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 (vesper), we're falling as we grow.

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ADMIN ❖ we are the champions
≡ ton pseudo : MARY-W. +marie.
≡ hiboux envoyés : 3452
≡ date d'arrivée : 17/01/2013
≡ tes points : 85 points.
≡ ta disponibilité rp : uc.
≡ ton avatar : john boyega.
≡ tes crédits : @shiya (avatar), tumblr (gifs), uc (quotes).

≡ âge du perso : vingt ans.
≡ amoureusement : célibataire, c'est pas comme s'il avait que ça à faire.
≡ son emploi : il est animateur radio pour la gazette du sorcier, section quidditch. il est actuellement en charge de "potterveille" la radio pirate de l'ordre du phénix.
≡ statut de sang : c'est un sorcier de sang-mêlé, qui a toujours été fier de l'être, et n'a jamais prétendu de rien.
≡ sa maison : les lions de gryffondor, évidemment, les grands vainqueurs des matchs de quidditch !
≡ sa baguette : bois de sorbier, avec pour cœur un crin de licorne, spécialisée en charme et d'une longueur approximative de vingt-huit cm.
≡ son patronus : un renard.
≡ son amortencia : uc.
MessageSujet: (vesper), we're falling as we grow.   Sam 30 Jan - 14:58


YOU'VE GOT A WAY TO KEEP ME ON YOUR SIDE
for you i'd even try to turn the tide
you taught me the courage, of stars before you left. how light carries on endlessly, even after death. with shortness of breath, you explained the infinite. how rare and beautiful it is to even exist. i couldn't help but ask for you to say it all again. i'd give anything to hear you say it one more time, that the universe was made just to be seen by my eyes. w/vesper oswald & lee jordan.


Londres avait un nouveau visage. Londres revêtait peu à peu une nouvelle allure : il y avait la neige, oui, qui jour après jour recouvrait les pavés avec plus d’abondance que la veille. A chaque jour, sa nouvelle surprise enneigée – mais c’n’était pas tout. Il y avait aussi ces menaces pernicieuses, flottant silencieusement dans l’air comme un poison invisible : rares étaient ceux qui le voyaient, le pressentaient au quotidien. Mais tout le monde, tout le monde semblait le subir : partout autour du chemin qu’il se faisait à travers la capitale anglaise, Lee pouvait voir des visages rabougris, des regards fuyants, et entendre la lourdeur du silence. Noël avait cette atmosphère glaciale, entrecoupée par quelques mélodies insouciantes, avant que la réalité ne frappe brutalement : c’n’était pas souvent, que le sorcier prenait le journal moldu avec la ferme intention de l’éplucher de fond en comble dès qu’il en aurait l’occasion. Son monde à lui, ç’avait été celui de la magie, quand bien même il n’avait jamais appris à haïr, repousser et détester ce qu’il ne comprenait pas – cet autre monde, juste de l’autre côté d’un voile invisible qui séparait les sorciers de tous les autres. Et il le comprenait, somme toute plutôt bien, le monde des humains lambdas qui gravitaient ici et là, parcouraient ces rues familières aux saveurs habituelles, d’un Londres qu’il connaissait comme le dos de sa main. Il n’pouvait en être autrement, après tout : depuis toujours, d’aussi loin qu’il s’en souvienne du moins, moldus et sorciers avaient cohabité, n’en déplaisent à quelques personnes. Des siècles plus tôt, ç’avait été les moldus qui avaient choisi de se soulever contre les sorciers. Aujourd’hui, les sorciers œuvraient lentement mais sûrement à transformer le reste du monde en esclaves. Moldus, gobelins, elfes de maison, y’avait pas à douter que la hargne du Mage Noir et la haine de ses Mangemorts auraient raison de tout. Et pourtant, pour quelques personnes, il était évident que plus encore que tout ça, toute cette guerre ne se jouait qu’à cause d’une poignée de personnes : Lord Voldemort, décidant de déchirer le monde peu à peu pour pousser Harry Potter à agir. Et Harry Potter, en fuite, personne ne pouvait savoir où ni depuis quand ; Harry, mort ? Inconcevable pour le Jordan, non seulement parce que les Mangemorts et tout le Nouveau Régime n’auraient pas hésité à placarder l’annonce partout avec une fierté répugnante, mais aussi parce que Lee connaissait Harry. Et qu’il n’y avait pas de sorcier mieux placé pour mettre fin à cette guerre, que le légendaire Harry Potter. Celui en qui Dumbledore semblait avoir toujours fondé les plus grands espoirs qui soient – combien d’histoires, diverses et variées, y avait-il eu à Poudlard depuis l’arrivée du légendaire bébé héros entre les murs de l’école ? Quirrell possédé par Lord Voldemort, à la recherche de la Pierre Philosophale. La fameuse Chambre des Secrets. Le Tournoi des Trois Sorciers. La mort de Cedric Diggory. A mesure que la foi du sorcier se renforçait à l’égard du jeune Potter, il se souvenait chaque fois un peu plus de toutes les prouesses de celui-ci, qui avaient marqué son trajet scolaire. Que ce soit sur un terrain de Quidditch, ou partout ailleurs, il n’y avait aucun moyen pour que Harry n’ait pas marqué les esprits de chacun des étudiants qui avaient partagé sa scolarité. Y’avait pas à douter, pour Lee, il se retrouvait du bon côté de la barrière – c’était toujours ça, le fin mot de l’histoire de toute manière, les gagnants étaient toujours ceux qui combattaient l’oppression, quelle qu’elle soit. Mains dans les poches, son journal moldu planqué sous son épaisse veste d’hiver, Lee prenait donc son mal en patience – il observait, glanait des informations dans le Londres moldu/sorcier qu’il côtoyait encore, au prix de mille efforts.

La une de la Gazette du Sorcier lui était chaque jour plus insupportable à regarder : et dire qu’il travaillait pour ce torchon. Certes, au secteur radio, mais voir et subir la vitesse à laquelle le journal avait retourné sa veste pour devenir un outil de manipulation entre les mains des Mangemorts, lui hérissait encore le poil – si tant est qu’il en ait. Il fallait savoir se montrer stratège, plus malin que l’ennemi et surtout patient. Un trait de caractère qui ne lui ressemblait pas vraiment, et n’importe qui aurait pu en témoigner : mais Lee acceptait, presque autant qu’il subissait. Et aux yeux de tous, il n’payait pas de mine, n’semblait être obnubilé que par le Quidditch et les récents résultats des matchs – on pouvait au moins lui reconnaitre ça, il était plutôt un bon acteur, capable de berner n’importe qui. Alors personne ne l’observait particulièrement, ne se méfiait de lui d’une quelconque façon : combien de conversations avait-il pu rapporter à l’Ordre du Phénix de cette façon-là ? Certes, il n’était pas au Ministère de la Magie ou dans l’un de ces organes importants de l’administration magique – mais la Gazette restait le centre névralgique de toutes les informations sorcières. C’était de là, que partaient toutes les nouvelles, plus ou moins importantes, plus ou moins capitales pour la guerre. Plus les jours passaient, les semaines s’épaississaient, plus l’Ordre commençait à soupçonner la présence d’un sorcier sous l’influence de l’Imperium, parmi les hauts employés du quotidien – qui ? Quand ? Comment ? Impossible à déterminer, pour l’heure, et Lee était encore bien réticent à l’idée de pousser le vice jusqu’à chercher avec intensité. Il était plus souvent silencieux que bavard – ce qui, évidemment, n’était pas pour lui ressembler ; heureusement pour lui, bien peu des employés de la Gazette du Sorcier pouvaient prétendre le connaître d’une quelconque façon. Alors ça n’surprenait personne, ne faisait se poser des questions à personne : et dès qu’il se concentrait sur une tâche qui lui semblait plus ou moins cruciale, le Jordan pouvait se montrer diablement efficace. La nuit était tombée bien tôt sur la capitale anglaise, et pour avoir surveillé sa montre, le sorcier savait que les bureaux de la Gazette s’étaient lentement mais sûrement vidé. Il n’devait plus y avoir beaucoup de monde : et quand bien même il devait croiser quelqu’un là-bas, il avait une excuse toute faite. Un papier, relativement urgent, quoique insignifiant au goût des autres, sur ce qu’il allait dire le lendemain sur les ondes de la radio sorcière que presque plus personne ne devait écouter. Il devait se dépêcher, il le savait : d’ici une poignée d’heures, il allait devoir commencer à diffuser sur Potterveille, le seul truc qui avait un quelconque sens dans sa vie à l’heure actuelle. Ses enjambées étaient donc longues, empressées comme celles de n’importe qui de pressé dans la ville en ébullition ; Lee ne s’encombrait pas d’observer les gens, de chercher un visage familier à héler. C’était un autre monde, dans lequel ils vivaient désormais ; un monde où toute personne autrefois familière, pouvait s’avérer être une fréquentation dangereuse. Un monde où il pouvait dire qu’il faisait confiance à… une infime poignée de gens, qu’il pouvait compter sur les doigts d’une main, et qui étaient tous portés disparus. Fred et George Weasley, leur famille, Harry Potter… Vesper Oswald. Oswald, quand bien même ce nom ne rimait à rien de bon, trop souvent à cause de l’oncle de la jeune femme, qui sévissait au Ministère de la Magie, il savait, savait au plus profond de ses entrailles qu’elle pouvait compter parmi ces doigts de la main. Sa voix lui manquait, pour répondre en écho à la sienne dès qu’il parlait sur sa chaine de radio, sa présence lui manquait tout autant – si habituelle, incrustée dans son quotidien depuis… depuis même Poudlard. Oui, tous lui manquaient, ça faisait un mal de chien ; et Lee n’était pas un grand amoureux de la solitude.

Il faisait avec – fallait bien savoir s’acclimater à toutes les situations, chérissant chacune des opportunités qu’il avait de rejoindre sa famille, pour un diner insignifiant et insouciant. De ces parts de vie qu’il avait toujours connues et toujours eues, mais qui aujourd’hui avaient cet arôme particulier : chaque jour pouvait être le dernier, chaque regard échangé avec une de ses sœurs pouvait être le dernier. Le sorcier n’en avait que trop bien conscience, enroulant sa baguette de ses doigts crispés et moites à chaque fois qu’il s’aventurait avec tant d’insouciance dans des endroits potentiellement dangereux. Dangereux, comme la Gazette : si on l’y voyait y rôder trop souvent après les heures de fermeture officielle, il n’y avait pas à douter qu’il se retrouverait avec des rafleurs, des Mangemorts ou tout simplement la police magique sur le dos. Heureusement pour lui, lorsqu’il passa la porte des locaux du journal sorcier, il n’y avait personne pour l’accueillir. Pas l’habituelle standardiste qui recevait les gens à l’accueil, les orientait dans une direction ou une autre, et s’occupait des courriers – malgré ses efforts, cette femme avait toujours senti la fiente de hiboux, d’aussi loin qu’il s’en souvienne. Un obstacle de moins. Dans la pénombre, se repérant dans cet endroit même dans l’obscurité la plus totale, Lee s’engagea en direction des escaliers sur le côté, plutôt que vers les grandes portes qui ouvraient vers un ascenseur qu’il avait l’habitude de prendre jour après jour – c’était plus pratique, plus rapide, mais le boucan pourrait attirer l’attention de n’importe qui. Il gravit donc les marches une à une, puis quatre à quatre, en se faisant le plus discret possible – lorsqu’il atteignit enfin l’étage désiré où se déroulait l’impression de la une du lendemain, il dut s’arrêter quelques poignées de seconde pour tenter de reprendre son souffle. Tenter, oui, alors qu’il s’efforçait de garder ses lèvres closes pour ne pas se faire repérer par qui que ce soit : normalement, le brouhaha des machines pour l’impression aurait pu couvrir tout ça, mais on n’était jamais trop prudent. Plié en deux, Lee ravala le poing de côté qui lui déchirait les entrailles, pour reprendre sa route. Maintenant, le chronomètre avait démarré, et il valait mieux pour lui qu’il fasse ce qu’il avait à faire, et disparaisse le plus vite possible. Sortant sa baguette de sa poche, il prononça un discret Lumos pour éclairer son chemin d’un faisceau de lumière blanchâtre. Aux bureaux des collègues de la rédaction, il avait la ferme intention de chercher des papiers, des papiers officiels ou ressemblant à ceux issus du Ministère, d’ces informations qui pouvaient paraître anodines, mais pouvaient se révéler tout autant capitales que ce qu’on pourrait trouver dans les locaux du Ministère lui-même. Il chercha, chercha pour quelques secondes à peine, avant qu’une silhouette dans le noir, un peu plus loin, n’attire son attention – c’n’était pas quelqu’un à son bureau qui travaillait là jusque tard dans la nuit. Ni un employé qui rangeait ses affaires. Ça ressemblait à quelqu’un… quelqu’un comme lui, qui essayait de se fondre dans le noir, s’cacher pour ne pas se faire repérer. « Qui est là ? » lâcha-t-il sans l’ombre d’une hésitation, quand bien même dans sa gorge pulsait l’adrénaline à toute vitesse. « Si vous êtes un voleur, ou quelque chose dans c’genre-là, j’vous conseillerais de profiter de l’opportunité que j’vous laisse- » il s’interrompit, à peine conscient de la connerie de la chose, avant de reprendre : « Vous voyez, j’pourrais… j’pourrais juste détourner le regard dix secondes le temps que vous disparaissiez. » qui viendrait voler des trucs dans un endroit comme la Gazette des Sorciers ? Et était-ce un Mangemort ? Un Mangemort aurait attaqué, plutôt que de se planquer… non ? C’était sûrement sur ça qu’il comptait pour s’en sortir plus qu’autre chose, la façon dont il concevait les Mangemorts et les meurtriers – les larbins de Voldemort. Il n’allait quand même pas mourir pour trois vulgaires papiers, hein ? Dans la guerre ou même dans la vie quotidienne, y’avait forcément des façons plus héroïques de passer l’arme à gauche. Et il espérait au moins mériter ça.
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