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 don't teach me a lesson (abraham)

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MEMBER ❖ mischief managed
≡ ton pseudo : penthésilée +ophélia.
≡ hiboux envoyés : 245
≡ date d'arrivée : 22/12/2015
≡ tes points : 70 points.
≡ ta disponibilité rp : dispo (1/3)
≡ ton avatar : Jessica Parker Kennedy.
≡ tes crédits : glass skin +av.

≡ âge du perso : trente-et-un ans.
≡ amoureusement : célibataire - son père n'a jamais cherché à la marier et, pour une fois, elle s’accommode volontiers de sa bâtardise.
≡ son emploi : tireur d'élite de baguette magique au sein de la brigade de police magique.
≡ statut de sang : de sang-mêlé, issue de l'union vaseuse et brève, car rémunérée, entre un sorcier et une moldue.
≡ sa maison : Serdaigle ; son choix s'est porté sur cette maison dès qu'elle a su que sa vie serait un enfer si elle mettait un pied à Serpentard.
≡ niveau d'études : cursus terminé, avec les honneurs.
≡ sa baguette : trente-deux centimètres, elle contient une plume de phénix et est faite en bois de châtaignier.
≡ son patronus : elle n'a jamais réussi à en produire. Lorsqu'elle était encore à Poudlard, seule une épaisse fumée argentée s'échappait de sa baguette.
≡ son amortencia : elle n'a jamais mis son nez là-dedans et ne préfère pas s'y risquer.
MessageSujet: don't teach me a lesson (abraham)   Mar 5 Jan - 0:31



so don't teach me a lesson
Well I don't feel better When I'm fucking around And I don't write better When I'm stuck in the ground. So don't teach me a lesson Cause I've already learned, Yeah the sun will be shining And my children will burn. Oh, the heart beats in its cage. I don't want what you want, I don't feel what you feel. See I'm stuck in a city But I belong in a field. Yeah we got left, left, left, left, left, left, left,. Now it's three in the morning and You're eating alone. Oh the heart beats in its cage. All our friends they're laughing at us, All of those you loved, you mistrust. Help me, I'm just not quite myself, Look around there's no one else left I went to the concert and I fought through the crowd Guess I got too excited when I thought you were around. ~ heart in a cage.


Un raclement de gorge plus tard, Avalon avait bu ce qui lui restait de whisky pur feu. Seul le frémissement quasiment imperceptible de la commissure de ses lèvres montrait volontiers à quel point sa volonté était actuellement mise à l'épreuve. Elle fit claquer son verre sur la petite table basse et le bruit sec que cela produisit la ramena à la réalité. Son regard sombre se posa sur l'horloge. Elle l'attendait, ce salaud, elle l'attendait ! Les secondes écoulées les rapprochaient l'un de l'autre et, si Abraham se délectait certainement de cet odieux chantage, la sorcière songeait très sérieusement à lui crever les yeux sans lui laisser ne serait-ce que le temps de réagir. Peut-être parce qu'elle était juste un peu soûle – ou sans doute parce qu'elle était bourrée comme l'avait été son père juste avant d'avoir été assassiné par ses soins. A voir la manière dont la pièce commençait à tournoyer autour d'elle, Avalon penchait sérieusement pour la deuxième raison. Son arc-de-cupidon se souleva légèrement, dévoilant ses dents blanches et serrées, tandis que son regard se faisant meurtrier, à la fois juge et bourreau, essayant de reprendre en mains les concepts qui commençaient à lui échapper. Le temps qu'il lui restait avant l'arrivée d'Abraham Fawley n'était certainement pas de trop. Elle appréhendait chacune de ses visites, chacun de ses regards. Ils étaient amenés à se croiser constamment puisque, collègues et autrefois amis – mais dans quelle autre foutue dimension ? -, ils partageaient le même département et les mêmes ordres. Elle se souvenait l'avoir apprécié, lui avoir pris le bras ou lui avoir flanqué une claque dans le dos ; ses souvenirs ne s'accordaient en rien à ce que représentait désormais Abraham à ses yeux. Un traître. Un odieux bâtard qui l'avait poignardée dans le dos, lui glissant volontiers la corde autour du cou. A présent tout n'était plus qu'un affreux jeu d'apparences où chacune de leurs représentations lui arrachait un frisson d’écœurement – ou plutôt de frayeur, à bien y réfléchir. En y songeant, Avalon aurait pu admettre que cette situation découlait partiellement de l'une de ses décisions ; en révélant à Abraham son plus noir secret, qui la mettait en jeu au cœur d'un parricide répugnant, elle jouait cartes sur table. Elle avait joué, elle avait perdu. Elle avait placé sa confiance en la personne d'un sorcier qui ne la considérait guère plus que comme la source d'informations la moins chère du marché. Ce n'était alors qu'une question de temps avant de voir jusqu'où Abraham pouvait aller ; allait-il finalement la dénoncer, la mettant face au fait accompli et, Avalon n'y couperait certainement pas, de ce fameux baiser dont les Détraqueurs disposaient ? Son existence était entre les mains d'un homme qui détestait tout ce qu'elle était.

Et Avalon était terrifiée. Après avoir tenté de se suicider, la simple idée de mourir la faisait désormais frémir d'effroi. Mais y avait-il réellement une bonne solution à laquelle s'offrir ? Elle avait beau y penser constamment, puisque cela occupait à présent l'intégralité de ses pensées désordonnées, elle avait l'impression d'être face à une impasse. Un mur infranchissable qu'elle n'était pas capable de gravir, à moins d'effacer de la surface de la carte celui qui la faisait chanter. Abraham était meilleur qu'elle avec une baguette entre les mains, cela ne faisait aucun doute, elle l'avait déjà vu à l’œuvre et ne se risquerait pas à jouer les héros face à n'importe qui. Si tant est que ce genre de héros puisse sérieusement exister. Ses espoirs déjà  bien minces de retrouver une totale liberté mentale s'amenuisaient de jour en jour. Cela représentait à présent l'idéal qu'elle avait aujourd'hui peur de frôler du bout des doigts. C'était tout simplement d'une tristesse peu recommandable, un sentiment auquel elle ne parviendrait certainement jamais à s'acclimater. Un poids semblait peser sur ses épaules, un poids qui prenait toujours un peu plus de force, la laissant pleine d'amertume et de rancune. Ses phalanges tremblaient et, en désespoir de cause semblait-elle dire, elle se pencha et se versa une nouvelle lampée d'alcool dans son verre. Le liquide ambrée la charmait par ses nombreuses vertus bienfaitrices et ce, même s'il n'avait jamais été particulièrement portée sur la bouteille. Elle essayait de s'alcooliser un minimum avant chaque rencontre qui la confronterait à Abraham, espérant oublier à quel point cette traîtrise martyrisait les doux souvenirs qu'elle avait de cette amitié à présent stérile. Il n'y avait plus rien à y faire pousser et le nid de cafards qu'il y avait implanté avait déjà rongé les fondements même de sa compassion. Qu'y avait-il à comprendre et à accepter ? Il n'avait visiblement cure de ce qui avait un jour pu les lier, et les faire se rapprocher. D'amis, ils n'étaient plus rien – alors les réponses qu'on aurait pu lui donner ne serviraient qu'à étancher sa soif de savoir. Elle savait maintenant, elle savait – pas tout, non, elle ne pouvait pas prétendre à une telle affirmation. Abraham représentait à lui seul un amont de problèmes dont elle se serait volontiers passé. Mais son existence était joueuse, et la bâtarde qu'elle était bouffait la poussière à pleine bouche.

Neuf heures du soir. La pendule sonna. Avalon ferma les yeux, imaginant que lorsqu'elle les rouvrirait, Abraham serait là. Elle ne se trompait jamais. En rouvrant ses paupières, les faisant papillonner un court instant, elle distingua sa silhouette et son visage pâle contre lequel elle aurait aimé faire écraser son poing. Elle ne prit même pas la peine de se lever, profondément enfoncée dans ce gros fauteuil qui ne manquerait pas de l'avaler après une certaine heure, et les formules de politesse sonneraient faux dans sa bouche. Le silence était encore la meilleure des défenses, surtout face à un sorcier qui utilisait sa pauvre carcasse à outrance. « Fais comme chez toi. » ne manqua-t-elle pas de siffler, les dents serrées à s'en faire mal. Elle le haïssait – elle haïssait la manière dont il avait de débarquer chez elle à une heure bien précise, sans la moindre seconde de retard, elle haïssait tout ce qu'il représentait et, par-dessus tout, elle le détestait de l'avoir faite passer au second plan – après tous ses idéaux. L'avait-il seulement un jour estimée ? Cette question n'avait de cesse de la tourmenter et ce, même si elle faisait mine qu'il n'en était rien. « qu'est-ce que tu veux cette fois-ci ? Les noms des traîtres que les mangemorts doivent chasser en priorité ou les meubles de ma putain de cuisine ? » cracha-t-elle, débordante de véhémence « on est pas à ça près, hein, Abe. » elle se braquait. Claquant son verre sur la table en bois, elle voulut se lever mais, sentant ses jambes trembler, elle préféra rester assise, de peur de s'effondrer si elle s'essayait à ce genre de jeu.
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MEMBER ❖ mischief managed
≡ ton pseudo : croco (noémie).
≡ hiboux envoyés : 172
≡ date d'arrivée : 30/12/2015
≡ tes points : 95 points.
≡ ta disponibilité rp : 4/4 pris.
≡ ton avatar : jack o'connell.
≡ tes crédits : shiya.

≡ âge du perso : trente ans.
≡ amoureusement : célibataire.
≡ son emploi : tireur d'élite dans la brigade de police magique.
≡ statut de sang : sang-pur.
≡ sa maison : serpentard.
≡ niveau d'études : cursus terminé.
≡ sa baguette : bois de frêne, ventricule de dragon, trente quatre centimètres et deux millimètres, très rigide.
≡ son patronus : un fennec.
MessageSujet: Re: don't teach me a lesson (abraham)   Mar 5 Jan - 19:36

Le regard fixé sur l’horloge digitale, Abraham ne peut que constater que les secondes s’égrainent avec lenteur. Cette journée a été tout particulièrement éprouvante, à compter du moment où il a été rendre visite à son paternel le matin même, avant de rejoindre le logement de sa sœur, Callidora. Une journée incroyablement éprouvante pour une journée de repos. Une journée encore loin d’être terminée. Il n’a pas mis les pieds au travail, mais cela ne va pas l’empêcher de voir une collègue. Comme chaque semaine à la même heure. Vingt heures cinquante-neuf et deux secondes. Il se lève, époussète ses vêtements avant de rejoindre le centre de la pièce. Il a tout juste le temps de donner un dernier coup de dents dans son sandwich, avant de le laisser tomber sur la table basse. Il déteste être en retard. Vingt heures cinquante-neuf et cinquante-neuf secondes. Il serre un peu plus sa baguette entre ses doigts et aussitôt, il se met à transplaner. Lorsqu’il reprend pied, il se trouve à l’endroit habituel. Vingt-et-une heures. Pile à l’heure. Debout devant le fauteuil du salon, dans lequel se trouve avachie Avalon, l’air ivre. Il n’y a pas que ça, une forte odeur d’alcool émane d’elle. Abraham fronce les sourcils, se demandant pourquoi elle se trouve dans cet état. La jeune femme ne tarde pas à répondre à cette interrogation, sans qu’il ait à faire quoi que ce soit pour le découvrir. Elle se livre d’elle-même, laisse exploser sa rage alors même que le trentenaire ne se tient devant elle pour leur rendez-vous hebdomadaire, que depuis quelques secondes à peine. « Fais comme chez toi. » lui crache-t-elle avec rage alors même qu’il n’a pas bougé. Sur un autre temps, cela aurait pu paraître amical, une invitation à se mettre à l’aise parce qu’il se trouve chez une amie. Mais pas cette fois. Dit sur ce ton là, il comprend bien qu’il n’est clairement pas la bienvenue chez Avalon. Il n’avait pas besoin de ça pour le savoir. Cela fait un moment qu’il remarque que son attitude est de plus en plus froide à son égard. « Qu'est-ce que tu veux cette fois-ci ? Les noms des traîtres que les mangemorts doivent chasser en priorité ou les meubles de ma putain de cuisine ? » continue-t-elle sur la même lancée, laissant parler sa rage. « On est pas à ça près, hein, Abe. » Abraham laisse une légère grimace venir prendre possession de ses traits alors qu’elle use contre lui de ce vieux surnom qu’il n’a pas entendu depuis des années. Pourtant, il refuse d’imiter Avalon et de sombrer dans une sorte de rage comme celle qu’elle est en train de développer. Regardant derrière lui, il ne tarde pas à repérer une chaise qu’il va chercher toujours aussi calmement, la ramenant face au fauteuil dans lequel se trouve la jeune femme. Il s’assoit sur le bord de la chose, posant ses coudes sur ses genoux, croisant ses mains devant son visage tandis qu’il l’observe. Il contemple ainsi la rage qui émane d’elle durant près de deux minutes, avant de se redresser pour dire quelque chose. « Eh bien, moi qui pensais que tu m'attendrais pour ouvrir la bouteille... Il me semble que je me sois trompé. » dit-il d'une voix calme, en profitant pour souligner l'état d'ébriété de la jeune femme. Il ne se se rappelle pas avoir déjà vu Avalon dans un tel état. Un enfant à laquelle la vie n'a pas fait de cadeau. Une bâtarde qui a échappé de justesse à la pureté de sang, mais pas aux idéologies qui l'accompagnent. Elle a toujours fait de sa différence une force, mais à présent, elle ne semble être qu'une épave échouée au fond d'un vieux fauteuil qui semble l'engloutir. « Tu sais, je ne compte pas te dépouiller de tes meubles de cuisine. À vrai dire, je ne te prends rien du tout. » Abraham s'empare de la bouteille whisky pur feu, dont un fond presque transparent d'alcool ambré, tapisse le fond. Il prend le temps de l'observer, le tourne dans tous les sens en regardant le cul de la bouteille. A-t-elle vraiment tout ingurgité en attendant son arrivée ? Le trentenaire laisse échapper un soupir alors qu'il repose la bouteille sur le sol, non loin de lui, mais suffisamment loin pour qu'Avalon ne puisse pas s'en saisir. « J'aurais pu demander à n'importe qui de me rendre ce service en échange de quelques gallions. Tu n'imagines même pas le nombre de personnes qui seraient prêtes à vendre leur âme pour une poignée d'or. » Il déglutit, passe sa langue sur ses lèvres gercées par le froid, avant de reprendre. « Mais il était plus logique de te demander à toi. Parce qu'au fond, nous menons le même combat. » Il sait qu'il ne s'agit pas de la vérité absolue. Après tout, elle s'est fait apposer la marque des ténèbres sur son avant-bras alors que pour lui, celle-ci ne se matérialisera qu'au moment d'observer son épouvantard. Une créature dont la forme terrifiante, avait fait frémir d'effroi ses amis à l'époque de Poudlard. Des amis qui, suivant la cadence, se l'étaient fait apposée à leur tour. Une façon de vendre leur âme au diable, sans nul doute. Mais ces gens-là étaient déjà complètement pourris de l'intérieur. « Tu as tué ton père. Je veux tuer tout ce qu'il représente. Comment peux-tu porter la marque après tout ce qu'ils t'ont fait ? Ils t'ont humiliée à Poudlard, il t'a rendue bâtarde. Il te traitait comme une moins que rien et tu as épousé son idéologie. Cela ne te fait donc rien ? » Ses mots sont durs mais son visage reste impassible, sa voix, posée et mesurée. Il pince les lèvres, dévisage la jeune femme face à lui. Il ne parvient pas à reconnaître dans ses traits la jeune femme pétillante qu'il a un jour connu. Et il refuse de se sentir responsable s cette métamorphose. Abraham n'a pas été l'investigateur de cette mascarade. Elle est la première à avoir joué carte sur table, à avoir vidé son sac. Il n'avait fait que la suivre et chacun des deux avait un intérêt à défendre. L'amitié n'existe plus réellement en temps de guerre, on peut même dire qu'il s'agit-là d’un lointain souvenir.
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