AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 It's a matter of honor | Benjamin

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
MessageSujet: It's a matter of honor | Benjamin   Ven 22 Aoû - 19:21

Alors que les dernières lueurs du jour traversaient une des fenêtres restées entrouvertes, Céleste s'allongea sur son divan, éreintée mais satisfaite d'elle-même. Voilà une semaine jour pour jour que la sorcière avait entreprit l'immense tâche qu'était la rénovation du manoir dans lequel elle habitait désormais seule. Elle aurait aimé effectuer ses travaux plus tôt, mais son travail à l'hôpital, son activité au sein de la rébellion ainsi que les soirées mondaines qui avaient eu récemment lieu ne lui en avait pas laissé le temps. Lasse de cette situation, elle avait finalement réussi à obtenir un congé mérité afin d'entreprendre les rénovations nécessaires. En réalité, cela consistait plus à une remise à neuf et à un changement complet de décoration plutôt qu'à une véritable rénovation. Suite à la mort de ses proches, et plus particulièrement de sa grand-mère, elle avait ressenti le besoin de s'approprier les lieux, comme si ce changement était l’événement nécessaire au nouveau départ qu'elle désirait tant, comme si la vie de famille passé dans cette maison s'effaçait soudain pour laisser place à un renouveau. La jeune femme s'était ainsi attaqué d'abord attaquée à l'étage, refaisant toutes les chambres et les commodités, ce qui constituait déjà un travail titanesque. Elle ne s'était pas arrêtée là cependant et elle avait directement enchaîné avec le rez-de chaussé et la multitude de pièces qu'il contenait. Le manoir était très grand, beaucoup trop grand selon l'avis de Céleste, mais s'était sa maison de famille, le foyer qu'elle avait connu durant toute son enfance, et elle répugnait à l'idée de s'en débarrasser. Et puis, il fallait reconnaître que c'était une merveille architecturale, un de ses manoirs de sorcier comme il n'en existe pas d'autre, une sorte de mélange entre art français et exotique, c'était d'ailleurs ce que l'on remarquait généralement en premier la prédominance artistique de la maison, qui avait été bien évidemment fortement influencé par le style de sa mère. Et maintenant que la bâtisse était rénovée, Céleste était d'autant plus ravie de l'avoir conservée.

Tinky apparut soudain, portant au dessus de sa tête un plateau d'argent  chargé d'une carafe en cristal et d'un verre assorti, qu'elle déposa sur la table basse devant sa maîtresse. Céleste la remercia et l'elfe s'inclina bien bas avant de ressortir de la pièce, retournant à la préparation du dîner qu'elle servirait un peu plus tard dans la soirée. Alors que les dernières franges de son costume disparaissaient par entrebâillement de la porte, la sorcière eut un demi-sourire amusé. Elle se souvenait à quel point il avait été difficile de faire porter à Tinky un vêtement digne de ce nom, la jeune elfe s'y étant toujours refusée, prenant même un air offusqué lorsque l'idée était amenée sur le tapis. Céleste ne s'était pas démontée pour autant et elle avait eu la merveilleuse idée de mettre ses talents en couture à l'oeuvre, transformant une taie d'oreiller en une robe élégante. Bien entendu, elle avait fait en sorte que la taie d'oreiller soit reconnaissable malgré tout et l'elfe avait été bien obligée de rendre les armes et de porter le costume en question. L'entêtement de Tinky était très régulièrement une source d'amusement pour Céleste qui si elle la charriait assez souvent devait bien reconnaître qu'elle lui était d'une grande utilité et que l'amitié qui les liait désormais était devenue indispensable à la jeune femme. Sans Tinky, elle serait très certainement encore en train de repeindre les murs, de déplacer les armoires ou les œuvres d'art devenues trop encombrantes ou encore de déplacer des tas de linge de maison qui lui étaient devenus inutiles, en bref sans l'elfe la gestion de la maison lui serait pénible et la solitude qui pèserait sur ses épaules insupportable.

Elle se leva finalement, contemplant le travail accompli. Le petit salon dans lequel elle se tenait était désormais méconnaissable, bien différent du grand salon, les larges fenêtres qui laissaient pénétrer les dernières lueurs du jours rendaient la pièce lumineuse, ce qui était accentué par la peinture ocre et le bois blanc qui recouvraient les murs. Les meubles noirs juraient particulièrement avec cette luminosité nouvellement acquise et Céleste appréciait ce contraste, l'accentuant même avec un rang d'orchidées posé dans un coin et quelques tableaux et sculptures. Le préféré de la jeune femme trônait au dessus de la cheminée et représentait une dentellière au travail et là encore le contraste de la dentelle blanche sur la robe noire de la travailleuse lui plaisait bien. Elle en était la de ses rêveries lorsque des coups furent frappés à sa porte. Elle n'attendait personne pourtant et, se demandant qui pouvait bien venir la quérir lors de sa semaine de vacances, se dirigea vers le hall d'entrée. Méfiante, elle vérifia que sa baguette se trouvait bien à sa place, coincée dans les lacets de son corset sous le pardessus de sa robe, avant d'ouvrir la porte.

-Benjamin ?! Qu'est ce que …

Ses mots se perdirent dans sa gorge, avalés par l'étonnement et la stupéfaction. Quelle n'était pas surprise de trouver la Benjamin Montausier dont elle n'avait plus eu de nouvelles depuis un long moment déjà. Céleste jeta rapidement un regard aux alentours et sans un mot fit entrer son invité dans sa demeure.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: It's a matter of honor | Benjamin   Dim 14 Sep - 11:38

Tourner comme un lion en cage n’avait jamais fait avancer les choses. Mais au moins, ça permettait de réfléchir un peu … Et Benjamin avait bien besoin de ça. Après des journées enfermé au Ministère à s’occuper des futilités qu’on déposait sur son bureau, et qui lui donnait l’impression d’être l’homme le plus inutile de toute la bureaucratie sorcière, il ne parvenait plus à réfléchir efficacement que quand ses jambes se mettaient en marche et qu’il avalait des kilomètres. Et on pouvait en faire des kilomètres, à tourner dans un salon clos ! Mais cette fois, ça ne fonctionnait pas. Benjamin avait beau tourner, ruminer, fulminer, il ne comprenait pas, il ne trouvait pas. Depuis qu’il avait revu  Ooswin, dans cette ruelle où il avait réussi à l’approcher un peu, il en avait perdu le sommeil et l’appétit. Il l’avait sciemment repoussée loin de lui et s’était assuré qu’elle n’ait plus aucun contact avec le monde sorcier en lui effaçant consciencieusement la mémoire. Elle ne se souvenait ni de lui, ni des sorciers, et pourtant elle semblait dans un état bien pire que quand elle était au courant de tout et qu’ils se cachaient des Mangemorts. Jamais elle ne lui avait semblée si vulnérable, elle qui était pourtant une véritable force de la nature, qu’il avait eu bien du mal à ralentir quand il essayait de lui sauver la vie. Elle avait changé depuis qu’il l’avait quittée, et il ne comprenait pas pourquoi, ni comment. Ca n’aurait pas du se passer ainsi ! Elle aurait du reprendre sa vie là où elle l’avait laissée, son cerveau aurait du combler les trous de son esprit avec des souvenirs factices mais inoffensifs. A la place de ça, elle perdait peu à peu la raison … Et Ben ne pouvait s’empêcher de se demander si ce n’était pas de sa faute. Le sortilège qu’il lui avait lancé pouvait-il l’avoir perturbée à ce point ? Ou avait-elle croisé la route d’autres sorciers ? Il n’en savait rien ! Et il était incapable de trouver une réponse. Il n’avait jamais été très calé en sortilèges, il connaissait la base enseignée à Beauxbatons et les enchantements usuels, ainsi que certains autres appris sur le tas pour se défendre pendant sa fuite, mais le reste ? Il n’était pas un sorcier extrêmement doué en magie, ses spécialités avaient toujours été dans d’autres domaines. Il avait besoin d’aide, de quelqu’un qui pourrait déceler d’où venait précisément le problème d’Oswin … Mais parler d’elle à un sorcier, c’était la mettre en danger, et se mettre lui aussi en danger. Les liens avec les moldus étaient strictement interdits. Il devrait choisir son interlocuteur avec beaucoup de soin …

C’est ainsi qu’il se retrouva devant la maison de Céleste. Il ne l’avait pas vu depuis longtemps, et à vrai dire il ne la connaissait pas beaucoup : il l’appréciait bien, mais elle était surtout l’amie de son frère. Mais elle savait que ses parents avaient été dans l’Ordre du Phénix et que lui-même avait eu des ennuis pour avoir donné des informations à la rébellion pendant la guerre, des informations qui étaient déjà dangereuses en elles-mêmes. Elle avait également été là quand ses parents étaient morts, ce dont il lui en était reconnaissant. Tout le portait à croire qu’elle était quelqu’un de fiable … Et, fait non négligeable, elle travaillait à Ste Mangouste, ce qui devrait beaucoup l’aider. Il frappa à sa porte, même pas certain qu’elle soit chez elle, mais elle vint rapidement lui ouvrir. « Benjamin ?! Qu'est ce que … » Sa surprise était compréhensible, lui-même n’aurait pas songé à lui rendre visite en ces temps difficiles s’il n’avait pas été mis au pied du mur. Il fallait juste espérer qu’elle accepte de l’aider, mais elle avait toujours été une jeune femme altruiste et il ne doutait pas qu’elle restait quelqu’un sur qui il pouvait compter. Du moins, il l’espérait très fortement. Il pénétra à l’intérieur quand elle lui fit signe, et s’arrêta dans le hall d’entrée. « Je suis désolé de faire irruption ainsi. J’ai … besoin d’aide, et tu es la seule personne que je connaisse qui puisse m’aider. » Il ne savait pas comment s’assurer qu’elle ne trahirait pas, alors il décida d’aller droit au but, tout en cachant pour l’instant l’existence d’Oswin. « J’ai une amie qui va mal depuis la fin de la guerre, et je ne sais pas à qui m’adresser. » Sous-entendu que cette amie ne pouvait pas se rendre à Se Mangouste … « Est-ce que tu as déjà entendu parler d’effets secondes à des sortilèges d’amnésie ? » Il savait que ce genre de phrases soulèverait des questions, et il lui donnerait certaines réponses, mais il avait besoin de savoir et il ne pouvait plus repousser ce moment. Chaque jour supplémentaire qui passait était un pas de plus vers la folie pour Oswin.
Revenir en haut Aller en bas
 

It's a matter of honor | Benjamin

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» l'étrange destin de Benjamin Button
» photo siege iseos BBconfort avec benjamin 1 mois et demi
» Benjamin Franklin
» Ocelot - Benjamin
» Medal of Honor en Normandie
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
PRIOR INCANTATO :: 
MISCHIEF MANAGED
 :: troisième saison :: sujet abandonnés
-
Sauter vers: