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 (drago et sara) ☆ pain makes me stronger.

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MessageSujet: (drago et sara) ☆ pain makes me stronger.   Ven 31 Oct - 22:31


il me semble parfois que mon sang coule à flots,
ainsi qu'une fontaine aux rythmiques sanglots.
je l'entends bien qui coule avec un long murmure,
mais je me tâte en vain pour trouver la blessure.
✰✰✰


Elle avait envie de pleurer. Non, en réalité, elle avait envie de hurler, de crier, de casser quelque chose. Rares étaient devenues les fois où Sara ne réussissait plus à garder son sang-froid, tant la situation était dure à affronter. Rangeant soigneusement les affaires de son père dans l'armoire, Sara était silencieuse, même si au fond, elle bouillonnait. Sa figure était rouge d'énervement, sa voix plus aiguë qu'habituellement. Elle était nerveuse et son attitude la trahissait ; elle aurait voulu être n'importe où, sauf là. N'importe où. Rendre visite à son père, à l'hôpital psychiatrique de Ste Mangouste, était cependant quelque chose que Sara déclarait comme nécessaire. C'était la moindre des choses que de lui rappeler qu'il avait une fille, et que celle-ci était encore en vie, pour le moment. Pourtant, Thorfinn Rowle n'était pas atteint d'une de ces maladies moldues qui faisaient perdre la mémoire, comme paralysant l'esprit. Il avait simplement failli à une mission qu'à l'époque, Lord Voldemort lui avait confié. Et on l'avait torturé, dans le plus grand des mystères, pour cela. Il ne parlait jamais de ces sombres mois qui avaient suivi à son enlèvement sauvage et brutal. D'ailleurs, il ne parlait pas beaucoup, depuis son internement. Parfois, il demandait à Sara si elle obtenait des bonnes notes à l'école, comme s'il ne s'agissait là que de sa seule préoccupation. Alors, gentiment, Sara rappelait à son père de cette voix tendre que peu de personnes lui connaissaient qu'elle avait quitté Poudlard depuis un an déjà. Il se contentait de hocher la tête, las, fatigué de tout ce qui l'entourait, de tout ce qu'elle pouvait dire. Et Sara, nostalgique, mélancolique, retenait ses larmes à nouveau. Thorfinn ne semblait pas se souvenir de sa femme, non plus, qui avait sûrement dû être aspirée par ce trou noir qui s'était formé dans son esprit. Lorsqu'elle venait, il la prenait pour une infirmière, et désormais, tout le monde s'en accoutumait, même Sara. De tout façon, elle n'échangeait plus grands mots avec sa mère. Les deux femmes Rowle n'entretenaient plus ces relations complices et intimes qu'elles avaient connu autrefois. Sara ne s'intéressait plus beaucoup à sa mère, qui ne lui inspirait que dégout et trahison, depuis qu'elle avait appris que celle-ci avait trompé son mari avec son propre beau-frère. Et si Sara avait su pardonner à son oncle, jamais elle n'était revenue sur le sujet avec sa mère. Tant mieux, tant pi. Une figure maternelle lui manquait un peu, dans sa vie. Mais il était sûrement trop tard, maintenant, et elle se contentait de ressasser le passé avec envie en regardant dans les yeux de son père pour ne rien y lire, puisqu'ils étaient constamment vides. Comme si on lui avait retiré son âme. Parfois, il devenait violent, même s'il n'avait jamais frappé Sara. Secoué par son inquiétante folie, il criait et tentait de s'échapper de son fauteuil roulant qui le retenait prisonnier, à cause d'un problème à la jambe qui lui était parvenu lors de ces terribles séances de torture acharnées, et qui lui avaient retiré à jamais la capacité de se tenir debout. Il tombait, glissait, rampait à l'aide de ces deux bâtons qu'étaient devenus ses bras, à peine plus épais que des canettes de sodas. Tout le monde prenait, et même Sara, un peu. Elle était triste de le voir dans un si piteux état. Et puis, elle était en colère, contre ses cruels bourreaux. Elle s'était promis de leur faire payer le malheur qu'ils avaient semé, dans son cœur et dans l'esprit de son père.

Elle était ressortie de l'hôpital les yeux humides et les joues rougies par la gêne. Aujourd'hui, Drago Malefoy, son ami, avait souhaité l'accompagner pour la supporter. Malheureusement pour lui, l'entrevue avec son père s'était mal passée, et pas exactement comme ils l'espéraient. Alors soudainement pris dans un élan de folie meurtrière, à l'instant même où son regard avait croisé celui de l'héritier Malefoy, ses pupilles semblaient s'être animées d'une vivacité sauvage qui l'avait fait levé le bras, et crier à s'en exploser les poumons, surprenant tout le monde autour de lui. Il avait imploré le pardon, maudit le garçon pour qu'il finisse en enfer et, choquée de ces menaces injustifiées, Sara avait gentiment congédié Drago, s'excusant profondément auprès de lui, mais lui assurant qu'il valait peut-être mieux qu'il s'écarte le temps de la visite, s'ils voulaient que ce pauvre et vieux Thorfinn se calme un moment. Honteuse, elle avait rentré le fauteuil de son père dans sa chambre et alors, ce fut comme si rien ne s'était passé, et la demi-heure qui suivie fut d'un calme déconcertant qui gênait Sara même si après tout, il ne s'agissait que de son père. Et, fatiguée des humeurs de monsieur, et de ce silence étouffant, elle décida quelques minutes plus tard, après avoir fait un peu de ménage, de quitter la chambre qui abritait son père pour rejoindre Drago dans le couloir. Redressant le regard, elle lui adressa un léger sourire navré et ensemble, ils retournèrent dans le hall de l'hôpital, d'où ils transplanèrent jusqu'à la propriété des Rowle, après que Sara ait invité Drago à passer le déjeuner en sa compagnie, de cette voix polie et respectueuse que son oncle tenait à ce qu'elle adopte quotidiennement.

Sara ne se souvenait plus vraiment à quand remontait sa rencontre avec Drago. Quelques mois tout au plus. S'il n'était âgé que de seulement une année de plus qu'elle, à Poudlard, les deux jeunes gens n'avaient jamais réellement fait attention l'un à l'autre. Pour elle, Drago n'était qu'un rejeton d'une lignée noble, et on ne pouvait trouver plus prétentieux dans tout le château. Pour lui, Sara n'était qu'une rebelle à la figure angélique, une traître à son sang qui pensait pouvoir jouer aux justicières. Et, le Nouveau Régime les avait réuni, quelques semaines après la décisive bataille de Poudlard. Rejoignant son oncle, Sara avait choisi un côté plus obscur que celui qu'elle avait tant défendu pendant de nombreuses années, et désormais habituée des réceptions presque mondaines réunissant ces familles où la pureté du sang n'était pas un point discutable dans leur arbre généalogique qu'ils chérissaient tant, elle avait été amenée à faire de nouvelles rencontres, bien différentes des fréquentations qu'elle avait eu durant ses années Poudlard. Ce n'était ni la même mentalité ni les mêmes idées, et si Sara avait eu du mal à s'habituer à cette hypocrisie constante qui semblait faire partie intégrante de ces gens, elle avait fini par s'en accoutumer, et à vrai dire, elle n'avait pas vraiment le choix, poussée par son oncle tyrannique pour s'intégrer dans la société dominante actuelle. Alors, elle avait rencontré Drago, alors que ses parents invitaient à diner les Rowle, un soir d'été. Il avait été plutôt gentil, ce jour-là, et même intéressant. Ils avaient bien discuté, de magie, puis de choses un peu plus personnelles, au fil de la soirée. De jour en jour, ils étaient devenus de très bons amis, étant amenés à se croiser régulièrement. Passer du temps avec ce garçon qu'elle trouvait détestable quelques mois auparavant était devenu un réel plaisir pour cette Sara si différente de celle qu'elle avait été, plus hautaine, plus égoïste, plus impartiale. Ou du moins, tout le monde le pensait, et à force de le dire et de le répéter, elle avait elle-même été amenée à le penser, comme une affaire indiscutable, comme une obligation. C'était ainsi désormais, c'était sa réputation. Et Merlin savait à quel point l'importance de la réputation, dans cette nouvelle communauté sorcière qui se fondait sur une hiérarchie sociale déjà toute construire, était une chose cruciale. Alors, assise sur le perron du manoir, Sara se prit la tête entre ses mains. Que pouvait-elle faire de plus pour apporter un peu de bonheur dans le vie de son père ? L'idée de son éloignement lui déchirait le cœur. Certes, il y avait son oncle. Mais il n'avait ni l'âme d'un père ni celui d'un véritable soutien. Il était surtout là pour l'aider à ne pas tomber, disons, à ne pas faire d'erreurs. James, son cousin, endossait le rôle de confident, tandis que Drago prenait celui du bon copain. Des amis. Sara ne savait plus vraiment si elle en avait, des amis, dans ce monde défaillant. Elle releva le regard. Un étrange silence s'était installé entre elle et le blond au regard grisé. Elle soupira, soudain fatiguée de ce malheur que reflétait son esprit. « Je suis vraiment désolée, pour ce qu'il s'est passé à Ste Mangouste... » Ce n'était qu'un souffle qui se perdit dans l'air frais de Mars. Il y avait cette neige, à leurs pieds, aussi, qui montait presque jusqu'aux genoux. Pourtant, Sara ne voulait pas rentrer, et même s'il faisait froid, et même si elle tremblait, elle voulait observer la forêt qui entourait le manoir, elle voulait pouvoir humer la fraicheur encore quelques instants, librement, parce que c'était ainsi qu'elle se sentait vivre. « Mon père n'a plus toute sa tête, après ce qu'il s'est passé, et je ne sais pas comment faire pour... Non, c'est impossible de toute façon. Il ne retrouvera jamais sa raison. » Elle semblait parler toute seule, et pourtant, ses paroles étaient destinées à son ami, qui écrasait la neige de ses pas gênés. Elle releva le regard, alors gênée de ne parler que d'elle, et même si elle avait ce chagrin au fond de son cœur, elle reprit la parole de sa voix monotone, comme abîmée par les années, bien qu'elle n'eut pas encore connu bien des épreuves plus compliquées. « Nous ferions mieux de rentrer. » Déclara-t-elle en s’apercevant que le froid commençait doucement à lui geler les lèvres. Son oncle n'était pas encore rentré de sa réunion, et James ne semblait pas encore de retour non plus. Sara se dirigea vers le cuisine, et fit volte-face lorsqu'elle s'y trouva. « Tu veux boire quelques chose ? J'ai de la Bièraubeurre, du café, du thé, ou bien du chocolat chaud, si tu veux. » Demanda-t-elle après s'être rendue compte qu'il était encore un peu tôt pour préparer le déjeuner, et qu'il valait mieux attendre son oncle et son cousin, qui l'avaient prévenue qu'ils ne rentreraient sûrement pas tard. Elle adressa un mince sourire à Drago, attendant sa réponse.
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