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 (event, benjamin) ≈ curled up on your own.

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MessageSujet: (event, benjamin) ≈ curled up on your own.   Ven 18 Avr - 23:01


curled up on your own.

Benjamin G. Montausier and oswin Wayne.

You got wires, going in You got wires, coming out of your skin You got tears, making tracks I got tears, that are scared of the facts. Running, down corridors through, automatic doors Got to get to you, got to see this through I see hope is here, in a plastic box I've seen christmas lights, reflect in your eyes. You got wires, going in You got wires, coming out of your skin There's dry blood, on your wrist Your dry blood on my fingertip ~ Wires .


Oswin s’était posé des questions sur son état psychique depuis un moment déjà. Depuis quelques jours, elle réalisait qu’elle avait bien fait de s’interroger dessus. Elle était devenue complètement folle. C’était ce qui arrivait quand on s’accrocher à quelque chose quand bien même, de nombreuses personnes lui avait clairement dit de laisser tomber. Elle aurait dû arrêter, écouter sa mère et partir quelque part, au bord de la plage pour pouvoir siroter un verre de sangria en bikini sur un transat au soleil. Mais non, elle s’était montrée têtue, comme d’habitude. Sa mère avait toujours pensé qu’en prenant de l’âge elle s’améliorerait de ce côté, elle s’était trompée. Elle était la fille unique de la famille Wayne, de ce qu’il en restait en tous cas et sa mère avait toujours voulu le meilleur pour elle. Elle avait toujours pris soin d’elle, tout ça pour quoi ? Pour qu’elle finisse par ignorer ses conseils suffisamment longtemps pour devenir complètement folle. Elle avait déjà des blancs dans son esprit, des passages manquant d’une année passée et maintenant voilà qu’elle avait l’impression de ne plus être seule dans sa tête. Plongée dans le noir de son appartement, c’était limite si, jusqu’à présent, elle ne s’était pas simplement éclairée d’une bougie. Elle ne voulait plus sortir de chez elle, c’était trop compliqué. Il y avait ses voix dans sa tête, toutes ces choses qu’elle ressentait sans raison. Elle avait finalement passé les deniers jour à pleurer, accompagné d’une bouteille d’alcool. Ce matin cependant, son téléphone l’avait réveillé en sursaut d’un sommeil qu’elle avait eu beaucoup de mal à trouver. Son patron voulait la voir dans l’après midi. Ça lui laissait assez de temps pour se préparer, essayer d’être présentable, bien que ces derniers temps, elle accumulait les cuites et ressemblait plus à une épave qu’autre chose. Dans sa cuisine, elle avait fait l’effort de sortir des œufs du réfrigérateur, de la farine, du chocolat, du beurre et une longue liste d’ingrédients supplémentaires et avec le plus gros soin, elle avait confectionné quelques cupcakes au glaçage plus ou moins réussi. Elle avait eu le temps par la suite de prendre une douche, de cacher ses cernes sous du maquillage puis, tailleurs et talons enfilés, elle avait attrapé ses gâteaux pour se rendre au commissariat. Elle ne savait pas ce qu’on lui voulait, certainement qu’aucune fête n’avait été organisée, il y avait rien à célébrer, mais, des petits cadeaux pourraient peut-être ravir ses collègues qu’elle n’avait pas vu depuis une éternité. Elle allait bien, elle était persuadée que soudainement passé, et pourtant, elle fut surprise de se sentir de nouveau fébrile, une fois arrivée au commissariat. Devant du patron, c’était à peine si elle entendait ce qu’il disait. Apparemment il voulait qu’elle revienne, c’était ce dont elle rêvait depuis un moment. Les voix dans sa tête s’intensifiait, ce n’était plus qu’un brouhaha incompréhensible. Elle demanda finalement plus de temps, avant de s’enfuir, son panier de sucreries encore en mains. Elle voulait du calme, elle avait besoin de calme. Comme la dernière des folles, elle se mit à courir pour aller Dieu seul savait où. Elle avait finalement trouvé son salut dans une rue étroite de Londres. Elle s’appuya dos au mur avant de fermer les yeux. Une larme coula sur sa joue, entrainant avec elle les quelques paillettes de son maquillage. Une voix approchait encore, les yeux fermée elle ne savait même pas si c’était réel ou si c’était seulement le fruit de son imagination. « Je vous en prie, laissez-moi tranquille. » Les paupières toujours fermées, elle ne savait même pas si elle parlait concrètement à quelqu’un ou complètement toute seule, comme la folle qu’elle était devenue.
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MessageSujet: Re: (event, benjamin) ≈ curled up on your own.   Sam 19 Avr - 17:30

La journée avait commencé de façon terriblement ennuyeuse, par une montagne de dossiers à remplir pour autoriser un rassemblement de Quidditch dans le nord de l’Angleterre. Si c’était le genre d’évènement que Ben aurait aimé voir se réaliser, il n’était qu’un maillon insignifiant dans la machinerie et se contentait d’aligner des colonnes de chiffres pour prévoir la quantité de boissons qu’il faudrait acheter pour l’apéritif afin que les invités ne soient pas trop assoiffés. Il se sentait comme le dernier des laquais, frustré au plus haut point de devoir s’occuper de détails alors qu’il ne verrait rien des jeux en eux-mêmes. Mais après tout, il l’avait bien cherché … Il serait sans doute toujours au département de la Justice, à gravir les échelons pour espérer atteindre le sommet sous une pluie de serpentins et de cotillons s’il n’avait pas fait en sorte de briser ses ambitions en aidant l’Ordre du Phénix. Enfin, avec la dissolution du Mangenmagot et la création du Haut Conseil, il n’avait de toute façon plus aucune chance de se faire une place dans la justice, Ordre du Phénix ou non. Il n’y avait rien à regretter. Ben gribouilla une signature au bas d’un énième dossier avant de repousser sa chaise et de se lever. L’avantage d’avoir un emploi barbant, c’était qu’il n’avait pas à faire d’heures supplémentaires et que sa conscience professionnelle le laissait tranquille. Ainsi, il pouvait quitter son bureau et le Ministère sans être retenu, et surtout, sans avoir à y penser une seule seconde supplémentaire. Il ne pouvait pas y penser, de toute façon. Sorti du travail, ses pensées se focalisaient sur un seul point : Oswin. Il avait beau s’être juré de rester éloigné d’elle, ses belles résolutions avaient été soufflées comme une bougie sur un gâteau d’anniversaire quand il avait remarqué qu’elle allait de moins en moins bien. Son dernier séjour à l’hôpital avait déjà eu de quoi l’inquiéter, mais il y avait pire encore … Et il ne savait même pas ce qui se passait. Il l’avait suivie une fois ou deux, rien que pour s’assurer qu’elle allait bien, mais elle avait semblé tellement fébrile, presque malade, qu’il avait décidé de mettre de côté toute prudence. Il voulait savoir ce qu’elle avait, il voulait s’assurer qu’elle irait mieux. Comment ? Aucune idée. Il improviserait. Pour l’instant, il occupait une bonne partie de son temps libre à la surveiller, de loin. Comme hier, comme aujourd’hui, et comme demain, il commença par son appartement, qu’elle quittait de plus en plus rarement. Il était difficile de faire quoi que ce soit quand elle était enfermée, mais au moins elle était en sécurité …  Mais aujourd’hui, elle sortit juste quand il arrivait devant chez elle, et il la suivit de loin, jusqu’au commissariat où elle avait l’habitude de travailler avant, et où il dut l’attendre à l’extérieur. Elle avait l’air d’aller bien, un panier semblant rempli de sucreries sous le bras, ce qui rassura Ben. Et si elle était là pour travailler, peut-être pouvait-il la laisser vivre sa vie tranquillement ? Elle n’avait plus besoin de lui. Mais il n’eut pas le temps de prendre une décision, car elle ressortit rapidement. Et cette fois, elle était transfigurée. Elle se mis à courir et Ben se lança immédiatement à sa poursuite, le cœur battant. Tout en restant assez loin derrière elle, il ne la quittait pas des yeux, sa main prête à plonger dans sa poche pour sortir sa baguette s’il lui arrivait quoi que ce soit. Quand elle s’arrêta dans une ruelle, adossée au mur, complètement seule, il ne put se résoudre à rester éloigné. « Mademoiselle ? » Très mauvaise idée de lui parler, mais elle semblait au plus mal, et il ne pouvait supporter de la voir ainsi. « Je vous en prie, laissez-moi tranquille. » Il s’approcha encore, elle ne le regardait même pas. En fait, elle avait les yeux fermés, mais il vit une larme dévaler sa joue et son cœur se serra. Elle tremblait, comme si elle était sur le point de s’effondrer, et il l’attrapa doucement par les bras pour la soutenir, avant de la guider vers un banc où il la fit s’asseoir. « Je ne vais pas vous embêter, c’est promis. Je veux juste m’assurer que vous allez bien. » Il regarda autour de lui rapidement, et d’un geste vif de sa baguette, il conjura une couverture qu’il déposa sur les épaules d’Oswin, un tour qu’il avait appris il y a longtemps quand il devait s’occuper de ses frères et sœurs. « Vous avez besoin que j’appelle un médecin ? » Si ça continuait, s’il pouvait juste appeler un médecin sans qu’elle ouvre les yeux … Ce serait parfait.


Dernière édition par Benjamin G. Montausier le Lun 28 Avr - 18:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (event, benjamin) ≈ curled up on your own.   Lun 21 Avr - 17:47


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Benjamin G. Montausier  and oswin Wayne.

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Il n’y avait à présent que dans la solitude de la jeune Oswin se sentait bien. Dès qu’elle était en contact avec le monde extérieur, plus rien n’allait dans sa vie. L’alcool était le seul moyen qu’elle avait trouvé pour le moment pour échapper à ce qui était en train de lui arriver. Ce n’était pas la meilleure solution possible, c’était certain. Mais pendant un temps relativement cours, les boissons de fête ramenaient son cerveau à une tranquillité qu’elle ne connaissait plus depuis quelques temps déjà. Cependant, après la cuite, elle se réveillait avec une effroyable migraine, mais même ça, c’était, tellement plus supportable que les voix dans sa tête. Venir au commissariat avec ses gâteaux avait été une mauvaise idée. Elle aurait dû prétendre qu’elle était malade, ça aurait été, en parti vrai. Elle n’allait pas bien, c’était un fait. Elle n’avait pas tardé à s’enfuir à toutes jambes, elle avait eu besoin de se trouver un coin où enfin elle pouvait être au calme ; seule. Il allait peut-être falloir qu’elle se fasse une banderole ‘fichez moi la paix’ pour ne pas être embêtée par n’importe qui. Si encore on lui avait apporté une sangria, elle aurait pu accepter qu’on s’adresse à elle mais pour l’heure, elle avait juste envie de taper cet homme qui venait de lui adresser la parole. Elle en avait douté pendant un instant, mais il l’avait prise par le bras pour l’aider à s’asseoir sur un banc, alors qu’elle refusait toujours d’ouvrir les yeux. Elle senti également une couverture se poser sur ses épaules, elle n’était pas sûre que ce soit ce dont elle avait besoin, un peu de ponch aurait mieux, ou une bombe de chantilly, qu’elle puisse en recouvrir l’un de ses cupcakes et manger toutes ces sucreries ; la malbouffe était également l’un de ces réconforts ces derniers temps. « J’ai juste besoin d’être toute seule. » C’était tout ce dont elle avait besoin, elle était pourtant une fille qui avait toujours aimé passer du temps avec ses amis et désormais, elle ne sortait plus. Elle n’avait même pas célébrer la nouvelle année, à quoi bon ? Les cotillons et les serpentins n’avaient plus d’intérêts à ses yeux. Elle avait simplement regardé les feux d’artifices depuis sa fenêtre, une bouteille de champagne à la main et rien de plus. Elle ouvrit finalement les yeux pour regarder qui elle avait en face d’elle, ce fut une surprise de taille, il fallait croire que cet homme la suivait. « Vous encore ? Vous me suivez ou quoi ? » Il avait été celui qui était venu la voir à l’hôpital, le clown sans déguisement qui s’était apparemment trompé de chambre. Qu’est-ce qu’il allait lui dire maintenant ? Elle se leva d’un bond, son panier dans la main, tout en désignant l’homme du doigt. « Vous devriez restez loin de moi ! » Elle n’avait pas du tout envie de se faire harceler par qui que ce soit en ce moment, ce n’était pas la joie dans sa vie, alors elle n’avait pas besoin de ça en plus.
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MessageSujet: Re: (event, benjamin) ≈ curled up on your own.   Lun 28 Avr - 18:14

Comme la dernière fois qu’il avait rompu sa promesse de rester éloigné d’Oswin, Ben se souvenait soudain avec clarté des raisons qui l’avaient poussé à la faire sortir de sa vie. C’était toujours un peu tard quand sa conscience se manifestait … Ou qu’il la laissait se manifester. Les exécutions devant Gringotts ne lui avaient donc pas suffit ? La loi Bloostream II était pourtant très claire, et il n’avait pas le droit de se trouver là, de parler avec elle … Il se mettait en danger autant qu’elle, mais il ne pouvait pas faire autrement. « J’ai juste besoin d’être toute seule. » Oui, c’était très exactement ce dont elle avait besoin, dans l’absolu, mais Ben avait tellement peur qu’elle s’écroule s’il tournait le dos qu’il n’avait pas pu se résoudre à la laisser. Grande erreur, visiblement, car soudain elle ouvrit les yeux, et sa surprise fut un spectacle désagréable. En le reconnaissant, elle sembla aussi ravie de le voir que s’il l’avait forcée à avaler un seau de vinaigre. Elle n’avait pas gardé les yeux fermés bien longtemps, il ne savait même pas pourquoi il y avait cru un instant … Ce n’était pas son anniversaire, et les bonnes surprises se faisaient aussi rares que les bouteilles d’alcool pleines sur la table d’un ivrogne. Mais malgré tout, à chaque fois qu’il l’a voyait, Ben ressentait cet espoir complètement fou qu’elle lui sourirait à nouveau et qu’elle l’autorisait à la prendre dans ses bras. « Vous encore ? Vous me suivez ou quoi ? » Autant pour l’espoir. Elle était agressive, sur la défensive. Exactement telle qu’il l’avait connue, au tout début … Avec un petit quelque chose en plus qu’il ne savait pas nommer mais qui l’inquiétait tant. « Pourquoi est-ce que je vous suivrais ? » Se défendit-il immédiatement, comme si c’était l’idée la plus étrange qu’elle ait pu trouver. « Je ne vous suivais pas, j’allais juste à la … Mais j’ai pas besoin de me justifier ! Je suis tombé sur vous, vous sembliez aller mal, excusez-moi si j’ai cru bien faire en vous évitant de vous étaler par terre ! » Cette fois, c’était lui qui se montrait agressif, mais il n’y avait que comme ça qu’il parviendrait à faire passer le moindre message. Ils avaient eu plus de disputes qu’il ne saurait en compter, Oswin avait un caractère bien trempé et Ben ne se laissait pas non plus marcher sur les pieds. Mais ils avaient toujours fini par se réconcilier malgré tout, et ils finissaient généralement par en rire. Ce ne serait sans doute pas le cas aujourd’hui. Ou jamais. Mais pas question de la laisser croire qu’il la suivait – bien que ce soit le cas. Pourquoi ne pouvait-elle pas juste le voir comme quelqu’un qui voulait l’aider ? « Vous devriez restez loin de moi ! » Encore une fois, elle avait raison, et elle ne savait pas à quel point. « Mais c’est ce que je fais ! C’est ce que j’essaye de faire en tout cas. » Il recula de quelques pas en levant les mains devant lui, comme pour bien lui montrer qu’il n’était pas armé et qu’il ne lui voulait aucun mal. « Pas besoin de médecin alors ? » Lança-t-il à tout hasard, sans trop y croire. Elle allait sans doute le traiter de harceleur encore une fois, mais il n’avait plus grand-chose à perdre dans cette relation qui n’avait plus rien d’un feu d’artifice depuis un bout de temps. Et il avait quand même bien envie qu’elle voit un guérisseur, même si ce n’était qu’un moldu.
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MessageSujet: Re: (event, benjamin) ≈ curled up on your own.   Dim 4 Mai - 16:49


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Benjamin G. Montausier  and oswin Wayne.

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Plus rien ne semblait aller dans la tête de la blonde. Elle ignorait tout de ce qui lui était arrivée. Parfois, les mots projet live bait revenaient à son esprit sans qu’elle ne puisse dire de quoi il s’agissait. Elle était folle. Elle avait commencé à se poser des questions quelques mois plus tôt, alors qu’elle se perdait dans l’enquête la plus bizarre qu’elle n’ait jamais vue et qu’elle était consciente d’avoir perdu de nombreux souvenir, d’avoir disparu du jour au lendemain pour revenir quelques temps plus tard sans savoir ce qu’elle avait fait. Sa mère disait que c’était le surmenage ça, qu’elle ferait mieux d’arrêter un peu, de partir en vacances, au bord de la plage avec une sangria à la main. Ce serait probablement une bonne idée maintenant, mais c’était impossible, elle ne supportait plus la présence d’autrui à ses côtés. Elle préférait rester chez elle, faire la fête en tête à tête avec elle-même, accompagnée de quelques bouteilles d’alcool et de sucreries, c’était plus simple. En plus, toute seule, il n’y avait personne pour se moquer de son visage déconfit d’après cuite. Elle n’aurait pas du sortir de chez elle, c’était une erreur. Elle ne pouvait plus sortir de chez elle sans que ça finisse n’importe comment. Elle n’allait pas tarder à perdre définitivement son travail et à être enfermée chez les fous. Au moins là-bas, peut-être qu’on la laisserait tranquille, ce qui n’était pas le cas dans les rues de Londres. Cela faisait deux fois qu’elle tombait sur ce type, alors qu’elle ignorait qui il était. C’était ce clown sans maquillage ou déguisement qui était venu dans sa chambre d’hôpital quelques temps plus tôt. Qu’est-ce qu’il lui voulait à la fin ? « C’est ce que je voudrais savoir ! » C’était à lui de dire pourquoi il la suivait, elle n’en savait rien elle. Elle se posait justement la question. Peut-être qu’elle virait un peu paranoïaque, mais il y avait de quoi. « Je n’ai pas besoin d’aide. » Bien-sûr qu’elle avait besoin d’aide, mais elle ne savait pas à qui la demander. Certainement pas à un inconnu croisé au beau milieu d’une ruelle Londonienne. Il essayait de rester loin d’elle ? Il n’avait pas besoin d’essayer, il ne la connaissait pas, il aurait juste dû la laisser tranquille. « Non, je n’ai pas besoin d’un médecin ! J’ai besoin d’être toute seule, ce n’est pas compliqué que ça à comprendre, si ? » Elle laissa échapper un long soupire avant de s’avancer d’un pas et d’écraser l’un des cupcakes qu’elle avait précédemment préparé, en plein visage de l’homme en face d’elle avant de commencer à partir. Cependant quelques pas plus loin elle fit volte face pour revenir vers lui. « Je n’aurais peut-être pas dû faire ça, désolée … » Pourquoi est-ce qu’elle était revenue au lieu de s’enfuir à toute jambe ? Elle n’en savait elle-même absolument rien. « Pourquoi est-ce que je m’excuse d’abord ? » Elle soupira encore avant de lever les yeux au ciel, désespérée par son propre cas. « J’ai l’impression que c’est normal de m’excuser et pourtant je vous connais pas et vous avez juste l’air de me harceler et je vous ai balancé un gâteau au chocolat en pleine figure pour pouvoir m’enfuir et je reviens pour m’excuser alors que je ne vous connais pas, c’est insensé. » Elle était vraiment folle, c’était officiel. « Est-ce que vous, vous me connaissez ? Est-ce que vous, vous auriez une raison de vous sentir coupable envers moi ? » Elle avait après tout, tendance depuis quelques temps à ressentir ce que les autres ressentait, alors peut-être que c’était lui, pour une obscure raison, qui lui devait des excuses, à elle ou à quelqu’un d’autre d’ailleurs. « Ça n’a pas de sens, je suis désolée, faites attention au glaçage, il y a du sucre-glace, ça colle … » Il fallait qu’elle parte et pourtant, elle restait plantée là comme une idiote, elle était vraiment la dernière des folles.
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MessageSujet: Re: (event, benjamin) ≈ curled up on your own.   Mer 7 Mai - 15:55

Ben voyait bien que quelque chose n’allait pas chez Oswin, et il se sentait plus frustré que jamais de ne pas savoir quoi, et surtout de ne rien pouvoir y faire. Ils n’avaient jamais été un couple conventionnel, où il suffisait d’un cadeau ou de vacances en amoureux à siroter des ponchs pour améliorer les choses. Un monde les séparait, les avait toujours séparés, et tout le temps de leur relation, la guerre avait fait rage. Pas vraiment le moment rêvé pour les fêtes ou les feux d’artifices en tête à tête. Mais Ben n’avait jamais ressenti un tel sentiment d’impuissance envers elle que depuis qu’il l’avait quittée en effaçant ses souvenirs. Il aurait du la laisser vivre sa vie tranquillement, mais elle ne semblait pas vouloir reprendre une vie normale, et il fallait bien avouer qu’il était de toute façon incapable de se tenir loin d’elle. Mais si elle avait passé du temps avec des amis, à faire des choses moldues tout à fait banales, peut-être qu’il y serait parvenu. Au lieu de ça, elle avait continué à mener son enquête, et voilà qu’elle s’enfermait chez elle pendant des jours, qu’elle était devenue l’ombre d’elle-même. Benjamin était inquiet pour elle, et surtout, il se sentait coupable. Peut-être était-ce de sa faute si elle semblait si mal … Mais il ne savait pas du tout comment la faire parler de tout ça. Elle était furieuse contre lui, et il pouvait la comprendre. « Très bien, très bien, je vous laisse toute seule, pas besoin de me faire une scène !» Encore une fois, il s’était débrouillé comme un manche, il n’avait rien appris et avait juste réussi à l’énerver, mais alors qu’il s’apprêtait à partir, elle s’avança et lui écrasa un de ses cupcakes sur le visage avant de tourner les talons. Figé par la surprise, il resta sans réaction pendant quelques secondes, le glaçage au chocolat imprégnant chacune de ses cellules. Mais ce qui l’étonna d’avantage, c’est qu’Oswin fit demi-tour et revint vers lui, se répandant en excuses. Ca aurait presque pu être comique, et Benjamin aurait eu envie de rire si Oswin n’avait pas semblée si perdue à l’idée de s’excuser à un parfait étranger. Elle lui avait demandé s’il la connaissait, et pendant un instant, il hésita. « Ne vous excusez pas, je l’ai peut-être mérité après tout … Mais je vous jure que je ne suis pas un psychopathe, je ne voulais pas vous agresser ou vous faire perdre votre temps. » Il essaya d’essuyer le sucre glace de son visage, mais ne parvint qu’à l’étaler davantage. « Je dois ressembler à un gâteau d’anniversaire … Mais c’est pas mauvais du tout. C’est vous qui l’avez fait ? » Il ne manquait qu’un peu de chantilly et il pourrait se lécher le visage en intégralité. Il tira un mouchoir en papier de sa poche et essaya de s’essuyer du mieux qu’il pouvait, plus pour reprendre contenance que par réel souci d’hygiène. Il ne savait pas quoi dire à Oswin pour la rassurer ou même simplement pour qu’elle reste auprès de lui. La vérité était exclue, il ne pouvait pas lui parler du monde de la magie ! « Je ne vous connais pas, mais c’est mon métier de m’inquiéter des autres, et je ne pouvais pas vous laisser toute seule, je suis désolé si vous l’avez mal pris. Mais je vous jure que je travaille réellement à l’hôpital, même si c’est juste du bénévolat, ça donne des réflexes vous savez ! Bon, pas les meilleurs réflexes visiblement, mais si ça vous a fait du bien de me déguiser en sucrerie géante, allez-y, ne vous en faites pas pour moi. Je veux juste que vous … Que vous alliez mieux que la dernière fois que je vous ai vue. » Voilà qui était tout de même une fraction de la vérité au milieu de tous ses mensonges.
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MessageSujet: Re: (event, benjamin) ≈ curled up on your own.   Jeu 8 Mai - 17:26


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Cette nouvelle année commençait bien mal pour Oswin. Elle ne savait pas vraiment ce qui lui était arrivé, mais elle semblait devenir un peu plus folle de jour en jour. Elle aurait voulu que son état ne soit que les conséquences d’une fête trop arrosée. Elle aurait aimé pouvoir mettre tout ça sur le dos de l’alcool. Mais elle n’avait rien célébré en compagnie de ses amis, elle n’était pas sorti de chez elle pour savourer le champagne au milieu des ballons et des cotillons, ou sous un feu d'artifice elle était restée chez elle, sans même la moindre banderole de nouvel an. Elle avait bu, c’était sûr, plutôt en pyjama, mal coiffée qu'en robe de soirée avec un brushing plein de paillettes et un maquillage parfait. Elle avait fini avec une bonne cuite dans le nez, mais ce n’était pas ça qui avait causé ses problèmes. La migraine continuait encore et toujours et maintenant, elle était en train de perdre tout ce qui avait toujours compté pour elle. Son travail. On lui proposait de lui rendre son badge et tout ce qu’elle faisait, c’était s’enfuir à toute jambe, s’énerver sur le premier qui viendrait lui proposer son aide. Cerise sur le gâteau, il avait fallu qu’elle lui écrase un cupcake en pleine figure avant de s’excuser comme la dernière des idiotes. Elle n’aurait pas du revenir vers lui, elle aurait peut-être eu l’air moins folle si elle n’était pas revenue. Aux phrases de l’homme lui faisant face, elle ne pu retenir un léger rire, plutôt gêné. « C’est vrai, il ne manque plus que les bougies là. Au moins, même sans déguisement, là, vous avez l’air d’un clown. » C’était sans doute la pire blague – si seulement on pouvait appeler ça comme ça – qu’elle n’ait jamais faite. Un jour, elle apprendrait à réfléchir avant de parler, ce n’était pas demain la veille. « Merci pour le compliment, je ne suis pourtant pas une très bonne cuisinière. » Elle savait être douée quand il s’agissait de faire des desserts avec du chocolat. Entre ça et les sucreries, ses pêchés mignons n’étaient pas idéal pour sa ligne. Elle le regarda s’essuyer le visage, un peu gênée, c’était bien de sa faute s’il était recouvert de glaçage et de sucre glace. Stupide Oswin. « Je vais mieux que la dernière fois. Si on laisse de côté le fait que je suis bonne à interner en tous cas. » Elle s’était remise de ses blessures, c’était déjà ça sans doute. Maintenant, c’était son esprit qui lui jouait des tours, elle ne savait pas si c’était mieux dans le fond. Il était plus simple de se faire soigner après s’être fait attaquer par un taré plutôt qu’après … elle ne savait même pas après quoi ; quelque chose qui lui avait apparemment fait perdre la raison.
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MessageSujet: Re: (event, benjamin) ≈ curled up on your own.   Dim 18 Mai - 22:02

Benjamin avait beau avoir reçu un gâteau au chocolat en plein visage, ce qui n’était pas une expérience foncièrement agréable, il aurait été prêt à recommencer cent fois : avec ce geste, Oswin était revenue auprès de lui au lieu de partir, et sa colère semblait avoir sensiblement diminué. Il devait avoir l’air bien moins menaçant couvert de glaçage, pour qu’elle s’adoucisse ainsi, mais peu lui importait la raison, il avait envie de faire la danse des canards pour célébrer ce petit évènement. Chaque instant supplémentaire passé avec elle était un cadeau, n’est-ce pas ? Il devait en profiter comme il le pouvait, parce que ça ne durerait pas. Elle se mit même à rire à sa remarque, un rire un peu bancal et forcé, certes, mais c’était un son qu’il n’avait pas entendu depuis des lustres, et qui lui fit un bien fou. « Ca fait plaisir de savoir que je n’ai plus l’air d’un strip-teaseur, au moins … Je me rapproche déjà plus de la réalité. Je n’avais pas encore testé le sketch de la tarte à la crème, mais je vais pouvoir l’intégrer à mes futures performances. » Ajouta-t-il d’un ton faussement blasé. Il essuya le reste de cupcake qui maculait son visage, sans réussir à enlever complètement la couche de sucre glace qui le recouvrait encore, et résista à l’envie de manger les restes de gâteaux qui lui restaient sur les doigts. Passer pour un goinfre doublé d’un porc aux yeux d’Oswin, ce n’était sans doute pas l’idée la plus brillante qu’il puisse avoir. « Au moins vous faites bien les gâteaux. On ferait un duo d’enfer aux fêtes d’anniversaires, le clown et la cuisinière qui les lui envoie au visage … Vous êtes libre les prochains week-ends pour qu’on prévoie ça ? » La phrase lui avait échappé, et il la regretta, un peu tard. Mais au moins, il entrait dans le personnage du clown, ce n’était pas comme s’il lui avait réellement fait une proposition indécente. Ben redevint pourtant sérieux quand Oswin répondit enfin à sa plus grande interrogation, à savoir sa santé. « Vous savez, je ne pense pas qu’on ait interné qui que ce soit pour avoir écrasé un gâteau au visage d’un inconnu. » Et il savait aussi très bien que ce n’était pas de cet incident dont elle parlait. « Est-ce qu’il vous est arrivé quelque chose depuis l’autre fois ? » Demanda-t-il d’un ton réellement concerné. Tant pis pour le secret, tant pis pour la discrétion, et tant pis si elle se remettait à le traiter de harceleur, il devait la poser, cette fichue question.
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MessageSujet: Re: (event, benjamin) ≈ curled up on your own.   Jeu 12 Juin - 16:01


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Benjamin G. Montausier  and oswin Wayne.

You got wires, going in You got wires, coming out of your skin You got tears, making tracks I got tears, that are scared of the facts. Running, down corridors through, automatic doors Got to get to you, got to see this through I see hope is here, in a plastic box I've seen christmas lights, reflect in your eyes. You got wires, going in You got wires, coming out of your skin There's dry blood, on your wrist Your dry blood on my fingertip ~ Wires .


Oswin ne savait pas vraiment pourquoi elle était revenue vers le jeune homme. Il lui semblait que cette réaction n’avait aucun sens, pourtant, elle l’avait fait de façon plutôt naturelle. Elle n’était pourtant pas le genre de personne culpabilisant particulièrement après avoir écraser des cupcakes au visage de quelqu’un. Bien qu’elle n’ait pas vraiment l’habitude de venir écraser des pâtisseries au chocolat au visage des gens. D’autant plus qu’elle avait passé du temps à les faire et que pour une fois, elle était particulièrement fière d’avoir réussi son glaçage ou d’avoir pensé à les sortir du four avant qu’il ne soit trop tard. Oswin n’était pas une grande cuisinière, loin de là. « Peut-être que si ça avait été de la chantilly, vous seriez resté dans le domaine. » Elle haussa légèrement les épaules. Un peu de crème fouettée, une cerise et il aurait été facile de continuer de l’imaginer travaillant dans un club de striptease. Elle laissa échapper un léger rire suite aux propositions du jeune homme. Faire l’animation dans les fêtes d’anniversaires, bientôt ce serait la seule chose qui lui resterait à faire. Se pointer avec un chapeau pointu pour chanter joyeux anniversaire à un gamin en train de souffler les bougies de son gâteau ou danser la danse des canards, quelle classe. « Ouais, vu que je vais pas tarder à me faire définitivement virer, je pense que je vais commencer à être sacrément libre. » Au moins en participant à ce genre d’événements, elle trouverait peut-être une pinata pour passer ses nerfs et gagner des sucreries en prime. Si en plus on lui proposait du ponch et de la sangria, ce serait parfait pour elle. » Ils auraient bien d’autres raisons de m’interner, croyez-moi. » Elle laissa échapper un léger soupire. Elle ne connaissait pas cet homme et pourtant, elle se sentait étrangement en confiance avec lui. « Je ne sais pas vraiment. Un jour tout allait bien et le lendemain … » Elle ne termina pas sa phrase, elle ne savait même pas comment la terminer. Elle n’avait pas la moindre idée de ce qui lui arrivait. « J’ignore ce qu’il m’arrive et même si j’essayais d’en parler, on ne me croirait pas. » On la prendrait simplement pour une folle, bonne à envoyer à l’asile psychiatrique. Ce n’était plus la joie dans sa vie ces derniers temps et il n’y avait rien qui puisse l’aider, les cuites lui permettait de se sentir mieux pendant un temps plutôt court et elle ne pouvait pas passer ses journées à se noyer dans l’alcool, elle savait que la boisson n’était pas bon pour la santé, elle avait cependant l’impression que, ce qui lui arrivait ne l’était pas non plus, au contraire, elle se sentait presque mourir à petit feu.
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MessageSujet: Re: (event, benjamin) ≈ curled up on your own.   Jeu 24 Juil - 18:22

Oswin restait définitivement sur son idée de strip-teaseur et bien que ça le fasse rire, Ben ne parvenait pas à apprécier pleinement  cette blague. Ils en auraient bien mieux profité si elle avait encore été sa petite amie, qu’elle aurait prononcé ces paroles en toute connaissance de cause pour le taquiner en lui demandant de lui faire une démonstration … Oui, là il en aurait rit de bon cœur. Mais ce n’était pas le cas, il restait un étranger pour elle. Et elle n’était pas si joyeuse que ça, sa petite Oswin, ça ne lui donnait pas envie de blaguer, et ses tentatives pour alléger l’atmosphère tombaient plus ou moins à plat. Elle avait un voile de tristesse au fond des yeux, une inquiétude qu’il ne lui avait pas connu depuis longtemps, et qu’il aurait souhaité pouvoir effacer. Si au moins elle avait été heureuse sans lui ! Ce ne semblait même pas être le cas, comment aurait-il pu en faire abstraction ? « Ouais, vu que je vais pas tarder à me faire définitivement virer, je pense que je vais commencer à être sacrément libre. » Il n’était pas censé savoir quel était son job, mais il fronça les sourcils tout de même, inquiet. Dans le fond, qu’elle cesse de prendre des risques insensés et d’enquêter sur des sorciers qui pouvaient la tuer d’un mouvement nonchalant, ce n’était pas pour lui déplaire. Mais elle vivait littéralement pour son travail dans la police, et il ne pouvait pas souhaiter qu’elle le perde. C’était sans doute la chose qui comptait le plus pour elle, ce boulot d’inspectrice dans lequel elle se donnait à fond. Mais que pouvait-il répondre ? Il ne savait rien des raisons pour lesquelles elle risquait de perdre son job, il ne devait pas connaître son job, et il n’avait même pas le droit de poser des questions. Il était absolument et parfaitement inutile. « Ils auraient bien d’autres raisons de m’interner, croyez-moi. » Benjamin se tendit, attendant la suite avec une anxiété croissante. Il voulait tellement qu’elle se confie à lui, qu’elle oublie qu’il n’était qu’un étranger maladroit ! Pourquoi donc croyait-elle que ses médecins pourraient l’interner ? Quelles raisons avait-elle de croire à ça, et surtout, avait-il un rôle à jouer là-dedans ? « Je ne sais pas vraiment. Un jour tout allait bien et le lendemain … » Elle le rendait fou à faire des sous-entendus aussi nébuleux ! Ben ne voyait qu’une seule chose : elle n’allait pas bien. Mais elle ne lui donnait aucune clé pour déchiffrer ce malaise et c’était très frustrant. « J’ignore ce qu’il m’arrive et même si j’essayais d’en parler, on ne me croirait pas. » A nouveau, il fronça les sourcils. Il y avait pourtant bien quelque chose à dire, si elle pensait que personne ne la croirait. Ses paroles sonnaient d’ailleurs de façon familière aux oreilles du sorcier, qui ne pouvait plus ignorer ce qu’il avait imaginé dès le début : elle avait peut-être eu un nouveau contact avec le monde sorcier, et cela pourrait expliquer beaucoup de choses. « Je peux essayer de vous croire, si vous voulez. » Il inspira profondément, essayant de sonner le plus sincère possible – et le moins intrusif possible. « Je sais à quel point il peut être difficile de parler quand on pense que personne ne vous écoutera, j’ai … j’ai déjà vécu ça. On a besoin de raconter parce que les choses ne se démêleront pas toutes seules … » Il se passa la main dans les cheveux d’un geste maladroit – ah, mauvaise idée, ils étaient poisseux de chocolat – et chercha des paroles réconfortantes. Mais s’il était doué avec les enfants pour les calmer après un cauchemar ou un chagrin, il ne savait pas comment faire face à cette demoiselle aux abois, qui ne le reconnaissait plus. « Vous n’avez pas l’air folle. Qu’est-ce qui vous pousse à croire que vous l’êtes ? » La question était directe, sans doute trop, et il avait essayé de l’adoucir en lui parlant d’un ton doux, mais il eu soudain peur d’avoir dégoupillé une grenade, et de ne pas pouvoir en gérer l’explosion.
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MessageSujet: Re: (event, benjamin) ≈ curled up on your own.   Dim 10 Aoû - 14:22


curled up on your own.

Benjamin G. Montausier  and oswin Wayne.

You got wires, going in You got wires, coming out of your skin You got tears, making tracks I got tears, that are scared of the facts. Running, down corridors through, automatic doors Got to get to you, got to see this through I see hope is here, in a plastic box I've seen christmas lights, reflect in your eyes. You got wires, going in You got wires, coming out of your skin There's dry blood, on your wrist Your dry blood on my fingertip ~ Wires .


Oswin ne savait plus vraiment où elle en était. Plus le temps passait, plus elle avait l’impression d’être complètement perdue. Elle perdait complètement pied et elle ne savait pas du tout comment sortir la tête de l’eau. Plus les jours passaient, plus elle se laisser submerger. Peut-être qu’elle était vraiment folle. Elle avait essayé de se persuader, du contraire pendant tellement longtemps, mais au final, c’était peut-être là, la pire de ses erreurs. Il y avait tellement de choses qui n’allaient plus qu’il semblait presque que ce soit l’explication la plus rationnelle à toute cette histoire. Il y avait les trous de mémoire, les choses qu’elle avait vu et maintenant les voix dans sa tête, ses impressions qu’elle avait de pouvoir ressentir ce que les autres ressentaient autour d’elle. Rien dans tout ça n’avait aucune logique alors peut-être que la folie était la seule chose pouvait tout expliquer. Elle n’en avait pas envie, elle n’avait pas envie que la seule solution qu’elle ait pour s’en sortir ce soit de finir au fond d’un hôpital psychiatrique. Elle avait plus d’ambition que ça dans la vie, même si sa carrière s’envolait en fumée ces derniers temps. Elle attendait mieux de la vie qu’un enfermement chez les fous. Pourquoi est-ce qu’il fallait que ça tombe sur elle ? Il n’y avait aucuns antécédents familiaux aux dernières nouvelles et jusqu’à présent, sa vie avait été parfaitement saine. Aucun traumatisme à signaler. La mort de son père avait été difficile, mais elle s’en était remise. Elle allait bien et pourtant tout avait fini par se dérégler en elle. Le regard posé sur l’homme en face d’elle, elle sourit légèrement. Il n’avait pas l’air mauvais et elle avait le sentiment qu’elle pouvait lui faire confiance, sans qu’elle ne puisse dire pourquoi. C’était étrange et elle avait cette envie folle de se confier à quelqu’un, même si elle savait d’avance qu’elle allait passer pour la dernière des cinglées. Elle laissa échapper un léger soupire et de s’asseoir à nouveau sur le banc qu’elle avait précédemment quitté. Son regard se fixa rapidement vers l’horizon, semblant perdu dans le vide. « J’ai l’impression que mon esprit est une construction de dominos qui s’effondre petit à petit et je ne sais pas comment l’arrêter. Il me manque des souvenirs comme si j’avais fais un blackout total sur plusieurs mois. Vous savez, comme quand on boit beaucoup trop lors d’une soirée mais sur plusieurs mois. Je ne suis pourtant pas alcoolique. » Ces derniers temps, elle buvait souvent pour oublier ses malheurs et tout ce qui allait avec mais ce n’était pas une habitude ancienne, au contraire. « Et j’ai vu des choses bizarres. Des trucs que je ne peux même pas expliquer. Ça avait l’air réel mais ce n’est pas possible. » Son enquête l’avait emmenée dans des lieux étranges, il lui été arrivée d’apercevoir des choses l’étant encore plus et au bout du compte, elle ne savait même plus si tout était réel. « Et maintenant c’est … des choses que je ne devrais pas entendre, des choses que je ne devrais pas ressentir. C’est impossible, alors je suppose que ce qui n’est pas possible ne se passe que dans ma tête. J’ai l’air d’une cinglée non ? » Elle reposa enfin son regard vers l’homme qui lui tenait compagnie. « Et je m’appelle Oswin et vous ? » Elle ne savait toujours pas son nom alors autant le demander au bout d’un moment. « C’était la pire introduction du monde ça. » Elle aurait difficilement pu faire pire, mais si elle était vraiment folle, dans le fond, ça n’avait rien de surprenant.
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MessageSujet: Re: (event, benjamin) ≈ curled up on your own.   Dim 14 Sep - 21:07

Benjamin ne savait plus quoi faire pour aider Oswin à se sortir de ce trou où il l’avait mise lui-même. Il avait l’impression d’être le seul responsable de ses malheurs, même si techniquement, elle avait commencé à se rapprocher du monde sorcier avant même qu’il ne la connaisse. Elle serait sans doute morte à l’heure qu’il est s’il ne l’avait pas cachée des Mangemorts qui l’avaient repérée, et s’il ne lui avait pas effacé la mémoire pour qu’elle se tienne loin d’eux une fois la guerre terminée … Mais tout de même, il ne pouvait s’empêcher de penser que c’était uniquement de sa faute si elle semblait si perdue. Et à présent qu’elle était redevenue une officier de police soupçonneuse, une moldue normale, il était difficile de l’approcher et de gagner sa confiance sans révéler quoi que ce soit de ce qu’ils avaient vécu ensemble. D’autant plus si elle se croyait folle, elle devait voir le mal partout … C’était normal qu’elle ne veuille pas lui parler et qu’elle imagine qu’il était un pervers ou un autre type de détraqué trop curieux. Il s’attendait à ce qu’elle le rembarre violemment et qu’elle mette fin à leur discussion, mais bizarrement, elle ne le fit pas. Au lieu de ça, elle s’assit sur le banc et se mit à parler. « J’ai l’impression que mon esprit est une construction de dominos qui s’effondre petit à petit et je ne sais pas comment l’arrêter. Il me manque des souvenirs comme si j’avais fais un blackout total sur plusieurs mois. Vous savez, comme quand on boit beaucoup trop lors d’une soirée mais sur plusieurs mois. Je ne suis pourtant pas alcoolique. » Non, elle ne l’était pas, il le savait parfaitement. Cette absence de souvenirs n’était pas due à une cuite monumentale mais à un sortilège qu’il avait lui-même lancé, et il trouvait ça très étrange que son cerveau n’ait pas remplacé les espaces manquants par des souvenirs inventés de toute pièce. Il n’avait pas une grande expérience de ce type de sortilège, mais c’était ce qui était sensé se passer, il était persuadé d’avoir entendu un de ses profs l’évoquer à Beauxbatons, du moins il l’avait cru … Il n’avait pas pensé qu’elle se retrouvait avec des mois entiers de blanc total dans sa tête, et ça ne fit qu’ajouter à sa culpabilité. Bien entendu qu’elle se posait des questions, dans cet état ! Elle devait paniquer de ne pas savoir ce qu’elle avait fait tout ce temps. Mais il ne pouvait pas la renseigner là-dessus … « Et j’ai vu des choses bizarres. Des trucs que je ne peux même pas expliquer. Ça avait l’air réel mais ce n’est pas possible. » Benjamin fronça les sourcils, ses soupçons commençant à se voir confirmer. Il avait effacé toute trace de "choses bizarres" dans sa tête, mais avait-elle été à nouveau en contact avec des sorciers depuis son sortilège ? « Quel genre de choses ? » Il ne voulait pas paraître trop inquiet, mais si elle avait croisé d’autres sorciers, alors ce qu’il avait fait n’avait servi à rien. Elle était toujours en danger, et il était peut-être même déjà trop tard. « Et maintenant c’est … des choses que je ne devrais pas entendre, des choses que je ne devrais pas ressentir. C’est impossible, alors je suppose que ce qui n’est pas possible ne se passe que dans ma tête. J’ai l’air d’une cinglée non ? » Benjamin alla s’asseoir à côté d’Oswin, craignant que ses jambes ne le lâchent au rythme où les choses allaient. Il n’aurait jamais du la quitter comme ça, jamais ! Il l’avait enfoncée dans des ennuis pires encore, c’était une certitude, même s’il n’avait aucune idée de ce qui lui était arrivée … « Et je m’appelle Oswin et vous ? » Ben releva les yeux vers elle, surpris par ce soudain changement de conversation. « C’était la pire introduction du monde ça. » Il eut un petit rire, un peu nerveux, et secoua la tête. Cette simple petite phrase lui faisait fondre le cœur, il la retrouvait comme elle avait été quand ils étaient ensemble, naturelle et attendrissante … « Je m’appelle Elias. » Il ne savait pas pourquoi il s’était affublé du prénom d’un de ses cousins, mais c’était le premier qui lui était venu en tête. Mieux valait ne pas lui donner le vrai, il ne voulait pas faire naître le moindre souvenir en elle, même si c’était peu probable. « Très joli prénom, Oswin … » Ajouta-t-il doucement sans vraiment y réfléchir, avant de se reprendre. Il n’était pas là pour lui faire la cour, nom de nom ! « Vous n’avez pas l’air cinglée. » Facile à dire pour lui qui était du bon côté de la baguette, mais il n’avait aucun moyen de la rassurer plus que ça. « Est-ce que vous avez vécu un traumatisme récemment ? Ou avez-vous vu ou fait quelque chose qui sorte de l’ordinaire … ? » Comment pouvait-il poser ce genre de questions, comment les tourner sans attirer sa curiosité ? Mais comment ne pas les poser, alors qu’elle avait visiblement croisé un autre sorcier que lui, et qu’il avait été moins clément que lui ... Il devait savoir. Il devait arranger ça … Et la venger s’il le pouvait.  
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MessageSujet: Re: (event, benjamin) ≈ curled up on your own.   Mar 7 Oct - 12:28


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Benjamin G. Montausier  and oswin Wayne.

You got wires, going in You got wires, coming out of your skin You got tears, making tracks I got tears, that are scared of the facts. Running, down corridors through, automatic doors Got to get to you, got to see this through I see hope is here, in a plastic box I've seen christmas lights, reflect in your eyes. You got wires, going in You got wires, coming out of your skin There's dry blood, on your wrist Your dry blood on my fingertip ~ Wires .


Oswin n’avait de cesse d’être confrontée à des choses toutes plus étranges les unes que les autres. Plus le temps passait plus elle était complètement perdue. Pourtant, elle avait été incapable de complètement lâcher l’affaire qui l’avait mise au fond du gouffre. Elle avait été stupide et imprudente, refusant d’entendre raison, elle avait continué malgré les avertissements qu’on avait pu lui donner. Maintenant, elle avait baissé les bras, comprenant qu’elle n’y arriverait pas de toute façon, dans son état, il n’y avait rien qu’elle pouvait faire pour résoudre cette enquête alors, il était probablement grand temps qu’elle fasse davantage attention à sa santé plutôt qu’à toutes ces choses qu’elle ne pouvait pas comprendre. Trop longtemps elle avait ignoré les risques qu’elle prenait, trop têtue pour écouter ce qu’on lui disait et aujourd’hui, elle avait l’impression d’en payer les conséquences, à grande échelle. Elle perdait la tête, c’était un fait difficile à admettre, quelque chose qu’elle avait nié pendant longtemps, mais à présent, elle avait vraiment l’impression que c’était le cas. C’était à peine si elle était capable de faire la différence entre ce qui appartenait à la réalité et ce qui relevait de son imagination. Après un haussement d’épaules elle posa son regard sur l’homme à ses côtés. Elle ne savait même pas pourquoi elle se confiait à lui. Elle avait l’étrange sensation qu’elle pouvait lui faire confiance, encore un sentiment qu’elle était incapable de comprendre, comme un grand nombre des choses qu’elle ressentait ces derniers temps. « La dernière fois, je suis allée dans un bar pour parler à un type, il s’est barré, je lui ai couru après jusque dans une impasse et il avait disparu. Comment quelqu’un peut juste disparaitre dans une impasse ? » C’était impossible et elle était persuadée de l’avoir suivit dans la bonne direction, elle travaillait dans la police, elle avait toujours été douée dans son métier alors ça au moins, elle était sûre de l’avoir fait correctement, le problème ne venait pas d’elle, ce type avait vraiment disparu. « Et puis l’autre fois, j’espionnais à une fenêtre, je sais, c’est pas franchement correct, mais y avait ces types louches et des éclairs de lumière bizarres … » Elle avait vite pris la fuite en voyant ça, alors elle ne pouvait pas en dire plus, mais ça restait vraiment étrange et elle ne trouvait pas la moindre explication rationnelle à tout ça. « Des fois j’ai l’impression d’être dans un épisode d’x-files. » Elle laissa échapper un soupire. Elle devait vraiment avoir l’air cinglée. Dans le fond, peut-être qu’elle ferait bien de consulter un psychiatre avant que les choses ne s’aggravent. Rien que la façon dont elle s’était présentée lui semblait être digne d’une folle. Elle trouva quand même la force de sourire à son interlocuteur. « Merci, Elias. » Au moins, maintenant elle n’avait plus complètement l’impression d’être en train de raconter sa vie à un inconnu croisé au fond d’une ruelle. « Vous le pensez vraiment ou c’est juste pour ne pas me vexer ? » Elle avait l’air cinglée, c’était un fait. Si à l’époque où elle avait été encore saine d’esprit quelqu’un lui aurait raconté ne serait-ce que la moitié de ce qu’elle venait de raconter, elle aurait pris cette personne pour une cinglée, sans l’ombre d’un doute. « J’ai l’impression que tout sort de l’ordinaire ces derniers temps. Tout à commencé avec toutes ces personnes retrouvées morte d’une présumée crise cardiaque. Les crises cardiaque ça arrive, mais autant dans une même période partout au Royaume-Uni ? Pour moi, ça sort complètement de l’ordinaire. » La plupart des personnes qu’on avait retrouvées mortes n’avaient pas d’antécédents ou de maladies cardio-vasculaire pouvant expliquer cette crise cardiaque précoce. Il y avait eu des personnes de tout âge, même des adolescents, c’était insensé et sans doute qu’elle ne connaitrait jamais le fin mot de l’histoire maintenant qu’elle avait enfin décidé de laisser tomber.
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MessageSujet: Re: (event, benjamin) ≈ curled up on your own.   Ven 21 Nov - 21:46

Oswin se détendait un peu en la présence de Benjamin, visiblement. C’était encore loin de l’intimité qu’ils avaient pu avoir, mais c’était déjà mieux que rien. Alors, avec un peu de chance, elle allait lui en dire plus sur ce qui semblait tant la tourmenter, et dont il ne savait rien … C’était terriblement frustrant d’être dans cette situation ! Mais il pouvait gagner sa confiance, très lentement, pour qu’elle accepte de se confier un peu. C’était aberrant, étant donné qu’il avait juré qu’il ne l’approcherait plus, mais c’était un problème sur lequel il se pencherait quand elle irait mieux. « La dernière fois, je suis allée dans un bar pour parler à un type, il s’est barré, je lui ai couru après jusque dans une impasse et il avait disparu. Comment quelqu’un peut juste disparaitre dans une impasse ? » Benjamin fit de son mieux pour rester impassible, ne laissant transparaître que la perplexité qui était de mise face à une telle phrase. Elle s’était à nouveau lancée dans des poursuites ! Il savait bien qu’elle avait cette curiosité dans le sang, mais elle était censée ne plus penser aux sorciers … « Il doit forcément y avoir une explication logique. Une porte dérobée que vous n’avez pas vue, quelque chose comme ça. » Il s’exposait à un nouvel accès de colère en mettant en doute ses capacités d’observation, mais il n’était pas censé savoir que son métier était de filer des gens. « Et puis l’autre fois, j’espionnais à une fenêtre, je sais, c’est pas franchement correct, mais y avait ces types louches et des éclairs de lumière bizarres … » Cette fois il dut faire un effort conséquent pour ne pas la secouer un bon coup en laissant exprimer sa colère et sa frustration. Elle avait remis ça ! Elle s’était à nouveau frottée à ses sorciers ! Tout ce qu’il avait fait pour elle, le sortilège d’amnésie, l’isolement … Ca n’avait donc servi à rien ? « Des fois j’ai l’impression d’être dans un épisode d’x-files. » Il n’avait aucune idée de quoi elle parlait, cette fois, mais il supposa que c’était une référence moldue et il préféra ne pas s’y attarder. « C’est pas franchement correct ? » Il eut un petit rire étranglé. Non, ce n’était pas correct d’espionner les gens, surtout quand ils étaient des sorciers capables de la tuer d’un geste nonchalant. Le nouveau gouvernement leur donnait même le droit de la tuer ! Et elle continuait dans ses recherches ? Elle était totalement inconsciente ! « Vous faites quoi dans la vie, Oswin ? Détective privée ? Ou simplement demoiselle très curieuse ? » Il soupira légèrement. C’était très difficile de rester dans le rôle de l’inconnu qui n’avait pas le droit de lui faire la leçon. Il avait très envie de lui faire la leçon ! « Merci, Elias. Vous le pensez vraiment ou c’est juste pour ne pas me vexer ? » Il détourna le regard une seconde avec un petit sourire amusé. Elle ne pouvait pas savoir à quel point il savait – et bien mieux qu’elle – qu’elle n’était pas cinglée. « Non, je vous assure que c’est vrai. Pourquoi est-ce que je vous mentirais ? Vous m’avez déjà écrasé un gâteau au visage, je ne vois pas ce que vous pourriez me faire de pire. » Répondit-il sans se départir de son sourire. « J’ai l’impression que tout sort de l’ordinaire ces derniers temps. Tout à commencé avec toutes ces personnes retrouvées morte d’une présumée crise cardiaque. Les crises cardiaque ça arrive, mais autant dans une même période partout au Royaume-Uni ? Pour moi, ça sort complètement de l’ordinaire. » Cette fois, son sourire disparu complètement et Ben redevint tout à fait sérieux. C’était exactement de cette façon qu’elle avait commencé à investiguer, des mois plus tôt, et c’était déjà comme ça qu’ils s’étaient rencontrés. Et bon sang, il ne voulait pas qu’elle finisse par être elle-même victime de ces présumées crises cardiaques, comme elle disait ! « Je n’ai pas entendu parler de toutes ces morts. Là, vous devenez un peu inquiétante. A quoi est-ce que vous pensez ? A une maladie que le gouvernement essaierait d’étouffer ? Vous êtes journaliste, c’est ça ? A mon avis, à chercher comme ça, vous allez uniquement au-devant des problèmes. » Il serra les dents. « Si vous commencez déjà à devenir parano, il vaut mieux que vous arrêtiez de vous acharner. Vous allez vous faire du mal, inutilement. » C’était le plus franc qu’il puisse être avec elle. Et tant pis s’il devait en subir les conséquences …
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