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 in the dark of the night (cersei, event)

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MessageSujet: in the dark of the night (cersei, event)    Mer 16 Avr - 14:58

Ma récente rencontre avec Emily m'avait ébranlé bien plus que je ne l'aurais pensé de prime abord. L'événement m'était resté en travers de la gorge, de cette rencontre, il ne me restait qu'un goût amer que même le meilleur des chocolats ne saurait faire partir. Voilà que j'avais picolé, bien plus que de raison. J'avais enchaîné boisson sur boisson pour oublier. Oui mais voilà, mes problèmes, eux, n'avaient pas foutu le camp, bien au contraire. Il étaient restés là, tapis dans l'ombre attendant le jour J pour surgir. À mesure que la fête avançait, je ne savais plus trop ce que je buvais...du champagne, du ponch, de la sangria ou que savais-je d'autre, une chose est-il c'est que forcer sur l'alcool m'avait anesthésié le cerveau et accessoirement mis un frein à mon mal de crâne naissant. C'était comme si quelqu'un prenait ma tête pour une pinata, frappant dessus par intermittence. Chaque coup résonnait longtemps, se répercutant dans ma boîte crânienne. Dire que tout avait commencé à cause d'un pote qui voulait que je vienne prendre l'apéritif avec eux. Lorsqu'ils m'avaient proposé de les rejoindre à un banquet, j'avais décliné l'invitation, mon estomac était tellement malmené que je ne pouvais plus entendre parler de nourriture sans avoir la nausée. Comme l'information n'était pas tombée dans l'oreille d'un sourd, il avait cru bon de débiter toutes les nourritures possibles et imaginables rien que pour m'enquiquiner. Tout y était passé : cerises, chantilly, gâteau avec un gaçage à base de sucre-glace et, le plus écoeurant, les cupcakes. La tronche que j'avais tirée les avait bien fait rire, si bien que je les avais tous envoyés aller se faire foutre. De toute évidence, je ne partageais pas leur amusement. J'avais finalement exprimer mon désir de rentrer chez moi, tout du moins, à ce qui me tenait lieu de planque. J'avais salué mes amis et j'étais rentré. Bien sûr qu'il s'agissait de sorciers. Comment pourrait-il en être autrement ? les nés moldus avaient certes été bannis du monde magique mais c'était pas une raison pour que je traîne avec ce genre de racaille. De mes années Poudlard, j'avais quand même gardé quelques contacts. Lorsque j'eus appris la fermeture de l'illustre école de magie, j'avais ressenti comme un pincement au cœur. Plus jamais je ne serai bibliothécaire, celui que tout le monde appréciait. De toute manière, à cause des lois Bloodstream j'étais interdit de magie alors, la question était réglée. Tant pis pour moi devrais-je dire, je n'ai qu'à trouver une autre occupation. Je marchais donc dans la rue, ne serait-ce que pour prendre l'air. Marcher me faisait du bien, je me sentais revivre. Malgré tout, je continuais à tituber et pour cause, le décor dansait sous mes yeux. Pour un peu et je ne serais même plus capable de mettre un pied devant l'autre pour me déplacer. Je me pris les pieds dans une banderole qui avait été abandonnée par un manifestant quelques jours plus tôt. Je faillis perdre l'équilibre en tentant de me dépêtrer de ce machin. Foutus moldus. Ils pouvaient pas nettoyer leur merde, à moins que ca serait vraiment trop demander ? Une fois débarrassé, je repris ma route. Ma tête, elle, tournait toujours autant. J'entendis bientôt des bruits de pas qui vinrent bientôt se calquer sur les miens. Je me retournai vivement, oubliant que j'avais l'estomac en vrac. « Holà, qui va là ? » lançai-je à la cantonade, attendant -peut-être vainement – qu'on me réponde.
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≡ amoureusement : immunisé.
≡ son emploi : professeur de sortilèges à poudlard.
≡ statut de sang : sorcier de sang-pur, noble jusqu'au bout des doigts, qui tient à la dignité de sa famille.
≡ sa maison : ancien gryffondor, un choix qu'il n'a jamais particulièrement compris ni accepté, tous les siens finissant normalement chez les serpentards.
≡ sa baguette : bois d'ébène, spécialisation en maléfices, longueur de trente-deux centimètres avec pour centre un ventricule de coeur de dragon.
MessageSujet: Re: in the dark of the night (cersei, event)    Mar 22 Avr - 11:50

Poudlard fermait ses portes, dépitée, Cersei avait longuement observé le titre de la Gazette du Sorcier, sans pour autant vraiment comprendre tout ce que cela incluait. Les lettres avaient fini par danser devant ses yeux tant elle les avait imprimées au fond de sa rétine, assise à une table de bar, accompagnée d’un verre d’alcool. Juste une bière, bien amère, pas de quoi fouetter un chat, et certainement pas de quoi se coltiner une cuite, elle à qui on avait fait avaler le must du whisky russe pour la réchauffer à une époque, elle était habituée à pire. Le temps n’était pourtant pas à la fête. Plus encore que ces histoires de fermeture de Poudlard, il y avait d’autres choses qui semblaient se dérouler ici, des événements auxquels Cersei n’avait guère envie d’être rattachée : de toute manière, le projet Fronde la condamnait déjà à mourir sans sommation aussitôt qu’on lui mettrait la main dessus - au moins, échapperait-elle à cette obscure histoire de projet Live Bait qui s’étalait sur les autres pages de la Gazette. Normalement pour elle, revenir en Russie ne serait pas une chose trop compliquée, malgré la rupture entre l’Angleterre et la Russie, elle avait amassé assez de contacts pour éviter d’avoir à passer par les voies officielles, bien évidemment. La lumière des bougies rendant l’espace chaleureux s’était presque étouffée lorsque le propriétaire des lieux vint rappeler à la rousse qu’il devait fermer son établissement, et qu’elle pourrait revenir demain si elle voulait continuer de s’assommer - si jeune pourtant - avec de nombreuses autres boissons. Elle ne reviendrait pas. Elle ne revenait jamais au même endroit deux fois - la seule fois où elle l’avait fait, elle avait manqué de se faire avoir par des rafleurs, et c’était l’arrivée surprise de Eamonn qui l’avait sortie d’affaire. Elle abandonna la Gazette derrière elle, peu regardante sur la possibilité que certaines personnes puissent voir les images bouger et les titres se transformer : elle s’en fichait bien maintenant, que le monde moldu découvre l’existence du monde magique. Ils devraient le découvrir, s’ils voulaient avoir la moindre chance de rétorquer et de se battre lorsque les sorciers viendront pour eux. Elle soupira, et sous la nuit noire, alors que des restes de cotillons voletaient dans l’air, Cersei se prit à penser à ses amis, à sa famille. Toutes ces histoires simples qui étaient à des lieux et des lieux d’elle à présent - elle repensa un instant aux grands festins et banquets de Poudlard, ces célébrations qu’elle ne connaitrait plus jamais. Judith lui manquait. Eyron lui manquait, quand bien même elle avait toutes les raisons de le détester pour avoir revêtu le déguisement des Exécuteurs, quelle que soit sa raison. Sortant de ses pensées, un bruit sourd la fit sursauter - et Cersei s’arma de sa baguette sans attendre. Les sens en alerte, elle arpenta quelques pas encore, avant de voir quelqu’un, emmêlé dans une banderole, se débattre sans grand résultat : elle allait presque ouvrir la bouche pour proposer son aide, mais dans les jurons de l’homme, elle crut comprendre le mot moldu et elle se retint. Tâchant de se faire discrète, Cersei attendit que l’homme ait repris sa route pour oser respirer à nouveau, tenter de calquer ses pas sur les siens - sans y parvenir elle aussi, puisque l’homme fit bien vite volte face : sans attendre, elle leva sa baguette, éclairant la rue d’un sortilège qu’elle lança au hasard. Il ne toucha pas le type, mais Cersei eut le temps de le reconnaître. Slevin ? Comme dans Slevin Rosebury ? Le bibliothécaire de Poudlard dont Judith n’avait eu de cesse de parler, à une époque ? Celui sur lequel elle craquait, incontestablement - Cersei avait bien souvent tenté de lui faire cracher le morceau, mais sa meilleure amie s’était toujours avérée être très tenace. « M-Mr Rosebury ? » Articula-t-elle, incrédule - son premier réflexe aurait été de l’appeler par son prénom, tant elle l’avait utilisé en compagnie de Judith, derrière le dos du bibliothécaire, mais ce serait forcément mettre la puce à l’oreille de l’homme, et bien que ce soit la guerre, Cersei n’était pas prête à trahir la confiance de Judith.
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MessageSujet: Re: in the dark of the night (cersei, event)    Jeu 24 Avr - 13:16

Je ne m'attendais pas à croiser d'anciens élèves comme ça, simplement dans la rue. En fait, depuis la fermeture de Poudlard et le bannissement des nés-moldus, j'avais peu à peu abandonné l'espoir de retrouver ceux qui avaient égayé mes journées en tant qu'étudiant puis ensuite en tant que bibliothécaire. J'avais fini par me faire une raison, sans doute était-ce mieux ainsi, je n'avais pas à les incommoder de ma présence. Après tout, il se pouvait que j'aie une mauvaise influence sur ces gamins. Il n'était pas rare que je boive un verre d'alcool en leur compagnie, j'avais même tissé une véritable amitié avec certains. Certes, ce n'était pas le comportement que l'on pouvait attendre d'un membre du personnel, mais ça me faisait plaisir de faire ami-ami avec eux. Leurs rires insouciants et leurs éclats de joie avaient sitôt fait de combler ce manque affectif qui était le mien depuis que ma famille avait démissionné de son rôle. Avec le recul, j'estimais que je ne méritais pas tout ça, mon sang avait fait de moi un imposteur et la loi Bloodstream a eu vite fait de rendre à César ce qui appartient à César. Quelqu'un de plus méritant que moi avait occupé mon ancien poste jusqu'à la fermeture de l'école et c'était mieux ainsi. Aussi croiser Cersei-Jane Harkness avait quelque chose de surprenant. Elle-même était issue d'une famille de sorciers très respectable, je ne comprenais pas comment elle pouvait supporter de se tenir à proximité d'un né moldu, bourré de surcroît. Puis, quelque chose à son sujet me revint en mémoire. Judith. C'était la rouquine qui traînait souvent avec elle, dans le temps. Tiens, puisqu'on y pense, peut-être avait-elle eu des nouvelles de la brune puisqu'elle était aux abonnés absents depuis quelques temps, si bien que j'avais l'impression de ne pas avoir eu de nouvelles d'elle depuis des années ? S'il y avait bien quelqu'un qui était a-même de me renseigner, c'était bien elle, sa meilleure amie. à moins qu'elle aussi se soit fait larguer par la Poufsouffle, ce qui ne m'étonnerait pas venant d'elle vu qu'elle m'avait laisser tomber comme une vieille chaussette. « Cersei-Jane. » saluai-je d'un air pincé. Maintenant que j'avais réussi à me dépêtrer de ma banderole, je me sentais très con. « Que fais-tu toute seule presque en pleine nuit ? Les temps ne sont pas sûrs pour les vagabonds, chérie ». Bon, peut-être que le chérie était de trop, sans doute déplacé eu égard à une personne aussi respectable qu'elle, mais l'alcool me faisait oublier tout le bon sens que j'étais supposé détenir.
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MessageSujet: Re: in the dark of the night (cersei, event)    Mar 29 Avr - 21:41

Retrouver l’ancien bibliothécaire de Poudlard ici était une véritable surprise - non seulement parce que dans l’ambiance actuelle de fête où la musique résonnait à ses oreilles, la jeune fille ne s’était pas attendue à retrouver qui que ce soit. Pourtant, célébrer la nouvelle année avec ses amis ou sa famille n’aurait pas été de refus pour elle qui ne les avait pas vus depuis si longtemps. Mais au fil des anniversaires sans gâteau ni bougie, la rousse s’était fait une idée : avant même la victoire officielle de Lord Voldemort, sa vie avait changé du tout au tout. Non, ce qui lui semblait plus surprenant encore, c’était de trouver un né-moldu en pleine capitale anglaise : elle qui se trouvait déjà parfaitement imprudente de traîner ici, avec la loi Fronde qui la mettait en danger imminent de mort, elle avait cru que tous les nés-moldus avaient fui les alentours, vers des endroits meilleurs. La France sans doute, et ce, bien avant ces histoires de ruptures entre l’Angleterre et ses alliés frontaliers. Qu’est-ce que l’homme pouvait faire encore là ? Instantanément, des dizaines d’idées vinrent se bousculer dans l’esprit de la rousse, éveillant sa méfiance. Il pouvait avoir reçu la Marque et être au service du Ministère, la traquer et la livrer à ses ennemis d’où elle ne pourrait sans doute plus s’enfuir. Et, comme les rumeurs le disaient, elle aussi elle disparaîtrait mystérieusement dans les couloirs d’Azkaban et plus personne n’entendraient parler d’elle. A tout ça, s’ajoutèrent les paroles du bibliothécaire, qui arrachèrent une grimace circonspecte, déchirée entre l’incompréhension et le dégoût, au visage de la jeune femme. C’était à croire qu’en dehors de Poudlard, il se révélait être un espèce de pervers poussant sur l’alcool et toute autre boisson dans lesquelles elle n’avait jamais trempé les lèvres - ou presque jamais. « Oui, je suis Cersei-Jane... pas chérie. » Il était difficile de discerner dans ce ton plein de désinvolture et de recul la jeune adolescente gentillette qui avait habité les murs de Poudlard. Mais l’école avait fermé ses portes, cela semblait être un temps bien révolu, mais la doucereuse Cersei était morte bien avant ça, bien avant Harry Potter lui-même. « Beaucoup de gens de mon âge traînent à Londres par eux-mêmes, vous savez, à dix-huit ans je suis parfaitement majeure chez nous. » Il ne savait sans doute pas qu’elle était une fugitive et tout ce qui allait avec, et elle n’avait jamais vu Slevin Rosebury, le gentil bibliothécaire comme une menace, mais les débuts de leur rencontre, l’attitude de l’homme la poussaient dans ses retranchements.
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MessageSujet: Re: in the dark of the night (cersei, event)    Lun 5 Mai - 14:28

L'alcool commençait à me taper sur le système et à me donner des idées étranges. Appeler Cersei-Jane chérie pouvait paraître sacrément déplacé. Nous n'étions pas de la même famille et nous n'étions pas non plus amis. La seule chose que nous avions en commun, c'était sans doute Judith, mais maintenant qu'elle n'était plus là, nous n'étions que des inconnus l'un pour l'autre. Ma soudaine joie n'avait rien de naturel, dans un autre contexte elle aurait même pu paraître complètement sordide. Elle ne paraissait pas comprendre ce que je faisais là et ce à forte raison : Les Lois Bloodstream et le bannissement des nés moldus me confinaient dans le monde moldu, me privant totalement d'accès au monde magique, mais dans le fond j'espérais me racheter une conduite afin d'être enfin digne de recevoir la Marque malgré mon statut de sang. Si je parvenais à me faire une place parmi les plus grands, ce serait un événement qui mériterait d'être célébréen grandes pompes. Pourtant, elle avait raison de me regarder comme elle le faisait. Pour les gens comme elle, je n'étais qu'une raclure, me traiter avec autant d'égards serait un blasphème. « D'accord, Cersei-Jane »  finis-je par acquiescer – il ne faudrait pas non plus que j'aie des problèmes. « En tout cas, tes dix-sept ans te vont à ravir, tu es belle et fraîche comme une rose. » Si j'avais eu les yeux en face des trous, j'aurais sans doute vu qu'elle n'avait pas l'air d'être dans son assiette, encore moins fringante comme je venais de le dire. Pour autant, mon excès de boisson me faisait voir les choses sous un autre angle, c'était comme si le monde s'était soudainement embelli. Pris d'un élan aussi soudain qu'irrépressible, j'attrapai Cersei-Jane pour l'entraîner dans une danse effrénée, ici, au plein milieu de la rue. Elle n'avait pas l'air de transpirer la  joie de vivre et c'était fort regrettable. J'essayais de la faire danser, de la faire tournoyer, mais j'étais tellement ivre que je tenais à peine sur mes deux jambes, j'avais autant de grâce et de classe que si j'étais en train de danser la danse des canards. Mon rire résonna dans la nuit, comme si je venais de raconter une bonne blague. Mais apparemment, mon trait d'humour ne faisait rire que moi. « Tu auras le temps d'être sérieuse quand tu prendras de l'âge. Pour moi, bien avant que j'atteigne la majorité, la vie était un immense amusement et je me suis toujours dit que j'aurai largement le temps de me reposer quand je serai mort. » Je tenais toujours le bras de Cersei-Jane et fort heureusement, car le décor commençait à tanguer. Peut-être que je n'aurais pas dû me lancer là dedans, finalement, ça m'aurait évité d'avoir le tournis. « Mais, n'en déplaisent les récents événements, tu sais, la fermeture de Poudlard, tout ça, je suis toujours en vie. Et ça se fête! » Mes paroles n'avaient ni queue ni tête, mes actions quant à elles n'étaient pas davantage cohérentes. Malgré tout, je m'amusais comme un petit fou, et je ne comptais pas m'arrêter en si bon chemin.
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MessageSujet: Re: in the dark of the night (cersei, event)    Dim 11 Mai - 4:54

L’Angleterre lui réservait son lot de surprises ; bien souvent mauvaises. C’était à croire qu’elle était pourchassée par une poisse qui la faisait toujours tomber dans des situations déplaisantes : elle en vint presque à croire qu’elle avait poussé sur la boisson, ce genre de trucs qui vous montent à la tête en un éclair comme le punch ou la sangria, un quelconque mix duquel elle ne se serait pas méfiée : voir le bibliothécaire, si responsable et sérieux de Poudlard, se comporter de la sorte lui filait presque la nausée. Etait-ce vraiment de ce type-là, que Judith était follement amoureuse ? C’était pourtant bel et bien de l’épuisement, et non pas l’euphorie d’une cuite que Cersei ressentait à l’instant précis : certainement pas l’envie de célébrer quoique ce soit, pas même la nouvelle année. Car quelle année ! Le malheur régnait dans ce pays, depuis la victoire de Voldemort, le monde se retrouvait privé de tous ses petits plaisirs : maintenant, c’était à Poudlard qu’ils s’attaquaient, en fermant les portes de l’école ; sans même s’en préoccuper, ils avaient réussi à séparer des gens comme Judith et Mr Rosebury à cause de ces stupides lois sur le bannissement des moldus ; ils avaient réussi à détruire la vie de Cersei avec le projet Fronde. A présent que l’Angleterre avait rompu tout lien avec la Russie, elle préférait ne pas savoir ce qui lui arriverait si elle retombait entre les pattes du Ministère : l’exécuteraient-ils sur la place publique ? La feraient-ils disparaître dans les tréfonds d’Azkaban ? Elle en frissonnait à chaque fois qu’elle y pensait, regrettant presque la protection que lui avait offert son père, à une époque. Mais non, elle ne pouvait pas se permettre de penser comme ça, de divaguer de la sorte dans un passé détestable. Harry était mort, mais elle était vivante, et le resterait. C’est donc sans ménagement qu’elle repoussa Slevin Rosebury alors qu’il l’avait entraînée dans une danse effrénée : le retenant par les épaules, elle l’observa longuement, se rendant bien vite compte qu’il était ivre mort - ce qui expliquait l’incident avec la banderole ainsi que ses paroles sans queue ni tête. Ça la frappa subitement, elle fronça les sourcils : « Qu’est-ce que vous fichez là, d’ailleurs ?! Ivre en plus ? Vous étiez pas censé fuir avec Judith ? » Aux dernières nouvelles de sa meilleure amie, les choses auraient dû se dérouler ainsi ; le stress envahit subitement Cersei, elle observa le sorcier face à elle d’un air grave, quand bien même ça ne servait à rien à voir la stupidité avec laquelle il agissait : si elle devait lui éclater la tête contre un mur pour lui remettre les idées en place, elle n’hésiterait pas. « Où est Judith ? Et pourquoi vous êtes à Londres ?! Vous devriez être loin, espèce d’imbécile ! » S’il avait été loin, ça aurait voulu dire que Judith aussi aurait été loin, en sécurité.
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MessageSujet: Re: in the dark of the night (cersei, event)    Ven 16 Mai - 13:01

Cersei-Jane ne semblait pas emballé par mon idée. Elle ne se laissait pas entraîner dans la danse. Toujours excessivement sérieuse, elle ne laissait apparaître aucune trace d'amusement sur son visage. Pourtant, j'étais persuadé qu'elle avait besoin de rire un peu, malgré les derniers événements qui avaient secoué le monde magique. Le bannissement des nés moldus n'était pas une fatalité, au contraire, je trouvais ça normal de séparer ceux qui étaient indignes d'être dans le monde magique des personnes bien plus respectables. Paraît même que ça s'appelle la sélection naturelle. M'enfin. Ma famille m'avait toujours considéré comme un monstre, tandis que mes amis voyaient en moi quelqu'un de sympathique, toujours prêt à faire la fête, se laissant facilement entraîner dans mes blague plus que douteuses. Et si mes géniteurs avaient raison, hein ? Et si je méritais bien pire que tomber sous le coup de la Loi Bloodstream, et si je méritais d'être exécuté comme ces gens devant Gringotts ? La question ne m'avait pas effleuré l'esprit jusqu'à présent, mais en voyant le regard dégoûté de la jeune femme, je m'en rendais désormais compte. Je ne méritais de déambuler dans les rues comme je le faisais en cet instant, ivre mort qui plus est. l'alcool continuait de m'embrumer l'esprit, mais un prénom se fraya un chemin parmi mes idées décousues. Judith. Evidemment, il fallait qu'on parle d'elle. Comme si je ne me sentais pas déjà misérable, il fallait qu'elle en rajoute une couche en me rappelant que son amie m'avait lâchement abandonné. « Elle n'est jamais venue. » J'éclatai alors d'un rire nerveux, sans joie, bien trop imbibé par les diverses boissons que j'avais ingurgitées pour qu'il soit seulement sincère. « Je l'ai attendue pourtant, le jour J, mais elle n'est jamais venue. » Comprenait-elle à quel point je pouvais me sentir seul ? Tout était bon pour tromper la solitude qui me rongeait. tout. le ponch, les filles... « Je n'ai aucune putain d'idée où peut être Judith, car figure toi que je n'ai plus de nouvelles. » La colère avait soudainement monté en moi, sans doute n'appréciai-je pas les accusations formulées par la jeune Harkness. « Tu veux que je te dise ? Ton amie c'est une sacrée hypocrite. Crois moi, elle est douée pour faire des grandes promesses, et une fois venu le temps de les tenir, il n'y a plus personne ! Et moi, comme un con, j'y ai cru ! » Toute la rancoeur que j'éprouvais envers la jeune Abernathy semblait prête à exploser. Tant mieux dans un sens, j'avais gardé toutes ces choses accumulées au fond de mon cœur trop longtemps. « Et figure toi que j'étais parti, mais du jour au lendemain, pouf, je me suis retrouvé à Londres sans trop savoir comment je suis arrivé là. La pire gueule de bois de toute ma vie. J'essaie de me souvenir, mais...c'est le trou noir. Je me souviens juste de deux types qui m'ont chopé et m'ont cogné avant de m'emmener je sais pas où. » Elle allait très probablement me prendre pour un dingue, mais je n'étais définitivement plus à ça près, n'est-ce pas ? Elle pouvait essayer de me cuisiner autant qu'elle voulait, je ne savais rien, c'était le bordel là haut si bien que même moi j'avais du mal à m'y retrouver.
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MessageSujet: Re: in the dark of the night (cersei, event)    Lun 9 Juin - 1:57

Repenser à Judith lui rappelait Poudlard. Poudlard qui était désormais fermé. Et sa meilleure amie, de laquelle elle n’avait aucune nouvelle : tous les rituels de leur quotidien à l’école de magie semblaient bien lointain désormais – et rares étaient les moments où Cersei se permettait d’être si nostalgique. L’année était passée si vite, et la jeune Harkness s’était retrouvée à prendre de l’âge sans même obtenir ses diplômes, ni même concrétiser sa vie : ce n’était pas faute d’avoir des rêves, des ambitions qu’elle avait partagées avec Judith. Des histoires qu’elles s’étaient racontées l’une à l’autre. Judith avait toujours eu pour trait de caractère d’être plus terre à terre que Cersei, mais quand il avait été question de Slevin, la jeune fille s’était souvent montrée bien imprudente. Comme une adolescente, éprise du bibliothécaire trop vieux pour elle. Au milieu du chaos qui régnait ici, des lois Bloodstream, du Projet Fronde qui mettait sa vie en danger ou la mort de Harry Potter qui avait écrasé tous ses espoirs, Cersei n’avait plus de place pour penser à Judith, sa meilleure amie qu’elle ne reverrait plus jamais. La présence de Slevin Rosebury lui ramenait tout ça, la normalité et des préoccupations stupides, comme à l’époque où Judith et elle couraient Pré-Au-Lard pour trouver de quoi faire la fête, des blagues à Peeves, des sucreries ou pourquoi pas, des gâteaux et quelques bonnes boissons. Devant l’énervement palpable du jeune homme face à elle, Cersei ne se laissa guère impressionnée, observant attentivement son vis-à-vis avant de secouer la tête, sure d’elle. « Vous vous trompez. » Trancha-t-elle d’une voix ferme, reculant d’un pas, son pied venant se poser sur le cadavre de banderole que Slevin avait abandonné là. « Judith n’a jamais été ce genre de fille, et elle voulait partir et- » Elle ne poursuivit pas, se mordant la lèvre avant de baisser les yeux, comme la pauvre élève de seize ans que Slevin avait sans doute eu l’habitude de connaître. « Vous avez tort et j’en suis sure, alors vous savez quoi, si vous êtes là, bourré au milieu d’une rue, c’est pas de sa faute, mais de la vôtre ! » Judith était sa meilleure amie, Judith avait été déterminée à partir avec Slevin, rien que pour l’aider, rien que pour s’aider elle. Jamais elle n’aurait fait ça, elle en était sure et certaine, et l’état pitoyable de son interlocuteur ne faisait que rendre ses paroles plus acerbes, remuer le couteau dans la plaie.
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MessageSujet: Re: in the dark of the night (cersei, event)    Dim 29 Juin - 12:13

Évoquer le nom de Judith suffisait à raviver une colère sourde que je pensais pourtant éteinte. Force est de constater que ce n'était pas le cas. Je pouvais encore ressentir toute l'amertume que son désistement avait provoquée. J'avais encore ce goût âcre sur le bout de la langue, le goût de la trahison. D'ailleurs, pourquoi je m'en étonnais encore ? Cela ne devrait pas me surprendre, vu le père qu'elle a. Elle avait ça dans le sang , elle n'était pas non plus blanche comme neige contrairement à ce que son amie semblait croire. En même temps, je comprenais son point de vue. Enfin. l'envisager serait un terme plus juste. Judith était son amie. Il était donc logique qu'elle croit bêtement à tout ce que Judith lui disait. C'était plus facile que de se fier aux paroles d'un (presque) inconnu dont elle ne connaissait le prénom qu'au travers des potins. Paraît-il que ça s'appelle la loyauté, une notion qui n'était pas inconnue à nous autres Poufsouffle. C'est cette même loyauté qui avait failli me causer des problèmes quelques mois plus tôt. Ce n'était pourtant pas faute de l'avoir attendue pendant longtemps. Sauf que voilà, elle n'est jamais venue, et en plus, j'aurais pu me faire attraper par des rafleurs. Heureusement que j'avais pu m'échapper à temps, sinon, ma fuite aurait pris fin plus tôt que prévu. Depuis j'errais tout seul. Il y avait eu Katherina pendant un moment, mais je ne savais pas où elle était, on s'était en quelques sortes perdus de vue. J'aurais pu lui donner quelques nouvelles, mais j'estimais que c'était trop risqué. Notre courrier pouvait bien se faire intercepter et de là, ils pouvaient deviner où on se trouvait. D'où le fait que j'avais fait le mort pendant plusieurs mois. Et à présent que j'étais de retour dans le monde des vivants il fallait que je tisse à nouveau des liens, que j'obtienne des contacts qui pourraient m'aider. Je comprenais qu'elle reste ainsi dans le déni, c'était son amie. Oui mais voilà, je n'appréciais pas tellement que l'on remette ma parole en doute, bourré ou pas bourré. S'il y avait bien une qualité qui me restait,  c'était sans doute que je n'avais qu'une parole. J'étais en quelques sortes digne de confiance. Certes, on ne dirait pas au vu de l'état dans lequel je me trouvais actuellement, mais tout de même. « Vous vous trompez. » J'aurais aimé me tromper. Mais il se trouvait que j'avais raison. Je savais encore ce que je disais, d'autant plus que le souvenir était bien présent, gravé dans ma mémoire alors que je m'efforçais pourtant de l'oublier pour ne pas avoir plus de regrets qu'il n'était nécessaire. «Judith n’a jamais été ce genre de fille, et elle voulait partir et- »  Je me retenais à grand peine d'éclater de rire. Elle n'était pas ce genre de fille, vraiment ? Alors, comment expliquer la situation dans laquelle je me trouvais actuellement ? abandonné, oui madame, abandonné par une gamine en qui j'avais pourtant la foi et qui m'avait déçu en ne tenant pas ses promesses. Elle en faisait quoi de la précieuse loyauté des Poufsouffle, hein ? Pour le coup, elle l'avait balancée aux orties, sa loyauté. Et moi, comme un con, à l'époque où j'avais encore foi en l'humanité, j'y ai cru. Sur le coup, j'avais franchement été naïf.  « Vous avez tort et j’en suis sure, alors vous savez quoi, si vous êtes là, bourré au milieu d’une rue, c’est pas de sa faute, mais de la vôtre ! »  Et vas-y, les reproches continuaient à pleuvoir. Il avait bon dos, le Slevin. Et ces gamines, pour qui se prenaient-elles au juste ? Ah ça, elles étaient bien incapables de se remettre en question. La preuve. Les autres avaient toujours tort. C'était facile pour elles de jouer les pauvres victimes éplorées. Comme quoi, on ne pouvait vraiment pas leur faire confiance. Elles excellaient dans l'art de la tromperie, à n'en pas douter. On pourrait même leur décerner une médaille pour cela.  « Foutaises ! » m'exclamai-je tandis que ma main fendait l'air, comme si je balayais d'un geste tous ses propos. « Alors dis-moi ! » la pressai-je, en la fixant. « Dis-moi, selon toi, comment j'en suis arrivé là puisque tu sais mieux que moi ce qui c'est passé ce jour là. Toi qui connais tant ton amie, explique moi parce que j'aimerais bien comprendre » Bon, d'accord, je ne devrais pas l'agresser, mais ça m'énervait qu'on me contredise tout le temps. Je n'avais aucune idée comment prouver ma bonne foi. « En fait non, ne dis rien. Je crois savoir ce que tu penses. Elle a fini par me rejoindre, conformément à ce qui était prévu, mais comme je suis un type irresponsable je l'ai abandonnée quelque part, livrée à elle-même. C'est ça que tu penses, que j'aurais été capable de l'abandonner sur le bord de la route comme s'il s'agissait d'un chien ? » Une colère froide me bouffait de l'intérieur, me faisant sans doute dire des choses regrettables. « C'est sûr que de m'accuser de je ne sais quoi c'est tellement plus facile que d'admettre que ta pote m'a abandonné. » Je pinçai les lèvres, comme pour me contenir. Ma patience s'émoussait lentement mais sûrement. Et clairement, je n'aimais pas ses insinuations. « Oh mais attends, ça veut dire que toi non plus tu n'as plus eu de nouvelles ? » Je la scrutais alors, attendant sa réponse. Elle pouvait bien me faire croire qu'elle connaissait Judith sur le bout des ongles, mais si mon intuition se vérifiait, alors, cela ne fera que confirmer une chose : parfois, on ne connaissait pas nos proches aussi bien qu'on pourrait le penser.
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MessageSujet: Re: in the dark of the night (cersei, event)    Sam 5 Juil - 1:00

Jamais Cersei n’avait eu de véritable discussion avec le fameux Slevin, qui semblait pourtant avoir toujours eu un rapport privilégié avec Judith. Incapable de savoir si ce lien entre eux était quelque chose de bien ou de plutôt malsain, Cersei avait préféré s’y tenir à l’écart : sa vision de l’amour, avait été, à une époque, bien différente de celle de Judith – Cersei s’était toujours vue se marier avec l’amour de sa vie, quelqu’un d’à peu près le même âge qu’elle, certainement pas un homme qui aurait pu avoir l’âge d’Elwood, qu’elle avait toujours considéré bien trop vieux pour avoir le moindre sentiment tel que celui-ci envers lui. Et heureusement, il s’agissait de sa famille, après tout. Ce qu’elle découvrait ici, pourtant, était à mille lieux du portrait dépeint par Judith en temps normal : l’adolescente lui avait parlé d’un homme plutôt attentif, un bon ami auquel il était aisé de s’attacher. Ici, Slevin Rosebury était un alcoolique notoire, qui avait insulté une banderole tout en se démenant pour en sortir, et qui faisait vivre à Cersei un océan de mésaventures. Après l’avoir apostrophée sans la moindre politesse, l’avoir entraînée dans une danse sans ordre aucun, voilà qu’il se mettait à lui hurler dessus ; si seulement elle avait pu avoir une moindre idée sur ce qui avait été arrivé à Judith, elle ne s’en serait que portée mieux, il ne fallait pas croire ! S’il la considérait si peu au point de croire qu’elle aurait été capable de le trahir de la sorte, Cersei savait au fond de ses entrailles que quelque chose n’allait pas, et que jamais Judith n’aurait agi ainsi de son plein gré. Elle-même, sans l’intervention de son père, aurait connu un destin beaucoup moins difficile, bien au contraire ! Par politesse, l’habitude de cette crainte lui dévorant les entrailles aussitôt qu’elle se retrouvait dans une situation pareille, Cersei n’avait eu encore aucun geste déplacé envers l’homme face à elle, quand bien même son premier réflexe aurait pu être de lui en coller une belle sur la joue pour le faire taire, ou tout simplement arrêter le flot de ses propos totalement mensongers au sujet de Judith. Elle ne pouvait pas supporter ça, tout simplement pas faire face à de pareilles paroles sur sa meilleure amie alors que plus d’un an déjà la séparait de la dernière fois qu’elle l’avait vue. Ses entrailles remuant au fond de son ventre, Cersei toisa d’un regard plein d’animosité le jeune homme en face d’elle, avant de trouver la volonté d’articuler, le ton plus tranchant, quoique bien calme en comparaison du sien à lui : « Je n’ai pas eu de nouvelle d’elle. Croyez-moi cependant quand je dis que je sais que ce n’est pas de mon plein gré, ou du sien ! » Et à nouveau, l’envie de le gifler la submergea, elle fit même un pas vers lui, prête à siffler plus encore à travers ses lèvres, tout le dégoût qu’il lui inspirait à présent : « Vous ne la connaissez tout simplement pas pour croire qu’elle puisse être comme ça ! Vous êtes qui pour parler d’elle comme ça, hein ?! Vous savez quoi ?! Heureusement qu’elle ne vous a pas suivi, vous ne la méritez clairement pas ! » S’il avait si peu foi en l’amitié de Judith, en les engagements qu’elle avait pu prendre auprès de lui, alors certainement qu’il sous estimait grandement sa valeur, qu’il aurait fini par être celui qui lui aurait brisé le cœur, ou pire encore ! « Je ne croyais rien au départ, mais puisque vous êtes tant décidé à vous défendre sans que je ne sous entende rien, je vais finir par croire que vous l’avez bel et bien abandonné, franchement, ça ne me surprendrait pas à voir votre air ! Vous l’avez lâchée pour aller boire dans un bar et tomber comme un crétin dans une banderole, quelle classe ! Peut-être que vous avez trouvé une fille mieux ?! Certainement pas aussi naïve et stupide qu’elle, je lui avais dit pourtant, que cet air de mec gentil avec elle n’était qu’une façade ! » Elle s’emportait, submergée par une inquiétude silencieuse, par l’envie de lui envoyer un coup dans les dents à présent, tant elle le détestait de sous-entendre de telles choses alors qu’elle, tout ce à quoi elle pouvait penser, c’était ce qui avait conduit Judith à ne pas venir. Qu’avait-il pu lui arriver ? « Je suis sure que vous êtes un si bon ami que vous avez préféré poursuivre votre chemin plutôt que de réfléchir plus de deux secondes. » Elle le poussa, dans la volonté de lui passer à côté, le laisser là avec son air alcoolique et ses conneries de paranoïa. « Je suis pas comme vous ! Je vais la retrouver, moi. » Envoyant un nouveau regard furieux à son interlocuteur, Cersei ramassa la banderole, la balançant sur lui à nouveau, dans une attitude purement puérile, mais elle s’en fichait bien.
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MessageSujet: Re: in the dark of the night (cersei, event)    Jeu 6 Nov - 12:58

Judith, Judith, Judith. Le prénom de mon amie rebondissait à l'infini dans mon esprit envahi par le brouillard. Cersei-Jane ne semblait pas plus avisée que moi quant à son sort. Je retins de justesse un sourire cynique de fleurir sur mon visage rougi par l'alcool et le froid. Aussi n'étaient-elles pas aussi proches qu'auparavant ? Dire qu'à Poudlard elles s'entendaient comme cul et chemise, telles des inséparables, quoique à mon sens, Cersei restait légèrement en retrait, dans l'ombre de son amie. Pour le moment, la conversation – dispute étant un terme plus approprié – menaçait d'être et de demeurer stérile, chacun campant sur ses positions. Elle, à penser que j'avais laissé la gamine derrière moi, et moi, maintenant mordicus qu'elle m'avait abandonné. Bien entendu, ma propre version des faits restait quand même ce qui se rapprochait le plus de la réalité. Il ne s'agissait même pas de pécher par orgueil ou par mauvaise foi, c'était la vérité, je ne mentais pas. Je n'avais même pas mauvaise conscience. Comment pouvais-je me sentir coupable pour quelque chose que je n'avais pas commis, on se le demande ! Pourtant, les paroles de Cersei ne me laissaient pas totalement de marbre. En réalité, elles révélaient une réalité que ni l'un, ni l'autre n'étions prêts à envisager. Une seule conclusion semblait dès lors évidente : il lui était arrivé quelque chose. C'était précisément sur ce point que Cersei insistait. Je savais que ça avait un rapport avec son père. Je connaissais un peu le personnage pour l'avoir déjà croisé par le passé. J'avais réussi à échapper à ses griffes une fois, je n'étais pas certain qu'une telle chance me soit à nouveau offerte. Cette fois, Judith ne serait pas là pour me sortir d'affaire si je venais à me faire coincer une fois encore. Si nous semblions nous être entendus sur ce point, cela fut de courte durée. Et voilà des reproches, encore des reproches, toujours des reproches, voilà qu'elle semblait m'imputer tous les maux de la terre, comme si je n'étais guère plus qu'un fléau. Je fus tenté de lever les mains en signe de paix, genre je n'ai rien fait, mais je doutais que ce soit réellement efficace. Elle semblait vraiment partie dans son délire et de nous deux, il n'était pas certain que je sois le plus dément. Je n'avais pas le droit de la juger, blablabla et sous prétexte qu'elle était son amie, elle était mieux habilitée à le faire. Je lançai à la gamine effrontée un regard blasé. Se doutait-elle seulement du temps que nous avons pu passer ensemble ? Nous étions si proches autrefois, avant...avant tout ça. Mais ça, Cersei-Jane ne semblait pas l'avoir imprimé, préférant croire que je ne connaissais pas Judith aussi bien qu'elle. Et donc ? On se lançait désormais dans une guéguerre futile aux fins de savoir qui a pu être un meilleur ami que l'autre ?

Elle disait que je n'avais pas le droit de juger Judith parce que je ne la connaissais pas aussi bien qu'elle, mais en attendant, elle ne se gênait pas pour me juger et ce allègrement. Elle me prenait clairement pour un pauvre type mais hé, de la même façon que je ne connaissais soi-disant pas Judith, elle ne me connaissait pas davantage. Elle ne savait rien. Elle conclut sa fantastique tirade par une remarque on ne peut plus puérile : je vais la retrouver, moi. Moi, moi, moi. J'étais tout bonnement sidéré. Voilà qu'on me reprochait quelque chose que je n'avais pas fait. Ou que j'aurais dû faire, c'est selon. Mon abstention me rendait apparemment coupable de la soudaine disparition de Judith. C'est de ta faute. Les vapeurs d'alcool me retournaient la cervelle et rendaient mes pensées confuses. « Eh oh, on se calme. » protestai-je alors, haussant substantiellement le ton. « Si on suit ton raisonnement, t'es qui pour me juger, hein ? C'est fais ce que je dis, pas ce que je fais, c'est ça ? Belle mentalité ! » Je détestais tellement ces personnes qui dénonçaient un comportement qu'elles adoptaient elles-mêmes. A mon sens, elles feraient tout bonnement mieux de balayer devant leur porte. Personne n'était parfait, et certainement pas cette petite peste qui se pensait tout droit sortie de la cuisse de Jupiter. « J'ai un peu picolé, ça ne fait pas de moi une raclure pour autant, parce que ouais, j'ai des principes moi aussi, j'ai des putains de principes et jamais, jamais je ne l'aurais abandonné. Pourquoi faudrait-il que je sois le fautif de l'histoire, hein ? Parlons-en ! C'est parce que je suis tout seul, un poil pompette et que je me suis malencontreusement pris les pieds dans une banderole abandonnée au beau milieu de la rue ? Si on appliquait ton principe jusqu'au bout, tu ne me connais pas, si ce n'est qu'au travers de racontars divers et variés, donc tu n'es pas davantage en position de juger. Cependant... » Je m'interrompis, le temps de m'humidifier les lèvres d'un coup de langue. « Cependant, si tu tiens vraiment à ce qu'il y ait un coupable dans cette histoire, pourquoi n'irais-tu pas chercher du côté de son père ? Je donnerais ma main à couper qu'il y est pour quelque chose dans la disparition de Judith. Ce mec est tellement dénué de scrupules que je suis certain qu'il n'aurait pas hésité une seule seconde à lui lever la main dessus. Tu sais comment je le sais ? Parce que figure-toi que mon propre père est un peu dans le même genre, en beaucoup moins psychopathe je te l'accorde. Mais dans le genre géniteurs pourris ils se valent. » Gageons qu'elle n'était pas au courant de cette partie-là de mon passé. Comme elle ignorait bien d'autres choses à mon sujet. « Et pour avoir eu affaire une fois à ce gaillard, crois-moi, je n'ai pas très envie de m'y frotter à nouveau. Un cinglé j'te dis, un cinglé. » Moins je voyais Moses Fleming et mieux je me portais. D'ailleurs il semblait avoir quelque chose de personnel contre moi, et pas seulement parce que je n'étais qu'un pauvre sang-de-bourbe. Et tant qu'il aurait un compte à régler avec moi, je ne souhaitais pas tant que ça me trouver dans les parages. Instinct de survie, vous comprenez ?
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