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 (event, tracey) destiny calls

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≡ ton pseudo : MARY-W. +marie.
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≡ date d'arrivée : 03/03/2013
≡ tes points : 150 points.
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≡ ton avatar : eleanor tomlinson.
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≡ âge du perso : vingt-six ans.
≡ amoureusement : mariée, techniquement, même si elle ne semble plus en porter le nom.
≡ son emploi : auparavant, elle travaillait à la ménagerie magique, désormais, elle est une fugitive.
≡ statut de sang : c'est une sorcière de sang-pur, d'ces sang-pur qu'on estime traitres pour ne pas se croire au-dessus des autres.
≡ sa maison : elle était chez les gryffondor; elle n'a pourtant jamais cru en son courage.
≡ sa baguette : baguette en bois de cyprès, avec une plume de phénix pour cœur, elle est spécialisée en métamorphose, et mesure approximativement vingt-sept centimètres.
≡ son patronus : il prenait la forme d'un geai, mais désormais elle ne peut plus en produire. rien d'autre qu'un vague amas argenté.
≡ son amortencia : la potion a toujours eu la senteur du grand air, un parfum d'ébène au creux de ses cheveux et du vieux bois.
MessageSujet: (event, tracey) destiny calls   Sam 12 Avr - 17:50

Aujourd’hui, était un grand événement : le sourire aux lèvres, la jeune femme ne parvenait pas à détacher son regard de la petite image en noir et blanc qu’elle avait dans sa main : elle avait eu du mal à deviner tout ce que le médecin lui avait montré. Les pieds, les mains, la tête de son bébé, mais maintenant, c’était comme si elle lisait à travers une eau transparente : évidemment, elle voyait tout, il s’agissait après tout, de son propre enfant. Elle avait toujours cru qu’elle connaîtrait ce genre de joie à deux, qu’elle aurait avec elle, son fiancé, Daniel, pour la soutenir dans ces moments-là : seulement, elle l’avait perdu, et tout ce qu’elle pouvait faire, c’était célébrer toute seule. Et non pas avec de l’alcool, bien évidemment. Ni même avec des chocolats, ou en se prélassant tranquillement : les Oswald-Appleby lui avaient donné une chance de trouver un travail pour subvenir à ses besoins, et elle se devait de ne pas les décevoir. Au fond, ils avaient déjà été assez sympathiques et cléments pour la laisser aller faire l'échographie, quand bien même ils n’avaient pas cherché à comprendre ce que cela pouvait signifier : l’elfe de maison prendrait la relève de tout ce qu’elle ne ferait pas, ce jour-là, avaient-ils conclu. En échange, elle avait tenu à faire quelques emplettes pour eux, forcément accomplir ces tâches ingrates qu’ils n’avaient que peu de temps à consacrer : elle devait ainsi se rendre de toute urgence sur le Chemin de Traverse, acheter quelques concoctions auxquelles elle ne connaissait rien, chez l’Apothicaire, puis elle devrait aller chercher la robe de soirée de Mrs Oswald-Appleby chez le plus fin habilleur de tout le Chemin de Traverse : le Jour J du mariage entre son fils et Ariane approchait de plus en plus, ne cessait-elle de répéter à son mari, quand la rousse prêtait l’oreille, et elle avait déjà compris qu’il fallait que tout soit parfait. On ne peut plus parfait, même. Il semblait que c’était quelque chose d’important pour la famille, et que déjà, les invitations avaient été répandues à travers tout le pays : la rousse avait passé quelques temps à fourrer des bouts de parchemin dans des enveloppes, à les attacher à la patte de chouettes et hiboux qui s’en étaient donnés à coeur joie pour lui mordre les doigts. Le mariage était une perspective bien loin pour elle, mais elle s’en fichait presque, en de telles circonstances : Ariane était une fille douce, gentille, belle et parfaite, elle méritait ce qui lui arrivait, c’était dans la nature des choses, dans les droits des grandes familles de sorciers de perpétrer leurs héritages si importants. Elle arrivait presque aux abords du Chaudron Baveur, rajustant sur ses épaules, ce qui lui servait de veste, lorsqu’elle bouscula brusquement quelqu’un, lâchant toutes ses affaires, dont la photographie de son échographie, son sac, et tous les achats qu’elle avait déjà faits dans l’idée de préparer le grand festin de la fête à venir chez les Oswald-Appleby. Une catastrophe, en somme. Pendant un instant, elle dévisagea la brune qui s’était arrêtée, avant de brusquement baisser les yeux, se reprenant : « Désolée, je suis désolée. Je n’ai pas regardé, vous n’avez rien ? » Il n’était pas dans ses habitues d’être si négligente, et il valait mieux que personne n’ait à se plaindre de ses services, elle avait donc pris l’habitude de ravaler ses paroles, s’excuser, comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. Et déjà, elle ramassait ses affaires, les affaires de l’autre fille, à toute vitesse, comme si ça pouvait lui permettre de remonter le temps.

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MessageSujet: Re: (event, tracey) destiny calls   Dim 13 Avr - 0:29

Ce jour là j'avais décidé de traîner un peu dans les environs du pub où j'ai tout de même travaillé pendant de longs mois. Il s'agissait là de ma première vraie expérience professionnelle et ma foi, ça aurait pu être pire. L'ambiance était souvent à la fête et même si mon boulot consistait à servir des boissons à des soiffards dont l'haleine était sensiblement imbibée par l'alcool, j'aurais pu tomber pire. Il y avait toujours quelque chose à célébrer, la joie et les rires étaient au rendez-vous. En passant devant le pub toujours bondé, je ressentis une pointe de nostalgie. J'avais l'impression d'avoir vécu tout ça dans une autre vie et pourtant, j'avais quitté l'endroit il n'y a même pas quinze jours. J'avais tenu l'imposture autant que possible, excellant dans le postiche et le déguisement. Si certains avaient remarqué quelque bizarrerie, d'autres en revanche n'y avaient vu que du feu. Quoiqu'il en soit, mon boulot ne consistait désormais plus à servir l'apéritif à des clients venus en famille ou entre amis, les gens avec qui je travaillais désormais n'avaient rien d'amical. En effet, mes nouveaux employeurs étaient des personnes qui avaient gagné en pouvoir et en puissance après la mort d'Harry Potter, faisant du monde magique britannique un véritable enfer. Que l'on soit né-moldu ou encore ancien partisan de l'ordre du phénix, il ne faisait plus bon y vivre, ces fichues lois Bloodstream pouvaient en témoigner, engendrant dans la capitale une véritable ségrégation qui perdurait encore. Pour beaucoup, se voir offrir un tel emploi était un honneur mais il ne fallait pas se leurrer, ce n'était en rien un cadeau. Mes collègues n'étaient vraiment pas du genre à souhaiter les anniversaires ni même d'allumer une bougie en l'honneur de ce qui avaient pris de l'âge, et même s'ils étaient plutôt branchés cocktails et robes de soirée, ils ne respiraient vraiment pas la joie de vivre, loin de là. Je soupirai longuement, avant de décider de ne pas trop m'attarder. Je n'avais pas grand-chose aujourd'hui, ce qui était plutôt un événement quand on prenait en considération les horaires déments que l'on m'imposait, ce qui pouvait s'apparenter ou de loin à de l'esclavagisme. En effet, ils n'avaient aucun égard, aucune pitié envers les gens comme moi et malheureusement, ce n'était pas une blague ou alors elle était de très mauvais goût. Perdue dans mes pensées, je ne regardais pas vraiment où j'allais, je ne faisais pas attention à tous ces gens qu'il y avait autour, pour moi, le monde n'existait plus. Je fus toutefois arrêtée par un passant moldu qui me demandait son chemin parce qu'il ne savait pas lire une carte. Après quelques explications plutôt foireuses – n'étant pas native de Londres, je ne connaissais dès lors pas les menus recoins de la ville – je me remis en marche, slalomant entre les passants. Je fus soudain heurtée de plein fouet par une une femme rousse. Je m'apprêtais à rouspéter, comme toujours, mais elle commença par se confondre en excuses. Je vis alors qu'elle était enceinte jusqu'aux yeux. Ce constat suffit à me faire ravaler ma colère et je me baissai à mon tour pour l'aider à ramasser ses affaires. « Tenez, vous avez perdu ça. » lui dis-je en tendant une photo – une échographie, pouvait-on en déduire d'après son ventre plutôt rebondi. « C'est plutôt à vous qu'il faut poser la question, vous n'avez rien, au moins ? » Vu la violence du choc, il se pouvait que le bébé n'apprécie pas la plaisanterie. « Non mais sérieusement, quelle idée a-t-on de laisser une femme enceinte porter autant de choses? »  surtout à un stade aussi avancé de sa grossesse, pensai-je en mon for intérieur. Ce qui me frappa davantage, c'était que cette femme m'avait l'air familier, j'étais persuadée de l'avoir déjà croisée une fois, mais où ? « Excusez-moi, mais j'ai l'impression que je vous ai déjà vue quelque part, le problème c'est que je ne sais plus où. » Elle allait sûrement me prendre pour une illuminée, mais bon, j'avais l'habitude qu'on me prenne pour une folle, surtout ces temps-ci d'autant plus que je n'avais plus l'esprit très clair, je croyais voir des choses qui au final n'existaient pas réellement, ça pouvait très bien être le cas une fois encore.
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MessageSujet: Re: (event, tracey) destiny calls   Dim 13 Avr - 12:03

Ces derniers temps, la vie était loin d’être à la fête : c’était à croire que la mort de Harry Potter et la victoire de Lord Voldemort avaient semé la tristesse dans les moindres recoins de la ville. La rousse ne savait pas pourquoi, au fond, les choses se déroulaient pour le mieux à l’heure actuelle : les affaires semblaient bien tourner, si bien que l’Angleterre n’avait plus besoin de l’aide de ces russes ingrats, ce qui n’était pas plus mal, selon son humble avis de née-moldue. Et grâce à la générosité de la famille Oswald-Appleby, sa vie à elle s’améliorait grandement : au moins, elle n’avait plus besoin de se goinfrer de sucreries et de chocolat (à défaut de pouvoir se prendre une cuite avec de l’alcool) pour se remettre de la mort de son fiancé : peu à peu, elle se retapait, et c’était mieux pour son bébé, ainsi que pour son travail. Les boissons fortes n’avaient jamais tiré le meilleur d’elle de toute manière : il n’y avait qu’à se souvenir de la manière dont elle se comportait lors des cérémonies et événements moldus lorsqu’elle avait un peu trop bu. La majorité ne l’avait pas rendue plus sage, ou moins sensible à l’alcool, au fond, et ses anniversaires s’apparentaient parfois à des jours dont elle n’avait que peu de souvenirs. Heureusement que ses services chez les Oswald-Appleby lui donnaient un sens à sa vie ; elle ne tenait donc pas à perdre ce travail, cette vocation pour le restant des années qu’elle avait à vivre. Sourire aux lèvres, elle s’escrimait donc à minimiser l’incident qui venait de tout perturber dans sa journée réglée comme du papier à musique : les rencontres fortuites avaient beau être un véritable amusement, la jeune femme n’avait pas de temps à perdre pour autant. « Merci. » N’oublia-t-elle pas d’articuler en reprenant la photo de l’échographie que lui tendait la brune : la naissance de sa fille serait un de ces heureux événements dans sa vie, tout comme son service chez les Oswald-Appleby, elle comptait bien en garder une trace, et cette petite photo représentait déjà beaucoup. Et puis tout dérailla bien vite, les paroles de la jeune femme dépassèrent sans doute ses pensées, et tout ce que la rousse trouva à faire, c’est stopper ses gestes en lui lançant un regard direct. Presque foudroyant, avant qu’elle ne se reprenne. Critiquait-elle ce qu’elle faisait pour la famille qu’elle servait ? Ou critiquait-elle la famille elle-même ? Au fond, elle aurait toujours pu être plus organisée, histoire d’avoir moins à porter, ou même avoir évité le rendez-vous de l’échographie pour ne pas perdre beaucoup trop de temps dans sa journée. Mais qui pouvait être cette inconnue pour juger de la sorte l’honorable famille des Oswald-Appleby ? Tout ce qui vint à la jeune femme, fut un rire nerveux, aux éclats, presque ridicule ; elle préférait réagir comme si la brune lui faisait une bonne blague, très amusante. « Autant de choses, ce n’est pas grand chose voyons. Il y a une grande fête qui se prépare, je dois faire les choses bien.» Elle avait pris sur elle d’avoir un ton poli et aimable, comme si c’était la chose la plus logique : elle aurait pu dire que son travail à la maison était déjà beaucoup plus épuisant qu’une journée à l’extérieur, mais ce serait se plaindre, et il ne fallait pas. Elle était assez chanceuse, malgré la loi Bloodstream, d’être en contact avec le monde de la magie, elle n’allait pas se plaindre, quand même ! Finalement elle se releva difficilement, une fois toutes ses affaires ramassées : la brune en avait pris quelques unes également, tant et si bien que la rousse n’osait pas lui demander de les lui rendre, quand bien même ce serait la logique même ! « Ehm... je ne crois pas que nous nous connaissions. Je... » Elle aurait voulu partir, mais encore, l’inconnue la retenait parce qu’elle avait de ses affaires, et la jeune sorcière se retrouvait déchirée entre le besoin de partir pour poursuivre ses tâches au plus vite, et rester rien que par politesse. « Je suis Alayne, peut-être que ça peut vous aider. Et vous ? » Il était évident que la jeune femme n’avait pas l’habitude de faire la conversation, aussi loin qu’elle s’en souvienne, elle n’avait jamais eu beaucoup d’amis - ce qui était une chose normale, à Poudlard, elle avait été une née-moldue après tout.

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MessageSujet: Re: (event, tracey) destiny calls   Dim 13 Avr - 22:39

Le tact n'avait jamais vraiment fait partie de mes qualités. Je ne faisais jamais de cadeau aux personnes à qui je donnais mon avis. Je n'épargnais personne, la sentence était sans appel, aussi affûtée qu'une lame de rasoir. On pouvait même croire que je leur faisais leur fête. Pourtant, je n'étais pas méchante, tout du moins, je ne pensais pas l'être. C'était juste que la délicatesse ce n'était pas mon fort. Je n'étais clairement pas le genre de personne à proposer gentiment de discuter autour d'un chocolat chaud et d'une assiette de petits gâteaux, ou d'offrir des sucreries afin de remonter le moral des troupes, ça non. Le pire, c'était sans doute que je me comportais exactement de la même façon avec tout le monde, que ce soit avec la famille - Abby en avait déjà fait les frais -, les amis ou même d'illustres inconnus, comme la fille que je venais de bousculer. Suite à ma remarque, en toute logique, elle m'envoya bouler. Certes, elle restait polie mais je n'étais pas une imbécile non plus, j'avais bien deviné que j'avais touché une corde sensible, même sans le faire exprès. Je lui adressai un sourire crispé tandis que je me rendais compte de la gaffe que je venais de faire, j'avais clairement manqué une occasion de me taire. Mais bon, je ne serais pas Tracey Davis si je n'ouvrais pas ma gueule à tout bout de champ, non ? Encore que je m'étais considérablement calmée depuis la victoire de Lord Voldemort, j'avais tâché de rester discrète autant que faire se peut, au point même que je n'avais pas réellement été en contact avec le monde magique ces derniers mois. Puisque l'on m'avait posé la Marque, j'avais tout à gagner en me faisant toute petite. Malgré tout, il restaient des choses qui me révoltaient et qui à mon sens n'avaient rien d'un amusement. Je ne pouvais pas concevoir qu'on puisse envoyer une femme enceinte faire des emplettes aux quatre coins de la ville pour préparer je ne sais quel festin. Enfin, elle acceptait plutôt bien la situation, ce qui m'intrigua. Il était pourtant évident qu'une femme pouvait accoucher prématurément si jamais elle était trop stressée et pas assez reposée. Néanmoins, je ne fis aucune autre réflexion sur le sujet, gardant pour une fois mon avis pour moi. « Alors j'espère que votre banquet sera réussi. » L'incident était clos, tout du moins, je l'espérais. Je lui rendis ses dernières affaires, outre l'échographie que je lui avais rendu en premier. Je trouvais ça fou que les gens pensent encore à faire des bébés alors que le monde magique sombrait dans le chaos. Quelque part, j'enviais cette femme, elle n'avait sans doute pas à se préoccuper d'autres choses que cette fête qui se préparait. Je soupirai lourdement. Avec tout ça, je ne me rappelais toujours pas où j'avais pu la croiser. Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait, mais en ce moment j'étais extrêmement confuse, j'en perdais parfois mon latin. « Je euh... » commençai-je tout naturellement, puis soudain, ce fut le gros blanc. Pas moyen de me rappeler ce que j'avais voulu dire, ni même ce que la fille venait de dire, d'ailleurs. Encore une fois, je perdais la tête. J'étais dans le flou le plus total, je flottais dans le néant. « Bon sang. » marmonnai-je entre mes dents, maudissant mes idées qui se faisaient la malle dans la joie et la bonne humeur. Quoiqu'il en soit, ça ne me faisait pas rire du tout. Je toisais l'inconnue avec méfiance. Tout à coup, elle me paraissait vraiment louche. Je secouai la tête comme pour reprendre conscience. Ça ne tournait vraiment pas rond. « Moi c'est Mélissande. » répondis-je finalement tout en reprenant mes esprits. Suffisamment en tout cas pour reprendre mes vieux réflexes et utiliser le nom d'emprunt que je portais pendant la guerre. Tout me semblait tellement loin à présent, j'avais l'impression que des années étaient passées et pourtant, ce n'était l'affaire que de quelques mois.
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MessageSujet: Re: (event, tracey) destiny calls   Lun 14 Avr - 23:25

La victoire de Voldemort avait changé beaucoup de choses au quotidien dans le monde magique : de quelle manière, la jeune femme n’en savait rien, mais elle entendait souvent les Oswald-Appleby parler de sujets très importants, et les fêtes et autres festins qui se multipliaient chez eux devaient être synonymes de beaucoup de bonnes choses à célébrer. Sans parler du mariage qui s’organisait - et pour lequel Mrs Oswald-Appleby avait réussi à trouver la robe de soirée parfaite. A n’en pas douter, cette mère exemplaire était très heureuse de voir son fils épouser le parti idéal, cette douce et parfaite sorcière de sang-pur qui, pour sûr, garantirait à la lignée des Oswald-Appleby un bel héritage. La seule ombre au tableau, c’étaient ces histoires d’attentats contre les gens du Ministère, ainsi que les déboires politiques qui découlaient de la séparation entre la Russie et l’Angleterre : encore des choses que Blodwyn avait entendues, alors qu’elle avait eues les mains plongées dans une pâte à gâteau ou quelque chose du genre un après-midi parmi tant d’autres. Elle n’était, évidemment, qu’une née-moldue, pas assez qualifiée pour comprendre quoique ce soit des affaires politiques du pays et sans doute que si la famille savait qu’elle s’occupait à écouter leurs conversations, ils ne seraient pas tant que ça satisfaits de son travail. Ils ne le seraient pas non plus si elle rentrait en retard, et prenait du retard dans la préparation du banquet : elle avait beau ne pas avoir des années d’expérience dans le domaine, elle savait bien que tout ça demandait du temps - de précieuses minutes et heures qu’elle ne pouvait pas perdre à bavarder, ici. Selon la Loi Bloodstream, il n’était pas du ressort des nés-moldus de bavasser et discuter, et mieux valait qu’elle ne manque pas à ses devoirs, elle n’avait pas vraiment envie de finir à Azkaban, ou victime de ces sombres histoires qui entouraient le projet Live Bait. Malgré tout, la sorcière put remarquer que son interlocutrice ne semblait pas au meilleur de sa forme - peut-être était-ce pour ça qu’elles s’étaient bousculées, et que la brune avait eu des paroles aussi inconsidérées. Pendant un instant, Alayne s’en inquiéta, avant de conclure que la jeune femme avait dû un peu trop pousser sur la boisson, ou quelque chose du genre. L’alcool, un véritable fléau, qui prenait beaucoup le fils des Oswald-Appleby, à la grande surprise d’Alayne : il avait la vie rêvée après tout - il en avait pourtant essuyées, des cuites terribles depuis qu’elle était au service de sa famille. « Mélissandre, enchantée. » Enchaîna-t-elle dans un sourire poli, calant chacune de ses affaires dans ses bras. « Vous êtes sure que vous allez bien ? Vous avez bu ? Je veux dire... vous avez peut-être pris un coup à la tête. » Les paroles de la brune étaient assez lentes, et elle avait bien marmonné toute seule, quelque chose qu’Eamonn faisait souvent quand il se réveillait d’une nuit à avoir poussé sur la sangria, le champagne et d’autres boissons. « Vous avez quel âge ? Vous êtes sure d’avoir l’âge requis pour boire ? Peut-être que je peux vous conduire quelque part. » A l’hôpital dans l’idéal si elle ne voulait pas finir accusée d’avoir assassinéer quelqu’un : encore une fois, avec la Loi Bloodstream, les nés-moldus étaient trop souvent propices aux quiproquos, elle préférait éviter ça.

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MessageSujet: Re: (event, tracey) destiny calls   Mer 16 Avr - 21:36

Elle devait me prendre pour une folle. En tout cas, mon comportement laissait entrevoir que je n'étais pas tout à fait saine d'esprit. Je ne savais pas si c'était simplement que je n'arrivais pas à passer le cap de la nouvelle année ou si c'était parce que l'anniversaire de la mort de mes parents approchait à grands pas, mais plus le jour J se précisait et plus je pétais les plombs. Je n'allais pas non plus sauter de joie. à chaque fois que je songeais à ce jour, je ressentais un profond sentiment d'injustice mâtiné d'une colère sans nom. De nombreux désirs de vengeance bouillonnaient en mon for intérieur mais au final je n'étais qu'une dégonflée. J'avais abandonné le combat depuis longtemps, depuis le jour même où Harry Potter s'est fait vaincre pour fuir tant que je le pouvais encore. Cela ne m'avait pas sauvée bien au contraire. En tant qu'ancienne rebelle on m'avait imposé de porter la marque, celle qui allait permettre au Ministère de connaître mes faits et gestes. Tout d'abord, j'avais refusé, il était hors de question que je me mette à genoux pour eux. Les jours passaient et j'avais perdu toute envie de rire, toute notion de l'amusement pour m'enfoncer toujours plus loin dans les ténèbres, à un point tel qu'aucune bougie n'avait le pouvoir de les dissiper. Ces ténèbres se faisaient toujours plus envahissantes, galopantes à un point même que je commençais tout doucement à perdre pied. Non, je n'avais pas trop forcé sur l'alcool, je ne m'étais pas réfugiée dans la boisson en pensant que me prendre une cuite m'aiderait à résoudre mes problèmes, bien au contraire. Force était de constater que mon mal allait en s'empirant : je connaissais des moments d'absence sans précédent, j'éprouvais de grandes difficultés à me rappeler certains souvenirs, lesquels s'effaçaient lentement mais sûrement. C'était des symptômes parmi tant d'autres. De toute évidence, je n'étais pas d'humeur à faire la fête et quelque part, j'enviais ceux qui avaient encore le courage de célébrer quoi que ce soit qui prouve que malgré les récents événements la vie continue. Si je pouvais faire un voeu moi aussi ce serait sans doute de retrouver une vie normale un jour, sans me soucier des drames qui secouaient le monde magique. Pourtant, ce serait trop demander puisque j'avais fêté mon anniversaire seule, c'était d'autant plus la loose que j'avais soufflé une misérable bougie plantée dans un cupcake, cela prouvait vraiment que socialement j'étais en train de toucher le fond. Et c'était d'autant plus flagrant que je n'étais même pas fichue d'avoir une conversation normale avec cette inconnue puisque je déraillais, purement et sûrement. La communication, ce n'était vraiment pas pour moi. « Non, non, je n'ai pas bu. » répondis-je en hochant la tête négativement, comme si m'agiter bêtement allait donner plus de poids à mes propos. Au contraire même, je m'enfonçais. « Je...j'ai...dix neuf ans. » balbutiai-je, toujours aussi confuse. « Je...Non, ce ne sera pas nécessaire. Je... » |ne vais pas claquer sous vos yeux allais-je tout naturellement répliquer mais je me doutais bien que ma réponse n'allait pas satisfaire mon interlocutrice. « ça...ça m'arrive de t...temps en temps. Ça va passer. Vous n'y êtes pour rien. Je ne veux pas aller à l'hôpital. S'il vous plaît. » Je ressentais une profonde terreur alors que je pensais à Sainte-Mangouste. Je ne voulais pas aller là bas, jamais. Je ne voulais pas qu'ils m'enfilent la camisole de force et qu'ils me mettent au frais pour un bon bout de temps, non sans trafiquer mon cerveau au passage.
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MessageSujet: Re: (event, tracey) destiny calls   Mar 22 Avr - 11:55

La suspicion hantait de nombreux esprits depuis la mort de Harry Potter - ou même avant, sans doute, mais la rousse ne se souvenait presque qu’à peine de ce qu’était fait avant. Elle se souvenait bien entendu de son bonheur avec Daniel, leurs fiançailles sur les quais de Paris, mais le début de la guerre restait un stade bien obscur à sa mémoire - c’était à cette époque que le tragique événement de la mort de Daniel avait frappé, il lui semblait donc logique de ne pas vouloir s’en souvenir. Tout ce sur quoi elle pouvait se concentrer, c’était le moment présent, les tâches qu’elle devait accomplir pour son travail, satisfaire la famille Oswald-Appleby afin de se garantir un minimum de stabilité pour la suite de sa vie. Peut-être passerait-elle des années au service de ces gens, à leur chercher des cerises et à leur préparer des gâteaux et autres plats pour de grandes cérémonies et de somptueux festins. L’humeur de fête ne semblait pas être partagé par tous à la maison, et au moins, en arpentant les rues de Londres, la jeune femme sentait sa bonne volonté remonter en flèche : elle ne pouvait que penser à la robe de soirée de Mrs Oswald-Appleby, et de combien les choses se dérouleraient à merveille dans les temps à venir ! Cette rencontre, au milieu de la rue, purement accidentelle, était comme une parenthèse, parfaitement imprévue, dans le programme très serré de la née-moldue : une parenthèse qui semblait cependant la gifler avec tous les aléas de la guerre - et tout ce que la victoire de Voldemort avait amené comme lot de mauvaises surprises. Comment cette fille pouvait être rattachée à tant de ressentiments ? Au fond, la rousse n’en savait rien, mais déjà il lui semblait impossible de détourner son regard d’elle bien longtemps : elle était une victime de la loi Bloodstream et quand bien même elle trouvait cela légitime, l’air dévasté de la brune éveillait en elle un sentiment d’injustice atroce - pourtant, elle ne connaissait rien sur cette pauvre fille à l’air si fatigué, mais Alayne ne pouvait s’empêcher de faire un rapprochement (à tort sans doute) entre toutes les mésaventures du monde sorcier et la lassitude qu’elle pouvait lire sur son interlocutrice. « Bien, bien. Pas l’hôpital. » Conclut-elle d’une voix ferme, mais sage à la fois : elle ne pouvait de toute manière pas se rendre à Sainte Mangouste - et pour le reste, elle venait tout juste de sortir d’heures d’attente à l’hôpital, elle n’avait pas vraiment envie d’y retourner. La brune ne semblait pour autant, pas capable d’aligner plus de trois mots. « Je ne voudrais pas paraître trop insistante, mais vous êtes sure que ça va ? » Généralement, dans la rue, elle marchait tête baissée et l’allure déterminée, ce n’était pas son genre de retenir les inconnus de cette manière là, mais elle ne pouvait s’empêcher de le faire aujourd’hui, à croire qu’elle perdait la boule.

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MessageSujet: Re: (event, tracey) destiny calls   Jeu 24 Avr - 11:51

Une terreur sans nom avait commencé à poindre en mon for intérieur dès qu'elle avait parlé de m'emmener à l'hôpital. C'était une de ces peurs qui rongeait les entrailles, qui dévorait les tripes. Au départ, l'inconnue avait mis ma panique soudaine sur le compte de l'alcool, mais je savais très bien que cela n'avait rien à voir avec une surconsommation de champagne ou de [/b]ponch[/b]. de toute façon, je n'aimais pas spécialement ces deux boissons alors le problème était réglé. Depuis la victoire de Lord Voldemort, le monde magique avait sombré dans l'horreur. Il suffisait de voir les lois Bloodstream et la Proclamation Ombrage pour s'en rendre compte : tout ce qui ne correspondait pas aux standards posés par le gouvernement actuel étaient relégués au rang d'animaux, parqués comme des bêtes. Moi-même je n'y avais pas échappé, le simple fait que je porte la Marque en attestait. En tant qu'ancienne rebelle j'avais été marquée comme du bétail. Dès lors, tout un tas de scénarios tous aussi terribles les uns que les autres s'étaient formés dans mon esprit. Qu'adviendrait-il de moi si une fois admise là bas on venait à remarquer la fine cicatrice que j'avais au niveau de la nuque ? Je le savais très bien. Ah, ils ne dérouleront jamais le tapis rouge et ils ne se casseraient même pas la tête à essayer de confectionner une banderole de bienvenue. Non, tout ce qu'ils feraient, c'est de m'ouvrir le crâne comme on défait l'emballage d'un paquet cadeau pour aller trifouiller dans ma cervelle. Ils profiteraient de ma présence pour faire des expériences sordides et une fois leur odieuse besogne achevée, ils refermeraient le tout avec un joli ruban, me faisant ressembler à un putain d'oeuf de pâques. Je devais sans doute avoir l'air d'une droguée avec mon visage défait et mes yeux paniqués, d'autant plus que je devais être en train de trembler comme une feuille. Après tout, je n'étais qu'une illuminée de plus, à force, ils n'y faisaient même plus attention. Peut-être était-ce le cas du commun des mortels, mais cette femme ne semblait pas disposée à me laisser partir. Comment pouvais-je décemment lui faire confiance, je venais de la rencontrer, je ne pouvais raisonnablement pas savoir si elle était ou non de mèche avec eux. Il faut dire que depuis la mort d'Harry Potter et l'implosion du monde magique, je ne pouvais plus faire confiance à personne. Je savais que les Mangemorts étaient fourbes, mais le seraient-ils assez au point de m'envoyer une femme enceinte pour me cueillir et me renvoyer de là où je venais, c'est à dire à Azkaban ? Tout à coup, je regrettais d'avoir fait preuve d'autant de sollicitude envers elle. « O...Oui ». parvins-je à articuler au prix de nombreux efforts pour garder mes pensées cohérentes. Mon regard balayait la rue à la recherche d'une quelconque anomalie. J'avais peut-être tort de m'en faire autant, mais mieux valait prévenir que guérir. « Vous êtes sûre que vous êtes seule ? » demandai-je, le ton soudainement dur, mon expression venant de changer du tout au tout. J'étais passée de la petite fille terrorisée à cet être malveillant en l'espace de quelques secondes seulement, prouvant par-là que j'étais désormais incapable de maîtriser mes émotions et surtout, mon humeur. « Personne ne vous a suivie, n'est-ce pas ? Quelqu'un qui me voudrait du mal ? » La terreur était revenue en un trait de temps. Après tout, elle avait parlé de banquet et de festin quelques instants plus tôt, mon intuition me soufflait qu'elle n'était pas si innocente qu'elle le prétendait, elle devait sûrement être au service d'une grande famille de sorciers, sorciers qui étaient probablement affiliés au gouvernement actuel. « Bougeons de là. » ordonnai-je d'une voix sans appel. « Passez devant moi. » Je voulais tout simplement la garder à vue, quelque fois qu'elle aurait l'idée de m'attaquer dans le dos. La paranoïa avait finalement eu raison de ma capacité de discernement, me donnant désormais l'allure d'une psychotique en pleine crise qui mériterait qu'on la renvoie d'office à l'asile psychiatrique.
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≡ amoureusement : mariée, techniquement, même si elle ne semble plus en porter le nom.
≡ son emploi : auparavant, elle travaillait à la ménagerie magique, désormais, elle est une fugitive.
≡ statut de sang : c'est une sorcière de sang-pur, d'ces sang-pur qu'on estime traitres pour ne pas se croire au-dessus des autres.
≡ sa maison : elle était chez les gryffondor; elle n'a pourtant jamais cru en son courage.
≡ sa baguette : baguette en bois de cyprès, avec une plume de phénix pour cœur, elle est spécialisée en métamorphose, et mesure approximativement vingt-sept centimètres.
≡ son patronus : il prenait la forme d'un geai, mais désormais elle ne peut plus en produire. rien d'autre qu'un vague amas argenté.
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MessageSujet: Re: (event, tracey) destiny calls   Mar 29 Avr - 21:39

Et c’était ainsi qu’une simple journée d’emplettes, doublée d’un passage à l’hôpital, basculait. En quittant la famille Oswald-Appleby, déterminée à rentrer au plus vite, la rousse n’avait sans doute pas envisagé de tomber dans un tel guêpier. Pourtant, elle y était jusqu’au cou, ses pensées s’étant envolées bien loin des gâteaux et autres plats qu’elle comptait préparer pour le festin qui approchait, tout autant que de la robe de soirée que Mrs Oswald-Appleby avait voulu avoir pour la cérémonie. Le coeur tambourinant au fond de sa poitrine, la née-moldue avait vu la situation basculer d’un côté à l’autre en quelques instants : tout comme lors de la fin de la guerre, lorsque Harry Potter était mort et Lord Voldemort avait gagné - irrémédiablement, l’ordre des choses avait complètement changé ; cette fille n’était pas comme celle pour qui elle s’était inquiétée, quelques temps plus tôt. Ses doigts étroitement serrées sur la petite photographie de son bébé, la jeune femme ne prit pas le temps de discuter avant de s’exécuter à ce que la fameuse Mélissandre venait de lui demander. Avec les lois Bloodstream, la Marque ou encore le projet Fronde, Merlin seul savait sur qui elle avait pu tomber - le Nouveau Régime avait raison, les Oswald-Appleby avaient raison ; ces gens étaient violents, dangereux, prêts à tout - quitte à fêter leur victoire sur le corps de milliers de morts. « Ton nom n’est pas Mélissandre hein ? » Plus en colère qu’elle n’aurait cru pouvoir l’être, oscillant entre inquiétude et son sale caractère, la rousse avait persiflé entre ses dents à l’adresse de la jeune femme à ses côtés - elle ne semblait pas avoir célébré beaucoup d’anniversaires ces derniers temps ni avoir eu beaucoup de joies et de cadeaux depuis le début de sa vie - mais ce n’était pas une raison pour s’en prendre à n’importe qui : le bébé qui vivait dans les entrailles de la jeune femme n’aurait, lui, jamais de père, et connaîtrait des années d’existence tout aussi amères qu’on pouvait en connaître dans un monde déchiré entre l’équilibre et des rebelles aussi dangereux et menaçants. « Tu es une fugitive, c’est ça ? J’ai rien à te dire, rien à te donner. » La fusillant d’un regard assassin, la jeune femme garda une allure fière et insondable, quand bien même elle savait que la partie était jouée d’avance - à Poudlard, en tant que née-moldue, on ne lui avait jamais vraiment appris la magie, alors en cas de duel, elle était cuite, mais pour son bébé, elle ne pouvait pas se montrer faible.

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MessageSujet: Re: (event, tracey) destiny calls   Dim 4 Mai - 15:49

Je n'avais plus du tout envie de rire, toute trace d'amusement avait quitté mon visage tandis que je la tenais en joue. Je n'étais plus non plus la fille paumée qu'elle avait vue quelques instants plus tôt. Le pire, dans toute cette histoire, c'était que ce n'était même pas un jeu, je ne contrôlais plus mes humeurs, c'était comme ça depuis un bout de temps déjà. Je n'avais plus qu'à faire le voeu que ce cirque ne dure pas des années. Il fallait dire que ces temps-ci, mon moral n'était pas au beau fixe. l'anniversaire de la mort de mes parents approchait et c'était clairement un événement que je me serais bien passé de célébrer. Voilà quel était l'élément déclencheur de toute cette débâcle qui s'en était suivie, pour le coup, la mort du Survivant et la victoire de Lord Voldemort n'y étaient -presque - pour rien. Les fêtes de fin d'année étaient également passées, et en aucun cas je n'avais eu envie de partager un festin en famille ou avec des amis, la vie que je menais me condamnait à une solitude certaine. Si je devais abuser de la boisson, ce serait seul, et se taper une cuite de cette façon, ça craignait franchement. Cependant, l'alcool n'excusait en rien mon brutal changement de comportement. La femme avait perdu toute bienveillance à mon égard tandis que je venais de lui révéler ma vraie nature – rien de bien reluisant, dans le fond. Elle venait de comprendre que ce prénom que je venais de donner n'était pas vraiment le mien. « En fait, il s'agit plutôt de mon deuxième prénom, je ne suis pas allée chercher bien loin pour me créer un alias de toutes pièces » un sourire sardonique vint alors étirer mes lèvres lorsqu'elle m'accusa d'être une fugitive. Elle avait tout faux. Je n'étais pas concernée par la loi Bloodstream, ni même par la Proclamation Ombrage, je n'étais ni une sang-de-bourbe, ni une hybride – en fait, j'avais juste un don de divination qui n'avait pas grande importance, une broutille. « Je ne suis pas une fugitive. » dis-je finalement, toujours aussi froide. « Et maintenant que je vous replace, je suis quasiment certaine que vous êtes une sang-de-bourbe qui a été bannie du monde magique quelques mois plus tôt. Maintenant que j'y pense, je vous ai vue au Ministère de la magie, je n'ai aucune idée de ce que vous avez trafiqué là bas alors que vous n'avez pas le droit d'y aller, mais moi j'y travaille et croyez moi, je sais très bien qui devrait y être ou non. » Je ne savais pas vraiment si je bluffais ou non. Il y avait toutefois une part de vérité dans ce que je venais de dire, je faisais effectivement partie du personnel du Ministère. Je m'en fichais qu'elle pense que j'étais Mangemort ou exécuteur, si cela pouvait me donner un petit avantage ça ne serait pas de refus.
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MessageSujet: Re: (event, tracey) destiny calls   Dim 11 Mai - 3:16

En une fraction de seconde, il était bien difficile pour la rousse de se souvenir de comment la journée avait pu commencer. De manière anodine, en somme ; partagée entre ses recettes de gâteau à la cerise, au chocolat, ou avec un nappage au sucre glace il lui avait semblé que ce choix serait le plus dur qui s’imposerait à sa journée. Ce n’était cependant pas le cas : elle aurait pu finir cette journée en exécutant les dernières indications de la famille, se précipitant au Chemin de Traverse pour aller chercher la robe de soirée de Mrs Oswald-Appleby, ainsi qu’un passage chez l’Apothicaire, pour obtenir quelques boissons à même d’apaiser plusieurs des maux dus à sa grossesse. Ces dernières missions étaient bien inatteignable à la sorcière à présent, alors qu’elle avait calqué ses pas sur une certaine précipitation s’étant emparée d’elle alors que la brune était passée de la passive rencontre dans la rue, à une menaçante ennemie. Ce n’était pas faute d’avoir été bienveillante et sympathique à outrance avec cette personne cependant : dans la logique des choses rien dans la loi Bloodstream ne la condamnait, elle avait agi avec tact et tout le respect qu’elle devait à un sorcier de rang supérieur à elle. Si le bannissement des nés-moldus s’appliquaient à d’autres, Alayne, elle, bénéficiait au moins de la protection de sa famille contre cela, elle espérait au moins que Mrs Oswald-Appleby ne lui tiendrait pas rigueur des ennuis dans lesquels elle se retrouvait. Le stress et l’inquiétude se bousculant dans ses veines, la rousse observa longuement celle qui l’accompagnait tandis qu’elle parlait, l’incompréhension se mêlant à sa crainte de prime abord. « Je n’ai pas été bannie, je travaille chez les Oswald-Appleby ! Et je ne suis jamais allée au Ministère ! » Comme l’autre avait dit, elle n’avait certainement pas le droit de s’y rendre, et loin d’elle l’envie d’être sur la liste des disparus d’Azkaban ou des cobayes du projet Fronde, aussi, avec la Marque sur elle, elle s’appliquait soigneusement à rester le plus loin possible de tels endroits interdits. Une crampe à son ventre, lui tordant les entrailles, la fit se stopper brusquement, faire à nouveau tomber toutes ses affaires alors qu’elle serrait de toutes ses forces son ventre qui hurlait à la douleur insoutenable. « Si vous n’êtes pas une fugitive, laissez-moi tranquille et je ne dirai rien ! Mais je ne suis pas celle que vous croyez... » Elle avait difficilement articulé ces mots entre ses dents serrées, appuyée contre le mur le plus proche sous le regard assassin de la brune ; plus encore que de porter trop de choses, le stress et l’énervement étaient très mauvais pour un bébé, elle qui s’était montrée faussement bienveillante quelques instants plus tôt, aurait dû le savoir.

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MessageSujet: Re: (event, tracey) destiny calls   Ven 16 Mai - 12:21

Cette fille n'était définitivement pas mon amie. Sa sympathie n'était qu'un leurre, cela faisait sens dans ma tête. Depuis le début, j'étais persuadée de l'avoir déjà vue quelque part. Mon intuition ne me trompait jamais. Reste à savoir quels étaient les événements qui nous avaient réunies. C'était là le nœud du problème. La façon dont nous nous étions rencontrées, avant aujourd'hui je veux dire demeurait un mystère. C'était le chaînon manquant. Je ne pouvais pas être en train de dérailler complètement. Impossible. J'aimais croire que j'étais encore relativement saine d'esprit, même si les hallucinations qui me frappaient de temps à autres laissaient présager le contraire. Mon cerveau tentait de relier les différents éléments que j'avais à disposition entre eux. Dans le fond, j'étais quasiment certaine qu'elle n'était qu'une née moldue qui avait été bannie à cause de la Loi Bloodstream. En ces temps si troublés, beaucoup n'hésitaient pas à renier ce qu'ils étaient pour bénéficier d'un passe droit, ou au moins ne pas se faire enquiquiner davantage. Elle disait travailler pour une famille. Encore une fois, il n'y avait que des familles de sang-pur pour utiliser des sang-de-bourbe comme bonniches, surtout lorsque ces dernières étaient enceintes. Cette pauvre fille avait dû subir un lavage de cerveau en bonne et due forme. Cependant, je n'étais pas disposée à lui vouer une quelconque compassion. Lorsque j'entendis le nom d'Oswald-Appleby, mon sang se glaça dans mes veines. Une gorgée d'alcool pour faire passer la nouvelle n'aurait pas été de refus, bien au contraire. Mon regard se durcit davantage. « Non, en effet, vous n'êtes pas celle que je crois. » dis-je d'un ton sec alors qu'elle se tordait légèrement. Le bébé faisait-il des siennes ? Je n'y connaissais strictement rien en matière de grossesse, mais il ne manquerait plus que ça qu'elle accouche ici dans la rue. Cependant, une seule information s'était gravée dans mon esprit, comme si tout le reste n'avait désormais plus la moindre importance. « Vous dites travailler pour les Oswald-Appleby, n'est-ce pas ? » La colère se répandait dans mes veines, empoisonnant mon sang. Peut-être que je la tenais ma vengeance. La fille n'avait peut-être rien à voir avec eux, elle était juste au mauvais endroit au mauvais moment, mais en fin de compte elle pouvait s'avérer utile. « Vous connaissez Thaddeus Appleby ? » L'aigreur dans ma bouche était telle que j'aurais donné n'importe quoi pour avoir un bout de gâteau au chocolat pour faire passer la pilule. Voilà des semaines que je savais qui était l'assassin de mes parents et aujourd'hui, je tenais quelqu'un qui allait peut-être pouvoir me mener jusqu'à lui. Mon estomac se contracta douloureusement. En réalité, je redoutais le jour-J, celui où je me retrouverai enfin en face de lui. J'attrapai alors le bras de la rouquine, comme si je craignais qu'elle m'échappe. « J'aimerais avoir une petite conversation avec eux. » Sans doute était-ce suicidaire de se jeter ainsi dans la gueule du loup, d'autant plus que je n'étais pas préparée à tout ça, mais une chose était certaine, c'est que je ne ferai rien pour l'aider tant qu'elle ne m'aura pas donné les informations requises.
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MessageSujet: Re: (event, tracey) destiny calls   Dim 8 Juin - 21:37

La vie d’Alayne ne se résumait pas à grand-chose : elle accomplissait des tâches quotidiennes pour la famille Oswald-Appleby, en l’échange d’un passe-droit pour naviguer dans le monde de la magie, de quelques gallions et d’une garantie de pouvoir donner naissance à son bébé dans une véritable habitation – personne ne pouvait trouver gratifiant de passer une journée à aller chercher une robe de soirée pour une femme acariâtre et critique, ni cuisiner des petits plats et des gâteaux alors que la plupart d’entre eux finissaient jetés, gaspillés. Il était facile, au premier abord, d’afficher une imbécile niaise et douce, qui ne se préoccupait guère des problèmes de la guerre telles que les lois Bloodstream ou le projet Live Bait, ou la Marque qui habitait tout son être, mais plus les jours passaient, et moins la rousse ne pouvait se contenter d’être totalement passive vis-à-vis de tout ce qui arrivait : de nombreux événements (et pas tous joyeux) secouaient le monde de la magie, tant et si bien qu’Alayne en arrivait parfois à redouter le Jour J où son bébé naîtrait dans un monde pareil, en pleine guerre. Au moins, cet enfant serait sans aucun doute moldu, puisque les sangs-de-bourbe avaient peu de chance de perpétrer le sang magique, ainsi la fermeture de Poudlard ne lui prêterait pas préjudice, et malgré tout, pourrait-il avoir une vie décente. Appuyée contre son mur, les mains rendues moites par la douleur la lançant au creux des reins, la rousse observa l’autre fille de biais, la fusillant du regard comme elle n’avait sans doute jamais regardé un sorcier de rang supérieur. Peu de choses lui importaient à l’instant précis, tant la douleur lui tailladait l’être, ni la désinvolture avec laquelle elle pourrait agir, ni la menace d’Azkaban, ou du bannissement qui planait au-dessus de sa tête. « Vous êtes sourde ou quoi ? J’ai dit travailler pour les Oswald-Appleby. » Elle avait parlé d’une voix tranchante : la brune ne lui faisait pas de cadeau, ne prêtant aucune attention au drame qui était en train de se précipiter, pour une fois Alayne ne voulait pas se laisser piétiner, pas alors que son bébé était clairement en danger avec cette folle. « Vous croyez quoi ? Que tout le monde vient se présenter à la boniche et que je connais tout l’arbre généalogique ?! » Elle lâcha un vague rire, une certaine nature sarcastique remontant à la surface, alors que dans un réflexe, une de ses mains se posait sur son ventre, bien emmitouflé sous sa veste. « Je ne peux rien faire pour vous. La famille Oswald-Appleby n’aura sans doute aucun souci à sacrifier leur bonne à tout faire pour garder quelqu’un de leur famille en sécurité. » Le fait qu’elle soit enceinte n’avait pas attendri qui que ce soit parmi les Oswald-Appleby, ni même son bourreau de l’instant, alors tous la laisseraient sans doute crever sur place à la moindre déception, qu’elle ait un bébé ou non au fond de ses entrailles. « Vous comptez menacer la sang-de-bourbe sans baguette et enceinte pendant encore longtemps ou vous arriverez à vous démerder ? » La plupart des journées de la rousse se passaient dans le silence, elle marchait le regard bas en essayant de se faire discrète, en rasant les murs pour ne pas froisser qui que ce soit, mais aujourd’hui, on s’en prenait clairement à elle, ultime réflexe de replis, c’était l’attaque.

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MessageSujet: Re: (event, tracey) destiny calls   Dim 20 Juil - 16:58

La guerre engendrait des monstres. C'était l'amer constat qui s'imposait à moi tandis que je voyais cette femme en si mauvaise posture sans pour autant chercher à l'aider. Dans le fond, je ne valais pas mieux que ceux qui avaient pris la tête du monde magique. À une autre époque j'aurais été désolée et j'aurais essayé de rattraper mon erreur, bien qu'il m'arrivait rarement d'admettre mes torts. Pourtant, je continuais à la fixer sans la moindre émotion. Elle n'avait sans doute rien demandé à personne, elle n'était peut-être qu'un dommage collatéral, mais elle travaillait pour eux et ce simple fait suffisait la considérer comme complice. De toute façon, ils cautionnaient les meurtres des traîtres et des sorciers de rang inférieur tous autant qu'ils étaient. À défaut de se salir les mains eux-mêmes ils faisaient faire le sale boulot par d'autres personnes histoire de rester en dehors de tout soupçon. À l'intérieur, je ressentais comme une pointe de déception. Le doute commençait à m'envahir. Et si la Fleming m'avait donné des informations erronées ? Impossible. La directrice du département des mystères ne se trompait jamais, elle avait des contacts, beaucoup d'indics, elle semblait avoir des yeux derrière la tête tant elle était au courant de tout. Au départ, tomber sur cette fille m'avait semblé providentiel, je l'avais vu comme une passerelle qui me permettrait d'accéder à ce que moi je voulais. Finalement, la situation avait rapidement dégénéré. Les hormones avaient titillé la rouquine qui était désormais furax. Il semblait se passer quelque chose avec le bébé, et probablement était-ce une donnée qui accentuait l'état de crise dans lequel elle se trouvait. Il fut un temps où j'aurais sorti les griffes pour la sommer de ne pas me parler sur ce ton car je pouvais être très intimidante – on ne m'avait pas envoyée chez les verts pour rien. Le fait qu'elle soit enceinte ne la dispensait pas de m'accorder le respect qui me revenait de droit. J'aurais pu jouer là dessus, j'aurais pu, mais en agissant de cette façon, j'aurais fini par me dégoûter moi-même. Ce n'était pas tout d'avoir des convictions, de clamer à qui voulait l'entendre que je n'avais jamais voulu être une sorcière, que je ne croyais pas à toutes ces conneries concernant la suprématie du sang pur, encore fallait-il respecter une certaine ligne de conduite, rester fidèle à ses convictions. C'était ce qui me faisait cruellement défaut en cet instant précis puisque je n'avais aucune envie de lever ne serait-ce que le petit doigt pour l'aider. L'idée de la laisser souffrir était tentante, vraiment tentante mais il y avait un enfant dans l'équation, un être innocent qui n'avait rien demandé à personne et qui n'était en rien responsable des actions stupides de sa mère. C'est probablement ce dernier détail qui fit pencher la balance. Je devais me rendre à l'évidence : j'étais dans une impasse et je n'obtiendrais rien de plus de sa part, il semblerait que j'avais épuisé cette piste-là. « Fait chier. » sifflai-je entre mes dents. Je ne savais pas exactement si je disais ça pour moi et mon enquête avortée ou si c'était pour cette situation quelque peu spéciale et inédite. Si seulement j'avais Noah sous la main, sans doute aurait-il pu m'aider puisqu'il était un bien meilleur enquêteur que moi, seulement voilà, il était Dieu sait où et je n'avais pas d'autre option à part me débrouiller avec mes maigres moyens. Je devais donc avancer à l'aveuglette non sans faire gaffe où je mettais les pieds – il ne fallait pas non plus que je me mette davantage dans la merde, j'avais suffisamment d'ennuis comme ça. Je ravalais donc ma déception et le venin qui allait de pair, pour toiser conchita toujours aussi froidement. « Je pense que je vais me démerder. » répondis-je avec acidité. « Merci pour votre aide en tout cas. » L'ironie était palpable puisqu'elle ne m'avait pas aidée. Je n'avais pas progressé d'un iota dans mon enquête, j'en étais au point mort et la frustration ne m'aidait pas à rester aimable, bien au contraire. « Allez vous soigner. » dis-je sèchement, lui indiquant clairement que je lui rendais sa liberté. « Et la prochaine fois, arrangez-vous pour vous faire accompagner. » Ce n'était pas tant pour le fait qu'elle pouvait faire de très mauvaises rencontres que pour qu'elle se fasse aider car je continuais à penser que c'était déraisonnable de laisser une femme enceinte jusqu'aux yeux se balader en ville comme ça alors qu'elle devrait être allongée pour éviter d'accoucher prématurément mais bon, c'était tant de subtilités que ces sang-pur ne semblaient pas vouloir intégrer. Que pouvais-je dire d'autre après ça ? Bonne journée ? Ce serait bien hypocrite de ma part, comment pouvait-elle passer une bonne journée après tout ça, alors qu'elle risquait fort bien de se faire engueuler à cause de ce léger contretemps ? Je savais bien comment ces gens là étaient, c'était pas des tendres. Sans mot dire, je tournai les talons. C'était lâche de l'abandonner comme ça mais ce n'était plus mon problème désormais, qui plus est, je n'avais jamais été réputée pour faire preuve d'un courage hors pair. J'avais même la fâcheuse tendance à disparaître lorsqu'il y avait des problèmes. J'étais ainsi, on ne me refera pas.

THE END.
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(event, tracey) destiny calls

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