AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 (eksel), but all i see is you and me.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
MEMBER ❖ mischief managed
≡ ton pseudo : MARY-W. +marie.
≡ hiboux envoyés : 1154
≡ date d'arrivée : 30/03/2014
≡ tes points : 385 points.
≡ ta disponibilité rp : 1/3 pris.
≡ ton avatar : eliza taylor.
≡ tes crédits : @electric bird (avatar), tumblr (gifs).

≡ âge du perso : dix-neuf ans.
≡ amoureusement : célibataire, aux dernières nouvelles, elle échappe au mariage forcé.
≡ son emploi : elle était encore vaguement assistante au département des jeux et sports magiques au ministère de la magie. avant de devenir une fugitive.
≡ statut de sang : sang-pur, famille récemment tombée en disgrace à cause de son oncle.
≡ sa maison : ancienne serpentarde, ambitieuse et déterminée, ça lui ressemble bien.
≡ sa baguette : bois de cornouiller, plume de phénix, spécialité en sortilèges, une baguette très capricieuse qui n'en fait parfois qu'à sa tête.
MessageSujet: (eksel), but all i see is you and me.   Ven 1 Jan - 17:26


WE CARRY ON, THROUGH THE STORM.
tired soldiers in this war.
tell me everything that happened, tell me everything you saw. they had lights inside their eyes. did you see the closing window? did you hear the slamming door? they moved forward, my heart died. i could say it, but you won't believe me. you say you do, but you don't deceive me. it's hard to know they're out there. dead hearts are everywhere. w/liadan rowle & eksel diggory.


C’était juste un bout de bois, à peine plus long que douze centimètres, fin au point d’en être cassable d’un seul doigt – lentement mais sûrement, il se désagrégeait sous les doigts de la jeune femme. C’n’était qu’un bout de bois, mais ça donnait presque le sentiment à la blonde qu’il s’agissait là de la seule part de liberté qu’elle pouvait arracher à l’instant. Et se concentrer sur celui-ci, était préférable à tout ce qui l’entourait – particulièrement son unique compagnie, depuis des jours déjà. Pendant combien de temps allaient-ils devoir subir cette situation ? Sa bonne volonté, aussi mince était-elle lorsqu’il était question de gens comme lui, avait été épuisée depuis des jours déjà – et rarement avait-elle ouvert la bouche pour adresser quelque mot que ce soit à son interlocuteur ; heureusement pour elle, Liadan était une créature têtue et tenace, qui n’se détournait que rarement de ses volontés premières : elle s’était toujours fiée à ses tripes, parfois à quelques grains de son cerveau pour analyser une situation. Elle en avait d’ores et déjà fait le tour, dans tous les sens possibles et imaginables : l’homme qui l’accompagnait n’était certainement pas le candidat idéal pour s’attirer sa sympathie, ou quelque clémence que ce soit. Non, désormais, tout ce que la sorcière attendait, c’était qu’il baisse sa garde afin qu’elle puisse lui filer entre les doigts. Sorcière – elle n’se l’était rarement aussi peu sentie, que depuis qu’elle avait été dépossédée de son bien le plus précieux : maintenant qu’elle n’était plus qu’une vulgaire fugitive à la famille tombée en disgrâce et ayant clairement déclaré sa haine pour le système de Lord Voldemort, sa baguette magique était sa seule richesse. Avait été, puisque celle-ci n’était désormais plus en sa possession, mais quelque part sous la veste de son compagnon de voyage tout sauf désiré. Ce bout de bois n’était donc que ça, qu’un bout de bois qui ne lui servirait à rien, n’lui sauverait pas la vie si elle devait l’agiter en direction du rafleur qui l’accompagnait : ce n’serait pas l’envie qui lui en manquerait. Elle qui avait toujours été plus maligne que ça, elle qui avait toujours eu plus d’instinct que cela, voilà qu’elle se retrouvait à simplement vouloir se faufiler dans le dos du sorcier à ses côtés pour l’assommer et s’enfuir sans se retourner. Sans se retourner – oui, et n’jamais plus y penser. C’n’était pas comme s’ils se liaient d’une quelconque façon, à faire l’un avec l’autre, la blonde crachant haine et vilénie à chaque fois qu’elle ouvrait la bouche : après tout, le fameux Eksel en avait après Nymeria, pour des raisons qui demeuraient inconnues à la blonde –  entre sa meilleure amie et le premier veracrasse qui cherchait à s’en prendre à elle, le choix était définitivement vite fait. Et s’il fallait qu’elle en arrive , qu’elle en arrive à faire pleuvoir les sortilèges dans tous les sens et le laisse pour mort au beau milieu de cette forêt, elle le ferait. Une conviction qui ne cessait de croître en elle à mesure qu’elle façonnait celle-ci, construisait des plans divers et variés dans sa tête – sans pour autant les concrétiser.

Pour l’heure, tout c’qu’elle faisait, c’était gagner du temps, voyager ici et là, découvrir du pays – un brin de rébellion rusée brillant au fond de ses prunelles à chaque fois que le jeune homme parlait pour montrer à quel point il était lassé de ces petits jeux. Elle recommençait irrémédiablement, redoublant chaque fois de plus de créativité : et pourtant, c’n’était pas comme si Nymeria ou elle, avaient déjà foutu les pieds dans le fin fond de la campagne irlandaise. Dommage aurait-elle alors dit, l’humour sarcastique baignant sa voix, c’était un joli paysage : glacé en ces temps-ci, où un brouillard constant limitait leur champ de vision – peut-être était-ce là le décor parfait pour tenter de s’échapper. L’idée ne quittait jamais son esprit ; elle n’pouvait pas y renoncer, relâcher son attention plus d’une fraction de seconde, ou se détourner de cette promesse. La promesse sacrée qu’elle n’avait déjà que trop bafouée : depuis combien de jours agissait-elle de la sorte ? Depuis combien de temps avait-elle laissé Nymeria seule sans savoir où elle était, ni ce qui lui était arrivé ? Combien de semaines s’étaient-elles écoulées depuis qu’elle avait laissé Londres derrière elle, tout ce qu’il y avait là-bas, pour retrouver la seule personne qui comptait au milieu du chaos ? Les Rowle étaient trop occupés à tenter de retrouver leur honneur aux yeux du Mage Noir pour se préoccuper de la – trop – jeune Liadan qui avait disparu du jour au lendemain : au contraire, la blonde avait déjà le sentiment d’avoir échappé à un mariage arrangé qui n’aurait su tarder, et n’aurait fait que plomber plus encore son existence. La prescience de son nom de famille sur toute sa vie, elle l’avait toujours sentie – quotidiennement, à chaque fois que quelqu’un avait posé une œillade sur elle. Rowle, le nom maudit pour certains, le nom acclamé pour d’autres – et tous les individus portant ce patronyme que tout le monde avait toujours mis dans le même panier. Celui des extrémistes en soif de pouvoir, ceux qui étaient fiers d’avoir un jour eu ce nom apparenté au Seigneur des Ténèbres. Liadan avait été différente – et Nymeria avait été différente de tous les autres également : elle était sortie du lot, elle avait quitté la masse sans se retourner, pour venir sortir la jeune Serpentard d’un cercle vicieux qui avait promis de se retourner contre elle, dès le jour de sa naissance. Le nom Rowle, probablement pas le plus lourd patronyme à porter – mais tout un lot de responsabilités qu’on n’avait eu de cesse de lui rappeler d’aussi loin qu’elle s’en souvienne. Et alors que la fierté des siens tombait en lambeaux, qu’il fallait tout tenter pour laver la famille et le sang de la honte amenée par son oncle, Liadan aurait sûrement fini en ligne de mire d’un projet quelconque.

Aurait-on tenté de la pousser dans les rangs des Mangemorts ? Aurait-elle fini comme son compagnon de route et d’infortune ? Plutôt se laisser mourir au beau milieu des bosquets de cette forêt – une conviction qui ne la quittait jamais, et une loyauté qui n’allait désormais que dans une seule et unique direction. Elle n’savait vers où, cela dit. Depuis le temps, Nymeria avait déjà dû quitter leur ville de rendez-vous, et les deux jeunes femmes étaient aujourd’hui séparées par un océan de silence qui menaçait de les submerger : et si elles ne se revoyaient plus jamais ? Et si à cause du dénommé Eksel, elles s’étaient perdues pour toujours ? Et si… et si ? Et si Nymeria venait à tomber entre les mains des Mangemorts et à mourir sans qu’elle ne fasse quoique ce soit, car trop occupée à balader un abruti de rafleur à travers les forêts et campagnes ? L’abattement la rattrapa enfin, sûrement ; plus sûrement qu’jamais – à force de courir ici et là à travers la campagne, elle en oublierait presque la réalité, la guerre qui se jouait là-bas, si loin. Trop loin d’elle, coincée dans une situation désespérée. Combien de temps encore les choses pouvaient-elles continuer de la sorte ? Sans crier gare, comme ça, la Rowle se stoppa dans sa marche, ses yeux clairs analysant tout ce qui l’entourait. Ils n’étaient sûrement pas au meilleur endroit possible et imaginable, plongés dans l’oubli, totalement coupés du monde – mais si elle parvenait à mettre sa main sur sa baguette, elle pourrait transplaner librement, là où elle le désirait. Entre ses sourcils, sur son front, vinrent glisser des plis d’inquiétude et de concentration, alors qu’elle ouvrait enfin la bouche après ce qui lui semblait être des heures de silence : « Il va bientôt faire nuit. On devrait s’arrêter. » il n’était pourtant sûrement pas bien tard, mais ils étaient tant au Nord que le soleil haut et lointain dans le ciel se couchait bien vite : tout cela combiné à l’épaisseur des arbres et le brouillard qui les avait avalés, ils n’étaient définitivement pas dans les meilleures conditions pour retrouver quelqu’un – heureusement, dans tout ça, Nymeria était probablement à des milliers de kilomètres de la destination où ils se trouvaient. C’n’était que maintenant, désemparée et piégée, que Liadan espérait que la Barnes se soit même volatilisée, en France ou n’importe où, où personne n’pourrait l’atteindre ou la blesser. « Enfin… si tu juges que j’ai raison. J’veux dire, c’est toi l’chef évidemment. » et c’était dit avec tellement de sarcasme qu’il aurait été bien abruti de croire qu’elle pensait ce qu’elle venait de dire. C’était au moins une chose qu’elle avait apprise sur son vis-à-vis : il n’était pas un crétin, et avait déjà pleinement pu prendre conscience de l’ardeur avec laquelle elle le haïssait. Un sentiment réciproque, sûrement ; ils n’étaient pas là pour s’entendre ou pour copiner – il n’manquerait plus que ça – et aucun des deux n’faisait le moindre effort pour combattre les statistiques.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBER ❖ mischief managed
≡ ton pseudo : .YESTERDAY (anais)
≡ hiboux envoyés : 58
≡ date d'arrivée : 22/12/2015
≡ tes points : 0 points.
≡ ta disponibilité rp : 2/2 de libres.
≡ ton avatar : Bob seksy Morley
≡ tes crédits : atomic squirrel +avatar & tumblr +gifs

≡ âge du perso : 24 ans.
≡ amoureusement : Fiancé bien malgré lui, histoire de sauver la face.
≡ son emploi : Rafleur, plus pour retrouver un semblant d'amour paternel que par réelle conviction.
≡ statut de sang : Il a longtemps cru être un sang pur, héritier des Nott. La réalité est tout autre malheureusement.
≡ sa maison : Serpentard, bien que le choixpeau ait mis longtemps à l'y intégrer. Il n'avait jamais compris pourquoi jusqu'à l'année passée.
≡ niveau d'études : Il a terminé son cursus avec six BUSES et cinq ASPICS.
≡ sa baguette : Bois d'érable, contient une plume de phénix, 23 cm, excellente en sortilèges de défense.
≡ son patronus : Il n'a jamais su en produire un seul.
MessageSujet: Re: (eksel), but all i see is you and me.   Mar 2 Fév - 23:42


We can't allow our hearts to be louder than our reason
I'm coming up only to hold you under and coming up only to show you're wrong. And to know you is hard; we wonder...To know you all wrong; we warn. Really too late to call, so we wait for morning to wake you is all we got. To know me as hardly golden is to know me all wrong, they warn. At every occasion I'll be ready for the funeral! I'm coming up only to show you're down for and coming up only to show you're wrong. To the outside, the dead leaves lay on the lawn, for they don't have trees to hang upon. ft. Liadan Rowle & Eksel Diggory.
---------------- ----------------

Être rafleur n’avait jamais été pour le jeune homme un métier de tout repos, ni un choix de carrière réellement désiré. Eksel n’avait jamais aimé battre la campagne à la recherche de fugitifs, ni de se faire insulter à tous bouts de champs une fois ceux-ci retrouvés. Une vie précaire, peu de reconnaissance, aucun confort. Non, le sorcier n’aimait définitivement pas son travail, l’ayant simplement endossé parce qu’on le lui avait conseillé- ou plutôt ordonné. Or, aujourd’hui encore et quand bien même tout ce qui s’était passé entre eux, Eksel se voyait incapable de désobéir à un ordre direct de son père adoptif, Ceallach Nott. Aussi avait-il fini par accepter son sort et par s’accommoder de ce travail peu reluisant, malgré sa répugnance pour celui-ci. Il avait fini par se faire une raison, prenant parfois même fierté dans ses prouesses, tentant par tous les moyens de s’attirer les bonnes grâces de cet homme qui avait toujours régit sa vie d’une façon ou d’une autre. Donc non, Eksel n’aimait pas son travail. Mais jamais encore la tâche ne lui avait parue aussi ingrate qu’en cet instant. Et alors qu’il lançait un regard de biais à la blonde qui l’accompagnait, le jeune homme se fit la réflexion qu’il aurait bien besoin d’un verre en ce moment ; ne serait-ce que pour éloigner le froid ambiant de l’Ireland profonde qui semblait s’insinuer jusque dans ses os- le laissant avec la permanente sensation de geler sur place, malgré ses sorts de protection. Sensation aggravée par le silence pesant et épais qui régnait entre lui et la sorcière depuis maintenant quelques jours déjà. Cette fille au regard farouche et aux très rares paroles acides et bien senties. Cette fille qu’il avait ramassée- capturée- quelques jours plus tôt, alors qu’il l’avait surprise à le suivre. Cette fille qui aurait pu lui être utile si elle s’était montrée un peu moins résiliente. Liadan Rowle. Le monde des sorciers de sang pur étant assez fermé et élitiste, il l’avait tout de suite reconnue des bien trop nombreuses soirées auxquelles il avait pu assister, bien entendu, mais ne s’était pas gêné pour en faire son otage pour autant. La famille Rowle étant présentement en disgrâce, Eksel se savait ne pas risquer grand chose à faire la route avec l’une d’entre-eux. Une qui ne leur manquerait, par ailleurs, probablement pas, étant donné qu’elle était à la recherche de son amie sang de bourbe. Cette Marlene Barnes qu’il lui fallait absolument retrouver. La sorcière aux informations dangereuses dont la famille Nott tenait absolument à se débarasser. Pour le sorcier, le nom de Barnes n’était pourtant au final que ça : un nom rédigé à la va vite sur un bout de parchemin. Mot rattaché à aucune connotation particulière, à aucun visage spécifique. Il aurait tout aussi bien pu courir après une chimère que ça ne lui aurait pas paru bien différent. Aussi, l’arrivée impromptue de la jeune Rowle dans sa vie lui avait semblé assez opportune étant donné le lien qui la liait vraisembablement à celle qu’il recherchait.

Malheureusement pour lui, et bien qu’il s’en fut douté à l’avance, la blonde ne faisait que le mener en bateau, le trainant vers des lieux qui n’avaient visiblement aucune chance d’abriter la jeune Barnes. Redoublant chaque fois un peu plus d’imagination, Liadan se contentait de lui lancer des oeillades moqueuses à chaque nouvelle déconvenue. Mais ne sachant quoi faire d’autre en attendant de meilleures informations de la part de sa famille ou de ses contacts, le jeune homme se contentait de patienter et de rester à l’affût du moment où elle ferait une erreur- aussi minime fut-elle. Par ailleurs, Eksel était persuadé de ne pas être le seul à guetter le moindre faux pas chez l’autre. Sa compagne d’infortune aussi semblait l’observer, prête à sauter sur la moindre occasion pour s’enfuir. Ainsi jouaient-ils un jeu dangereux, avançant presque sur le fil d’un rasoir, se regardant la plupart du temps en chiens de faïence. Ils n’échangeaient pas plus de mots que nécessaire et n’interagissaient pas beaucoup, du reste- se contentant de s’envoyer valser par quelques répliques acerbes de temps à autres. Quand il y pensait, Eksel se rendait compte que ses relations avec le sexe opposé s’avéraient bien difficiles ces derniers temps entre Liadan et le fantôme de la Barnes. Mais, par bien des égards, ces deux type d’interactions ne lui semblaient pas si terribles lorsqu’il les comparait à ses interactions avec Missandei, sa fiancée. Aussi détestable son métier fut-il, Eksel préférait encore être ici en ce moment même à battre la campagne irlandaise avec une presqu’inconnue fière, têtue et passablement revêche que de passer plus de temps que nécessaire avec celle qui allait un jour être sa femme. Pas par choix, mais bien par obligation, Eksel s’était vu, une fois encore, contraint de respecter la volonté de son père adoptif. Estimant que de se marier à une sang-mêlée de bonne famille allait racheter la tare de naissance d’Eksel, Ceallach avait arrangé la chose d’une main de maître, négociant un contrat de mariage avantageux pour la famille. Quitte à s’encanailler avec des sangs mêlés, autant bien faire la chose et choisir une famille digne de ce nom- à savoir une des rares se trouvant dans les bonnes grâces du seigneur des ténèbres… Si aucun des deux jeunes fiancés n’avait été enchanté à la nouvelle de leur famille complotant, le sorcier avait tenté de se montrer un minimum aimable envers Missandei… Tout cela pour se faire traiter avec moins de respect que celui que l’on réserve aux elfes de maisons en temps normal. Rapidement lassé du comportement de la jeune femme, Eksel avait alors commencé à la fuir, se plongeant un peu plus dans son métier, ne trouvant que très peu le temps pour rentrer chez lui ou faire ne serait-ce qu’une apparition pour organiser cette vaste mascarade que l’on osait appeler mariage. De toute façon, ce n’était pas comme si on attendait vraiment son avis et l’organisation de la cérémonie était très certainement entamée sans lui.

Pour l’heure, Eksel avait de toute façon d’autres chats à fouetter, à marcher au fin fond d’une épaisse forêt irlandaise. « Il va bientôt faire nuit. On devrait s’arrêter. » Elle venait de se stopper net, le forçant par la même occasion à faire un retour en arrière de quelques pas. L’inquiétude marqua les traits de la sorcière quelques secondes, alors qu’elle observait le décor environnant, avant de laisser une moue exaspérée apparaître sur son visage. « Enfin… si tu juges que j’ai raison. J’veux dire, c’est toi l’chef évidemment. » Tenté de répliquer au sarcasme transpirant de la jeune femme, le sorcier se fit pourtant violence. Après tout, un simple regard aux environs lui confirmait qu’elle avait sans aucun doute raison : la nuit aurait tôt fait de tomber et les chapes de brouillard épais les entourant n’avait rien de rassurant. « Campons ici, dans ce cas. » Et sans attendre aucune réponse autre que le reniflement auquel il eut droit, Eksel s’affaira à les entourer des sorts de protection qu’il jugeait nécessaires. Après tout, par les temps qui courraient en ce moment, on était jamais trop prudent- peu importait le camp dans lequel l’on se trouvait. Une fois les sorts terminés, de quelques coups de sa baguette magique, le sorcier s’occupa du feu et de leur tente- rien de bien grandiose, mais suffisante pour les longues nuits d’hiver de ce mois de janvier. Il sortit pour finir une boîte contenant du ragoût acheté sur le chemin de traverse avant son départ et se mit à le faire réchauffer à la chaleur du feu de camp. La nourriture eut tôt fait d’être à la bonne température, les entourant Liadan et lui d’une bonne odeur. Eksel répartit alors, le repas en deux portions égales et se leva pour en tendre une à la sorcière lui faisant face- celle-ci  s’étant installée le plus loin possible de lui. « Tiens, mange. Ca te fera du bien. » Certes, il la gardait prisonnière, mais n’était pas un montre pour la cause. Or, la nourrir lui semblait être la moindre des choses ; d’autant plus que, morte de faim, la Rowle ne lui servait plus à grand chose… Face au regard soupçonneux que son interlocutrice silencieuse lui lança, il ne put empêcher un soupir de franchir la barrière de ses lèvres.  « Comme les repas précédents, celui-ci ne contient ni veritaserum, ni poison… Mais ne mange pas si ça peut te faire plaisir… Par merlin! » Sur ce dernier juron, Eksel regagna sa place, rangea sa baguette à l’abris des regards indiscrets et n’attendit pas son « invitée » pour se mettre à manger.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

(eksel), but all i see is you and me.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
PRIOR INCANTATO :: 
ON THE WORLD
 :: Ireland
-
Sauter vers: