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 dust to dust (shoshana, daeron, willow)

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MessageSujet: dust to dust (shoshana, daeron, willow)   Lun 11 Aoû - 12:06



i'll cut your little heart out cause you made me cry
— WILLOW RHODES, DAERON KITZINGER & SHOSHANA MASRELIEZ —
She told me not to step on the cracks, I told her not to fuss and relax. Pretty little face stopped me in my tracks but now she sleeps with one eye open. That's the price she'll pay. I took a knife and cut out her eye, I took it home and watched it wither and die. Well, she's lucky that I didn't slip her a smile. That's why she sleeps with one eye open that's the price she'll pay. I said, hey, girl with one eye get your filthy fingers out of my pie. I said, hey, girl with one eye, I'll cut your little heart out cause you made me cry.

Sous ses pieds, le sol craqua. A son souffle, l’air se tendit ; telle un prédateur observant le paysage alentours, la sauvage vrillait l’endroit de ses yeux sombres, d’un coin à l’autre. Tout était si silencieux, sous la lumière pâle de la lune qui, de ses rayons caressant ses cheveux à travers les vitres, lui donnait un air plus blafard encore. Masreliez avait passé des heures, accroupie sur ses fines jambes, ses mèches de cheveux recouvertes par une capuche toute aussi noire que chaque élément vestimentaire qu’elle avait sur le dos : patiente, telle une eau trouble qu’une plume frôlait à peine, elle avait inspiré. Expiré. Inspiré. A la petite fenêtre qu’elle avait longuement observé, Shoshana avait vu la lumière s’éteindre, des éclats de voix dans la rue grimpant jusqu’à ses oreilles. Fantôme aux pieds aussi légers qu’un satin soyeux, elle avait atteint son objectif : sans réfléchir, la blonde venait de largement s’entailler le blanc opalin de ses doigts à travers le verre d’une des vitres. Crrrc, aux talons de ses chaussures, écrasant le bois, il se retrouvait réduit en miettes. Et personne n’avait bougé, aucun bruit, si ce n’est l’écho d’aboiements rauques de chien au loin, ne vinrent perturber l’entrée inopinée de l’ouragan blond. Les proies avaient quitté leur tanière, telles deux petits lapins s’enfuyant à toutes jambes pour se défaire du néant qui les engloutissait, jour après jour. Entre ses doigts ensanglantés, elle tenait déjà son habituel compagnon, déplié entre ses phalanges, prêt à rétorquer à la gorge du moindre ennemi. Mère ne lui avait pas donné sa baguette, Mère avait estimé qu’elle n’en aurait guère besoin – que les impurs devaient saigner jusqu’à la mort ; de leur souffrance, naîtrait le salut tant recherché. La langue collée au palais, la chasseuse déguste l’arôme de l’air, ne tenant guère compte du ploc, ploc régulier qui suit son sillage, pas après pas – peu précautionneuse, elle n’avait pas encore jeté le moindre regard vers ses profondes entailles aux doigts, se fichant complètement des bouts de verre fichés dans sa chair, de la douleur lancinante qui n’avalait en rien toute sa détermination. Plus légers qu’une vague sur le sable, les pas de Masreliez, la conduisirent au pied d’un lit – défait, aux couvertures en désordre – Mère considérait toujours l’ordre comme étant marque de qualité chez les sorciers ; une grimace de dégoût fractura les lèvres de la blonde, qui en arpenta le contour, en quelques pas. Un râle passant d’entre ses lèvres, Shoshana ramassa du bout des doigts le tissu d’un pull finement tricoté, qu’elle examina un long instant, comme s’il s’agissait là de la plus infâme des curiosités – aucun sorcier ne porterait de pareils accoutrements, mais elle colla cependant le tissu doux contre sa joue, en arrivant à humer le parfum enivrant qui s’était incrustée dans le tissu. Un champ, des fleurs, un écrin carmin qui ressemblait à la senteur qu’elle cueillait au creux du cou de Mère, toute petite. Et Shoshana se laissa tomber sur le lit, dos contre les couvertures et le matelas, pieds dans le vide, comme ensorcelée, happée par les papillonnements gracieux qui remontaient dans le creux de son ventre. Le parasite sentait bon ; l’impure jouait d’ensorcellements, d’envoutements disgracieux, qui la bercèrent d’imprudence de longues secondes durant.

Paupières closes, ses yeux dansant au fond de leurs orbites derrière celles-ci, Shoshana avait serré le tissu entre ses doigts fins, laissant se répandre quelques filets de sang sur la couleur si claire de l’habit. Elle n’y prit pas garde, n’y prêta pas la moindre attention au moment de laisser tomber le vêtement à côté d’elle, sur un bord du lit – longuement, comme avalée dans une contemplation purement symbolique, elle observa le plafond. Il grinça, signe de mouvements alentours, quelques petits rats rampant à l’étage au-dessus – des moldus. La bile lui montant à la gorge, la blonde lâcha un grognement, suivi d’une insulte marmonnée, avant de se redresser sur ses pieds. De ses pas à peine hésitants, Shoshana parcourut une autre pièce, aux murs froids, où un petit évier crachait des légers plic plic dans sa cuve en porcelaine – elle grimaça à nouveau, arrêtant une œillade sombre sur l’objet d’un agacement soudain ; si elle avait volontiers ignoré le sang glissant hors de ses plaies, il n’en était rien de l’objet à quelques pas de là. Elle fit volte-face, esquissant quelques pas d’une danse grossièrement exécutée au milieu de la plus grande pièce, au cœur de laquelle, elle eut presque le sentiment de pouvoir presque toucher le plafond du bout de ses doigts. Une observation du néant qui fut de courte durée, avant que la blonde ne se laisse tomber, fesses les premières, sur le canapé qui trônait ici – ses cheveux glissèrent à la surface de l’oreiller, où elle aurait volontiers reposé son esprit plus de quelques secondes. Assez vite, cet endroit ne deviendrait qu’un spectre d’habitation, l’image prenant la poussière d’une vie éteinte, envolée en cendres – existence insignifiante. Mère avait dit que des traitres se cachaient ici ; qu’ils devaient mourir. Mère avait dit que tout dépendait de ça. Mère avait toujours raison. Sa langue glissant sur la chair de ses lèvres, Shoshana avala une profonde goulée d’air, l’arôme rance du renfermé venant glisser au fond de sa gorge – au sommet d’un meuble en bois, à quelques pas de là, elle avait remarqué la couche de poussière qu’un imprudent avait laissé s’amasser. Et, ses pieds battant l’air, la Masreliez s’était prise à penser qu’elle aurait pu commettre l’impair d’y glisser ses doigts – Mère l’avait toujours défendue d’agir ainsi, traîner dans la boue, toucher les choses sales – bannir l’impureté d’une existence pécheresse. Et à nouveau elle ne tint pas en place, se releva pour glisser dans la petite pièce suivante, étriquée, étouffante : les vrais sorciers bénéficiaient de meilleurs lieux de vie. Les-vrais-sor-ciers. Ses yeux sombres voguant, ici et là, Shoshana esquissait quelques pas, claquant sa langue contre son palais : et les secondes s’égrenaient, les secondes s’écoulaient. Devenaient minutes. Minutes. Des éclats de voix, quelques pas grinçant à la surface du bois dans le couloir, la sortirent de sa torpeur ; les bras ballants, l’ennui ayant englouti tout son esprit, Shoshana retrouva tous les réflexes de ses instincts, qui glissèrent en un éclair sous sa peau. Un sourire mutin passant sur ses lèvres, elle disparut à un angle, se noyant dans le néant – et à peine la porte ouverte, de profonds soupirs las atteignirent ses oreilles, et ploc ploc, plic plic, et la poussière ; toutes ces émotions se bousculaient au bord de son esprit, dansaient toutes ensemble ; entre ses doigts, la lame tranchante de son rasoir s’enfonça dans ses chairs rouges – mais elle oublia tout, lorsque, silhouette sur le blanc de la toile de lune, la frêle apparence d’une proie fit palpiter son cœur plus fort encore. Elle avait ces longs cheveux, et se fichant dans son dos, telle son ombre, à quelques pas de là, Shoshana ne put observer plus de son gibier. D’autres pas grinçaient dans la pièce voisine, mais la blonde avait déjà oublié le lit défait, la vitre brisée, le doux parfum hypnotique du tissu – son bras, tel un serpent, passait déjà autour des épaules de la brune, son rasoir venant cueillir une goutte vermeil alors que tout le corps de sa proie se tendait sous la surprise. Et Masreliez laissa un souffle glisser le long de la peau si claire de la traitresse, un rire ponctuant son début de victoire. « La vermine a de beaux cheveux. » Comme un miel glissé avec une saveur suave au creux d’une oreille, la blonde accompagna ses mots d’un fin sourire, postée dans le dos de sa victime, la lame de son rasoir prête à arracher à ce monde une autre intruse. Shoshana tint à s’attarder, le temps de venir cueillir à la surface de la peau de la brune, l’arôme du parfum qui l’avait tant apaisée quelques temps plus tôt. « Quel dommage, tu dois mourir. » Et son autre main, servile et discrète, avait remonté dans les cheveux soyeux de la brune, pour venir en prendre une poignée, prête à dégager la gorge de sa victime, mais tout se bouscula en une fraction de seconde ; le craquement de pas, une lumière vive lui transperçant les pupilles tant elle avait fini par s’habituer à l’obscurité – tirant sa victime par la prise dans ses cheveux, Shoshana vint abattre son dos contre le mur le plus proche, lançant un regard furieux à travers la pièce pour trouver l’interrupteur à son instant – ses prunelles trouvèrent une silhouette, à quelques pas de là. Un visage connu, familier, qui fit frissonner un froncement de sourcil au sommet de son front. « Je te connais, toi. » Ajoute-t-elle, sa langue glissant comme si c’était un venin déplaisant qu’elle venait de cracher ici-bas ; les vermines ne devaient pas faire partie de sa vie ; elle devait être propre, nettoyée de toutes ces tares, elle ne pouvait pas, -il ne pouvait pas. « Je t’aime pas. » La gorge sèche, son cœur pulsant à toute vitesse sous le coup de l’énervement, Shoshana resserra ses doigts sur les mèches de jais de sa proie, fustigeant d’yeux plein de défiance, l’homme qui se tenait là – Mère voulait qu’elle se rattrape, rachète ses erreurs, oblitère du paysage du monde ces vermines qui ne lui étaient que trop familières.


Dernière édition par Shoshana Masreliez le Ven 15 Aoû - 17:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: dust to dust (shoshana, daeron, willow)   Lun 11 Aoû - 21:56

It's not the moon that divides us.
SHOSHANA, WILLOW & DAERON

Time is taking over Look how far we've come. Some were never meant to come here, Some were never meant to leave the ground. Time is taking over, Look how far we've come. Some were never meant to come here Some were never meant to leave the ground. I've been painted gin, It's not the colour I came in It's not the shirt that I stayin' in. Stand up when you hear your name 'Cus I think that we're the same We've got the same old hands, We've made the same old plans. ~ Look how far we've come.


Un soupire passa le seuil des lèvres de Daeron alors que d’un geste las, il annotait un énième dossier. Il avait l’impression que ça faisait des heures le nez plongé dans des dossiers divers et variés. Il regarda rapidement sa montre avant de conclure que ce n’était pas juste une impression. Il lui arrivait parfois – à chaque fois qu’il se retrouvait avec une des dossiers  – de se demander pourquoi la rébellion avait besoin d'autant de papiers et pourquoi il avait accepté de s'occuper de certains d'entre eux. Avant la guerre, il avait été professeur à Poudlard et pourtant, jamais il n'avait passé autant de temps là dedans. Encore avant ça, quand il était auror, il y avait et des dossiers, mais moins déjà. Devenir auror, c’était un objectif de jeunesse que de devenir auror, pas spécialement dans une volonté de faire régner la justice, tout ça ce n’était pas vraiment son truc, disons qu’il avait toujours pensé qu’un travail derrière un bureau ce n’était pas fait pour lui et pourtant, il avait passé une quinzaine d’année en tant que professeur à Poudlard. Il s’estimait encore heureux d’être professeur de vol sur balais magique, s’il avait dû enseigner quelque chose comme l’histoire de la magie, il ne serait pas sûr qu’il aurait pu tenir le coup pendant toutes ces années. Déjà quand il était étudiant à Poudlard, il détestait cette matière, trop ennuyeuse à ses yeux. Il pouvait passer des heures à râler sur son boulot, tout comme il pouvait passer des heures à râler sur n’importe quoi d’autre, mais il adorait ses élèves. Willow en était la preuve, bien que leur relation ait à présent dépassé le stade du professeur et de son élève, mais déjà à l’époque où elle n’avait été que son élève, il avait toujours voulu l’aider, au point de lui offrir une chambre dans sa propre maison pour lui éviter de rester seule. Il n’avait jamais eu l’impression d’être particulièrement altruiste et nombreux étaient ceux qui pensaient qu’il serait prêt à sacrifier autrui pour assurer sa propre survie, mais c’était faux. Il avait plus de générosité en lui qu’on ne pouvait l’imaginer au premier coup d’œil. Heureusement qu'en tant que professeur de vol, il n'avait pas de copies à corriger, quelques dossiers de temps en temps à regarder pour organiser convenablement la coupe de quidditch, mais au delà de ça, il n'avait jamais eu à passer des heures devant son bureau à corriger des copies. Il fallait qu'il se retrouve membre de la rébellion pour se retrouver avec plein de dossiers dont franchement lui, il se fichait éperdument ; maintenant qu'il avait retrouvé Willow, plus grand chose ne l’intéressait vraiment. Enfin, il fallait bien en faire et ensuite, il fallait les traiter, même si ça devait le forcer à rester pendant des heures entières enfermé dans son bureau. Plus vite il s’y mettrait, plus vite il aurait terminé, c’était avec cette idée en tête qu’il était entré dans la pièce lui servant de bureau, plusieurs heures plus tôt. Son problème, c’était sans doute qu’il se laissait facilement distraire et qu’il trouvait plus passionnant de triturer n’importe quel objet lui passant sous les doigts plutôt que de rester le nez plongé dans ses papiers. Sa plume encore en main, il soupira pour la énième fois avant de décider qu’il devait s’y remettre, qu’il devait même finir et ce le plus rapidement possible pour ensuite aller manger quelque chose, son estomac commençant à lui signaler qu’il était temps d’aller manger. Il voulait pourtant finir son paquet avant de descendre. Ainsi, il mit à profit toute sa concentration, ignorant presque les bruits provenant de la chambre de Willow. Il aurait l’occasion de lui demander ce qu’elle était en train de faire, plus tard, quand il en aurait fini avec ces maudits dossiers. C’était ce qu’il aurait voulu et pourtant, un coup de coude maladroit dans son encrier lui signala qu’il était peut-être plus sage qu’il laisse tomber pour ce soir. Après avoir rangé ses dossiers pour éviter qu’elles se retrouvent à baigner dans l’encre et non sans râler – c’était à se demander s’il y avait quelque chose qu’il était capable de faire sans râler – il nettoya, d’un coup de baguette l’encre qui s’était répandu sur le sol ainsi que sur le bureau. Maintenant que ses dossiers étaient rangées, il n’avait plus la moindre envie de se replonger dedans. Ça attendrait plus tard. Certes, il était déjà légèrement en retard, parce qu’il était particulièrement doué pour repousser ce genre de calvaire, mais la rébellion n'était plus à quelques jours, d'autant plus que rien là dedans n'était franchement interessant. En quittant son bureau, il se fit la promesse qu’il reprendrait ça sérieusement demain et que cette fois il irait jusqu’au bout. C’était un peu ce qu’il se disait tous les jours depuis plusieurs semaines, mais au bout d’un moment, il savait qu’il pourrait y arriver. Pour l’heure, il oubliait ses précieux papiers au profit de son estomac qui criait famine. Cependant, en passant devant la porte entrouverte de la chambre de Willow, il se souvint des bruits entendus un peu plus tôt et il ne tarda pas à pousser la porte.

« Willow ? » Son appel resta sans réponse. Il entra dans la chambre et elle n’y était pas. Son regard se posa sur la fenêtre au carreau brisé. Les sourcils froncés il s’avança vers la vitre. Comment elle avait pu se débrouiller pour casser la fenêtre c’était déjà une grande question, mais comment avait-elle fait pour qu’en plus, les morceaux de verre brisés se retrouvent à l’intérieur. Cette fenêtre avait été brisée de l’extérieur, aucun doute là-dessus. Peut-être un gamin de pré-au-lard qui avait lancé une balle en direction de la fenêtre ou quelque chose dans le genre. Bien qu’à en juger par l’obscurité qui régnait dehors, les gamins étaient plutôt au chaud au fond de leur lit plutôt qu’errant dans les rues de la petite ville. Il observa encore un court instant la fenêtre avant d’agiter sa baguette pour réparer les dégâts. Gwen devait être quelque part et il avait bien l’intention de lui demander ce qui s’était passé avec cette fenêtre. Pourtant, alors qu’il s’apprêtait à quitter la pièce il remarqua un pull sur le bord du lit, il n’avait pas l’habitude de fouiller dans ses affaires, mais les tâches rougeâtres sur la laine claire du vêtement marquèrent son attention. D’ordinaire, il ne s’occupait pas non plus de tâches qu’elle pouvait faire sur ses vêtements, après tout, il avait mieux à faire de ses journées, elle n’avait pas cinq ans et franchement, ça n’intéressait qu’elle. Là cependant, il avait bien l’impression qu’il s’agissait de sang, des filets de sang pas encore complètement secs. Il laissa tomber le pull avant de se précipiter en dehors de la chambre. « Willow ! » Qu’est-ce qui avait bien pu lui arriver ? Pourquoi la fenêtre était-elle brisée, pourquoi il y avait du sang sur ses vêtements. Trop de questions qui tournoyaient dans sa tête lui causant de nombreuses inquiétudes qui avaient pour effet d’accélérer les battements de son cœur plus qu’il ne l’aurait voulu. Il fallait qu’il reste calme, il n’y avait après tout, peut-être pas de quoi paniquer. Rester calme n’était pourtant pas son fort et il aurait presque pu jurer que si quelqu’un avait osé faire du mal à sa Willow, il tuerait ce quelqu’un de ses propres mains. Traversant la maison à la recherche de la jeune femme il ne tarda pas à entrer dans la cuisine, allumant la lumière afin d’apercevoir l’objet de ses recherches. Willow, mais pas seulement Willow. Shoshana. Sa fille, celle qui lui avait été enlevée par sa mère vingt ans plus tôt. Il l’avait vue à Poudlard, cette gamine bizarre qu’elle était devenue. Il avait souvent voulu allait vers elle pour lui dire qui il était, mais ses pupilles sombres et pleine de haines l’avait souvent fait reculé. Elle lui avait toujours semblé un peu folle, à se demander ce que sa mère avait pu lui faire pour qu’elle devienne la jeune femme qu’elle était aujourd’hui. Celle qui tenait Willow par les cheveux et qui avait un rasoir dans la main. Il devait faire quelque chose, il ne pouvait pas la laisser faire du mal à Willow. C’était une certitude qu’il avait, il ne pouvait pas laisser quelque chose arriver à Willow, mais il ne pouvait pas non plus tuer de ses mains – comme il se l’était juré quelques instants plus tôt – Shoshana. Elle restait sa fille, mais si elle était ce qu’elle était, même s’il ne l’avait pas vue grandir parce que sa folle de mère s’était enfuie en emportant la petite fille avec elle. Il ignora ses paroles, elles avaient tout pour être blessante, mais il ne pouvait pas s’attarder là-dessus, il voulait sauver Gwen. Que sa fille ne l’aime pas, c’était moins important et puisqu’il ne représentait pour elle qu’un professeur qu’elle avait eu pendant ses années à Poudlard, ça semblait évidemment qu’elle n’avait pas pour lui l’affection qu’une enfant pourrait avoir pour son géniteur. « Shoshana, s’il te plait, laisse-la partir. » C’était peut-être une demande désespérée ou la réplique typique d’un gars se retrouvant confrontée à une telle situation, mais remettre ses idées en place pour l’instant, ça semblait relever de l’impossible. C’était Shoshana contre Willow ; son enfant contre celle qu’il aimait. Bien que sa fille ait l’air complètement malade, il ne voulait pas non plus qu’elle soit blessée, il n’avait certainement pas envie de se battre contre elle, tout comme il n’avait bien sûr pas envie qu’il arrive malheur à sa chère Willow.
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MessageSujet: Re: dust to dust (shoshana, daeron, willow)   Mar 12 Aoû - 10:52


we were never welcome here
We were never welcome here at all, No. It’s who we are, Doesn’t matter if we’ve gone too far, Doesn’t matter if it’s all okay, Doesn’t matter if it’s not our day. So won’t you save us, What we are, Don’t look clear. Cause it’s all up hill from here, Up in the attic, Down in the cellar, Lost in the static. Coming back for more, Oh for more. Out with the reason, In with the season. Taking down names In my book of jealousy.


Assise sur la chaise qui faisait face à son bureau, Willow observait d'un œil courroucé les livres qui semblaient la toiser en retour. Dans une atmosphère telle que celle qui résidait dans sa chambre, on aurait pu penser qu'il s'agissait du lieu de vie d'une adolescente. Le lit était défait, les vêtements traînaient sur le sol. Et de la poussière était planquée sous les meubles, résultat de son absence qui s'était éternisée. Durant de très courts laps de temps, la née-moldue remerciait le ciel de l'avoir éloignée de ses parents ; ces derniers n'auraient assurément jamais apprécié un tel désordre. Daeron ne disait jamais rien à propos du résidu d'apocalypse qui régnait dans sa chambre ; il n'était pas son père, il n'en avait pas l'autorisation. Depuis son retour, Willow peinait à retrouver une vie normale et elle passait la moitié de son temps accrochée à la jambe de Daeron. Alors, désirant laisser à son aîné son espace privé, la jeune femme tournait inlassablement en rond, incapable de se trouver une activité digne de ce nom – réprimant ainsi ses douloureuses envies. Un soupir las passa ses lèvres tandis qu'elle se levait, abandonnant bien rapidement l'ouvrage sur lequel elle avait momentanément eu envie de se pencher. Elle éteignit la lumière, passa le seuil de la pièce et claqua la porte derrière elle. La née-moldue s'élança alors à travers la maison silencieuse, âme en peine errant en ce lieu, cherchant de quoi satisfaire ses besoins. Au loin, un bruit léger parvint à ses oreilles mais elle n'en eut cure. Peut-être était-ce Daeron qui, face à ses dossiers pour la résistance, avait grand besoin de se défouler. En désespoir de cause, elle s'attarda un moment devant le placard, se demandant si passer un coup de balai lui permettrait de se vider l'esprit un moment ; rageusement, elle se détourna de cet objectif qui, soudainement, lui paraissait moins séduisant. Elle resta quelques minutes immobile, face à la fenêtre du couloir qui donnait sur le jardin, victime de sa propre retenue. Il lui aurait pourtant été facile de se prendre par la main et d'aller à la rencontre de Daeron pour aller lui parler - elle avait un besoin incroyable de parler en ce moment ; mais non. Son estomac grogna. Machinalement, elle passa sa paume sur son ventre et fit volte-face. De son pas vif, Willow se rendit jusqu'à la cuisine. Elle n'eut pas besoin de pousser l'interrupteur, ne connaissant l'endroit après tout que trop bien.

Puis vint l'attaque. Le souffle coupé, Willow sentit un bras se nouer autour de ses épaules, tandis qu'une lame de rasoir commença à taquiner sa peau. Son corps se raidit. Elle se souvenait - oui, elle se souvenait de ce qu'elle avait vécu, de cette vie de fugitive qui l'avait vue dépérir. Elle porta ses doigts tremblants vers l'avant-bras de son assaillant et les noua autour, cherchant désespérément à se dégager de cette prise qui lui serait fatale. Ses phalanges blanchirent. Dans la pénombre, et dos à son attaquant, la née-moldue ne parvenait pas à distinguer le visage de celui-ci. Seul son souffle courrait le long de sa peau et ses cheveux, visiblement longs et bouclés, venaient caresser sa joue. Il s'agissait d'une femme ; un pressentiment qui fut confirmé lorsque cette dernière ouvrit la bouche, complimentant la vermine d'avoir eu de si beaux cheveux. Willow n'était qu'une proie et, à cet instant, elle se rendit compte de sa fragilité - elle avait cru acquérir suffisamment de force ces quelques derniers mois, mais elle avait eu tout faux. Elle voulut parler, elle le voulut réellement, mais un seul un croassement passa ses lèvres entrouvertes. Ses jambes flageolaient et si elle n'avait pas été retenue par son bourreau, sans doute serait-elle tombée à genoux. Willow se sentait étrangement engourdie ; elle ne sentait plus ses membres. La lame de rasoir lui avait pas encore ouvert la gorge mais, déjà, elle pressentait le moment où la souffrance serait telle qu'il n'y aurait plus aucune échappatoire possible. Elle allait mourir ; ce fut à ce moment-là où Willow se rendit compte qu'elle voulait vivre. Cette cruelle ironie la faisait claquer des dents. Ses paupières papillonnaient à la recherche d'un peu de lumière, ses prunelles étant peu habituées à la pénombre. Quel dommage, tu dois mourir. Un second gémissement secoua la gorge de la brune et ses doigts s'enfoncèrent d'avantage dans l'avant-bras de sa meurtrière. Elle sentit ses cheveux se relever, dégageant ainsi sa gorge pour faciliter le passage de la lame. Willow aurait pu hurler, hurler, hurler. Elle aurait pu appeler Daeron, elle aurait pu tenter de se dégager et, à la fin, elle aurait su qu'elle n'était pas comme les autres. Elle aurait su qu'elle était une survivante. Toutefois, un seul mot revenait sans arrêt à la charge, menaçant de lui faire perdre la raison ; pourquoi, pourquoi, pourquoi - Une terreur noire lui contracta les entrailles. Son souffle s'accéléra tandis que la pression se faisait plus forte. Brusque mais salvatrice, la lumière la fit fermer les yeux. La femme qui la tenait à sa merci ne lâcha cependant pas sa prise, se contentant de reculer, heurtant le mur. Pantin entre des mains expertes, Willow fut obligée d'obéir aux moindres faits et gestes de son agresseur. Daeron se tenait dans l'encadrement de la porte. Sans même savoir quelle serait l'issue de cette intervention, un souffle de soulagement la traversa, lui vrillant les os dans l'écho d'un espoir tout aussi soudain qu'inespéré. Cette foi aveugle qu'elle portait en son aîné lui donnait l'impression que ce rasoir ne déchirerait jamais sa peau, que cette femme aux longs cheveux bouclés disparaîtrait ; que cette situation n'était rien de plus qu'une simple illusion, un mirage dont elle ne tarderait pas à se défaire. Ses doigts continuaient à taquiner le bras de l'intrus, jouant sur cette peau dont elle ignorait tout – seule cette présence physique néfaste qui l'entourait lui permettait de se rendre compte de la véracité des faits.

Shoshana. Lorsque ce si doux prénom passa les lèvres de Daeron, un long frisson parcourut sa colonne vertébrale. Elle avait connu une Shoshana à Poudlard ; une fille un brin timbrée, disait-on, à qui Willow n'avait jamais adressé la parole. La née-moldue ne mit que quelques secondes pour faire le rapprochement entre son agresseur, sa camarade aux cheveux blonds ébouriffés et la fille de Daeron. En désespoir de cause, Willow glapit, sa langue claquant sur son palais en un curieux bruit de succion. Ses doigts se rattrapaient frénétiquement à l'avant-bras de Shoshana. Elle focalisa alors son attention sur Daeron qui, elle l'espérait, parviendrait à apaiser sa progéniture et l'empêcherait d'agir à sa guise. La peur continuait à lui tordre l'estomac, lui octroyant une amertume dont elle n'avait pas l'habitude. Plusieurs événements lui revenaient à l'esprit, des moments brefs mais heureux ; le fantôme des lèvres de Daeron trônait encore sur sa bouche haletante en une étreinte dont elle peinait à se rappeler les arômes. Cela faisait - par Merlin, était-ce vraiment le moment de ce souvenir de ce baiser alors qu'elle avait une lame sous la gorge ? Willow était tout bonnement terrifiée à l'idée de trépasser de cette manière ; mais après tout, n'était-ce pas dans l'ordre des choses ? Elle était née de parents moldus et, aux yeux de cette fille, cela suffisait pour faire d'elle une vermine. Un être à abattre, un animal. Elle comprenait alors l'usage du rasoir. La lame exerçait une pression glacée sur sa peau. « Lâchez-moi, je vous en prie, lâchez-moi... » souffla-t-elle, la voix étranglé. Son soupir était à peine plus fort qu'un murmure. « Daeron, s'il te plaît, s'il-s'il te plaît – f-fais quelque chose, fais - » mais elle fut incapable d'achever sa phrase. Les mots qu'elle souhaitait dire moururent à la naissance de ses lèvres. Ses yeux exorbités imploraient silencieusement son ami. La suppliciée avait désormais fixé ses deux mains sur l'avant-bras de la femme, cherchant une prise sur laquelle elle pouvait se redonner un minimum de contenance. Mais le courage semblait l'avoir abandonnée ; elle sentait cette lame, si froide, qui lui barrait la peau et elle savait que sa vie était entre les mains de Shoshana. Entière, elle ne pouvait qu'accepter cette fatalité ; si elle se débattait trop vigoureusement, elle savait que le rasoir trancherait sa gorge et rendrait alors inutile la moindre tentative de fuite. Alors, docilement, Willow se contentait de fixer Daeron, l'unique espoir de salut qui jalonnait sa vie depuis bien longtemps. Elle aurait dû rester dans la forêt.
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MessageSujet: Re: dust to dust (shoshana, daeron, willow)   Ven 15 Aoû - 17:55



i'll cut your little heart out cause you made me cry
— WILLOW RHODES, DAERON KITZINGER & SHOSHANA MASRELIEZ —
She told me not to step on the cracks, I told her not to fuss and relax. Pretty little face stopped me in my tracks but now she sleeps with one eye open. That's the price she'll pay. I took a knife and cut out her eye, I took it home and watched it wither and die. Well, she's lucky that I didn't slip her a smile. That's why she sleeps with one eye open that's the price she'll pay. I said, hey, girl with one eye get your filthy fingers out of my pie. I said, hey, girl with one eye, I'll cut your little heart out cause you made me cry.

Petit guerrier farouche, son cœur battait à tout rompre au fond de sa poitrine ; il pulsait, pulsait contre ses tempes à toute vitesse – à chaque pression de son cœur, son sang vibrait dans ses veines, tout juste sous la prise nerveuse et désespérée de sa proie. L’excitation au bord du ventre, des papillonnements ravageurs grondant au creux de ses entrailles, la blonde avait appris, le temps faisant, à déguster l’acide sensation qu’un meurtre procurait au bout de sa langue. Meurtre. Justice appelait-cela Mère, rétablir l’ordre naturel des choses, défaire le monde de l’emprise des impropres. Qu’est-ce que cette vermine fichait ici, ces traitres avaient-ils décidé d’investir une ville de sorciers pour mieux détruire l’héritage du monde magique ? Ploc ploc, entre ses doigts moites, le sang continuait de couler d’entre ses plaies béantes ; dans l’énervement de l’instant, Shoshana ne s’en rendait guère compte, tout autant que de la prise de sa captive, qui n’était qu’une piqure de moustique dans l’océan de ses sens, le bruissement infime d’une feuille s’écrasant sur le sol. Les imbéciles, n’avaient pas vu la menace venir ; ces imbéciles n’avaient pas même pris garde à une vitre se brisant, des pas grinçant sur le plancher – la vermine était-elle si stupide ?! Et l’imbécile couinait, glapissait de son impuissance comme un petit lapin devant un grand prédateur – à raison, à raison ; la jolie brune avait raison de se sentir impuissante et naïve, petite chose voletant à la frontière de la mort. Elle était imminente, c’était comme si le bout des doigts de la blonde, le tranchant de sa lame réclamaient leur dû avec impatience – elle ne perdit rien de cette volonté brûlant ses entrailles, suffisance sur son visage, au moment de faire face à son assaillant. Bien vite sa rétine s’était habituée à la lumière ambiante, et une seconde durant, Shoshana laissa ses yeux noirs voguer sur le décor alentours – l’endroit était miteux, dans un coin de son œil, elle vit une pile de vaisselle ne demandant qu’à disparaître, c’est cependant bien sur l’autre acteur de la scène qu’elle reposa bien vite son attention. Il avait ce visage familier, qui lui donnait presque l’arôme d’un nom tout au bord de sa langue, qu’elle n’arrivait pourtant pas à prononcer ; hormis les quelques êtres qui avaient toujours gravité dans son univers, la mémoire de Shoshana ne s’accrochait guère aux visages des insignifiants qu’elle croisait ; toujours Mère lui avait fait comprendre que tous ceux qui n’étaient pas des Masreliez n’étaient pas dignes d’attention, tous ceux qui n’étaient pas des Masreliez n’étaient pas comme elle ; comme elles deux. Shoshana. Shoshana. Elle plissa les yeux un instant, avant que l’autre n’ouvre la bouche, des murmures se détachant de ses lèvres. Daeron. Par instinct, la blonde sauvage tira plus fort sur la prise qu’elle avait aux cheveux de la brune, soulignant d’un regard vers l’homme ses intentions : fais, fais, il n’aurait pas le temps de faire le moindre geste que la fille serait déjà morte, un cadavre qu’il n’aurait plus qu’à voir se refroidir au milieu de la pièce. Il le savait. Ils le savaient. Attardant une œillade pleine de défiance sur l’homme en face d’elle, Shoshana finit par laisser un sourire carnassier passer sur ses lèvres décharnées, se penchant vers l’oreille de sa captive pour glisser contre sa peau quelques mots railleurs : « Il doit faire quoi, tu crois ? » De haut en bas, elle le toisa, cherchant par instinct où pouvait être sa baguette – elle savait que les traitres avaient des baguettes, qu’ils s’en serviraient, qu’elle pouvait les déjouer, l’homme ne l’avait pas encore prise, peut-être n’était-il pas aussi stupide que d’autres.

« Il fait rien, on dirait. » Et un nouveau ricanement glissa entre ses lèvres – elle défia d’un regard l’intrus à quelques pas de là ; il n’avait pas bougé, pas avancé. Juste supplié. « Peut-être… il s’en fiche. » Et son rictus s’étira, comme une annonce de quelques défiances, quelques menaces à venir dans le noir de la nuit. Chasseresse, avisée, elle ne manqua pas de mettre ses menaces silencieuses à exécution, incapable de masquer le plaisir malsain qu’elle prenait déjà. Pesant son geste, en quelques caresses mesurées qui ne laissèrent aucune entaille sur la peau de la brune, Shoshana remonta sa lame jusqu’à son menton, si fin, si gracieux ; elle en dessina les contours avec soin. Jusqu’au coin de sa joue. Et là, alors qu’elle s’était faite aussi légère qu’une caresse de satin jusque-là, elle trancha une fine et profonde entaille à quelques centimètres sous l’œil de la brune ; l’air se tendit en un sursaut, une fraction de seconde, alors que déjà, un éclat de couleur carmin glissait à la surface de sa chair, avec presque la même grâce qu’une larme transparente. Il ne s’en fichait pas tant que ça, finalement ; il n’y avait qu’à voir la petite goutte de sueur qui glissait de son front à lui, cet éclair au fond de ses yeux. Mère lui avait dit de ne jamais retenir sa lame, de ne jamais être pourchassée par quelque culpabilité que ce soit, de débarrasser le monde des vermines qui l’habitaient ; Mère avait toujours eu raison et cette brune ne ferait guère la différence, dans l’amas de cadavres qui jalonnaient déjà le peu de vie de Shoshana. Elle oublierait son visage bien assez vite ; elle oublierait celui de l’homme face à elle également ; et dans la mort, jamais plus elle ne le croiserait, jamais plus il n’éveillerait sa mémoire de la sorte, pour la picoter, la déranger de la sorte. « Je crois qu’il t’aime bien. » Articula-t-elle à l’adresse de la brune, en signe d’une conclusion nette et précise de son petit essai – pourtant, ses doigts étaient toujours enroulés autour de son arme, et rien d’autre qu’elle ne semblait bouger ici-bas. Ni la prise faiblissante de son gibier, ni la présence de l’homme ne perturbaient son manège inlassable – et déjà, après avoir glissé sur son poignet, au bout de ses mains, le sang de la Masreliez se mêlait aux doigts blanchis de la brune. « Toi. » D’une voix ferme, déterminée, elle capta l’attention de l’homme à quelques pas de là ; avec la position clairement de force qu’elle avait, il lui était aisément possible de capter toutes les attentions qu’elle pouvait désirer ; une indéniable position de force de laquelle elle n’avait jamais, au grand jamais, profité auparavant. Sans l’interruption de l’homme, la brune serait déjà morte ; ici, dans les instincts purs et durs de Shoshana, la vermine représentait la seule protection qu’elle pouvait avoir face à son ennemi, elle devait vivre. Vivre encore pour quelques secondes, encore, encore. « Ne m’appelle pas par mon nom. Tu devrais pas le connaître – pourquoi tu le connais ? Je t’ai dit, je t’aime pas ; tu peux pas savoir mon nom. » La tension dans la voix, ses mots avaient passé sa gorge comme s’ils l’avaient écorché jusqu’au sang. Et ses mâchoires se serrèrent nerveusement, ses dents grincèrent comme celles d’un animal affamé, tous ses muscles se tendirent, se raidirent sous un agacement incontrôlable ; rares étaient ceux qui prononçaient son prénom, même sa Mère des fois, avait bien des difficultés à l’appeler ainsi, à croire que c’était survivance d’un péché qui se devait d’être effacée. Elle était le péché, impropre, à devoir lutter, lutter pour redorer le nom de sa famille. Pourquoi, pourquoi ? Dans le brouhaha de son esprit, la réponse se fit attendre, et Shoshana pressa à nouveau de la lame de son rasoir, la fine gorge de sa proie, comme pour le presser à ouvrir la bouche ; qu’il parle, ou ravale ses mots et disparaisse comme un mirage ; pourquoi était-il faible, stupide à la supplier ? Il ne devrait pas dire son nom, il ne devrait pas pouvoir – s’il avait pu se taire seulement, ses mots ne reviendraient pas sans cesse glisser entre les oreilles de Shoshana, jusqu’à son esprit, friable, ses membres tremblants d’une rage glaciale qui menaçaient de céder comme un barrage à sa colère.
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MessageSujet: Re: dust to dust (shoshana, daeron, willow)   Ven 22 Aoû - 17:01

It's not the moon that divides us.
SHOSHANA, WILLOW & DAERON

Time is taking over Look how far we've come. Some were never meant to come here, Some were never meant to leave the ground. Time is taking over, Look how far we've come. Some were never meant to come here Some were never meant to leave the ground. I've been painted gin, It's not the colour I came in It's not the shirt that I stayin' in. Stand up when you hear your name 'Cus I think that we're the same We've got the same old hands, We've made the same old plans. ~ Look how far we've come.


Depuis des jours, les choses entre Willow et Daeron étaient encore plus compliquées qu’avant leur dernière confrontation. Daeron l’avait su au plus profond de lui, éviter Willow était la meilleure chose à faire et il aurait dû continuer à agir de la sorte plutôt que de se laisser entrainer sur la voie tortueuse qu’il avait empruntée. S’il était resté à Poudlard encore une semaine, peut-être deux, il ne l’aurait pas embrassée, pas encore en tout cas. Il avait regretté ce baiser à la seconde même où il s’était arrêté et depuis, ils n’avaient pas échangé beaucoup de parole. Leurs discussions se limitaient bien souvent à des formalités. Bonjour, en revoir, passe moi le sel, bonne nuit. C’était à peu près à ça que se résumaient leurs conversations depuis ce fameux baiser. Il ne voulait pas en parler, il refusait d’en parler et Willow n’avait pas l’air plus motivée à lancer le sujet. Il devait bien avouer que ça l’arrangeait complètement, bien qu’une partie de lui ne pouvait s’empêcher de penser que si elle ne voulait pas aborder le sujet, c’était parce qu’elle avait trouvé ce baiser complètement déplacé – ce qu’il était – et qu’à présent, elle le détestait. Il avait l’impression qu’en une fraction de seconde il avait réussi à briser tout ce qu’il avait pu construire dans cette relation qu’il entretenait avec la jeune femme. Bien-sûr, il avait déjà commencé, toute les fois où il l’envoyait balader, toutes celles où il l’avait ignorée ou engueulée sans raison apparente, mais ce baiser c’était le coup de grâce. Il n’aurait jamais dû faire ça. C’était une idée qui ne cessait de tournoyait dans sa tête, il n’arrêtait pas d’y penser, d’où son soucis de concentration ces derniers jours. Sans doute que s’il n’abordait pas le sujet avec Willow pour régler les choses, ses copies allaient rester sans correction encore bien longtemps. Il aurait aimé que ces copies soit le seul problème du moment, malheureusement il semblait les accumuler et Shoshana, dans sa cuisine, un rasoir contre la peau de Willow, c’était un souci de plus. le plus important de tous, celui qu’il devait résoudre là, dans l’immédiat, malgré cette impression constante de brouillard au fond de sa tête. Shoshana était devenu une jeune femme particulière, sa mère avait dû lui offrir l pire éducation qu’il puisse imaginer. Il l’avait su quand il l’avait vue pour la première fois à Poudlard et au fil des années, il l’avait à chaque fois trouvée de plus en plus étrange et plus le temps passait, plus il détestait sa mère. Il l’avait détestée à la minute où il avait compris qu’elle était partie avec leur fille de façon définitive et sans lui apporter la moindre information, mais au fil des années, de toutes ces fois om il avait pu voir ce qu’était devenue sa fille, il n’avait fait que détester d’avantage cette femme. Il voulait la voir morte, il voulait la tuer de ses mains et c’était pour cette seule et unique raison qu’il s’était dirigé vers l’ordre. Parfois, il s’était dit que sa haine était peut-être démesurée, que son envie de la tuer était complètement stupide et qu’il se laisser beaucoup trop emporter par sa rage. Cependant, maintenant que Shoshana était là et qu’elle menaçait Willow ; il était persuadée que Letan méritait de mourir. Sa haine n’était qu’à peine tournée vers celle qui tenait le rasoir, Shoshana n’était probablement elle-même qu’une arme dans les mains de sa cinglée de mère. Qu’est-ce qui pouvait bien s’être passé dans la tête de Letan pour qu’elle fasse de Shoshana ce qu’elle était aujourd’hui ? Aucune mère censée ne devrait vouloir voir sa fille devenir comme ça. Pendant de nombreuses années et malgré leurs différences, il avait souvent eu l’impression de la comprendre, mais depuis qu’elle était partie, son comportement le dépassait complètement. Il n’avait jamais réussi à comprendre pourquoi elle s’était barrée du jour au lendemain sans rien dire, alors il le comprendrait sans doute jamais pourquoi elle avait ruiné la vie de sa propre fille comme elle l’avait fait. Cette femme était de toute évidence la personne la plus incompréhensible qu’il n’est jamais rencontré dans sa vie. C’était à se demander pourquoi et surtout comment est-ce qu’il avait fait pour tomber amoureux d’elle. La stupidité de la jeunesse ou quelque chose dans ce gout là, ou simplement une capacité hors paire pour s’amouracher de la personne qu’il ne fallait pas. Willow en était une seconde preuve, elle qui n’avait que la moitié de son âge, celle qui représentait une relation interdite, pas franchement plus saine que celle qui l’avait lié à la mère de Shoshana.

Daeron ne pouvait s’empêcher de penser que s’il avait pu jouer un rôle dans l’éducation de Shoshana, ils n’en seraient pas là aujourd’hui. Il aurait pu changer les choses en étant présent dans sa vie. On ne lui avait pas franchement laissé le choix et bien évidemment, maintenant il était trop tard pour pouvoir changer quoi que ce soit à tout ce qui s’était passé dans leurs vies. Tout ce qu’il pouvait faire – ce qu’il devait faire – c’était sauver la vie de Willow. Il ne voulait certainement pas qu’il arrive malheur à Willow, il s’était promis que rien n’arriverait à Willow, plusieurs années plus tôt, quand il avait décidé de la prendre sous son aile. Il le lui avait promis à elle aussi. Il n’avait jamais été particulièrement doué pour tenir ses promesses, une raisons pour laquelle il n’en faisait pas souvent. Willow était une exception à beaucoup de choses dans sa vie et il lui avait promis qu’il ne lui arriverait jamais rien. Il lui avait dit qu’il serait toujours là pour elle et il ne l’avait pas toujours été. Il l’avait même délaissée pendant des semaines entières alors qu’il restait enfermé à Poudlard pour éviter de se retrouver en face d’elle. Cette fois, il n’avait pas le droit de faillir à la promesse qu’il lui avait faite. Il devait l’aider. Il devait faire quelque chose pour lui sauver la vie. Quoi ? Il ne savait pas vraiment, C’était Shoshana qui était là, ça suffisait à compliquer les choses. Il ne voulait pas que Shoshana fasse du mal à Willow et il ne voulait pas avoir à faire du mal à sa Shoshana. Elle était sa fille, même si elle ne savait qu’il était son père, pour lui ça ne changeait pas grand-chose. Elle était sa fille, il se souvenait de ses trois premières années de vie à la perfection. Il se souvenait du petit bout de bébé qu’il avait serré dans ses bras, il se souvenait de l’avoir vue faire ses premiers pas, de l’avoir entendue prononcer ses premiers mots. Il se souvenait parfaitement de tout ça et les souvenirs qu’il gardait d’elle étaient encore présent alors qu’elle était là en face d’elle. Elle était ce bébé qu’il avait tant aimé et maintenant elle était là à brandir un rasoir contre la peau de Willow. Il devait faire quelque chose. Willow elle-même le disait et il n’arrivait pas à fixer la jeune femme. Il se contentait de regarder Shoshana et elle avait raison, il ne faisait rien. Lui demander d’arrêter n’allait certainement pas être suffisant. Il le savait bien et pourtant, dans un premier temps, il n’avait fait que demander. Mais il ne s’en fichait pas, bien au contraire. Enfin, il posa son regard sur Willow, bien vite, avant de reposer son regard sur Shoshana. La goute de sang qui perlait à présent sur la joue de Willow l’insupportait. Il sentait la colère monter en lui. « Poudlard. Je suis prof à Poudlard. C’est comme ça que je te connais. » Il l’avait connue bien au delà de ça, des années plus tôt, mais il ne pouvait pas se permettre de lui parler de ça, il ne savait pas franchement si lui dire qu’il était son père allait la calmer ou bien aggraver les choses. Il l’avait connue à Poudlard, comme les autres professeurs de l’école de sorcellerie et ça n’avait rien de surprenant qu’il se souvienne d’elle, avec cette allure, ce comportement qu’il était difficile d’oublier. D’un geste rapide il tira sa baguette alors rangée dans la poche arrière de son jean. « expelliarmus ! » Le sort frappa la main de la sorcière, faisant valser le rasoir qu’elle avait en mains. D’un nouveau geste de baguette il ramena l’objet vers lui le stoppant sous sa chaussure. Un nouveau geste de baguette et la vaisselle entreposée derrière les deux jeunes filles volèrent jusqu’à l’autre bout de la pièce. Il n’abaissa pas sa baguette, prêt à lancer d’autres sortilèges si c’était nécessaire. « On devrait peut-être essayer de parler plutôt que de se menacer les uns les autres. Lâche la. » Ne pas blesser Shoshana, ça restait dans un coin de son esprit, mais si ça devenait vraiment nécessaire, il serait bien obligé de faire en sorte qu’elle la lâche. C’était de Willow dont il s’agissait après tout et si Shoshana devait la tuer, jamais il ne se le pardonnerait.

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MessageSujet: Re: dust to dust (shoshana, daeron, willow)   Lun 25 Aoû - 22:42


we were never welcome here
We were never welcome here at all, No. It’s who we are, Doesn’t matter if we’ve gone too far, Doesn’t matter if it’s all okay, Doesn’t matter if it’s not our day. So won’t you save us, What we are, Don’t look clear. Cause it’s all up hill from here, Up in the attic, Down in the cellar, Lost in the static. Coming back for more, Oh for more. Out with the reason, In with the season. Taking down names In my book of jealousy.


La peur semblait la déposséder de ses moyens. Elle était là, frémissante et inoffensive, entre les bras fins de la fille de Daeron. Cette maudite progéniture. Willow tremblait comme une feuille, à la merci de la volonté d'une folle, sa gorge offerte à un rasoir brandi. Ses yeux exorbités étaient rivés vers son aîné, suppliant, réclamant son aide. Mais, la gorge serrée, la jeune femme était incapable de prononcer la moindre phrase cohérente. Elle se raccrochait désespérément à l'avant-bras de Shoshana, se sentant défaillir. Son corps devenait de plus en plus lourd, ses jambes flageolaient et menaçaient de se dérober sous elle. Elle tentait de se raccrocher aux branches, de manière plus ou moins cohérente, se souvenant malgré elle du baiser que Daeron avait posé sur ses lèvres. Elle avait besoin d'un point d'accroche, elle avait besoin d'espoir. Les lèvres irritées de son ancienne camarade glissa le long de sa peau. De longs frissons d'angoisse la parcoururent. L'amertume envahit sa bouche, la rendant de plus en plus fébrile. Que devait-il faire ? Willow secoua doucement la tête, même si cette entreprise était plutôt compliquée. Elle n'en savait foutrement rien ; elle voulait le voir agir mais tuer sa fille n'était visiblement pas dans ses cordes. Heureusement, pensa-t-elle, ses doigts enfoncés dans la peau blanchâtre de son agresseuse. Comment pouvait-elle aimer un homme capable d'assassiner sa chair et son sang ? Un tel acte de barbarie la rendrait folle. Sa vie était toutefois en jeu et, face à un tel dilemme, elle ne savait plus sur quel pied danser. Lorsque Shoshana lui signala que Daeron ne faisait rien, Willow se raidit d'avantage. Un croassement passa de nouveau ses lèvres entrouvertes. Ses phalanges se contractèrent. Malgré les paroles de la blonde, elle ne pouvait pas imaginer Daeron rester indifférent face à sa mort potentielle. Malgré tout, malgré leur baiser, malgré leurs fréquentes altercations ; il ne pouvait pas rester indifférent. De sa main habile, Shoshana commença à dessiner les contours de sa mâchoire du bout de son rasoir, lui octroyant presque une douce caresse. Le métal froid de l'objet la tétanisait. Un coupure vint fendre sa pommette. La douleur fut intense, mais brève. Aucun son ne traversa sa bouche. Aucun sursaut ne vint secouer son corps tendu à l'extrême. Une perle de sang roula le long de sa joue ; elle pouvait sentir la ligne qu'elle traçait sur sa peau. Le son de la voix de Shoshana, en revanche, la fit tenter de se redresser. Il l'aimait bien. Elle devait s'en souvenir. Il l'aimait bien. Jusqu'à la fin. Les lèvres pincées, Willow ravala ses pleurs et sa lâcheté. Brave, elle devait l'être, ne serait-ce que pour laisser derrière elle la vision d'une fille plus noble qu'elle ne l'était réellement. Un souffle brutal de dignité la traversa. Elle ne crierait pas, ne supplierait pas – ses suppliques importaient bien peu, au fond, elle savait pertinemment que cela ne changerait rien à la situation. Seul Daeron était en position d'agir. Willow était entre les deux pôles opposés, seul barrage entre deux vagues contraires. Elle serait bien incapable d'esquisser le moindre mouvement ; un seul frémissement de sa part et elle ne tarderait pas à s'étouffer dans son propre sang, ternissant le carrelage de sa cuisine et octroyant une vision d'horreur à son aîné. Shoshana devait être habituée à ce genre de spectacle. Peut-être rirait-elle.

La conversation entre Daeron et sa fille fut brève, presque stérile. La mâchoire inférieure de Willow s'affaissa légèrement lorsque son aîné évoqua son seul statut de professeur, dénigrant totalement sa paternité. Elle n'avait pas le cœur d'évoquer cela, trop occupée à garder sa bouche close et son visage impassible. Peine perdue, les traits de son visage évoquaient une frayeur difficilement contenue. Brusquement, Daeron tira sa baguette de sa poche arrière et la pointa vers la main de l'intrus. Le rasoir vola dans les airs puis revint sagement jusqu'à son aîné où il l'arrêta du bout de son pied. De nouveau, sa baguette s'agita ; derrière Shoshana et Willow, la vaisselle quitta son point de chute pour venir se briser contre le mur qui leur faisait face. Son cœur se gonfla d'espoir et ses doutes se firent moindres ; finalement, la soirée se terminerait peut-être de manière douce, agréable. Même si ses épaules étaient encore emprisonnées entre les phalanges féroces de cette étrange ennemie, Willow commença à gesticuler, de sorte à se défaire le plus rapidement de cette prise qui commençait à la faire souffrir. Shoshana n'était sûrement pas ainsi par choix ; cette apparition mystérieuse était le produit, le résultat bien délicat, d'une éducation. D'une absence d'éducation. Toutes ses pensées convergèrent alors vers Daeron ; il est responsable. Cette remarque silencieuse, douloureuse, la frappa de plein fouet alors qu'elle continuait à se débattre. Il n'était sûrement pas celui qui avait mené sa descendante sur le chemin de la haine, de la mort, mais il n'avait pas été présent. A Poudlard, il aurait pu aborder maintes et maintes fois Shoshana, mais il ne l'a jamais fait. Il n'a jamais esquissé le moindre petit geste pour la retrouver, construire une relation saine là où sa fille n'avait trouvé que des envies de meurtres et des illusions destructrices. Il aurait dû s'en douter, par Merlin. Ses mains se délièrent et se serrèrent. Ses poings s'élancèrent en arrière, cherchant à atteindre les hanches de son bourreau, souhaitant la faire reculer. Daeron lui avait donné l'impulsion nécessaire pour se défendre et, maintenant que Shoshana était dépossédée de son bien, Willow retrouvait peu à peu ses forces. Ses phalanges blanchies volaient, heurtaient ce qu'elles trouvaient sur son chemin. « Lâche-moi, lâche-moi, lâche-moi... lâche-moi maintenant ! » éructa-t-elle, soudain dénuée de la moindre politesse. Ses sens étaient réveillés, à l'instar de son instinct de survie qu'elle pensait éteint depuis fort longtemps. Elle se détacha brutalement de l'étreinte mortelle de son agresseuse, lui balançant son coude dans l'estomac. Elle se précipita vers Daeron contre lequel elle se jeta, ses mains enroulées autour de son bras, se cachant un tantinet derrière sa carrure imposante.

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