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 (rearllis) just promise me that we'll be alright.

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MessageSujet: (rearllis) just promise me that we'll be alright.   Jeu 1 Aoû - 18:55

just promise me that we'll be alright.
- FT. REARDEN -
Le froid mordant lui faisait claquer des dents. Ses cheveux volaient au vent et sa robe de sorcier était totalement indomptable. Elle s’essaya sur le premier banc qu'elle trouva, l'esprit encore embrumé par la nuit qu'elle venait de passer. Fiztroy Rowle était de retour à Poudlard et il avait passé la nuit à tenter de lui arracher la moindre information qu'elle pouvait avoir au sujet de l'ordre et bien-sur, elle n'en avait aucune. Les mangemorts avaient réussi à trouver son point faible, la compassion incommensurable qu'elle avait et qu'elle portait à tous les inconnus de la terre. Ils avaient réussi à l’enrôler à force de manipulations diverses et variées et elle avait cédé. Elle était purement incapable de laisser quelqu'un souffrir et les mangemorts avaient réussi à lui faire croire qu'elle était la raison de la mort de son père et de tant d'autres gens alors qu'il n'en était rien en réalité. Ils avaient trouvé le moyen de faire pression sur elle, elle leur révélait ce qu'elle savait et en échange, ils ne tuaient personne. C'était en partie pour cela qu'elle avait dénoncé son meilleur-ami, elle s'en voulait terriblement, d'autant plus que son oncle venait de lui apprendre que tout le monde se fichait bien d'elle, que des gens mourraient chaque jour, que ce n'était pas sa faute à elle, que c'était le but du jeu. Et Wallis s'en voulait toujours plus, car il étaient arrivés au point de la brisée. Elle n'était pas du genre à s'abattre sous le poids de son sort, non et si son père était encore là elle se serait levée pour leur cracher au visage toute la haine qu'elle avait pour eux, cependant, elle en était désormais incapable.
Ses cheveux volaient toujours. Wallis n'avait jamais été vaniteuse ni rebelle ni même totalement délurée, cependant, elle aimait beaucoup se démarquer des autres alors, elle mettaient toujours ses cheveux qu'elle trouvait trop sombre en couleur. Ils n'étaient jamais trop voyant, elle y mettait des rubans, des barrettes et autres serres-têtes. Elle les teintaient parfois ou demandait à une coiffeuse moldue d'y faire des mèches. Elle avait perdu son petit rituel du matin, elle se contentait de se brosser ses cheveux simplement désormais, elle n'avait que faire qu'ils soient trop sombre, elle voulait à tout prix se fondre dans la masse, elle n'était plus la même, elle rasait les murs, ne voulait en aucun cas se faire remarquer et elle baissait la tête quand elle croisait un professeur alors que d’habitude et leur offrait un large sourire. Qu'il soit vrai ou totalement hypocrite, Wallis avait toujours sourit à ses professeurs en fait, elle souriait tout le temps à tout le monde et on ne se moquait pas d'elle à cause de cela, les gens la respectait parce qu'elle était gentille, qu'elle accueillait tout le monde et qu'elle faisait fit des critères stéréotypés des autres élèves. Maintenant, elle n'avait plus d'amis, elle les avait tous abandonnés parce qu'elle pensait que d'une quelconque manière elle pourrait leur faire du mal. Elle n'était plus la fille forte d'avant, dont personne ne s'était jamais moqué parce qu'elle ne s'était jamais faite passée pour la bonne poire. Elle ne parlait plus à personne si ce n'est quelques gryffondors qu'il la saluaient parfois en fait, tout le monde l'a saluait encore mais, elle n'avait pas le cœur à leur répondre.
Certaines personnes avaient tenter de la faire parler, sourire ou même rire mais, elle en était tout bonnement incapable. Elle se contentait de se lever le matin d'aller en cours et de passer par la bibliothèque. Elle faisait tout cela chaque jour, à la même heure, elle lisait les livres autorisés et avait des notes convenables. Elle ne s'enfermait pas dans dix minutes de solitude lorsqu'elle avait une mauvaise note et elle faisait tout son possible pour réussir en vol. On lui avait demandé de quitter son poste de préfète en chef, elle l'avait fait, sans rechigner, encore un subterfuge pour ne parler à personne. Les mangemorts l'isolait, elle ne traînait plus à la fin des cours pour demander de l'aide à son professeur pour une quelconque phrase d'un bouquin qu'elle n'avait pas comprit. Elle mangeait peu. S'installait à la table des gryffondors simplement l'espace de manger ce qui lui suffirait à ne pas s'écrouler dans la journée. Avant, Wallis était celle qui arrivait en première et qui partait en dernière, elle faisait vibrer la table de sa maison, elle riait et mangeait jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus rien avaler, elle parlait avec tous le monde aussi bien les premières années que les dernières. Elle était pleine de vie et d'entrain, elle avait ce truc qui faisait que les gens l'appréciait. Non, Wallis ne se lamentait pas sur son triste sort, elle avait toujours détesté cela pourtant, elle voudrait que tout s’arrête, les mangemorts, la morosité ambiante et cet étau qui pesait sur elle.
Assise sur le banc le plus éloigné possible du château, elle attendait dans le froid mordant de ce début de mars, l'arrivée de son meilleur-ami. Elle redoutait plus que tout la confrontation à laquelle elle était sure d'avoir droit. Elle ne lui avait plus parlé depuis le jour ou elle l'avait dénoncé, elle n'avait aucune envie de lui parler. Encore une fois, elle se sentait coupable, elle pensait naïvement le mettre en danger alors qu'il était surement la dernière personne à pouvoir la sauver désormais. Elle regardait sans se lasser la foret interdite dans laquelle ils avaient passés tant de bons moments ensemble. Elle se doutait qu'elle était surveillée, elle allait avoir droit à une nouvelle discussion à son oncle en rentrant. Elle n'avait aucune envie de rentrer. L'espace d'un instant, elle pensa que si Den lui proposait, elle pourrait s'enfui là, sans rien demander. Mais, ses remords la rattrapèrent bien vite et elle se remit à penser au discours qu'elle allait tenir à son ami. Wallis glissa sa main dans sa poche ou l'attendait toujours, bien au fond, en sécurité, l'anneau de son père, qu'elle serait quand ça n'allait pas bien. Elle avait envie de tout dire à Den, encore faudrait-il qu’elle trouve les mots pour cela.
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MessageSujet: Re: (rearllis) just promise me that we'll be alright.   Ven 2 Aoû - 18:02



just promise me that we'll be alright
because it saves a lot of heart from getting lost out in the dark
— wallis rowle & rearden stark —
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« Pssst ! Stark. » Aucune réponse. L’esprit embrumé, plongé dans une concentration quasi-étouffante, rythmant chaque parcelle de son cerveau, Rearden avait mieux à faire que papoter avec ses camarades. Le menton à quelques centimètres à peine de son livre, il lisait à toute allure, ses lèvres mimant les mots qui s’enchaînaient sous ses yeux, de manière totalement muette. « Stark ! » L’autre lui donna un brusque coup de coude, qui le fit sursauter et manqua de renverser son assiette sur ses genoux, ainsi que son jus de citrouille sur tout le reste de la table – désastreux résultat qui aurait pu lui coûter une retenue des plus déplaisantes – il lança donc à son voisin un regard furibond, à croire que les Poufsouffle avaient désiré à présent, se tirer dans les pattes les uns des autres afin de pouvoir sauver leurs peaux. « Range ça. » Souffla l’autre à nouveau, les mots s’écorchaient discrètement d’entre ses lèvres avant qu’il ne replonge toute son attention dans son assiette, comme si de rien n’était. Ce n’est que lorsqu’il afficha un air dédaigneux, sourcils froncés en une expression qui signifiait un agacement certain, que Rearden comprit les inquiétudes de son camarade : apparut au coin de son œil, quelques mètres plus loin, l’un des Carrow (ils avaient tous les deux des noms d’hermaphrodites, il ne savait donc pas quel était le nom du mec) qui passait entre les rangs, de sa démarche pleine de mystères, sa grande cape noire flottant dans son sillage comme celle d’une grande faucheuse. Brusquement, sans même tenter de se faire un tant soit peu discret, Rearden tourna quelques pages de son bouquin, pour s’arrêter sur les potions et autres plantes pour poison, un sujet fascinant (selon le point de vue) qui plairait forcément à tout Mangemort se penchant sur les devoirs qu’il était en train d’accomplir, de si bonne heure en plein milieu de la Grande Salle. Certes, il avait été totalement imprudent de sa part, d’inspecter minutieusement les préparations normales d’un programme normal demandé aux ASPICs par des personnes normales en un temps de paix, juste sous le nez de ces tous nouveaux professeurs anticonstitutionnels – il le faisait quand même, trop souvent, poussé, mué par cet instinct de rébellion qui brûlait savamment en lui. D’une œillade par-dessus son épaule, il chercha Iris à la table des Serpentard, avant de se rendre compte – non sans un pincement au cœur, décrivant un stress sourd – qu’elle n’y était pas ; puis il se replongea dans son assiette, attrapant à peine sa fourchette avant de se rendre compte qu’il n’avait absolument pas faim, et que l’ambiance glaciale de la Grande Salle ne l’aidait en rien. « Laisse tomber, j’ai plus faim. » Dans un soupir, il referma son livre, rassembla ses affaires et esquissa un mouvement pour se lever de table, silhouette solitaire au milieu d’une immobilité totale dans la salle : généralement, les élèves aimaient se lever par groupe de deux ou trois – voire plus – afin de ne pas risquer d’attirer l’attention sur eux seuls de la part de ces nouveaux professeurs on ne peut plus particulier. Aujourd’hui cependant, ces précautions étaient bien le cadet des soucis que Rearden pouvait avoir à l’esprit, et c’est sans encombre qu’il franchit les mètres qui séparaient la table des Poufsouffle, du hall d’entrée. Personne n’avait officiellement rien à lui reprocher, de toute manière, quand bien même il savait que depuis son passage déplaisant dans le bureau des Carrow, l’on avait tendance à garder un œil précautionneux sur lui. Cette pensée obsédante tournoyant dans son esprit, lui fit arrêter un regard à la table des Gryffondor, là où Wallis prenait habituellement place – mais elle non plus, n’était pas là, à croire que tous les visages familiers et rassurants qui occupaient le paysage du quotidien de Poudlard, s’étaient tous fait la malle dans un autre coin du monde.

Quatre à quatre, il escalada les marches du grand escalier, se rendant à l’étage de la bibliothèque pour s’asseoir à une table bien enfoncée dans les rayonnages des livres, ressortir son bouquin de son sac, et se replonger tranquillement dedans : ici, au moins, il ne serait qu’un élève parmi tant d’autres qui travaillait. Depuis que les Mangemorts avaient investi le château, mauvaise note s’apparentait à mauvaises nouvelles on ne peut plus déplaisantes et sur beaucoup de visages s’affichaient des mines déconfites, significatives de jeunes sorciers qui n’avaient pas dormi depuis des lustres. Au grand dam de Rearden, la seule matière dans laquelle il était particulièrement brillant – à savoir, la métamorphose – était l’une des rares classes qui avait conservé son professeur d’antan : et McGonagall, quand bien même elle avait l’air plus épuisée, plus énervée par l’ambiance nouvelle du château, s’avérait bien moins sévère que les autres. Mêmes les élèves qui ne faisaient pas leur devoir aujourd’hui, alors qu’en d’autres temps elle leur aurait collé une retenue, se contentait de leur lancer un regard scandalisé, puis triste, avant de faire comme si de rien n’était. Les raisons d’un tel changement de caractère étaient somme toute évidentes : si elle donnait une retenue à qui que ce soit, les Mangemorts le sauraient, et se chargeraient personnellement de montrer au professeur, comment se déroulaient les nouvelles retenues dans ce Poudlard gouverné par les forces du mal. Heureusement, il en allait de même pour le cour de potions, quoique, de manière quelque peu différente : si pendant des années, ‘Den ne s’était jamais donné la peine d’apprécier les potions (à cause de ce sale véracrasse de Rogue), le professeur Slughorn s’avérait être un enseignant beaucoup plus plaisant – incapable cependant, de masquer les lacunes de Stark dans sa matière. Il ne lui collait aucune retenue pourtant, se contentant d’un regard désolé, de sa mine d’homme indécis, avant de passer son chemin. Seules survivances du Poudlard d’antan, ces classes – ainsi que celle d’arithmancie – restaient les petits instants plaisants de l’école. Plaisants était un bien grand mot cependant, puisque dans les yeux clairs de McGonagall, semblait régner une tristesse sans fond à présent, dans ceux du professeur Slughorn, une inquiétude constante et dans ceux des autres… des expressions si insaisissables, que c’en était déstabilisant. Restaient ensuite, les professeurs tout simplement malfaisants, qui prenaient un malin plaisir à réduire à néant les moindres espoirs de leurs jeunes élèves : au classement des cours déplaisants, le tout nouvel enseignement d’initiation aux forces du mal, arrivait en deuxième place, juste derrière celui de sortilèges. Suivait de près celui d’astronomie (comme si ce n’était pas déjà chiant, d’avoir un cours à minuit) ; le cour de botanique présentait un nouveau point d’interrogation, on disait déjà que c’était un Mangemort qui avait repris l’emploi du professeur Manccini, ce qui ne semblait pas indiquer quoique ce soit de bien plaisant. Au milieu de cela, les séances d’entraînement et les matchs de quidditch auraient pu être plaisants, libérateurs et jouissifs, des instants de totale liberté sur lesquels personne ne pouvait empiéter : mais l’humeur n’était plus au rendez-vous, et les séances étaient si étroitement surveillées, que c’en était barbant. A ses songes, s’ajouta la cloche indiquant le début de la journée, arrachant un grognement à Rearden : il n’y avait pas si longtemps que cela, il arrivait encore à trouver des jours dans la semaine qu’il trouvait plaisants et amusants (ceux avec un entraînement de quidditch à la fin de la journée, généralement), mais maintenant, chaque heure d’une journée s’avérait être un supplice pesant de plus en plus lourd sur ses épaules. Rassemblant ses affaires, rangeant son livre une nouvelle fois, ‘Den quitta la bibliothèque sans grande conviction, le pas traînant et le sac lui pesant déjà lourd sur l’épaule.

Comme il l’avait prévu dans un coin de son esprit – atrocement réaliste – chaque instant de cette journée s’apparenta à un long supplice, et il se retrouva (paradoxalement) impatient de rejoindre les cachots pour y assister à son cours de potions. Un cours qui passa trop vite à son goût, mettant fin à une longue journée de classe. Dehors, un vent déplaisant battait les arbres, engouffrant un air froid dans le château – comme si l’ambiance n’était déjà pas totalement déprimante, Rearden n’hésita pourtant pas bien longtemps avant de se lancer dans le parc de l’école, fuyant à pas rapides le château. L’an dernier à peine, il avait rechigné à sortir dans ce même parc lorsque février s’était allongé sur le mois de mars, prolongeant la froideur de l’hiver : ça lui semblait être il y a des années-lumière, même une autre vie, qui lui était désormais on ne peut plus inaccessible. Tout ce qu’il demandait à présent, c’était des instants de trêve où il pouvait respirer librement, l’air glacial de l’hiver et le fumet délicat d’une fumée de cheminée s’échappant de la cabane de Hagrid. Mais la fumée de cheminée ne faisait plus partie du décor depuis longtemps déjà, et de nombreux élèves de l’école soupçonnaient Hagrid de s’être réfugié dans un coin peu désirable de la forêt interdite afin de ne pas être repéré par les Mangemorts, attendant patiemment l’heure où les choses reviendraient à la normale. Si elle revenait un jour, à la normale : c’était l’amère pensée qui n’avait de cesse de bousculer tous les espoirs de Rearden, et il avait de quoi afficher un pessimisme de ce genre. Plus les jours passaient, plus sa sœur changeait, détournant le regard à chaque fois qu’ils se croisaient dans les couloirs, portant en elle, ce qui semblaient être de lourds secrets qui n’arrivaient pas à franchir ses lèvres. Ajouter à cela, les brusques perturbations qu’il avait connues dans le peu de choses bien qui arrivaient encore à l’école : son amitié avec Wallis, imperturbable, stable, baignée d’une confiance aveugle – c’était en pensant à elle avec toute la force de ses instincts que Rearden avait balayé ses inquiétudes et ses doutes, et était revenu à Poudlard en septembre. Grossière erreur, puisqu’il semblait que Wallis avait bien changé également. La guerre révélait les personnes telles qu’elles étaient, sans doute – ces paroles piquantes avaient souvent menacé d’imposer une nouvelle philosophie à l’humeur maussade du jeune homme, mais à chaque fois, il se faisait bataille pour encore patienter. Espérer, peut-être bien. Est-ce que tout cela finirait par lui retomber sur la tête, s’il continuait ainsi ? Il ne pouvait s’empêcher d’y songer, non sans ressentir un vif sentiment de trahison à cette idée. C’était à cause de Wallis elle-même, qu’il avait les Carrow sur le dos, à cause d’elle qu’il était passé à deux doigts de la séance d’interrogatoire on ne peut plus déplaisante dans leur bureau. A cause d’elle, qu’il était totalement dérouté, incapable de faire un choix net et tranché : là encore, ça lui semblait être dans une autre vie, l’époque où Wallis avait doucement souri à leurs envies de rébellion. Il ne s’attardait cependant que trop peu sur les ressentiments qui bouillonnaient en lui face à ces idées, ces souvenirs grisant son quotidien : du mélange de sentiments et d’impressions qui était né en lui, il ne voulait pas démêler quel était celui qu’il ressentait surtout. La trahison, amertume au fond de la gorge, envie brûlante de cracher des paroles sarcastiques à la figure de la brune ; la tristesse, cette peine au creux du ventre, cette envie de tout simplement abandonner ; la colère, cette simple pulsion de crier tout ce qu’il avait à dire, de tourner définitivement une page de leur histoire, et tracer sa route en tenant de faire comme si de rien n’était. C’était elle, la première, qui avait craché sur les années d’amitié qui les avait liés : c’était aussi simple que ça, dans un monde fait de noir et de blanc, Wallis s’alliait avec les noirs, tout en minaudant devant les blancs, les trompant ouvertement. Quelque chose du genre. Quand bien même l’esprit manichéen de Rearden aurait voulu que la situation soit aussi simple, elle ne l’était sûrement pas, et c’était cette conviction rugissant au fond de ses entrailles, qui guidait ses pas. Jusqu’au bout du parc, à quelques mètres d’un banc où elle était assise. Prise dans ses songes, son regard dénué d’expression perdu dans le vide : autrefois, des lueurs joyeuses et téméraires – dignes d’une Gryffondor – avaient brûlé au fond de ces prunelles. Maintenant, c’était différent. « Tu es là. J’étais pas sûr de te voir venir. » C’était peut-être un sarcasme, ou un remerciement silencieux pour cette dose de loyauté dont elle faisait encore preuve, pour eux deux, ce qu’ils avaient connu ensemble, il n’y a pas si longtemps que cela. « En avance, en plus. » Rearden pinça les lèvres, détourna les yeux vers la cime des arbres un peu plus loin, comme si c’était plus simple, avant de franchir les derniers pas les séparant, et s’asseoir sur le dossier du banc, pieds posés sur celui-ci, juste à côté de Wallis. Il ne lui avait accordée jusque-là, qu’une simple œillade et ne semblait pas désirer tenter de faire plus ; car avec cette nouvelle Wallis, il ne savait plus à quel saint se vouer.
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