m’ôter la vie, bien qu’il ne soit jamais arrivé à de tels extrêmes. Le seul point faible du goéland réside dans une tâche rouge qu’il possède au bas de son bec aiguisé comme la lame d’un poignard, unique moyen pour ses enfants de lui réclamer un peu de nourriture afin de ne pas dépérir. Simplement en donnant des coups de bec sur la tâche rouge, jusqu’à ce que leur parent finisse par dégurgiter un peu de nourriture. Le point faible de Lysander, réside également au niveau de la couleur rouge. Parce qu’il se trouve être un gryffondor au milieu de serpentards, premiers serviteurs du Lord, et que l’animosité inter-maisons se perpétuent bien souvent jusqu’au-delà de la fin de la scolarité. Et personne n’est sans savoir que gryffondor et serpentard, n’ont jamais rien eu pour s’entendre. Puis, il y a moi. Gryffondor également, je me plais à croire que je suis un point faible pour le jeune homme, l’une des façons pour le faire ployer, le faire revenir dans le droit chemin. Pourtant, le goéland se trouve être, aussi et surtout, une formidable ordure. Il est un prédateur hors norme, qui tue tout le monde sur son passage. Car tout est bon pour se faire un peu de nourriture, que ce soient les autres espèces d’oiseaux ou bien même, ses propres enfants lorsqu’il n’a pas l’envie d’aller chasser. Oui, le goéland peut s’avérer être un cannibale lorsqu’il le veut. Et je sais que Lysander se trouve être également capable, de nuire à ses propres congénères, aux autres mangemorts, si cela peut lui être bénéfique. Il le sait aussi, ne s’est jamais caché de ce fait non plus, à vrai dire. Tout le monde le sait très certainement, d’ailleurs. Mais pire que tout, le goéland se trouve être un charognard. Il ne laisse aucune chance aux naufragés, les dévorants touts entiers au moindre signe de faiblesse, en commençant par les yeux – les fenêtres de l’âme, d’après Edgard Allan Poe et certaines autres personnes. Et encore une fois, c’est une chose qui fait écho au mangemort, puisqu’il s’avère qu’il n’hésite pas une seule seconde avant de finir de broyer un fugitif, alors que celui-ci n’est rien d’autre qu’un homme égaré. Une personne incapable de lui nuire en quoi que ce soit. Mais pourtant, le brun vole jusqu’à leurs âmes aux fugitifs, que ce soit en leur ôtant la vie ou en les envoyant directement à Azkaban. Il se montre réellement sans pitié, n’ayant que faire de briser plus de vies qu’il ne pourrait en dire, entre ses doigts puissants. Juste parce qu’il est en mesure de le faire, que cela le rend puissant dans son propre esprit, de faire pareilles choses. Pourtant, le goéland aussi se trouve avoir quelques prédateurs, notamment quelques grands corbeaux marins, faisant trois à quatre fois la taille des corbeaux qui survolent le ciel anglais. Encore une fois, c’est une chose qui fait écho à la vie de Lysander, car son plus grand prédateur se trouve également être celui qu’il revendique comme étant son maitre. Ce Lord, vêtu d’une cape noire, bien plus aliéné que ne l’est le gryffondor et par conséquent, bien plus dangereux. Un type capable de lui ôter la vie aussi facilement que s’il tentait de claquer des doigts. Avec une facilité déconcertante. Ainsi, oui, Lysander est comparable à un goéland, aussi étonnante cette chose puisse-t-elle être, que de comparer un homme à un oiseau.

Et si je frisonne toujours un peu en contemplant un goéland qui effectue un vol au dessus de l’océan, je me trouve également contraint de frissonner face au mangemort. Je sais que c’est exactement ce qu’il recherche et que c’est lui donner satisfaction que d’être à deux doigts de se mettre à trembler comme une feuille au contact de ses prunelles, mais je ne puis faire autrement. Après tout, c’est bien ma vie qu’il a menacée de nombreuses fois et aujourd’hui, ce sont mes parents qui se trouvent être étendus sur le sol, un peu plus loin, du poison répandu dans leurs veines. Mais cela ne semble pas affoler le moins du monde ce cher mangemort qui, assis tranquillement dans ce fauteuil où il lui a déjà été donné de s’asseoir à de nombreuses reprises alors que mes parents lui offraient l’hospitalité durant nos nombreuses visites ici. Ce même fauteuil où il s’est assis pour discuter de trop nombreuses fois, à des personnes qu’il a injustement empoisonné quelques minutes ou quelques heures auparavant. Je déglutis, me rendant subitement compte d’à quel point la situation se trouve être précaire, contrastant bien avec Lysander qui se trouve être en train de siroter calmement son thé alors que le poison peut venir à bout de mes parents à chaque instant. Parce qu’ils peuvent périr à tout instant et que cela, c’est uniquement par ma faute, car c’est moi qui ai fait la bêtise d’aimer un jour le mangemort, de m’éprendre de lui bien plus que ne le souhaite la raison, parce que c’est moi qui les lui a présenté. Le regret et le remord, me tordent tous deux le ventre à présent, alors que je me rends à l’évidence que tout se trouve être de ma faute, assurément. « Est-ce que ça ferait vraiment une grande différence pour toi ? Tu serais morte, tu ne pourrais en rien te dire que c’est mieux parce que c’est moi qui t’ai ôté la vie. » Je pince les lèvres, le dévisageant avec amertume. Il se joue de moi constamment, et voilà qu’il continue, se moquant bien de ce que je souhaite, même si nous parlons là des derniers instants que je pourrais bien vivre. Des quelques secondes qui précéderaient ma mort. Mais cela, le brun n’en a rien à faire, parce qu’il est mangemort justement et qu’il se trouve dépourvu de pitié. Sûrement souhaite-t-il que ma dernière pensée puisse être la constatation qu’il est devenu un véritable fumier, et qu’il l’est resté jusqu’au bout, jusqu’à mon dernier souffle. Il n’a absolument rien à faire de l’air solennel que peut revêtir l’instant et du fait que mes paroles puissent sonner comme un dernier vœu. Car il semble évident qu’il ne se trouve pas prêt à me l’accorder. « La différence résiderait dans le fait que tu ne te montres pas lâche, que je puisse voir tes yeux au moment de sombrer. Que pour une fois, tu ne te caches pas derrière les membres de ta brigade. » Peut-être n’est-ce pas le moment de proférer de telles paroles ou de tenter de mettre le mangemort en rogne, mais c’est trop tard, ce qui est fait est fait. Et les paroles se trouvent avoir franchie le seuil de mes lèvres sans que je ne puisse tenter de les retenir ou n’éprouve l’envie de le faire, aussi bizarre que cela puisse être. Mais il faut que je pense à mes parents, afin que Lysander ne se voit pas tenter d’accélérer le processus du poison en les achevant d’un simple coup de baguette – acte lâche que de tuer des personnes étendues sur le sol, immobiles – ou se voit me refuser le remède pour leur venir en aide. Aussi je me contente de rester la bouche close, bien décidée à éviter d’empirer notre situation, à nous, les Carrigan. « Voilà qui flatterai considérablement mon égo. » Je me contente de hausser brièvement les épaules, dépourvue de l’envie de répondre quoi que ce soit. Surtout qu’à la vue de ce qu’est devenu le brun, il ne se voit clairement pas dans le besoin qu’on lui flatte un peu plus son égo. Ce ne serait que lui porter préjudice, simplement faire en sorte qu’il perde un peu plus pied sur la réalité. Et je ne suis pas encore mauvaise pour lui accorder le fait de se voir complètement perdu, dans un monde où il se voit déjà attendre des sommets, car cela ne servirait qu’à ce qu’il se fasse descendre plus vite par des personnes lui étant supérieures, à dire vrai.

Mais si l’égo de Lysander se trouve d’ors et déjà être perdu, ce n’est pas le cas de mes parents, qui peuvent toujours être sauvés. Si bien que germe une idée dans mon esprit, alors que je m’efforce de réfléchir tant bien que mal, à une façon de les sortir de ce mauvais pas. Idée qui ne tarde pas à me venir, alors que je me rappelle d’une vieille affaire, traitée pour le ministère et que je n’ai jamais eu le temps de terminer, en raison de mon licenciement dû à ma nature de sang. « Très bien, quelles sont-elles ? » me demande bien assez tôt le mangemort, alors que je lui fais part de mon envie de jouer selon mes propres règles pour une fois. Règles me semblant bien plus équitables que celles qu’il m’impose de respecter depuis le début. Pourtant, je ne prends pas la peine de les lui exposer, me contentant de reposer ma tasse de thé sur la table basse – jamais l’idée de boire du thé, ne m’a ainsi retourné l’estomac – avant de me lever d’un seul coup. Campée sur mes pieds, je lui laisse alors la garde de ma baguette magique, en guise de bonne foi, avant de me retrouver happée par l’obscurité du couloir afin de gravir les escaliers à toute vitesse pour aller dans ma chambre, sortir un carton empli de fioles de veritaserum, de sous mon lit. Me contentant de me saisir d’une seule et unique fiole, je file rejoindre Lysander au rez-de-chaussée, non sans lancer un coup d’œil en direction de mes parents, sait-on jamais qu’il ait pu leur faire quelque chose durant mon court moment d’absence, puise que cela serait tellement son genre que ça ne m’aurait pas étonné. Avec lui, rien ne m’étonnera plus jamais, de toute manière. M’empressant d’ôter le bouchon de la fiole, je ne tarde pas à en ingérer le contenu, après avoir précisé à l’adresse du gryffondor, sa contenance. « Après tout rien ne me prouvait qu’il s’agissait vraiment de veritaserum. Enfin on va dire que je te crois. En gage de bonne foi. » me glisse-t-elle, en agitant ma baguette juste sous mon nez. Et me vient alors cette impression qu’il ne me la rendra pas. Tant pis, c’est un faible prix à payer, en comparaison de la vie de mes parents, même si cela risque fort de marquer mon départ définitif du monde de la magie, puisque je vais me trouver dans l’incapacité de me fournir une nouvelle baguette après cela. Peu importe. En tout cas, je ne peux que me trouver en mesure de constater à quel point le mangemort se trouve une nouvelle fois en train de mettre le doigt sur quelques détails grossiers. Bien sûr qu’il n’est pas en mesure d’être sûr du contenu de la fiole, mais je n’ai absolument aucun avantage à lui mentir sur ce dernier et il s’en doute fort bien. « Alors, est-ce que tu connais un camp de fugitif ? Quelqu’un qui défierait les lois en aidant les personnes recherchées par le ministère à se cacher ? Ou bien juste quelques fugitifs, ou mieux, des membres de l’ordre ? » De nombreuses questions, toutes posées d’un seul coup. Pourtant, je n’ai aucun problème à les mémoriser afin d’y répondre le plus justement possible. Cela se trouve sûrement être un effet du veritaserum, plutôt pratique ce machin, lorsque l’on y regarde bien. Enfin, surtout pour le bénéficiaire des diverses informations, surtout étant donné la mémoire courte de laquelle j’ai toujours été affublée. Lysander doit se trouver bien heureux en ce moment même, que le veritaserum fasse en sorte qu’il n’ait pas à me répéter, un nombre incalculable de fois, ses diverses questions. « La seule fois que j’ai entendu parler de camps de fugitifs, c’était en épiant une conversation entre un mangemort et un rafleur. Je n’ai aucune idée d’où ils peuvent se trouver. Hormis ça, je ne connais personne susceptible de t’intéresser, la seule personne que j’ai côtoyé dernièrement s’appelant Allistair, et n’ayant rien d’intéressant à te délivrer. » Il est certain que mon ami, perché dans sa maison en haut de la falaise, ne possède aucune information susceptible de complaire à Lysander. Après tout, celui-ci a beau offrir l’hospitalité à presque quiconque, il n’en reste pas moins hors de portée de cette guerre dans laquelle il ne s’est jamais réellement impliqué. Il n’y a pas plus innocent que lui et moins à même de fournir quelques détails intéressants. « Au passage tiens, tu sais que le veritaserum c’est assez rare ? Tu n’en planquerais pas d’autres ? » Inutile d’être devin pour savoir que ceci n’a rien d’une question désintéressée, bien au contraire même. Je pince les lèvres, serrant les poings alors que je tente de lutter contre le fait de lui révéler quoi que ce soit. Mais la potion coule toujours dans mes veines, si bien que mon hochement de tête négatif, ne tarde pas à se muter en un acquiescement. Les mots ne tardent pas à s’échapper de l’âtre de mes lèvres, afin d’accompagner mon geste. « A l’étage, dans ma chambre, il y a un carton rempli de fioles comme celles-ci. Issu d’une prise officielle du ministère de la magie. » Quelques mots, qui vont pourtant servir à condamner d’autres fugitifs. Des gens comme moi. En ingurgitant le veritaserum, je me suis prise à mon propre piège en un certain sens et j’en ai bien conscience.
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MessageSujet: Re: we accept the love we think we deserve. ◮ (lysander&lullaby)   Dim 8 Sep - 0:31


“ we accept the love we think we deserve ”

it's been a long year and everyone around me's disappeared, it's been a long year and all this mess around me's finally cleared. so can I have a moment just to say hello, can you let your anger go ?
Lullaby and Lysander
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Parmi tous les chemins qui s’étaient offerts à lui, Lysander avait probablement choisi le mauvais, celui qui aujourd’hui l’avait poussé à se tenir là, dans cette maison, avec des fausses menaces qui tenaient pourtant bien la route. Elles paraissaient si vraies aujourd’hui dans sa bouche. C’était ce qu’il avait choisi de devenir, un homme menaçant aux paroles qui pouvaient semer le doute voir même la peur dans l’esprit des autres. Avec Lullaby, il avait enfin réussi. Jusqu’à présent, elle n’avait eu que faire de ses menaces, elle n’avait fait que le prendre à la légère, comme si elle avait d’avance compris qu’il n’oserait pas se débarrasser d’elle, malgré ce qu’il pouvait bien dire. Ou peut-être, qu’elle s’en fichait tout simplement. Pourtant, aussi loin qu’il pouvait s’en souvenir, Lullaby n’avait jamais eu l’étoffe de la jeune femme particulièrement mal dans sa peau et qui voulait en finir avec la vie. Au contraire, à Poudlard déjà, elle avait su montrer sa force, elle avait montré une jeune femme qui assumait parfaitement ses origines et qui se fichait bien de ce que pouvaient penser les autres d’elle. Elle avait été cette jeune femme qui avait remercié le type la traitant de sang-de-bourbe et qui, même après les explications, n’en avait pas grand-chose à faire. Elle n’était pas le genre de fille qui se fichait de son existence, au contraire, elle avait toujours été celle qui l’acceptait avec fierté. C’était quelque chose que le sorcier avait su apprécier chez la jeune rouquine qui avait été, pendant de nombreuses années, sa petite amie. Elle était forte et courageuse, elle avait du caractère, elle ne se laissait pas facilement marcher dessus. Tant de choses qui avaient fait qu’un jour il s’était entiché d’elle. Ses origines n’avaient pas eu d’importance pour lui non plus à cette époque, quand ils étaient encore à Poudlard, bien des choses n’avaient pas d’importance. La première guerre s’était terminée depuis quelques années déjà, la paix régnait et finalement chez les Barrowman, le statut de sang n’avait plus ou n’avait pas encore beaucoup d’importance. Chez les Barrowman on n’apprenait pas à détester les né-moldus, on apprenait à détester les faibles et à chercher à s’en démarquer en étant le meilleur. Il s’avérait que dans le contexte actuel, avec les règles d’aujourd’hui, le gouvernement établi, il avait été décidé que les faibles étaient les nés-moldus, les meilleurs les mangemorts, la place qu’il avait choisie n’était pas un hasard, c’était une chose parfaitement logique selon son éducation, sa famille, selon ce qu’on avait toujours attendu de lui. au yeux de sa famille, il avait fait le bon choix en choisissant les mangemorts, il avait choisi la gloire, la réussite et la puissance au lieu de la naïveté de l’amour. L’amour, c’était quelque chose qui n’importait pas vraiment aux yeux des Barrowman. Lysander devait bien avouer que jamais il n’avait su si ses parents s’étaient mariés par amour ou par intérêt. C’était une question qu’il n’avait jamais osée poser et qu’il ne poserait jamais de toute façon. Il n’avait pas besoin de savoir, ce n’était certainement pas ça qui allait influencer sa vie. La seule chose qui pouvait influencer une vie chez les Barrowman, c’était la réussite, celle qui menait irrémédiablement vers la puissance qui elle-même  menait vers la gloire tant désirée. Ce qu’on voulait chez les Barrowman, c’était que le nom de cette illustre famille reste gravé dans l’histoire. En bien ou en mal, on n’y pensait pas vraiment. On ne voulait pas y penser, ce serait prendre en compte un potentiel échec alors, il était plus sage de ne pas y penser, car l’échec n’était pas quelque chose de très Barrowman. Ils valaient mieux que ça. Si tant est que menacer les autres, tuer, torturer ou encore se retrouver là, dans la maison d’une femme qu’il aurait voulu épouser à une époque pour menacer la vie de ses parents en échange de quelques informations pouvait vraiment être une réussite. D’un point de vu autre que Barrowman, ce serait un échec critique. Lysander lui, ne pouvait pas voir cette nuance, il ne pouvait sans doute même pas l’imaginer puisqu’il n’était pas extérieur à la famille Barrowman, pour l’heure le seul échec auquel il faisait fasse c’était son incapacité à exterminer la jeune femme. Le chemin qu’il avait choisi voulait qu’il en soit capable et pourtant, c’était bien loin d’être le cas.

Elle était sa faiblesse, elle le savait tout comme il le savait, même s’il n’était pas prêt à l’admettre de vive voix. Peut-être qu’il passait pour un lâche à tourner autour du pot encore et encore, à chaque fois que leurs chemins se croisaient, au lieu de simplement la tuer. C’était probable, un lâche doublé d’un faible, quelque chose qui ne redorait certainement pas son blason, des choses qui auraient dû blesser son égo, c’était bel et bien le cas. Il détestait cette faiblesse qu’il sentait circuler dans ses veines à chaque fois qu’il posait son regard sur la jeune femme. Il voudrait tellement être enfin capable d’en finir avec elle, l’envoyer bouffer les pissenlits par la racine, six pieds sous terre. Se débarrasser de cette femme qui semblait inexorablement le rattacher à cette humanité dont il n’avait plus besoin aujourd’hui. Son humanité était devenue un fardeau pour l’homme qu’il était devenu. Il était devenu un mangemort, pas un enfant de cœur, il n’avait pas besoin de porter cette maudite humanité sur ses épaules. Mais il n’aurait pas le choix. Tant que Lullaby ferait partie du monde des vivants, il continuerait de trimbaler ce poids avec lui. Il pouvait toujours s’efforcer de l’endormir au plus profond de son âme noircie par le mal qui siégeait désormais en lui,  chaque fois que son regard se poserait à nouveau sur la sorcière, tout ressurgirait, comme c’était le cas aujourd’hui, alors qu’il n’osait pas blesser ses parents et encore moins lever sa baguette vers elle pour en finir avec sa vie. Il se perdait dans des excuses toutes aussi improbables les unes que les autres, pour cacher la véritable raison de cette faiblesse qu’il portait en lui. Une partie de lui était encore assez humaine pour continuer d’aimer la jeune femme, cette partie de lui prenait presque le dessus sur tout le reste à chaque fois qu’il croisait son regard. Le seul moyen de se débarrasser de cette petite parcelle de sa propre personnalité, c’était de se débarrasser de Lullaby, mais c’était plus facile à dire qu’à faire. Depuis qu’il avait rejoint les rangs des mangemorts, il avait déjà torturé, tuer même parfois, et ça n’avait pas eu d’importance, les vies qu’il avait ôtées, celles qu’il avait brisées, ça n’avait pas d’importance, mais Lullaby, c’était différent. Il ne pouvait pas. Un autre pourrait et au fond, que ce soit lui ou bien un autre, ça n’avait pas beaucoup d’importance, une fois morte elle ne pourrait plus avoir cette maudite influence sur sa vie. Il pouvait bien confier cette mission à un autre, il aurait dû le faire depuis longtemps déjà, mais c’était peut-être encore une chose qu’il se montrait incapable de réaliser, bien plus attaché à la jeune sorcière qu’il ne voulait bien l’admettre. L’amour était une chose bien difficile, c’était une force comme la pire des faiblesses, il n’y avait bien que sans amour qu’on était infaillible, c’était probablement ce qui rendait le seigneur des ténèbres si puissant. L’amour, il ne le ressentait plus depuis longtemps déjà. On pouvait même se demander s’il l’avait un jour ressenti. « Des yeux dont tu ne te souviendrais pas une fois morte. Je n’ai aucune bonne raison de t’accorder un dernier regard avant ta mort Lullaby, ce qui me donne en revanche une bonne raison pour laisser à quelqu’un d’autre la tâche de d’ôter la vie. »  Il posa sur la jeune femme un regard on ne peut plus sérieux, plus froid qu’il ne l’avait été auparavant, plus froid qu’il ne l’avait jamais été quand il l’avait posé sur la jeune femme. Elle pouvait chercher la petite bête partout où elle le voudrait, Lysander était de très mauvaise foi, il avait raison même quand il avait tort et il trouvait toujours un moyen de le prouver, même si ça revenait à s’enfoncer lui-même dans un nombre incalculable de mensonges. Il voulait avoir le dernier mot, c’était un défaut qu’il avait toujours eu et ce n’était pas aujourd’hui qu’il allait s’en débarrasser. Il n’allait pas laisser Lullaby le contredire, il valait mieux que ça, il valait mieux qu’elle après tout, il était le sorcier de sang-pur alors qu’elle n’était qu’une sorcière née-moldue, il valait forcément mieux, selon les lois actuelles.

Lullaby devait être lassée de la situation, elle était certainement très inquiète pour ses parents, alors même que ce n’était absolument pas nécessaire, mais ça elle ne le savait pas. Elle voulait en finir avec cette entrevue, c’était compréhensible, si les rôles avaient été inversés, lui aussi il aurait voulu mettre fin à tout ça. Elle avait décidé de faire avancer les choses plus vite, de changer les règles du précieux jeu de Lysander. C’était tout à son honneur, il fallait même avouer que sa méthode était plus efficace et allait leur faire gagner à tous les deux du temps bien précieux. Le véritaserum était une potion redoutable et pourtant si redoutée par le ministère de la magie. Seules les personnes les plus expérimentées dans l’art des potions, pouvaient prétendre créer un flacon vraiment efficace de véritaserum et le peu de ressources qu’avaient possédé un jour le ministère de la magie avait du être conçue par des personnes particulièrement douée en potion. Il pouvait douter du contenu de la fiole qu’elle avait rapporté, après tout elle pouvait mentir, tout comme lui il le faisait. Mentir, c’était plus facile que ça en avait l’air et ce n’était certainement pas ça qui pouvait plonger quelqu’un dans la culpabilité. En tout cas, Lysander vivait très bien avec ses mensonges. Ce soir, il dormirait sur ses deux oreilles, même après avoir fait croire à Lullaby qu’il avait empoisonné ses parents et qu’ils étaient restés entre la vie et la mort pendant tout le temps de leur entretien. Il ne regrettait en rien chacune des fausses paroles qu’il avait prononcées depuis qu’il était en face d’elle. Mentir c’était facile, pour lui comme pour elle. Il avait pourtant décidé de lui faire confiance, de toute façon, il fallait en finir avec cette histoire avant que ses parents ne se réveillent et ça commençait à n’être plus qu’une question de minutes. Il avait posé ses questions, si elle était sous veritaserum, elle ne pouvait que dire la vérité, bien que celle ci soit particulièrement décevante. Les paroles de la sorcière lui arrachèrent un soupire. Il aurait voulu tellement mieux. « J’ai bien peur que ce soit toi qui ne sois pas très intéressante Lullaby. J’ai pourtant souvenir qu’à une autre époque tu avais plus de ressources que ça. » Il haussa les épaules. Heureusement qu’elle avait eu des choses plus intéressantes à raconter quand ils avaient été ensemble, sinon ils auraient vite tout eu pour ressembler à un vieux couple dépourvu d’avenir. Pourtant, de l’avenir, ils en avaient eu, Lysander n’avait fait que le détruire en choisissant de rejoindre l’armée du seigneur des ténèbres, pourtant, un avenir avec Lullaby, à une autre époque, il en avait rêvé. Il avait été naïf et stupide, mais fort heureusement, aujourd’hui, cette époque était définitivement révolue depuis fort longtemps. Ils n’avaient plus d’avenir en commun, si tant est que la guerre s’achève en faveur de l’ordre du phénix, il finirait très certainement à Azkaban pour le restant de ses jours, si voldemort gagnait, ce serait elle qui finirait sa vie dans une geôle humide dans la célèbre prison des sorciers. A la suite de sa seconde réponse, le sorcier se leva avant de ranger la baguette de Lullaby dans sa poche et de sortir la sienne à sa place, il aurait pu se contenter de celle de la sorcière, mais aucune baguette n’était plus efficace dans les mains de Lysander que celle qui lui appartenait depuis des années déjà. « Ne bouge pas. » Il pointa sa baguette vers elle avant de hausser les épaules. « Incarcerem. » Des cordes vinrent alors attacher solidement la sorcière dans son fauteuil, comme ça il était sûr qu’elle ne tenterait rien de complètement fou. Il se dirigea ensuite vers la chambre de la jeune fille, il connaissait le chemin. Arrivé dans la chambre il lui suffit d’un sortilège d’attraction pour retrouver le dit carton et de s’en emparer. Dans un soupire, il adressa un dernier regard à la chambre de la sorcière. Il connaissait cette pièce. Il ferma les yeux comme pour en effacer les dernières images avant de fermer la porte et de redescendre. D’un coup de baguette, il délivra la jeune femme. « Je garde le carton et ta baguette. » Il était fin prêt à partir à maintenant et pourtant alors qu’il avait déjà entamé sa marche vers la sortie, il fit volte face vers la jeune femme. « Au fait Lullaby. » Il sorti de sa poche le pseudo antidote au poison dont ses parents étaient victime, avant de le laisser tomber par terre, le laissant se briser contre le sol. « C’était du bluff. Je suis un bon joueur de Poker tu vois. Ils sont juste endormis d’ici une dizaine de minutes, ils se réveilleront. » Il haussa les épaules avant de s’éloigner quittant cette fois la maison, un léger sourire sur les lèvres, au moins, il ne repartait pas les mains vides. Il n’avait peut-être pas les réponses qu’il aurait voulu, mais avec le veritaserum, il en aurait d’autres, tellement plus intéressantes que celles que Lullaby aurait pu lui apporter, il sortait plutôt gagnant de cette rencontre.
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