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 (sara, rp rapide) run with the devil.

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MessageSujet: (sara, rp rapide) run with the devil.    Jeu 30 Oct - 10:57

C'était ce vague sentiment d'urgence qui m'avait amenée jusqu'ici. C'était un sentiment que je n'étais pas parvenue à occulter totalement, il y avait toujours ce reliquat d'angoisse qui me nouait les tripes et qui faisait que je ne pouvais pas demeurer l'esprit tranquille. Je me trouvais dans cette forêt qui jouxtait un manoir appartenant à une famille apparemment riche. Je ne devrais pas me trouver ici, dans la mesure où il s'agissait purement et simplement d'une violation de propriété privée et si jamais je me faisais prendre autant dire que j'étais dans la merde. Pourtant, mon angoisse avait fini par prendre le pas sur le peu de bon sens qui me restait et, faisant fi de toute prudence, je m'étais précipitée ici dès que possible. Avec l'énergie du désespoir, parfois découragée par l'idée que j'arrivais peut-être trop tard, j'enjambais les branches couchées au sol et les racines, prenant garde de ne pas m'y prendre les pieds. Je manquais de trébucher plusieurs fois, je m'étais écorchée les mollets sur les ronces et des brindilles s'étaient fichées dans mes cheveux. Je n'étais guère plus présentable qu'un épouvantail. Comment allait réagir l'étrangère lorsqu'elle me verrait ? Avec mon expression paniquée et mon regard empreint de démence elle allait très certainement me prendre pour une échappée de l'asile. Qu'on se le dise, je n'avais jamais eu l'esprit aussi alerte qu'en cet instant. Je savais exactement où je devais aller et qui je devais trouver, l'image de cette personne étant bien ancrée dans mon esprit. Je serrais au creux de mon poing ce morceau de parchemin où j'avais noté le nom et l'adresse de cette fille. Désormais ce n'était plus qu'une boulette de papier détrempée par mes mains trop moites malgré le froid de cet hiver qui s'éternisait. Je n'avais pas pour habitude de réagir de façon complètement irrationnelle, j'étais au contraire posée et réfléchie, pas du genre à agir sur un coup de tête. Partant de là j'avais du mal à réaliser que je me trouvais ici à cause d'une vision, ce qui n'avait rien de rationnel. Bon, d'accord, il s'agissait de plusieurs visions successives. Y aurais-je prêté autant de crédit si cette vision avait été isolée ? Rien n'était moins sûr. Au bout d'un moment j'avais dû admettre qu'on cherchait peut être à m'envoyer un message. J'avais fini par me convaincre qu'il s'agissait probablement d'une clé pour déchiffrer mon passé encore nébuleux. Si je m'en rappelais maintenant c'était bien pour une raison.

Plus les minutes passaient, plus je m'enfonçais dans cette forêt domaniale et moins j'étais convaincue que les réponses à mes questions se trouveraient ici. Qu'est-ce que j'aurais été foutre dans une forêt, franchement ? Quel souvenir avait été suffisamment intense pour transpercer le voile opaque qui enveloppait mon esprit depuis un certain temps déjà ? Rien ne me paraissait familier dans cet endroit. Il n'y avait que des arbres, à perte de vue. Et toute cette neige, bon sang, en Mars c'était loin d'être banal. Mes semelles crissaient sur le manteau blanc qui avait réussi à se frayer un chemin entre les arbres nus, encore dépourvus de feuillage. Voilà que je commençais à grelotter. J'avais l'impression de tourner en rond, que j'étais perdue. À la différence près que ce n'était pas qu'une impression, j'étais vraiment paumée. Je jurai entre mes dents serrées. Rappelez-moi pourquoi j'étais là, déjà ? Ah oui. Cette fille. Elle avait besoin de moi, ou alors, c'était moi qui avais besoin d'elle, je ne savais plus trop. Pourtant, l'image de son visage ensanglanté restait bien présent dans mon esprit. « Eh, oh ! » lançai-je à la cantonade, en tout désespoir de cause. Je savais bien que c'était stupide, qu'on ne risquait pas de me répondre simplement parce qu'il n'y avait pas un chien par ici. J'étais la seule imbécile qui pataugeait dans la neige, à la recherche de je ne savais quoi qui puait l'entourloupe à plein nez. Qui plus est, l'endroit était anormalement calme et silencieux, comme si ça allait me rassurer tout ça. Ça m'avait tout l'air d'être le calme avant la tempête et pour cause, j'entendis très bientôt des éclats de voix et des branches qui craquaient. Tout ceci conjugué faisait un boucan du diable et bientôt, deux personnes jaillirent des fourrés comme des fusées, comme s'ils avaient le diable aux trousses. « Mais c'est pas vrai. » pestais-je, de plus en plus agacée. « Qu'est-ce qui se passe ici ? » Et les craquements se rapprochaient. J'en déduisis alors que ces deux là n'étaient pas à l'origine de tout ce raffut, qu'ils étaient poursuivis par quelque chose...quelque chose qui était en train de se rapprocher. Sans réfléchir davantage, je m'élançai à mon tour à la suite des deux autres, bien déterminée à ne pas les perdre de vue. Bon sang de bonsoir. Dans quelle galère m'étais-je fourrée une fois encore ?
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MessageSujet: Re: (sara, rp rapide) run with the devil.    Ven 31 Oct - 9:15

L'étrange neige qui s'était abattue sur toute la compté n'avait pas arrêté Sara et James pour leurs balades quotidiennes dans la forêt qui longeait le manoir, et bien au contraire, même si cette couche de froid avait un aspect étrange et menaçant, les deux Rowle, ayant toujours appréciés l'hiver et toute cette atmosphère gelée, se réjouissaient de pouvoir courir, les pieds dans la neige jusqu'aux genoux, à s'en faire exploser les poumons. James était la personne qui comptait le plus aux yeux de Sara, désormais. Il était bien plus qu'un cousin, bien plus que son frère, bien plus qu'un meilleur ami ou bien un confident ; il était son équilibre, son soutien permanent. Il était toujours là pour lui remonter le moral lorsqu'elle doutait un peu trop, toujours là pour lui rappeler ses valeurs, ou plutôt, celles de son oncle, qu'elle avait dû adopté en s'installant chez lui. Parfois, elle pensait que c'était la moindre des choses, en échange de son hospitalité. D'autres fois, elle croyait vraiment à ces idées qui étaient pourtant si loin de celles que défendait l'ancienne Sara, celle qu'elle avait été, à Poudlard, qu'elle était peut-être encore un peu aujourd'hui. Rejoindre le Nouveau Régime et devenir cette jeune femme impartiale, froide et égoïste l'avait éloignée de ces amitiés qu'elle avait noué pendant ses sept années au château. Rearden, notamment, Eyron, ou même Tracey, et sa dernière rencontre avec la jeune fille d'un an son aînée s'était assez mal terminée : elles étaient dans de mauvais termes, et Sara ne pensait pas revoir Tracey d'un moment, et peut-être même jamais. Elle s'en voulait d'avoir, en quelque sorte, trahir ses proches. Ou du moins, elle s'en voulait de plus en plus. Comme si, depuis qu'elle avait revu son ancien meilleur ami pour ensuite le dénoncer à nouveau, en ce début d'année, elle se rendait compte à quel point il lui était cher. Comme si, maintenant qu'Eyron semblait avoir disparu de la surface de la terre, la vérité de l'attachement qu'elle portait à son potentiel fiancé et ami était importante. Comme si, désormais qu'elle était dans le camp opposé de celui qu'elle suivait auparavant, elle prenait du recul et voyait misérablement que sa place était belle et bien parmi eux. Mais désormais elle ne pouvait plus revenir en arrière. Elle ne pouvait plus abandonner James et tous ses conseils, ni son oncle et son affection tyrannique. Elle devait redorer l'image des Rowle, c'était son devoir et sa mission. Elle ne devait pas faillir à sa tâche, et pourtant, il semblait que sa vie n'était plus qu'accumulation de malheurs depuis qu'elle était une partisane de Voldemort. Revoir le sens de ses priorités, dans son esprit tourmenté, était une chose à faire de toute urgence, en ces temps difficiles où elle occupait une place confortable, elle devait certes l'avouer.

Elle avait déjà parlé de ces doutes à son cousin James. Il lui disait tout le temps qu'elle ne devait pas s'en vouloir d'avoir choisi le côté qui lui correspondait le mieux, qu'elle ne devait pas s'inquiéter pour ces personnes qui étaient rentrées dans son coeur et qui y étaient peut-être toujours un peu, car ils faisaient sûrement leur vie, ailleurs. Rearden semblait lui aussi avoir disparu. Peut-être était-il avec Eyron. Peut-être même était-il mort. Elle n'avait pas de réponses à ces questions troublantes qui, parfois, la rendaient nostalgique et irritée. Alors, ils marchaient dans la neige, parlant de tout, et de rien. James voulait réussir à détendre Sara, car il sentait sa cousine trop nerveuse, trop stressée, ces derniers temps. Il ne voulait pas la perdre également, et il savait très bien que des idées de rébellion traversaient l'esprit mélancolique de sa jeune cousine. Si leurs rapports n'étaient pas au beau fixe à Poudlard, désormais, elle représentait beaucoup pour lui et il ne pouvait envisager l'idée de sa fuite. Alors, il faisait tout pour la rallier de nouveau du côté du Nouveau Régime. Ou plutôt, il essayait de la convaincre qu'elle avait fait le bon choix en le rejoignant. Mais aujourd'hui, le sujet de conversation n'était pas à une cause si grave et importante. Pas de la même manière du moins. Soudain, une horrible acromentule se présenta à eux, et, pris dans un fou rire qui les empêchait même de parler ou crier, ils s'enfuirent à toute vitesse, semant bien rapidement la grosse bête à qui ils avaient lancé quelques sortilèges pour la ralentir, sans pour autant la tuer. Ils continuèrent ainsi quelques instants, firent une pause, reprirent leur folle course à travers les bois. Sara riait comme elle n'avait pas ri depuis bien longtemps, et malgré le potentiel danger que pouvait représenter cette géante araignée, ce rire nerveux et presque irréel lui faisait couler des larmes de gaieté sur ses joues et, impossible de contenir cet étrange signe d'amusement total, elle ne remarqua même pas la jeune fille qu'ils croisèrent et qui se mit à son tour à courir entre les arbres, comprenant qu'ils fuyaient très certainement une créature magique. Arrivés dans une clairière évidement recouverte de neige, ils s'arrêtèrent et enfin, Sara ne riait plus. Elle lança un regard complice à son cousin lorsque soudain, la mystérieuse jeune femme fit son apparition. Etonnée, Sara l'observa quelques instants, et d'un coup, la réalité la frappa brutalement. « Tracey ? » Risqua-t-elle à demander, complètement ébahie à l'idée que ce soit son ancienne amie, qu'elle n'avait pas revue depuis la bataille de Poudlard, et qu'elle ne s'attendait vraiment pas à revoir ici. « Qu'est-ce que tu fais ici ? » Son ton ne trahissait aucune émotion, tout simplement car elle était tant surprise que ses pensées n'étaient plus vraiment claires. Elle se souvenait de la déception qu'elle avait pu lire sur le visage de Tracey lorsque cette dernière avait compris que Sara rejoignait son oncle et ses semblables. Peut-être ne lui avait-elle jamais pardonné. Tracey paraissait déboussolée, et son regard comme animé par une folie effrayante que Sara ne lui connaissait pas. Peut-être que, comme elle, Tracey avait bien changé pendant cette dernière année. « Tu es seule ? Ces bois sont assez dangereux, il faut vraiment avoir l'habitude de venir par ici pour s'y risquer d'aussi bon matin. Et puis, tu dois être morte de froid... » Souffla-t-elle alors qu'elle ne savait pas vraiment quoi penser de son amie, ancienne amie, désormais ennemie, peut-être. Elle ne savait plus.
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MessageSujet: Re: (sara, rp rapide) run with the devil.    Sam 1 Nov - 9:42

J'aimerais comprendre. Je voulais savoir pourquoi j'étais en train de filer à toute vitesse entre les arbres, quel était le danger qui nous menaçait dans l'immédiat. Je débarquais au milieu de tout avec la désagréable sensation que la situation était en train d'échapper à mon contrôle. Quel genre de créature hantait donc ces bois pour qu'ils s'enfuient comme s'ils avaient le diable aux trousses ? Au pire, il ne pouvait s'agir que d'un loup, d'un ours ou d'un sanglier, pas vrai ? Encore que je ne savais pas si les ours étaient répandus dans le coin. Et plus les minutes passaient et plus je comprenais que je m'étais affolée pour rien, que les deux lascars devant moi ne semblaient pas inquiets outre mesure, bien au contraire. Ils avaient un sourire jusqu'aux oreilles, comme si en soi la situation était hilarante. Q...Quoi ? Personne n'avait l'air en danger, ils avaient tout au mieux les joues rosies par leur course folle et les cheveux légèrement défaits. S'ils étaient blessés, toutefois, rien dans leur attitude ne le laissait présager. Ces deux nigauds allaient parfaitement bien, en revanche, je n'étais absolument pas ravie. J'étais en nage malgré le froid, j'étais en train de cracher mes poumons et un méchant point de côté me poignardait le bide. Il fallait dire que je n'étais pas particulièrement sportive. Malgré cette course folle entre les arbres j'étais persuadée qu'il me restait suffisamment d'énergie pour les étrangler tous les deux. Cerise sur le gâteau, en m'apercevant ils semblèrent tombés de la lune. Visiblement ils ne s'attendaient vraiment pas à être dérangés dans leur petite escapade. Manque de bol, j'étais là et j'étais bien décidée à en découdre. On ne me mettait pas en rogne sans en subir les conséquences. « Tracey ? » Je criblai l'autre idiote d'un regard venimeux. Alors comme ça elle connaissait mon nom ? J'étais trop en colère pour seulement m'en émouvoir. Mes poings se crispèrent davantage, mes ongles mordant la chair délicate de mes paumes. Qui soit-elle, j'espérais vraiment pour elle qu'elle avait une bonne excuse pour son comportement irresponsable. Dire que je m'étais inquiétée. Force est de constater que je m'étais fait un sang d'encre pour rien, et toutes les recherches que j'avais entrepris pour la retrouver ne rimaient à rien du tout. Du gâchis. « Qu'est-ce que tu fais ici ? »  Ce que je faisais ici ? Avertir deux crétins d'un danger imminent qui visiblement n'était rien de plus qu'un jeu stupide entre deux adolescents qui l'étaient tout autant – abstraction faite que je faisais probablement partie des adolescents en question. J'étais partagée entre plusieurs émotions et j'avais du mal à faire du tri entre toutes. « Tu es seule ? Ces bois sont assez dangereux, il faut vraiment avoir l'habitude de venir par ici pour s'y risquer d'aussi bon matin. Et puis, tu dois être morte de froid... »  C'est l'hôpital qui se fout de la charité, vraiment. C'en était trop. Je n'étais pas là pour subir ne serait-ce qu'une once de reproches, ou tout du moins, quelque chose qui en rapprochait. Elle venait de faire quelque chose de particulièrement débile et c'était à moi qu'on recommandait d'être prudente ? On marchait sur la tête. Et comme je n'appréciais vraiment pas que l'on se moque de moi, j'explosai. « Ce que je fais ici ? » Je sentis une bouffée de chaleur m'envahir. Mes joues brûlaient, le sang battait à mes tempes et mon regard semblait lancer des éclairs. Les imprudents. Ils ne semblaient pas avoir idée de quel genre de tempête ils venaient de déclencher. Pas la moindre idée. « Je suis venue avertir deux idiots d'un danger imminent mais il semblerait qu'ils n'en aient pas besoin puisque quand je suis arrivée, ils étaient en train de jouer à cache-cache dans les bois. » Je n'étais pas certaine que c'était bien à cache-cache qu'ils jouaient car ils semblaient poursuivis par un truc. Peu importe, ce n'était pas le moment de finasser sur les mots. « Vous n'imaginez pas tout ce que j'ai dû faire pour vous retrouver et vous avertir à temps. Surtout toi, Sara. Vous avez une épée de Damoclès au dessus de la tête et vous n'avez rien de mieux à faire que...que...jouer dans la neige ? » Je ne décolérais pas. Je les toisais l'un et l'autre de mes prunelles furibondes, les poings serrés, secouée par une rage sans nom. « Mais bon, j'imagine que ma mission se termine ici puisque apparemment vous n'avez rien, du coup je suis parfaitement inutile. » Je m'apprêtais à rebrousser chemin et à les planter là, mais un éclair de lucidité me fit réaliser qu'ils étaient poursuivis par quelque-chose et que cette chose était encore sans doute dans les parages. « La...La chose. » dis-je brutalement en me retournant vers eux. « Elle est encore dans le coin, n'est-ce pas ? » Peut-être que finalement ils n'étaient pas encore tirés d'affaire.
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MessageSujet: Re: (sara, rp rapide) run with the devil.    Sam 1 Nov - 20:45

Tout d'abord étonnée par l'étrange apparition de Tracey dans le bois enseveli par la neige, Sara passa de la surprise à l'incompréhension : que signifiaient-donc ces éclairs dans les yeux de son ancienne amie, qui semblaient la transpercer tels des flèches empoisonnées ? Elle la fusillait du regard, et ses ses pupilles avaient été des mitraillettes, elle aurait été morte sur le champs. Comment, et pourquoi, lui inspirait-elle tant de colère, de frustration, et ce mélange étrange et paradoxal qu'elle pouvait lire dans son regard, mêlant fureur et déception ? Etait-ce à cause de cette vieille querelle quant au choix de camp de Sara, passant du coq à l'âne trop rapidement, ce qui avait frustré Tracey, l'année passée ? Il ne semblait pas que ce soit à cause de cela. Pourtant, Sara ne voyait pas d'autres solutions. Tracey n'était pas même irritée ou agacée, elle était tout simplement hors d'elle, et Sara redoutait une explosion d'ici quelques instants. « Ce que je fais ici ? » Commença-t-elle de ce ton nonchalant et ironique qui trahissait son énervement. Ses joues étaient rougies par la colère, tandis que les yeux de Sara agrandis par la surprise. Elle perdait le contrôle de la situation. Qu'était-il réellement en train de se passer, au juste ? « Je suis venue avertir deux idiots d'un danger imminent mais il semblerait qu'ils n'en aient pas besoin puisque quand je suis arrivée, ils étaient en train de jouer à cache-cache dans les bois. » Qu'était-elle donc en train de raconter ? Un danger imminent ? Le regard de Sara croisa celui de James, qui se retenait de rire. Elle fronça les sourcils, plus le moindre du monde amusé. Si Tracey voulait parler de l'arraignée géante qui était sûrement encore à leur recherche, elle n'avait pas vraiment de soucis à se faire, ils avaient des baguettes magiques. Et d'ailleurs, ils savaient plutôt bien les manier. Sara voulut dire quelque chose, peut-être rassurer la jolie brune, la calmer, aussi, mais cette dernière ne semblait pas avoir terminé. « Vous n'imaginez pas tout ce que j'ai dû faire pour vous retrouver et vous avertir à temps. Surtout toi, Sara. Vous avez une épée de Damoclès au dessus de la tête et vous n'avez rien de mieux à faire que...que...jouer dans la neige ? » A nouveau, un brouillard voilait la conscience et la raison de Sara, et elle était totalement perdue dans les paroles de Tracey, qu'elle écoutait avec un étonnement visible sur son visage, une surprise apparente. Pourquoi était-elle en danger ? Et surtout, à quoi bon vouloir la prévenir ? Peut-être que Tracey, durant l'année précédente, avait été plongée dans une sorte de folie. Un peu comme celle qui atteignait l'esprit de son père, actuellement. Peut-être était-elle simplement folle. Et puis, elle avait insisté sur son prénom avec ce dégout qui avait décroché un rictus à Sara. Peut-être ne retenait-elle que cette dernière rencontre entre elles deux, cette dernière dispute. Peut-être avait-elle oublié tous les bons moments qu'elles avaient partagé. « Mais bon, j'imagine que ma mission se termine ici puisque apparemment vous n'avez rien, du coup je suis parfaitement inutile. » Une mission ? Etait-elle envoyée par quelqu'un ? Encore une fois, Sara prit Tracey pour une pauvre folle. N'était-ce pas ce qu'elle était, après tout ? « Je ne comprends rien... » Souffla-t-elle, sans réellement savoir si Tracey, qui avait déjà tourné les talons, l'avait entendue. Soudain, la jeune Davis se retourna, l'esprit comme illuminé par la vérité. « La...La chose. Elle est encore dans le coin, n'est-ce pas ? » Sara haussa les épaules. Un court silence s'installa entre eux trois. Un silence gênant, et Sara cherchait quelque chose à dire, bien que son esprit soit totalement déboussolé. Elle sentait que quelque chose lui échappait pour expliquer le comportement de Tracey. « Tu peux rentrer James, si tu veux... Je te rejoins plus tard. » Déclara-t-elle en se retournant vers son cousin, désirant se retrouver un peu seule avec Tracey, afin d'obtenir une explication concrète. Ce dernier ne discuta pas et quelques secondes plus tard, il disparaissait dans le bois. Sara se racla la gorge et reprit d'une voix claire : « C'était une simple Acromentule. Rien de bien méchant. Je ne vois pas en quoi cela pourrait représenter un danger pour toi, ou même pour moi. » Elle n'avait plus envie d'être gentille avec Tracey, de lui demander si elle avait froid, de l'inviter à boire un thé à la maison. « Et d'ailleurs, qu'est-ce qui te fait dire que nous sommes en danger ? Tout allait parfaitement bien jusqu'à ce que tu débarques, et nous serions simplement rentrés au manoir. » Continua-t-elle avec cette assurance qu'elle avait acquise tout au long de cette année passée avec son oncle. « Si tu te sens parfaitement inutile en venant nous prévenir d'un quelconque danger que l'on court, et bien, tu n'avais qu'à ne pas venir. Si tu veux simplement me faire peur parce que tu as encore une dent contre moi, sache que je trouve ça assez puéril. » Conclut-elle avant de croiser les bras, les joues rosies par le froid.
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MessageSujet: Re: (sara, rp rapide) run with the devil.    Mar 4 Nov - 20:28

Ils ne comprenaient pas. Pourtant, à mon sens, ce n'était pas bien compliqué à comprendre. Qu'y avait-il de si incompréhensible dans vous êtes en danger ? Peut-être le fait que je surgissais de nulle part tout en ayant l'air d'une allumée. Dans de telles conditions, il n'était guère étonnant qu'ils me regardent de travers. Pouvait-on seulement apporter une once de crédit à ce que j'étais en train de dire ? Pour Sara et le type qui l'accompagnait, il ne s'agissait sûrement que de menaces en l'air. Des menaces proférées par une folle. De là à ce qu'ils m'enfilent la camisole de force, il n'y avait pas loin. Et pourtant je persistais dans ma folie, mue par un sentiment d'anxiété dont je n'arrivais pas à me défaire, même avec la meilleure volonté du monde. Comment leur faire comprendre qu'ils étaient en danger, alors que je n'avais pas de preuve tangible à leur apporter ? Moi-même je n'étais pas certaine de croire à ce que j'avais vu. Peut-être qu'au final j'avais imaginé tout ça, je m'étais fait un film, que rien de ceci n'était réel. Mon cerveau détraqué me jouait souvent un tour. De toute façon, en ce moment, tout allait de travers. Je n'avais plus de souvenirs, plus de passé, pas davantage d'avenir. Depuis mon séjour à Sainte Mangouste, où ils m'avaient gardée plusieurs jours en observation de peur que je tente encore de me suicider, j'avais encore eu des migraines et des hallucinations. Pourtant, la dénommée Sara n'avait pas l'air d'être une chimère, elle semblait bien réelle, elle existait puisque je l'avais retrouvée, et elle était là, juste sous mes yeux. Alors, j'étais furieuse, remontée contre son inertie, son manque de réactivité. Tout ceci pour elle ne semblait être qu'un jeu, alors que comme elle venait de me le faire remarquer j'avais sans doute risqué ma peau pour la prévenir. « Je ne comprends rien... »  Evidemment qu'elle ne comprenait pas. J'avais tellement envie de la secouer pour lui remettre les idées en place. Pour qu'elle prenne conscience que non, elle ne vivait pas dans un monde de bisounours et que la menace était bien réelle. Je voyais déjà le dénommé James qui s'éloignait de nous d'un pas lourd, obéissant aux injonctions de Sara Rowle. « C'était une simple Acromentule. Rien de bien méchant. Je ne vois pas en quoi cela pourrait représenter un danger pour toi, ou même pour moi. » Une quoi ? Rien de bien méchant, disait-elle, mais rien que le terme acromentule ne me disait rien que vaille. Sous-entendait-elle que j'avais été bête de me laisser à ce bref instant de panique, car j'avais très clairement flippé pour rien ? Elle ne voyait pas, vraiment ? « Et d'ailleurs, qu'est-ce qui te fait dire que nous sommes en danger ? Tout allait parfaitement bien jusqu'à ce que tu débarques, et nous serions simplement rentrés au manoir. »  Ah ouais ? Tout allait parfaitement bien jusqu'à ce que je débarque ? Elle avait l'air d'insinuer clairement que je venais jouer les troubles fêtes, que j'étais un oiseau de mauvais augure. Cependant, elle n'avait pas tort sur un point : je n'avais aucun moyen concret de justifier ma présence ici. J'allais ouvrir la bouche pour protester, mais elle m'en empêcha en reprenant la parole. « Si tu te sens parfaitement inutile en venant nous prévenir d'un quelconque danger que l'on court, et bien, tu n'avais qu'à ne pas venir. Si tu veux simplement me faire peur parce que tu as encore une dent contre moi, sache que je trouve ça assez puéril. »  Mes yeux s'écarquillèrent de surprise. Elle, m'accuser d'être puérile ? Ben voyons. Ça se voyait comme le nez au milieu de la figure qu'elle ne me connaissait pas vraiment. « Je vois. » dis-je plutôt sèchement, mes prunelles sombres venant la transpercer de part en part. « En gros c'est de ma faute et je me mêle très probablement de ce qui ne me regarde pas. D'accord. Mais si tu penses que j'ai fait tout ce chemin jusqu'à ce putain de bosquet pour te faire une mauvaise blague, tu te fourres le doigt dans l'oeil parce que je n'ai pas que ça à foutre, mais si tu le prends comme ça très bien. » Ce n'était clairement pas de cette façon que la rage qui sourdait en moi allait se résorber. Bien au contraire, elle montait crescendo, m'envahissait par vagues successives, engloutissant toute la bienséance dont je devais pourtant faire preuve à l'égard d'une inconnue. « Je ne sais pas du tout ce que tu entends par avoir une dent contre moi, mais au vu de ton amabilité exceptionnelle je pense être en mesure de comprendre pourquoi. » D'accord, je devais avoir l'air encore plus démente comme ça, à déblatérer de façon discordante, sans queue ni tête. « Et en admettant que ça t'intéresse, je tiens de certaines sources ce que j'avance. J'ai entendu des choses qui laissent clairement entendre que vous êtes menacés, mais si ça ne vous intéresse pas je ferais mieux de rentrer chez moi puisque effectivement je n'ai rien à faire ici parce qu'on ne m'y a pas invitée. » Je serrais les poings. Dans cette posture, j'avais l'air d'être un petit coq perché sur ses ergots. Ridicule, en somme. Mon niveau de crédibilité venait de descendre en dessous de zéro.
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MessageSujet: Re: (sara, rp rapide) run with the devil.    Lun 10 Nov - 20:55

Etait-elle donc folle ? C’était bien malheureusement le seul mot qui réussissait à pénétrer dans l’esprit de Sara, alors encore sous le choc de l’arrivée si surprenante de Tracey. Elle n’arrivait pas à mettre ses idées au clair tant la surprise lui paralysait le cerveau ; elle qui pensait Tracey encore très énervée contre elle, voilà qu’elle débarquait en souhaitant la prévenir d’un quelconque danger imminent qu’elle n’arrivait pas à analyser. Après tout, pourquoi voudrait-elle faire preuve de compassion, après ce qui s’était passé entre elles deux, après cette violente dispute qui les avait mené à la séparation que Sara avait pensé définitive ? Pourquoi l’avait-elle cherchée puis trouvée, au beau milieu de ce bois, pour simplement l’informer qu’elle courrait un grave danger ? Danger qu’elle semblait tout bonnement avoir inventé, puisque la forêt, aujourd’hui, était bien paisible. Et en plus de tout cela, en plus de prouver une belle démonstration de folie, en plus de débarquer, affolée, stupéfiant Sara et James, Tracey s’énervait. Elle bouillonnait, en fait, et tout, sur son corps et son visage, laissait penser qu’elle allait bientôt exploser. Pensait-elle avoir fait tous ces efforts pour rien ? Oui, très certainement. Etait-elle déçue, à nouveau, de voir Sara aussi froide et impartiale ? Surement elle non plus ne comprenait pas grand chose à ce qui était en train de se passer. « Je vois. » Commença Tracey de sa voix sèche. Sara n’avait pas décroisé les bras, et serrait la mâchoire. Elle attendait avec impatience des explications, car elle sentait que la situation lui échappait petit à petit. Elle avait beau être dotée d’une perspicacité étonnante, comprendre la raison de l’étrange venue de Tracey était quelque chose qui la passait totalement. Aussi raide que son interlocutrice, elle la défiait du regard avec cette lueur d’énervement et d’incompréhension dans les pupilles. « En gros c'est de ma faute et je me mêle très probablement de ce qui ne me regarde pas. D'accord. Mais si tu penses que j'ai fait tout ce chemin jusqu'à ce putain de bosquet pour te faire une mauvaise blague, tu te fourres le doigt dans l'oeil parce que je n'ai pas que ça à foutre, mais si tu le prends comme ça très bien. » Par Merlin, de quoi était-elle en train de parler ? Les pieds de Sara semblaient s’enfoncer un peu plus encore dans la neige, tandis que son visage se crispait sous l’absurdité des propos de son ancienne amie. C’était... incohérent. « Je ne sais pas du tout ce que tu entends par avoir une dent contre moi, mais au vu de ton amabilité exceptionnelle je pense être en mesure de comprendre pourquoi. » Avait-elle dont tout oublié ? Ne savait-elle dont pas que Sara n’avait pas toujours été cette fille-là ? Sara n’avait jamais oublié Tracey, et elle avait osé espérer que cette dernière ne l’oublierait pas, non plus. Même en mal, même en bien. Peu lui importait, à vrai dire. Désormais, cela n’avait plus grande importance, étant donné que Tracey semblait tout bonnement l’avoir rayée de son esprit. Effarée, comme frappée par la réalité, Sara fut incapable de riposter. « Et en admettant que ça t'intéresse, je tiens de certaines sources ce que j'avance. J'ai entendu des choses qui laissent clairement entendre que vous êtes menacés, mais si ça ne vous intéresse pas je ferais mieux de rentrer chez moi puisque effectivement je n'ai rien à faire ici parce qu'on ne m'y a pas invitée. » Sara faillit rire, tant elle était tendue par la nervosité. Cette histoire de danger en devenait presque amusante tant elle était absurde. Mais Sara était tout de même curieuse de savoir ce que Tracey avait à dire pour se défense. « Par la barbe de Merlin, de quel danger parles-tu ? Si tu veux me rendre un service, et bien, parle, explique-moi donc ce qu’il se passe, puisque quelque chose de mauvais va m’arriver ! Qu’y a-t-il donc de si urgent ? » Commença-t-elle, indignée, complètement perdue. Puis, soudain triste et fatiguée, nostalgique aussi, un peu, elle soupira, laissant ses bras tomber le long de ses hanches. « Tu ne te souviens pas de la dernière fois qu’on s’est parlées ? C’était... comme maintenant. Je ne comprends pas pourquoi tu veux me prévenir d’un quelconque danger après... tout ça. » Evoquer leur dernière dispute n’était pas une chose facile pour Sara. Elle restait vague sur le sujet, espérant que Tracey comprenne. Réfléchissant quelques instants, tentant de remettre ses idées en place, Sara ne parvint qu’à une seule conclusion : « Tu dois te tromper... Je ne cours aucun danger, Tracey. »
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(sara, rp rapide) run with the devil.

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