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 Seek home for rest, for home is best.

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MessageSujet: Seek home for rest, for home is best.   Lun 17 Juin - 15:33


- Lincoln & Samaël -

Il fait froid, très froid dans le centre de Londres ce matin. C’est pourtant bien dans une chaleur étouffante que Lincoln passe sa main sur le miroir pour effacer la buée qui s’est formée alors qu’elle prenait une douche. Sortant de la salle de bain en sous-vêtements pour rejoindre sa chambre et s’habiller, la jeune femme lève les yeux en chemin vers la grande horloge du salon pour voir qu’il est déjà dix heures trente. Mary a déjà du partir voir ses parents. Elle lui a certainement dit à travers la porte, mais avec le bruit de l’eau qui résonne, Lincoln n’a rien entendu. Une fois son jean enfilé, elle passe son pull en regardant par la fenêtre de sa chambre. Rien d’étrange dans la rue : Comme d’habitude, une multitude de gens se pressent les uns contre les autres pour s’engouffrer dans la bouche de métro à quelques pas d’ici. On peut d’ailleurs à peine voir leurs visages. Il fait si froid que les écharpes et bonnets ne montrent pas grand-chose de tous ces inconnus qui passent sous sa fenêtre. Heureusement pour elle, Lincoln n’a plus à sortir pour aujourd’hui. Elle a déjà passé deux heures et demi dans Hyde Park à courir et à s’entrainer. Biensur, il y a eu quelques regards ahuris de voir une jeune femme en T shirt courir, faire des pompes les pieds sur un banc à une température aussi basse, mais Lincoln n’y fait plus attention depuis un bon moment déjà. Maintenant qu’elle est rentrée et qu’elle a bien chaud, elle a bien l’intention de rester à la maison. Elle a de toute façon de quoi s’occuper ici, enfin, c’est ce qu’elle se dit en se faisant un thé : Lézarder, lire un livre, un peu de yoga peut-être, ca prend bien toute une journée ça.

Mais quelque chose vient la tirer de ses projets pour les quelques minutes suivantes. En effet, un petit claquement se fait entendre à la fenêtre, où un hibou tapote la vitre avec son bec. La jeune sorcière va alors ouvrir la fenêtre rapidement, inutile d’attirer l’attention de quiconque en le laissant tapoter un heure durant. Après avoir détaché le morceau de papier accroché à sa patte et l’avoir laissé repartir, elle jette un œil sur le contenu de la note en refermant la fenêtre. C’est une note de sa mère - Tout va bien ici j’espère que vous aussi, dis à Mary de dire bonjour à ses parents pour nous. – Tant pis, Mary est déjà partie. Lincoln pose le morceau de parchemin sur la table de la salle et attrape sa baguette qu’elle brandit sur une statuette représentant les singes de la sagesse, qui, une fois touchés par le sortilège, se mettent chacun leur tour à s’étirer avant de reprendre leur position originale pour se figer de nouveau. C’est ainsi qu’elle, rassure ses parents. Une statuette, la même que celle qui se trouve sur le bar dans son appartement, est posée sur la table du salon dans la maison de ses parents. Lincoln les a ensorcelées pour que l’une réagisse et copie le comportement de l’autre lorsque celle-ci est éveillée par un sortilège. Maintenant que sa petite mission quotidienne est accomplie, la demoiselle glisse sa baguette sur le canapé en attrapant sa tasse posée sur la table basse. Chaque fois qu’elle rassure ses parents, elle ne peut s’empêcher de penser à quel point sa vie a changé depuis le début de la guerre. Il y avait toujours du monde dans l’appartement des deux jeunes femmes avant. Avant le retour de Voldemort, les deux jeunes femmes avaient une vie sociale tout à fait épanouie. Entre les fêtes, les sorties, les petits amis – sorciers ou pas -, elles n’avaient pas le temps de s’ennuyer. C’est Mary qui souffre le plus de leur situation actuelle, et pas seulement parce que c’est elle la née moldue. Elle qui avant collectionnait les aventures sans lendemain, les relations courtes mais folles et tumultueuses, surtout avec des moldus, et elle adorait ça. Lincoln était quand même un peu plus réservée. Elle s’amusait elle aussi. Elle avait eu quelques relations pas très sérieuses, mais toujours avec des sorciers elle. Non pas qu’elle n’aimait pas les moldus. En grosse partie grâce à Mary, elle s’était fait beaucoup d’ami(e)s dans le monde moldu, et les appréciait tout autant que ses amis sorciers. Mais pour une ou deux raisons, elle ne voulait pas, ou ne pouvait pas, s’autoriser à laisser une relation avec un moldu devenir trop intime. Et puis il n’y avait pas que ça. Lincoln ne s’alcoolisait pas à en perdre la mémoire lors de soirées, surtout pas en présence de moldus. Qui sait ce qu’elle pourrait bien se retrouver à faire lorsque son esprit s’embrouillerait ? Elle était habituée à se retrouver au milieu de moldus oui, mais de là à prendre le risque de dévoiler leur condition de sorcières à cause d’un verre de trop, non.

Un léger sourire se dessine sur ses lèvres en repensant à tout ça. Le temps où elles s’amusaient et où elles vivaient comme elles l’entendaient lui semble si loin maintenant. L’heure n’est plus à la vie folle et stimulante, qu’on vit sans se soucier de ce qui pourrait arriver, mais à la vie morne et dangereuse, où un simple bruit nous affole, annonçant indubitablement un danger à venir. Et là, comme pour soutenir le point que la jeune femme vient de soulever dans ses pensées, allongée sur le sofa en fixant le plafond, trois coups secs retentissent dans l’appartement silencieux. En une seconde, Lincoln se redresse, les muscles raidis, et porte son regard vers la porte. C’est la première fois qu’on frappe à la porte de cet appartement. Depuis maintenant deux mois qu’elles sont ici, jamais personne n’est venu en passant par la porte. Jamais personne n’est venu à l’improviste d’ailleurs. Comment le pourraient-ils ? Personne ne connaît leur adresse, pas même les parents des deux jeunes femmes. Hésitante, Lincoln se lève, attrapant sa baguette au passage qu’elle glisse dans la poche arrière de son jean, l’endroit le plus proche pour pouvoir l’attraper sans problème, tout en gardant sa baguette cachée quand même au cas où. Arrivée à la porte, la demoiselle pose deux doigts sur la poignée, se préparant au pire. Mais franchement, si des mangemorts venaient, pourquoi prendraient-ils la peine de frapper à la porte ? Ou peut-être est-ce une ruse. Bien décidée à en avoir le cœur net, Lincoln attrape finalement la poignée et ouvre la porte.

Ses yeux se posent alors sur l’homme qui attendait derrière et lève les yeux vers elle. Ca ne lui prit qu’une seconde pour l’analyser. Un peu plus grand qu’elle, vêtu simplement, il peut tout à fait être un moldu frappant à la porte pour vendre un produit quelconque ( Mary lui avait déjà parlé de ce genre de chose, lorsqu’elle avait fermé la porte au nez d’un inconnu à leur ancien appartement ). Lincoln reste pourtant sur ses gardes. Elle ne l’a pas entendu frapper chez ses voisins, ni aucun bruit dans le hall d’ailleurs. Il est donc venu ici directement, et devait donc savoir sur qui il tomberait. Qui est-il ? Pourquoi est-il là ? Une foule de question se bousculent dans sa tête, mais Lincoln reste silencieuse, attendant que l’homme se présente de lui-même. Au moins, si c’est un mangemort, Mary n’est pas là et ne reviendra pas de la journée, elle est au moins à peu près protégée. Sa main droite posée sur sa baguette, Lincoln réfléchit à toute vitesse, tentant de trouver le moyen le plus rapide de prévenir Mary du danger. S’il venait à s’en prendre à elle, elle n’aurait qu’à détruire le plus de choses en répondant à ses attaques pour que Mary voit tout de suite ce qui a pu se passer et transplane sur le champ.
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MessageSujet: Re: Seek home for rest, for home is best.   Mer 31 Juil - 18:15

Spoiler:
 

Les rues de Londres étaient drapées de monde mais cela n'empêchait Samaël d'évoluer avec aisance parmi la foule, prenant soin d'éviter de se faire marcher sur les pieds par la foule empressée ou par lui-même entrer dans un touriste flânant dans les rues bondées. Il avait une technique d'esquive qui défiait les lois de la physique et de la gravitation, il se sentait aussi léger que s'il n'avait pas été soumis à la loi de la gravité. Parce que depuis quelques semaines, être recherché par tous les mangemorts du coin lui avait appris à se fondre dans la masse, à marcher vite sans paraître inquiet ni trop lentement pour ne pas être rattrapé. Avoir l'air normal, le plus lambda des moldus parmi la foule Londonienne était presque devenu un jeu pour lui, un jeu dont sa survie était tout de même le principal but mais il était devenu doué et personne ne pouvait le lui enlever cela. Des semaines qu'il courait à peu près de partout, qu'il se cachait mais qu'il opérait aussi contre les actions des mangemorts en prêtant main forte au groupe de l'aide du Phénix. Il lui arrivait également d'héberger des nés-moldus chez lui, il lui fallait bien réparer les erreurs qu'il avait pu commettre durant des années durant. Certains ne croyaient pas à sa reconversion, d'autres lui faisaient clairement comprendre qu'il n'avait rien à faire dans l'Ordre, mais heureusement, d'autres encore l'avaient accueilli à bras ouverts et il pouvait faire ce qu'il avait l'impression qu'il était juste de faire : se battre pour mettre fin à cette guerre injuste. Le monde ne méritait pas d'être traité de la sorte, pas plus celui des sorciers que celui des moldus qui pâtissait grandement de l'altercation de leur monde. Et que dire des sorciers qui mouraient par centaine chaque jours sans procès, sans avoir le droit à une justice et qui mouraient pour des raisons dont ils n'étaient pas responsables : la pureté de leur sang, quelle belle connerie ! S'il fallait mourir pour ça, personne aujourd'hui ne méritait plus de vivre qu'un autre, pas plus ceux qui avaient ce genre d'idées que ceux qui les exécutaient bêtement. Mais tout cela, c'était fini pour Samaël. Le temps des explications était bel et bien terminé, il avait pris une décision des semaines auparavant, il avait choisi de trahir le camp qu'il avait adopté peu de temps après sa sortie de Poudlard et il ne le regrettait pas, bien au contraire. Il était aisé pour lui d'être un gentil, c'était dans sa nature profonde, il l'avait toujours su et pourtant, il l'avait longtemps nié.

Le jeune homme s'arrêta au bout de longues minutes à marcher vers une destination précise et un coup d'oeil au parchemin qu'il avait dans la main lui apprit qu'il était bel et bien arrivé. Il rangea alors le précieux papier dans le fond de sa poche et observa un instant les environs pour chercher toute trace de quelqu'un susceptible de l'avoir reconnu et suivi jusqu'ici. Il était là pour aider, pas pour apporter plus d'ennuis que nécessaire à la personne à qui il venait rendre visite. Et c'est en levant la tête vers l'immeuble simple et passe-partout qui lui faisait face qu'il prit conscience qu'il n'avait élaboré aucune sorte de stratégie pour aborder la question qu'il était venue aborder de façon simple et sans apporter la panique dans le foyer qu'il visait. Il mit un long moment à observer la bâtisse, sans chercher à faire le moindre geste. Il savait que sa posture pouvait apporter les soupçons autour de lui mais il était bien trop concentré à réfléchir pour s'en préoccuper. Il ne faisait même plus attention aux moldus pressés qui le bousculaient parfois, qui ne prêtaient pas vraiment attention à sa présence au milieu du trottoir, en face de l'immeuble qu'il surveillait. Un étage le séparait de sa destination finale et il se creusait toujours les méninges pour savoir de quelle façon il allait bien pouvoir présenter la chose. Il jeta un œil à son bras gauche, recouvert par la manche de sa chemise. Il s'était vêtu simplement, en moldu, pour l'occasion. Il ne voulait effrayer personne ni apporter de l'attention sur lui en se pavanant en robe de sorcier et en cape noire. Il se devait d'être discret, ce qu'il s'efforçait évidemment de faire depuis quelques semaines maintenant et plus particulièrement quand l'idée lui venait de faire ce qu'il s'apprêtait à faire. Le parchemin qui l'avait conduit ici n'était pas écrit de sa main, il savait parfaitement qu'il n'était pas le seul à posséder l'adresse de la personne vivant dans l'immeuble d'en face, il savait pertinemment qu'il pouvait très bien ne pas être le premier à débarquer chez la locataire de cette manière ou de manière bien plus violente. Il espérait simplement qu'il n'arriverait pas trop tard. Il avait retrouvé ce parchemin dans ses affaires et il avait complètement oublié ce qu'il devait en faire jusqu'à récemment, et l'idée de faire une bonne action lui avait tout de suite traversé l'esprit évidemment. Il vivait pour défendre la cause des nés-moldus à présent, il n'était pas prêt d'y renoncer. Il allait donc devoir entrer dans l'appartement, et le plus simple était d'y aller simplement et de frapper à la porte. Une fois sa décision prise mais sans plus de stratégie à la clé, Samaël descendit du trottoir pour traverser la route rapidement, s'engouffrant dans l'immeuble rapidement et le plus discrètement possible, sans avoir l'air trop suspect, pas le genre à regarder partout avant d'entrer. Il fallait y aller franchement, c'était le meilleur moyen de passer inaperçu. Gravissant les marches de l'escalier, il ne mit pas longtemps à trouver l'adresse exacte qu'il cherchait et comme le lui dictait son instinct, il frappa rapidement à la porte, tentant le tout pour le tout. Il n'avait plus grand chose à perdre de toute manière, il lui fallait prévenir la personne qui vivait là qu'elle allait bientôt avoir une visite d'un nouveau genre, si ce n'était pas déjà fait. Au bout de quelques minutes, il eut la réponse qu'il attendait lorsqu'il vit la porte s'ouvrir sur une jeune femme de couleur, plus jeune que lui d'une dizaine d'années qui semblait surprise de trouver quelqu'un sur le pas de sa porte et il sentit immédiatement son regard analyser son look. Elle devait se demander qui il était et ce qu'il pouvait bien lui vouloir. Quand on était en fuite ou quand on cachait un fugitif, il fallait toujours être sur ses gardes et personnellement, il ne savait pas vraiment s'il aurait répondu aussi spontanément. Il aurait peut-être attendu que la personne insiste un peu ou qu'elle enfonce la porte pour connaître véritablement ses intentions mais lui, il connaissait les méthodes des mangemorts et savait ce qu'il fallait faire pour survivre convenablement. Il laissa planer quelques secondes durant lesquelles il observa la jeune femme avant de se reprendre, il devait à tout prix parler, dire quelque chose avant qu'elle ne décide de lui refermer la porte au nez.

« Je m'excuse de vous déranger, vous êtes bien mademoiselle Bennett ? » Il avait son nom, il avait même son prénom mais il ne voulait pas la faire totalement flipper. Il n'avait en revanche aucune description physique d'elle, il ne pouvait que supposer qu'il s'agissait de la personne qu'il recherchait et non de l'autre. Il ignorait en réalité laquelle des deux il avait en face de lui, il tentait un coup de bluff en prétendant connaître son visage mais il lui avait fallu faire une déduction très rapidement. S'il avait été un mangemort, il l'aurait immédiatement traîné à l'intérieur de l'appartement, l'aurait attaché et l'aurait forcé à lui dire tout ce qu'elle savait au sujet de sa colocataire. Si bien sûr, elle n'était pas là, ce dont il fallait qu'il s'assure également. « Vous êtes seule ? Est-ce que je peux entrer ? J'ai besoin de vous parler d'un sujet qu'il vaut mieux aborder en privé. » Poli, courtois, parfaitement contrôlé et sûr de lui, il misait énormément là-dessus pour s'assurer qu'elle ne paniquerait pas. Quel mangemort digne de ce nom aurait pris le temps de s'excuser pour son intrusion et lui aurait demandé l'autorisation d'entrer ? Son air grave indiquait tout de même clairement qu'il était sérieux et qu'il n'était pas là pour lui vendre un produit bon marché et tendance. Il n'était pas un vendeur mais il était habillé avec classe, plutôt comme un homme d'affaire. Depuis qu'il avait découvert le monde moldu, les costumes et les cravates étaient devenus sa seconde peau. Sauf que pour l'occasion, il avait laissé la cravate au placard, il ne voulait pas avoir l'air d'un homme d'affaire venu pour lui apporter des ennuis. Il espérait simplement qu'elle accéderait à sa requête, il avait besoin de s'entretenir avec elle mais il avait aussi appris depuis longtemps à se méfier des voisins et des murs trop épais, ainsi que des trous qui ornaient les portes des moldus. Ils ne savaient faire preuve d'aucune vie privée. Il restait droit dans le couloir, attendant simplement un signe qui lui montrerait qu'il n'avait pas complètement échoué dans sa mission du jour.
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MessageSujet: Re: Seek home for rest, for home is best.   Ven 16 Aoû - 21:02


- Lincoln & Samaël -

Alors que Lincoln débat intérieurement de la meilleure façon de prévenir Mary d’une éventuelle présence de mangemort, l’homme face à elle l’observe un moment sans ouvrir la bouche. Quelques secondes qui semblent durer beaucoup plus que ce qu’elles ne sont en réalité.  Lincoln amorçait un mouvement de main vers sa poche pour atteindre sa baguette lorsque l’homme prend enfin la parole d’une voix douce et posée. « Je m'excuse de vous déranger, vous êtes bien mademoiselle Bennett ? » Bien que surprise, la jeune femme n’en fait rien paraître. Cette faculté de ne rien laisser transparaitre lui sert beaucoup lors de matchs de Quidditch, voir même aux entrainements. Comment peut-il savoir qui elle est alors qu’elle n’a jamais vu cet homme de sa vie ? La sorcière ne confirme ni ne renie son identité, préférant le laisser continuer afin d’en savoir un peu plus sur les raisons qui l’ont poussé à frapper à sa porte. Oui en effet, elle est très surprise que quelqu’un ai frappé à sa porte. Quiconque n’ayant donné son adresse à personne serait aussi surpris qu’elle. « Vous êtes seule ? Est-ce que je peux entrer ? J'ai besoin de vous parler d'un sujet qu'il vaut mieux aborder en privé. »  Et bien, voilà qui est plutôt direct. Au moins, maintenant elle est confortée dans l’idée qu’il est bien venu directement ici et qu’il savait sur qui il allait tomber. Toujours indécise, Lincoln le regarde de haut en bas, se demandant si un mangemort se serait présent ainsi ou si justement tout cela est une ruse pour rentrer à l’intérieur afin d’être plus discret ? Mais à vrai dire, les mangemorts ont-ils l’habitude d’être discrets ?

Après quelques secondes de réflexion, la sorcière s’efface alors pour le laisser entrer et referme la porte derrière lui alors qu’il entre dans l’appartement visiblement décidé à lui parler. L’appartement est loin de ressembler à un appartement de catalogues aujourd’hui. Entre le tapis de yoga posé devant la cheminée, les haltères posés sur le sol aux pieds du sofa, ou encore les vêtements utilisés pour son entrainement ce matin encore par terre dans l’entrée n’aident pas la pièce à paraître ranger mais Lincoln n’en a pas grand-chose à faire. Après tout, tout va peut-être voler en éclats dans quelques instants. En effet, alors que la jeune femme s’approche du bar, la sensation que quelque chose ne va pas ne la quitte pas. Elle ouvre alors un placard et sort une deuxième tasse qu’elle pose à côté de la sienne sur le plan de travail. « Vous voulez du thé ? » dit-elle en se tournant vers lui pour l’observer longuement alors qu’il la rejoint rapidement. Sans même attendre de réponse, elle plonge un sachet de thé dans la tasse noire et verse l’eau encore brûlante écoutant attentivement chacun des pas de l’homme derrière elle. Il ne peut pas être un rafleur. Tous les rafleurs qu’elle a croisé jusqu’ici ont plus l’air de sans domiciles fixes qu’autre chose. Par contre, elle a déjà rencontré quelques mangemorts sachant s’habiller avec classe. Pourtant, jamais elle n’en a vu porter des vêtements moldus. Ils doivent répudier les moldus au point de ne pas même vouloir s’habiller comme eux. Elle se tourne alors vers l’homme toujours inconnu, et le regarde de nouveau. On croirait un parfait moldu pourtant. Elle ne l’aurait même pas remarqué dans la foule dehors. Il ne peut cependant être qu’un sorcier. Qui d’autre viendrait pour lui parler de quelque chose en particulier ? Peut-être l’a-t-elle déjà rencontré auparavant ? Lors d’un match ? Peut-être est-il journaliste ? Ou publicitaire ? Non, elle a beau chercher, elle n’a jamais croisé cet homme. Et puis à vrai dire, un visage aussi angélique, elle s’en serait souvenue. C’est bien le problème, ce visage angélique d’ailleurs. Il a l’air trop gentil pour l’être réellement.

Glissant les doigts sur la tasse qu’elle attrape doucement, elle la tend alors à l’homme qui lui fait face pour la lui donner. Soudainement, alors que l’homme tend la main pour récupérer la tasse, la jeune femme lâche la tasse et attrape son bras qu’elle tire vers elle pour l’amener à se défendre. C’est alors qu’il avance l’autre main comme par réflexe pour se défendre qu’elle  attrape son bras gauche et le plaque contre le plan de travail en bois servant de bar. Attrapant le couteau qui était resté posé près de l’évier afin de sécher, Lincoln fend d’un coup la veste et la chemise l’homme qu’elle arrache plus largement pour découvrir sur son avant-bras la marque des ténèbres. Son cœur manque un battement, puis deux. Ne prenant même pas le temps de réfléchir, Lincoln le pousse alors tout en passant son pied sous ses chevilles afin de le faire tomber de tout son poids sur le sol  pour le sonner. Elle a toujours su qu’un jour elle serait ravie d’avoir appris à se faire une place parmi une bande d’adolescents cherchant à faire les malins devant leurs copains. Elle ne lui laisse même pas le temps de se redresser qu’elle lui saute déjà dessus, enserrant le col de sa chemise entre ses mains pour le tirer vers elle, l’étranglant au passage. « Comment as-tu su où j’habite ?  Réponds-moi ! » En ce moment précis, elle hésite contre qui elle est le plus furieuse. Contre ce mangemort qui ose cette ruse stupide, et qui est beaucoup trop mignon pour être mangemort, ou contre elle-même d’avoir failli tomber dans le panneau et donc mettre la vie de Mary en danger de manière tout aussi stupide. Elles ont toujours été des plus prudentes depuis le retour de Voldemort, tout en essayant de continuer leur vie le plus normalement possible. Lincoln s’en voudrait toute sa vie s’il arrivait quelque chose à Mary. Et surtout qu’il lui arrivait quelque chose par sa faute à elle. Pourquoi certains méchants ont ce côté beau gosse qui fait qu’on prend la menace beaucoup moins au sérieux ? Et voilà qu’elle pense comme Mary. C’est la faute de ce mangemort qui l’a sérieusement secouée. Elle lui assène alors un coup de poing vigoureux, pour le sonner un peu plus, et puis pour le punir d’être aussi beau et de paraître aussi angélique.
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MessageSujet: Re: Seek home for rest, for home is best.   Ven 23 Aoû - 22:12

Samaël était quelqu'un de plutôt méthodique, il réfléchissait souvent à une stratégie avant de l'appliquer, peu impulsif comme la plupart des ses anciens alliés, il cherchait toujours à élaborer un plan avant de se jeter tête baissée dans une affaire. Et pourtant, il avait beau avoir une ligne de conduite pour cette affaire qu'il tenait à mener, il n'était pas sûr qu'elle était la bonne à voir la jeune femme qui lui faisait face. Forcément, lorsqu'on héberge une née-moldue, on a tendance à se méfier de tout et de tout le monde et c'était clairement le cas de Lincoln Bennett si on en croyait le regard qu'elle lui lançait. Elle s'interrogeait, elle cherchait à en savoir plus sur lui mais il savait pertinemment que son attitude ne lui apprendrait rien de toute manière, il était tout à fait transparent, il ne laissait rien échapper, pas la moindre petite émotion et son allure ne devait pas plus l'aider puisqu'il avait pris le temps de mettre des vêtements de moldus. Il faisait tout, absolument tout pour qu'elle se sente en sécurité et pourtant, elle envoyait des signes qui lui indiquait clairement que ce n'était pas tout à fait le sentiment qui prédominait chez elle à cet instant. Elle devait être sur la défensive et il comprenait puisqu'il en était de même pour lui depuis plusieurs semaines. La peur au ventre qu'on nous trouve, le regard toujours vers l'arrière pour s'assurer que personne ne nous suit, c'étaient des petits détails qui avaient leur importance pourtant. Pourtant, malgré toute la méfiance qu'elle laissait transparaître, elle finit par s'effacer pour le laisser entrer et elle prit même le risque de lui tourner le dos pour se diriger vers la cuisine. Pourtant, il sentait parfaitement qu'elle gardait une oreille sur ses mouvements, il le voyait à sa façon de faire. Il avait longtemps appris à décrypter toutes sortes de comportements, d'expression sur un visage et il savait les reconnaître, si bien qu'il était loin d'être naïf, elle tenterait quelque chose contre lui, il en était presque sûr. « Vous voulez du thé ? » Il ne détourna pas les yeux tandis qu'il s'approchait lentement, tentant de paraître le moins menaçant possible, ce qui n'était pas chose aisée quand on avait une carrure telle que la sienne et la démarche féline d'un prédateur, rendue parfaite à force d'entraînements et de missions. Il tentait d'avoir l'air le plus normal possible et il hocha légèrement la tête dans sa direction mais il voyait parfaitement qu'elle n'avait pas vraiment attendu qu'il lui réponde. « Volontiers. » Répondit-il tout de même avec un léger sourire en coin, curieux de voir qu'elle n'était pas déjà entrain de lui poser mille questions sur sa venue, sur ce qu'il faisait ici ou encore comment il pouvait bien connaître son nom et ce qu'il pouvait bien lui vouloir finalement. Elle préparait tranquillement son thé, avec une arrière pensée, il en était certain. Elle réfléchissait, elle ne cessait d'élaborer des plans et de se poser des questions mais aucune ne franchissait la barrière de ses lèvres pour l'instant, ce qui ne manquait pas d'intriguer le jeune homme, bien qu'il n'en montre rien. Et c'est toujours avec ce sentiment qu'il se permit d'attraper la tasse de thé qu'elle lui tendit. Elle était rapide, il n'y avait pas à dire, le fait qu'elle l'attrape si soudainement le prit légèrement par surprise mais il comprit bien vite que c'était son autre main qu'elle visait, celle qu'il avait stupidement avancé, comme dans un réflexe pour échapper à son étreinte. Bien sûr, c'était également la première chose qu'il aurait fait. C'est pourquoi il n'opposa aucune résistance lorsqu'elle lui plaqua le bras contre le bar de son appartement pour prendre un couteau. Il ne sourcilla même pas en la voyant faire, il savait ce qu'elle voulait faire, il aurait seulement préféré qu'elle le lui demande tout simplement. Mais à voir son expression de pure terreur, il savait qu'elle était au delà des limites de la réflexion. Samaël était un combattant aguerri, il aurait eu cent fois le temps d'attraper sa baguette, même si elle agissait rapidement, il aurait pu se défendre mais il se laissa plaquer au sol sans résister et il ne réagit pas lorsqu'elle lui grimpa dessus avec force pour l'attraper par le col. Il en aurait presque soupiré s'il avait pu. Elle ne voyait pas qu'il était en mesure de la contrer et qu'il ne le faisait pas ? Il devait faire deux fois son poids et il n'était pas loin de la dépasser de deux têtes, que croyait-elle ? Qu'elle devait sa soumission par ces réflexes géniaux ? Il était agacé mais n'en montrait rien, la laissant déverser sa colère et sa peur sur lui. « Comment as-tu su où j’habite ?  Réponds-moi ! » Il allait répondre lorsqu'il vit son poing fendre l'air. Cette fois, pas question de ne pas réagir, il n'eut aucune mal à lui attraper le poignet avant qu'elle n'atteigne son visage, sans serrer, il ne lui rendit pourtant pas tout de suite. « Ça suffit. » Sa voix était neutre, pas même essoufflé puisqu'il n'avait pas vraiment participé à son combat. Il regarda l'état de son col puis de sa manche et releva enfin son visage vers la jeune femme. « Je répondrais à toutes tes questions mais je ne te permettrais pas de me frapper. Tu as l'impression que je suis là pour t'agresser ? Si tu me l'avais demandé, je t'aurais montré ma marque, ce n'était pas la peine de gâcher un costume aussi cher. » Un peu de mauvaise humeur transparaissait dans sa voix mais il n'était pas riche et ce costume avait été un investissement nécessaire et coûteux. Il n'avait pas les moyens de s'en offrir tous les jours. Qu'un mangemort puisse avoir ce genre de préoccupations devait être assez inhabituel, de même que son calme et sa froideur.

Il jeta un œil à leur position en se demandant s'il pouvait retourner la situation, ce qui était fort probable, mais il estima qu'il valait mieux lui laisser l'impression de dominer pour l'instant, même s'il tenait toujours son poignet entre ses doigts. Qu'il finit par lâcher cependant avant de lever les mains de chaque côté de son visage, en signe de reddition. Il était pourtant à l'affût du moindre de ses gestes, il espérait simplement qu'elle allait l'écouter. « J'ai eu vingt fois le temps de sortir ma baguette et de m'en servir contre toi à partir du moment où j'ai frappé à la porte, d'ailleurs, si j'étais là pour te faire du tort, notes que je n'aurais pas pris cette peine. Je voulais simplement te parler. » Il n'était pas très à l'aise dans la position dans laquelle il était mais il ne s'en plaignait pas. Il continuait de regarder la jeune femme pour paraître le plus sincère possible à présent. Plus question d'aborder le sujet calmement et de façon subtile, ils étaient en plein dedans et il n'y était pour rien, seulement, il ne savait plus vraiment comment faire pour se faire passer pour un gentil. Elle ne le croirait pas, à cause de la marque qui sillonnait son bras. Tout ce qu'il avait à dire à présent serait retenu contre lui alors il lui fallait peser ses mots et bien choisir ce qu'il devait dire ou non. « Je suis là uniquement pour t'aider, je fais parti de l'Ordre du Phénix, je ne te veux aucun mal, ni à toi, ni à ta colocataire. Mais d'autres sont à votre recherche et je venais vous avertir pour que vous partiez. » Il essayait de faire bref et au bout de quelques minutes, il se mit à gigoter légèrement, il commençait à avoir des courbatures. Il pourrait aisément la faire descendre mais il n'était pas question d'engager un combat au corps à corps avec une furie, il était sûr d'y laisser quelques plumes malgré sa carrure et il avait toujours été plus doué avec une baguette à la main de toute manière. Il aurait préféré une conversation un peu plus civilisée. « Si on pouvait en discuter sur ton canapé, le sol est assez inconfortable et je n'ai pas encore eu l'occasion de goûter à ce thé. » Il n'était pas menaçant, il ne l'avait pas été une seule fois, elle pourrait toujours croire qu'il était un parfait menteur mais elle n'avait aucune raison de ne pas accéder à sa requête pour l'instant. Il était toujours aussi calme et sûr de lui, un exploit pour un individu allongé au sol que la rencontre avec le plancher avait laissé sonné quelques secondes auparavant. Il ne montrait aucun signe de stress, il se fichait d'avoir été découvert, ce qui n'était visiblement pas le cas de la jeune femme. Il était toujours aussi civilisé, il l'avait toujours été à vrai dire, il aimait les bonnes manières, et les conversations à même les dalles dures, ce n'était pas vraiment son truc, il préférait le confort que pouvait offrir un appartement tel que le sien. S'il n'arrivait pas à la convaincre, il s’efforcerait de le faire à nouveau, il avait encore du temps devant lui, du moins, il l'espérait.
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