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 (clivsley) ∞ the moment to fight.

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MessageSujet: (clivsley) ∞ the moment to fight.    Mar 30 Juil - 13:27

the moment to fight

Les gâteaux du professeur Burgess-Holmes ressemblent beaucoup à ceux que j'avais l'habitude de manger quand j'étais petite, avec ma mère. Dans le monde des sorciers, les gens s'évertuent à vous servir des biscuits aux formes absurdes et aux goûts plus farfelus les uns que les autres... J'ai beau évoluer dans ce monde depuis six ans désormais, je ne me suis toujours pas faite à ces spécialités, si je peux les appeler ainsi. J'ai toujours un mouvement de recul et un air légèrement dégoûté quand on me propose des dragées surprise de bertie crochue, ou encore ces gâteaux aux couleurs orange et kaki qu'il y a souvent sur les tables de la Grande Salle au déjeuner ou dîner. Pourquoi les sorciers se sentent-ils toujours obligés de faire des trucs aussi fous que des gâteaux à la citrouille et au pissenlit ? Qui fait ça, sérieusement ? C'est comme s'ils essayaient d'être aussi étranges que leur nature. J'ai beau être une sorcière, ce n'est pas pour ça que je vais commencer à manger des trucs infâmes et que je suis prête à laisser tomber le chocolat et les pommes de terre. La première fois que le professeur d'Arithmancie m'a mise en retenue, j'ai hésité à prendre l'un des biscuits qu'il me proposait. Après tout, j'étais en retenue, je n'étais pas censée être traitée comme ça. J'y ai vu plus un piège qu'une bonne action... Après tout, la plupart des professeurs auraient été du genre à faire semblant de m'offrir des biscuits, à me regarder les manger, et à m'annoncer, une fois le tout avalé, qu'il s'agissait en réalité d'excréments, ou quelque chose du genre. A l'époque, bien que j'apprécie beaucoup le professeur Burgess-Holmes, je ne savais pas vraiment à qui me fier, et comme j'étais persuadée que tous les professeurs dignes de confiance avaient été licenciés, j'ai préféré jouer la carte de la sécurité. Et puis de toute manière, sans même parler d'excréments, il aurait très bien pu mettre des ingrédients douteux dans ces gâteaux, des ingrédients qui m'auraient plongée dans un profond sommeil, ou dans un état second... J'ai lu quelque part que ça existe aussi chez les sorciers. Avec le temps, je crois que j'ai compris qu'il ne me voulait pas réellement de mal. La première retenue s'étant terminée sur une note positive et sur une absence totale de torture, même légère, je me suis prise à espérer qu'il y avait encore de bonnes personnes dans le corps professoral. C'était un pari risqué, mais dans le contexte actuel, je pense que nous n'avons pas le choix : parfois, même si les choses sont bancales, loin d'être certaines, il faut bien croire en certaines personnes, mettre une confiance secrète et silencieuse en elles, quand bien même c'est dangereux. Beaucoup de personnes dans ce monde se vantent de n'avoir aucune attaches, d'être des électrons libres. Je pense que c'est une erreur, car c'est souvent quand on est seul qu'on échoue. J'en connais, des filles de mon âge qui ont décidé de faire cavalier seul depuis que les choses ont mal tournées, et je suis certaine qu'elle le regretteront. Nous avons tous besoin de quelqu'un un jour, et même si, en apparence, je suis seule, je sais qu'au fond, je ne le suis pas. Dans le secret, j'ai une armée de soutien, et ça, personne ne peut me l'enlever, pas même Daley O'Donnell. Pas même Moses Fleming. C'est d'ailleurs à toutes ces personnes que je pense, quand je me retrouve dans le bureau du professeur d'initiation aux forces du mal pour un nouveau round de retenue. Je murmure ces prénoms, comme pour me donner du courage, comme s'ils allaient m'aider à m'en sortir. Maman, Dora, Hester, Abby, Rosalie... Une bouffée d'espoir vient avec chacun de ces prénoms. Ils sont ma force dans l'adversité.

Calée bien au fond d'une des chaises du bureau du professeur Burgess-Holmes, je plante mes dents dans un biscuit en forme de loup, et laisse le goût du chocolat me chatouiller la langue avec délice. J'aimerais tellement pouvoir lui voler tout ce qu'il y a dans ces petites boîtes, pour me goinfrer en secret le soir dans le dortoir... Je ne dirais pas que je meurs de faim, mais dans la Grande Salle, je me freine toujours un peu (sauf les jours où je suis d'humeur très provocatrice). J'ai toujours peur que O'Donnell soit là, en train de veiller, qu'il me reproche ma gloutonnerie et en fasse une nouvelle raison d'utiliser l'Endoloris à la réunion suivante. De temps en temps, cependant, je ne me prive pas du tout, et avale tout ce que j'ai sous la main, juste pour le plaisir de le faire fulminer. Je pense que quelque part, ça doit le mettre dans une sacrée fureur de me voir assister à tous ces cours que l'école dispense, de m'observer manger comme je veux à la table avec tous les autres élèves... Il est tellement persuadé que je n'ai pas ma place ici que ça doit presque être une torture. Un juste retour des choses. Je suis une sang-mêlée, certes, mais je me considère presque comme une née-moldue, puisque de toute manière, mon sorcier de père n'a pas daigné montrer le bout de son nez depuis ma naissance, et que j'ai grandi uniquement avec ma mère qui elle, est une moldue pure souche. O'Donnell a donc toutes les raisons de vouloir me voir disparaître de la surface de la terre.

Je relève les yeux vers le directeur de la maison Poufsouffle, qui semble en pleine réflexion devant quelques dossiers mal rangés sur une étagère. J'ai eu l'occasion de l'observer à plusieurs reprises, et je trouve que quelque chose de très enfantin ressort de son allure et de son regard. Peut-être que c'est également l'une des choses qui m'a poussée à lui faire confiance. Peut-être que c'est aussi ce qui me perdra, cette confiance. Depuis près de dix minutes maintenant, je suis silencieuse, et mes pensées se battent les unes avec les autres. Je suis d'habitude quelqu'un qui n'hésite pas à dire les choses (c'est d'ailleurs la raison pour laquelle je suis là où j'en suis aujourd'hui, toujours à essayer de fuir une retenue made in deatheater), mais là, les choses sont plus complexes. Je repense à Hester, et à cette promesse que nous nous sommes faîtes avant qu'elle ne soit obligée de fuir. Je ne m'étais pas préparée à ça, vraiment pas. J'étais persuadée que nous pourrions rester toutes les deux à Poudlard, à se serrer les coudes, mais je me suis trompée. A son tour, elle a été obligée de partir, laissant un grand vide derrière elle, tout comme Dora l'avait fait avant elle. Hester était l'un de mes grands espoirs ici, et désormais, je me dois de raviver la flamme toute seule, parce que je ne peux même plus parler tactique avec elle, ou imaginer les châtiments qu'on réserverait aux professeurs si la situation s'inversait un jour. Elle n'est plus là, mais notre promesse, elle, vit toujours. Je sais qu'elle n'a pas eu l'occasion d'aller voir le professeur Manccini avant de fuir, je vais donc aller le faire moi-même, parce que je ne peux pas me permettre de changer nos plans parce qu'elle est partie. Elle ne voudrait pas que je le fasse, de toute manière. Je sais que même si elle n'est plus là, elle croit en moi, et c'est en partie pour elle que je me lance dans l'aventure, encore plus offensive. Mon rôle à moi, dans cette nouvelle mission, était à l'origine uniquement de persuader le directeur de Poufsouffle de nous rejoindre dans le combat. Je me suis jurée de profiter de la première retenue avec lui possible pour lui en parler, mais maintenant que je suis assise dans ce petit fauteuil, je ne sais plus comment m'y prendre. Hester me mettrait un coup de pied aux fesses, je le sais, mais je ne peux pas m'empêcher, au fond, d'avoir peur. Et si nous nous étions trompées à son sujet ? Et si... S'il n'était qu'un mangemort de plus, juste un peu plus agréable que les autres, prêt malgré tout à nous dénoncer si nous faisions un pas de travers ? C'est peut-être une angoisse qui n'a pas lieu d'être, mais elle me ronge quand même. Il faut que j'arrête de réfléchir. Maman me l'aurait dit. C'est lorsqu'on réfléchit trop qu'on gâche tout et qu'on se perd. Je me surprends moi-même lorsque les mots franchissent la barrière de mes lèvres. « Monsieur Burgess-Holmes ? » Je commence, les mains légèrement tremblantes. Je serre dans mes mains un autre biscuit, pour masquer l'angoisse qui s'est emparée de moi. Je ne dois pas avoir peur, et je dois contrôler ma voix. « Pouvons-nous parler en toute sécurité ici ? » Je demande d'abord. J'ai encore la possibilité de me rétracter, de lui parler de quelque chose de totalement différent. Mais je ne le ferai pas. Je ne dois pas faiblir. Pour Hester, et pour tous ceux qui subissent la terreur quotidienne que les mangemorts font régner au château. « J'ai quelque chose de très important à vous dire. »
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MessageSujet: Re: (clivsley) ∞ the moment to fight.    Jeu 1 Aoû - 21:07

“ the moment to fight ”
Life's too short to even care at all
A dark world aches for a splash of the sun

Ainsley and Clive
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Il aurait dû quitter Poudlard depuis plusieurs jours déjà. Bien d’autres l’avait fait, pourtant lui, il était encore là. Peut-être que sa place était finalement bel et bien dans ce château plutôt que Merlin seul savait où, en compagnie de Cedrella. Rester ici, c’était la première décision qu’il avait prise. Il avait jugé normal de rester entre les murs du château, de lutter de toutes ses forces contre les mangemorts qui étaient là pour mener la vie dure aux élèves. Il avait cru que ce serait la meilleure chose à faire, parce que c’était son métier, c’était sa responsabilité et qu’il avait, depuis longtemps, pris position au sein de cette guerre. Il y avait encore des élèves à protéger dans ce château, ceux qui n’avaient pas eu l’occasion de fuir et qui pourtant n’étaient pas des enfants de sang-pur tout particulièrement protégés par leurs familles de mangemorts. Il y aurait toujours des élèves à protéger. Des gamins qui n’avaient rien fait pour mériter leur sort, de simples enfants, qui n’auraient pas du être plonger dans cette guerre. Il avait toujours pensé qu’en tant que professeur, il avait le devoir de venir en aide aux élèves, il avait pensé que c’était le rôle de chacun des professeurs présent dans le château. Aujourd’hui cependant, ils n’étaient plus franchement nombreux à voir les choses sous cet angle. Les mangemorts avaient envahit le château et eux, ils s’amusaient bien à torturer les élèves, voir même à les assassiner. Ça avait été une vague de terreur qui s’était emparée du château à la mort de cet élève né-moldu. Une vague de terreur qui avait entrainé bien des fuites, aussi bien au sein des élèves que chez les professeurs, sans compter ceux qui étaient morts au combat. Lyse, Charlie. Il avait l’impression d’être l’un des rares professeurs encore là et c’était bien malgré lui. Bientôt ce château serait déserté de tous ceux qui avaient pensé à un moment donné pour améliorer les choses ou au moins empêcher qu’elles ne s’aggravent. Il en ferait parti un jour, il l’avait promis. L’image de Cedrella en larmes venait s’imposer à son esprit, déchirant son cœur tout en réveillant une certaine rage en lui. Une nouvelle fois il avait été contraint d’abandonner la jeune femme. Elle lui avait fait changer d’avis, il avait accepté de s’enfuir avec elle, et maintenant que les morts parmi le personnel de Poudlard s’enchainaient, il avait bien l’impression que ça avait été la meilleure décision de sa vie. Tôt ou tard, ce serait son tour s’il restait ici. De la baguette de Fleming ou bien de celle d’O’Donnell, tous deux étant probablement les mangemorts qu’il avait le plus provoqué jusqu’à présent. Un beau jour, il devrait s’enfuir s’il voulait s’en tirer vivant. Il le savait très bien, il n’arrivait cependant pas à trouver comment faire pour quitter ce maudit château. Il avait l’impression qu’il y avait toujours quelqu’un qui le surveillait, même s’il devait descendre dans les rues de Pré-au-lard il avait la maudite sensation qu’il y avait quelqu’un quelque part derrière lui prêt à le suivre partout où il irait. O’Donnell l’avait dit, il ne quitterait pas le château. Plus les jours passaient, plus il commençait à croire en ses paroles. Il devait pourtant trouver un moyen, il devait rejoindre Cedrella. Il ne savait pas où elle pouvait être, ce qu’elle devait penser de lui à présent, il ne savait même pas si elle avait survécu aux nombreux combats qui avait fait rage ces derniers temps. Il savait pourtant qu’elle s’était enfuie de Pré-Au-Lard. Elle devait être bien loin à présent, c’était déjà ça. Maintenant, il n’avait plus qu’à prier qu’elle soit en sécurité quelque part et qu’elle ne lui en veuille pas trop. Ce n’était pas gagné, il connaissait bien la sorcière et sans doute qu’elle avait du se sentir trahie, elle devait penser que finalement, il avait préféré risquer sa vie à Poudlard plutôt que d’essayer de survivre en sa compagnie. C’était faux, il avait fait ses affaires, il avait été sur le point de la rejoindre quand O’Donnell avait fait irruption dans son bureau. Les choses auraient été bien plus simples s’il avait réussi à se débarrasser de lui comme il l’avait fait avec Lancelot Greaves.

Il fixait quelques uns des dossiers posés sur l’étagère en face de lui, sans vraiment les regarder, il lui arrivait parfois d’en attraper un, de tourner quelque page avant de le remettre là où il l’avait trouvé pour ensuite se remettre à fixer l’étagère comme s’il s’agissait d’un objet particulièrement important. Pourtant ce n’était qu’une vieille étagère poussiéreuse, pleines de dossiers et de papiers particulièrement  mal rangés. Tout ce qu’il y avait là-dessus n’avait pas vraiment d’importance. Lancelot Greaves en avait. Il avait été la limite que Clive s’était toujours cru incapable de franchir, celle qu’il aurait préféré ne même pas approcher. Il n’avait rien d’un assassin lui, il n’avait jamais rien eu d’un meurtrier. Il n’aurait même pas fait de mal à une mouche en d’autres temps. D’autres temps. Cette pensée le fit soupirer à nouveau. Aujourd’hui, c’était la guerre, les règles du jeu avaient changées. Il n’avait pas eu le choix. Il devait arrêter le mangemort avant qu’il ne soit trop tard et il l’avait fait. Il l’avait fait pour l’ordre du phénix, pour Cedrella, un peu pour son propre honneur. Il pouvait presque trouver de bonnes excuses pour justifier le fait qu’il ait abattu un mangemort, mais tôt ou tard, la culpabilité reviendrait. Pourtant il savait qu’avec cette guerre il fallait apprendre à jouer dans la même cours que les mangemorts. Il avait protégé des gens en tuant Greaves. C’était sans doute ce qui l’aidait à dormir encore sur ses deux oreilles. Pourtant, la nouvelle se rependrait bien vite, notamment au sein de sa famille. Il n’était clairement pas apprécié par sa famille, mais en plus il avait tué le fiancé de sa cousine. Forcément, ça finirait par lui retomber dessus. Il avait l’impression d’avoir le chic pour résoudre des problèmes en s’en attirant d’autres. Quoi que pour l’heure, il devait bien admettre que sa famille, c’était le cadet de ses soucis, il avait bien plus de raison de s’inquiéter des mangemorts présent dans le château. Il devait trouver un moyen de survivre suffisamment longtemps pour s’échapper de là. Quand, comment il ne savait pas encore, mais c’était clair qu’il avait plus de chance de trouver des réponses à ces questions en restant en vie. Il aurait sans doute bien du mal à abandonner ses élèves après être resté au château malgré sa décision de partir, mais tout comme les autres professeurs qui avaient décidé de prendre la fuite, il y avait forcément un moment où il devait penser à sa propre sécurité et il était clair que dans le château, il n’était plus en sécurité. Il faisait parti de l’ordre du phénix et il était clairement en territoire ennemi, il était même pris au piège chez l’ennemie, finalement sa vie ne tenait qu’à un fil. Une chance pour lui, il savait se défendre et avec Greaves, il avait compris qu’il pouvait aller bien loin pour rester en vie et pour protéger autrui, alors il avait finalement ses chances de rester en vie. Cela dit, assassiner un mangemort dans l’enceinte du château ce serait bien suicidaire, mais s’il n’avait pas le choix pour sortir de là, il finiait par user des sortilèges impardonnable, il y avait un moment où il fallait bien agir, malgré ses principes et malgré les conséquences que ça pourrait bien avoir.

Il y avait des conséquences dans chacune des décisions qu’il prenait. Des plus simples aux plus compliquée. Cette idée folle qu’il avait eu de demander à Cedrella de l’épouser, elle était pleine de conséquences. Tout comme l’était cette décision de s’enfuir avec elle, ou celle de rester dans l’enceinte de ce maudit château. Il devait même admettre que même ce soir, il savait que ce qu’il faisait aurait des conséquences. O’Donnell croyait bien souvent avoir le monopole des heures de retenue de la jeune Green. Ce n’était pas le point de vu de Clive sur la question. Ainsley Green était une élève de la maison Poufsouffle, elle était sous sa responsabilité. S’il avait envie de garder des élèves en retenus, sans raison apparente, qu’il commence avec ses serdaigles. Il ne souhait pas plus de malheur aux élèves des autres maisons, mais il avait plus de facilité à protéger ceux qui étaient dans la sienne et comme le voulait le diction, on ne peut pas sauver tout le monde. Ainsley, c’était de son devoir de lui venir en aide. Il avait bien remarqué que le mangemort avait une fâcheuse tendance à s’en prendre à la jeune rouquine, sans raison apparente. S’il se la jouait comme ça, il n’y avait aucune raison pour que lui, directeur des Poufsouffle, se retienne de lui coller des heures de retenues injustifiées. Il avait pris sur lui de la garder en retenue avec lui aussi souvent que possible, afin qu’O’Donnell ne puisse pas en faire autant. Elle ne pouvait de toute évidence pas être à deux endroits en même temps. Il ne pouvait pas non plus toujours devancer le mangemorts, mais le plus souvent possible c’était déjà bien. Ce soir, elle était avec lui, il n’y avait rien qui puisse justifier une heure de retenue, mais au moins, dans son bureau, elle ne recevrait aucun sortilège d’endoloris. Elle n’aurait pas non plus de punitions plus traditionnelles, pas de lignes à copier, pas d’exercices supplémentaires. Il lui offrait juste un fauteuil plus ou moins confortable, des petits gâteaux et du thé. D’habitude, il lui offrait aussi son attention, elle pouvait lui parler si elle le désirait, il était prêt à l’écouter. Pour l’heure, il était un peu absorbé par ses propres pensées. Presque incapable de rester en place, il n’arrêtait pas de naviguer entre ses dossiers, la fenêtre, la cheminée, remettant du bois dans l’âtre bien plus souvent que ce n’était nécessaire. Il était angoissé, ça n’aurait trompé personne, pourtant, il allait falloir qu’il retrouve sa sérénité habituelle, sans quoi il ne s’en sortirait jamais. De retour face à ses dossiers, le sorcier dit pris d’un léger sursaut alors que la voix de la jeune femme dans son dos le fit sortir de ses trop nombreux songes. Suite à ses paroles, il referma d’un coup sec le dossier dans lequel il avait fait semblant d’être absorber, avant de le remettre à sa place sur l’étagère. Il se retourna ensuite vers la jeune fille, lui adressant un sourire réconfortant. Il prit place à son bureau, en face d’elle prêt à l’écouter quoi qu’elle puisse avoir à lui dire. Il était encore au château – même s’il avait toujours envie de fuir – alors c’était de son devoir d’écouter les problèmes de ses élèves et il se doutait bien que ces derniers temps, leurs problèmes devaient être bien plus nombreux que d’ordinaire. « Vous savez ce qu’on dit Miss Green ; les murs ont des oreilles. » Il avait longtemps pensé que ce proverbe était complètement bidon, les murs n’entendaient rien après tout. Cependant, depuis son altercation avec O’Donnell il avait compris que prendre ce proverbe trop à la légère c’était une grave erreur, c’était ça qui l’avait conduit à se retrouver coincé à Poudlard à l’heure actuelle. Il se laissa tombé dans le fond de son fauteuil avant de joindre les doigts sur ses genoux et d’accorder un nouveau sourire à la jeune étudiante. « Mais quand on se fait avoir une fois, on évite de commettre une deuxième fois la même erreur. Vous pouvez parler en toute sérénité ici. Même si un mangemort avait le nez collé à la porte, il n’entendrait rien, vous pouvez me croire. » Il avait lui-même lancé un sortilège pour protéger son bureau des oreilles indiscrète, mais aussi de toute intrusion, Daley avait passé suffisamment de temps dans cette pièce pour qu’il prenne le risque aujourd’hui de venir le déranger. Il y avait déjà les couloirs, la grande salle où il croisait des mangemorts, dans son bureau, il aimerait pouvoir avoir la paix. « Si vous en doutez vous pouvez toujours jeter un coup d’œil dans le couloir ou bien jeter un sortilège d’assourdissement en direction du couloir pour vous assurez que chaque personne y passant n’entendra qu’un fort bourdonnement. » C’était une solution comme une autre après tout. Inutile en son sens puisqu’il avait déjà lancé un tas de sortilège sur son propre bureau, maintenant si ça pouvait la rassurer, il voulait bien la laisser d’autant plus qu’elle avait attisé sa curiosité, il avait désormais très envie d’entendre ce qu’elle avait de si important à lui dire.
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MessageSujet: Re: (clivsley) ∞ the moment to fight.    Ven 30 Aoû - 23:34

the moment to fight

Burgess-Holmes semble pensif, presque perdu quand il prend place derrière son grand bureau et plonge son regard dans le mien. J'ai du mal à savoir ce à quoi il s'attend. Sûrement à une discussion moins importante que celle que je cherche à entamer. Il s'attend peut-être à ce que je lui parle des tortures que les mangemorts nous font subir. Ou peut-être qu'il pense que je vais lui parler du petit Samuel, ou de l'injustice de la notation des professeurs mangemorts sur mes copies, toutes matières confondues. Autant de sujets houleux mais qui ne l'impliquent pas réellement. Je sais bien qu'il n'est pas mangemort, et il ne fait surtout pas parti de ceux qui me punissent de mon comportement quotidien et de la personne que je suis via mes copies et mes devoirs. Le cours d'arithmancie est d'ailleurs celui dans lequel j'ai les meilleures notes, cela ne fait aucun doute, et cela laisse sûrement transparaître la complète neutralité de ce professeur. Enfin... Neutralité, façon de parler. S'il fait vraiment parti de l'ordre du phénix, il n'est pas si neutre, mais au niveau de sa notation, au moins, il l'est. Je lui parlerai peut-être des efforts que je fais, du temps que je passe à la bibliothèque pour rendre des devoirs près de la perfection, du temps que je passe à apprendre par coeur mes cours, mes sortilèges dans le dortoir que je partage avec les filles, pour être la meilleure, pour casser un peu les à priori de ceux qui n'ont jamais réellement fréquenté de sang-mêlés ou nés-moldus. Ce sont des petites choses mais c'est déjà l'une des manières possibles de prendre une revanche sur tous ces enfants gâtés et aveuglés par leurs préjugés. Oui, un jour j'en parlerai à mon directeur de maison, s'il est prêt à m'écouter, s'il s'avère aussi digne de confiance que ce qu'Hester pensait. Mais pas maintenant. Maintenant, nous avons des chats plus violents à fouetter, ça c'est indéniable. Se préoccuper de ses notes en pleine guerre -appelons un chat un chat- serait des plus égocentrique et absurde. J'ai bien mieux à faire, bien mieux à dire. Et je suppose qu'il ne s'attend pas à ce que je vais lui dire. Je ne sais même pas s'il a connaissance de l'existence de l'armée de Dumbledore. Je suppose que si, mais on ne peut être sûr. Elle a été reformée il y a peu, après tout, et les membres se perdent dans la nature comme des grains de sables. Ceux qui restent sont si peu nombreux qu'on a du mal à parler d'organisation à proprement parler. Mais bon, j'ai bon espoir pour le futur. La mort de Samuel a éveillé un feu dans les yeux de nombreux élèves, j'ai pu le remarquer, et même si pour l'instant, beaucoup ne font pas le pas de nous rejoindre, cela ne saurait tarder. Avec un peu de chance, nos rangs grossiront dans les semaines à venir. J'espère être toujours vivante d'ici là, d'ailleurs. Je veux pouvoir voir ça. « Vous savez ce qu’on dit Miss Green ; les murs ont des oreilles. » Je fronce les sourcils. Oui, les murs ont des oreilles, je suis au courant, plus que personne. J'ai été blâmée pour des choses que j'ai dit dans la salle de bain de mon dortoir, alors même que j'étais toute seule. Nous sommes surveillés, fliqués par les professeurs, par les élèves, par le monde entier. Venir parler au directeur de Poufsouffle n'était peut-être pas l'idée du siècle. J'aurais du lui donner un rendez-vous clandestin dans la forêt interdite. Quoique qui savait ce qui se cachait là-bas ? Je n'aurais pas été surprise d'y retrouver un camp de mangemorts, ou des détraqueurs à l'affût de la moindre âme sensible qui se perdrait dans les bois. A bien y réfléchir, pas un seul endroit sur terre à ce jour n'est parfaitement sain et sauf. Nos mots sont attrapés, portés par le vent et retournés contre nous. Je me demande même s'ils ne mettent pas des espions dans les toilettes. La situation devient complètement folle, il faut le dire. « Mais quand on se fait avoir une fois, on évite de commettre une deuxième fois la même erreur. Vous pouvez parler en toute sérénité ici. Même si un mangemort avait le nez collé à la porte, il n’entendrait rien, vous pouvez me croire. » Un sourire se dessine sur mes lèvres sans que je puisse vraiment le retenir. L'idée même de pouvoir parler librement me donne envie de pleurer. J'ai l'impression d'être constamment contenue, enfermer dans une bulle et observée vingt-quatre heures sur vingt-quatre par un groupe de monstres prêts à sauter sur mon premier faux pas. L'idée que je puisse dire tout le mal que je pense de ce monde, que je puisse envoyer des cornes de licornes sur une photographie de O'Donnell me donne envie de crier de joie. Bien sûr, je devrai m'abstenir de faire ce genre de choses, mais si déjà je peux parler à mon professeur de manière très libre, je suis comblée. Pas besoin de grand-chose de plus pour m'insuffler une grande vague d'espoir. Burgess en tous cas, semble avoir lui aussi avoir eu assez de l'espionnage constant. Je devrais peut-être lui demander quel sortilège il a mis en place pour s'assurer la plus grande des tranquillités, j'en aurais bien besoin pour la salle commune. Mais encore une fois, ce n'est pas approprié. Pas pour le moment en tous cas. J'ai quelque chose de plus important à faire.

« Si vous en doutez vous pouvez toujours jeter un coup d’œil dans le couloir ou bien jeter un sortilège d’assourdissement en direction du couloir pour vous assurez que chaque personne y passant n’entendra qu’un fort bourdonnement. » ajoute pour finir le professeur d'arithmancie, ce qui m'arrache de nouveau un sourire. Je baisse les yeux et réunit ma chevelure rousse sur mon épaule droite en lâchant : « Je vais m'abstenir. Je pense que je peux vous faire confiance concernant ce genre de sortilèges, je ne remettrai pas en question vos talents de sorcier. » Ce serait purement et simplement déplacé, et surtout, ça montrerait que je ne lui fais pas entièrement confiance, et c'est la dernière chose que je veux. J'ai au contraire besoin qu'il comprenne que je place tous mes espoirs en lui, qu'il est, quelque part, la bouée de sauvetage à laquelle je cherche à m'accrocher, désespérément, maintenant que je suis toute seule dans cette galère, du moins physiquement. Je sais qu'à l'extérieur, de nombreuses personnes soutiennent notre petite organisation clandestine, mais j'ai l'impression d'être la seule à pouvoir la défendre à l'intérieur des murs de Poudlard. Un peu malgré moi, j'ai pris un rôle de porte-parole dans lequel je ne me serais jamais imaginée. Peut-être est-ce parce que j'ai prononcé un discours qui a redonné courage aux autres quand Samuel est mort. Peut-être est-ce parce que j'ai défendu quelques-uns des membres de l'armée lors de retenues, je ne sais pas. Je sais juste qu'ils en sont venus à me faire confiance et à me voir comme le porte-parole de notre cause ici, au château. Peut-être à cause du départ d'Hester, que beaucoup estimaient. Je n'en sais rien. Mais je sais que maintenant, je suis là dans le bureau du professeur d'arithmancie, membre potentiel de l'ordre du phénix, et que je ne dois pas laisser le nœud qui tord mes entrailles gâcher le chemin que j'ai parcouru jusqu'à aujourd'hui. Je ne sais pas comment m'y prendre, quelle est la meilleure manière de lui exposer la situation. Je devrais y aller à tâtons, pour voir si au cours de la discussion, je ne me suis pas trompée sur la personne.. Mais c'est difficile. Entre l'excitation et la peur, j'ai du mal à garder des idées claires qui pourraient donner un discours réellement structuré. « J'ai besoin de vous. Nous avons besoin de vous. » Voilà ce que j'ai à vous dire, et ce que les autres vous diraient aussi s'ils étaient là, je me demande comment ça a eu tant de mal à sortir, en réalité, ce n'est pas si compliqué. Ce qui est compliqué, c'est d'expliquer pourquoi. « Je pense que vous n'êtes pas sans connaître l'existence de l'armée de Dumbledore. » Je scrute les yeux à la recherche d'une quelconque surprise, d'un air effrayé ou d'un intérêt. « Harry Potter l'a fondée il y a deux ans, quand il était encore à Poudlard. Il a voulu s'entourer de ceux qui le croyaient quand il disait avoir vu Vous-savez-qui renaître de ses cendres, si je puis m'exprimer ainsi. » Je suis incapable de dire, à ce stade, si Burgess-Holmes sait de quoi je lui parle, sont regard est une nébuleuse d'incertitudes pour la petite adolescente si inexpérimentée que je suis. « Cette organisation s'est dissoute, mais cette année, même si Harry et ses deux amis, qui étaient les figures de proue, ne sont plus là, nous avons décidé de nous donner une seconde chance. » Je noue mes mains sur mes genoux, consciente que je suis peut-être en train de livrer des personnes qui me sont chères si Hester et moi nous sommes trompées sur le compte du professeur d'arithmancie. « Je fais parti des quelques élèves qui ont remonté l'équipe, et nous nous entraînons régulièrement tous ensemble, même si nous savons que nous ne sommes pas des experts. C'est une manière de se rassurer peut-être mais au moins... Nous avons l'impression de faire quelque chose contre l'oppression menée par les mangemorts et les élèves pro-seigneur des ténèbres. » Si je me suis trompée sur lui, là je suis définitivement cuite, c'est la fin. Je suis mon instinct, peut-être un peu trop, et à mesure que je déballe mon speech, je me liquéfie de peur sur ce fauteuil, un gâteau toujours à la main. « Nous sommes peu nombreux car beaucoup de gens estiment que nous n'avons pas de crédibilité, de personne pour mener la barque, aussi, mais depuis la mort de Samuel McLay, nous gagnons des membres. » Je lève des yeux mi-inquiets, mi-confiants vers le visage à la fois si adulte et si enfantin de mon directeur de maison. « Avez-vous entendu parler de tout ça, monsieur Burgess-Holmes ? » Je tente, consciente que ma vie peut basculer en une demi-seconde. Mais en guerre, il faut prendre des risques, et celui-ci, même s'il est gros, n'est qu'un risque de plus.
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