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 waiting for the day you feel good (tracey)

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MessageSujet: waiting for the day you feel good (tracey)   Jeu 3 Juil - 23:04


waiting for the day you feel good
Their tears are filling up their glasses. No expression, no expression. Hide my head I wanna drown my sorrow. No tomorrow, no tomorrow. And I find it kind of funny, I find it kind of sad. The dreams in which I'm dying are the best I've ever had. I find it hard to tell you, I find it hard to take. When people run in circles it's a very, very Mad world, mad world.  Children waiting for the day they feel good. Happy birthday, happy birthday. And to feel the way that every child should. Sit and listen, sit and listen.


Ses recherches avaient été fructueuses. Les nouvelles, en revanche, étaient loin d'être bonnes. En pénétrant dans l'enceinte de Sainte-Mangouste, Thaddeus était resté immobile quelques instants. Grâce aux informations fournies par une bonne poire, qui n'avait pas eu dans l'idée de lui poser la moindre question, il connaissait sa chambre et la description précise de chacun de ses maux. Tracey Davis faisait partie de ses plus grands regrets ; avec la mort de son père et la disparition tragique de Ceinwen. Cette jeune fille, taciturne et dont le comportement s'apparentait à celui qu'avait eu Thaddeus plus jeune, n'avait rien demandé. Mangemort, Thaddeus avait eu pour ordre d'exécuter ses parents, des traîtres de la pire espèce. Foutaises, mais le jeune homme n'avait jamais eu le courage de protester lorsqu'on lui confiait une mission. Peut-être avait-ce été stupide de sa part mais il en allait de sa vie – les Appleby avaient la vie longue grâce à leur obéissance et à leur soumission. Qu'était-il, lui ? Un misérable né-moldu, prétendant être ce qu'il n'était plus depuis longtemps. Depuis la mort de son présumé géniteur, Brandon. Thaddeus passa vraisemblablement son temps à trahir la confiance que les gens lui donnaient, détruisant d'un seul coup de baguette les espoirs qu'on plaçait en lui. Si cet homme était encore fiable aux yeux du gouvernement actuel – car les membres qui composaient le Ministère ne se posaient pas de questions à propos de la pureté du sang de cet enfant prodige, il ne l'était plus en tant qu'être humain. Même s'il refusait de ressentir la moindre once de chagrin face à la perte de Ceinwen, force était de constater qu'il souffrait – cette douleur le poussait alors à se diriger vers la seule fille encore en vie qu'il avait trahie. Souffrante d'amnésie, ou de quelque chose y ressemblant, Thaddeus savait qu'elle serait incapable de se jeter sur lui. Dans une autre vie, elle avait su qui était le meurtriers de ses géniteurs et le prénom de celui-ci avait été inscrit sur son cœur au fer rouge. Thaddeus savait que lorsqu'il se présenterait à elle, Tracey ne parviendrait pas à mettre un nom sur son visage. Elle ne se souvenait de rien, lui avait-on dit, et était même attachée à son lit. Le jeune homme esquissa un pas en avant et refusa, d'un simple mouvement de tête, l'aide d'une infirmière qui l'avait remarqué. Il n'avait pas besoin d'aide pour la retrouver, il savait où elle était. Et il avait peur, il avait besoin de temps pour se faire à l'idée que Tracey n'était plus ce qu'elle était supposée être. A son tour, cette gosse avait été absorbée par un monde trop grand pour elle, la détruisant à petit feu et la dévorant de manière telle qu'elle en était devenue quasiment folle. Malgré tout, Thaddeus savourait ce grand moment où, encore piégé dans son étrange utopie, il ne s'était pas encore présenté face à son corps décharné. Se redressant un tantinet, de sorte à ne pas paraître faible, l'ancien mangemort s'avança dans le hall puis gravit les marches les unes après les autres. Il haïssait les hôpitaux ; tout était blanc et une odeur de mort flottait dans les airs. Le sourire des médecins et des infirmières sonnaient faux. Cet endroit lui donnait l'impression de ne pas être à sa place et c'était bien le cas puisqu'il n'appartenait pas à ce lieu. Tracey, en revanche, y avait sa place pour le moment.

Arrivé près de la chambre qu'il devait investir prochainement, Thaddeus ne s'arrêta pas. Son cœur sembla toutefois rater un battement à l'idée de croiser à nouveau ce regard perçant qui, auparavant, s'était fait considérablement accusateur et déstabilisant. Il s'arrêta devant l'encadrement de la porte de Tracey qui, fermée, ne laissait échapper aucun son. Il ne prit pas la peine de frapper à la porte, faisant fi de cette politesse qui l'incommodait parfois – peu importait la réponse, il entrerait tout de même. D'un coup d'épaule, il poussa la porte et pénétra doucement dans la pièce. Prudent, il avait retenu son souffle, comme apeuré à l'idée de faire face à une vision lui serait bien trop difficile à supporter. Les yeux fixés obstinément sur la pointe de ses chaussures, Thaddeus referma la porte derrière et y adossa son dos. Peu à peu, il porta son regard bleuté vers le corps étendu sur le lit, recouvert par une fine couverture. La fouine qu'il avait embauchée avait eu raison ; Tracey était attachée. Sa peau paraissait translucide tant elle était tendue et pâle. Le rose avait quitté ses joues. Cette situation était compliquée et, bien qu'intimidé par cette vision peu alléchante, l'ancien mangemort réduisit à néant les quelques mètres qui le séparaient du lit. Il s'installa sur une chaise à ses côtés. Ne prenant pas la peine de briser ce silence dans lequel il se complaisait volontiers, Thaddeus se pencha en avant, posant ses coudes sur ses cuisses. En était-elle arrivée là par sa faute ou n'était-ce qu'un effet de son imagination ? Il essayait de ne pas culpabiliser ; s'il n'avait pas tué les parents de Tracey, quelqu'un d'autre aurait pris sa place et s'en serait chargé. Il avait connu Tracey et il se raccrochait à ce souvenir qu'il chérissait tant. Il était grand temps pour lui de se réveiller et d'affronter la réalité face à laquelle il se trouvait, même si c'était douloureux et inconfortable. « Tu me reconnais, Tracey ? » demanda-t-il enfin, pour la forme seulement, car il connaissait déjà la réponse tant elle était évidente. Les sangles qui rattachaient la jeune fille à son lit, ainsi qu'au semblant de conscience qu'elle se devait d'embrasser, ne laissaient aucun doute quant à son état actuel. Il déglutit en voyant les sangles serrer la peau déjà bien fine de la sorcière. Ce maintien laisserait des traces qui, au fur et à mesure des jours, disparaîtrait. Mais Tracey souffrirait – et elle souffrirait encore plus lorsque ses souvenirs lui reviendraient. Toujours assis aux côtés de sa protégée, Thaddeus essayait de maintenir sa sérénité et son calme olympien. Les traits de son visage ne se froissèrent pas une seule fois. Cette dualité, entre ce qu'il faisait paraître et ce qu'il ressentait, était devenue habituelle. Il se contentait dorénavant de vivre avec.
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MessageSujet: Re: waiting for the day you feel good (tracey)   Sam 19 Juil - 19:26

On ne pouvait pas dire que l'hôpital faisait partie de mes endroits préférés. Cela faisait à présent quelques jours que j'avais été admise en ces lieux et mon état ne s'était toujours pas amélioré et si toutefois amélioration il y avait, elle n'était pas très significative. Toujours effrayés par l'idée que je puisse – au choix – chercher à me mutiler/attaquer sauvagement un membre du personnel/ les deux à la fois/rayez la mention inutile, ils avaient jugé nécessaire de me laisser attachée. Simple précaution, disaient-ils. Pourtant, contrairement à la dernière fois, je me sentais relativement lucide. Relativement, c'était le bon terme car j'étais encore sous l'emprise de sédatifs. Il fallait bien me neutraliser, que je cesse d'être un danger à la fois pour moi-même et pour les autres. Autant dire que je n'avais rien d'autre à faire à part contempler le plafond, et encore, le plafond en question était d'un blanc cassé uni, tout bête, tout ce qu'il y avait de plus banal. Il n'y avait que ce blanc un peu sale à perte de vue et ça faisait un peu mal aux yeux. Parfois, je tournais la tête pour regarder ailleurs, pour fixer un point invisible, mais il n'y avait que le décor de cette chambre d'hôpital, rien de bien transcendant. Parfois, une infirmière surgissait du néant pour vérifier mes constantes et elle repartait presque aussitôt, me laissant une nouvelle fois dans une solitude qui pouvait parfois s'avérer pesante. Je voyais les jours défiler, et pourtant, personne ne m'avait encore rendu visite. J'attendais quelqu'un, n'importe qui susceptible de m'éclairer sur ce que j'avais bien pu être avant – qui j'avais bien pu être. J'avais beau me creuser la tête à la recherche de quelques bribes de souvenirs rien ne me venait, à part peut-être un début de migraine qui me contraignait à abandonner. Les médecins me l'avaient pourtant dit. Forcer ne résoudra pas le problème, bien au contraire. S'il y avait un blocage d'une quelconque nature, c'était bien pour une raison et tant que le mystère de son origine n'aura pas été élucidé, mes souvenirs ne reviendront pas. Un bémol cependant : comment étais-je censée faire une introspection à la recherche de ce qui avait bien pu me faire disjoncter la cervelle si je ne me rappelais de rien ? Vraiment, recevoir des visites m'aiderait beaucoup, peut-être même que je pourrais avoir quelques flashes de ma vie d'avant, des souvenirs qui affleurent à la surface, mais comme personne ne venait, c'était vite fait. Je ne pouvais même pas me vanter d'avoir une activité onirique intense, j'étais tellement shootée aux sédatifs que je dormais d'une traite, d'un sommeil sans rêves. Parfois je me demandais s'il ne serait pas préférable de baisser la dose histoire d'y voir un peu plus clair mais ça ne semblait pas être à l'ordre du jour. Alors, j'attendais, ainsi allongée dans un lit d'hôpital, sans avoir aucune autre occupation à part peut-être fermer l'oeil en attendant de sombrer à nouveau.

Cet après-midi là – début de soirée ? Je n'avais plus notion du temps qui passe – j'avais l'esprit vif et alerte, pour une fois. Je ne dormais pas, en fait, j'avais déjà trop dormi et je n'avais plus sommeil. De toute façon, comment pouvait-il en être autrement lorsque l'on passait sa journée allongée dans un lit d'hôpital ? Comme d'habitude, j'étais seule, mais cela allait changer très bientôt. Un homme venait d'entrer dans ma chambre. Je ne saurais dire quel âge il avait exactement, mais il semblait jeune, moins de la trentaine en tout cas. Il avait des cheveux sombres et la peau pâle, le visage fermé ainsi qu'une barbe de quelques jours à peine. Je le fixais sans mot dire tandis qu'il s'installait sur la chaise qu'il y avait à côté du lit. Ça me faisait tout drôle lorsque j'y pensais puisque personne ne s'y était encore assis. À dire vrai, il était le premier à venir me rendre visite depuis que j'étais arrivée. Pour le moment, il ne semblait pas enclin à vouloir faire la conversation et pourtant, c'était pas faute d'avoir un millier de questions à lui poser, lesquelles me brûlaient les lèvres. Qui, quand, quoi, comment, où, pourquoi ? Je n'avais plus qu'à attendre, attendre que l'autre type daigne enfin prendre la parole, se présenter, n'importe quoi. Et tandis que je le détaillais de la tête aux pieds, il ouvrit la bouche pour lâcher à peine quelques mots. « Tu me reconnais, Tracey ? »  Je le détaillais encore, à la recherche d'un quelconque détail qui pourrait faire écho dans ma tête. Pourtant, tout demeurait flou, je ne parvenais pas à mettre un nom sur son visage. En apparence, rien n'était susceptible de le relier à mon passé. Était-il de la famille, un ami, ou...autre chose ? Je n'arrivais pas bien à déterminer ce qu'il m'inspirait, je me sentais méfiante, presque déçue, il n'était peut-être pas la personne que j'attendais mais il était là alors, autant faire avec. Un début de réponse, c'était peut-être mieux que rien du tout. Puis s'il s'était manifesté, il y avait des chances pour que d'autres personnes se manifestent à leur tour. Ce ne fut qu'au bout de quelques minutes que je m'avouai vaincue. Cet homme ne me rappelait rien du tout. Il n'était qu'un illustre inconnu, sans doute un des chaînons manquants de mon histoire, mais jusqu'à quel point ? J'espérais qu'il n'allait pas tourner autour du pot trop longtemps et me renseigner puisque dans le fond, c'était tout ce qui m'importait : savoir. « Non. » finis-je par répondre, dissipant par la même occasion un silence qui était devenu plus que pesant. « Pourquoi, je devrais ? » Ma question n'était empreinte d'aucune animosité, elle était peut-être simplement agrémentée d'une pointe d'ironie. Elle n'était pas suffisamment neutre pour ne rester qu'une question, sûrement y avait-il une part de moquerie dans tout ça. Si j'étais amnésique – ou tout du moins, c'était ce qu'ils disaient – pourquoi me serais-je rappelée de lui plutôt qu'un autre ? « Vous êtes qui au juste ? » Je ne me sentais pas tranquille. Je me sentais même un peu anxieuse. Quelque chose chez cet homme me collait la chair de poule, je me sentais vraiment mal à l'aise. « Un ami de la famille ? Vous... » Je m'interrompis, le temps de reprendre mes esprits, de chercher mes mots. « Vous savez où ils sont ? Je crois qu'ils ne sont pas au courant qu'il m'est arrivé quelque chose il...il faut les prévenir. » Alors que je prenais légèrement conscience de ma situation, je sentais un souffle de panique naître en moi. Bien que techniquement j'étais majeure, il y avait tout de même une liste de personnes à contacter en cas d'urgence, non ? Dans ce cas, pourquoi personne n'était venu ? Pourquoi j'avais soudainement l'impression que j'étais seule au monde puisque personne n'avait daigné s'enquérir de mon état, comme si je n'étais pas importante pour qui que ce soit, comme s'il n'y avait personne pour s'inquiéter de moi ? Au final, cette forme de solitude était bien différente de celle que je connaissais lorsque je restais enfermée dans cette maudite chambre d'hôpital, ce n'était même plus une solitude qui pesait, c'était une solitude qui rongeait de l'intérieur, une solitude qui faisait mal et qu'on ne pouvait pas combler même avec la meilleure volonté du monde.
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