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 (morgana) ☆ far from home.

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ADMIN ❖ we are the champions
≡ ton pseudo : sweet poison (anaïs).
≡ hiboux envoyés : 2182
≡ date d'arrivée : 16/03/2013
≡ tes points : 280 points.
≡ ta disponibilité rp : libre.
≡ ton avatar : daisy ridley.
≡ tes crédits : tearsflight (avatar).

≡ âge du perso : dix-neuf ans.
≡ amoureusement : célibataire.
≡ son emploi : aucun, mais avant elle travaillait pour une chaine de radio sorcière.
≡ statut de sang : née moldue, une nouvelle tombée du ciel.
≡ sa maison : poufsouffle.
≡ niveau d'études : elle a obtenu 7 buses et 6 aspics.
≡ sa baguette : bois de cerisier, elle mesure 29 cm et contient un crin de licorne.
≡ son patronus : un loup.
≡ son amortencia : le parchemin usé, une odeur rappelant les couloirs de poudlard, quelques notes fruitées.
MessageSujet: (morgana) ☆ far from home.   Dim 2 Fév - 17:41

heaven trying everything To keep me out.
MORGANA S. HARLOW & ALARIC E-C. KENDRICKS

Another day in this carnival of souls Another night settles in as quickly as it goes. The memories of shadows, ink on the page And I can't seem to find my way home. All the places I've been and things I've seen A million stories that made up a million shattered dreams The faces of people I'll never see again And I can't seem to find my way home. Cause it's almost like Your heaven's trying everything to break me down  ~ far from home.

Un cri l’avait tiré de son sommeil, c’étaient des pleurs qui résonnaient dans la pièce voisine. Les yeux à peine ouverts, Alaric tâtonna à l’aveugle vers le meuble de chevet pour allumer la lumière. Ceci fait, il s’était redressé pour attraper entre ses mains le réveil qui affichait à peine sept heures du matin. Il soupira avant de reposer l’engin et de se laisser retomber dans son lit. Il aurait voulu y rester quelques minutes de plus si jamais ça avait été possible, mais le bébé qui pleurait dans la pièce voisine en avait décidé autrement. Depuis quelques mois, c’était lui qui décidait du rythme de vie qu’Alaric devait avoir. Ainsi, alors qu’il s’agissait de sa journée de repos, le sorcier quitta rapidement son lit avant d’enfiler les premiers vêtements lui tombant sous la main et de rejoindre le petit Arthur qui pleurait au fond de son berceau. « Tu as pas l’impression d’être un peu trop matinal ? » Il soupira légèrement avant de sourire, attendri par l’enfant qui s’agitait juste devant ses yeux. Il ne tarda pas à l’attraper pour le prendre dans ses bras. Ce n’était pas son enfant, ils n’avaient aucune connexion biologique et pourtant, il le considérait comme tel. C’était le fils de Morgana, il lui devait bien de s’occuper de son fils. Elle avait été là dans les pires moments de sa vie, quand sa mémoire lui faisait défaut, que les seules choses qui tournaient, encore et encore dans sa tête, c’étaient les souvenirs liés aux souffrances qu’il avait dû endurer. Elle l’avait soutenue, elle l’avait épaulée et c’était très certainement le baiser qu’ils avaient échangé qui avait ramené bien des souvenirs à sa mémoire. Ce baiser, il ne le regrettait pas, même s’il se souvenait de toute sa vie aujourd’hui, il n’y avait rien à regretter dans ce baiser. Ces histoires d’amour n’étaient pas le plus grand succès de sa vie, son ex-petite amie était partie alors qu’il envisageait de la demander en mariage, c’était bien la preuve qu’il n’était pas doué pour tout ça. Maintenant, il n’y avait pas une minute sans qu’il ne pense à Morgana, sans qu’il ne se demande où elle pouvait être ou bien, si ce baiser avait la même valeur pour elle que pour lui. il devait la retrouver, pas pour lui, pas pour répondre aux nombreuses questions qui ne cessaient de tournoyer dans sa tête, mais pour Arthur. Le petit garçon avait besoin de sa mère et il ne doutait pas que, où qu’elle soit, Morgana avait envie de retrouver son enfant. Il la connaissait suffisamment pour en être sûr. Elle l’avait aidé pendant plusieurs long et douloureux mois, la moindre des choses était de lui rendre la pareille. En la retrouvant, il lui permettrait de retrouver Arthur, car, lui vivant cet enfant resterait avec lui, quoi qu’il arrive. Si quelqu’un voulait le lui prendre, il faudrait le tuer avant. Il allait retrouver Morgana et lui rendre le petit Arthur, parce que sa place était aux côtés de sa mère. Certes, s’il devait se séparer de lui, il aurait du mal à s’y faire, même s’il était réveillé bien trop tôt le matin, ou bien au beau milieu de la nuit par les pleurs du bébé, il pouvait affirmer qu’il l’aimait quand même énormément. Encore ce matin, il ne pouvait s’empêcher de sourire bêtement alors qu’il donnait son biberon à l’enfant. Il était toujours comme ça, tout sourire, parfaitement niais face au bébé. Il devait admettre qu’être père faisait partie des choses dont il avait rêvé bien des fois, avant d’admettre que, vu ses échecs amoureux ce n’était pas demain la veille que ça lui arriverait et pourtant, Arthur était définitivement comme un fils pour lui. une fois que le bébé eut englouti son biberon, le sorcier sortit de la maison dans laquelle il habitait depuis la fin de la guerre – fin étant quand même un bien grand mot vu comment il avait fallu que ça se termine – le bébé encore dans ses bras pour aller chercher le courrier. Utiliser le système de courrier moldu était un bon moyen d’éviter de se faire prendre par les rafleurs. Bien vite il repérera une lettre venant de Cedrella  il se dépêcha de déposer le bébé dans sa chaise haute pour s’occuper de la dite lettre. Derrière ses allures de rafleuses, Cedrella valait bien mieux que tous les autres qui comme elle était censé s’occuper de ceux qui ne rentraient pas dans les rangs. Pendant la guerre déjà, ils s’étaient entraider pour sauver les vies de pauvres malheureux, maintenant, elle avait accepté de le contacter si elle retrouvait Morgana.

Ainsi, il espérait que cette lettre soit porteuse d’une bonne nouvelle. Il espérait retrouver Morgana depuis plusieurs mois, mais il était difficile pour lui d’effectuer seul ses recherches, il pouvait difficilement laisser Arthur pour parcourir la Grande-Bretagne en long en large et en travers. Il avait l’habitude de le laisser chez ses parents quand il allait travaillait, mais même ça, ça lui semblait compliqué, comme s’il avait peur que, dès qu’il se séparait de l’enfant, quelqu’un allait venir pour le récupérer. Morgana ne lui en avait pas parlé, mais ce bébé devait bien avoir un père quelque part et peut-être que ce dernier aurait à un moment donné, envie de retrouver son fils. Qui que ça puisse être, il n’avait pas l’intention de lui confier Arthur si facilement. D’un geste rapide, il avait déchiré l’enveloppe pour en extraire la lettre. Il en fit la lecture bien vite avant de la déposer sur la table et d’attraper Arthur d’une main, sa baguette de l’autre, qu’il rangea bien vite dans sa poche, après avoir verrouillé la porte de la maison. Il attrapa ensuite le sac contenant les affaires d’Arthur, puis bien vite, il transplana pour rejoindre le domicile de ses parents. Il ne pouvait pas emmener le petit garçon avec lui, il avait une piste à explorer et pour ce faire, il avait tendance à penser qu’il serait plus en sécurité en restant avec ses parents. Se balader à Londres ces derniers temps, c’était un peu comme marcher sur des œufs. Ou bien, c’était lui qui virait légèrement paranoïaque. Il déposa le petit dans les bras de sa mère sans mère. « Tu avais pourtant dit que tu ne travaillais pas aujourd’hui. » c’était vrai, il l’avait dit et de toute évidence, il ne travaillait pas aujourd’hui, mais il avait besoin d’un coup de main et elle avait elle-même dit qu’elle serait toujours là pour l’aider lorsqu’il était venu avec le bébé pour la première fois. « Je sais, mais j’ai quelque chose d’urgent à régler, j’ai besoin que tu le gardes quelques heures. » Il déposa ses affaires dans un coin avant d’embrasser sa mère sur la joue comme pour la couper avant qu’elle ne chercher à répliquer, il n’avait ni le temps ni l’envie de fournir des explications pour le moment. Cedrella lui avait indiqué un café Londonien dans  lequel depuis quelques jours, elle avait vu Morgana venir entre sept-heure et sept-heure et demi, si c’était le cas, il n’avait plus beaucoup de temps devant lui, alors il préférait faire vite. « Merci pour ton aide maman, je t’aime. » Il déposa ensuite un baiser au sommet du crâne du bébé. « Je t’aime aussi Arthur, soit sage. » Sans plus attendre, il transplana pour rejoindre un coin calme de Londres, pas très loin du café dont Cedrella lui avait parlé. Evidemment, il n’avait pas pu transplaner trop près, il ne devait pas se faire repérer par les moldus de la ville, le gouvernement actuel avait peut-être laissé les oubliators de côté et se contentait de simplement d’exterminer les moldus témoin de magie. Ce ne serait qu’à moitié surprenant venant de ce nouveau ministère, si détestable. Il jeta un coup d’œil à sa montre avant de se mettre à courir, ignorant les passant qui le prenait certainement pour un fou, ou juste pour un mec en retard ce qu’il était après tout. Plus en retard que fou, il espérait soit dit en passant. Arrivé à bon port, il poussa la porte du café, essoufflé, il jeta un regard autour de lui, pas la moindre tête rousse dans les environs. Il soupira avant de s’approcher du comptoir et de décrire vaguement la jeune femme à l’homme derrière le bar. Il avait de la chance, les qualificatifs de rousse, grande et longues jambes avaient suffit à raviver la mémoire de l’homme en question. Elle venait de partir avait-il dit. Si elle n’avait pas transplané, elle était très certainement encore dans les parages. Aussi rapidement qu’il était entré dans le café, il en sortit, cherchant à droite et à gauche s’il ne reconnaissait pas la jeune femme. Il était encore tôt, la rue n’était pas encore blindée, mais, il y avait quand même du monde et le soleil était à peine levé sur la ville ce qui rendait les choses légèrement plus compliquées. Pourtant, au loin, il lui sembla l’apercevoir, sa chevelure flamboyante n’aurait trompé personne. Bien vite, il se remit en route, bousculant quelques personnes, s’excusant à la va vite avant de reprendre sa route et finalement il réussi à poser sa main sur son épaule. « Morgana ! » Le nom de la jeune femme passa le seuil de ses lèvres entre deux souffles alors qu’il tentait de reprendre sa respiration. Depuis des moins il la cherchait et il n’osait même pas relever la vers elle, comme s’il avait peur qu’au moment où elle se retourne, il soit obligé de constater qu’il l’avait confondue avec quelqu’un d’autre. Ça avait souvent été le cas ces derniers mois, chaque fois que son esprit avait jugé bon de lui jouer des tours, de lui redonner espoir pour le voir tomber de haut par la suite, c’était presque devenu une habitude à laquelle cependant, il n’arrivait pas à se faire ; c’était chaque fois incroyablement décevant.

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It's just a shadow of my wound
You who wish to conquer pain, You must learn what makes me kind. The crumbs of love that you offer me, Are the crumbs I've left behind Your pain is no credential here, It's just a shadow of my wound. I have begun to long for you, I who have no greed; I have begun to ask for you, I who have no need. You say you've gone away from me, but I can feel you when you breathe. And do not love me quite so fiercely now, When you know that you are not sure. — avalanche.
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≡ âge du perso : 23 ans
≡ amoureusement : Célibataire, en proie à certains sentiments naissant qu'elle essaye de refouler.
≡ son emploi : Elle est couturière dans une petite boutique qui ne paye pas de mine. Un travail très éloigné de ses ambitions premières, dont elle n'a aucun souvenir.
≡ statut de sang : Sang-mêlé, rien de transcendant ni de particulièrement honteux.
≡ sa maison : Ancienne Poufsouffle, ce que personne ne parvenait à comprendre quand elle était encore à Poudlard.
≡ sa baguette : Bois d'aubépine, ventricule de dragon, parfaite pour les sortilèges.
≡ son patronus : Elle n'en possède pas, ses anciennes ambitions étouffant toute possibilité de créer un tel sortilège.
MessageSujet: Re: (morgana) ☆ far from home.   Sam 8 Mar - 0:13

Des yeux froids brillant dans l’ombre, la promesse de souffrances sans fin, une silhouette qui s’avançait, une terreur indicible qui augmentait à mesure qu’elle se rapprochait. Il n’y avait pas moyen de fuir, les ténèbres étaient partout, dissimulant les issues et entretenant le doute sur cette présence abominable. D’un instant à l’autre, elle allait la toucher, elle serait là, sur elle, affirmant sa poigne et son pouvoir sans limites, mais ne pas savoir quand était une torture. La lune finit pourtant par se dévoiler et une lumière macabre révéla un sourire vicieux posé sur un visage dévoré par la pourriture, la gorge horriblement lacérée, du sang noir couvrant ses vêtements. Et Morgana hurla. Elle mit un certain temps avant de se rendre compte qu’elle s’était réveillée et qu’elle était seule, bien loin du cadavre qui hantait ses cauchemars, et il lui fallut encore plus longtemps avant de réussir à s’extirper de sa couche de fortune, fuyant de ses plus beaux efforts le sommeil, son pire ennemi. Elle était de plus en plus rapide, néanmoins. Quelques jours plus tôt, elle tremblait encore tant en se réveillant qu’il lui fallait une bonne demi-heure avant de parvenir à se mettre debout. A présent, elle n’avait besoin que de quelques minutes avant de reprendre pied avec la réalité. Quelques minutes c’était encore trop long, mais elle doutait pouvoir augmenter ses performances, même dans un siècle. Pas qu’elle espérait vivre aussi longtemps, bien entendu … Le cœur battant encore la chamade, l’estomac retourné, Morgana se dirigea vers la fenêtre, et y colla le front pour se gorger de la vue sur l’extérieur. Ce n’était pas grand-chose, une cour sale donnant sur un mur aveugle, mais c’était réel et sans danger. Et puis, le froid de la vitre contre sa peau achevait de lui redonner conscience de son existence. Comme chaque matin, elle avait besoin d’un moment pour se souvenir de qui elle était, quel jour c’était, ce qui s’était passé la veille et ce qu’elle attendait du lendemain. Elle essayait de ne pas regarder plus loin, que ce soit en arrière ou en avant. Son passé était un gouffre qui n’attendait qu’un seul faux pas pour l’engloutir, mélange infâme de tendres souvenirs de son fils, de ses amis et de ses amours, et de la violence de son emprisonnement, des morts et du crime qu’elle avait commis pour se sortir de l’esclavage où elle avait été réduite pendant des mois. Quant à son futur … Il ressemblait fort à son passé, il valait mieux ne pas s’y pencher non plus. Elle se cantonnait à aujourd’hui, à hier et à demain. En essayant de ne pas se fixer de trop gros objectifs. Elle ne savait plus comment se fixer d’objectifs, de toute façon. Sa vie se limitait à une routine abrutissante qui finirait par lui faire perdre la tête, si les cauchemars ne le faisaient pas avant. Cette pensée revenait souvent, le matin … Et comme toujours, elle eut un sourire amer tout en plongeant les doigts au fond de sa robe, pour les serrer autour d’une baguette magique. Elle la touchait souvent au cours de la journée, mais ce premier contact du matin était le pire, comme il était le meilleur. Elle était armée. Elle ne l’avait pas été depuis des mois, ce pouvoir la grisait et la détruisait en même temps. Elle haïssait cette baguette qu’elle avait prise sur le cadavre d’une femme qu’elle haïssait encore plus, elle n’avait pas le droit de s’en servir et elle ne souhaitait de toute façon pas le faire, mais elle était là, et si jamais elle en avait réellement besoin … Elle pourrait l’utiliser. C’était une pensée un peu effrayante, mais rassurante également. Et une fois que Morgana se fut assurée de sa présence dans sa poche, elle se sentit un peu plus d’aplomb pour affronter cette nouvelle journée.

La jeune femme quitta l’appartement vide où elle dormait depuis quelques jours, ses pas la menant automatiquement sur le chemin qu’elle faisait quotidiennement, à travers des rues qu’elle ne connaissait toujours pas, mais dont l’anonymat la rassurait chaque jour un peu plus. Quand elle était arrivée dans le quartier, elle était échevelée, perdue, au bord de la crise de nerf. Plusieurs fois, elle avait pointé sa baguette sur son propre cœur, mais elle n’avait pas eu le courage de jeter le sort définitif qui mettrait fin à sa misère. Et chaque jour, elle devait se lever en sachant qu’elle avait tué quelqu’un, qu’elle était une paria, une criminelle, sans plus aucun droit dans la société qui l’avait vue grandir, sans famille, sans amis. Sans l’enfant qu’elle avait mis au monde et dont elle ignorait même s’il était encore en vie. Elle avait hurlé face à des murs nus si longtemps qu’elle n’avait plus de larmes à verser sur ce qu’elle avait perdu. Elle était une coquille vide qui attendait sans trop savoir quoi, un peu plus étonnée chaque jour de se retrouver en vie. Elle avait cru qu’elle serait incapable de faire quoi que ce soit – et ça avait été le cas pendant des jours – pourtant elle vivait, elle sortait, elle marchait. Comme tous les matins, elle poussa la porte du petit café moldu où elle s’était arrêtée la première fois, et elle s’assit dans le petit coin reculé où elle avait pris l’habitude de boire son thé. Elle n’aurait pas du revenir ici, ni la première fois, ni toutes les autres, elle aurait du faire preuve d’un peu plus de prudence, mais elle avait du mal à s’arracher à ces petites habitudes. Elle avait besoin de savoir où elle allait, et ce quotidien était la seule chose qui lui restait, alors elle laissait tomber la prudence. Tandis qu’elle s’asseyait, le propriétaire du café lui adressa un sourire qu’elle ne remarqua pas, et elle paya avec automatisme quand il déposa sa tasse fumante devant elle. Morgana n’était pas fière de posséder les quelques pièces qu’elle déposait chaque jour sur sa table, mais comme beaucoup de choses, elle évitait d’y penser. Voler, c’était quelque chose que ses parents réprouvaient fortement, mais ils seraient sans doute plus choqués de savoir qu’elle avait tué quelqu’un, plutôt que d’apprendre qu’elle avait chapardé un portefeuille dans un sac à main qui traînait. Elle avait besoin de vivre, et elle ne s’arrêtait plus aux détails.

Son thé avalé, elle se fit violence pour quitter le petit établissement douillet, où elle savait qu’elle aurait pu rester la journée entière sans aucun problème. Mais bien qu’elle fasse quelques entorses à la plus élémentaire des prudences, elle n’en était pas encore à s’autoriser ce genre d’excès. Il fallait bouger. Une fois dans la rue, elle hésita quelques secondes, puis se remit à marcher. Elle n’avait pas réussi à se convaincre de trancher pour un lieu où se rendre, et elle laissa ses pieds la guider d’eux-mêmes. Elle aurait du prendre une décision ferme, monter un plan, réfléchir sérieusement, mais elle en était tout bonnement incapable. Le temps où elle était active, où elle savait comment mener un groupe de fugitifs d’un point a à un point b était depuis longtemps révolu. Depuis, elle avait été enfermée, humiliée, rabaissée plus bas que terre. On lui avait menti, on l’avait torturée, on l’avait traitée comme un animal et elle avait perdu toute dignité, toute confiance en elle. Elle savait qu’elle devait chercher son fils Arthur, mais elle ne savait pas par où commencer et cette impuissance la rendait folle. Mais elle aurait bien le temps d’y penser ce soir, quand elle verrait le soleil se coucher sur une nouvelle journée qui n’aurait mené à rien … « Morgana ! » En même temps que son nom était prononcé, une main se posa sur son épaule, et la jeune femme sursauta violemment. Alors que son cœur se mettait à battre à tout rompre dans sa poitrine, en proie à une terreur bien trop familière à présent, elle ne perdit pas une seconde en réflexions ou en hésitations. Elle sortit sa baguette et fit volte face, l’enfonçant dans la gorge de son agresseur avec la ferme intention de le mettre hors d’état de nuire avant qu’il n’ait pu lui faire quoi que ce soit. Peu lui importait qu’elle soit en pleine rue moldue, elle n’avait pas l’intention de mourir aujourd’hui. Si elle pensait que ses réflexes avaient été effacés par des mois d’esclavage, elle s’était trompée : elle avait réagi parfaitement face à la menace … Qui n’en était pas une. Elle reconnut Alaric, le dernier visage familier et amical qu’elle avait vu avant d’être capturée, comme une apparition venue d’un autre temps. Une tempête d’émotions jaillit en elle, tout ce qu’elle avait tenu éloigné d’elle avec une poigne de fer revint la heurter avec violence, et elle en oublia de vérifier que c’était bien lui, qu’elle n’était pas face à un Mangemort sacrément bien déguisé. Elle abaissa sa baguette et se jeta au cou d’Alaric, serrant ses bras tremblants autour de lui, remerciant le ciel et tous les dieux imaginables de l’avoir fait apparaître devant elle, aujourd’hui. « Alaric, Alaric … » Ca faisait tellement de bien. Aucun sortilège au monde n’aurait pu reproduire ce soulagement, cette félicité soudaine, et elle répétait son nom comme un plaisir qu’elle s’autorisait enfin. « Tu es vivant ! » Le visage toujours enfouit dans son cou, elle prononça ces quelques mots qui semblaient presque irréels. « Je croyais que … Tu es vivant, mon dieu, tu es vivant … » Elle n’avait jamais su ce qui s’était passé une fois qu’elle avait été emmenée par les exécuteurs, mais elle avait fini par croire qu’il avait sans doute été tué … En même temps qu’Arthur. La chaleur qui avait envahi Morgana fut soudain chassée par un froid glacial, et la jeune femme relâcha Alaric. Elle recula d’un pas, puis avança à nouveau et lui attrapa les bras avec brusquerie, pour les serrer fortement entre ses doigts. Pendant quelques secondes, elle le fixa sans rien dire, les mots restant bloqués au fond de sa gorge, trop terribles pour être prononcés. Elle avait si peur de la réponse … « Et Arthur ? » Finit-elle par demander d’une voix éteinte.

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Too much love will kill you
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MessageSujet: Re: (morgana) ☆ far from home.   Sam 29 Mar - 16:51

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S’occuper d’un bébé, ça n’avait pas été dans les projets immédiat d’Alaric. Il avait été fiancé pendant un moment, mais son histoire était terminée maintenant. Il avait toujours été du genre à rêver d’une vie bien rangée, avec une jolie petite maison, une épouse, des enfants. Une vie un peu à l’image de celle qu’avaient eue ses parents. Cependant, avec la guerre, les choses avaient commencées à se compliquer et au bout d’un moment, le but ultime de sa vie avait été de retrouver la mémoire, de vivre avec les séquelles des trop nombreuses tortures qu’il avait été obligé de subir. Ses vieux rêves s’étaient envolés. Pendant un moment, il ne restait plus que cette envie de savoir qui il était avec précision, il voulait combler les blancs dans sa mémoire, sans se soucier du risque d’être déçu, de toute façon, il y avait eu Morgana pour l’aider à gérer ses pertes de mémoires et à entendre les propos de la jeune femme, il n’était clairement pas le genre d’homme à cacher des cadavres dans ses placards. Il s’était concentré sur sa mémoire, oubliant un peu le reste pendant un moment, oubliant ses rêves, de toute façon, ils n’avaient plus d’importance au beau milieu de cette guerre. C’était contre toute attente qu’il s’était pourtant retrouvé avec un bébé dans les bras. Ce n’était pas le sien, ça ne voulait pas dire pour autant qu’il ne se souciait pas du sort de l’enfant ou qu’il ne l’aimait pas. S’il n’était pas son père, c’était tout comme. Il était celui qui s’occupait de lui au quotidien et pour ce petit bout d’enfant, il aurait été près à tous les sacrifices. Il avait sacrifié tellement de choses pour des personnes moins importantes à ses yeux. Il avait sacrifié sa santé, son bien être, sa mémoire dans une tentative vaine de sauver des vies. Maintenant, il avait retrouvé sa mémoire et il savait exactement qui il était ; un fou sans doute qui avait pris des risques inconsidéré pour aider d’autres sorciers et qui en avait payé les conséquences. Un fou qui recommencerait sans hésiter s’il le fallait, quoi que maintenant, il y avait Arthur et l’enfant était sa seule raison de rester sage et docile face au gouvernement. Il ne voulait pas qu’il lui arrive malheur simplement parce qu’il avait commis une erreur de plus dans son existence. Au début de la guerre, il avait cru qu’il n’y avait finalement que sa vie qui état en jeu s’il se dressait contre le gouvernement, aujourd’hui, ce n’était plus le cas. Il y avait Arthur et même si une partie de lui n’était pas sans cesse en train de lui rappeler qu’il devait assurer la protection de l’enfant pour Morgana, il l’aurait quand même fait. Ce n’était encore qu’un bébé et il avait besoin de quelqu’un pour survivre dans ce monde devenu si sombre. Il aurait probablement mieux fallu pour lui qu’il ait sa mère pour ça, mais le pauvre petit devrait se contenter de lui, tant qu’il n’aurait pas retrouvé Morgana. Sa recherche de la jeune femme était probablement le seul écart de conduite qu’il se permettait. Il s’avait qu’elle était très certainement recherchée par le ministère de la magie puisqu’elle avait appartenue à l’ordre du phénix, mais il savait aussi qu’elle n’était plus à Azkaban. Ainsi, elle devait bien être quelque part et il se devait de la retrouver. Pour Arthur bien entendu, parce qu’il devait retrouver sa mère et réciproquement, il ne voulait pas imaginer ce qu’elle pouvait ressentir alors qu’on l’avait séparée de l’enfant qu’elle avait mit au monde. Il voulait également la retrouver pour lui-même, pour ce qu’il ressentait pour elle, parce qu’il n’avait jamais eu l’occasion de la remercier pour toute l’aide qu’elle lui avait apporté quand il s’était retrouvé au fond du trou, parce qu’il voulait s’assurer qu’elle soit encore en vie, en bonne santé, si tant est que ce soit possible après ce qu’elle avait dû subir. Il était bien placé après tout pour savoir que finir entre les mains des mangemorts n’avait absolument rien de réjouissant. Il espérait que le sort de la jeune femme ait été moins terrible que le sien, mais il avait de quoi en douter. C’était le genre de choses qui restaient à jamais gravés dans une vie, il pouvait encore le prouver aujourd’hui, que ce soit avec les nombreuses cicatrices qui marquaient à présent sa peau, ou avec les nombreuses fois où il se réveillait au beau milieu de la nuit suite à un cauchemar le renvoyant tout droit dans sa cellule à subir encore et encore les mêmes tortures.

Il aurait aimé que Morgana s’en sorte mieux que lui, il l’espérait de tout son cœur, mais il n’en n’aurait la confirmation que lorsqu’il pourrait enfin la retrouver. C’était une mission qui s’avérait plus compliquée qu’il ne l’avait imaginée. Il lui avait fallu plusieurs longs mois pour avoir un indice tangible. C’était à peine s’il s’attendait encore à trouver quelque chose. Faire des recherches tout en devant s’occuper d’un enfant c’était une chose particulièrement compliquée. Il ne pouvait pas laisser Arthur de côté pour partir lui-même à la quête de renseignement, il ne faisait qu’utiliser ce que lui disaient les autres, il usait de ses relations pour avoir des renseignements, mais il se retrouvait assez limité. Il devait jongler entre son travail à sainte mangouste et son rôle de père de substitution pour Arthur, ça ne lui laissait pas franchement beaucoup de temps libre pour jouer aux détectives privés. Il avait pourtant fini par trouver quelque chose. Il y croyait cette fois, c’était pour cette raison qu’il s’était précipité dans les rues de Londres après avoir confié Arthur à sa mère sans lui fournir beaucoup d’informations. Il n’avait pas beaucoup de temps, il avait l’impression qu’avec la chance qu’il avait, la jeune femme allait lui échapper et que bizarrement, à partir du lendemain, elle déciderait d’aller boire son café ou son thé, ou Merlin seul savait quoi, dans un autre café de la ville. Il s’estimait que ça devait être son jour de chance, s’il s’écoutait, il irait jouer à un jeu d’argent après, sait-on jamais, il pourrait peut-être remporter le gros lot. Il avait de la chance, parce qu’il n’avait pas tardé à repérer la chevelure rousse si familière de Morgana. Il n’avait pas hésité à lui courir après en ignorant éperdument, les pauvres londoniens dans lesquels il fonçait, il se contentait de quelques excuses balancées à la va-vite histoire de ne pas passer complètement pour un barbare. Il l’avait rattrapée et interpelée. Il sembla presque surpris quand il senti une baguette contre sa gorge. Par reflexe, il leva légèrement les bras en l’air, comme pour prouver qu’il n’avait en rien l’intention de lui faire du mal, de toute façon, il n’avait même pas sa baguette en main, elle était encore dans sa poche, il n’avait absolument pas eu l’idée de s’en saisir avant d’aller à la rencontre de la jeune femme. Qu’est-ce qu’il en aurait fait de toute façon ? il ne voulait pas l’attaquer et ils étaient en plein Londres moldu, certes, il n y avait pas encore grand monde dans les rues de la ville, mais mieux valait éviter de brandir une baguette dans ce genre d’endroit. C’était son avis à lui, un avis que Morgana ne semblait pas partager de toute évidence. Il esquissa un léger sourire gêné alors qu’il n’était pas très à l’aise avec cette baguette pointée sur lui. « Avec un accueil pareil, ça fait vraiment plaisir de te revoir. » Si elle sautait avec sa baguette sur toutes les personnes qui l’accostait, il y avait des risques pour qu’elle soit rapidement prise pour une folle par quelqu’un surtout dans les rues de Londres. Les moldus auraient juste l’impression qu’elle les agressait avec un morceau de bois, il y avait de quoi la prendre pour une cinglée. Au moins, elle abaissa rapidement sa baguette avant de se jeter à son cou, il préférait ça, ça semblait déjà moins agressif. Il serra la jeune femme dans ses bras, enfin soulager de la retrouver après tout ce temps, tous ces moments où il avait presque fini par perdre espoir. « Oui c’est moi, je suis vivant, personne n’avait aucun intérêt à tuer le pauvre fou du coin. » Le pauvre fou du coup, c’était ce qu’il avait été pendant un moment, même si à présent il avait retrouvé sa mémoire, sans doute que certains le voyait encore comme tel. Heureusement pour lui, il n’avait jamais fait parti de l’ordre du phénix, alors en jouant la carte de l’amnésie – plus ou moins passée cela dit – à la fin de la guerre, il avait réussi à s’en tirer sans trop d’ennuis. Alors qu’elle avait reculé, il lui adressa un sourire réconfortant. Elle n’avait pas à s’en faire pour Arthur. Il allait bien. « Arthur ? Et bien, il ne fait pas encore ses nuits, il a une fâcheuse manie à vouloir dormir tard les jours ou je travail et à se réveiller tôt pendant mes jours de repos. Il a tendance à vouloir transformer la salle de bain en piscine à chaque fois qu’il prend son bain et il commence à se déplacer tout seul en rampant. » Il sourit à nouveau avant de reprendre. « Il va parfaitement bien, je te le promets. Il est chez ma mère pour l’instant. » Il ne savait pas si c’était une bonne idée de ramener Morgana chez sa mère puisqu’elle était recherchée et s’il voulait bien s’attirer des soucis à lui, il ne voulait pas en créer à ses parents. « Toi ça va ? » Il fallait qu’il lui pose cette question, avant de chercher une alternative pour qu’elle puisse voir Arthur. Sans doute que chez lui ce serait plus simple. Talgarth était assez fréquenté par la police magique, mais puisqu’il vivait du côté moldu du petit village en général, il arrivait à avoir la paix assez facilement.

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≡ sa maison : Ancienne Poufsouffle, ce que personne ne parvenait à comprendre quand elle était encore à Poudlard.
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MessageSujet: Re: (morgana) ☆ far from home.   Jeu 29 Mai - 17:17

La sécurité, pour Morgana, avait pris un tout autre sens depuis qu’elle avait vu débarquer toute une horde d’exécuteurs dans le lieu qu’elle considérait comme son foyer, où elle avait commencé à se reconstruire une vie normale, avec son fils et un homme qui lui était cher. Avant cela, elle avait déjà vécu les arrestations, les fuites et la peur, mais il semblait qu’il y avait toujours un cran supérieur dans les horreurs que la vie pouvait réserver, et Morgana l’avait compris quand elle avait été séparée de son fils et d’Alaric. Enfermée, elle avait craint pour sa vie, mais encore plus pour celle d’Arthur, et elle n’avait eu de cesse de penser à lui, et de chercher une issue à sa captivité pour le retrouver. Ses plans avec Daley avaient échoué – elle ne pensait plus à lui qu’avec une colère sourde, se maudissant d’avoir cru en l’aide d’un Mangemort – et elle avait du se secourir toute seule. Elle avait tranché la gorge d’une femme dix fois plus puissante qu’elle, dans son sommeil, en bafouant toutes les lois et en piétinant également le reste de morale qu’elle aurait pu avoir. Mais elle n’était plus une personne d’honneur, et tuer Adler dans son sommeil ne lui posait pas plus de problème que si elle l’avait vaincue en combat singulier. Là, au moins, elle avait eu une chance de gagner. Elle ne pensait plus au bien et au mal, elle ne pensait qu’à son fils. S’il était vivant – et cette frêle hypothèse était la seule chose qui la faisait avancer – elle devait le retrouver. S’occuper de lui. Veiller à sa sécurité. Personne n’avait le droit de faire du mal à son fils, personne. Elle-même passait en second plan, et elle arrivait à en oublier toute prudence. S’installer dans un appartement, vide certes, pour plusieurs jours au lieu de se déplacer constamment, était une erreur de débutante. Revenir quotidiennement dans le même établissement moldu était pire encore. N’importe qui pouvait la repérer malgré ses efforts pour devenir invisible à force d’être inintéressante, et cela la mènerait à sa perte. Ainsi qu’à la perte de sa quête … A côté de ça, elle sursautait au moindre bruit suspect, elle voyait des ennemis dans chaque visage, elle croyait que tout le monde parlait d’elle. Elle frôlait la paranoïa et restait sur ses gardes à chaque seconde, prête à faire feu sur le premier qui s’approcherait un peu trop d’elle. Elle avait une conscience exacerbée du danger qui pouvait potentiellement l’entourer, elle craignait comme jamais pour sa sécurité. Elle perdait pied, elle ne savait plus à quoi se raccrocher. Mais elle continuait d’avancer, un jour après l’autre. Sans autre but que de retrouver son fils, mais sans réussir à trouver le moyen d’y parvenir …

Le moyen était arrivé pour elle, sans qu’elle ne s’en rende compte ou qu’elle fasse quoi que ce soit pour ça, sous la forme d’un nom lancé à travers la rue, une main qui s’était posée sur son épaule … Un visage familier au milieu des inconnus et des ennemis potentiels. Alaric. Le dernier qu’elle avait vu avant d’être enfermée, le premier qu’elle voyait dans sa liberté. S’il était vivant, c’était qu’Arthur pouvait l’être également, ce fut sa première pensée. « Oui c’est moi, je suis vivant, personne n’avait aucun intérêt à tuer le pauvre fou du coin. » Morgana eut un semblant de rire étranglé, sans trop savoir comment elle pouvait encore réussir à produire ce genre de son si incongru dans la vie qu’elle menait depuis des mois. Alaric n’était pas fou, il ne l’avait jamais été. Son amnésie lui avait fait perdre énormément de choses, mais pas son esprit, grâce au ciel. Et si elle se souvenait bien, il n’était plus si amnésique que ça, quand ils avaient été séparés … « Ils ont été bien inspirés de te garder en vie, je serais allée les tuer s’ils t’avaient touché. » La réplique était sortie automatiquement, et ce n’est qu’en la prononçant que Morgana réalisa qu’elle la pensait sincèrement. Oui, elle était capable de tuer pour se venger. Elle l’avait fait pour Alexander il y a bien longtemps, et elle avait cru que ses meurtres s’arrêteraient là. Mais elle avait à nouveau tué pour obtenir sa liberté, et elle pouvait recommencer si c’était pour venger les personnes qu’elle aimait. Sa vie n’avait plus de valeur si elle perdait les rares personnes en qui elle tenait encore. Elle n’aurait pas supporté de savoir Alaric mort, et elle se sentait bien capable de partir dans une vendetta sanglante pour obtenir réparation, tout comme elle pouvait le faire pour son fils. Son fils, dont elle ignorait encore tout, mais elle pressa Alaric de questions et attendit, dévorée par l’angoisse, qu’il l’éclaire un peu – en espérant qu’il puisse le faire. S’ils avaient été séparés quand elle avait été emmenée, alors il ne pourrait pas l’aider à retrouver son fils. « Arthur ? Et bien, il ne fait pas encore ses nuits, il a une fâcheuse manie à vouloir dormir tard les jours ou je travail et à se réveiller tôt pendant mes jours de repos. Il a tendance à vouloir transformer la salle de bain en piscine à chaque fois qu’il prend son bain et il commence à se déplacer tout seul en rampant. » Morgana écarquilla les yeux davantage à chaque mot qu’il prononça, pour finir la bouche ouverte, l’air stupéfait, comme si rien n’aurait pu la préparer à ce qu’elle venait d’entendre. « Tu as réussi à le garder avec toi ? » Balbutia-t-elle. C’était encore plus beau que les meilleurs scénarios auxquels elle avait pu penser. Ce n’était pas un Mangemort, un orphelinat ou la mort qui avait recueilli son fils, mais Alaric. Elle s’accrocha à lui, le soulagement lui gonflant la poitrine, la délivrant du poids qui l’avait compressée si longtemps. A nouveau, elle émit ce son étrange entre le rire et le borborygme, mais cette fois il résonna avec plus de naturel en elle, comme un vestige d’une quiétude oubliée, remisée dans un coin oublié de son âme. Il suffisait qu’elle imagine Alaric avec Arthur, illustré par ces quelques petits fragments de vie qu’il venait de lui décrire, et elle avait envie de rire pour l’éternité. C’était si bon, de recevoir une bonne nouvelle. « Il va parfaitement bien, je te le promets. Il est chez ma mère pour l’instant. » Quelques petits mots et Morgana se sentait à nouveau entière. Il allait bien. Son fils, son tout petit bébé qu’elle avait tenu dans ses bras pendant si peu de temps, était entre de bonnes mains. Elle connaissait Mme Kendricks depuis son enfance, elle avait presque autant confiance en elle qu’elle en avait en Alaric. « Parfaitement bien. » Répéta-t-elle d’un air presque extatique, faisant rouler ces deux simples mots sur ses lèvres en les savourant intensément. « Toi ça va ? » C’était la première fois, depuis qu’elle avait vu Daley lors de son emprisonnement, qu’on lui posait cette question. Et c’était la première fois qu’elle savait quoi répondre sans avoir envie de se jeter sur son interlocuteur pour lui faire comprendre de façon imagée et violente que non, ça ne pouvait pas aller, avait-il regardé autour d’elle ? Mais elle n’était plus dans un cachot misérable comme quand Daley était venu la voir. Elle était libre, et elle savait où était son fils. « Ca va beaucoup mieux. » Elle posa son front sur le torse d’Alaric et noua une nouvelle fois ses bras autour de son corps, sans se soucier de la signification de ce geste. Elle avait besoin de contact humain, d’un peu de douceur, et qui était mieux placé que lui ? Il avait toujours eu cette place particulière dans son cœur, mais plus encore aujourd’hui, alors qu’il était porteur des meilleures nouvelles qu’elle puisse entendre. « Merci beaucoup. Merci pour tout. » Elle resta dans cette position un instant, sans se soucier qu’ils soient au milieu de la rue et que des passants puissent les voir ainsi, puis elle se recula légèrement et leva les yeux vers lui. « Il faut que je le voie. Maintenant. » Elle avait perdu assez de temps loin d’Arthur, il devait avoir grandi et tous les progrès qu’il avait fait depuis son départ, elle les avait manqués. Elle ne voulait plus qu’il se passe le moindre instant sans qu’elle puisse le voir, et elle attrapa Alaric par le bras pour l’entraîner … Mais elle s’arrêta bien vite, frappée par une terrible réalisation. « Je ne peux pas transplaner. » Si elle transplanait, elle serait arrêtée immédiatement. Elle regarda Alaric, paniquée. Comment allaient-ils se rendre chez lui, ou chez sa mère, si elle ne pouvait que marcher ?

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MessageSujet: Re: (morgana) ☆ far from home.   Dim 10 Aoû - 21:01

heaven trying everything To keep me out.
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Another day in this carnival of souls Another night settles in as quickly as it goes. The memories of shadows, ink on the page And I can't seem to find my way home. All the places I've been and things I've seen A million stories that made up a million shattered dreams The faces of people I'll never see again And I can't seem to find my way home. Cause it's almost like Your heaven's trying everything to break me down  ~ far from home.

Alaric avait passé des mois entier à chercher Morgana tout en s’efforçant de protéger Arthur. Deux actions qui semblaient presque incompatibles. Ses recherches avaient été limitées puisqu’il devait à tout prix rester discret et sembler ne pas trop s’intéresser au cas d’une fugitive s’il ne voulait pas que le ministère de la magie se pose des questions sur lui. Rester loin du ministère de la magie, il s’agissait selon lui de la meilleure façon de protéger Arthur. Le ministère représentait actuellement tout ce qu’il y avait de plus mauvais dans le monde de la magie. Il n’y avait presque plus que des tueurs au sein de ce ministère et aujourd’hui, tout pouvait facilement se retrouver qualifier de crime nécessitant punition du ministère de la magie. Alaric s’était efforcé d’éviter les ennuis depuis qu’il s’était retrouvé en compagnie d’Arthur. Il le devait bien à ce petit bout de bébé qui n’avait que lui, tant que Morgana était introuvable. Souvent, il avait pensé qu’il n’avait peut-être définitivement que lui. Il ignorait ce qui avait pu arriver à Morgana mais il y avait tellement de morts que ce n’était pas impossible d’envisager ce genre de choses. Il préférait que ce ne soit pas le cas et il s’était toujours efforcé de rapidement chasser cette pensée de son esprit à chaque fois qu’elle avait décidé de s’y installer. Morgana devait encore être en vie quelque part et il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour qu’elle retrouve son fils sain et sauf, il s’en était fait la promesse. Il avait pris soin d’Arthur comme s’il s’agissait de son propre fils, il n’avait jamais été sûr qu’il ferait un jour un bon père, il n’avait jamais vraiment pensé à l’éventualité de devenir père un jour, il aurait bien voulu, mais ce n’était pas une chose à laquelle il avait vraiment pris le temps de réfléchir. Pourtant, il s’était retrouvé avec le petit Arthur et bien vite, il avait été obligé d’assurer. Il estimait d’ailleurs avoir bien fait son travail. Il était attentif aux besoins du petit garçon et il était déjà persuadé de l’aimer comme un père se doit d’aimer son enfant, même s’il n’était pas le sien. Il avait pu constater qu’il s’agissait d’un lien qui s’était tissé très rapidement entre lui et le petit garçon, en même temps, il se demandait si c’était humainement possible de ne pas craquer face à la bouille d’ange de l’enfant. Sans doute qu’il y avait bien que les mangemorts qui seraient capable de rester insensibles face au petit garçon. Lui de son côté, il était tombé sous son charme depuis longtemps maintenant. Ses parents également, même s’ils n’étaient pas leur petit fils, ils étaient toujours contents de se retrouver avec un bébé à la maison, ça leur rappelait leurs lointaines années quand lui et sa sœur n’avaient été que des bambins. Ils étaient également très présents pour le petit garçon, ils s’en occupaient souvent, à chaque fois que lui, il devait se rendre à sainte mangouste pour travailler. Ils étaient là pour garder l’enfant, comme d’attentifs grands-parents qu’ils n’étaient pourtant pas. Arthur faisait l’unanimité au sein des Kendricks, aucun d’eux n’étaient capable de résister à sa bouille. Même pas Siobhan. Le peu de temps qu’elle avait passé avec eux, elle s’était laissée attendrir par l’enfant. Pourtant elle, elle avait certainement un petit côté mangemort, il fallait bien ça pour trahir son propre frère, le laisser se faire capturer et torturer par des mangemorts pendant de très longs mois. Alaric n’était pas d’un naturel particulièrement rancunier, mais il y avait des choses qu’il ne pouvait pas pardonner et la trahison de sa sœur en faisait parti. Lui, il avait voulu l’aider, il avait fait beaucoup pour elle à la fin de la guerre et un beau matin, il avait réalisé qu’il faisait tout ça pour celle qui était responsable de ses malheurs, des douleurs qu’il ressentait encore un peu partout sur son corps, des nombreuses cicatrices qui marquaient sa peau et de cette amnésie qui avait torturé son cerveau pendant de nombreux mois. Il avait fini par réaliser qu’il était mieux sans elle. Elle avait vécu avec elle un moment, mais maintenant, il n’y avait plus qu’Arthur et lui et ce n’était pas plus mal ainsi, bien au contraire. Maintenant, il aurait quand même voulu que Morgana se joigne à eux. Sa place était à côté de son fils et il se devait de les aider à se retrouver ; alors, reconnaitre Morgana au beau milieu de cette rue Londonienne était une véritable bonne nouvelle pour le sorcier.

Il lui adressa un léger sourire suite à sa réplique. Il préférait quand même qu’elle reste sage au lieu de se lancer dans une vendetta qui laisserait trop de sang sur ses mains. Cela dit, la question ne se posait pas, elle n’avait pas besoin de le venger puisqu’il était encore en vie. Il s’en était bien sorti après la guerre, mieux qu’il aurait pu le penser. Il avait su éviter les problèmes, rester discret et toujours assurer ses arrières pour se protéger lui et Arthur par la même occasion. Morgana n’avait pas de soucis à se faire, il était un grand garçon, il savait bien se défendre par lui-même et surtout, il savait comment agir pour ne pas s’attirer d’ennui, dans la mesure où personne ne viendrait le trahir et le balancer aux mangemorts, bien évidemment. Bizarrement après avoir été trahi par sa propre sœur, cette option était loin de lui sembler complètement impossible. Il avait cependant toujours fait de son mieux et il s’en tirait plutôt bien, voir même très bien, jusqu’à présent. « J’ai l’impression d’avoir un ange gardien maintenant. C’est plutôt cool. » Il continuait de sourire, même s’il pensait toujours que les choses étaient mieux tant que Morgana ne se lançait dans aucune série de meurtres. Il avait moins besoin d’elle qu’Arthur de toute évidence. Il avait la trentaine passé, il pouvait se débrouiller tout seul, ce n’était pas le cas de son fils, qui avait vraiment besoin de sa mère. Il pouvait lui apporter les meilleurs soins possibles, toute l’attention possible et tout son amour, ça ne suffirait pas. Alaric était convaincu que n’importe quel bébé avant vraiment besoin d’une mère. Evidemment, certains s’en sortait sans, mais d’expérience lui, il avait été suffisamment proche de sa mère étant enfant – et encore aujourd’hui, elle restait importante à son monde – pour être persuadé qu’Arthur aurait toujours plus besoin de Morgana qu’il n’avait besoin de lui. Une mère, ça semblait différent, elle lui avait donné la vie, il semblait évident qu’à présent ils avaient besoin l’un de l’autre. Alaric ne tarda pas à la rassurer quant à l’état de santé de son fils, n’hésitant pas à lui faire part de détails assez précis pour qu’elle comprenne qu’en plus d’aller bien, il était avec lui et qu’elle n’avait plus de soucis à se faire, si elle lui faisait assez confiance en tout cas. Il hocha la tête pour répondre à sa question. Oui, il avait réussi à garder Arthur avec lui et sans doute qu’il aurait fallu le tuer pour lui arracher l’enfant des bras. De toute façon, les mangemorts se fichaient bien d’un nouveau né, tout comme ils n’en avaient eu que faire de lui, le type cinglé et complètement amnésique – ou qui avait prétendu l’être encore, malgré les souvenirs qui lui étaient revenus. Lentement, il passa sa main dans le dos de la jeune femme, pour la rassurer davantage. Elle n’avait plus rien à craindre maintenant. Il était rassuré de voir qu’elle allait bien ou qu’elle allait mieux en tout cas, maintenant qu’elle savait que son fils allait bien et qu’elle pourrait le revoir. Il s’était inquiété pour elle pendant tout ce temps, comment elle pouvait aller, ce qui avait pu lui arriver, comment elle faisait pour vivre malgré la séparation avec son fils. Il s’était posé beaucoup de questions durant ces denier mois en maintenant qu’elle était là avec lui, elles pouvaient s’envoler, soulagement au passage sa conscience et la lourdeur dans son cœur. « Il n’y a pas de quoi. » Elle n’avait même pas besoin de le remercier, tout ce qu’il avait fait ça lui avait semblé être parfaitement naturel et il ne l’avait absolument pas fait sous la contrainte, malgré les fois où il avait pu râler à force d’être réveillé au beau milieu de la nuit par les pleurs du bébé. Il fallait qu’elle le voit et il n’eut pas le temps de répondre qu’elle le tirait par le bras, sans doute sans vraiment savoir où elle allait. Quoi qu’elle devait bien savoir où est-ce que ses parents habitaient, elle était souvent venue quand ils étaient plus jeunes. Elle s’arrêta avant d’indiquer qu’elle ne pouvait pas transplaner. Sans doute qu’elle avait été marquée, comme c’était le cas de nombreux sorciers. Heureusement, il avait évité ça lui. Ses parents habitaient à Londres, ils étaient à Londres, ça facilitait déjà les choses. Il haussa les épaules, un sourire aux lèvres. « Tu as déjà pris le métro ? » Beaucoup de sorciers ne prenaient pas le temps de monter là dedans alors il n’était pas impossible qu’elle n’y soit jamais monté. Lui il l’avait déjà fait et il savait comment se rendre chez ses parents simplement à l’aide des métros, leur périple pouvait donc commencer.

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≡ statut de sang : Sang-mêlé, rien de transcendant ni de particulièrement honteux.
≡ sa maison : Ancienne Poufsouffle, ce que personne ne parvenait à comprendre quand elle était encore à Poudlard.
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MessageSujet: Re: (morgana) ☆ far from home.   Lun 6 Oct - 21:00

« J’ai l’impression d’avoir un ange gardien maintenant. C’est plutôt cool. » Morgana apprécia qu’Alaric prenne sa remarque de cette façon sans faire d’autre commentaire – il fut un temps où il désapprouvait totalement qu’elle s’engage dans l’engrenage de violence de l’Ordre du Phénix … Mais les choses avaient bien changé. L’Ordre du Phénix était mort et ne renaîtrait pas de ses cendres, il fallait faire sans, il fallait continuer à se battre ou courber l’échine. Et Morgana n’était plus tout à fait aussi certaine qu’elle continuerait à courber l’échine éternellement. Devant Astrid, elle l’avait fait pour survivre, mais à présent ? S’il fallait à nouveau montrer les crocs pour défendre ses proches, elle n’hésiterait pas. La jeune femme esquissa un sourire : elle pouvait continuer à être l’ange gardien d’Alaric même maintenant qu’il avait retrouvé ses souvenirs. S’il y avait une seule chose qu’elle avait aimée durant les longs mois où ils avaient été en fuite, c’était bien de pouvoir s’occuper de lui et de lui rendre un peu cette affection presque fraternelle qu’il avait eu pour elle pendant toute son enfance. Cela n’avait plus rien de fraternel maintenant qu’ils étaient adultes, et il y avait même eu un moment où ils s’étaient rapprochés bien plus que ça … Son amnésie avait eu cet avantage, au moins : ils étaient redevenus proches, elle avait pu veiller sur lui. C’était quelque chose qui lui avait manqué, tous ces mois loin de lui. Il lui avait manqué. Terriblement. Si elle s’était focalisée sur Arthur pendant tout ce temps, maintenant qu’elle savait qu’il allait bien et qu’elle allait le revoir dans très peu de temps, elle réalisait qu’Alaric aussi avait créé un manque en elle. Elle était heureuse de le revoir, simplement et sincèrement heureuse, et pas seulement parce qu’il avait veillé sur son fils.

« Tu as déjà pris le métro ? » C’était une solution à laquelle elle n’avait pas du tout pensé pour rejoindre la maison de ses parents, mais qui tombait sous le sens, finalement. Morgana haussa les sourcils, essayant de se souvenir de la dernière fois où elle était descendue dans les tunnels sous Londres pour entrer dans une rame de métro. Ca remontait à une éternité ! Elle était encore enfant, et son père avait tenu à lui faire découvrir le monde moldu d’où il venait … Elle avait eu un peu peur, mais comme pour beaucoup de choses moldues que son père lui avait montré, elle avait adoré. Mais elle n’y était pas retournée ensuite, parce qu’il fallait avouer que les sorciers avaient des façons de se déplacer bien plus pratiques ! « Oui … Une seule fois, et je devais avoir dix ans. J’espère que tu t’y connais mieux que moi. » Alaric était de sang-mêlé et avait grandit dans le monde sorcier tout comme elle, mais s’il avait plus d’expérience qu’elle dans ce domaine, elle lui faisait confiance les yeux fermés. Comme toujours. Et puis, même si ce n’était pas le cas, à deux ils devraient bien parvenir à s’en sortir ! Ils se dirigèrent vers la bouche de métro la plus proche, Morgana laissant à Alaric le soin de les guider. Il n’y avait plus une seule seconde à perdre à présent, elle voulait revoir son fils ! Elle n’arrivait pas à l’imaginer plus grand, ni même différent de la dernière fois où elle l’avait tenu dans ses bras. Pour elle, il restait un nourrisson minuscule qui ne savait pas tenir sa tête droite et qui avait terriblement besoin d’elle … Il avait grandi maintenant, pas énormément mais suffisamment pour qu’elle ne puisse pas imaginer à quoi il pourrait ressembler. Elle se faisait des idées, sans doute que la différence ne serait pas si flagrante que ça … Mais pour une mère, ce genre d’idée était insupportable. En sentant ses yeux commencer à la piquer, Morgana redressa la tête, cessa de fixer ses pieds, et se força à penser à autre chose. Elle allait revoir Arthur très vite, elle devait arrêter de se torturer à présent. Elle sortit donc son fils de sa tête, et y retrouva Alaric. Alaric qui marchait en silence à ses côtés, et qui lui avait sauvé la vie sans même paraître s’en rendre compte. Elle n’aurait pas assez de ses mots pour le remercier, et elle ne savait pas comment lui exprimer sa gratitude. Il ne lui devait absolument rien, et sûrement pas de s’occuper de son fils, alors qu’il sortait à peine d’une terrible épreuve qui lui laissait déjà bien peu de temps rien que pour lui. Mais il avait pris Arthur sous son aile, tout simplement … Elle lui jeta un coup d’œil en coin l’imaginant s’occupant du bébé. C’était facile d’invoquer de telles images, comme si Alaric avait une aisance naturelle avec les tout-petits, comme s’il était normal qu’il finisse avec un bébé dans les bras. Mais ce n’était pas le sien. C’était celui d’un homme qu’il ne connaissait même pas. Morgana détourna les yeux et se remit à fixer le sol devant elle en silence, mal à l’aise. Quand ils descendirent dans le métro et que la lumière devint plus agressive, moins naturelle, Morgana se rapprocha d’Alaric et lui attrapa la main. Un réflexe, une vieille angoisse qui remontait et qu’elle avait besoin de calmer par ce contact. Elle entrelaça ses doigts aux siens, mine de rien, en continuant de s’enfoncer sous terre. « J’aurais bien aimé te voir avec Arthur. Tu devais faire un papa formidable. » Elle réalisa soudain qu’elle avait parlé au passé, comme si c’était déjà un temps révolu, et cela fit naître de nouvelles questions dans sa tête. Elle n’avait réfléchi à aucuns détails jusque là, mais soudain elle se rendait compte qu’il y avait plein de choses auxquelles elle devait penser … « Comment est-ce qu’on va faire ? Tu … tu as élevé Arthur plus longtemps que moi. » Elle ne savait pas comment dire ce qui tournait dans sa tête, sans vexer Alaric ou sans avoir l’impression de lui forcer la main à quoi que ce soit. S’installer chez lui une fois l’avait mis suffisamment en danger, mais elle ne voulait pas aller ailleurs. Elle baissa la tête, un air tourmenté sur le visage, avant de regarder à nouveau Alaric.  « Est-ce qu’on pourra rester chez toi un moment ? Juste quelques jours, le temps que je trouve un autre endroit. Je ne sortirais pas, je ne ferais rien qui me trahira. C’est promis. » Il fallait qu’elle le demande, de toute façon. Elle n’avait rien ni personne d’autre que lui. Elle pourrait peut-être aller voir Clive, mais elle ignorait totalement où il se cachait et il aurait sans doute bien plus de mal avec Arthur qu’Alaric.

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(morgana) ☆ far from home.

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