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 ❋ there goes the fear (slevin, tessae)

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MessageSujet: ❋ there goes the fear (slevin, tessae)   Lun 4 Aoû - 1:15


there goes the fear

slevin & tessae

Ce n’était pas le genre à Tessae de sortir tard le soir. Elle aimait plutôt allumer un feu dans la cheminée, s’installer devant les flammes, emmitouflée dans une couverture douce, et lire un bon livre. Rhaegar était au travail, ou un peu plus loin dans la pièce, travaillant sur elle ne savait quoi. Elle aimait bien mieux quand il était à la maison, mais il était souvent bien occupé au ministère. Lorsqu’elle était seule, Tessae en profitait pour mettre un peu de musique, et lire ses livres moldus favoris, ou ceux qu’elle avait emprunté à la bibliothèque de Cardiff, courtoisie de son beau-frère. La plupart du temps, elle ne se couchait pas très tard, étant davantage une lève-tôt. Mais cette nuit-là, elle était incapable de fermer l’oeil. Elle ne savait pas si c’était parce que Rhaegar était parti pour quelques jours en une sorte de mission, ou si son corps refusait de dormir par peur de faire des cauchemars, mais elle ne cessait de tourner dans son lit, ses draps s’emmêlant au-dessus d’elle, la lumière de la lune l’aveuglant autant que les rayons du soleil. Aux alentours d’une heure du matin, elle se redressa avec un long soupir, décidant d’aller se changer les idées, espérant que cela suffise à lui apporter le sommeil qu’elle tentait désespérément d’accumuler. Elle frissonna en sortant des couvertures, débatant le fait de rester à la maison ou de sortir. Il avait l’air de faire plutôt froid, le vent sifflant à travers les arbres au-dehors, mais elle n’avait pas envie de rester entre quatre murs, dans le silence, dans le vide. Elle enfila donc des vêtements chauds, et sortit à l’extérieur, inhalant l’air glacial, le vent faisant danser ses longs cheveux châtains. Elle resserra son manteau contre elle, marchant doucement en direction de nulle part. Oui, certainement qu’une promenade lui ferait du bien. Ça lui changerait les idées, peut-être bien, assez pour l’empêcher de faire ces horribles cauchemars. Elle ne cessait de rêver à cet enfant qu’elle avait porté pendant ces quelques semaines. Elle n’avait même pas su si c’était une petite fille ou un petit garçon – c’était ce qui l’obsédait le plus. Tessae savait que Rhaegar désirait un héritier plus que tout. Elle eut un long soupir, qui se perdit dans l’air venteux de Londres. La lune brillait au-dessus d’elle, éclairant faiblement les rues du quartier sorcier. Elle voyait quelques commerces encore ouverts, avec le bruit sourd de musique et de conversations. Elle ne sortait presque jamais – ça n’avait jamais été son genre. À Poudlard, elle se couchait toujours tôt, n’allant jamais aux petites fêtes organisées dans la salle commune. Mais elle ne le regrettait pas – elle ne s’était jamais sentie à l’aise lors de tels événements. Elle préférait largement rester tranquille avec un bon livre.

Elle passa devant une boutique fermée, jetant un coup d’oeil dans la vitrine tout de même faiblement éclairée, regardant avec curiosité les objets qu’elle contenait. Elle se sentait déjà mieux. C’était fou, ce qu’un peu d’air frais pouvait faire à l’esprit. Elle songeait déjà à retourner se coucher quand elle entendit un bruit sourd derrière elle. Elle se retourna vivement, alerte, les yeux grands comme des soucoupes, se disant à présent que ça n’avait peut-être pas été une bonne idée de venir se promener seule si tard la nuit dans les rues de Londres, lorsqu’elle réalisa que ce n’était que la porte du pub derrière qui s’était ouverte avec une certaine brutalité, laissant passer une silhouette qui tituba sur le côté. Un homme, relativement grand, dont les cheveux frisés brillèrent l’espace d’un instant sous la lumière de la lune. Elle resserra son foulard autour de son cou, allant tourner sur ses talons pour retourner chez elle lorsque l’homme leva la tête. Elle le scruta, croyant reconnaître son visage. Oui, c’était bien lui. Elle se souvenait parfaitement de lui – le jeune homme intoxiqué à qui elle avait sauvé la mise une fois, à Poudlard. Elle tenta de se rappeler son prénom – Slevin. Elle n’en revenait tout simplement pas. Quelle coincidence – et il paraissait tout aussi intoxiqué que cette fois-là. Tessae contempla l’idée de s’approcher, lui demander si tout allait bien. Il y avait longtemps qu’elle ne l’avait pas vu – encore moins adresser la parole. Mais, curieuse comme elle était, et dans un élan d’impulsivité qui lui était étranger, Tessae s’approcha de lui, souriant doucement. Il paraissait vraiment mal en point. “Slevin ?” dit-elle d’une voix incertaine. L’homme s’échoua sur le sol avec une certaine violence. Elle ouvrit la bouche, stupéfaite, et s’approcha de lui, s’abaissant à son niveau. “Est-ce que ça va ? Vous vous êtes fait mal ?” Elle en doutait, mais elle avait tout de même envie de lui venir en aide. Il avait toujours été plutôt gentil avec elle – et il paraissait avoir besoin d’un coup de main.


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MessageSujet: Re: ❋ there goes the fear (slevin, tessae)   Lun 25 Aoû - 23:07

Le nouveau régime avait beau avoir instauré un couvre-feu, je n'en avais cure. À vingt deux heures passées j'étais toujours dans les rues de Londres, tâchant de me faire discret autant que faire se peut. Il faut dire que la discrétion n'était pas mon fort, en particulier lorsque j'avais bu. Quand j'avais un coup dans le nez, j'étais plus belliqueux, je réagissais au quart de tour. L'alcool exacerbait l'agressivité que j'avais accumulée en mon for intérieur depuis si longtemps, tellement longtemps que je cohabiter avec elle me semblait parfaitement normal. Adolescent, je m'étais forgé une réputation de bagarreur, plus enclin à utiliser ses poings que sa cervelle – je n'étais définitivement pas doué avec les mots. Adulte, je n'avais pas vraiment changé. En plus de ça j'étais une épave. Une épave qui coulait inexorablement vers le fond, noyé dans des litres de spiritueux. Une fois n'est pas coutume, j'étais accoudé au bar, en compagnie d'autres soiffards. L'idée qu'un rafleur puisse venir me cueillir ici ne m'avait même pas effleurée, tout ce qui importait était que je me fasse servir un énième verre, verre que me refusait le barman parce que soi disant j'étais assez imbibé comme ça. Face à tant d'insistance il ne céda même pas. Il réitéra même son refus, de nombreuses fois. Je me foutais bien d'écoper d'une énième gueule de bois, de toute façon ce n'était pas son problème pas vrai ? Il n'en démordait pas. Pire encore, il semblait vouloir que je parte, aller dessaouler ailleurs car paraissait-il j'étais en train de faire fuir les clients. Voilà comment je me suis retrouvé la tronche dehors sans autre forme de procès. La porte claqua derrière moi, m'indiquant de façon très limpide que je n'étais pas le bienvenu ici. Je ne tenais plus sur mes jambes. Et il fallait que je m'en aille ? Il était mignon, lui, dans la mesure où j'étais bien incapable de mettre un pied devant l'autre sans pencher comme la tour de Pise, ce n'était pas encore gagné, loin s'en faut. Et en plus de ça, je voyais flou, le décor tanguait sous mes yeux larmoyants – et ce n'était certainement pas de la faute du froid ambiant. D'ailleurs le froid je ne le sentais même plus, aussi m'était-il impossible de m'en servir comme excuse. Il avait bon dos, le froid, surtout quand j'avais bu comme un trou. J'aurais pu me promener à poil que cela m'aurait fait le même effet. Je ne sentais pas la morsure du froid sur ma peau. L'alcool me gardait bien au chaud. Et je me tenais sur le seuil du pub, comme un con, les bras ballants, légèrement hagard. Rectification : j'étais tellement hagard que je n'avais même pas vu la personne avec qui j'allais pourtant entrer en collision. Collision qui fut par ailleurs évitée de peu : heureusement qu'il ou elle avait d'excellents réflexes – ce qui était loin d'être mon cas en cet instant précis. Ou alors, peut-être que j'avais un sérieux problème pour évaluer les distances parce la fille se tenait un peu plus loin, plus loin en tout cas que l'idée qu'on se faisait d'une collision en bonne et due forme. J'étais définitivement à côté de mes pompes.

Heureusement que la demoiselle semblait bien plus lucide que je l'étais. Preuve en est, elle s'était retournée vivement, beaucoup plus vivement que j'en aurais été capable en tout cas. Il faut dire que ma motricité se retrouvait fortement altérée par mon taux d'alcoolémie. La seule chose dont je fus capable était de lever la tête -autant savoir à qui j'avais affaire, non ? Mon processus d'identification fut avorté parce que j'avais les pensées en vrac. Si je connaissais cette personne sans doute serais-je incapable de la replacer, mon esprit de déduction s'étant fait la malle. Ce dont j'étais sûr, c'était qu'elle s'était arrêtée et qu'elle me regardait. Et alors? Pourquoi me fixait-elle de la sorte, n'avait-elle jamais vu un type bourré sortir d'un pub ? J'allais tout naturellement l'envoyer se faire voir mais elle me devança en prenant la parole.  “Slevin ?”  Hein ? Comment ça se fait qu'elle connaisse mon nom ? Je la connaissais moi aussi ? Je ne saurais le dire. Et pourtant le choc fut tel que je me laissai choir au sol, comme une poupée de chiffon, mes jambes étant définitivement incapables de me porter – tout du moins, pas tant que je serai un minimum dégrisé. Je tentai de me redresser, certes péniblement, le cœur au bord des lèvres. Parce que non seulement j'étais dans une position délicate, mais en plus il y avait cette putain de nausée qui me tordait les tripes. Je devais très probablement inspirer de la pitié à la jeune femme car elle se précipita vers moi, au pire pour m'enquérir de mon état, au mieux pour m'aider à me relever.  “Est-ce que ça va ? Vous vous êtes fait mal ?”  De toute évidence, j'allais mal, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. J'aurais beau répondre que je me portais comme un charme qu'elle ne m'aurait pas cru – j'étais bien trop dans le coltard pour seulement être crédible. Je levai alors piteusement le pouce, comme pour lui faire comprendre que tout était OK de mon côté...enfin pas vraiment parce que mes genoux me faisaient un mal de chien. « Ce n'est rien. » haletai-je tandis que m'assis par terre, sur les dalles gelées - de quoi m'ankyloser les fesses pour un bout de temps. Je me mis alors à relever ma jambe de pantalon comme un forcené. « Putain. » sifflai-je entre mes dents, alors que le denim de mon jean frottait contre ma peau écorchée, produisant un picotement extrêmement désagréable. « Je crois que je me suis niqué les genoux. » Mon langage laissait certes à désirer, mais peu importe. J'étais par terre, probablement en train de pisser le sang, ce n'était clairement pas le moment de faire des fioritures. D'accord. Pouvait-on m'expliquer pourquoi tout à l'heure je ne sentais pas le froid alors qu'à présent, cette écorchure piquait comme si on avait versé de l'acide sur mon épiderme ? La réponse semblait plutôt simple : je retrouvais peu à peu mes sensations parce que je dessaoulais. Ou alors, mon karma était en train de me jouer un sale tour, un très vilain tour. « Puis d'où vous savez comment je m'appelle ? » grognai-je à son attention, priant pour qu'il ne s'agisse pas d'une énième personne que je connaissais à l'école ou autre – parce que dans ce cas, le monde serait beaucoup trop petit.
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