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 (octavia) ☆ light up the path.

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MessageSujet: (octavia) ☆ light up the path.   Mar 15 Juil - 15:36

Such a Heavenly view
OCTAVIA REED & VISERYS BLACKHEART

Cause you're a sky, cause you're a sky full of stars. I'm gonna give you my heart, Cause you're a sky, cause you're a sky full of stars, Cause you light up the path. I don't care, go on and tear me apart, I don't care if you do Cause in a sky, cause in a sky full of stars, I think I saw you. Cause you're a sky, cause you're a sky full of stars, I want to die in your arms, arms Cause you get lighter the more it gets dark I'm going to give you my heart. ~ A Sky Full Of Stars.

Il était mort, c’était ce qu’on disait de lui à présent. Mort et enterré depuis plusieurs mois, c’était une rumeur qui s’était répandue pendant qu’il croupissait au fond d’une cellule d’Azkaban. Durant toute cette guerre, il avait toujours fait très attention à assurer ses arrières, mais il lui avait suffit d’une petite erreur pour se retrouver derrière les barreaux. Il aurait voulu pouvoir rester les bras croisé pendant que le monde flambait, pendant que ses amis finissaient un par un à Azkaban ou pire encore. Il aurait aimé pouvoir se révolter comme l’avait fait Sage quand leur père était mort, mais il était resté calme, aussi neutre que possible, malgré ses années qui s’opposaient clairement à celles du ministère de la magie. Cependant, il avait toujours pensé à Octavia. Elle était étrangère à ce monde, il voulait pouvoir lui éviter de subir tous les malheurs de cette guerre. Il avait fini par échouer. Il s’était montré incapable de faire preuve d’autant de neutralité qu’il l’aurait voulu. Il avait aidé plusieurs de ses collègues à quitter le ministère avant qu’il ne soit trop tard et il avait fini par se faire prendre. Il fallait croire qu’on l’avait oublié dans sa cellule, à tel point que personne n’avait pu dire qu’il était bien en vie quelque part et non pas mort comme le reste du monde ne pensait. Il avait tout perdu pour aider l’une de ses amies, il avait perdu sa liberté, mais il avait également perdu Octavia. C’était sa fiancée, la femme qu’il aimait, celle qu’il avait été sur le point d’épouser avant de se retrouver enfermé. Maintenant, on lui avait dit qu’elle était partie à l’étranger et que déjà, elle commençait à refaire sa vie. Il s’agissait des paroles de son meilleur ami, il ne pouvait que les croire. Il n’y avait rien qu’il puisse faire pour retrouver Octavia, il pourrait certainement réapparaitre dans sa vie sans crier gare et lui expliquer la situation. Cependant, si elle était heureuse avec cet homme quel qu’il soit, il ne pouvait pas s’incruster de nouveau dans sa vie, il ne pouvait pas prétendre vouloir la récupérer, il en avait envie, c’était certain, mais il était bien obligé d’admettre qu’elle était mieux sans lui. Elle était mieux loin de l’Angleterre et de cette guerre qu’elle avait frôlé de trop près alors qu’elle était une moldue. C’était de sa faute si elle s’était retrouvée trop proche de la guerre, c’était de sa faute si elle avait souffert et maintenant, il espérait qu’elle soit heureuse et en sécurité, loin de lui et de cette guerre dans laquelle lui, il nageait complètement. C’était mieux comme ça. C’était quelques mots qu’il n’avait de cesse de se répéter, comme si ça pouvait l’aider à mieux accepter la chose. Octavia lui manquait et puisqu’elle n’était plus dans sa vie, il avait l’impression d’avoir absolument tout perdu. Elle avait été la personne la plus importante de sa vie et maintenant, elle était loin de lui. Souvent, il avait juste envie de se noyer dans l’alcool pour essayer d’oublier ça, cependant, les fois où il s’était laissé sombrer, il avait fini par réaliser que ça ne servait à rien. Ça ne faisait au final qu’ajouter une énorme migraine à toute la douleur qu’il ressentait déjà. A moins d’un sortilège d’amnésie, jamais il n’oublierait Octavia. Il ne voulait pas l’oublier. Elle avait été cette lueur d’espoir qui subsistait au fond de son âme lorsqu’il avait été à Azkaban, c’était à son image qu’il s’était accroché dans les moments les plus difficiles. Il ne voulait pas l’oublier, il ne pouvait pas l’oublier. Il garderait la jeune femme gravée dans sa mémoire à jamais. Il espérait vraiment qu’elle, elle pourrait l’oublier, passer à autre chose et ne garder que de lui un lointain souvenir, recouvert par de nombreux autres, bien plus beaux que ceux qu’il avait pu lui apporter. Il fallait qu’elle soit heureuse, elle le méritait. Des fois, il se disait que peut-être que s’installer dans le Londres moldu avait été une erreur, qu’il aurait mieux fait de rester du côté des sorciers. Au moins, il n’aurait sans doute jamais rencontré Octavia et il ne l’aurait pas emmené avec lui dans le monde des sorciers. Ça lui aurait évité bien des problèmes si jamais elle n’avait jamais croisé sa route. Maintenant, il n’y avait plus rien qu’il puisse faire pour changer les choses de toute façon. Ce qui était fait était fait. Il n’avait plus qu’à espérer que tout se passe bien désormais pour elle et qu’elle soit heureuse, plus que lui ne le sera jamais sans elle à ses côtés.

Depuis qu’il était sorti d’Azkaban, il s’efforçait de reprendre sa vie du mieux qu’il le pouvait. Il avait retrouvé un travail, loin du ministère de la magie cette fois. Il travaillait désormais pour une papeterie magique sur le chemin de traverse. Une boutique dans laquelle il n’y avait plus foule. Le chemin de traverse était souvent désert, ça n’avait pas été toujours été comme ça. Il se souvenait qu’avant la guerre, il s’agissait d’un petit coin particulièrement vivant, notamment à la fin des vacances scolaires, quand tous les jeunes sorciers venaient pour acheter leur matériel avant la rentrée à venir. Maintenant que Poudlard avait fermé, il n’y avait vraiment plus grand monde sur le chemin de traverse. Quelques clients venaient régulièrement, assez pour que la boutique continue à vivre. Il fallait croire que les mangemorts et autres partisans de Voldemort avait toujours besoin de parchemin, de plumes et d’encre, car ils représentaient la quasi-totalité de la clientèle de la boutique. Ce boulot, ce n’était clairement pas à ce qu’il avait connu quand il travaillait encore au ministère de la magie, bien au contraire. A l’époque, quand il avait commencé à y travaillé, ou même avant que la guerre n’éclate, il avait été fier d’avoir un tel emploi. Maintenant,, sans doute qu’il n’y avait plus la moindre fierté à en tirer, pour quelqu’un comme lui en tout cas. Il était content de l’avoir quitté, il était mieux maintenant dans cette petite boutique du chemin de traverses, malgré les passages réguliers de la police magique, qui il fallait bien l’admettre étaient particulièrement chiants. Il reprenait sa vie, lentement mais sûrement, même si beaucoup de gens étaient encore persuadé qu’il était mort depuis un moment. Il n’avait pas vraiment cherché à rétablir la vérité, au moins personne ne venait faire chier les morts. Il avait terminé sa journée de travail assez tôt, comme souvent, de toute façon, le couvre feu forçait la boutique à fermer particulièrement tôt. Il aurait pu rentrer chez lui, essayer de se détendre, se plonger dans un bouquin pour essayer d’oublier ce que devenait sa vie ou simplement rester dans son coin à ressasser les souvenirs d’un passé qui était à présent révolu. Pourtant, il ne savait pas vraiment pourquoi, il s’était dirigé vers un cimetière de Londres, pas n’importe lequel. Il était déjà venu là peu de temps après sa sortie d’Azkaban. Il était déjà venu dans ce cimetière quelques temps plus tôt, pour voir de ses propres yeux, cette tombe gravée à son nom. Cette fois encore c’était devant elle qu’il était. Cette pierre en marbre encore propre, non usée par le temps, qui était censée être la sienne. Il se demandé quand même qui est-ce qui avait eu l’idée de l’enterrer puisqu’il n’y avait aucun corps à mettre en terre. Il ne pouvait pas s’agir de ses parents puisqu’ils étaient tous les deux morts à présent. Ce n’était pas sage non plus puisqu’on disait qu’elle avait quitté le pays depuis un moment déjà. Octavia peut-être, qui aurait voulu lui offrir des funérailles malgré l’absence de corps. Il n’en savait rien, il ne saurait peut-être jamais. Maintenant, il ne frissonner en fixant cette dalle de marbre gravée à son nom. Evidement, ça avait quelque chose de carrément macabre. C’était sa tombe, alors que de toute évidence, il n’était pas mort. S’il l’avait été, c’était clair qu’il ne serait plus là pour fixer cette maudite pierre tombale. Il resta un moment là, à fixer l’objet, les mains dans les poches de sa veste. Là devant cette tombe, il avait l’air d’un moldu comme un autre, venu apporter ses hommages à quelqu’un, quelqu’un qui ne serait pas lui. C’était définitivement bizarre de se retrouver là. Il fallait qu’il parte, il perdait son temps ici, bien qu’il n’ait rien de mieux à faire ailleurs, il serait forcément mieux ailleurs que face à sa propre tombe. Il hésita un moment, avant d’enfin se retourner, près à quitter les lieux pour enfin rentrer chez lui, sans savoir comment il allait pouvoir occuper sa soirée, mais ça n’avait pas d’importance de toute façon. A peine retourné, il fut vite couper dans son élan puisque c’était l’image d’Octavia qui se dessinait devant lui. Octavia qui était censée être à l’étranger d’après ce qu’on lui avait dit et au lieu de ça, elle était là en face d’elle, bien qu’il ne soit pas totalement sûr de ne pas être sujet à une hallucination. « Octavia ? » Les sourcils froncés, il la fixait. Il ne tarda pas à fermer les yeux, pour les rouvrir aussi tôt comme si elle allait disparaitre, mais non elle était toujours là et lui, il la fixait comme un imbécile, incapable de prononcer autre chose, le cœur battant à la chamade. Elle n’aurait pas dû être là, elle ne pouvait pas être là.
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MessageSujet: Re: (octavia) ☆ light up the path.   Lun 4 Aoû - 1:54


you're mine and that's it, forever
— OCTAVIA REED & VISERYS BLACKHEART —
Love writes a letter and sends it to hate. My vacations ending. I'm coming home late. The weather was fine and the ocean was great and I can't wait to see you again. Hate reads the letter and throws it away. No one here cares if you go or you stay. I barely even noticed that you were away. I'll see you or I won't, whatever." Love sings a song as she sails through the sky. The water looks bluer through her pretty eyes. And everyone knows it whenever she flies, and also when she comes down. Hate keeps his head up and walks through the street. Every stranger and drifter he greets. And shakes hands with every loner he meets With a serious look on his face. Love arrives safely with suitcase in tow. Carrying with her the good things we know. A reason to live and a reason to grow. To trust. To hope. To care.

D’un oeil distrait, Octavia n’écoutait qu’à peine ce que la fleuriste lui disait ; inlassablement, la vendeuse énumérait les bouquets, les plantes, les montages, les couronnes qu’elle avait en collection, dans sa vitrine. Mais rien ne semblait convenir à la brune, capturer son regard plus d’une fraction de seconde, avant qu’elle ne fuit tout contact visuel. C’était pourtant cette même vitrine qui l’avait faite rentrer en ces lieux, la façon dont elle avait trouvé les fleurs jolies, dont les assemblages lui avaient plu. Maintenant qu’elle était ici, en les lieux mêmes, c’était une autre histoire : Octavia se sentait presque oppressée, la respiration chaotique, les nerfs en pelote. Elle aurait pu balancer sa main dans le visage de la fleuriste à quelques centimètres de là, mais, celles-ci serrées dans les poches de sa veste d’hiver, la jeune femme se retenait. Elle ne devait pas. Elle ne pouvait pas agir de cette manière : au fond de ses entrailles, dans chaque parcelle de sa raison, elle savait bien qu’elle ne devait pas craquer, s’effondrer de la sorte alors que sa vie était sur le point de basculer. Octavia ne pouvait pas s’écrouler sur place, se laisser submerger par le chagrin qui la dévorait - elle allait avoir un bébé, un enfant qui compterait sur elle quoiqu’il ait pu arriver auparavant. Enfant qu’elle élèverait seule. De plus en plus souvent, Liam venait lui rendre visite, s’attardait des heures durant : polie, seule, malheureuse, Octavia lui souriait. Octavia sympathisait. Le coeur n’y était cependant pas : parfois, elle en arrivait à se demander comment le meilleur ami de son ancien fiancé parvenait à la porter de cette manière, alors que lui aussi, il avait perdu un être cher. La brune n’y pensait que de courtes fractions de seconde, avant de trouver un autre moyen d’occuper son esprit : irrémédiablement, elle chassait Viserys de son esprit aussitôt qu’il se pointait à l’orée de celui-ci. Elle refusait, refusait ardemment de penser à son fiancé disparu, à la rage qu’elle avait en elle, à la tristesse qui ne demandait qu’à se déverser plus encore. Depuis combien de temps était-elle seule ? Octavia avait perdu le compte, elle avait le lourd sentiment d’avoir été seule depuis le début de sa vie, que Viserys n’était plus qu’un amas de fumée, qui l’avait faite rire, sourire, vibrer comme plus jamais elle ne le ferait. Il n’était alors qu’amertume, regret, rancoeur. Rancoeur envers qui ? Lui, embarqué dans des histoires gigantesques, vertigineuses, effroyables ? Le Bon Dieu qui lui avait pris son fiancé, qui décidait forcément de qui vivait, qui mourait ? Le reste du monde, pour être si violent, si impitoyable ? Et déjà, alors qu’Octavia avait perdu son regard dans le vague, elle fut rappelée à l’ordre par la main de la fleuriste, s’échouant sur son épaule : celle-ci lui avait adressé quelques mots, sans doute pour s’assurer qu’elle allait bien. Elle n’allait pas bien : évidemment qu’elle n’allait pas bien. Elle allait avoir un bébé, d’ici quelques semaines, et n’avait plus de fiancé, plus aucun repère, et ne pouvait s’empêcher de vivre avec la peur au ventre que quelque chose encore, lui tombe sur la tête. Liam lui garantissait une certaine protection : parfois, dans les pires moments de son quotidien, dans les soirées les plus difficiles, il se proposait à stagner sur son canapé, se tuer le dos pour dormir ici. Pour le moment, personne n’était venu frapper à la porte de la jeune femme pour lui demander des comptes : aucun type bizarre, aucun sorcier ne l’avait attaquée pour la tuer, comme ils avaient tué Viserys. Etait-ce une bonne, ou une mauvaise chose ? Curieusement, parfois alors que sa raison s’éloignait, son coeur saignant dominait, elle en venait à penser que c’était la pire torture qui soit, la laisser vivre en lui ayant ôté tout ce qui l’avait rendue heureuse. Il y avait, évidemment, ses parents, mais c’était une autre histoire, quelque chose de lointain, d’inatteignable, une relation qui s’était effritée à mesure que son amour exceptionnel pour Viserys avait grandi, plus fort, plus profond. Et puis, plus rien. En attrapant son sac, se redressant, Octavia balbutia quelques mots d’excuse à l’adresse de la fleuriste, avant de quitter, sans se retourner, la boutique dans laquelle elle était entrée d’elle-même. Finalement, elle n’avait pas acheté de fleurs ; elle n’avait jamais acheté de fleurs. Si c’était par son désir qu’elle avait une tombe sur laquelle se recueillir, la brune n’avait jamais eu la force de la fleurir, d’y attarder quoique ce soit d’autre que ses pensées, ses attentions, son regard désemparé.

Déconfite, regrettant déjà son choix, entendant les mots de Liam se répéter dans sa tête, Octavia atteignit d’un pas distrait le métro de la ville. On lui céda une place assise, dans un regard enjoué, alors qu’il était plus qu’évident désormais, qu’elle était une femme enceinte en fin de cycle : souriante comme à son habitude, cette délicate attention suffit à chasser, temporairement, les démons de la brune. S’il y avait une chose qui la dérangeait plus que tout désormais, c’était le congé maternité qu’on lui avait imposé, malgré son insistance pour retourner travailler : Octavia aurait voulu passer ses journées en compagnie des enfants dont elle s’était toujours occupée, prête à s’occuper l’esprit avec tout ce qui passait. A défaut, elle avait donc tricoté plusieurs tenues pour le bébé, des chaussons, une écharpe, elle avait commencé des points de croix, dévoré plusieurs livres, parfois des policiers, parfois des bouquins à l’eau de rose qui la faisaient pleurer à chaudes larmes. Plus important encore, Octavia avait avalé une quantité impossible à mesurer de nourriture, parcourant la plupart des quartiers de la ville pour se trouver des fraises en plein hiver, se prêtant à la dégustation de parfums de glace qu’elle n’avait jamais cru pouvoir être réels. Sa vie simple, répétitive, l’éloignait également du souvenir de Viserys, elle oubliait presque qu’il y avait un monde de la magie, quelque part. Quelle n’avait pas été sa surprise, à une époque pas si lointaine, lorsqu’elle avait découvert la vérité sur l’identité de son petit-ami de l’époque ; elle avait failli lui claquer la porte au nez, s’enfuir en le pensant fou. Pourtant, elle n’avait rien fait de tout cela, elle avait fini par se faire à l’idée, et à présent qu’elle avait calqué son existence sur ça, sur cette guerre dont elle avait à peine entendu parler, tout lui avait été repris, avec la mort de Viserys. Parfois, elle savait, que Liam ouvrait la bouche pour lui parler du monde de la magie, son travail au sein du monde sorcier, ce qu’il s’y passait : mais elle l’interrompait, lui faisant comprendre qu’elle s’en fichait éperdument. Elle le détestait, parfois, pour être si semblable à Viserys, en certains points, lui rappeler, par sa douceur, sa compréhension, le fiancé qu’elle n’avait plus. Finalement, la voix automatique du métro annonça son arrêt : et Octavia descendit, attirant sur elle quelques regards, et faisant s’écarter la foule sur son passage - c’était comme avoir l’agréable sensation d’être une pouilleuse, sauf que plutôt que de grimacer, les gens la regardaient avec un sourire, auquel elle essayait, la plupart du temps, de répondre. Dans les clichés habituels, une femme enceinte avait tout pour être heureuse : elle avait été rayonnante, heureuse, extasiée lorsqu’elle avait appris sa grossesse, elle n’aurait jamais pu penser que quoique ce soit puisse entamer cette joie. La mort avait réussi, frappant au hasard, juste dans son dos, à ses côtés. Les mains dans les poches à nouveau, le regard bas, Octavia arpenta quelques rues pour rejoindre le cimetière quelque peu à l’extérieur de la ville : elle avait voulu choisir un beau quartier, un endroit calme, quitte à débourser un peu trop d’argent ; ses parents avaient toujours mis un compte de côté pour elle, qu’elle avait compté vider pour son mariage, et entretenir sa famille. Tout ceci n’arriverait jamais, autant tout sacrifier pour offrir une sépulture à son fiancé. Et à leur enfant qui, un jour, demanderait bien à savoir ce qui avait pu arriver à son père. Comme dans tous les cimetières, le silence de mort l’encercla bien vite, lui arrachant un frisson : Liam ne savait pas qu’elle venait seule, il lui proposait toutes les semaines de l’y accompagner, elle acceptait ; il n’avait aucunement conscience qu’elle s’y rendait tous les jours, sans jamais calculer ses efforts, ni reculer quel que soit le temps qui faisait dehors. Sur l’herbe, il restait quelques parcelles de la neige tombée il y a peu ; il y avait aussi ces quelques traces de vieux, de gel. Une atmosphère plaisante à elle toute seule, marquée cependant de l’empreinte des morts. Passant entre les tombes, Octavia savait très bien où se rendre pour trouver la pierre tombale de Viserys : la tombe était vide, on lui avait annoncé ne pas pouvoir retrouver de corps, pour des raisons qu’elle n’avait pas voulu savoir - la magie lui était bien étrangère, ainsi, elle préférait ne même pas deviner quel sort avait été réservé à l’homme qu’elle avait aimé. Octavia - son nom glissa dans l’air, tendit l’atmosphère dans un battement de cils : la brune releva les yeux par réflexe, n’y croyant pas ses oreilles, persuadée de trouver un visage familier devant la tombe. Mais pas le sien. Pas le sien. Le sol se déroba sous ses pieds, alors que le coeur d’ Octavia chutait dans sa poitrine ; elle se sentait, subitement, mal, sur le point de tourner de l’oeil. La chaleur lui montant aux joues, le long de son dos, sur son front, elle posa une main réflexe sur une pierre tombale ici, dont elle ne connaissait pas le destinataire. Elle s’en fichait, tant son palpitant s’écrasait avec force contre sa cage thoracique. Elle ne pouvait même plus respirer, tant sa gorge, son estomac s’étaient crispés, serrés. Compressés dans le doute, un monde de rêve et de cauchemar. « Viserys. » Avait-elle murmuré, sans même s’en rendre compte, persuadée qu’elle était d’être incapable de bouger, incapable de parler. Incapable de cligner des yeux. Pourtant, c’est bien un rire qui passa ses lèvres, un souffle, un éclat qui illumina son regard alors que, portée par un sentiment pur, froid, viscéral, elle réussit à se défaire de son accroche, pour faire les pas les séparant, venir se blottir dans ses bras. Si c’était un rêve, qu’il ne s’arrête jamais, jamais ; on lui devait bien ça.


Dernière édition par Octavia Reed le Jeu 6 Nov - 17:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (octavia) ☆ light up the path.   Dim 10 Aoû - 20:58

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OCTAVIA REED & VISERYS BLACKHEART

Cause you're a sky, cause you're a sky full of stars. I'm gonna give you my heart, Cause you're a sky, cause you're a sky full of stars, Cause you light up the path. I don't care, go on and tear me apart, I don't care if you do Cause in a sky, cause in a sky full of stars, I think I saw you. Cause you're a sky, cause you're a sky full of stars, I want to die in your arms, arms Cause you get lighter the more it gets dark I'm going to give you my heart. ~ A Sky Full Of Stars.

Depuis qu’il était sorti d’Azkaban, Viserys avait bien été obligé de se faire une raison : il devait tracer un trait sur l’histoire qu’il avait eu avec Octavia. Il l’aimait de tout son cœur et, même au fin fond de sa cellule, repenser au visage de la jeune femme avait suffit à lui rendre le sourire. Il l’aimait, mais il n’avait pas le droit de venir briser ce qu’elle avait construit pendant son absence. Il n’avait pas le droit de s’opposer à la vie qu’elle avait choisie, même s’il devait, ne plus faire partie de cette dernière. Comment le pourrait-il, puisqu’il était à présent officiellement mort. Il avait entrainé Octavia avec lui sur un chemin bien dangereux. La jeune femme n’appartenait pas au monde des sorciers et bien évidemment, elle se serait bien mieux porter en approchant jamais ce monde. La guerre qui avait éclatée dans le monde des sorciers était terrible, il aurait voulu qu’elle en soit épargnée. Cependant, par sa faute, elle en payait les conséquences. Durant les débuts de la guerre, il s’était efforcé de croire et de lui répéter que tout irait bien. Il était convaincu que tout irait bien. L’ordre du phénix était là pour régler les choses et puis, le seigneur des ténèbres avait déjà été vaincu une fois. Il n’était pas invincible et tout aurait dû bien se passer. Les choses s’étaient pourtant bien vite compliquées et l’ordre avait perdu la guerre ; avec la mort d’Harry Potter, tout le monde avait choisi de baisser les armes, comme si le combat ne servait plus à rien sans le jeune sorcier, sans celui qu’on avait – certainement à tord finalement – qualifié d’élu. L’ordre avait perdu, les combattants avaient abandonnés et le gouvernement avait changé. Il avait passé toute sa vie d’adulte au sein du ministère de la magie. Il y était entré après ses années d’études à Poudlard, la tête pleine d’ambition, il avait été motivé pour travailler là-bas. Déjà, quand le ministère de la magie était tombé au début de la guerre, il ne reconnaissait plus grand-chose de l’immense bâtiment dans lequel il avait travaillé toute sa vie, mais suite à la victoire de l’armée de Voldemort, c’était l’enfer qui s’était installé au sein même du ministère. Des lois insensées, des lois qui auraient dû le séparer d’Octavia avant même qu’il ne soit enfermé. C’était devenu n’importe quoi et face à la détresse de ses amis, il n’avait pas pu rester les bras croisés. C’était ce qui avait causé son emprisonnement. Il avait aidé l’une de ses amies à s’échapper alors que cette dernière aurait dû être envoyée à Azkaban. Il avait de toute évidence pris sa place. On avait alors commencé à dire qu’il était mort, peut-être que ça sonnait comme une évidence, en vu de tous les sorciers qu’on sortait d’Azkaban dans le seul but de les exécuter. Il aurait pu se faire tuer lui aussi, mais il fallait croire qu’on l’avait simplement oublié au fond de son trou. Désormais, ça n’avait plus beaucoup d’importance. Le reste du monde le croyait mort et cette pierre tombale plantée au beau milieu d’un cimetière en était la preuve. Il ne pouvait qu’à peine imaginer la souffrance d’Octavia, lui, il n’aurait pas supporté de la savoir morte. Il ne savait même pas si elle avait compris ce qui lui était arrivé, si seulement elle avait essayé de comprendre. Ce monde n’était pas le sien et c’était certainement mieux qu’elle ne cherche pas à savoir les détails de ce qui avait pu lui arriver ça lui évitait de se rapprocher un peu trop du monde de la magie. De toute façon, personne ne les avait les détails puisqu’il n’était pas mort. Octavia le croyait et il ne fallait pas qu’elle pense le contraire. C’était mieux pour elle, surtout si, comme le lui avait dit son meilleur ami, elle était loin d’ici et qu’elle reconstruisait petit à petit sa vie aux côtés d’un autre. Quelqu’un qui saurait lui épargner les souffrances dans lesquelles il l’avait certainement plongée, quelqu’un qui ne vivrait pas à cheval dans deux mondes dont l’un était en proie à une guerre qui déteignait peu à peu sur l’autre. Elle méritait une vie calme et tranquille. Elle méritait d’être heureuse et en sécurité. Il ne pouvait plus que souhaiter tout ça pour elle et rester avec ses propres regrets. Il était clair que lui, il n’avait pas envie de reconstruire sa vie. Au milieu de cette guerre de toute façon, c’était impossible et chaque instant de bonheur ne serait probablement qu’éphémère et puis sans Octavia, il le savait, il ne pourrait jamais vraiment être heureux.

Il était resté planté devant sa propre tombe un certain temps, gâchant ainsi du temps qui n’avait rien de précieux de toute façon. Il pouvait en perdre autant qu’il en voulait du temps, aujourd’hui, ça n’avait pas la moindre importance. Perdre du temps, il n’avait de toute façon l’impression de ne faire que ça au quotidien. Il travaillait dans une boutique bien calme, dans laquelle les clients se faisaient rares, des fois s’étaient des heures entières qu’il passait à ne simplement rien faire au sein même de la boutique dans laquelle il travaillait. Quand il rentrait chez lui, il n’avait pas non plus grand-chose à faire. Lire était une activité qu’il répétait souvent à présent, au même titre que se perdre dans de nombreuses pensées toutes plus douloureuses les unes que les autres puisqu’elles n’avaient de cesse de le ramener vers un passé à présent révolu. Il avait l’impression de passer son temps à perdre du temps alors, il pouvait bien rester des minutes, des heures même à fixer une pierre tombale portant son nom, ça n’allait pas changer grand-chose à la vie qu’il avait à présent. Il aurait pu rester là encore un moment, rien ne l’attendait ailleurs de toute façon. Pourtant, il avait décidé qu’il était temps de rentrer chez lui pour continuer sa soirée ailleurs, dans un endroit qui déjà aurait le mérite d’être moins morbide que le cimetière dans lequel il pouvait trouver sa propre tombe. Habitué à la routine qui s’installé dans cette vie qu’il avait à peine retrouvée, il eu l’impression que tout était en train de s’effondrer autour de lui quand il croisa le regard d’Octavia. Elle ne pouvait pas être là. C’était impossible et pourtant, il n’avait pas l’impression d’être en proie à une quelconque hallucination. Malgré le temps passé à Azkaban et les séquelles qu’un séjour dans un tel endroit pouvait causer, il n’avait pas l’impression d’être fou au point d’avoir des visions. Non, elle était bel et bien en face de lui. Elle avait changée. Son regard s’était posé sur son ventre bien rebondit. Trop rebondit pour qu’il soit le fruit de cette vie qu’elle commençait à reconstruire avec quelqu’un d’autre, comme le lui avait indiqué son meilleur ami. Combien de temps est-ce qu’il avait passé à Azkaban déjà ? Il n’arrivait plus à compter, tout était devenu incroyablement confus dans sa tête et il n’arrivait même pas à se souvenir du mois de sa condamnation à Azkaban. Est-ce que ça avait été l’été ou bien l’hiver ? Et maintenant ? C’était quel mois ? Il était encore bien incapable de le dire et son regard ne voulait plus quitter la jeune femme en face de lui. Il était bien incapable de regarder autour de lui pour remarquer les traces de neiges qui restaient par endroits, les arbres encore dépossédés de leurs feuilles et la terre encore gelée qui était sous ses pieds. Il ne ressentait même plus le froid. Il était simplement perdu. Le son de sa voix résonna à ses oreilles, parfaitement identique à celle dont il gardait les échos dans sa mémoire. Elle était là, juste en face de lui et bien que ça ait quelque chose d’impossible, il ne pouvait pas en douter. Il ne voulait pas en douter ; il voulait qu’elle soit là. Il savait bien évidemment qu’elle était mieux loin de lui, mais pour l’heure ça ne semblait pas important. Elle était là et il n’y avait rien au monde qui pouvait le rendre plus heureux que de la revoir. Elle était venue jusque dans ses bras et il ne pouvait plus en douter, cette étreinte était bel et bien réelle. Il ne tarda pas à la serrer contre lui, n’ayant désormais plus envie de la lâcher. Il le devrait bien à un moment, mais il voulait faire durer ce moment le plus longtemps possible. « On m’a dit que tu avais quitté le pays, que tu étais en sécurité loin d’ici, avec quelqu’un d’autre. » Si c’était le cas, ce quelqu’un ne serait certainement pas très heureux de la voir ainsi dans les bras de son ex-fiancé. Mais il s’en fichait, il ne voulait quand même pas la lâcher. « Qu’est-ce que tu fais ici ? » Elle aurait facilement pu lui retourner la question, après tout, ça semblait moins étrange qu’elle ait pu rentrer au pays quelques temps, que lui, il soit revenu subitement d’entre les morts. Elle se posait certainement plus de questions que lui et il y avait de quoi après tout.
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