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 (event, papa gedwyr) + that just can't be real.

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MessageSujet: (event, papa gedwyr) + that just can't be real.   Sam 19 Avr - 16:20

that just can't be real

Du chocolat. Il me faut du chocolat au plus vite. Heureusement pour moi, le fait qu'un sorcier soit à la tête du ministère moldu n'a pas causé la fermeture de la chocolaterie-pâtisserie française qui se trouve sur Lord Street. J'entre d'un pas décidé. Je ne sais pas ce qui me fait désirer autant de manger quelque chose d'aussi mauvais pour la santé. Heureusement pour moi, il n'y a aucun risque que ce soit parce que je suis enceinte, sinon, je me poserais des questions. Avec des yeux d'enfant, je me perds devant les gâteaux, surmontés de glaçages roses et bleus, et devant les cupcakes, trop appétissants pour être réels. « C'est pour un anniversaire ? » me demande soudain une vendeuse au fort accent français. Je souris. Elle me rappelle vaguement une amie. « Non, merci, juste pour un.. festin en solo. » Son visage s'assombrit. Oui, on ne vient pas tous là parce qu'on va faire la fête mademoiselle, ou parce qu'on va prendre du bon temps. La plupart des gens sur terre sont comme moi, juste de pauvres personnes rongées par la solitude qui atterrissent là par pur désir personnel. « Très bien.. Vous voulez goûter quelque chose ? Une tarte à la cerise peut-être ? C'est notre tarte du jour, et c'est cadeau. » Je souris de nouveau, comme une gamine. La majorité ne m'a certainement pas fait perdre de vue mon amour des bonnes choses, surtout quand des cerises ou des fraises sont mises à contribution dans l'histoire. La vendeuse, voyant mon enthousiasme, s'éloigne près du comptoir et reviens vers moi avec une assiette pleine de morceaux pré-découpés et d'une pelle à tarte. Sans une seconde d'hésitation, je prends un morceau et l'enfourne comme un troll qui n'aurait pas mangé depuis une semaine. Tandis que je commence à mâcher, je tourne les yeux vers la vitre et avale de travers. Bon dieu, est-ce que j'ai rêvé ? Je fonce vers la porte de la boutique en manquant de m'étouffer avec le gâteau. La pauvre vendeuse me tape dans le dos et semble complètement horrifiée en me voyant courir comme une damnée pour sortir de son établissement. Mais je n'en ai plus rien à faire. Mon esprit d'enfant en pleine kermesse a laissé place à une incertitude qu'il me faut tirer au clair. Je sors donc dans la rue, toujours en train de tousser pour évacuer les morceaux de tarte qui se coincent dans ma gorge. Je cours pour rattraper la silhouette qui est à l'origine de tout ça, comme si ma vie en dépendait. J'ai l'impression d'être une pauvre idiote qui tente de rattraper ses amis pendant la chenille. Quand j'arrive à hauteur de cette carrure qui me rappelle tant de souvenirs, je me risque à un espoir sûrement déjà brisé. « Papa ? » Je crie, le cœur battant. C'est impossible, ce n'est pas possible que ce soit lui, et pourtant, bien que je pense m'être trompée, je ne peux pas m'empêcher d'avoir de l'espoir.


Dernière édition par Lisea Gedwyr le Jeu 5 Juin - 19:53, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: (event, papa gedwyr) + that just can't be real.   Dim 20 Avr - 23:09

Wayne n’était pas revenu en Angleterre depuis bien longtemps. Il était revenu pour la nouvelle année, bien qu’il n’ait pris part à aucune fête. Il n’avait rien à célébrer, tout seul dans son coin, alors que sa femme n’était, de toute évidence, pas au meilleur de sa forme et qu’il ne savait pas encore où trouver sa fille. Certes, il aurait pu passer la soirée tout seul, au milieu des cotillons avec sa bouteille d’alcool et ses serpentins, mais ça aurait été tellement pathétique, qu’il aurait été nécessaire qu’il terminé avec une cuite, simplement pour oublier ça. Puisqu’il n’avait reçu aucune invitation, il n’avait rien fait pour l’événement. De toute façon, s’il avait besoin de se noyer dans la boisson, il n’avait pas besoin d’un prétexte tel que le nouvel an. Si encore il avait été un passionné des feux d’artifices, cette fête aurait pu avoir un quelconque intérêt, mais ce n’était pas le cas. Wayne avait quitté le pays avant la guerre, il n’avait pas assisté à la mort d’Harry Potter, tout ce qu’il voyait maintenant, c’était les conséquences de la victoire de Lord Voldemort et elles n’étaient pas belles. Au chili, la vie lui avait semblé plus simple, un verre de sangria à la main, il n’avait pas eu beaucoup de choses à gérer, si ce n’est son angoisse constante et sa culpabilité, mais pour ça, il suffisait qu’il abuse un peu du ponch et ça passait beaucoup mieux. Maintenant qu’il était revenu, il constatait que le monde ne ressemblait plus à grand-chose. Il avait entendu parler  des exécutions publiques devant Gringotts qu’il avait trouvé outrageuses, bien-sûr il était à la page maintenant, il savait ce que le ministère avait fait d’autre, entre la loi Fronde, la loi Bloodstream ou plus récemment le projet Live Bait, des horreurs selon lui. La fermeture de Poudlard lui semblait également être du gâchis. Le monde ne tournait pas rond et lui, au milieu de ça, tout ce qu’il voulait dans le fond, c’était retrouvé ceux qui avaient causé du tord à son épouse pour les faire payer. Il ne jouait pas aux prétendus justifier, il ne voulait que la vengeance. Il était cet homme connu pour avoir abandonné sa famille avant la guerre, ce lâche qui avait fui le pays avant que les problèmes n’arrivent, il semblait, qu’il n’avait plus rien à perdre dans le fond. Dans les rues de Londres, il suivait une piste, mélangé au monde moldu, il portait un costume simple, rien de sorcier, il n’avait pas envie d’avoir l’air de porter un déguisement pour le carnaval, qui était dans plusieurs mois qui plus est. Concentré sur les noms des rues qui défilaient devant ses yeux alors qu’il en cherchait une bien précise, il s’arrêta, interpellé par une voix familière. Papa, depuis combien de temps on ne l’avait pas appelé comme ça ? Il sentit son cœur se serrer alors qu’il tournait lentement les talons. C’était bien elle, juste devant lui. Sa fille, sa petite Lisea qui devait, sans doute être elle aussi persuadé qu’il n’était qu’un lâche. Rapidement il s’avança vers la jeune femme. « Lily ! » Il serra la jeune femme dans ses bras avant de l’embrasser sur le front. Il recula légèrement pour pouvoir regarder de plus près la jeune femme. « Par Merlin, est-ce que ça va ? Qu’est-ce que tu fais ici ? Qu’est-ce … » Il s’arrêta soudainement, malgré la longue liste de question qu’il avait en tête. S’il avait ses questions, c’était parce qu’il avait été absent depuis plus d’un an. « Je suis tellement désolé. » Il l’était sans aucun doute, il avait également des explications, mais pour l’heure il n’avait pas été capable de dire autre chose.
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MessageSujet: Re: (event, papa gedwyr) + that just can't be real.   Dim 1 Juin - 23:35

that just can't be real

Faire des vœux, ça me connaît. Je me suis toujours revendiquée envers moi-même comme une fille bien, bien loin de toutes ces filles que je trouve pathétiques avec leurs rêves idiots et leurs espoirs inévitablement vains. De toute manière, ce n'était pas comme si l'espoir avait beaucoup de place dans notre monde actuel, surtout depuis la mort d'Harry. Mais finalement, je ne suis pas différente de ces filles obnubilées par le maquillage, le mariage ou même les paillettes. J'ai mes rêves aussi, mes souhaits. Même si j'ai essayé de les refouler, même si j'ai essayé de me faire une raison, au fond, je n'ai jamais cessé d'espérer. Je suis une fille comme les autres. C'est dans la nature humaine, d'espérer. Même si on s'y refuse, une partie de nous veut toujours rêver de la joie qu'un espoir à la fin heureuse nous apporterait. J'ai espéré, trop souvent, trop longtemps, malgré moi. Alors quand mon père se retourne et que le feu d'artifice s'empare de moi, j'ai l'impression que je vais tomber à la renverse. Mes jambes tremblent comme si j'avais bu trop de champagne, et j'ai l'impression que le monde entier se fige autour de moi. Je n'ai pas revu mon père depuis le soulèvement à Poudlard. Tant de choses ont changées, depuis ce jour. Tant de choses que j'ai l'impression de me trouver face à un étranger. Mille et une fois, je me suis dit qu'une fois devant lui, je serais froide et distante. Mais c'est impossible de rester stoïque devant ce père que j'ai si longtemps admiré et que j'aime tellement. Je suis sa fille, et mon père était mon héros. C'est lui qui m'aidait à souffler les bougies de mes gâteaux d'anniversaire, qui faisait des blagues pourries qui avaient le don de me remettre sur pieds quand je n'allais pas bien. Il est ma famille. Je reste interdite devant cette événement inattendu, même si mon cœur de petite fille me crie de courir me réfugier dans ses bras rassurants. « Lily ! » Mais c'est lui qui prend les devants. En quelques secondes, alors que je me sens encore toute fragile, il m'a entourée de ses bras et a déposé un baiser sur mon front, comme au bon vieux temps. « Par Merlin, est-ce que ça va ? Qu’est-ce que tu fais ici ? Qu’est-ce … » Ses questions me donnent envie de rire et de pleurer à la fois. Si seulement il savait. Je fronce les sourcils, et des tonnes de questions se pressent dans mon esprit. Sait-il seulement qui nous sommes désormais, maman et moi ? Sait-il pour le projet Live Bait, qui a fini de détruire maman, ou pour ma participation à la bataille de Poudlard, qui s'est soldée par la victoire de Lord Voldemort et par la merde dans laquelle nous vivons aujourd'hui ? Je ne saurais le dire. Tout est si irréel. « Je suis tellement désolé. » Je baisse les yeux. Je mets quelques secondes avant de trouver mes mots. Un sourire se fend sur mon visage, ironique. Je lâche un petit rire moqueur. « Tu es désolé. Wow. » Je lève les yeux au ciel et recule d'un pas. Je n'ai pas envie de lui en vouloir, mais c'est tout ce que je peux faire. De toute façon, il se doutait bien que je n'allais pas l'accueillir avec banderoles et serpentins. « Tu sais, c'est joli, les mots. Quand on dit qu'on est désolé d'avoir cassé un vase, ce n'est pas pour autant qu'il est réparé. » C'est clair et efficace. « J'ai cru que tu étais mort. Je ne voyais que ça pour expliquer que tu ne sois plus à nos côtés, et te voilà, en plein Londres, comme une fleur. Jolie surprise, merci. Tu comptais nous avertir un jour ou te créer une nouvelle vie bien tranquille loin de nous ? » La colère prend le dessus.


Dernière édition par Lisea Gedwyr le Jeu 5 Juin - 19:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (event, papa gedwyr) + that just can't be real.   Mer 4 Juin - 13:32

Lisea était probablement la personne à qui Wayne tenait le plus au monde. Elle était sa fille, ce petit bébé qu’il avait tant de fois serré dans ses bras et qu’il avait vu grandir. Il se souvenait de toutes les étapes importantes de la vie de la petite, son premier anniversaire, puis toutes les bougies qu’elle avait soufflées par la suite. Il avait toujours été très enthousiasme à l’idée de préparer des petites fêtes pour sa fille. Gonfler des ballons, accrocher une pinata au fond du jardin, il aurait même pu enfiler un déguisement de clown pour rendre tout ça parfait. A ses yeux, elle avait toujours mérité le meilleur et il avait toujours tout fait pour le lui offrir. Elle avait bien grandi à présent, il pouvait le voir dans chacun de ses traits. L’année qui s’était écoulée l’avait sans doute épuisée, forcer à grandir trop vite, à s’adapter à la guerre. Il n’avait pas été là. Il avait été loin d’elle pendant tout ce temps, il n’avait pas pu la protéger, elle qui restait envers et contre tout son bébé. Elle avait participé à la guerre bien plus que lui. Elle avait été là à la mort d’Harry Potter, elle en avait vu les conséquences, la victoire de Voldemort et bien vite, on avait infligé la marque à sa mère avant de la bannir du monde des sorciers avec les nés-moldus. Ils ne s’étaient pas arrêté là, ils avaient sortis des lois Bloodstream qui avaient certainement séparé Lisea et Eiris. Il n’avait pas souhaité tout ça, il aurait vraiment voulu être là, pour réconforter sa fille, pour les emmener loin d’ici avec lui et pourtant c’était seul qu’il était parti, condamné à fuir pour sauver sa propre vie et éviter de crever de façon complètement lamentable dès les premiers jours de la guerre. Il n’avait pas voulu l’abandonner, ni elle, ni Eiris. Il aurait voulu faire quelque chose pour éviter que son épouse se retrouve détruite pour le projet Live Bait, mais il n’avait pas été là. Il n’avait été là pour aucun de ces événements et il pouvait aisément voir que sa fille lui en voulait. Ses paroles ne trompaient pas, elle lui en voulait. Il ne s’attendrait pas à être accueilli avec une jolie fête, une musique endiablée, des rires de joie, du ponch à gogo et même un feu d’artifice en son honneur, mais il n’empêche que les paroles de son enfant suffirent à lui faire mal au cœur. « Il s’est passé des choses Lisea, je ne suis pas parti par choix crois moi. » Il était parti parce que c’était la seule chose à faire pour sauver la vie de son épouse, parce qu’il n’avait pas envie de mourir parce qu’il n’avait pas respecté les termes d’un fichu serment inviolable. « Il fallait que je parte, pour empêcher un vieil ennemi de tuer ta mère. » Il avait fait ce qu’il avait à faire et il n’y avait que lorsque l’alcool de la sangria était trop présente dans ses veines qu’il avait pu oublier quelques instants qu’il les avait laissées derrière elle. « Donc oui, je suis désolé, parce que je ne peux pas remonter le temps pour changer les choses. » Il l’aurait fait sinon. Il aurait assassiné l’autre imbécile de Joram, des années plus tôt au lieu de le laisser pourrir à Azkaban, au moins comme ça, il aurait pu éviter tout ce qui s’était passé au début de cette fichue guerre.
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MessageSujet: Re: (event, papa gedwyr) + that just can't be real.   Jeu 5 Juin - 15:16

that just can't be real

Je n'aurais peut-être pas du m'énerver comme ça d'un coup. Il doit sûrement penser que sa présence n'est qu'une mauvaise surprise à mes yeux, que je ne suis pas heureuse du tout de le voir. C'est faux. Bien que mon visage exprime de la colère, mon coeur qui bat vite dans ma poitrine et me fragilise prouve que je suis aussi sensible à cet événement inattendu. Mon père reste mon père. Et dans ses traits, je retrouve cette invitation à la joie, ces souvenirs du bonheur qu'il créait dans ma vie, comme une douce musique qui s'est envolée après le soulèvement à Poudlard, quand j'ai découvert qu'il était parti, que ma mère était effondrée et que je me suis retrouvée toute seule.  « Il s’est passé des choses Lisea, je ne suis pas parti par choix crois moi. » Je fronce les sourcils. On a toujours le choix, c'est quelque chose qu'il m'a appris depuis ma plus tendre enfance. Je reste les bras croisés, « Il fallait que je parte, pour empêcher un vieil ennemi de tuer ta mère. » Quoi, c'est quoi cette histoire ? Mes sourcils se froncent encore davantage. C'est la douche froide, tout est un peu flou autour de moi. Comme si un feu d'artifice m'avait aveuglée et me laissait dans le noir face à la pinata. Avec les années, mes parents ont eu le temps d'amasser des secrets, mais je croyais que je savais tout ce qu'il y avait à savoir d'important. Visiblement non. Je devrais me méfier, mais je connais mon père. Il ne me ferait pas de blague, ne m'inventerait rien. J'ai beau être en colère contre lui, je ne doute pas de sa franchise. « Donc oui, je suis désolé, parce que je ne peux pas remonter le temps pour changer les choses. » Il est sincère en disant ça. Mon père n'est pas un menteur. Même si je l'ai considéré lâche après la victoire de Voldemort, que j'ai pesté contre son abandon délibéré quand le bannissement des nés-moldus a commencé, et que crié au ciel qu'il était un père terrible quand maman a disparu pour le projet Live Bait... Je dois au moins lui reconnaître ça, il n'est pas un menteur. Je décroise les bras et m'approche un peu de lui, tandis que la foule passe à côté de nous. « Empêcher un vieil ami de tuer.... » Je m'interromps et perd mon costume de petite fille en colère. « Mais de quoi est-ce que tu parles ? » Maman ne m'a rien dit de tout ça. C'est le bordel dans ma tête « Bon, attends, suis-moi. » Je le prends par la manche et l'entraîne dans le café le plus proche, où un groupe semble en train de fêter un anniversaire. Nous prenons place à une table. De toute façon, il n'avait pas intérêt à repousser mon invitation. « Je crois que tu me dois des milliers d'explications, là. Et cette fois, pas le droit de partir. Je veux que tu me racontes tout, et inutile d'essayer de me préserver ou quelque chose comme ça, j'ai dix-neuf ans et je ne suis plus une gamine.. » Surtout depuis qu'il est parti et que j'ai du prendre en main nos vies, à moi et maman.


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MessageSujet: Re: (event, papa gedwyr) + that just can't be real.   Jeu 5 Juin - 18:28

Cette colère dans les yeux de sa fille, celle qu’il verrait certainement dans ceux de son épouse s’il la revoyait, c’était exactement ce que Joram avait voulu pour lui. Le tuer aurait été trop facile, il voulait qu’il souffre, comme lui il avait souffert pendant les années qu’il avait passé à Azkaban à cause de lui. Lui qui en plus lui avait volé sa petite amie quand ils n’étaient que des adolescents à Poudlard. Il lui en voulait pour tout ça, c’était pour ces raisons qu’il l’avait poussé à partir loin, à abandonné sa famille et à ne suivre la guerre que de loin. Avant même la victoire de Voldemort, il n’avait été aux yeux des autres qu’un lâche et c’était encore ce qui se disait dans son dos. C’était certainement mieux que traitre, au moins, il n’allait pas faire parti du prochain peloton d’exécution publique devant Gringotts. Il n’avait pourtant pas choisi de passer pour le dernier des lâches, il avait voulu se battre, il avait voulu être là pour le soulèvement de Poudlard, même si ça l’aurait forcé à contempler la mort d’Harry Potter et peut-être d'être envoyé à Azkaban, de recevoir la marque, ou pire. Il aurait voulu être là pour aider sa fille au moment du bannissement des nés-moldus, il aurait voulu faire quelque chose pour qu’Eiris ne finisse pas condamnée au projet Live Bait. Évidemment qu’il aurait préféré être là, plutôt qu’au chili à se noyer dans la boisson si bien que souvent, il avait eu plus d’alcool dans les veines que de sang. La sangria l’avait souvent aidé à accepter les choses, ou du moins à prétendre qu’il les acceptait. Il avait cru qu’il ne rentrerait jamais chez lui, qu’il ne pourrait jamais revoir son épouse et sa fille, parce que, tant que Joram vivait, remettre les pieds en Angleterre était du suicide pour lui. Finalement, c’était juste une année qui s’était écoulée avant que Joram ne meurt, sans doute qu’il aurait fallu plus de temps pour qu’il trépasse si Aemon n’avait pas été dans le coin. Ces histoires étaient compliqué et voir l’incompréhension sur le visage de Lisea n’était pas une grande surprise pour lui. Sans rien dire, il suivit sa fille dans un café, tout ce qu’il y avait de plus moldu. Le genre d’endroit où il ne se sentait pas forcément complètement à l’aise, trop habitué aux lieux sorciers. « J’en ai quarante, j’ai soufflé suffisamment de bougies pour avoir un passé mouvementé. » Il en avait connu des choses, il voulait bien tout lui raconter, mais tant qu’à être dans un café, autant commander quelque chose. Ainsi, il commanda une part de tarte au citron, son gâteau préféré et il laissa sa fille commander ce que bon lui semble avant d’entamer la conversation. « J’ai rencontré ta mère à Poudlard il y a vingt-neuf ans, mais on a commencé à se fréquenter il y a vingt-cinq ans, mais elle avait un déjà quelqu’un à l’époque, Joram trou du cul de son petit nom. Un type complètement jaloux qui a rejoint les mangemorts pendant la première guerre. Ta mère et moi on était avec l’ordre et j’ai mis Joram à Azkaban. Il s’est échappé et quand on s’est retrouvés ce n’était pas la joie. » Il marqua un temps d’arrêt, laissant échapper un léger soupire, c’était peu dire, ils ne s’étaient pas retrouvés en se faisant des blagues et en rigolant autour d’un verre de ponch en se balançant des serpentins. « Il a menacé de tuer ta mère si je ne scellais pas un serment inviolable avec lui, du coup je l’ai fais. Les conditions voulaient que je disparaisse de l’Angleterre. » Ça semblait être un bon résumé des choses qui s’étaient passées, celles que sa mère n’avait pas pu lui rencontrer puisqu’elle avait été, en plus soumise à un sortilège d’amnésie, que d’événements dans leurs vies et pas des plus simples.
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MessageSujet: Re: (event, papa gedwyr) + that just can't be real.   Jeu 5 Juin - 19:49

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« J’en ai quarante, j’ai soufflé suffisamment de bougies pour avoir un passé mouvementé. » Je lève les yeux au ciel tandis que nous nous installons à une table. D'un geste, je repousse mes longs cheveux épais dans mon dos. Je ne les ai pas coupés depuis que papa est parti. Un serveur nous interrompt, et comme nous ne devons pas avoir l'air d'une famille de psychopathes, je souris et, comme je bave sur les gâteaux de la table voisine, où se fête donc un anniversaire, et commande une part de fondant au chocolat, un cupcake à la cerise, et un coca-cola, ma boisson moldue préférée. Je sais, ça fait beaucoup, mais il va me falloir des trucs sacrément bons pour faire passer tout ce que mon père va me dire. Je suis sûre que je vais avoir de sacrées surprises. Et puis comme je suis une fille raisonnable qui n'a jamais touché à une goutte d'alcool, j'ai trouvé dans la nourriture un moyen d'obtenir les mêmes effets, sans la cuite. Une chance pour moi que je ne grossisse pas facilement. Mais quand le serveur nous apporte nos assiettes, je n'y touche pas. Pas encore. J'ai besoin d'entendre ce qu'il a à me dire d'abord. En tous cas, ce qu'on peut dire, c'est qu'il semble serein. Il a bien vu ma colère, mais c'est comme s'il savait que j'allais le pardonner. Je croise de nouveau les bras et pose mes coudes sur la table, prête à l'écouter. Il commence d'une voix relativement assurée, ce qui me conforte dans l'idée que tout ça n'est pas une grosse blague. Il se lance alors dans une histoire dont je n'ai jamais eu vent. Je n'ai jamais été le genre de petite fille à me perdre dans le maquillage, les robes de soirée, les déguisements, les paillettes et à conjuguer l'insouciance au présent. On peut dire que j'ai toujours été plutôt mature, et que je le suis encore plus depuis que notre monde a dégringolé, avec toutes ces histoires de loi Fronde, de projet Thicknesse, de loi Bloodstream et autres conneries de proclamation Ombrage... Mais je me surprends à être totalement arrachée de mon piédestal de fille forte et consciente quand mon père me révèle une base de leur relation que je n'ai jamais soupçonnée, et dont je n'ai jamais entendu parler. J'ai toujours bâti ma vie sur des certitudes, c'est quelque chose d'idiot. Je crois connaître mes parents, mais j'oublie souvent qu'ils ont eu une vie avant que je débarque. Je ne peux m'empêcher d'être fière de papa quand il me dit qu'il a mis le prétendant de maman à Azkaban. J'ai toujours lu en mes parents comme dans un livre ouvert. Une sorte d'instinct. Mais là... Je tombe des nues. « Je ne peux pas croire que tout ça est arrivé sans que j'en ai eu une seule fois vent. » Je fronce les sourcils. « Tu veux dire que pendant toutes ces années, ce .... Joram n'a eu qu'une envie, se venger de vous ? » Typique des mangemorts, ce genre de comportement, la vengeance, c'est leur rituel, leur kermesse bien à eux. « C'était quoi, ce serment inviolable ? Il acceptait de ne pas tuer maman si tu partais, c'est ça ? » Je plonge la tête dans mes mains. « ça ne rime à rien... Pourquoi voulait-il que tu partes ? » Puis j'ai un flashback. « Attends, c'était quoi son nom de famille, à ce mec ? »
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MessageSujet: Re: (event, papa gedwyr) + that just can't be real.   Ven 6 Juin - 0:43

Dans les années de sa vie qui s’étaient écoulés, Wayne avait connu de nombreux événements, des sombres et des plein de joies et au bout du compte, il y en avait certains qu’il avait préféré laisser dans un coin de son esprit pour le plus y repenser. Joram et son histoire avec Eiris en faisait parti. Il allait de soi qu’à chaque fois qu’il posait son regard sur son épouse, il ne repensait plus à ce type, il n’avait même pas l’impression de lui avoir volé Eiris, c’était stupide. Elle avait fait son choix, il n’avait pas su la retenir, il ne pouvait s’en vouloir qu’à lui-même. Il se souvenait que du haut de ses quinze ans, il avait trouvé en Eiris plus de réconfort qu’avec n’importe qui d’autre. Il venait de perdre sa famille et il n’y avait eu qu’avec elle qu’il avait senti sa peine quitter un peu son cœur. Elle avait été cette amie, présente pour lui dans ce moment plus que difficile de sa vie. Des sentiments avaient fini par naitre entre eux et il n’avait aucun moyen de s’excuser pour ça, à quoi bon ? Il ne s’en voulait même pas, pas plus aujourd’hui qu’à l’époque. Il était tombé amoureux d’Eiris, elle avait été la première qu’il ait vraiment aimée, la seule qu’il aimait encore aujourd’hui et ce malgré les écarts de conduite qu’il avait eu loin d’elle quand il se noyait dans la boisson. Il l’aimait et il l’avait laissé affronté seule la guerre, contempler les dégâts de la victoire de voldemort, en assumer les conséquences sur sa propre vie. Elle avait connu le bannissement des nés moldus, les lois bloodstream, elle avait même eu la marque et comme si ça ne suffisait pas, elle avait connu le projet live bait. Il l’aimait et il l’avait laissée subir tout ça, simplement à cause d’un vieil ennemi qu’il avait presque fini par oublier quand il profitait de sa vie et que lui, il pourrissait derrière les barreaux d’Azkaban. Son retour avait sonné comme une vilaine blague, ça avait été trop peur réel et pourtant, ça ne c’était pas terminé dans les rires, bien au contraire. Il se souvenait des larmes sur le visage de son épouse, celles qui avait fait couler son maquillage, qui avait fait briller ses joues comme des paillettes au soleil, et qu’il n’avait même pas pu essuyer. « Ce sont des vieilles histoires qu’on avait presque oubliées. » Il laissa échapper un léger soupire avant de s’attaquer au gâteau qui lui faisait face. « Ouais et il a bien eu assez de temps à Azkaban pour trouver comment s’y prendre. » Il lâcha sa sucrerie pour se laisser tomber contre le dossier de sa chaise, fixant sa fille. « Je n’allais pas me faire avoir complètement, il devait s’assurer qu’il n’arrive rien à ta mère et je partais. » Il avait plutôt bien réussi, elle allait bien avant qu’il ne meurt. Il s’apprêtait à lui répondre, avant qu’elle n’enchaine sur une autre question. « Joram Trou du cul, ça lui va très bien. Collins, pourquoi ? » Lentement, il croisa ses bras sur sa poitrine sans lâcher sa fille du regard. Il avait l’impression qu’il aurait bien eu besoin d’une sangria ou de n’importe quoi avec de l’alcool pour continuer cette discussion.
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MessageSujet: Re: (event, papa gedwyr) + that just can't be real.   Ven 6 Juin - 11:46

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C'est comme une bougie qui s'est soudainement allumée dans ma tête. Je prie pour que Papa ne m'énonce pas le nom de famille que je redoute. « Joram Trou du cul, ça lui va très bien. Collins, pourquoi ? » Mon père ne change pas, en tous cas, il a toujours cette spontanéité et cette honnêteté qui le caractérisent quand il est avec moi. Finalement, j'aurais peut-être besoin d'un verre d'alcool. Ils disent que ça permet d'oublier, et là tout de suite, je me sens comme une gamine idiote. « Merde c'est pas vrai ? » Désespérée, je pose mon front contre la table et ne me relève qu'après quelques longues secondes. « Y'a un monsieur Collins qui est venu voir maman plusieurs fois, avant le Projet Live Bait. » Je ne sais même pas s'il sait ce que ça signifie. Est-il seulement au courant pour la fermeture de Poudlard, le bannissement des nés-moldus et tout le tralala ? Je ne sais pas s'il a tout suivi, du coup. Peu importe, au pire, je lui expliquerai. « Il est passé à côté de moi, j'ai même mangé un gâteau au chocolat et bu du café avec lui, comme si de rien n'était.  » Ce petit connard. « Limite c'est comme si je lui avais offert une invitation pour revenir. J'aurais du lui faire une banderole de bienvenue, pendant que j'y étais tiens. » Je rumine, et suis très en colère que mon instinct ne m'ait pas mis la puce à l'oreille. « J'aurais pu écrabouiller ce salaud et au lieu de ça je l'ai traité comme un ami de la famille, et j'ai célébré le fait que maman puisse retrouver quelqu'un à qui parler en dehors de moi. » Je me frappe de nouveau la tête contre la table. « Mais quelle idiote. » Je me relève vers mon père. Maintenant que je le vois, il a quand même l'air vachement inquiet par rapport à tout ça. « Mais du coup, pourquoi il a fait ça ? Qu'est-ce qu'il voulait faire ? » Je me frappe le front. « Dire que j'aurais pu lui crever les yeux avec la pelle à tarte. » Je repense à maman, seule après la proclamation de la loi Bloodstream, qui cherchait à se rattacher à peu de choses... Je m'en veux de n'avoir pas compris. Des milliers de questions se pressent dans ma gorge. « Mais attends une seconde... Qu'est-ce que tu fais là toi maintenant ? Tu ne devrais pas être hors de l'Angleterre, ce mec pourrait toujours s'en prendre à Maman ! » Je me plonge dans ses yeux, y déversant toute mon inquiétude. « Et comment ça se fait qu'elle ne m'en ai jamais parlé, qu'elle m'ait laissé croire que tu t'étais enfui comme un lâche ? » Trop de questions. Un feu d'artifice de questions. Mais quand il s'agit d'eux, j'ai besoin de savoir, de comprendre. Et je saute sur l'occasion, après tout, j'ai prié des jours entiers pour que mon père ne nous ait pas abandonnées. Je suis prête à tout entendre pour qu'il me prouve qu'il n'est pas un lâche.
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MessageSujet: Re: (event, papa gedwyr) + that just can't be real.   Ven 6 Juin - 14:25

Il aurait pu oublier Joram, il l’avait fait pendant des années, mais maintenant, ça lui était impossible et inéluctablement désormais, il avait toujours le sorcier dans un coin de sa tête et parler de lui et de tout ce qu’il avait pu faire ces derniers temps, ça avait tendance à l’énerver. Les paroles de Lisea n’arrangeait en rien cette haine qu’il pouvait ressentir pour le sorcier. Il aurait vraiment voulu le tuer de ses mains. Il s’était attaquer de nouveau à sa tarte au citron, et apprendre que Joram ne s’était pas contenté de s’approcher de sa femme mais qu’il avait osé s’approcher de sa fille le fit avaler de travers. Il eu l’impression de s’étouffer avec son morceau de gâteau si bien qu’il se mit à tousser et tapant sur sa poitrine, avant de revenir enfin à lui. « Quel fils de … » Il se racla légèrement la gorge avant d’essayer de reprendre plus calmement « Gobelin unijambiste. » Il ne savait pas franchement d’où il sortait ça, mais c’était toujours plus poli que ce qu’il avait eu en tête dans un premier temps. Ne pas jurer devant Lisea, c’était une règle qui s’était installée au fil des années. Certes, maintenant elle avait atteint la majorité, mais c’était devenu une habitude avec le temps. « Ce n’est pas de ta faute, il savait parfaitement ce qu’il faisait, mentir est un talent chez ce genre de personnes. » Joram avait parfaitement bien mené ce jeu dont il avait lui-même fixé les règles. Il l’avait fait bien avant la victoire de Voldemort et cette dernière n’avait certainement fait que lui donner d’avantage confiance en lui. Lui, il aurait bien mérité de faire parti des exécutions publiques devant Gringotts. D’une façon ou d’une autre il était mort maintenant, assassiné par Aemon qui était revenu en Angleterre même malgré la loi Fronde. Au moins, avec la rupture avec la Russie, s’il se faisait prendre, il ne risquait plus les déportations à Nurmengard. Cela dit, il n’était pas sûr que le sort actuel des loups garous soit plus agréables, au moins ceux qui s’étaient fait prendre avaient pu profiter des évasions de masses à Nurmengard, maintenant, c’était plus compliqué et il préférait ne pas savoir ce qui pouvait arriver à son cousin, un frère à ses yeux s’il se faisait prendre. « Il pensait sans doute qu’il pouvait reconquérir le cœur de ta mère en se faisant passer pour le gentil de l’histoire. » Prendre de l’âge au fin fond d’Azkaban ne l’avait pas aidé à être raisonnable. Il n’y avait pour l’heure, rien de plus énervant de savoir que c’était cet abruti qui avait été au côté de sa femme pendant le bannissement des nés-moldus. De toute évidence, avec les lois bloodsteam il n’aurait même pas du lui adresser la parole et pourtant il l’avait fait. Il avait essayé de prendre sa place au sein de sa propre famille, il espérait presque qu’il soit mort en souffrant. Il irait bien prendre une coupe de champagne sur sa tombe, le tout en faisait une petite danse de joie. « La fermeture de Poudlard n’est peut-être pas une mauvaise chose, l’éducation devait y être de plus en plus mauvaise. » Il sourit pour appuyer sa blague, il n’avait jamais critiqué l’éducation à poudlard, pas du temps de Dumbledore en tout cas, mais il semblait bien que là, Lisea avait quelques lacunes dans ses connaissances. « Si un serment inviolable n’est pas respecté, ça entraine la mort de celui qui a commis l’erreur. Le seul moyen que j’avais pour revenir en Angleterre sans mourir bêtement c’était de m’assurer que Joram meurt en premier. » Il était mort et au fond, c’était peut-être pour cette raison qu’Eiris avait été prise dans le projet Live Bait, Joram n’aurait pas laissé ça arriver, il en allait de sa vie après tout. « Ta mère ne sait pas que je suis parti à cause de cette histoire. » Elle l’avait su, quelques instant avant d’être frappée par un sortilège d’amnésie.
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MessageSujet: Re: (event, papa gedwyr) + that just can't be real.   Ven 6 Juin - 15:59

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Une chose est sûre : l'idée que Joram Collins ait pu rendre visite à maman met papa dans une colère noire. Il coupe un morceau de sa tarte au citron avec un peu trop de force. Il commence à jurer puis se reprend. « Gobelin unijambiste. » Je retiens un rire, malgré les circonstances. Au fond, je ressens une extrême joie en retrouvant mon père. Il m'a beaucoup manqué. Peut-être que ce n'est pas une si mauvaise surprise, finalement. Il me rassure sur le fait que je n'ai rien fait. Je ne pouvais pas savoir, et lui était déterminé. Visiblement, il savait revêtir le bon costume, ce Collins, il m'a roulée dans les paillettes jusqu'au cou. J'espère qu'il n'a pas fait de mal à maman, et que ce n'est pas parce qu'il a été violent ou autre chose envers elle qu'elle est si... renfermée aujourd'hui. J'avais pourtant ressenti du mieux, depuis qu'il était redevenu son ami. Comme quoi, il avait le déguisement parfait. Je fais mine de vomir quand mon père évoque le fait qu'il ait pu faire ça pour reconquérir maman. Alors oui, ma mère est une reine, mais qu'une vermine pareil ait voulu la retrouver... Je me sens comme après avoir mangé trop de chocolat. Dire que je l'ai laissé faire ça... Eurk. Je me souviens avoir parlé avec lui de la coalition avec la Russie, de la loi Bloodstream, du sorcier à la tête du gouvernement moldu... Tout ça en ne sachant pas qu'il était un mangemort... Heureusement que je n'ai pas évoqué mes penchants résistants clairement avec lui. J'ai eu chaud aux fesses. Je lui tire la langue quand Papa évoque la fermeture de Poudlard. Personne n'est mal éduqué ici, surtout pas moi. Na.
Plus sérieusement, il me parle du serment inviolable qu'il a scellé avec Collins. Je me mords la lèvre. Je baisse les yeux sur mon gâteau et mon cupcake. Puis je comprends. Je relève les yeux en entendant que Maman ignore tout de ce qui s'est passé. « Quand tu dis que tu t'es assuré qu'il mourrait en premier... » Je m'éclaircis la gorge. « Tu veux dire que... » Je laisse ma phrase en suspend, parce que je n'ai pas besoin de la continuer. Il sait très bien ce que je veux dire. Est-ce que mon père est capable de faire ça ? Je ne sais pas. Est-ce qu'il est capable de faire ça pour sa famille ? J'en suis certaine. Néamoins l'idée ne me transporte pas de joie. « Et tu veux dire que tu es parti sans rien lui dire... ? Elle n'a pas essayé de te recontacter ? Où étais-tu tout ce temps ? » C'est la petite fille qui parle désormais, celle qui n'a pas pris de l'âge depuis ces beaux jours que nous passions quand j'étais enfant. Celle qui a besoin d'être rassurée, de se blottir dans les bras de son papa et d'oublier tout ce qu'elle a vécu depuis qu'elle a compris qu'il était parti, après le soulèvement de Poudlard et la mort d'Harry.
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MessageSujet: Re: (event, papa gedwyr) + that just can't be real.   Ven 6 Juin - 17:23

Les événements qui avaient marqué sa vie ces derniers temps étaient compliqués, les expliquer à Lisea l’était tout autant. Elle avait le droit de savoir, d’en savoir une grande partie en tous cas. Il y avait certains détails qui pour l’heure ne concernait que sa mère et lui. Elle saurait bien assez tôt, certainement quand elle recevrait une carte d’invitation à son enterrement. S’il avait échappé aux exécutions publiques devant gringotts, il n’était pas sûr de survivre à la confrontation qu’il aurait avec Eiris quand elle serait au courant pour ses aventures. Il ne pouvait pourtant pas garder ça pour lui. Il ne pouvait pas mentir à son épouse. Il ne l’avait pas revue depuis qu’il était revenu, mais il savait qu’elle était dans la liste du projet Live Bait. Il avait rejoint le ministère de la magie, ainsi il avait eu le temps de se renseigner sur tout ce qui s’était passé depuis la victoire de Voldemort. Même, si, son principal soucis aurait du être de gérer la rupture avec la Russie puisqu’il dirigeait le département de coopération magique internationale. Enfin, il avait plutôt envie d’organiser une fête avec plein de champagne et une musique motivante pour danser au milieu des cotillons et des serpentins tout en célébrant cette rupture. La coalition avec la Russie avait été un atout certain pour le gouvernement anglais, ils n’avaient pas été fichus d’en profiter ; ils devraient songer à afficher une banderole "regroupement de gros débiles" à l'entrée du ministère, ça rendrait bien en décoration mais en plus ça résumerait bien la situation. C’était bien plus simple de balancer des lois à la con, de gouverner à coup de loi fronde, proclamation ombrage ou projet thicknesse, mais ce n’était pas comme ça que ça marchait. Le bannissement des nés moldus, les lois bloodtream, ça ne faisait pas avancer les choses. Et dire que c’était un sorcier qui était à la tête du gouvernement moldu, et bhé, le monde était bien dans la merde. Il aurait vraiment du ne rentrer que pour récupérer sa famille avant de repartir bien loin d’ici. Au lieu de ça il faisait ami-ami avec les types du ministère pour pouvoir les trahir par derrière. Il faisait le vœu que ça serve à quelque chose. « Je ne l’ai pas tué si c’est ce que tu veux savoir. » Il aurait pourtant ressenti une grande joie en le tuant de ses mains. Il aurait du le tuer des années plus tôt, au lieu de simplement l’envoyer à Azkaban. « Elle a su, elle était là pour sceller le serment, sous la menace. » Il s’en souvenait bien, ce moment qui lui avait déchiré le cœur, cet instant qui avait justifié toutes les cuites qu’il s’était mangé loin de chez lui, au Chili. « C’est facile d’effacer un bout de mémoire à quelqu’un avec la magie. » Il savait qu’elle verrait très bien ce qu’elle voulait dire. « Je ne pouvais pas la contacter, le courrier était surveillé. » Oui, les choses étaient déjà compliquées avant la mort d’harry potter pendant le soulèvement de poudlard. Il n’avait pas pu se risquer à envoyer une lettre à Eiris au risque qu’elle se fasse prendre. Il était resté dans le silence, pas un mot, pas même un cadeau pour les anniversaires, pas un petit mot rassurant, rien, parce que c’était la meilleure chose à faire. « Je suis parti au Chili. Ma mère était Chilienne, j’ai fais un retour aux sources. » Un retour aux sources au milieu de la sangria et des autres boissons transpirant l’alcool, c’était une façon de voir les choses. Il avait toujours voulu aller au Chili, ce n’était pas une surprise qu’il ait pris sans réfléchir l’avion pour ce pays. Il n’avait clairement pas su où aller, il n’avait pas eu le temps de réfléchir avant de partir.
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MessageSujet: Re: (event, papa gedwyr) + that just can't be real.   Lun 9 Juin - 22:49

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Mes sourcils sont toujours froncés, tant que je suis tendue. Alors que tout à l'heure, c'était parce que je retrouvais mon père, maintenant, c'est à cause de toutes ces choses que j'apprends. Décidément, ces retrouvailles sont des montagnes russes. Une vraie kermesse de révélations et de surprises. « Je ne l’ai pas tué si c’est ce que tu veux savoir. »  Je me sens presque aussi soulagée que s'il m'annonçait que la mort d'harry et le bannissement des nés-moldus n'était qu'une blague. L'idée que mon père ait pu tuer quelqu'un comme ça, franchement, ça me ferait pas sortir le champagne. Je ne suis pas naïve, je me doute bien que son passé n'est pas pavé de blanc et d'honneur mais... Il est mon père, et j'ai toujours besoin de le voir comme quelqu'un de sain, comme un héros. Je n'ai aucune envie d'imaginer qu'il est un meurtrier, quelqu'un qui célèbre le crime. Enfin bon, je ressens quand même une certaine joie en apprenant que ce Joram Collins n'est plus de ce monde, après toutes ces années à tourmenter mes parents. J'esquisse un sourire. « Quelqu'un d'autre s'en est chargé ? Ou il est mort parce qu'il s'est noyé tout seul dans sa bêtise ? » Pauvre maman. C'est toujours flatteur, d'avoir un garçon à ses pieds, mais dans ces circonstances, y'a pas de quoi danser la chenille, hein. Papa m'explique alors que ma chère maman savait. Qu'elle était là pour sceller ce foutu serment inviolable. Tout ça s'est passé chez moi, dans ma famille, et je m'en veux de ne m'être rendue compte de rien. Alors oui, ils voulaient sûrement me protéger, mais moi, j'ai été égoïste. J'étais trop occupée à préparer le soulèvement de Poudlard avec mes amis de l'armée de Dumbledore. Pour quoi ? Pour voir la victoire de Lord Voldemort, l'absence de mon père, la proclamation de la loi Bloodstream, la disparition de ma mère pour le projet Live Bait... Quel gâchis. Non pas que je regrette ma participation à la résistance, non... Mais parfois, quand je vois où nous en sommes aujourd'hui... Je me dis que j'aurais du faire comme d'autres : rentrer chez moi avant que ça tourne mal, profiter de mes parents. Qui sait, j'aurais peut-être pu empêcher ça ? Je me retrouve complètement abasourdie quand papa m'explique à demi-mot que maman a tout oublié de ce qui s'est passé. Je suis tellement perturbée par la nouvelle que je n'entends presque pas qu'il est parti au Chili. « Est-ce que tu es en train de m'expliquer que... Tu lui as lancé un sortilège d'Oubliette ? » je dis, plus pour montrer ma surprise qu'autre chose. « C'est elle qui te l'a demandé ? ou tu l'as fait sans son approbation ? » Je me permets de poser la question, parce que je crois que j'en voudrais à mon père d'avoir fait ça sans son accord.  
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MessageSujet: Re: (event, papa gedwyr) + that just can't be real.   Mer 11 Juin - 0:07

Lisea n’avait probablement aucune raison d’être soulagée que son père n’ait pas assassiné le fameux Joram de ses propres mains. Lui, il aurait voulu le faire. Joram avait voulu détruire sa famille, il aurait bien mérité de mourir de ses mains, plus qu’Hepburn, directeur du département de coopération magique internationale, depuis qu’il était parti au Chili. Pourtant, il avait égorgé ce gars contre qui au fond, il n’avait pas grand-chose. Il avait quand même eu besoin de l’éliminer pour récupérer son poste au sein du ministère et pour sauver Ariane de ses gestes pervers. Selon lui, la victoire de voldemort ne devrait pas permettre les gens du ministère a essayer de violer la première femme venue. D’autant plus qu’Ariane était une sorcière de sang-pur, selon le nouveau régime, elle valait mieux que ce petit con d’Hepburn grâce à son sang. Elle n’avait pas besoin de sang-pur pour valoir mieux que lui aux yeux de Wayne. Enfin, le fait était que s’il n’avait pas tué Joram, il avait quand même tué quelqu’un d’autre. Information qu’il garderait pour lui, quand bien même Hepburn était loin d’être une grande perte. Il était en partie responsable de la rupture avec Russie, même les mangemorts avaient du le vouloir mort. « Quelqu’un d’autre s’en est chargé. » Elle n’avait pas besoin de savoir qui. Il n’était même pas sûr qu’elle connaisse Aemon. Il l’avait pourtant souvent invité aux anniversaires de la petite, ou même à d’autres fêtes, aux banquets interminables qu’on réalisait en fin d’année, mais nombreux de ses cartes d’invitations étaient restées sans réponse. La loi Fronde compliquait encore les choses pour son cousin, obligé de se cacher pour ne pas être exécuté en publique devant gringotts ou n’importe où ailleurs. Il ne voulait pas que l’une des seules choses qu’elle sache sur son oncle était qu’il avait tué quelqu’un. « Par merlin, absolument pas. » C’était presque une surprise pour lui d’entendre une telle question. Il n’aurait jamais effacé la mémoire de sa femme, si elle s’était souvenue de ce qu’il s’était passé ce jour là au ministère de la magie, ils auraient évité la plupart des événements les ayant conduits où ils étaient. Elle aurait pu le rejoindre, elle était été en sécurité, loin du projet live bait. « Joram l’a fait, histoire de s’assurer qu’elle aurait toutes les raisons du monde de m’en vouloir. » Il fallait admettre qu’il avait plutôt bien réussi. Maintenant, il passait pour le lâche qui avait fuit le pays bien avant la mort d’harry potter, celui qui avait abandonné sa femme au moment du bannissement des nés-moldus et au fond, celui qui respectait bêtement la loi bloodstream à la lettre ; pourtant, il n’était pas ce type là et ce malgré toutes les erreurs qu’il avait faite au chili, les veines pleine d’alcool.
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MessageSujet: Re: (event, papa gedwyr) + that just can't be real.   Mar 15 Juil - 17:08

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« Quelqu’un d’autre s’en est chargé. » Je fronce les sourcils. Bon. Je crois que je suis rassurée que mon père ne soit pas mêlé à ces affaire, ou du moins seulement de loin. Même s'il a orchestré ça... Je crois que je peux lui pardonner ça. Je ne sais pas qu'il sait que j'ai vraiment participé à la bataille de Poudlard. Si oui, il doit bien se douter que moi aussi, j'ai tué, un peu malgré moi. Je n'ai jeté aucun sortilège mortel, mais avec toutes ces pierres que j'ai balancées, ou tous ces sortilèges pour éloigner les mangemorts, j'ai bien dû faire quelques dégâts, auxquels je me suis bien gardée de penser depuis que je suis sortie de Poudlard. En tous cas, si papa ne l'a pas fait lui-même, je me dis que ce sera plus difficile de remonter jusqu'à lui s'il y a une enquête vraiment approfondie un jour. Hors de question que je perde mon père encore une fois, et encore moins si c'est pour qu'il aille à Azkaban. Il n'a pas sa place là-bas. Sa place est auprès de nous. Enfin ne parlons pas trop vite. J'aurai de nouveau de bonnes raisons de lui en vouloir s'il a jeté ce stupide oubliettes à maman. « Par merlin, absolument pas. Joram l’a fait, histoire de s’assurer qu’elle aurait toutes les raisons du monde de m’en vouloir. » J'ouvre la bouche, surprise une nouvelle fois. Bah dis donc. « Putain mais quelle saleté ce mec. » Je lâche, ne prenant même pas garde au fait que je suis en train de jurer devant mon père. Encore une fois, ce n'est pas lui que ça va choquer. J'ai vu des tas d'ordures depuis la guerre, surtout à Sainte-Mangouste où les mangemorts sont portés en triomphe et sont presque privilégiés pour être les premiers guéris... Mais là, franchement, j'hallucine. Comment peut-on avoir une envie si dévorante de se venger pour quelque chose comme ça ? Tout le monde sait qu'on a pas qu'un seul amour dans sa vie, pas vrai ? Pourquoi n'est-il pas passé à autre chose ? Enfin je dis ça, mais j'ai bien l'impression que mes parents font exception. Au fond, ils s'aiment plus que tous les autres couples que j'ai pu voir dans ma vie. En amour, je n'ai pas vraiment leur chance, on va dire. Je me détends un peu. Je laisse un silence s'étirer entre nous et mange enfin ma tarte avec plaisir et enthousiasme. J'en ai beaucoup appris pour aujourd'hui. Il va me falloir un peu de temps pour tout assimiler je crois, et pour prendre du recul. Je travaille demain, au moins je m'occuperai. « Est-ce que... Tu es repassé voir maman depuis que tu es revenu ? » Je fronce les sourcils. « Comment ai-je pu passer à côté de ton retour comme ça ? » Peut-être parce que j'ai eu le nez dans mon boulot tout du long. Ma vie se partage entre maman, sainte mangouste et mon appartement désormais. « Tu fais quoi depuis que tu es revenu ? » Je lève les yeux vers lui. « Et surtout, pourquoi as-tu attendu qu'on se croise par hasard ? Pourquoi t'es pas venu tout de suite me voir et m'expliquer tout ça ? » Ma voix redevient emplie d'émotion. Je lui en veux toujours, même si ma colère est moins virulente qu'avant ses explications.
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MessageSujet: Re: (event, papa gedwyr) + that just can't be real.   Dim 10 Aoû - 21:10

La guerre ne pouvait simplement pas être sans conséquences, il ne savait pas grand-chose sur ce que sa fille avait pu faire durant cette guerre et ce n’était ni l’endroit ni le moment de poser la question. Cependant, il savait qu’elle avait traversé suffisamment d’épreuve pour concevoir que la mort d’une personne comme Joram n’avait rien de dramatique. A la guerre comme à la guerre, les pertes avaient été inévitables et ce dans les deux camps. Joram n’était qu’un mangemort en moins dans la longue liste de ceux qui restaient au pouvoir à l’heure actuelle. Hepburn l’était également. Il n’avait pas l’impression que l’avoir tué faisait de lui un homme infâme. Le sang qui coulait sur ses mains n’avait pas d’importance puisque le monde se portait bien mieux sans un homme comme lui. De plus, il avait vraiment eu besoin de sa place au ministère de la magie. Il avait tendance à penser qu’elle lui revenait de droit, il n’avait après tout jamais voulu la quitter, il avait travaillé dur pour avoir un jour ce poste. Au delà de ça, il y avait la rébellion à laquelle il s’était joint et ils avaient besoin de membres au cœur même du ministère de la magie. Il semblait qu’il était très bien qualifié pour occuper un tel poste puisqu’il avait passé une grande partie de sa vie entre les murs du ministère de la magie. Joram comme Hepburn étaient morts dans le seul but que le monde soit un jour meilleur ; certes il y avait de la vengeance qui venait se mêler à tout ça, mais tant que la vengeance était liée à un but plus grand, il n’y avait, aux yeux de Wayne aucun mal là dedans. « Ton vocabulaire Lisea. » Ne pas jurer devant Lisea avait été une règle essentielle au sein du foyer Gedwyr depuis que la petite était venue au monde. Une règle qu’il avait bien souvent oubliée, incapable de retenir sa langue ; alors une telle remarque dans sa bouche, c’était plus de l’ironie qu’autre chose. « Pire encore qu’une saleté. » Il aurait pu l’insulter de tous les mots, mais après une réflexion – même ironique – sur le vocabulaire employé par sa fille, ce serait certainement mal venu. » Non, pas encore. Je suis vraiment pas revenu depuis longtemps, juste avant le nouvel an et j’ai essayé de ne pas me faire trop remarqué. » Voilà qui répondait à ses deux questions, il n’avait pas eu le temps de retourner voir Eiris et elle n’avait pas su qu’il était revenu parce qu’il n’avait pas eu envie que ça se sache. « J’ai retrouvé mon poste au ministère de la magie. C’est difficile d’être sûr de ne pas être surveillé. Il faut croire que le hasard a été fatigué d’attendre que je sois sûr de ne pas te mettre en danger. » Sûr, il ne pouvait pas l’être, jamais. N’importe qui pouvait l’avoir suivit et tout ce qu’il pouvait faire c’était garder un œil attentif autour de lui. « Ils ne me font pas franchement confiance. » Il laissa échapper un léger soupire avant de balayer la salle du regard. « Ils ont raison. » Bout de phrase prononcée dans un murmure, simplement histoire de faire comprendre à sa fille qu’il ne s’était en rien joint aux mangemorts et compagnie en retournant auprès du ministère de la magie.
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MessageSujet: Re: (event, papa gedwyr) + that just can't be real.   Ven 22 Aoû - 11:43

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Je ne peux pas m'empêcher de trouver bizarre le fait que je sois totalement passée à côté de son retour. J'aurais du au moins le voir dans les journaux ou dans les nouvelles, après tout, tout le monde s'inquiétait de sa disparition, il était quand même le directeur du département de la coopération magique internationale... Et même si les journaux ne s'y sont pas intéressés, il est évident que quelqu'un dans mon entourage a au moins vu mon père, ou a entendu parler de son retour. Mais là, rien. Rien du tout. Tout le monde sait que je suis sa fille, et pas une seule âme qui vive n'a cherché à me faire part de la nouvelle? « Ton vocabulaire Lisea. » Je lève les yeux au ciel, l'air de dire oh, c'est bon. C'est pas le moment de chercher à me « paterner ». Il finit par m'expliquer qu'il est revenu au nouvel an, et qu'il s'est fait discret depuis ce moment. J'ai presque envie de me moquer de lui... Discret? C'est pour ça que, de toutes les personnes qui pouvaient le croiser dans la rue à Londres, c'est sur moi qu'il est tombé? Je hausse les sourcils mais après tout, il doit avoir raison. Encore une fois, je n'ai pas entendu parler de son retour avant aujourd'hui donc... Il a bien manié ses cartes, il faut croire. Il a retrouvé son poste au ministère de la magie, ce qui me pousse à être encore plus surprise de ne pas avoir entendu parler de son retour. En général, quand il y a un changement au niveau des directeurs au ministère, ils en font tout un pataquès dans la Gazette du Sorcier. « C’est difficile d’être sûr de ne pas être surveillé. Il faut croire que le hasard a été fatigué d’attendre que je sois sûr de ne pas te mettre en danger. » Surveillé. Le monde entier est surveillé depuis la défaire d'Harry, même les plus influents de ce monde. Même à mon échelle, je le suis. Ils ont renforcé la sécurité à l'hôpital, et je dois présenter tous les mois un justificatif de domicile et ma carte d'identité. Je ne sais pas si cette procédure est réservée aux médicomages, mais ça fout un peu la pression, quand même. Comme s'ils s'assuraient que j'habite bien à l'adresse que j'ai donnée, au cas où ils devraient venir m'arrêter dans la nuit. « Ils ne me font pas franchement confiance. Ils ont raison. » Je lève les yeux de ma tarte pour rencontrer ceux de mon père. Mes sourcils se froncent un peu, malgré moi. Je suppose que c'est un message qu'il essaie de me faire passer. Histoire de me faire comprendre qu'il n'a pas changé totalement. Que ses opinions restent les mêmes. Ce n'est jamais quelque chose dont nous avons parlé ouvertement. Mais je crois qu'on sait tous ce que les autres pensent, à la maison. C'est un truc tacite. Je me tais un moment, parce que je ne sais pas vraiment quoi lui dire. J'aimerais lui dire qu'ils ne peuvent pas me faire confiance à moi aussi, mais franchement, depuis ma participation à la bataille de Poudlard, ce n'est pas comme si j'avais été la résistante la plus incroyable du monde. Mes seuls liens avec ceux qui se battent contre le régime sont mes amis de Poudlard. J'ai caché Neville une fois, et deux autres amis aussi, quand ils avaient besoin d'une couverture à Londres. J'ai aussi laissé filer un résistant avant que la police magique vienne l'arrêter à Sainte Mangouste, un jour... J'ai prétexté que j'étais juste une petite fille niaise qui n'avait pas fait attention. Ça marche toujours, quand on a dix-neuf ans, et quand personne ne sait qu'on a participé à la bataille de Poudlard. Je n'ose pas en parler à papa, surtout pas ici.. Et je n'ai pas non plus envie de lui faire penser que je me fous de sa révélation à demi-mot. « Je me doute. » C'est la seule chose que je me vois lui dire, là tout de suite. Puis mon courage prend ses droits. « J'ai pas mal de choses à te dire, d'ailleurs. Mais ça attendra. » Manière de dire qu'on ne peut pas en parler ici. « J'espère au moins qu'être de nouveau à ton poste te plaît et que... ça a un intérêt certain dans le contexte actuel des choses. » Je pose mon visage sur mon poing. « Mon travail à moi, en tous cas, est plus qu'intéressant. » Est-ce que je suis en train de sous-entendre à mon père pour la première fois que je suis vraiment de son côté en ce qui concerne tout ça? Visiblement. Peut-être que c'est juste parce que j'ai besoin d'en parler un peu, à quelqu'un en qui j'ai confiance, malgré tout ce qui a pu arriver. Les bonnes personnes manquent, aujourd'hui, et ma vie est bien solitaire sans Papa et Maman.


Dernière édition par Lisea Gedwyr le Sam 6 Sep - 18:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (event, papa gedwyr) + that just can't be real.   Ven 29 Aoû - 15:56

Wayne aurait voulu retrouver sa fille bien avant ce jour, dès qu’il était rentré en Angleterre, il aurait voulu se précipiter n’importe où dans l’espoir de la retrouver. Mais il avait fallu se montrer plus malin que ça. Il n’avait pas tardé à savoir qu’il pouvait la trouver à Sainte Mangouste, mais il avait souvent eu l’impression que retourner vers elle, ce serait la mettre en danger. Il était encore bien suspect aux yeux du ministère de la magie. Il était cet ancien membre de l’ordre du phénix qui avait déserté le pays pendant la seconde guerre du phénix et qui revenait après une recommandation de quelqu’un qui contrairement à lui avait une bonne réputation dans ce nouveau gouvernement. Yaxley était le nom qui lui avait permis de revenir au ministère de la magie et bien que personne n’aurait osé dire ouvertement que les recommandations de Selyse étaient mauvaises, nombreux le pensait quand il s’agissait de Wayne. C’était plutôt compréhensible, parfaitement justifié, mais il faisait de son mieux pour faire taire les doutes. Il avait besoin de ce poste au ministère de la magie pour la rébellion et de toute évidence, il lui revenait de droit. Son prédécesseur n’avait fait que lui voler le dit poste pendant une durée limitée. Quoi qu’il en soit, sa place restait encore bancale et nombreux le pointeraient volontiers du doigt au premier problème. Alors forcément, il avait été obligé de faire profil bas et de laisser un moment son vrai but aux oubliettes pour faire taire les doutes qu’on avait sur lui. Lisea et Eiris devait rester hors de portée des mangemorts, pour son bien à lui comme pour les deux femmes. C’était donc le hasard qui avait fini par le réunir avec sa fille et maintenant qu’ils étaient l’un en face de l’autre, il ne pouvait pas la planter là et simplement partir. Elle était sa fille après tout et contrairement à Eiris, elle n’était pas une née-moldue vouée à être expulsée du monde des sorciers, il avait bien le droit de discuter avec sa fille, elle était sang-mêlé et pas rechercher par le ministère de la magie, alors il n’avait pas de soucis à se faire. Il essayait du moins de s’en persuader pour rendre les choses plus faciles. Il acquiesça comme réponse à sa réplique. Il comprenait bien qu’elle ne pouvait pas lui dire ce qu’elle avait à lui dire ici. Il était bien placé pour comprendre ça. « Bien évidemment, les relations internationales sont particulièrement d’actualité en ce moment. » Avec la rupture avec la Russie, c’était peu dire, son poste qu’il soit au ministère ou au sein de la rébellion était important dans cette histoire. « Bon boulot à toujours était digne d’intérêt. » Dans le contexte actuel bien évidemment, mais avant aussi d’après lui. Son boulot avait toujours été important à ses yeux. Il était ambitieux, travailleur et depuis son plus jeune âge, il voulait rejoindre le ministère. Lisea le savait bien, il avait toujours passé suffisamment de temps à vanter don travail. Là cependant, c’était une façon de répondre au propre sous-entendu qu’elle avait fait et qu’il n’avait pas laissé passé. Il travaillait pour la rébellion, c’était forcément utile. « Sainte Mangouste hein ? » Il savait déjà qu’elle y travaillait, elle n’avait pas besoin de le lui apprendre, il s’était déjà renseigné là-dessus depuis un moment, c’était sa fille après tout.
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MessageSujet: Re: (event, papa gedwyr) + that just can't be real.   Sam 6 Sep - 18:11

that just can't be real

« Bien évidemment, les relations internationales sont particulièrement d’actualité en ce moment. Mon boulot à toujours était digne d’intérêt. » répond Papa, ce qui me fait légèrement sourire. Je me souviens combien il était fier et de son travail et combien il aimait plancher sur ses dossiers et préparer ses entrevues, avant. Avant que tout ce qui est arrivé n'arrive. Quand j'étais petite, je voulais même faire la même chose que lui, parce que ses yeux se remplissaient d'étoiles quand il en parlait, et j'étais sûre que c'était vraiment quelque chose de super chouette. J'étais bien jeune, cependant, bien loin d'imaginer toutes les responsabilités, et tout ce qu'il faisait vraiment. Quand on est enfant, on ne se doute pas de toutes les caractéristiques des choses. On ne voit que les choses positives, les trucs pleins de fun. Aujourd'hui, je ne voudrais certainement pas du boulot de mon père. Pas parce que je n'aimerais pas faire ce qu'il fait, mais plutôt parce que... Dans le contexte actuel, je ne m'y sentirais vraiment pas à ma place. Dans l'absolu, j'aurais aimé être dans la politique, mais mon caractère trop solitaire m'empêcherait de me faire ma place. Tout le monde sait que je suis quelqu'un de discret, je ne saurais sûrement pas y faire avec les autres, ils ne me prendraient peut-être pas au sérieux. Ce serait bien dommage pour eux. Discrétion ne veut pas dire stupidité. Loin de là, et en ce qui me concerne, ils se seraient faits rouler dans la farine par cette carapace très... silencieuse. Papa est de ceux qui savent bien que derrière mon apparente fragilité, ma discrétion et mon côté "fille à Papa" se cachent un caractère bien différent : je sais ce que je veux, je suis difficilement manipulable et je sais utiliser les situations à mon avantage. « Sainte Mangouste hein ? » Je souris et hausse les épaules avec un air fier sur le visage. « Des années, que je veux y aller. » Je regarde la vitrine, toujours souriante. « Alors j'y suis allée. » Comme si c'était si simple. Les entretiens pour devenir apprenti guérisseur sont réputés pour être très compliqués, et nous ne sommes qu'une poignée à obtenir un poste et une formation tous les ans. Mes bonnes notes, ma motivation m'ont menée là. « D'ailleurs je suis de garde de nuit avec mon guérisseur titulaire, il ne faudra pas que je traîne trop, j'ai encore deux trois choses à faire avant de retourner à l'hôpital. » Je lève des yeux brillants vers Papa. « Est-ce que tu es fier, Papa ? » On dirait une gamine de cinq ans, mais je m'en fous. Parce que moi je le suis. Je crois que je ne lui pose pas la question simplement pour Sainte Mangouste, mais aussi pour toutes les autres choses... La bataille de Poudlard, prendre soin de Maman.. Toutes ces choses que j'ai du faire comme une grande, à demi-abandonnée dans ce monde chaotique. Je veux savoir s'il est fier de ce que j'ai accompli sans lui. Il a quitté une jeune fille insouciante, quand je suis partie à Poudlard pour ma septième année. Aujourd'hui il retrouve une personne totalement différente, plus adulte, et plus apte à comprendre.
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(event, papa gedwyr) + that just can't be real.

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