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 and we're coming for blood. ◮ (cersei-jane&saíréann)

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MessageSujet: and we're coming for blood. ◮ (cersei-jane&saíréann)   Lun 7 Avr - 22:08


and we're coming for blood
no-one round here's good at keeping their eyes closed. the sun's starting to light up when we're walking home ; tired little laughs, gold-lie promises, we'll always win at this. i don't ever think about death. it's alright if you do, it's fine. we gladiate but I guess we're really fighting ourselves, roughing up our minds so we're ready when the kill time comes.

   


   Un soupir m’échappe, il s’agit de ma première action de la journée. De ma journée. Lorsque je sors finalement de ma tente, installée dans la banlieue londonienne, je suis déjà bien obligé d’admettre que la ville se trouve avoir pris vie depuis un certain nombre d’heures et que le soleil est déjà en train de décliner dans le ciel. Je m’étire face au monde, récoltant aussitôt les regards dédaigneux adressés aux sans-domiciles fixes, que me lancent les passants, mais n’y prête qu’à peine attention. Si ces coups d’œil dégoûtés me rendaient malade auparavant, me faisant vomir parfois ; aujourd’hui, je m’y suis presque entièrement accoutumé et n’y fais plus réellement attention. Un dernier bâillement m’échappe alors que déjà, je commence à regretter cette décision paresseuse, de passer ma première journée de repos depuis un bon bout de temps, à me prélasser au creux des bras de Morphée. Et avec le temps de sommeil record que je viens d’avoir, il est hors de question de passer toute la nuit à dormir à nouveau – je ne suis pas habitué à dormir autant de toute façon, dormir de trop me rendrait sans doute malade d’ailleurs. Aussi je m’empresse de rentrer sous le bout de toile afin de me préparer rapidement en changeant mes vêtements pour d’autres à l’aspect plus propre, avant de préparer en sac, agrémentant son contenu de quelques biscuits à grignoter, tout en prenant garde à bien veiller de laisser une place pour y ranger ma tente – peu expérimenté en magie, au final, il m’a fallu abandonner l’idée de tenter d’agrandir la capacité de contenu de mon sac et simplement me mettre à apprendre à agencer celui-ci comme il faut. Après quoi, je m’empresse de démonter ma maison, veillant à rouler la toile correctement pour ne pas créer de pli quelconque ; sachant pertinemment que ma place le long de ce vieux mur de briques, sera toujours lorsque je reviendrai, plus tard. Je n’ai jamais laissé ma tente seule alors que je m’en allais, manquant sans doute de confiance envers le peuple londonien, quoi que cela doit certainement être une réaction on ne peut plus normale, au final ; personne ne peut prétendre laisser ses biens dehors, sans quelconque surveillance et espérer retrouver ceux-ci, toujours à la même place lorsqu’ils reviendront. Et encore moins dans cette partie de la ville où j’ai pris racine. Je ne sais même pas pourquoi je me suis installé ici exactement. Parce que l’appartement de ma sœur se trouve non-loin ? Parce que Tracey travaille dans un endroit proche d’ici et qu’il est important que je reste à proximité en raison de notre serment inviolable ? Ou plus simplement parce que j’espère croire Cersei-Jane au beau milieu de la capitale ? Je pense que c’est cette dernière hypothèse qui donne le plus d’échos à mes envies – après tout, je rêve bien de la retrouver pour pouvoir m’expliquer avec elle depuis de longs mois –, bien que mes chances de croiser la rouquine en ces lieux, se trouve être moindres. Aussi je chasse l’éventualité de pouvoir jour la retrouver, tout simplement en resserrant les lanières de mon sac autour de mes épaules, avant de me mettre en marche. Je m’empresse de rejoindre le coin d’un vieux bâtiment semblant désaffecté, derrière lequel je me cache alors que, baguette en main, je m’apprête à transplaner.

   C’est au beau milieu d’une forêt que je ré-atterris, sachant aussitôt apprécier la fraicheur de la brise venant souffler dans mes cheveux et agiter quelques-unes de mes mèches de cheveux. Rejetant ma tête vers l’arrière, je reste ainsi quelques instants à profiter de ce retour au calme de la nature. Après des mois passés à crapahuter sans cesse dans les bois, devoir vivre au sein d’une ville a été quelque chose de trop brutal pour que je m’y accommode complètement, mais aujourd’hui encore, je regrette souvent ces forêts dont les bruissements des feuilles m’ont tant de fois bercés au moment de trouver le sommeil. Revenir à ce calme est une chose inespérée. Pourquoi n’ai-je pas pensé à y revenir auparavant ? Tout simplement parce que je déteste transplaner ; et pour cause, je n’ai jamais passé mon permis, me contentant d’apprendre sur le tas. Cela m’a bien valu de frôler l’accident quelques fois, mais heureusement, rien de grave n’est jamais survenu, quand bien même je ne transplane plus que très peu, par mesure de sécurité. Et puis, la marche restera sans doute à jamais mon moyen de transport favori. Aussi est-ce pour me mettre en adéquation avec cette optique, que je me mets finalement en marche ; zigzaguant entre les arbres sans réellement m’en rendre compte. J’avance sans but, dans l’unique espoir de me vider l’esprit et de profiter au mieux de ce jour de repos. Je me laisse me perdre dans mes pensées alors que je continue à voguer entre les arbres, la tête ailleurs et mon corps presque à l’abandon. Je ne suis tellement pas concentrer sur mes actions que je trébuche plusieurs fois, manquant de tomber pour me retrouver face contre terre, dans une position ainsi relativement gênante, quand bien même il n’y a personne alentours pour me voir embrasser le sol. Aussi je me mets à faire un peu plus attention aux endroits où je mets les pieds, de crainte de salir mes vêtements propres, mais mon regain d’attention me tire petit à petit de mes pensées, jusqu’à ce qu’au final, je ne me trouve plus que baigné dans la réalité, incapable d’accéder à nouveau à ses rêves m’ayant pourtant encombré l’esprit durant de longues heures. Agacé par cette situation gênante, je peste plusieurs fois contre moi-même, mes grognements brisant le silence de la forêt pour se répercuter sur les arbres et s’en aller dans des clairières bien plus éloignées. Je me fige, me rendant compte que je ne fais que me prendre la tête, usant une nouvelle fois de mon jour de repos, de façon bien peu efficace ; mais aussi que par mes actions, je me suis rendu repérable à des lieux à la ronde. Et à cette heure tardive, lorsque l’on appartient au monde magique et que l’on se trouve en pleine forêt, seul, on ne peut que repenser à ces nuits où des bruits terrifiants montaient de la forêt interdite de Poudlard, pour venir faire frémir notre échine. Je déglutis, alors que déjà, je crains l’arrivée de quelques bêtes terrifiantes. Le pire restant que je suis loin de me montrer chanceux, dans ce genre de situations.

   Un hurlement fend la nuit, viens s’échouer dans mes oreilles, alors que mon cœur rate un battement. Ce cri perçant est tout ce qu’il y a de plus terrifiant et parvient à glacer mon sang dans mes veines. Je reste un instant comme pétrifié alors que je me mets à réfléchir à toute vitesse ; ce qui ne semble pas être suffisant, étant donné que des bruits feutrés de pattes venant se heurter à la neige, me proviennent de derrière moi. Je pivote rapidement sur mes talons pour faire face à la menace qui se précipite sans aucun doute dans ma direction. Mes yeux s’écarquillent subitement alors que je perçois ce qui se rue vers moi. Il me faut détailler du regard l’éclat de fourrure – quelque peu – roux qui arrive, durant quelques instants, avant de me mettre à courir ; trop tard. Déjà, je sens un souffle dans mon dos, accompagné de grognements peu avenants. Ma respiration se fait rapidement haletante et je manque par trois fois, de me prendre les pieds dans des racines dissimulées sous l’épais manteau blanc, sur moins de cent mètres. Il ne me faut pas longtemps pour me retrouver à court de souffle, courant pratiquement en apnée alors que mes jambes manquent par plusieurs fois de se dérober sous moi. Je me sens perdu alors que j’imagine reconnaître la créature se précipitant derrière moi et que seuls les rayons de la pleine lune nous éclairent, sachant pertinemment que l’angoisse me fera beaucoup plus rapidement céder à la fatigue. Je ravale ma fierté, tente de multiplier les efforts pour prendre un nouvel élan, mais je ne fais que m’épuiser toujours plus vite, de façon idiote et inconsciente. Pourtant, il semble que la chance se remet à me sourire lorsque le bruit des respirations de mon assaillant, finit de s’estomper pour n’être plus qu’un lointain murmure – sans doute quelques réminiscences répercutées par mes souvenirs récents – et qu’un bruit d’objet venant s’échouer sur le sol, se fait entendre derrière moi. Je m’autorise un rapide coup d’œil derrière moi, afin de vérifier que la menace se trouve belle et bien écartée. Rien. Je me laisse m’échouer à genoux sur le sol, les mains et avant-bras profondément enfoncés dans la neige, alors que je tente de reprendre mon souffle comme il se doit. Ce n’est que lorsque je me sens quelque peu mieux, que je me remets enfin sur pieds pour revenir sur mes pas et voir la chose étendue sur le sol. Une nouvelle fois, mon cœur rate un battement. Cet éclat de cheveux roux, serait-ce… Je me précipite dans la direction de la jeune femme étendue sur le sol, m’empressant de retirer ma veste pour la déposer sur son corps glacé et dissimuler tant bien que mal sa nudité. « Cersei… Cersei-Jane ?! » je balbutie à son attention alors que je viens toucher ses joues gelés à l’aide des paumes de mes mains, tentant de la réchauffer avec ma chaleur alors que déjà, j’envisage de retirer mon tee-shirt pour l’en couvrir de nouveau. Soudainement, je me sens concerné par son état de santé, oubliant les conditions dans lesquelles nous nous sommes quittés, simplement inquiet de voir de quelle façon elle se trouve mal en point.
   


Dernière édition par Saíréann U. Ò'Leirigh le Mer 11 Juin - 9:24, édité 1 fois
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≡ âge du perso : quarante ans.
≡ amoureusement : immunisé.
≡ son emploi : professeur de sortilèges à poudlard.
≡ statut de sang : sorcier de sang-pur, noble jusqu'au bout des doigts, qui tient à la dignité de sa famille.
≡ sa maison : ancien gryffondor, un choix qu'il n'a jamais particulièrement compris ni accepté, tous les siens finissant normalement chez les serpentards.
≡ sa baguette : bois d'ébène, spécialisation en maléfices, longueur de trente-deux centimètres avec pour centre un ventricule de coeur de dragon.
MessageSujet: Re: and we're coming for blood. ◮ (cersei-jane&saíréann)   Mer 9 Avr - 23:49



stars hide your fires, these here are my desires
— CERSEI-JANE HARKNESS & SAIRÉANN Ò'LEIRIGH —
Hear her calling, come to me thought of her won't let me be. Go to the valley, climb the hill whatever it takes darling, you know I will. Hey now darling heavy soul darling. Hear her callin', hurry home been so long since I been gone. I won't get tired, won't go astray I hear her callin', call my name. Hey now darling, Heavy soul darling.  Just my color, just my kind got a heavy soul next to mine. Heart's on fire, get no sleep drive all night, no relief

Insaisissables, ses songes et ses sentiments s’envolaient, comme égarés au gré du vent. La seule chose qui restait net à l’instinct de Cersei, c’étaient ses volontés. Dures comme fer d’ordinaire, elles devenaient plus solides qu’un acier poli sous la pleine lune blanche, elle sentait chaque veine de son corps battre de détermination, chaque souffle de ses poumons l’animée de plus d’énergie encore. Ce soir pourtant, le ressenti qu’elle avait ne ressemblait à rien à un sentiment de liberté, de grandeur : elle se perdait dans le néant, avalée par une vague plus grande que la sienne. Sa peur devenait plus forte, sa puissance devenait dangereuse, les réminiscences de sa haine lui revenaient aux oreilles comme un million de cris perdus dans le néant. Le loup avait des préoccupations bien différentes de l’humaine, se plaisait-elle à croire bien souvent : pourtant, au milieu du brouhaha, de la douleur qui déchiraient ses entrailles, Cersei sentait une part d’elle survivre avec le loup, s’étendre à travers celui-ci jusqu’au bout de ses griffes. Ce qui motivait l’animal dans chacune de ses foulées, la motivait elle également depuis le jour où elle avait quitté sa cellule de Nurmengard : d’ardents désirs de vengeance, une violence au creux de ses entrailles qui ne demandait qu’à être déversée sur le reste du monde. Elle ne pouvait pas détester tout le monde malgré tout : face à Elwood, elle avait perdu chaque brin de ses rancoeurs, elle avait eu beau le dévisager, le repousser, il n’en restait pas moins le cousin bienveillant qu’elle avait toujours connu et aimé, elle ne pouvait décemment pas le blâmer pour avoir été incapable de la sauver. C’étaient ceux qui l’avaient condamnée qui étaient à blâmer, ceux qui ne lui avaient donné aucune chance : lors des moments où la bête faisait corps avec l’humaine, dominait l’humaine, elle ne regrettait même plus le carnage qu’elle avait commis lorsqu’elle avait tué son père, ni les carnages qui avaient jalonné son sillage, ceux qu’elle avait attaqués lorsqu’elle avait été un animal à l’état pur, ceux qu’elle avait volé lorsqu’il lui avait fallu survivre. Au final, elle était encore en vie, et c’était tout ce qui importait dans les instincts de la bête, survivre avant tout, quant au reste, c’était une question bien peu indispensable : au fond, le professeur Rogue n’avait pas menti, le jour où il avait décidé de faire son cours sur les loups-garous. Elle avait attaqué Elwood sans en éprouver le moindre remord, au moment de déchirer sa chair, aucun instinct humain n’était venu la stopper, donner un semblant d’âme à cette bête déchaînée : finalement, c’était aussi pour ça qu’il était bien difficile pour elle de regarder son cousin. Qu’avait-il bien pu penser d’elle, lorsqu’elle l’avait attaquée ? Est-ce que quelqu’un pouvait avoir assez de présence d’esprit pour faire la part entre l’animal et l’humain, savoir que ce que le loup avait fait n’était en rien dicté par les pensées de l’être derrière tout ça ? Elle n’avait pas osé demander à Elwood ce qu’il en avait retiré, s’il la détestait malgré ce qu’il laissait transparaître, s’il avait peur d’elle comme la plupart des sorciers, dans ce Nouveau Régime ou dans l’ancien, ou s’il savait qu’elle était toujours elle, au fond, quand bien même son caractère était devenu plus intransigeant, moins doux. Ce n’était pas forcément la morsure qui l’avait changée, que tout ce qu’elle avait impliquée, ainsi que chacun des éléments qui l’avaient menée à ce jour funeste : la trahison de Saireann pour commencer, juste après les belles paroles qu’elle avait été assez stupide de croire. La façon dont il avait joué sur ses sentiments, cette corde que la solitude, les épreuves avaient rendue si sensible : pauvre petite fille fragile, maltraitée par un père qu’elle craignait, abandonnée par son oncle et sa tante, bouc-émissaire de sa folle de cousine, il était bien évident qu’elle avait été assez imbécile pour s’attacher à quelqu’un comme Saireann. Beaucoup trop. Il était bien loin le temps où elle se fustigeait pour ça. Il n’y avait plus rien à dire, plus rien à faire pour remonter le cours du temps : tout ce qu’elle pouvait faire, c’était se fondre avec ce qui la dévorait de l’intérieur, épouser cette destinée dans laquelle on l’avait condamnée. Elle avait survécu après tout, et ce n’était pas pour rien. Peut-être pour retrouver sa famille, peut-être pour faire de la vie de Tracey un Enfer, ou pour lui donner l’occasion de se racheter. Peut-être pour étriper Saireann à mains nues, peut-être pour d’autres raisons si obscures qu’elle n’en avait pas encore saisi toute l’ironie.

Ce soir, alors que le soleil avait dangereusement approché de l’horizon, Cersei avait longuement rivé ses yeux sur la fiole de potion préparée par Tracey : c’était une bénédiction, quelque part, d’être encore saine d’esprit dans des moments si obscurs de son quotidien, des nuits si noires qu’elles en devenaient cauchemardesques. C’était également une faiblesse, celle dont elle ne voulait pas s’encombrer ce soir, armée d’une détermination mal placée : sous sa forme de loup, elle préférait fuir ses ennemis plutôt que de les attaquer lorsqu’elle était consciente de ses gestes. Son tête à tête avec Eyron avait cependant prouvé que ce n’était pas la meilleure solution qui soit : les Exécuteurs l’avaient retrouvée, et s’il ne s’était pas agi du jeune homme, elle serait sans doute morte aujourd’hui, pour avoir voulu épargner la vie de quelques pourris du Nouveau Régime. Rester cloitrée, enchaînée était également une option, mais les jours de faiblesse qui suivaient les multiples mutilations qu’elle se faisait dans ces moments-là, ne lui avaient pas grandement donné envie : ça lui rappelait trop sa vieille cellule poussiéreuse et moisie de Nurmengard, ces nuits où elle aurait pu se tuer elle-même si le soleil avait mis quelques minutes de plus à se lever. Elle avait finalement abandonné la fiole de potions dans un coin, avec ses affaires, avait transplané dans l’épaisseur d’une forêt et avait oublié, pendant un instant, l’irrémédiable cours du soleil. Le reste n’était qu’un brouillard si épais qu’elle s’y était totalement perdue : elle se souvenait de l’odeur humide de la forêt, du froid sous ses pieds... sous ses pattes. Elle se souvenait des craquements de quelques branches, des rayons de la lune s’incrustant au fond de sa rétine. Mais elle ne savait pas, au fond, si ces instants correspondaient à une rêverie toute autre, à un jour passé, ou à ce qu’elle venait de vivre. Le souffle court, un air brûlant remontant dans ses poumons, Cersei comprit qu’elle avait couru, couru plus ardemment qu’elle ne l’avait plus fait déjà : quand bien même tout était encore obscur autour d’elle, elle se retrouva à plisser les yeux, la lumière s’avérant trop forte pour elle. Tout ce qu’elle savait, tout ce qui résonnait dans les fibres de son corps, c’était qu’elle avait besoin de dormir, qu’elle aurait été capable de s’endormir ici-même, dans la neige, si seulement il ne faisait pas si froid subitement. Le loup, lui, n’avait jamais froid : béni d’une épaisse toison, il semblait inatteignable pour les éléments, et même ses longues nuits en Russie s’étaient avérées moins difficiles qu’elle ne l’aurait cru. Hagarde, il faut que ses doigts se referment sur la froideur d’une poignée de neige pour que Cersei se rende compte qu’elle est entièrement allongée, comme si elle s’était effondrée dans le néant. D’épuisement sans aucun doute. De ses azurs clairs, elle sonde l’alentours, se redressant à peine lorsqu’un bruit attire son attention, qu’une voix perce dans ce néant qui l’entourait jusque-là : « Cersei… Cersei-Jane ?! » Le sang bat à ses tempes, mais dans ce bourdonnement incessant, la voix  a percé comme un cristal glissant sur une plaque de verre : ses yeux sont immédiatement attirés vers l’origine de la voix. Quelqu’un qui la connaît. Était-ce ainsi que les choses étaient destinées à être, à présent qu’elle est de retour en Angleterre, tous devaient assister à ses transformations, tous devaient être témoins de la bête qu’elle était devenue ? Sous la pâle aube qui se dessine derrière lui, elle le reconnait à peine pendant un instant, ses yeux se perdent sur le sol, où elle devine quelques traces de sang : une panique la prenant pour une fugace seconde, elle est ramenée à la réalité par des mains qui s’échouent sur ses joues. Douces. Mais si rudes également. « Toi. » Comme un éclair parcourant son échine, elle sent chaque muscle de son dos se crisper, jusqu’à sa mâchoire, où ses dents se serrèrent à en grincer.

Sa voix avait dénoté cette vieille nostalgie de la fraction de seconde où tout avait été bon et doux avant que le néant ne les rattrape ; mais surtout, résonnait du creux de sa gorge le poids des lourdes rancoeurs qu’elle avait si ardemment porté avec elle : du fond de la maison de son père mort, jusqu’à la prison de Nurmengard. De l’isolement en Russie, à chaque nuit qu’elle passait sous cette forme hideuse, chaque chose qu’elle avait faite en tant que bête. Elwood. L’avenir qu’elle avait toujours voulu avoir, qui n’était plus le sien désormais : tout désir qu’elle avait pu avoir, de se marier, d’avoir un enfant, toute vie stupide et simplette que la jeune fille de Poudlard avait pu vouloir. Tout ce que Saireann avait déchiré, détruit. Sa main quitta la froideur de la neige pour venir s’échouer avec force, contre la joue du sorcier : elle aurait voulu le griffer avec la même ardeur qu’elle avait manqué de tuer son cousin. A cause des choix que Saireann avait pris, à cause de tous ceux qui avaient mis une détermination folle à détruire sa vie. « Tu m’as suivie ?! T’es venu admirer le spectacle peut-être ?! » Et elle ne parlait même pas du fait d’être nue, de la pseudo bonne intention qu’il avait eue en quittant sa chère veste pour la poser sur ses épaules : Saireann avait gagné, sans aucun doute qu’il pouvait très bien être devenu un Mangemort à l’heure actuelle, ou tout ce qui s’en rapprochait plus ou moins, dommage pour lui que Doezwal Harkness n’ait pas vécu assez longtemps pour lui remettre sa récompense pour la trahison qu’il avait commise. Dans une tornade rousse, elle se redressa, oubliant carrément toute perspective de veste ou de nudité (se réveiller trois fois par mois nue sous le regard des gardiens de Nurmengard, ça change la perspective sur beaucoup de choses), prête à se jeter au cou de Saireann, sans savoir si sa première volonté serait de l’étrangler ou lui trancher la gorge. Elle n’eut pas le temps d’y penser bien longtemps, puisqu’une foudroyante douleur la fit retomber à genoux dans la neige, se crisper sur elle-même alors qu’elle remarquait enfin d’où venait le sang : elle n’avait aucun souvenir, pourtant, c’était bel et bien une griffure dont elle était l’auteur qui avait ouvert sa cuisse sur toute sa longueur. Des situations qu’elle avait presque apprises à gérer, mais dans les battements frénétiques de son coeur, Cersei ne parvenait guère à y voir clair. Elle pressa sa main contre sa plaie, un effort vain qui imbiba ses doigts de sang, elle abandonna bien vite cette perspective, les yeux baignés de larmes de douleurs : cette douleur lancinante dans sa chair, celle, pire encore, dans ses tripes. Cette trahison qui revenait au bord de sa gorge. Elle attrapa la première chose qui lui vint sous la main, une branche, assez épaisse, la balançant devant elle dans l’espoir qu’elle touche Saireann, l’assomme, le tue pourquoi pas. Le fasse disparaître, indéniablement. « Un autre pourri t’a demandé de me retrouver c’est ça ?! Ou alors t’as carrément trouvé le courage de m’achever toi-même ?! » Hurler comme elle le faisait ne diminuait qu’à peine la tonne de ressentiments qu’elle avait empilés les uns sur les autres depuis des lustres déjà. Saireann n’avait éprouvé à son égard que de la haine et de la malveillance, tandis qu’elle avait été faible, presque culpabilisée de lui déplaire. Stupide, stupide au point de tomber amoureuse. Rageuse, elle saisit encore un projectile, peut-être un caillou, pour lui envoyer à nouveau, l’odeur de sang arrivant jusqu’à ses narines encore sensibles, elle se recroquevilla sur elle-même, toisant la silhouette de Saireann. « Va-t-en ! Barre-toi ! Je suis seulement assez bête pour me faire avoir qu’une fois ! » Et sans ménagement, elle lui envoya aussi sa veste, elle n’en voulait pas, elle préférait rester ridicule et nue, exposée de cette manière pitoyable, avec tout juste ses mains pour se donner un tant soit peu de décence plutôt que d’avoir besoin de lui pour quoique ce soit. Tout ce qu’il avait eu comme attentions à son égard, n’avaient été qu’un poison, qui à présent, pourrissait chaque part de son âme, elle n’avait certainement pas besoin de lui.
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MessageSujet: Re: and we're coming for blood. ◮ (cersei-jane&saíréann)   Mar 24 Juin - 13:03


and we're coming for blood
no-one round here's good at keeping their eyes closed. the sun's starting to light up when we're walking home ; tired little laughs, gold-lie promises, we'll always win at this. i don't ever think about death. it's alright if you do, it's fine. we gladiate but I guess we're really fighting ourselves, roughing up our minds so we're ready when the kill time comes.

   


Le souffle commence à me manquer alors que je dévale à toutes jambes le flan de la colline, recouverte par la forêt. Je zigzague entres les arbres, manque de foncer dans quelques troncs alors que je me trouve poursuivi par le bruit de ce souffle, se faisant de plus en plus puissant, de plus en plus fort ; toujours. La créature – un loup-garou, de ce que j’en sais, même si je ne suis clairement pas une référence en la matière, la capacité de réflexion des rafleurs est connue pour être très limitée après tout, n’est-ce pas ? – continue de se rapprocher, réduisant l’espace nous séparant à chaque nouvelle enjambée. Et bien vite, je vois venir la fin. Les images de ma propre mort apparaissent et se jouent devant mes yeux. Simple illusion me donnant l’impression de n’être déjà plus qu’un spectre à la merci du néant, alors même qu’au fond, si je me concentre bien, je parviens encore à sentir mes pieds s’écraser contre le sol et mes poumons se gonfler et se vider au rythme des soubresauts de mon cœur. Est-ce que j’ai peur de mourir en cet instant présent ? Évidemment. Personne ne voudrait finir déchiqueter entre les crocs d’un lycanthrope, partir sur quelques hurlements déchirants en sachant que sa carcasse restera là, simplement offerte à la nuit, ses membres dispersés un peu partout, une fois que la créature se trouvera être repue. Est-ce que je mérite de mourir de façon si atroce ? Peut-être bien. Après tout, j’ai fait du tord à Marianne, l’ait fait souffrir. Non, pas à Marianne. A Cersei-Jane. Je l’aimais sans le savoir et je l’ai fait souffrir en découvrant qu’il s’agissait vraiment d’elle, comme un idiot, simplement parce que j’ai agi sans réfléchir et en toute impulsivité. Sans elle, ma vie se trouve clairement être détruite. Mes foulées commencent à se faire moins grandes, moins rapides aussi. Et bien vite, je perds toute impulsion, finissant par me stopper complètement. Haletant, les deux mains posées sur mes genoux, à demi-courbé, je fixe le sol sans mot dire. Mes paupières se ferment rapidement alors que je décide de me soustraire d’une certaine manière à la souffrance qui m’attend. Souffrance qui n’arrive pourtant pas. Alors que je m’attends à sentir de puissants crocs se refermer sur ma nuque, rien ne vient. Je rouvre alors un œil, puis l’autre, pivotant maladroitement dans la direction du chemin que j’ai pris au travers des arbres. Le chemin par lequel la créature aurait dû me suivre. Mais en lieu et place de la dite créature, c’est une jeune femme, au corps nu et affalé dans la neige, qui se tient à l’abri des arbres. Je déglutis alors que j’hésite pendant un instant à m’approcher, mais qu’est-ce que pourrait-elle me faire après tout ? D’autant plus que je crois reconnaître la chevelure rousse qui se détache de l’épais manteau neigeux. Celle de Cersei-Jane, à n’en pas douter. Alors que je m’approche d’elle, je ne tarde pas à retirer ma veste afin de lui recouvrir délicatement le corps. A la fois pour cacher sa nudité et lui apporter un peu de chaleur, alors qu’elle se trouve étendue sur le sol glacé. Mes mains caressant son visage pour lui prodiguer un peu de chaleur humaine, j’ai parfaitement conscience que ce geste peut paraître déplacé étant donné la façon dont nous nous sommes quittés la dernière fois. Pourtant, peu m’importe les souvenirs et la haine qu’elle doit me porter en cet instant. Je ne peux tout simplement pas m’empêcher de m’inquiéter pour elle, pour cette femme que je n’ai jamais cessé d’aimer malgré les tords que j’ai pu lui faire. Au fond de moi, je me doute pourtant bien du fait qu’elle n’aimerait pas me savoir en train de la toucher ainsi, qu’elle préférerait clairement que je reste loin d’elle. Mais j’en suis tout bonnement incapable. Les paumes de mes mains posées sur mon visage, je tente tout simplement de la rassurer. Hésitant un instant à lui susurrer quelques paroles se voulant réconfortantes, je m’abstiens pourtant de laisser échapper le moindre commentaire à ce sujet. Après tout, elle doit m’en vouloir. Et à présent, elle doit se considérer encore plus haineuse envers ma personne d’avoir découvert son secret. Ainsi est-elle un loup-garou. Combien d’autres secrets du genre parvient-elle à cacher derrière son visage d’ange ? Je ne préfère pas y penser, simplement pris d’un immense élan d’affection envers elle en cet instant.

Mais le fait qu’elle vienne de subir une transformation, une mutation génétique expresse ou que sais-je – je n’ai aucune idée de comment qualifier ce passage de l’état de lycanthrope à celui d’humain, à vrai dire –, ne l’empêche en aucun cas de se remémorer tout le mal qu’elle doit penser de moi. Au contraire, celui-ci semble être amplifié étant donné la façon dont elle se redresse, une expression hargneuse peinte sur son visage. Je tente de reculer à la vue de celle-ci, de m’extraire de son champ de vision pour l’empêcher de me sauter dessus pour m’arracher la tête, mais je ne me montre pas assez vif. Pas assez rapide. Je n’ai pas fini de retirer mes mains de sur son visage, que déjà la sienne vient me heurter au visage. La gifle ne s’avère pas être inattendue, mais elle ne manque pourtant pas de m’arracher une espère de grognement plaintif. Plus que de blesser mon égo, c’est surtout mon cœur qui semble devoir assumer le coup. « Tu m’as suivie ?! T’es venu admirer le spectacle peut-être ?! » me crache-t-elle alors au visage, ses paroles laissant entrevoir toute la haine qu’elle peut bien me porter. Je titube en arrière alors que les mots me heurtent de plein fouet, trouvent un écho en moi. Parle-t-elle du fait de la voir se transformer en loup-garou ou de toutes les atrocités qu’elle a dû subir par ma faute ? Il est vrai que je l’ai pratiquement laissée pourrir comme un déchet, la laissant derrière moi, trahissant même sa confiance qu’elle m’a si rapidement donnée sous ses propres traits. Cette même confiance qu’il m’a fallu plusieurs moi pour acquérir lorsqu’elle se trouvait encore être Marianne. Ma gorge se noue alors que j’ai un grand mal à la regarder en face à présent. Non content de me sentir déjà mille fois coupable pour ce que je lui ai fait subir, il me faut à présent constater l’étendue des dégâts, voir tout le mal que je lui ai réellement fait. Je me retiens néanmoins de baisser les yeux et ne cille pas lorsqu’elle fini par se redresser, exposant sa nudité sans même en paraître gênée. « Un autre pourri t’a demandé de me retrouver c’est ça ?! Ou alors t’as carrément trouvé le courage de m’achever toi-même ?! » Tout juste retombée sur le sol, exposant une profonde entaille courant le long de sa cuisse, je remarque tout juste le sang venu colorer la neige dans laquelle elle s’est affalée tout à l’heure. Je ne parviens alors plus à me défaire de cette vision, pas même lorsqu’un caillou vient heurter mon front. Peut-être m’a-t-il entaillé l’arcade sourcilière, après tout, c’est probable vu la douleur, mais je n’en ai que faire. Je ne parviens tout simplement pas à détacher mes prunelles de la blessure de la jeune femme. Comment fait-elle pour ne pas souffrir le martyr avec cela ? A vrai dire elle semble souffrir, certes, mais je ne parviens pas tellement à définir si cela est dû à sa blessure ou si c’est plutôt le fait de m’avoir face à elle, qui la fait grimacer ainsi. « Va-t-en ! Barre-toi ! Je suis seulement assez bête pour me faire avoir qu’une fois ! » Cette fois, c’est ma veste qu’elle me renvoie. Celle-ci atterrit à mes pieds alors qu’un filet de sang fini par attendre mon œil, descendant directement de la blessure qu’elle vient tout juste de me faire. Mais je n’y prête guère attention, à l’un comme à l’autre. Je reste simplement planté là, aussi raide qu’une statue, à la fixer sans mot dire.

Cela dure plusieurs instants, sans qu’aucun de nous deux ne bronche. Figés comme des statuts, nous nous fixons sans mot dire. Je finis pourtant par me baisser en soulevant mes mains en signe de paix, sans détacher mon regard de son visage. Du coin de l’œil, je la vois en train de tenter de cacher désespérément son intimité à l’aide de ses mains. Et j’imagine sans peine la chair de poule qui doit à présent recouvrir son corps. Pourtant je continue à ne rien dire alors que je finis de me baisser pour me saisir de ma veste, la poser en équilibre sur mon avant-bras et que je me remets finalement debout, toujours sans la quitter du regard. Je tente tant bien que mal de ne pas penser au fait qu’elle préfère encore se retrouver nue et gelée que de porter un vêtement m’appartenant pour se réchauffer. Pourtant, malgré le fait que je tente de laisser mes pensées voguer au loin, je ne peux que remarquer que mon estomac commence à se tordre à l’intérieur de mon ventre. Aussi j’imagine que sa réaction me fait bien plus mal que ce que je ne veux bien lui montrer – et que ce que je veux bien m’admettre, aussi. « Je… Tu ne peux pas croire une telle chose. » je finis par balbutier, perdant sans doute tout semblant de crédibilité par la même occasion. Où est passé le bon vieux caractère du parfait rafleur que je me suis efforcé de me forger au fil des mois ? Evanoui, comme toute trace de fierté ayant pu naître en moi. Je ne suis plus qu’un enfant, me retrouvant peiné de me faire réprimander pour une faute que j’aurais commise. Que je suis même sûr et certain d’avoir commise. Adieu crédibilité, je n’ai aucune matière pour me défendre. Et quand bien même j’en aurais, je ne serais pas certain de vouloir réellement me défendre. Je n’ai pas le sentiment de mériter une telle chose. « Je ne savais même pas qu’il s’agissait de toi. J’ignorais même que tu étais un… Une… Une lycanthrope. » Je finis ma phrase à mi-voix, alors que je prends enfin conscience de l’ampleur des choses s’étant déroulées après que j’ai livré la Harkness à son paternel. Une lycanthrope. En partie par ma faute. Je déglutis tant bien que mal alors que je finis par baisser les yeux, contrairement à ce que je m’étais d’abord promis de ne pas faire. Je me sens idiot, complètement ridicule même. « Je suis vraiment désolé de t’avoir ramenée à ton père. C’était idiot de ma part, j’ai été impulsif. J’ai agi comme un con. » je finis par avouer, avant de passer une main sur mon visage. Finissant mon geste, je redresse la tête pour l’observer dans les yeux, me laisser pénétrer par toute la haine que je peux y lire. Je ne peux plus reculer, revenir sur mes actions passées m’est interdit. Pourtant, j’aimerais pouvoir effacer tout cela. « J’aimais Marianne pourtant. Je l’aime encore. Je… Je t’aime. » Mes dents viennent agripper ma lèvre inférieure alors que de nouveau je baisse la tête. Debout devant elle, sans me défendre des objets qu’elle me lance, attendant une sorte de rédemption, je me sens soudainement ridicule. Je l’ai trahie, j’ai trahi sa confiance. Et à présent, j’espère simplement qu’elle m’accorde sa confiance à nouveau, qu’elle passe au-delà de tout ce que j’ai pu lui faire alors que mes actions s’avèrent être irréparables. Je me sens stupide, mais pourtant, ce n’est pas ce qui m’interpelle le plus. « Tu… Tu devrais sans doute soigner cette… Cette blessure au plus vite. » Je parle dans le vide, pour combler le lourd silence s’étant installé, quand bien même cela ne sert à rien. Après tout, elle m’a demandé de partir déjà et ne veut sans doute pas me voir. Elle doit être exaspérée de me voir ainsi continuer à lui parler, à m’accrocher à rester face à elle. Pourtant, je ne possède tout simplement pas la force de partir.
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