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 (cibran, ev.) ☆ please leave a light on for me.

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MessageSujet: (cibran, ev.) ☆ please leave a light on for me.   Sam 12 Avr - 22:07

Alice avant envoyé son invitation depuis de nombreuses semaines. Elle avait fixé l’heure et la date du rendez-vous, en plus du lieu. Elle était revenue en Angleterre depuis peu de temps. Elle logeait dans un hôtel moldu, à Londres, il n’y avait que dans les zones moldues qu’elle se sentait en sécurité. Elle portait les noms de deux familles de sang-pur françaises, mais elle était une cracmolle, sans doute un élément peu désirable aux yeux du ministère de la magie anglais. Elle avait fuit avec un traitre pendant la guerre, ça faisait d’elle une traitresse et bien qu’elle n’ait joué aucun rôle dans cette guerre, elle préférait se méfier du gouvernement anglais. Elle avait choisi un café Londonien. Un endroit qu’elle connaissait bien. Elle avait toujours été plus à l’aise dans les lieux moldus. Elle admirait les sorciers, leur magie et leurs stupides chapeaux pointus, mais elle savait qu’elle, elle n’aurait jamais tout ça. Elle avait rejoint le café en avance, commandant une tasse de chocolat chaud et quelques cupcakes, pas question de boire de l’alcool, elle était enceinte, elle ne pouvait pas risquer la santé de son bébé, alors même si souvent elle avait envie de se noyer dans la boisson quitte à se prendre une cuite, elle restait raisonnable. Au moins, personne ne lui interdisait de manger à tout va, les gâteaux et les sucreries étaient déjà pas mal réconfortants. Certes, ce n’était pas ça qui l’aiderait à oublier complètement son fiancé décédé dans cette guerre, ou le fait que cette grossesse n’avait aucun sens. Elle voulait cet enfant, elle avait toujours voulu des enfants, mais elle aurait préféré que son père soit son fiancé, de préférence encore en vie et non pas un vieil ami qu’elle avait retrouvé lors de son séjour en Grèce et qui l’avait bien vite quittée. Elle soupira, portant sa main à son ventre légèrement rebondi, il restait un événement heureux à ses yeux, elle ne savait pas ce qu’en penserait Cibran, mais elle, elle l’aimait déjà ce petit être qui grandissait au fond de ses entrailles. En vérité, elle savait à peine comment annoncer ça à Cibran sans que ça ne sonne comme une blague. Elle avait répété son texte plusieurs fois, devant le miroir mais rien ne semblait sonner correctement. Elle espérait vraiment qu’il n’allait pas lui rire au nez, elle se doutait bien qu’il n’allait pas non plus sauter de joie. Elle n’était sans doute pas la femme de sa vie, juste une aventure qui avait duré quelques jours. Plus les minutes passaient et plus elle se sentait stressée. La carte du café en main, elle lisait sans grande concentration ce qu’ils proposaient, optant pour des pancakes à la chantilly tout juste après avoir fini ses desserts précédents. Elle était enceinte, c’était une excuse comme une autre. C’était limite si elle ne sursautait pas dès qu’elle entendait le bruit familier de la clochette à l’entrée. Chaque fois, elle relevait la tête pour voir s’il s’agissait de Cibran. Des fois, elle se demandait s’il connaissait ce café, s’il savait où il était et si finalement, il allait venir. Elle laissa échapper un énième soupire, avant de fermer les yeux. Il viendrait et tout allait bien se passer. La cloche sonna à nouveau. Elle souleva une paupière, puis en reconnaissant le sorcier, elle ouvrit la deuxième. D’un geste de main, elle lui fit signe, laissant échapper, ce qu’elle espérait être un dernier soupire alors qu’il avançait vers elle.
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MessageSujet: Re: (cibran, ev.) ☆ please leave a light on for me.   Sam 12 Avr - 22:50

Il avait reçu par carte, l’invitation envoyée par Alice. Encore à présent qu’il arpentait les rues de Londres, il avait du mal à imaginer ce qu’elle pouvait bien lui vouloir : qui pouvait bien avoir envie de le voir, en des temps pareils. Pour certains, la guerre était finie, tout était déjà joué ; il n’empêchait pas que de nouvelles lois, toutes plus ridicules les unes que les autres, sortent trop souvent. La dernière en date concernait le Département des Mystères, le projet Live Bait, faisait presque apprécier sa retraite nouvelle à Cibran. Vivre ses dernières années de vie, retiré au fond de l’Ecosse ne lui semblait plus être un sort si horrible que ça : au moins n’était-il pas menacé par la loi Bloodstream, ou le projet Fronde, ni même la fermeture de Poudlard. Au fond, il n’en avait plus rien à faire - pour lui en tout cas - demeurait cependant maintenant une inquiétude quant à ce qui pourrait arriver à Alice alors qu’elle se comportait avec tant d’imprudence. Venir ici, dans la capitale anglaise, franchement ? Elle aurait été plus en sécurité en Grèce encore, ou même en France, si elle voulait moins de soleil ou fêter Noël sous la neige. Quels événements avaient bien pu la ramener ici, en terrain ennemi, si miné qu’elle risquait de s’y perdre aussitôt qu’elle y foutait un orteil ? Guidé par l’envie incontrôlable de secouer la blonde, Cibran fendait la foule, n’écoutant qu’à peine les joueurs de rue faire leur musique, et ne s’arrêtant même pas sur les animations de rue. Londres était encore attachée à ses célébrations de fin d’année, en dénotaient les pétards qui continuaient d’exploser un peu partout, et l’odeur de brûlé qui régnait à cause des feux d’artifices lancés il y a peu à travers toute la capitale. Cibran n’était pas d’humeur à boire de l’alcool ou s’arrêter pour lancer des cotillons avec tous ces niais, il préférait atteindre au plus vite le point de rendez-vous que Alice lui avait donné : au moins, elle avait choisi un café relativement loin des grands quartiers sorciers, c’était toujours ça d’un minimum intelligent. Il ne connaissait pas l’endroit, pas reconnut le nom aussitôt qu’il arriva dans la rue, et en quelques foulées, il ouvrait la porte de l’endroit : plutôt que l’âpre odeur de boisson, c’était surtout le fumet du café qui atteignait ses narines, décontractant un peu ses traits. Il n’était en retard que de quelques minutes, mais Alice était déjà là. Il la vit, et elle le vit également, lui adressant ce petit signe de la main presque ridicule. Indécis, il lui répondit par un signe de tête, un vague sourire contrit avant de s’asseoir à la table. « Qu’est-ce que tu fiches ici, par Merlin ? » Pesta-t-il en se penchant vers la blonde : il avait retenu ces mots depuis qu’il était parti de chez lui, c’est à dire trop longtemps. Les yeux sombres de Cibran s’échouèrent sur le chocolat de la jeune femme, puis l’assiette vide devant elle. « Pour les pâtisseries et les sucreries, crois-moi, c’est meilleur en France. » Ça voulait tout dire, quelque part, malgré tout, malgré son air sévère, il s’inquiétait pour elle.  


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MessageSujet: Re: (cibran, ev.) ☆ please leave a light on for me.   Jeu 17 Avr - 13:14

Se trouver à Londres dans ces temps troublés, il ne s’agissait très certainement pas de la chose la plus intelligente à faire. Alice le savait bien, malgré les récentes fêtes pour la nouvelle année. Le pays était encore bien déchiré. La victoire de Voldemort était toujours d’actualité, personne ne semblait pouvoir détrôner le mage-noir. Elle savait d’avance qu’elle n’allait pas rester éternellement dans la ville. Bien vite, elle rentrerait chez elle, en France, loin d’ici et de tous les vieux souvenirs qu’elle avait. La mort d’Harry Potter avait donné un nouveau tournant à la guerre, un tournant qu’elle aurait, bien évidemment voulu éviter. Son fiancé avait été tué pendant les exécutions publiques devant Gingotts et elle, pauvre cracmolle qu’elle était – moldue si on y regardait de plus près – elle n’avait pas eu d’autres choix que celui de s’enfuir. Loin de chez elle, loin de ses origines, elle s’était simplement réfugiée dans les bras de Cibran, ce vieil ami, et voilà que désormais, ils s’apprêtaient à accueillir un heureux événement dans leurs vies. C’était un engagement de longue durée, même après avoir célébré son vingt-et-unième anniversaire, cet enfant qu’elle portait resterait leur enfant, qu’il ait atteint la majorité ou non. Cette histoire serait la leur pour le restant de leurs jours. Il fallait qu’elle le dise à Cibran et pas seulement sur un morceau de carte envoyée, dont elle ne saurait même pas si elle était parvenue jusqu’à son destinataire. En le voyant entrer dans le petit café moldu, la jeune femme compris qu’au moins, il avait reçu l’invitation. Cependant, la poussée d’angoisse était telle qu’elle avait une soudaine envie d’engloutir ces pancakes à la chantilly pour rapidement commander un autre gâteau. Elle laissa échapper un léger soupire suite aux paroles du sorcier. « Ça fait plaisir de te revoir Cibran. » Une pointe d’ironie dans la voix, ça lui aurait sans doute fait davantage plaisir si elle n’avait pas eu l’impression de se faire égueulée à la seconde même où il avait ouvert la bouche. Depuis qu’elle avait proposé ce rendez-vous, elle savait que ça finirait comme ça, elle s’était mise à redouter le jour-j et sans doute qu’elle avait eu bien raison. Lui aussi il avait raison. Mais il était clair qu’elle n’était pas revenue pour les cupcakes et les sucreries. Elle avait un but bien plus important en tête. « Je ne suis que de passage ici. Je repars bientôt pour la France, mais il fallait que je te parle, c’est important. » Elle repartirait en France aussi vite que possible, ici, elle avait trop de chance de mourir simplement parce qu’elle aurait regardé de travers la mauvaise personne. Sa famille lui avait d’ailleurs déconseillé de venir jusqu’ici, elle, elle avait considéré qu’elle n’avait pas vraiment le choix. Il fallait vraiment qu’elle lui parle.
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MessageSujet: Re: (cibran, ev.) ☆ please leave a light on for me.   Mar 22 Avr - 12:03

Il n’aimait pas se retrouver ici. Tous les matins encore, il recevait la Gazette du Sorcier, et les nouvelles que celle-ci lui amenaient ne lui plaisaient guère : aujourd’hui, ils avaient parlé de la fermeture de Poudlard, un événement qui ne les concernait nullement, Alice et lui. Mais quelques temps auparavant, ils avaient étalé sur les pages du journal, un nouveau projet politique, Live Bait qu’ils l’avaient appelé, et rien que la terminologie de la chose ne donnait guère envie à Cibran d’en savoir plus. Ou même qu’Alice ait à en savoir plus : éternellement, derrière la jeune femme, se dessinait le souvenir de Belle, de toutes les années qu’elle avait perdues, de tous les anniversaires qu’elle ne fêterait jamais à cause de lui. Ce n’était pas bon de rester trop proche d’un homme comme lui : il finissait irrémédiablement par trahir ses amis, ou tous ceux auxquels il s’attachait - ça avait commencé avec son jumeau, et définitivement, ceux-ci n’avaient guère été semblables. Ses paroles, de prime abord, pouvaient sembler agressives plus que de mesure, et en voyant l’air renfrogné de la blonde, Cibran les regretta pour une fraction de seconde ; avant de se rappeler que c’était mieux ainsi. Il était revenu ici pour elle, même pas dans le désir de voir sa famille ou de célébrer le Nouvel An avec les moldus, boire de l’alcool jusqu’à avoir une cuite ou se gaver de sucreries était bien le cadet de ses soucis. Trop longtemps il s’était reposé sur ses lauriers, il en avait conscience, au fond, et ça lui avait coûté : jamais plus il ne pourrait réparer les torts qu’il avait faits à Finnian, ou à Belle. Ou à beaucoup d’autres, sans doute, en restant assis au fond de son siège au Ministère, un verre de champagne à la main sans essayer de sauver qui que ce soit suite à la victoire de Voldemort : loi Bloodstream ou la Marque, il n’y avait pas à douter qu’il aurait adhéré à toutes ces choses si ça lui aurait permis de garder son poste - peut-être qu’aujourd’hui, son exil au fin fond de l’Irlande était pour le mieux. « Parler ? Tu peux pas être là pour parler ; si tu veux parler, je ne pense pas que les hiboux du fin fond de l’Irlande soient surveillés. » L’ironie d’Alice n’avait pas fait disparaître le ton critique de Cibran : l’un pour l’autre, ils n’étaient vraiment pas un cadeau, c’était sans doute ce qui compliquait tout. « Londres est un endroit dangereux, même ici. Il y a des Détraqueurs partout, que tu les vois ou non, c’est sans parler du reste. » Il grogna presque de dégoût, lui-même n’avait aucun plaisir à se retrouver ici : c’était comme si la vie était peu à peu aspirée, sans doute que les gens restant dans la capitale ne s’en rendaient plus compte, mais lui, il le sentait bien depuis son retour. Tout ce qu’il voulait, c’était repartir. Et qu’Alice reparte, aussi. Qu’est-ce qui pouvait bien justifier qu’elle se mette ainsi en danger ?


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MessageSujet: Re: (cibran, ev.) ☆ please leave a light on for me.   Dim 27 Avr - 14:55

Depuis la victoire de voldemort, Londres et plus largement le Royaume-Uni était à éviter. Alice le savait, elle n’était pas complètement folle. Etre une cracmolle, une moldue même, dans le monde des sorciers ne faisait pas d’elle une idiote. Elle savait ce qui se passait ici. Elle avait vu les exécutions publiques devant gringotts, le jour où elle avait perdu son fiancé. Elle était au courant pour le bannissement des nés-moldus, alors forcément, elle n’avait pas sa place ici. Cependant, elle était arrivée à un point où elle ne pouvait pas continuer simplement sa vie en France sans refaire un saut au Royaume-Uni pour parler à Cibran. Et oui, parler. Parce qu’il y avait des choses qu’elle jugeait nécessaires de dire de vive voix plutôt que sur une carte envoyée par un hibou au fin fond de l’Irlande sans jamais être sûre qu’il n’atteigne son destinataire. Évidemment, tant qu’elle était là, elle ne voyait pas pourquoi elle ne prendrait pas le temps de profiter des gâteaux et autres sucreries qu’on servait dans ce café. Ne jamais priver une femme enceinte de chocolat, de chantilly ou de toute autre chose bien caloriques mais terriblement réconfortantes. Elle n’était pas venue rien que pour ça, c’était évident, elle était venue pour des raisons qui dépassaient complètement Cibran. Sans doute qu’il était loin de se douter de ce qu’elle avait à lui annoncer et elle devait admettre que même elle, elle avait mit un certain temps avant d’admettre qu’elle était bel et bien enceinte de lui. Cette histoire avait semblée être sans importance. L’amourette de vacances, le bon temps qu’on prenait pour oublier le désespoir dans lequel on sombrait. Pas une histoire à long terme, rien qui présageait qu’ils avaient formé un semblant de famille. Un bébé, c’était un évènement heureux, qu’on fêtait avec les cotillons et le champagne, pour eux, il n’y avait rien à célébrer. C’était une erreur survenue au mauvais moment, au beau milieu d’une guerre que les mangemorts semblaient avoir remportée suite à la mort de d’harry potter. Ça n’empêchait qu’à ses yeux, cet enfant connaitrait des anniversaires heureux, des moments de joie et évidemment, ce serait mieux pour lui si son père était là pour lui apprendre à tirer dans un ballon. C’était bien pour ça, qu’elle voulait être sûre que Cibran connaisse l’existence de cet enfant qui grandissait au fond de ses entrailles. Quoi qu’il en pense, de toute façon, elle, elle ne pouvait pas faire marche arrière. « Je sais, bien-sûr que je sais que ce n’est pas l’endroit idéal. J’aurais pu simplement envoyer une lettre, mais je n’étais même pas sûre que tu la reçoives. » Il l’avait reçue puisqu’il était là, mais elle n’aurait pas été surprise si ça n’avait pas été le cas. Maintenant il était là et puisqu’il avait l’air pressé de retourner au fin fond de l’Irlande, autant parler vite. Elle laissa échapper un léger soupire avant de poser son regard sur lui, quelque peu hésitante. « Je suis enceinte. » Voilà qui était dit. Maintenant elle ne s’attendait pas à le voir danser de bonheur, elle ne savait même pas à quoi s’attendre, mais elle était venue pour ça, alors voilà qui était fait.
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MessageSujet: Re: (cibran, ev.) ☆ please leave a light on for me.   Mar 29 Avr - 21:37

Dans toutes les années qui composaient sa vie, Cibran n’avait jamais été un grand fêtard buvant de l’alcool à outrance en dansant sur des musiques plus variées les unes que les autres : sage, déterminé, il avait plutôt été tout l’inverse. À l’époque où son frère jumeau avait goûté à l’ivresse de l’amour, de la sangria ou d’une bonne cuite après une soirée arrosée, Cibran était toujours resté le nez plongé dans ses livres. Ambitieux à souhait, il avait réussi et pourtant, ce n’était pas la Victoire de Voldemort qui l’avait fait sauter de joie - ni même l’idée que pour arriver où il en était, le Seigneur des Ténèbres avait dû abattre sans sourciller un pauvre gamin de dix-sept ans. Cibran avait toujours vu Harry Potter comme un imprudent, quelqu’un qui n’avait pas soufflé assez de bougies ou célébré assez d’anniversaires pour avoir une quelconque expérience de la vie - du mal, à l’état pur. Pour le sorcier, la guerre avait été jouée d’avance, et seul son attachement pour Belle l’avait fait bouger de son siège confortable au Ministère. Attachement qui avait tout fait dérailler - aujourd’hui il tentait de se persuader qu’ils n’avaient même pas été amis, malgré les confidences qu’ils s’étaient faites - malgré la peine au fond de son coeur qui continuait de survivre, malgré tout. Avec la loi Bloodstream, Belle était devenue un obstacle à tout projet de Cibran - il avait été persuadé qu’elle recevrait la Marque et que tout pourrait s’arranger en fin de compte : plutôt que de courir en tant que fugitive traquée par le danger, elle aurait pu avoir une vie bien rangée, avec des surprises bien plus agréables qu’un raid de Mangemorts ou de rafleurs. Les choses s’étaient déroulées bien différemment : depuis, Cibran connaissait bien l’alcool et les fonds de verre, le désarroi et le désintérêt. Pourtant l’audacieuse invitation d’Alice l’avait fait bouger également : il se retrouvait ici, à vouloir ardemment la protéger, la repousser ou l’emmener ailleurs, l’éloigner de cette vie, cette ville qu’elle devait absolument fuir. Cet homme, qu’elle devait absolument fuir. Cibran n’était qu’un traitre, un menteur, quelqu’un sans remord. Il avait tué son frère. Il avait détruit Belle. Et les mots de la blonde firent l’effet d’une bombe, d’un énorme raz-de-marée s’écrasant sur lui. Son coeur manqua un battement, il baissa les yeux, le souffle coupé. C’était bien la première fois que les mots pouvaient lui manquer. « Enceinte ? » Articula-t-il, clignant des paupières et détachant chaque syllabe comme si elle lui était douloureuse. C’était sans doute le cas, ce sentiment cuisant au fond de ses tripes. « C-comment... ? » Il signa négativement de la tête, elle n’avait pas besoin de répondre à ça, il savait bien comment les enfants étaient faits - la famille n’était pourtant pas une grande spécialité de l’homme. Passant une main sur son visage, Cibran souffla longuement. « Tu es sure ? » Ça semblait être la phrase bateau que tout le monde prononçait à une annonce pareille, mais il n’avait rien d’autre à dire pour se donner le temps de retrouver contenance, savoir quoi dire. Savoir ce qui pourrait les aider tous les deux, dans cette situation.


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MessageSujet: Re: (cibran, ev.) ☆ please leave a light on for me.   Dim 4 Mai - 14:30

Alice avait toujours son avenir bien différemment de ce qui s’offrait à présent à elle. Elle avait été une enfant tellement désirée de la part de ses parents, elle n’était pas leur biologiquement parlant, mais ils l’avaient tellement voulue qu’il lui avait offert une vie parfaite. Elle avait soufflé chacune de ses bougies d’anniversaires dans les rires et la joie. Elle s’était sentie aimée et protégée en toutes circonstances. C’était sans doute pour ça qu’aujourd’hui, on pourrait aisément la considérer comme naïve. Parce qu’elle était devenue trop insouciante, au point même d’envoyer une invitation à Cibran après la victoire de Voldemort, en ignorant les risques qu’elle prenait en revenant sur le sol anglais. Elle savait que la mort d’Harry Potter avait eu de nombreuses conséquences sur le pays, tout comme elle en avait eu sur sa vie. Son fiancé était mort, il avait été exécuté en publique devant Gringotts, c’était avec lui qu’elle avait rêvé d’une vie bien rangée, c’était à lui qu’elle aurait voulu annoncer qu’elle était enceinte. Malgré l’affection qu’elle portait à Cibran, il était un ami, il ne pouvait être que ça, dans son cœur meurtri, c’était ce dont elle s’était convaincu durant les nombreux mois qui s’étaient écoulés depuis leur dernière rencontre. Elle n’imaginait pas que ce serait avec lui qu’elle allait fonder une famille. Ils n’allaient certainement pas faire la fête dans le but de célébrer cet événement à venir et elle ne savait même pas s’il serait là le jour-j, maintenant, c’était à lui de choisir ce qu’il voulait, elle avait fait son propre choix et elle n’allait pas le forcer à rester si ce n’était pas ce qu’il voulait. Ce serait mieux pour cet enfant, s’il avait son père dans sa vie, mais c’était trop compliqué pour qu’elle se permette d’imposer quoi que ce soit à Cibran. Cependant, elle s’était sentie obligée de le prévenir, peut-être un peu tard, mais le retrouver n’avait pas non plus était la plus simple des choses. Elle hocha lentement la tête alors qu’il répétait ce qu’elle venait de dire, puis, elle arqua un sourcil, il n’avait quand même pas besoin qu’elle lui explique comment c’était arrivé. Il était loin d’être idiot et elle n’avait pas souvenir que l’alcool ait pu lui faire oublier ce qu’ils avaient fait, là bas en Grèce. « Je ne suis pas aussi idiote que j’en ai l’air. J’ai vu mon fiancé se faire tuer à quelques rues d’ici. Si je n’étais pas sûre, je ne serais pas là. » Londres était une ville qui lui rappelait des souvenirs aussi douloureux que beaux, c’était presque de la torture d’être dans ces rues. Elle ne serait pas revenue sans raison concrète. Elle haussa les épaules avant de reprendre. « J’abuse carrément du chocolat et des gâteaux en ce moment, mais pas au point d’avoir autant grossi à cause de ça. » Elle mangeait pour deux, c’était un fait et souvent, elle mangeait trop de cochonneries et sucreries, mais ne c’était pas à cause de ça que son ventre s’était autant arrondit. Dans un léger soupire elle porta sa main à son ventre, dont elle pouvait aisément sentir les contours sous ses vêtements. Elle était bel et bien enceinte, il n’y avait pas à en douter et c’était lui le père, elle en était définitivement sûre et certaine.
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MessageSujet: Re: (cibran, ev.) ☆ please leave a light on for me.   Dim 11 Mai - 4:41

L’ambition avait toujours tant guidé la vie de Cibran dans ses moindres recoins, qu’il ne s’était jamais imaginé fonder une famille. La guerre n’y avait rien changé, quand bien même ça lui avait donné l’assurance plus ardente que jamais de ne pas avoir d’enfant ; avec la fermeture de Poudlard ils ne pourraient même plus bénéficier d’un quelconque enseignement, à moins qu’ils migrent vers la France, qui semblait pourtant être aujourd’hui terre inatteignable tant les frontières du pays étaient fermées. Les choses se précipitaient un peu trop depuis la mort de Harry Potter et ce pays-là, ce régime là qui menaçait constamment Alice de l’emprisonner, la marquer comme du bétail ou de l’exécuter sur la place publique en guise d’exemple, n’était sans doute pas le monde propice à la venue d’un enfant, quel qu’il soit. Si Cibran avait toujours cru qu’il s’en foutait bien si Voldemort venait à gagner, il voyait les choses sous un tout autre jour à présent ; il avait échoué avec Belle, la trahissant de la plus basse des façons, et il se devait de vivre avec ça au quotidien. Alice était son amie, il voyait en elle le reflet de Belle de bien des manières, quand bien même il ne s’octroyait pas le droit de se rapprocher sentimentalement d’elle comme il l’avait fait avec la jeune née-moldue à une époque. Le temps n’était plus à l’imprudence, et Cibran était bien décidé à aider Alice, quoiqu’il en coûte : au fond, cet enfant avait été conçu dans un effort commun, ils étaient donc bel et bien deux à devoir l’assumer, quand bien même la loi Bloodstream étaient censés les séparer. Mal à l’aise, tout ce que le sorcier trouva à faire dans un premier temps, c’est s’humecter les lèvres, passer une main sur son menton, la laissant grimper dans ses cheveux qu’il ébouriffa, dans un soupir. De nombreux hommes rêvaient sans doute d’être père un jour, c’était leur droit, mais Cibran n’était certainement pas prêt à donner une quelconque affection à qui que ce soit. Il avait répondu à l’invitation d’Alice, il ne pouvait donc pas reculer, il n’en avait de toute manière pas envie. « Tu m’as contacté pour quoi, alors ? » Il la regarda longuement dans les yeux, avant de prendre son courage à deux mains, pour venir cueillir la main de la jeune femme, la prendre dans la sienne comme pour capter son attention : ils étaient bien loin des provocations sur les sucreries et autres pâtisseries au sucre glace ou au chocolat à présent. « Tu veux qu’on fasse quoi ? » Leur relation pouvait être aussi compliquée qu’elle l’était, pleine de non-dits, d’une nuit au lendemain de laquelle il s’était enfui comme un malpropre, ils avaient besoin l’un de l’autre dans de telles circonstances. Financièrement, il pouvait l’aider, c’était la moindre des choses, tout autant qu’il pouvait cueillir quelques contacts pour lui construire une vie paisible en France, ou plus loin encore si elle le voulait. Il était cependant un alcoolique ces temps-ci, qui abusait des boissons alcoolisées diverses, et se réveillait toujours avec une affreuse cuite sans doute pas un modèle pour un quelconque enfant.


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MessageSujet: Re: (cibran, ev.) ☆ please leave a light on for me.   Mer 14 Mai - 23:20

Ce qu’Alice attendait concrètement de la part de Cibran, c’était un mystère même pour elle. Elle voulait lui dire, être sur qu’il sache qu’au fond de ses entrailles grandissait un enfant qui était également le sien. Au delà de ça, elle ne savait pas ce qu’elle voulait. Elle voulait le mieux pour son enfant c’était sûr. Le mieux c’était certainement d’avoir un père. Cependant, elle ne resterait pas là aux côtés de Cibran. Rapidement, elle allait rentrer chez elle en France, là où, indéniablement elle était bien plus en sécurité. La victoire de Voldemort n’avait encore que très peu d’incidence en France. Si des rafleurs passaient là bas, ils seraient bien peu avisés de tenter quoi que ce soit contre la fille du couple Vervier-Duval. Elle pouvait être traitée comme une traitresse en Angleterre ou comme une moins que rien qui n’avait pas la place dans le monde des sorciers, en France c’était différent. La famille Vervier-Duval avait le sang-pur et sur le sol Français, ils n’avaient aucun droit de toucher ne serait-ce qu’une mèche de ses cheveux. C’était du moins ce que ses parents disaient. Dans le fond, elle ne préférait même pas croisés ces imbéciles de rafleurs anglais quand elle se baladait dans les rues de Paris. Il n’empêche qu’à Paris au moins, elle ne pourrait pas être condamnée à un projet Live Bait ou une autre connerie du genre. Elle était plus en sécurité là-bas qu’ici et son enfant également. La fermeture de Poudlard laissait présager que de toute façon, son éducation magique se ferait en France. Mieux valait que ce soit le cas pour tout le reste. Elle n’allait certainement pas demander à Cibran de la suivre. Sa vie à lui était en Grande-Bretagne. Elle ne savait pas ce qu’ils pouvaient faire. Elle aurait peut-être dû y réfléchir, mais au lieu de ça, elle s’était noyée dans les sucreries, enchainant cupcakes au chocolat et pancakes à la chantilly sans se soucier des calories ; c’était après tout le cadet de ces soucis pour l’heure. La jeune femme pinça les lèvres avant de baisser les yeux, posant son regard sur la main du sorcier, venue rejoindre la sienne. Elle haussa légèrement les épaules. « Je suis juste venue te mettre au courant. » Elle laissa échapper un léger soupire avant de reposer le regard sur lui. « J’ai pensé qu’il était important que tu saches. » Il fallait bien qu’il sache que maintenant, à chaque année qui passerait il aurait un enfant qui célébrerait son anniversaire, soufflant les bougies de son gâteau, maintenant à lui de voir s’il voulait, s’il pouvait être là pour voir ça. « Je sais ce que je vais faire. Rentrer chez moi, en France pour être en sécurité. Mais, je ne sais pas ce qu’on peut faire. » Elle esquissa un léger sourire gêné, avant de baisser les yeux vers la table. « Tu as ta vie ici toi. » Il n y avait pas de on entre eux. Ils n’étaient après tout que des amis, ils n’avaient jamais rien construit de plus que ça, il ne pouvait pas abandonner sa vie pour elle et elle ne pouvait pas rester là pour lui. « C’est un crime ici de parler à quelqu’un comme moi, je me demande ce que le gouvernement anglais ferait d’un sorcier ayant osé faire un enfant avec une cracmolle. » Elle ne pu s’empêcher de lever les yeux au ciel, sidérée par ce que le gouvernement anglais faisait. Elle ne voulait rien imposé à Cibran et elle ne voulait pas non plus le mettre en anglais. Les lois Bloostream rendait sans doute les choses encore plus compliquées qu’elles ne l’étaient déjà.
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MessageSujet: Re: (cibran, ev.) ☆ please leave a light on for me.   Lun 9 Juin - 2:28

Dans sa famille, Cibran n’avait jamais représenté le grand-frère idéal, bien entendu, il venait aux anniversaires avec des beaux cadeaux, mais partait généralement bien rapidement pour retourner travailler. Aujourd’hui, il avait perdu son job confortable au Ministère ; il n’en aurait plus voulu de toute manière, avec toutes les choses qui s’y tramaient, ces histoires de disparition à Azkaban qui étaient, sans aucun doute, liées aux quelques dossiers que Cibran avait vu passer sur son bureau avant de partir. Il ne s’était irrémédiablement jamais imaginé comme un père, entretenir une relation amoureuse équilibrée et construite au point qu’il veuille construire une famille à son tour, une nouvelle génération de Oswald qui s’épanouirait en quelques enfants soufflant leurs bougies à chaque nouvelle année. Là, la situation était complètement différente, mais les conclusions arrivaient au même gouffre sans fin rempli de questionnements. Il savait que décemment, maintenant qu’Alice avait implanté la nouvelle à son esprit, il ne pouvait pas quitter cette table, quitter cette ville sans avoir tenté quoique ce soit. Sans avoir fait une promesse. La Victoire de Voldemort, la loi Bloodstream, tout ceci n’avait presque aucune place dans le cerveau du sorcier à l’instant précis, si bien qu’il en vint à froncer les sourcils lorsque la blonde en face de lui l’évoqua. « Bah, sans doute qu’ils ne me feraient rien à moi, je suis de sang-pur. Toi… » Il esquissa une légère grimace, avant de reprendre son sérieux, les yeux baissés pour lui aussi. « Y’avait pas de loi Bloodstream en Grèce, de toute manière. » Sa main toujours accrochée à celle d’Alice, il ne lâcha pas ses doigts, les observant longuement : il se souvenait encore des promesses qu’il avait faites à Belle, toutes celles qu’il n’avait pas respectées. Il voyait en Alice quelque chose, quelqu’un d’aussi fragile que Belle, que pouvait-il décemment faire ? Sortir de sa vie en courant semblait être une bonne chose, tant il était incapable de prévoir ce qu’il ferait demain, ou quelle cuite finirait par le tuer. « La… France semble être une bonne idée. De toute manière ma cabane en Irlande est trop petite. » Il eut un léger rire sarcastique, lui qui avait une maison londonienne trop grande qui prenait la poussière. « Je-je sais pas quoi faire, Alice. » C’était une première au fond, et Cibran en était même arrivé à baisser la voix, passer une main sur sa barbe de quelques jours. « Pourquoi tu me dis ça si tu n’attends rien de moi ? Je-je peux rien faire. Et je peux pas partir sans y penser. » Elle l’avait foutu dans une saleté de situation ; sans doute qu’elle n’y avait pas pensé. Il lâcha sa main, soupirant avant de se laisser tomber contre le dossier de sa chaise, croisant les bras. « J’vais avoir besoin de quelque chose de plus fort. » Il fit signe au serveur, l’alcool semblait une réponse adéquate à beaucoup de choses ces derniers temps, pour lui, chassant bien des démons.
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MessageSujet: Re: (cibran, ev.) ☆ please leave a light on for me.   Sam 28 Juin - 12:56

Alice détestait ce nouveau gouvernement, elle le maudissait pour tellement de raisons et elle faisait partie de ceux qui ne pouvaient absolument rien faire pour changer les choses. Elle n’était qu’une cracmolle, pire encore ce que la plupart des gens ignoraient, elle était une moldue. Elle était incapable de faire quoi que ce soit pour le monde de la magie, face à un sorcier, elle ne tiendrait pas plus de quelques secondes. Ici à Londres, elle était une brebis parmi les loups, même si elle était dans la partie moldue de la ville, si on lui tombait dessus, elle risquait des ennuis, simplement parce qu’à leurs yeux, elle n’était qu’une vermine. De la vermine qui osait adresser la parole à un sorcier de sang-pur, quelque chose qui représentait un crime pour les gens comme elle. Elle n’était plus en sécurité en Angleterre et pourtant, elle avait passé tellement d’années de sa vie dans ce pays. Elle s’y était attachée, elle y avait travaillé, elle y avait rencontré l’amour et maintenant, elle frissonnait rien qu’en traversant des rues qu’elle connaissait pourtant par cœur. Ils avaient tués son fiancé, ils en feraient de même avec elle s’il la voyait là à cette table en train de discuter avec un Oswald. Il était un sorcier de sang-pur, ainsi, il encourrait forcément moins de risque qu’elle, pourtant, c’était bien les noms de deux familles de sang-pur françaises qu’elle portait. Elle laissa échapper un léger soupire. « Forcément, mon nom ne change pas grand-chose à ce que je suis au final. » Elle haussa légèrement les épaules, c’était un constat qu’elle avait tiré bien avant ça. Elle ne serait toujours qu’une cracmolle pour le gouvernement. « Je ne suis pas sûre qu’ils s’intéressent vraiment au lieu de conception. » Il était bien vrai que là où cet enfant avait été conçu, le gouvernement n’avait pas de lois les interdisant de faire quoi que ce soit ensemble, cependant, elle se doutait bien que les monstres régissant à présent le Royaume-Uni n’en auraient que faire. « Fais attention, tu es un sorcier de sang-pur et tu n’as pas un grand manoir plein de richesse, ils pourraient t’arrêter pour ça. » Un léger sourire ironique se dessina sur le visage de la jeune femme. Bien qu’ironiques ses paroles pourraient presque avoir du vrai, il semblait que le ministère de la magie inventait vraiment tout et n’importe quoi pour enfermer un peu n’importe qui à Azkaban. Elle ne savait pas jusqu’où ils pourraient aller mais pou l’heure rien ne semblait pouvoir les arrêter, l’Angleterre n’était définitivement pas au bout de ses peines. « Je suis d’avis que tu devais savoir, c’est ton bébé et je ne pouvais pas juste ignorer ça. » Il avait le droit de savoir qu’il avait un enfant, ça avait semblé être une obligation pour elle que de l’avertir, elle préférait qu’il soit au courant avant que leur enfant ne naisse plutôt que dans dix ans lors d’une rencontre dans le plus grand des hasards. Elle imita son geste, croisant les bras sur sa poitrine alors qu’il venait d’appeler le serveur, sans doute qu’elle en profiterait pour reprendre quelque chose de bien calorique puis qu’elle, elle ne pouvait rien résoudre en ingurgitant de l’alcool. « Je suis désolée. » Elle laissa échapper un léger soupire avant de baisser les yeux vers la table. Elle avait sûrement commis une erreur  en venant lui annoncer cette nouvelle, il aurait peut-être préféré ne jamais savoir ; il fallait croire qu’elle n’avait que des principes complètement débiles. Elle était une idiote qui n’avait sûrement pas assez réfléchi à la situation avant de reposer les pieds en Angleterre.
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MessageSujet: Re: (cibran, ev.) ☆ please leave a light on for me.   Sam 5 Juil - 1:54

De ses yeux, incrédule, il observait Alice à l’autre bout de la table : la jeune femme avait réussi à le destituer de tous ses moyens en quelques paroles, quelques actes qu’il ne saisissait pas vraiment. Elle était venue ici. Pour lui annoncer qu’elle était enceinte. Mais elle n’attendait rien de lui. Que pouvait-il dire ? Lui répondre qu’il voulait assumer son rôle de père jusqu’au bout, quoiqu’il en coûte ? Il ne pouvait cependant pas, ça coûterait plus à Alice qu’à lui qu’il fasse les choses ainsi : ce serait elle qui serait accusée d’avoir amené cet enfant illégitime au monde, ce serait elle qui serait la vermine dans leur histoire – et lui, encore une fois, comme avec Belle, il ne ferait soit que détourner le regard, soit se dire que les choses finiraient par se tasser. Rien ne s’était tassé pour Belle, elle avait fini folle au fin fond d’Azkaban, elle était sans doute morte à l’heure actuelle, et il n’y avait plus qu’en cette basse terre, son âme pour peser sur les épaules de Cibran. Pouvait-il faire une telle chose à Alice ? Certainement pas. Ni à elle, ni à ce bébé. Ni à leur passé, aussi éphémère eut il été. Baissant les yeux, Cibran pinça les lèvres, incapable de trouver le moindre mot à dire, encore une fois, depuis de longues secondes déjà : il ne pouvait certainement pas la haïr pour ce qu’elle venait de faire, ni pour la nuit qu’ils avaient passée ensemble, ç’avait été un commun accord après tout, même s’il était suivi par des complications qu’aucun des deux n’avait pu prévoir. « Oui, oui c’est mon bébé, mais pourquoi tu me l’as dit ? De nous deux, qui est le perdant, Alice ? Je ne pourrai jamais le voir sans que ça ne te condamne à de la prison, ou pire ; d’autant plus que tu n’attends visiblement rien – je suis censé faire quoi à la fin ? » Il avait persiflé entre ses lèvres en faisant tout son possible pour maîtriser le ton de sa voix. Soufflant à nouveau, Cibran lissa les traits de son front, du bout des doigts ; il avait presque le sentiment qu’une fièvre commençait à lui monter aux oreilles, et qu’il allait finir par faire un malaise tant la situation avait l’air inextricable. « Pourquoi ? Pourquoi faut que ça arrive, alors qu’on…- » Qu’il ne savait quoi, au fond. Ne s’aimaient pas ? Alice le poursuivait depuis la Grèce, et c’était bel et bien une fuite en avant qui l’avait éloigné d’elle – Alice lui rappelait la douceur de Belle, cet éclat de vie qu’il avait connu avec elle. Alice. Alice ne lui demandait rien, alors qu’y’avait-il à débattre ? Finalement, voyant que le serveur n’était toujours pas venu, Cibran soupira, tirant quelques billets de sa poche. « J’ai besoin de prendre l’air. Et tu ne devrais pas rester trop longtemps au même endroit. Tu ne vas pas rentrer ce soir, je parie, tu sais où dormir ? » Lui non plus ne retournerait pas en Irlande ce soir, de toute manière, quand bien même il aurait tôt fait de disparaître à nouveau de la surface de la terre, pour ainsi se faire oublier, et espérer oublier ce qu’il venait d’apprendre. Laisser tout ça derrière lui.
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MessageSujet: Re: (cibran, ev.) ☆ please leave a light on for me.   Dim 10 Aoû - 21:06

Peut-être était-ce une erreur que d’avoir choisi de dire à Cibran qu’elle était enceinte. Pourtant, ça lui avait semblé être la meilleure à faire. Pour elle ça l’était, parce qu’elle avait ça sur la conscience et qu’elle avait l’impression que ce n’était définitivement pas quelque chose qu’elle gardait pour elle. Elle avait le sentiment qu’elle devait lui dire que c’était de son devoir de l’invertir. Maintenant, elle réalisait que ça avait quelque chose d’égoïste. Elle ne pouvait pas lui demander de tout plaquer pour venir avec lui en France et elle ne pouvait pas rester en Angleterre. Ils étaient dans une impasse et c’était elle qui avait mit Cibran là-dedans. Au fond, ne rien dire aurait peut-être été égoïste aussi, la guerre allait se terminer, elle essayait de s’en persuader un peu plus chaque jours, et quand ça viendrait enfin, s’il apprenait seulement là qu’il était père, est-ce qu’il ne lui en voudrait pas pur avoir gardé ça pour elle ? Elle n’en savait rien et elle ne le saurait jamais parce que ce qui était fait était fait. Maintenant, il avait connaissance de cet enfant qui grandissait dans ses entrailles, de ce petit être dont il était le père et à moins d’un sortilège d’amnésie, il n’allait pas oublier cette nouvelle si rapidement. « Je suis désolée. » Les yeux baissés sur la table, elle n’osait même plus reposer son regard sur le sorcier. « Je pensais que … » Elle laissa échapper un léger soupire. « Je suppose que je devrais juste arrêter de penser, ça ne me réussi pas. » Ces derniers temps c’était compliqué de réfléchir avec l’esprit particulièrement clair, elle était soumises aux hormones ce qui ne la réussissait pas des masses et ce qui aurait facilement pu la faire pleurer en cet instant. Cependant, se mordant la lèvre inférieure, elle tenait bon, elle irait s’effondrer en sanglot plus loin, quand elle serait toute seule. Pourquoi est-ce que ça arrive ? Elle avait bien une réponse à ça, après tout, ils savaient tous les deux comment faire un bébé. Cependant, elle ne répondit rien, il n’avait pas terminé sa phrase et elle savait que la question concernait autre chose. De toute évidence, ce n’était pas le moment idéal pour avoir un enfant et ce n’était pas comme s’ils étaient un couple soudé pour qui avoir un enfant représenté la chose la plus merveilleuse au monde. Certes, elle se réjouissait de la venue de cet enfant, mais le fait été que de base, il n’était pas désiré. Enfin, elle releva les yeux vers son interlocuteur, les pupilles brillantes, sous les larmes naissant au coin de ses yeux. « Non, je reste encore quelques jours, je suis installée dans un hôtel. Je ne peux pas voyager aussi rapidement que les gens comme toi. » Elle entendait bien-sûr sorcier, mais ce n’était pas forcément le mot à prononcer dans un café moldu. Elle aurait aimé pouvoir transplaner, ça aurait rendu les choses beaucoup plus simple, elle aurait de toute façon, aimé être une sorcière, ainsi sa vie aurait été bien plus évidente, surtout sous cette guerre.
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MessageSujet: Re: (cibran, ev.) ☆ please leave a light on for me.   Dim 14 Sep - 3:59

Des jumeaux Oswald, Finnian avait toujours représenté le sentimental ; charismatique, sociable. Disponible. Il avait été le premier à faire tomber Belle amoureuse, et Cibran n’avait toujours représenté qu’un substitut de l’amour qu’elle avait perdu à la mort de celui-ci. Qu’un vague reflet de son propre frère, voilà ce qu’il était : plus sec, plus distant, masqué d’une froideur de marbre. Cibran Oswald n’était pas à la hauteur de son frère, bien évidemment, et jamais ne pourrait prétendre l’être : c’était bien pour ça qu’il préférait vivre reclus au fin fond d’une baraque en Irlande plutôt que de déployer le blason de la liberté sorcière afin de défendre les droits de chacun dans cette guerre sans fin. Il n’était tout simplement pas fait comme ça ; il était forgé dans une platine glaciale, qui jamais ne s’userait, mais jamais ne se changerait en or pure non plus. Alice le savait sans doute, c’était probablement pour ça qu’elle commettait tout autant de pas en arrière pour le repousser, que de pas en avant dans les révélations qu’elle venait de lui faire : évidemment, qui pourrait bien l’imaginer, lui, en père de famille ? Il semblait évident, dans l’ordre logique des choses, que n’importe qui puisse préférer ne jamais mêler un Oswald à des histoires de parenté. Du moins, dans ceux qui restaient. La gorge sèche suite à la révélation de sa vis-à-vis, Cibran fuyait son regard, peu désireux de lire ce qu’il ne voulait pas décrypter, tout au fond des prunelles de la jeune femme. Elle venait de lui annoncer qu’il allait être père ; sans doute aurait-elle volontiers ajouté qu’elle aurait préféré que ce soit un autre homme que lui, qui amène des enfants dans son existence. La destinée était une belle hypocrite, qui venait de creuser un immense fossé infranchissable entre eux : ils auraient pu ne jamais se revoir - mais non, ils se revoyaient, simplement pour mieux se repousser l’un l’autre. Se décevoir, sans doute : peut-être Alice s’était-elle attendu à voir Cibran défendre ses droits de père, lutter contre le refus catégorique qu’elle venait d’afficher quant à mêler leurs vies ensemble. Il n’en faisait rien : amener Alice dans sa vie serait la mettre en danger - entrer dans l’existence de la jeune femme lui semblait impossible. Impossible pour il ne savait quelle raison ; à croire qu’il préférait largement picoler dans sa petite cabane en temps de guerre, plutôt que de tenter de se construire une réelle existence. Il ne méritait de toute manière pas de connaître de telles choses, alors qu’il avait arraché ce droit à Finnian, son propre frère. A Belle, qu’il avait aimée. A d’autres gens sans doute, quand il n’avait pas daigné lever son cul de sa chaise bien confortable lorsque la guerre venait tout juste de commencer. Les yeux bas, il ne chercha pas à relancer les paroles d’Alice ; parce que oui, peut-être aurait-il mieux valu qu’elle ne pense pas ; qu’elle se contente de tracer son chemin sans penser à lui, aux potentiels états d’âme qu’elle pensait avoir décelé en lui. Il soupira, bras croisés sur sa poitrine. Il avait entendu la voix de la jeune femme chevroter, hésiter : il n’avait pourtant pas fait le moindre geste pour la consoler en quoique ce soit - Cibran était un lâche, incapable même de soutenir le regard de la jeune femme, de peur d’y déceler cette même haine qu’il ressentait envers lui-même. « On devrait partir, alors. » Sans plus de cérémonie qu’une main, glissant le long de son visage dans un soupir fatigué, Cibran déposa quelques billets moldus sur la table, avant de faire signe à la jeune femme, le regard cependant toujours fuyant à l’extrême. « Je te raccompagne, ça vaut mieux comme ça. » Brûlait en lui l’intention de proposer un abri plus sûr pour Alice afin de passer la nuit tranquille ; il avait protégé son habitation de multiples incantations à même d’éloigner tout potentiel danger. Elle y serait plus en sécurité que dans un hôtel ; il le savait, il le savait et pourtant, les mots n’osaient pas passer ses lèvres.
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