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 Imprudent yet enjoyable (Vesper&Lowell)

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MEMBER ❖ mischief managed
≡ ton pseudo : ODISTOLE.
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≡ date d'arrivée : 02/01/2016
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≡ ta disponibilité rp : LIBRE (1/3)
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≡ âge du perso : QUARANTE.
≡ amoureusement : TRÈS RÉCEMMENT VEUF, LE DÉCÈS NE PASSE TOUJOURS PAS, TOUT COMME LA TRAHISON.
≡ son emploi : PROFESSEUR D'ASTRONOMIE A POUDLARD.
≡ statut de sang : SANG-PUR.
≡ sa maison : ANCIEN POUFSOUFFLE.
≡ niveau d'études : BUSES ET ASPICS ACQUIS AVEC BRIO BIEN DES ANNÉES AUPARAVANT, AVEC DE NOMBREUSES NOTES OPTIMALES.
≡ sa baguette : FRÊNE ET PLUME DE PHÉNIX, 31CM, LÉGÈREMENT SOUPLE.
≡ son patronus : UN PUMA.
≡ son amortencia : UN VENT CHAUD, UNE ODEUR DE TERRE HUMIDE, DE PLANCHER DE BOIS ET DE FONDANTS DU CHAUDRON.
MessageSujet: Imprudent yet enjoyable (Vesper&Lowell)   Mar 5 Jan - 23:14

Imprudent yet enjoyable
Vesper & Lowell

Ce ne sont pas les années qui pèsent le plus, mais tout ce qui n'a pas été dit, tout ce que j'ai tu et dissimulé. ✻✻✻ La neige n'avait rien pas encore fait son apparition, mais le froid était bel et bien là quand le professeur Oswald mit les pieds dehors. Par chance, il n'avait jamais été un grand frileux et en conséquence portait rarement des écharpes, mais il n'avait pas rechigné à mettre une paire de mitaines car il avait horreur d'avoir les doigts ankylosés. Le cours théorique de ce matin n'avait pas été bien vigoureux, la plupart des élèves — des première année — dormant sur leurs tables. Lowell n'avait pas eu le cœur à les réprimander. Après tout, c'était des enfants, et ils avaient la vie assez difficile comme ça pour qu'il en rajoute. Poudlard était méconnaissable depuis que les Mangemorts avaient envahi ses murs. Heureusement que Vesper était loin et avait terminé ses études, il n'aurait pas supporté de la savoir entre les mains de meurtriers. Cette seule pensée arracha une grimace à Lowell qui prenait petit à petit la direction de Pré-au-Lard, puis de la Cabane hurlante. Nul ne savait qu'il détenait dans la poche intérieure de son manteau une drogue douce moldue à laquelle il s'était habitué, par le biais de Sorcha. Des cigarettes, qu'ils appelaient ça. Drôle de nom bien long pour de si petits objets si éphémères. Lowell fumait en cachette depuis plusieurs semaines maintenant, et avait pris l'habitude de venir se réfugier dans la Cabane hurlante, où il était sûr et certain d'être tranquille. Il ne s'agissait pas de se faire prendre par un Mangemort, l'accusation, bien que ridicule, suffirait à le faire renvoyer en deux temps trois mouvements. Mais prudence était synonyme de discrétion, et il se rendait toujours aux Trois Balais et sortait par la porte à l'arrière du pub pour prendre la direction du soit-disant lieu le plus hanté de Grande-Bretagne sans que des yeux curieux ou mal avisés ne le suivent.

Lowell n'avait jamais été intimidé par les lieux dits hantés. Au contraire, cela piquait sa curiosité. Maintenant qu'il y venait fréquemment, il savait que la Cabane hurlante n'était rien sinon une vieille baraque abandonnée, sinistre certes, mais loin d'être hantée. En se faufilant parmi les broussailles du jardin, Lowell gagna la porte d'entrée qu'il poussa sans se faire prier. Une fois qu'il fut entré, il sortit le paquet de cigarettes de l'intérieur de son manteau. Marlboro. Un bien drôle de nom. Lowell restait toujours un petit moment à tenter de prononcer le mot, puis il finissait par hausser les épaules, tout en se déplaçant dans la maison. Il tirait une cigarette hors du paquet, la fichait entre ses lèvres comme il fallait, puis l'allumait du bout de sa baguette. La première taffe était toujours la plus désagréable, les poumons martyrisés criant à l'assassin. Lowell gagna la pièce de séjour et s'assit sur un fauteuil recouvert d'un drap. Le goût n'était pas fameux. En fait, il n'aimait pas le goût. Ce qu'il aimait, c'était l'odeur de la fumée qu'il soufflait loin devant lui, comme un gosse essaierait de voir jusqu'à quelle distance il peut pisser. Il coinçait le petit cylindre entre son index et son majeur comme il avait déjà vu Sorcha le faire, et il se mettait à penser que les moldus étaient chanceux d'être aussi ignorants. Le monde magique était en train de partir en sucette, et ceux qui tentaient d'y remédier ne semblaient pas assez forts pour y parvenir. Trop de noirceur, trop de recherche de pouvoir. Le ministère n'était plus qu'un pantin entre les mains de Voldemort et Lowell se mit à rêver de paix, de justice, et des bras de son épouse venant entourer ses épaules.

Il se perdait dans ses pensées lorsqu'il entendit du bruit, comme un meuble que l'on bousculerait, et il sursauta, la clope aux lèvres, la baguette venue se glisser dans la main gauche. L'aurait-on suivi ? Retirant la cigarette à peine à moitié entamée des ses lèvres, il la jeta par terre et l'écrasa de son talon comme Sorcha lui avait dit de faire, et pointa sa baguette dessus. « Evanesco, » prononça-t-il à voix basse. La cigarette disparut sur-le-champ. Ainsi, même si des Mangemorts venaient à le surprendre, ils ne le surprendraient qu'à broyer du noir confortablement installé dans un fauteuil poussiéreux et passé de mode. Mais personne ne se manifestait. Lowell fronça les sourcils. Les Mangemorts ne donnaient pas dans les mises en scène... Il quitta le séjour pour se retrouver dans le hall, où il tendit l'oreille, attentif au moindre bruit suspect.

✻✻✻
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≡ âge du perso : dix-neuf ans.
≡ amoureusement : célibataire.
≡ son emploi : aucun, mais avant elle travaillait pour une chaine de radio sorcière.
≡ statut de sang : née moldue, une nouvelle tombée du ciel.
≡ sa maison : poufsouffle.
≡ niveau d'études : elle a obtenu 7 buses et 6 aspics.
≡ sa baguette : bois de cerisier, elle mesure 29 cm et contient un crin de licorne.
≡ son patronus : un loup.
≡ son amortencia : le parchemin usé, une odeur rappelant les couloirs de poudlard, quelques notes fruitées.
MessageSujet: Re: Imprudent yet enjoyable (Vesper&Lowell)   Mer 6 Jan - 22:50

A brighter day is coming my way.
— lowell oswald & vesper oswald —
Black clouds are behind me I now can see ahead Often I wonder why I try Hoping for an end. Sorrow weighs my shoulders down And trouble haunts my mind But I know the present will not last And tomorrow will be kinder. Today I’ve cried a many tear And pain is in my heart Around me lies a somber scene. I don’t know where to start. But I feel warmth on my skin The stars have aligned The wind has blown but now I know That tomorrow will be kinder — tomorrow will be kinder.

Pré-au-lard, c’était probablement une mauvaise idée. Vesper le savait au plus profond d’elle-même. Elle avait hésité à de nombreuses reprises, mais elle n’avait pas vraiment le choix. Son chien – et actuellement seul ami – était blessé et elle ne pouvait pas le laisser dans un état pareil. Elevée dans le monde sorcier, elle n’y connaissait rien en soins moldus, et elle n’avait déjà presque plus d’argent moldus, il fallait qu’elle économise. Là, elle pouvait très bien régler le problème à la façon sorcier, alors, pré-au-lard était sa seule solution. Elle connaissait bien le petit village, pour y avoir souvent mis les pieds lors des sorties organisées par Poudlard. Elle savait où trouver ce dont elle avait besoin et elle avant tendance à penser que ce serait toujours moins risqué que le chemin de traverse. Elle évitait Londres autant que possible, avec le ministère de la magie, elle savait très bien que la ville – et notamment le chemin de traverse – était fréquentée par beaucoup de type du ministère de la magie, beaucoup de mangemorts et de rafleurs. Un tas de personnes qui se feraient un plaisir de l’envoyer directement chez son oncle s’ils lui mettaient la main dessus. Ou à Azkaban, accusée de vol de baguette ou Merlin seul savait quoi. Elle ne saurait dire laquelle des deux options était la pire. Quoi qu’il en soit, elle ne pouvait pas abandonner Lancelot. Il s’agissait d’un chien errant qui trainait en bas d’un motel moldu dans lequel elle avait séjourné quelques jours. Elle avait pris l’habitude de le nourrir, alors forcément, quand elle avait voulu partir, il avait commencé à suivre chacun de ses mouvements. Un petit bout de chien encore bien petit et certainement pas voué à finir très grand. Elle n’avait pas pu se résoudre à laisser ce pauvre animal derrière elle. Alors, elle l’avait prit avec elle, ça lui faisait de la compagnie. Quelqu’un avec qui parler, même si la conversation était en sens unique, ça faisait du bien. Vesper n’avait jamais été une fille franchement solitaire, alors cette fuite, ça avait tendance à la rendre folle. Elle se demandait si ça allait se terminer un jour. Le temps passait et rien ne changeait. Ça faisait déjà quatre mois que c’était comme ça. L’hiver s’était installé et partout dans les villes, l’ambiance rappelait noël. Ça avait toujours été sa période préférée de l’année, jusqu’à présent en tout cas. L’idée de passer les fêtes seule dans une tente au fond de la forêt, ça ne la réjouissait pas le moins du monde. Au moins, y aurait Lancelot, parce qu’elle n’allait pas le laisser tomber.

Le pauvre chien s’était pris un sortilège dans la patte lors d’une attaque de rafleurs. Ils s’en étaient bien sortis, mais il fallait soigner ça avant que ça ne s’aggrave. Alors, elle avait attrapé ce pauvre chien dans ses bras avant de transplaner directement dans la cabane hurlante à pré-au-lard. Y avait jamais personne là-dedans. On disait que c’était hanté, ça suffisait à en faire fuir plus d’un. Elle, elle voulait bien prendre le risque de croiser des fantômes, ce ne serait pas la pire chose qu’elle aurait croisée de toute sa vie de toute façon. Y avait des rafleurs et des mangemorts aux quatre coins du pays. Alors, les fantômes, c’était très bien. Elle avait enfilé une longue cape, remonté la capuche sur sa tête avant de quitter la cabane, laissant Lancelot seul le temps d’aller chercher ce dont elle avait besoin. C’était en pleine semaine, donc, pas d’élèves de Poudlard à cette heure là et les profs étaient encore en train de faire cours. Logiquement elle ne devrait croiser personne de Poudlard. Elle se dépêcha de se rendre dans la petite animalerie de pré-au-lard, exposa rapidement son problème, puis on lui donna une crème à appliquer sur la patte du chien. Parfait. Elle paya et quitta la boutique rapidement, marchant de nouveau vers la cabane hurlante, prenant bien soin de ne pas relever la tête en direction d’Honeydukes, sinon, il y avait des risques qu’elle se sente obligée d’aller acheter quelques chocogrenouilles. La tentation était grande, mais non, ce n’était pas prudent d’aller se balader dans uns confiserie et puis, ce n’était pas comme si elle avait un besoin vitale de chocogrenouilles. Quoi que, ça faisait déjà un moment qu’elle n’en avait pas mangé et le chocolat, c’est plein de magnésium, très bon pour la santé. Elle soupira, serra les poings et les mâchoires et traça jusqu’à la cabane interdite. Elle n’était venue que pour ce médicament, alors, elle allait vite repartir. Pas de risques inutiles. Ce serait idiot de mourir pour du chocolat quand même. Bien que, dit comme ça, ça semblait quand même être une bien noble cause. Si elle n’avait pu ne manger que du chocolat pour le restant de ses jours, sans doute qu’elle le ferait.

Elle poussa la porte de la cabane avec prudence. Elle était partie suffisamment longtemps pour que quelqu’un ait le temps de venir jusqu’à cette cabane. Elle prit sa baguette entre ses doigts avant de se rendre dans la petite pièce dans laquelle elle avait laissé le chien. Elle retira son épaisse cape, la déposant sur ce qui semblait être une table de cuisine. Elle s’apprêtait à s’occuper de la blessure du chien quand elle entendit un grincement de parquet plus loin. Les rats. Il devait bien y avoir des rats dans cette baraque. Sans doute que c’était eux qui venaient de faire craquer le parquet. Il n’y avait aucune raison de s’inquiéter. Elle soupira. Il fallait qu’elle aille vérifier. Ce serait plus prudent. Elle avait toujours sa baguette dans la main, de l’autre elle fit signe au chien de rester calme, puis elle attrapa son scrutoscope dans sa poche. La petite toupie ne s’agitait pas, c’était déjà bon signe. Apparemment, elle pouvait faire confiances aux rats. Puisque c’était forcément des rats. Elle essayait de se convaincre qu’elle n’allait pas se retrouver en face d’ennuis. Elle s’était déplacée avec prudence jusqu’au hall qu’elle avait quitté quelques secondes plus tôt. Il y avait bien quelqu’un et ça paraissait complètement fou. « Papa ? » Elle fronça les sourcils. Elle devenait folle ou quoi ? Est-ce que c’était vraiment lui ? Elle jeta un coup d’œil à son scrutoscope qui restait complètement paisible. Au moins, ce n’était pas un type mal attentionné qui avait pris l’apparence de son père pour s’en prendre à elle. C’était déjà ça. Est-ce que c’était vraiment lui ? Ce serait logique en même temps, Poudlard n’était qu’à quelques pas d’ici et il y travaillait. Peut-être qu’il avait eu une envie folle de venir se balader dans la maison dite la plus hantée du pays. Chacun son délire après tout. Elle laissa tomber le  scrutoscope au sol, l’objet cogna contre le parquet dans un bruit sourd, puis elle ne résista pas à l’envie d’aller se jeter au cou de son père. C’était forcément lui, après tout, personne n’irait prendre son apparence pour se rendre dans une vieille bicoque hantée. Elle avait cru qu’elle ne le reverrait plus avant des mois, des années même, peut-être même jamais. Elle n’en pouvait plus d’être loin de lui, loin de ses amis. Le revoir ici, c’était la plus belle chose qui lui était arrivée depuis des mois. « Qu’est-ce que tu fais ici ? » Fallait qu’elle demande quand même, y avait mieux comme endroit où aller passer sa journée. C’était peut-être pas la joie au château, mais c’était peut-être mieux que cette vieille baraque poussiéreuse.

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It's just a shadow of my wound
You who wish to conquer pain, You must learn what makes me kind. The crumbs of love that you offer me, Are the crumbs I've left behind Your pain is no credential here, It's just a shadow of my wound. I have begun to long for you, I who have no greed; I have begun to ask for you, I who have no need. You say you've gone away from me, but I can feel you when you breathe. And do not love me quite so fiercely now, When you know that you are not sure. — avalanche.
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MessageSujet: Re: Imprudent yet enjoyable (Vesper&Lowell)   Ven 8 Jan - 22:12

Imprudent yet enjoyable
Vesper & Lowell

Ce ne sont pas les années qui pèsent le plus, mais tout ce qui n'a pas été dit, tout ce que j'ai tu et dissimulé. ✻✻✻ Lowell se tenait dans le couloir, baguette brandie devant lui, l'incantation défensive au bord des lèvres. Plutôt mourir que de se faire prendre par les Mangemorts, même si le motif était nul puisqu'il avait fait disparaître la cigarette pour toujours. Lowell n'irait pas à Azkaban. Jamais. Il n'avait pas la trempe de Thane, il savait d'ores et déjà qu'il n'y survivrait pas. Quatre murs autour de lui et aucun moyen de sortir suffiraient à lui faire perdre la raison en un rien de temps. Non. Jamais. S'il devait se battre, il se battrait. Il était prêt. Il ne percevait aucun bruit de pas et le plancher antédiluvien aurait dû l'avertir depuis longtemps de la présence d'un ennemi. Il pouvait tout aussi bien s'agir d'un Détraqueur, après tout. Lowell s'en alla tout de suite quérir des pensées heureuses, prêt à invoquer son patronus. Mais tout bien réfléchi, il ne percevait pas ce froid propre aux Détraqueurs. Non. Hormis la tension qui crispait son corps, il se sentait bien. La paranoïa avait-elle pris le dessus sur lui ? Il pouvait très bien s'agir d'un rat, ou d'un oiseau entré malencontreusement. Lowell tentait de se rassurer comme il pouvait, mais il demeurait persuadé de la présence de quelqu'un, sans savoir pourquoi. Il avait pourtant tout fait pour qu'on ne le suive pas. Il plissa les yeux pour tenter de percevoir ce qu'il avait devant lui malgré l'obscurité qui régnait dans le couloir, mais c'était peine perdue. Il en était presque à envier les chats. Un mouvement du poignet, et sa baguette s'illumina, éclairant le couloir jusqu'au hall. Lowell avait toujours maîtrisé les sortilèges informulés, préférant la discrétion dans ces moments-là. Il approcha doucement, sourcils froncés, plaçant chacun de ses pas avec une infinie précaution. Il s'immobilisa lorsque la lumière qui émanait de sa baguette éclaira une silhouette familière dans le hall. Papa ? Lowell était tellement désemparé qu'il ne réagit même pas. Un bruit sourd retentit, celui d'un objet venant rencontrer le sol, et l'instant d'après, Vesper se jetait dans ses bras. Il demeura un moment perdu dans ses pensées à se demander si tout cela était réel ou si c'était cette drogue douce moldue qui lui donnait des hallucinations, jusqu'à ce qu'il serre fort sa fille adoptive contre lui. Non. C'était bien réel. Vesper était bien là. Lowell posa une main à l'arrière de la tête de la jeune fille, laissant filer entre ses lèvres : « Par Merlin, Vesper ! » Des mois qu'ils ne s'étaient pas vus, des mois qu'il ne lui donnait de ses nouvelles que par le biais de son patronus. L'avoir à nouveau près de lui semblait tellement surréaliste, et pour le moment, il était trop obnubilé par leurs retrouvailles pour s'inquiéter de sa présence ici. Il était trop heureux pour ça, trop heureux de la revoir, et de constater qu'elle allait bien. Mettant fin à l'étreinte, il la prit par les épaules pour l'observer d'un œil inquisiteur mais bienveillant, prenant son visage entre ses mains, mettant le dos de sa main contre son front comme il l'avait fait lorsqu'elle était petite. Elle finit par lui demander ce qu'il faisait là, et il ne put contenir un rire, sans cesser sa petite inspection. Il était effrayé à l'idée que Vesper ait changé, mais visiblement, c'était bien elle. Sa Vesper. Il reconnaissait cette étincelle de malice dans son regard, il ne pouvait pas y avoir de doute possible. Il répondit finalement : « Moi ? Rien, rien, enfin je faisais un truc en douce, un truc de moldu, ça t'intéresserait pas. » Il jeta un regard derrière elle, par une des fenêtre qui donnait sur le jardin, puis la prit à nouveau par les épaules. « Personne ne t'a suivie ? Et puis d'abord, qu'est-ce qui t'amène à Pré-au-Lard ? Tu devais rester à distance, Vesper, pas te jeter dans la gueule du loup ! Il y a des tas de Détraqueurs ici, et ne parlons pas des Mangemorts, imagine qu'ils aient eu vent de ta présence ici, nous... » Il paniquait. Littéralement. Et s'en rendant compte, il cessa de parler pour l'attirer à nouveau contre lui. Il ferma les yeux, son menton sur son épaule. « Excuse-moi. Tu m'as manqué, Ves. » Il n'avait pas le cœur à lui reprocher d'être là, d'avoir risqué sa vie. Elle avait très bien pu être forcée de revenir ici pour une raison ou une autre. Oui. Cela devait être ça. Vesper était intelligente, elle n'aurait pas agi bêtement. Il déposa un baiser sur sa joue, puis l'éloigna pour lui adresser un sourire. Le premier depuis longtemps. « Tu as besoin de quelque chose ? Dis-moi, je peux me rendre en ville, c'est mieux si c'est moi qui m'y rend, je suis moins important que toi. Toi, tu t'en sortiras. » Il lui fit un clin d'oeil, le regard débordant d'affection.

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MessageSujet: Re: Imprudent yet enjoyable (Vesper&Lowell)   Mer 20 Jan - 21:21

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Black clouds are behind me I now can see ahead Often I wonder why I try Hoping for an end. Sorrow weighs my shoulders down And trouble haunts my mind But I know the present will not last And tomorrow will be kinder. Today I’ve cried a many tear And pain is in my heart Around me lies a somber scene. I don’t know where to start. But I feel warmth on my skin The stars have aligned The wind has blown but now I know That tomorrow will be kinder — tomorrow will be kinder.

Vesper savait que venir à Pré-Au-Lard était une aventure risquée, mais elle avait été certaine qu’elle n’avait pas d’autres choix, sinon, elle ne serait pas venue bêtement jusqu’ici. Les mois qui s’étaient écoulées depuis qu’elle était en fuite l’avaient obligée à apprendre la prudence. Elle savait que s’approcher des lieux sorciers étaient risqués. C’était là où elle avait le plus de chance de croiser des personnes mal attentionnées, dont son oncle, qui de toute évidence, la voulait morte. Elle n’était pas folle, elle savait à peu près ce qu’il fallait faire ou ne pas faire pour rester en vie. Mais, Pré-Au-Lard avait été un risque à prendre pour sauver la vie de son unique compagnon de route. Ce n’était peut-être qu’un chien, mais il était hors de question pour la jeune femme de le laisser dans cet état. C’était fou peut-être, mais ça n’avait pas d’importance. Il avait fallu qu’elle agisse. Elle n’avait pas prévu de rester bien longtemps dans la petite ville aux alentours de Poudlard. Elle avait pensé repartir d’ici quelques heures, quand la nuit serait tombée et qu’elle serait encore plus discrète. Pour aller où, elle ne savait pas encore, elle ne savait rarement longtemps en avance où elle irait passer la nuit. Tout était fait d’incertitudes ces derniers temps. Elle n’avait jamais été du genre à beaucoup planifier les choses, mais cette situation restait particulièrement dérangeante. Il lui arrivait souvent – trop souvent – de dormir au fond d’une tente au milieu des bois et ça n’avait rien de particulièrement agréable. Elle n’avait jamais été particulièrement fan du camping. Elle restait agrippée à sa radio, écoutant la voix familière de Lee lui rappeler qu’autrefois, elle avait eu une vie vraiment plus cool. Elle aurait pu faire une bonne animatrice radio, elle ne savait. Déjà à Poudlard, elle avait adoré animé la radio de l’école. Maintenant, il ne lui restait plus qu’à écouter la station des résistants, priant pour ne pas entendre le nom de son père dans la liste des morts ou disparus. Ce n’était pas une vie tout ça. La guerre était affreuse et Merlin seul savait quand est-ce qu’elle allait se terminer, si seulement elle venait à se terminer un beau jour. C’était long, interminable, les mois qui passaient semblaient presque déjà ressembler à des années et Vesper avait beau faire preuve de prudence, le plus souvent possible, elle ignorait si un jour, elle ne perdrait pas complètement l’esprit dans ces conditions.

Revoir son père, ici à Pré-Au-Lard, ça faisait aussi partie des choses imprévues de sa vie ces derniers temps. Elle n’avait pas prévu qu’elle le retrouverait ici. Elle s’était souvent demandé si elle aurait l’occasion de le revoir un jour. Tout ce temps qui s’écoulait et les pensées qu’elle avait le loisir de souvent ruminer toute seule dans son coin l’avaient rendue plutôt pessimiste. Retrouver son père, ça avait été imprévu. Une surprise qui se rangeait indéniablement dans le lot des bonnes surprises. Vesper était vraiment contente de le revoir ici, même si c’était dans des circonstances hasardeuses. Fallait croire que des fois le hasard faisaient vraiment bien les choses. Elle aimerait que ce soit plus souvent le cas. La jeune femme s’était rapidement jetée dans les bras de son paternel, comme une gamine. Elle avait beau garder en elle la rancune des vérités récemment apprise, elle ne pouvait s’empêcher de se réjouir de telles retrouvailles. De toute façon, qu’est-ce que ça pouvait faire qu’on l’ait adoptée ? C’était lui et sa mère qui l’avait élevée, il l’avait aimée comme si elle avait été sa fille biologique. Alors, bien qu’on lui ait menti toute sa vie, en cet instant, ça n’avait absolument pas d’importance. Elle aurait voulu rester dans ses bras encore un moment. Elle y était bien. Plus en sécurité qu’ailleurs. Il aurait dû partir avec elle, tout aurait été si simple. D’un coup une légère pointe de rancœur remonta à elle. Pourquoi est-ce qu’il l’avait abandonnée comme ça ? S’ils étaient restés ensemble, ça aurait été tellement plus simple. Elle resta quand même dans ses bras, jusqu’à ce qu’il la prenne par les épaules et l’observe. Il verrait rapidement les effets de la fuite, un teint plus pâle, aucune trace de maquillage, les cheveux en bataille, des cernes trop grandes, quelques plaies encore ouvertes, certaines dues à des duels avec des rafleurs, d’autres, probablement moins glorieuses, des branches venues fouetter contre les joues ses joues alors qu’elle fuyait à toute jambes. « Un truc en douce ? J’adore les trucs moldus voyons. Quand je reste dans les hôtels moldus, j’regarde la télé. C’est fou ce qui peut passer là-dessus. » Des séries dont elle voulait voir la suite à présent ou des émissions absurdes mais étrangement vraiment absorbante. Le monde moldu était encore plein de mystère pour Vesper, mais comme à présent elle était jetée en plein dedans, elle était toujours ravie d’en apprendre davantage.

D’un geste rapide, elle agita la tête de droite à gauche pour signaler à son père que personne ne l’avait suivie. Elle savait à peu près ce qu’elle faisait, y avait pas de soucis à se faire. Elle arqua un sourcil face à ses questions. Quand même, il pourrait lui faire plus confiance que ça. Il l’avait lâchée en pleine nature et elle avait survécu plus ou moins toute seule pendant quatre mois, ce n’était pas rien. Qui aurait pu croire qu’elle était si résistante ? Certainement pas elle. Elle finit par lui adresser un sourire à la suite de ses excuses, avant de hausser légèrement les épaules. Mais la suite de ses propos la fit lever les yeux au ciel. Elle résista difficilement à l’envie de lui foutre une claque dans la figure. Il fallait résister. Il était son père après tout. Techniquement, elle n’avait pas le droit de le gifler. « Dis pas de trucs comme ça. C’est pas vrai. T’es pas moins important que qui que ce soit. » De son point de vu à elle, il était tout ce qu’il lui restait. Sa mère était morte, son oncle était fou, sa tante tout autant. Sa famille était en train de se morceler devant ses yeux. Mais il restait son père, alors à ses yeux, il était plus important que n’importe qui d’autre. « Mais, ça va, je viens juste d’aller chercher ce dont j’avais besoin. Je pensais rester encore quelques heures cachées, histoire que Lancelot soit de nouveau sur patte. » Puis elle serait partie, Merlin seul savait où. Elle aurait transplané dans une grande ville moldue, pas Londres. Mais quelque part comme Edimbourg, elle aurait passé la nuit dans un motel, avant de prendre un train vers une autre destination, comme une moldue. Parce que se mêler à leur monde, c’était la meilleure chose à faire d’après elle. « Lancelot, c’est mon chien. » Précisa-t-elle après coup. Il avait de quoi se demander de qui il parlait. Elle s’éloigna vers la cuisine, ramassant son scrutoscope au passage. De retour dans la cuisine, elle s’accroupi auprès du petit chien pour le caresser. « On s’est rencontrés dans une petite ville moldue, le pauvre était affamé alors j’l’ai nourris et quand j’ai voulu partir, il m’a suivie. » Elle jeta un coup d’œil à sa patte blessée, elle espérait vraiment que ça irait, cette pauvre petite bête méritait de s’en sortir. « On est tombé sur des rafleurs hier, il m’a protégée, c’est pour ça qu’il est blessé. » C’était vraiment un animal fidèle un chien, elle ne regrettait pas de l’avoir avec elle. C’était une compagnie comme une autre, c’était réconfortant de l’avoir à côté d’elle. « J’avais besoin de quelque chose pour le soigner. » Elle n’était pas douée en sortilèges de soins et n’avait pas assez confiance en elle pour s’en charger, alors maintenant, elle attendait et elle espérait que la crème suffirait.

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It's just a shadow of my wound
You who wish to conquer pain, You must learn what makes me kind. The crumbs of love that you offer me, Are the crumbs I've left behind Your pain is no credential here, It's just a shadow of my wound. I have begun to long for you, I who have no greed; I have begun to ask for you, I who have no need. You say you've gone away from me, but I can feel you when you breathe. And do not love me quite so fiercely now, When you know that you are not sure. — avalanche.
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Imprudent yet enjoyable (Vesper&Lowell)

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