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 it's a matter of fact. ◮ (hester&joshua)

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MessageSujet: it's a matter of fact. ◮ (hester&joshua)    Lun 7 Avr - 21:41


it's a matter of fact
just in case their wondering, they've got us pinned terribly. they don't believe our love is real, cause they don't know how real love feels. you should know it's true, just now, the part about my love for you and how my heart's about burst into a thousand pieces. oh it must be true and they'll believe us to soon. baby, it's fact



La journée a été éprouvante, je n’aurais jamais cru que vivre au milieu des rafleurs puissent être si exténuant. Après tout, père ne les a jamais décrits autrement que comme des incapables, passant leur temps à faire des balades en forêt sans se soucier de leur véritable travail. Et il est vrai que les rares fois où je l’ai accompagné pour patrouiller avec des groupes de rafleurs – notamment lorsque je suis retombé sur Maddox, une fois, certainement la dernière avant que je ne cesse d’accompagner mon paternel en mission –, le rythme de marche était plutôt calme et les prises rares. Mais il n’y avait alors qu’une majorité de mangemorts avec nous, pour une minorité de rafleurs, des imbéciles dont personne n’avait réellement voulu au milieu d’un groupe de rafleurs compétant. Si seulement mon paternel avait réellement mis les pieds au milieu de l’un de ces vrais groupements, il aurait sans doute compris à quel point il s’est toujours montré être dans le faux. Au lieu de quoi, il préfère rester cloîtrer derrière un bureau. Avant, c’était à la maison, du moins je le crois, je n’ai jamais réellement fait attention à ce léger détail. Comment l’aurais-je pu ? Je suis toujours resté à Poudlard, ne rentrant jamais au manoir Panderman durant les vacances de noël et les vacances d’été ne se sont jamais trouvées être différentes que deux longs mois, passés cloîtré au fin fond de ma chambre. Aussi n’ai-je jamais réellement su ce que faisait mon père, avant de devenir professeur à Poudlard. Comme si j’avais toujours envisagé le fait qu’il n’était qu’un mangemort à plein temps ; il ne parlait que de ça, de toute façon. Mais aujourd’hui, je me rends pleinement compte d’à quel point sa vision du monde s’est toujours avérée être faussée, même au sein de son propre camp et de ses propres convictions. Il a toujours été le véritable incapable dans l’histoire et il s’agit sans doute d’une raison supplémentaire pour lui en vouloir. Mais ici, au milieu de tous ses rafleurs, je me sens revivre. Après tous ces mois, passés dans la crainte de me faire prendre comme aimant Hester à Poudlard, à vivre dans la culpabilité d’avoir participé à l’éjection de celle-ci de Grande-Bretagne, je n’ai pas passé un seul instant sans me sentir oppressé, le crâne prêt à exploser en raison de toutes les pensées y grouillant sans cesse. Au milieu des rafleurs, à force de courir sans discontinuité et de traquer des gens toute la journée – à la manière de chiens de chasse, très certainement –, je suis tellement à bout de force, vidé de mon énergie, que je ne parviens pas à penser à quoi que ce soit. Le soir, au moment de planter la tente, je ne parviens qu’à m’écrouler sur mon matelas, me faisant aussitôt happer par le sommeil. Et alors que nous sommes arrêtés pour manger un petit quelque chose, n’ayant alors qu’accompli qu’une moitié de journée de travail, je rêve déjà à ce matelas qui m’attend, quelque part dans la tente qui se trouve toujours au fond de mon sac pour l’instant. Me pauser pour dormir pendant un certain laps de temps, s’étendant d’un à deux jours, est une idée me semblant assez alléchante, mais au final, je crains qu’elle ne soit pas au goût de tout le monde ici et que de mauvaises critiques, remontant de la part de rafleurs, seraient assez mal vues par chez moi. Je n’ai envie de me mettre aucun des Panderman à dos, jugeant que plus je me trouve loin du restant de ma famille et mieux je me porte. Aussi je me contente de rester là, assis à même le sol sur un important monticule de neige, grelottant sous ma cape, luttant pour que mes dents ne se mettent pas à claquer les unes contre les autres alors que certains rafleurs me jaugent déjà d’un regard critique et moqueur. Pour eux, il s’agit sans aucun doute d’une réelle bénédiction qu’un fils de mangemort les ayant toujours mal jugés, soit obligé de rester avec eux. Une façon de prendre le pas sur les familles de mangemorts en les faisant se rabaisser à leur propre stade. Ils ne l’ont pourtant jamais présenté ainsi, bien sûr, mais c’est que je parviens à comprendre derrière les divers regards qu’ils échangent parfois, sans faire attention au fait que je ne les surprenne ou non. Après tout, que pourrait-il leur arriver ? Envoyés en France, ils sont loin des autorités pouvant les punir, et avant que celles-ci n’arrivent jusqu’à eux, ils auront bien le temps de prendre leurs jambes à leurs cous et d’aller je ne sais où, loin des problèmes.

D’ailleurs, le fait que l’on soit en France, me fait parfois espérer sur l’éventualité de recroiser la blonde. C’est ici qu’il y a le moins de problèmes, ici qu’elle a, par conséquent, dû fuir afin de se mettre en sûreté. Du moins, c’est ce que j’imagine lorsque j’autorise mes pensées à s’égarer jusqu’à elle, avant de me reprendre, me disant qu’il est préférable que cela n’arrive pas. Après tout, avec la compagnie que j’ai, je doute qu’il soit bon pour elle de tomber sur moi. Les circonstances ne seraient certainement pas des plus favorables et la culpabilité me rongeraient certainement au plus profond. C’est pourquoi, si une part de moi espère toujours la rencontrer, la partie la plus raisonnée de mon être écarte toujours au plus loin cette éventualité. Et c’est en secouant vivement la tête, faisant passer cela pour une tentative de me réchauffer, que je finis d’écarter cette idée sordide, une nouvelle fois. Un rafleur me scande de me relever pour que nous puissions nous remettre rapidement en route, et je m’exécute, préférant encore être ignoré rapidement qu’en énerver certains en prenant mes aises et mon temps. Aussi nous nous remettons rapidement en route et comme à mon habitude, je me contente de fermer le rang alors que notre faction se trouve être encore un peu ordonnée, chose de laquelle il faut profiter puisque d’ici une heure, toute cette organisation ne sera plus qu’un vulgaire souvenir alors que nous devrons de nouveau nous séparer et courir jusqu’à encercler les personnes qui deviendront alors nos victimes, en quelque sorte. Pourtant, cette fois, je me trouve assez étonné de voir que les rafleurs face à moi se séparent bien plus vite que prévus et que je me retrouve soudainement seul au milieu de nulle part. Et s’il me faut du temps pour me rendre compte que la chasse a déjà réellement commencé, je parviens tout de même à entrapercevoir la robe de l’un de mes compagnons, disparaître derrière un arbre enneigé, se détachant bien sur le fond enneigé de la forêt. Sans réfléchir, je m’élance à sa suite, peu désireux de rester véritablement seul au milieu de nulle part, sachant pertinemment que l’on mettra alors un certain temps pour venir me rechercher, mais aussi, que l’on sera véritablement remonté contre moi si cela venait réellement à arriver. Aussi je m’empresse de courir toujours plus vite, afin de rejoindre l’homme qui file devant moi ; toutefois incapable de le rattraper, je ne me laisse pas abattre et ne me laisse pas distancer. Peut-être aurais-je dû, finalement. Lorsqu’il s’arrête enfin et que c’est haletant que je le rejoins, je manque de m’évanouir tant j’ai le souffle coupé. Non pas en raison d’un manque d’oxygène provoqué par ma course, mais plutôt à cause de ce que je vois. Tout cela est bien trop aberrant pour que je puisse réellement y croire. Car elle se trouve là, dans la clairière à la bordure de la ville. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment, et pendant un instant, je crains une hallucination visuelle. Pourtant, je suis bien obligé d’admettre qu’il s’agit bien d’elle alors que les rayons du soleil d’hiver, viennent s’échouer dans ses cheveux blonds pour y créer de somptueux reflets. Un peu stupéfait, je reste ainsi sans bouger durant un instant, avant de soudainement reprendre conscience de ce qui se passe. Ma voix s’échappe seule d’entre mes lèvres, me surprenant quelque peu : « Puis-je m’occuper d’elle ? » L’ensemble des regards convergent vers moi, et durant un court instant, je parviens à croiser ses prunelles avant de détourner le regard pour poser mes yeux sur le chef de notre groupe de rafleurs. Celui-ci m’observe avec intensité, les sourcils légèrement froncé, comme quelque peu éberlué que j’ose prétendre pouvoir accomplir une telle tâche, seul. Je sais qu’ici, ce sont-eux tous qui ont besoin d’argent, pas moi. Mais je ne prétends pas vouloir leur prendre leur salaire, juste… Je ne sais même pas ce que je veux, je n’ai réfléchis à rien, tout n’a été qu’une question d’impulsion soudaine que je regrette déjà bien assez à présent. Pourtant, à force de soutenir le regard du rafleur, je sens que celui-ci pourrait bien être prêt à céder, à me laisser faire mes preuves. « Laissez-moi juste avoir la liste de noms des personnes recherchées, et je pourrais tenter de mettre en pratique tout ce que j’ai appris jusqu’à aujourd’hui. » j’insiste, sans baisser un seul instant le regard. Me détachant du cercle formé autour d’Hester, je m’approche du rafleur, entendant aussitôt des grognements agacés s’élever dans mon dos ; ils n’apprécient pas que je m’impose ainsi, aussi soudainement surtout. Tendant le bras vers le rafleur, la paume ouverte en direction du ciel, j’attends simplement qu’il me donne le rouleau de parchemin sur lequel est inscrite la liste, alors que mon torse s’élève à vitesse régulière et que de la buée s’échappe d’entre mes lèvres entrouvertes.


Dernière édition par Joshua L. Panderman le Jeu 12 Juin - 11:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: it's a matter of fact. ◮ (hester&joshua)    Lun 21 Avr - 21:24

You break my heart in the blink of an eye.
JOSHUA PANDERMAN & HESTER STEADWORTHY

This is the last time I'm asking you this Put my name at the top of your list This is the last time I'm asking you why You break my heart in the blink of an eye. You find yourself at my door Just like all those times before You wear your best apology But I was there to watch you leave And all the times I let you in Just for you to go again Disappear when you come back Everything is better. ~ the last time.

Plus tôt dans la matinée, Hester avait décidé de quitter la grande capitale de Paris pour se rendre dans un petit village reculé de France. Elle ne connaissait pas grand-chose de la géographie Française, mais l’une des premières choses qu’elle avait apprises en se rendant dans ce pays, c’était à repérer les régions où elle pourrait se procurer ce dont elle avait besoin. Elle se considérait elle-même comme une bonne sorcière ; elle avait beaucoup étudié quand elle avait été à Poudlard, elle avait toujours voulu faire partie des meilleure, pourquoi pas même, être la meilleure, chose impossible avec Granger dans les parages. Enfin, elle avait quand même appris beaucoup de choses à l’école, plus qu’on ne lui avait demandé, elle avait été un vrai rat de bibliothèque. Maintenant, elle savait qu’au delà des sortilèges, pour continuer à subsister dans un monde chamboulé, elle avait besoin de potions magiques. Du polynectare, bien entendu, parce qu’il était nécessaire parfois, de passer inaperçu quand on voyait des membres de la police magique anglaise trainer dans les rues de Paris, ce qui était, malheureusement plutôt rare. Le polynectare cependant, ne se faisait pas tout seul et elle commençait à être à court de plantes pour sa fabrication. La jeune sorcière aurait pu, simplement se rendre en fille, entrer dans une boutique de botanique et acheter ce dont elle avait besoin, elle l’avait déjà fait, on ne posait pas de question quant à la liste des ingrédients qu’elle demandait ; elle aurait pu agir comme ça aujourd’hui. Cependant, elle avait choisi de faire les choses différemment. C’était sa journée de repos et il y avait une chose qu’elle aimait faire, ici en France : profiter de sa liberté pour explorer les recoins du pays. Elle avait déjà visité plusieurs villes, de nombreux musées et elle avait encore bien des merveilles à découvrir. Elle avait décidé d’aller elle-même chercher ce dont elle avait besoin. La veille, elle avait cherché dans plusieurs ouvrages de botanique les lieux en France où elle pourrait trouver ce sont elle avait besoin, puis à l’aide d’une carte, elle avait trouvé l’endroit le plus proche de Paris. Le matin même, elle avait pris le premier train moldu en direction de l’endroit désiré. Elle avait fini par arriver dans une petite ville en lisière de forêt. Une charmante petite ville, dans laquelle elle avait perdu une bonne partie de la matinée. Elle aimait visiter, même les petites villes qui, pour certains seraient sans intérêts. Elle aimait entendre le craquement de la neige sous ses pieds, ça lui rappelait les hivers à Poudlard. Chaque année, le château était recouvert d’une épaisse couche de neige, impossible de se déplacer dehors sans avoir les pieds dans la neige. A Poudlard, il n’était pas rare qu’elle râle à cause de cette neige pénétrant trop facilement dans ses chaussures, venant mouiller les collants qu’elle portait sous son uniforme. Maintenant ça lui manquait, ça et les interminables batailles de boules de neige qu’elle avait faites avec ses camardes. Là en regardant l’épaisse neige sur le sol elle ne pouvait s’empêcher de penser à cette époque qui lui semblait si lointaine à présent.  Elle avait quitté Poudlard durant le précédent hiver, elle l’avait vu sous la neige une ultime fois, mais déjà à ce moment là, le château avait perdu tout son éclat d’antan. Elle voulait garder en mémoire, surtout les années qui avaient précédées la dernière qu’elle avait connu dans le château, ces souvenirs là avaient le mérite d’être beaux au moins. Ce qui revenait en mémoire quand elle pensait à l’année précédente, c’était ce moment passé avec Moses Fleming. Elle gardait dans son dos les énormes traces des blessures causées par le mangemort. Il était celui qui l’avait poussée à s’enfuir. Elle laissa échapper un soupire, irrémédiablement, cet homme venait hanter ses souvenirs. Poudlard était loin d’elle à présent, Moses était loin d’elle et tant qu’elle restait prudente, elle pourrait éviter de recroiser un jour le regard sombre de ce monstre. Soudainement décidée à rentrer chez elle au plus vite, elle quitta les rues de la ville pour se rendre jusque dans la forêt. Plus vite elle aurait trouvé ces plantes, plus vite elle pourrait rentrer chez elle, troquer ses collants et sa robes, contre un pyjama, des grandes et épaisses bottes contre des chaussons et son épais manteau contre la chaleur d’une bonne couverture et d’un chocolat chaud. Motivée, elle arpentait alors la forêt à la recherche de ce qu’elle était venue chercher. La neige rendait les choses compliquées, mais elle ne désespérait pas pour autant ; elle avait besoin de ces plantes.

Un bruit derrière son épaule la coupa dans ses longues réflexions, elle reconnu rapidement de l’anglais et alors qu’elle jetait un coup d’œil derrière elle des hommes avec des baguettes. Des rafleurs sans aucun doute. Non sans un juron, elle laissa tomber au sol les plantes qu’elle avait ramassées, se mettant alors à courir. Il fallait qu’elle quitte la forêt, qu’elle atteigne la ville au plus vite, elle savait que dans une ville moldue, elle serait déjà plus en sécurité qu’au milieu de nulle part. Dans sa course, sa cuisse de frotta de trop prêt contre une branche qui vint râper le tissu de sa jupe et blesser sa chaire, ralentissant irrémédiablement sa course. Elle continuait quand même, déterminée  à atteindre la ville au plus vite. Il fallait qu’elle sauve sa vie, chose pour laquelle elle s’était montrée plutôt douée jusqu’à présent. Elle ne voulait pas finir rapatriée en Angleterre, enfermée à Azkaban, puis … elle ne savait pas trop ce qui arriverait après ça. Elle savait qu’ils offraient une porte de sortie aux prisonniers en échange d’une trace qui permettait de savoir tous leurs faits et gestes, mais elle n’était pas sûre d’en vouloir. Le mieux, c’était clairement de faire en sorte de ne pas finir à Azkaban. Elle ignorait la douleur de sa jambe, continuant encore et encore à travers les bois, sans être vraiment sûre d’où  elle allait. Enfin, elle perçu la lisière de la forêt, elle s’attendait à trouver son salut, mais ils avaient été plus rapide qu’elle sans doute, elle n’avait pas eu le temps de mettre ne serait-ce qu’un pied dans le village qu’elle se trouva encerclée par une bande de rafleurs. Essoufflée, elle regardait autour d’elle cherchant une solution, comme s’il pouvait y en avoir encore une. Elle avait bien sa baguette dans sa poche, mais ils étaient bien trop nombreux, transplaner, ce serait presque du suicide, il y en aurait bien un pour essayer de la retenir, ainsi les risques de désartibulation étaient trop grands pour qu’elle les prenne. Puis, elle l’avait vu au milieu des rafleurs, reconnaissant sans mal sa voix, puis son visage quand enfin, elle posa son regard sur lui. Joshua Panderman. Son grand amour, le garçon qu’elle avait aimé dans les couloirs de Poudlard, celui qui avait, pendant de nombreuses années, était son meilleur ami, celui en qui elle avait confiance, celui qui, elle le croyait ne trahirait jamais sa confiance. Elle lui avait tout donné et lui, il n’avait fait qu’en profiter, en lui servant des belles promesses qu’il s’était empressé de trahir au moment où les choses étaient devenues compliquées. Elle ne savait pas ce qu’elle lui avait fait pour qu’il la poignarde ainsi dans le dos, mais le mal était fait. Il avait choisi son camp aux côtés des mangemorts, le voilà dans les rangs des rafleurs. Au moins, pouvait-il se complaire d’un luxe qu’il n’aurait plus eu si jamais il était vraiment venu avec elle. Est-ce que c’était ça, qui l’avait retenu près de sa famille ? Le grand luxe d’une vie quand elle, elle n’avait qu’un petit appartement, pas très bien chauffé à Paris ? Ou peut-être que c’était l’assurance d’une vie sans problèmes. Au moins, là près de son père, lui il ne risquait pas d’être poursuivit au beau milieu des bois, il ne risquait pas de finir à pourrir au fond d’une cellule. Il avait choisi son camp, elle ne saurait dire pourquoi, mais il avait choisi et selon elle, il avait mal choisi. Qu’il ne vienne pas dire cette fois que c’était pour la protéger, s’il avait voulu la protéger, il serait resté auprès d’elle, c’était tout ce dont elle avait besoin. Mais il avait préféré son horrible famille, celle qui lui avait tant de fois tourné le dos à elle, l’amie fidèle, la compagne amoureuse et attentive, elle ne l’avait jamais trahit, pas une seule seconde et lui, il n’avait pas hésité à cracher sur leur histoire, il ne valait pas mieux que le reste de la lignée Panderman contrairement à ce qu’elle avait pu croire. Elle avait été stupide de penser que les choses pourraient marcher entre eux, même avec cette guerre. Ses parents étaient des mangemorts, les siens, des membres de l’ordre du phénix. Ils auraient presque pu rejouer Roméo et Juliette dans de telles conditions. Ils n’avaient pas eu à le faire ; la où Roméo avait choisi l’amour à sa famille, Joshua avait fait le contraire. « Hester Steadworthy, sorcière de sang-mêlé. Si jamais tu as oublié. » Elle croisa les bras sur sa poitrine non sans dédain. Il savait qui elle était mais, sait-on jamais, vu comment il avait oublié les belles paroles qu’il lui avait dite, peut-être qu’il avait oublié son nom. « Je me suis installée ici avant la victoire du seigneur des ténèbres, avant vos lois stupides. Est-ce que c’est un crime de voyager ? » Elle oubliait sans doute le plus important, elle avait travaillé à la gazette du sorcier, elle avait publié des articles appelant à une nouvelle révolution, cependant, elle n’avait pas été attrapée pour ça, son collègue avait pris tous les tords, il avait été tué ; logiquement, ils ne savaient pas ça, à moins que quelqu’un d’autre l’ait vendue, ça n’aurait au fond rien de surprenant. On pouvait simplement la rechercher parce qu’elle avait fuit le pays alors que son allégeance pour l’ordre du phénix, n’était clairement pas un secret.

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MessageSujet: Re: it's a matter of fact. ◮ (hester&joshua)    Dim 15 Juin - 18:14


it's a matter of fact
just in case their wondering, they've got us pinned terribly. they don't believe our love is real, cause they don't know how real love feels. you should know it's true, just now, the part about my love for you and how my heart's about burst into a thousand pieces. oh it must be true and they'll believe us to soon. baby, it's fact



Mon cœur rate un battement alors que je reconnais son visage qui se dessine au milieu des ombres de la forêt. Elle se trouve toujours être aussi blonde qu’auparavant, malgré la nuit ; sans doute grâce aux rayons lunaires qui se reflètent sur l’épais manteau neigeux pour venir illuminer ses mèches dorées. Ses traits se trouvent être toujours aussi fins et délicats, et cela, je le reconnais malgré les quelques pieds qui nous séparent. Pourtant, je me contrains bien vite à détourner le regard, malgré le fait que mes prunelles soient comme happées par les siennes, toujours aussi profondément vertes. Et c’est par je ne sais quelle magie que je me trouve soudainement à m’avancer au milieu du cercle des rafleurs, pour rejoindre celui tout désigné comme étant notre chef. Après tout, il me faut bien un peu de magie pour me retrouver ainsi à me voir pousser des ailes, ne plus avoir peur des ces hommes aux regards mauvais qui me fixent tous, sans exception, d’un air de dégoût profond. Pourquoi me regardent-ils ainsi ? Parce que pour eux, je ne suis qu’un vaurien se permettant de sortir des rangs. Un fils de mangemort sur lequel ils pensaient avoir le plein pouvoir, qui semble vouloir reprendre ses droits ; qui semble se croire supérieur. Pas étonnant qu’ils semblent me mépriser plus que d’aventure, à l’instant présent. Pourtant, malgré la peur qui commence à me tordre le ventre, je ne flanche pas et continue de m’avancer vers l’homme, me peignant volontairement un air sûr sur le visage. Persuadé que si je laisse passer la moindre marque de faiblesse, il me sonnera de rentrer dans les rangs, je m’oblige à adopter un ton ferme lorsque je lui demande de m’occuper du cas d’Hester. Et ce qui aurait dû alors être une imploration, se transforme alors en marque d’autorité. Soudainement trop choqué pour faire quoi que ce soit d’autre, il ne me repousse alors pas comme il aurait dû le faire, se contentant de me lancer l’épais registre au creux des bras, tout en grommelant qu’il s’agit bien là de la première et dernière fois qu’il m’autorise à faire cela, surtout si je le déçois. Cette absence d’autorité lui vaudra sûrement quelques représailles de la part des autres rafleurs, mais plus tard. Pour le moment, ils se trouvent tous être trop enfermés dans leur mutisme pour prendre ne serait-ce que la peine d’ouvrir la bouche. Alors qui oserait me dire de rester à ma place devant une sorcière fraîchement retrouvée, une nouvelle captive, alors que même le chef des rafleurs ne s’y oppose pas ? Personne, parce que contrairement à ce que qu’aurait pu croire mon paternel, ces rafleurs se trouvent loin d’être idiots. Ils savent qu’ils n’ont rien à gagner à faire éclater une mutinerie face à une captive. Plutôt tout à perdre, car cela permettrait à Hester d’interférer entre eux, ou pire, de s’enfuir. Et aucun d’entre eux n’a envie de voir une part de leur salaire s’enfuir à toutes jambes par manque d’attention. Aussi se trouve-t-elle être la priorité pour l’instant, le reste pouvant attendre. Aussi je peste intérieurement durant quelques instants, contre le fait qu’ils se trouvent tout de même dotés d’une certaine intelligence, là où j’aurais préféré qu’ils ne soient que les sinistres imbéciles décrits par mon paternel. Je finis pourtant par tourner les talons, après avoir poussé un dernier soupir pour me donner du courage, pour pouvoir m’approcher de la jolie blonde avant que ma lenteur ait raison de moi. Après tout, ils ont beau ne pas être si stupides que cela, ils ne sont pas des rois de la patience, aussi mieux vaut-il continuer de leur couper l’herbe sous les pieds.

D’un pas se voulant déterminé, la neige crissant sous mes pieds, je m’approche alors d’Hester. Mon regard se plonge un instant dans le sien alors que je pose le registre en équilibre sur la paume de ma main droite, l’ouvrant sans même détacher mes prunelles de celles de la jeune femme. Pourtant, l’éclat mauvais que j’y rencontre, m’incite à détourner le regard pour le porter de nouveau sur l’épais grimoire, duquel je commence à tourner les pages jusqu’à en arriver aux S, la première lettre du nom de la jeune femme, que je connais bien évidemment par cœur. « Hester Steadworthy, sorcière de sang-mêlé. Si jamais tu as oublié. » Les coins de mes lèvres se retroussent en une espèce de sourire coincé alors que je l’entends proférer ces mots. Croit-elle vraiment que j’ai pu l’oublier ainsi ? Ou qu’il est nécessaire pour elle de préciser à tout ce petit groupe de rafleurs, qui n’attend que le fait que je fasse un pas de travers, que nous avons été proches à un moment ? Il ne s’agit sans doute pas de son idée la plus brillante, mais je me retrouve malgré tout, incapable de lui en vouloir. « Je pense avoir suffisamment de mémoire pour connaitre les noms des personnes avec qui j’ai partagé les bancs de Poudlard. » je lui réponds alors d’une voix plus glacée que prévu. Détournant de nouveau mon regard, je le plonge dans le registre, faisant glisser mon doigt le long du parchemin déjà bien usé. Et alors que je lis les noms qui défilent devant moi, je reconnais ceux de quelques personnes que j’aie connues. Croisées à Poudlard. De mon année ou d’autres, cela n’a que trop peu d’importances ; je reste tout de même figé face au nombre de personnes, ayant pu être des amies, qui se trouvent à présent être recherchées. Par moi. Je me sens alors honteux d’avoir accéder à la requête de mon paternel, quand bien même il ne m’a pas réellement laissé le choix. « Je me suis installée ici avant la victoire du seigneur des ténèbres, avant vos lois stupides. Est-ce que c’est un crime de voyager ? » Elle ment. Je le sais car c’est moi qui l’ai mise dehors lorsqu’elle travaillait encore à la Gazette du Sorcier. Enfin, moi et le groupement de mangemorts auquel j’étais alors assigné. Mais j’étais présent et je me souviens encore de son regard perdu, de celui qui m’a montré que quelque chose s’était brisé. Définitivement, sans doute. Ce regard hante perpétuellement mes cauchemars et le retrouver ici, dans les yeux de la jeune femme toujours, a de quoi me donner la chair de poule. Ce n’est pourtant pas cela que je me fige d’effroi. En effet, mon index vient de se poser sur le nom de la jeune femme, calligraphié à la main. Steadworthy. Un instant, j’envisage de faire semblant de ne pas avoir trouvé son nom, de refermer le registre en lui disant de la laisser partir. Mais le regard d’un autre rafleur par-dessus mon épaule, m’oblige à n’en rien faire. « Tu vas devoir nous suivre. » je finis par articuler sans trop y croire moi-même. Mais trop tard, la chose ait dite et déjà, je sens les autres rafleurs se tendre autour de moi, perçois un sourire narquois se dessiner sur le visage de l’un d’eux, du coin de l’œil. Ma gorge se noue alors que je m’approche d’elle pour passer une main derrière son dos et lui indiquer d’avancer du côté que je lui indique, d’une simple pression par-dessus ses vêtements. Je la sens aussitôt se tendre et je retire bien vite mes phalanges de sur son corps, alors que je m’adresse aux autres rafleurs : « Retournons au campement, pour bien faire les choses. » Je sais bien qu’il ne s’agit pas là de la véritable procédure, que nous n’avons pas pour habitude d’emmener nos captifs jusque nos tentes pour leur montrer notre campement et que je vais certainement me faire fortement réprimander pour cela ; pourtant personne ne dit rien. Les rafleurs se contentent de nous escorter en direction du camp, en se tenant à distance raisonnable de nous. Ils nous laissent néanmoins entendre qu’ils restent sur leurs gardes puisqu’ils brandissent tous leurs baguettes d’un air menaçant. Je sais que c’est la jeune femme qu’ils visent du bout de leurs morceaux de vois ensorcelés, pourtant je ne peux m’empêcher de me sentir pris au piège. Sûrement parce que je me trouve toujours être amoureux d’Hester, malgré tout ce que j’ai pu lui faire. « Rentre dans la tente. » je lui souffle en écartant le pan de toile marquant l’entrée de la tente centrale du camp, juste assez pour qu’elle puisse y passer de façon aisée. Alors que je la laisse faire, je me retourne vers le chef de notre groupement de rafleurs, qui se trouve planté là, juste derrière elle. Il m’adresse un regard insistant, ne me lâchant pas une seule seconde. Ses prunelles me donnent l’impression de me percer à jour, de pouvoir lire en moi comme dans un livre ouvert et de le laisser mesurer l’étendue de l’amour que je porte encore à la blonde. Aussi je détourne bien vite le regard, me sentant tout de suite moins nu après cela. Je ne sais vraiment pas comment aider la jeune femme à se sortir de là. Ces rafleurs me filent vraiment la chair de poule quelques fois. Non, pire, ils me terrifient.
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MessageSujet: Re: it's a matter of fact. ◮ (hester&joshua)    Dim 10 Aoû - 20:55

You break my heart in the blink of an eye.
JOSHUA PANDERMAN & HESTER STEADWORTHY

This is the last time I'm asking you this Put my name at the top of your list This is the last time I'm asking you why You break my heart in the blink of an eye. You find yourself at my door Just like all those times before You wear your best apology But I was there to watch you leave And all the times I let you in Just for you to go again Disappear when you come back Everything is better. ~ the last time.

Durant la guerre, alors que ses parents avaient disparus, qu’ils ne donnaient pas signe de vie, ne répondait pas à ses lettres et que la jeune adolescente avait perdu complètement espoir, Joshua avait été là pour la réconforter. Aussi loin qu’elle se souvenait, depuis qu’elle avait mit les pieds à Poudlard, il lui semblait que Joshua avait toujours été là pour la soutenir. Il avait été son meilleur ami pendant des années, celui à qui elle s’était confiée, celui en qui elle avait placé sa confiance. Ensuite, il avait été son petit ami, celui à qui elle avait offert son cœur et la totalité de son être. Celui qu’elle avait tant aimé et aux côtés de qui elle voulait vieillir. Elle avait eu tellement confiance en lui pendant toutes ces années et même si la dernière rentrée à Poudlard avait été houleuse, elle avait cru, après leurs réconciliations que plus rien ne pourrait jamais les séparer à nouveau. Elle avait été naïve et stupide, croyant en ses paroles comme une gamine, le cœur plein d’amour. Maintenant, elle regrettait, il l’avait trahie, il avait trahi tout ce en quoi elle croyait. Il avait retourné sa veste dès que les choses s’annonçaient plus compliquées pour lui qu’elles ne l’avaient été durant l’année scolaire. Il avait choisi de se reposer son ses acquis, de profiter de la protection que pouvait lui assurer son précieux sang pur ; il avait rejoint le reste de sa famille, stupides Panderman qu’elle méprisait depuis longtemps déjà, ne serait-ce qu’à travers les récits de Joshua. Maintenant, elle le détestait lui aussi. Il l’avait trahie elle ainsi que tous ses amis, ceux qui avaient pu croire un jour qu’il était différent du reste de sa famille. Maintenant, combien d’anciens amis est-ce qu’il avait conduit jusqu’à Azkaban ou pire encore, jusqu’à la mort ? Elle préférait ne jamais avoir la réponse à cette question, bien qu’il soit trop tard pour ne plus que cette dernière vienne salir l’image qu’elle avait de son ex compagnon à présent. Elle ne savait pas si quelque chose pouvait la pousser à le haïr davantage à présent. Il lui avait brisé le cœur en tellement de morceaux qu’il lui semblait que jamais plus il ne serait entier. Il en avait fait des miettes qu’il avait piétinées sans le moindre scrupule. Elle avait tellement voulu le retrouver quand elle s’était retrouvée en fuite. Elle avait voulu retrouver le confort de ses bras, la chaleur de ses étreintes, ses sourires rassurant et tout ce qui faisait de lui l’homme qu’elle aimait. Au lieu de ça, elle avait retrouvé un traitre, un homme qui n’avait que faire de la laisser derrière lui, puisque de toute façon elle n’était qu’une née-moldue et lui, il était un parfait sang-pur, fils à papa qui ne pouvait pas désobéir à sa charmante famille. Pourquoi le ferait-il ? Il risquait sa vie en s’opposant aux siens ainsi qu’au ministère de la magie. Bien évidemment, il avait préféré le confort et la sécurité d’une vie avec eux, plutôt que la peur et l’obligation de fuir, en sa compagnie. C’était à peine croyable qu’il ait pu faire un choix pareil. C’était d’une lâcheté ahurissante. Lui qui avait été placé chez les gryffondor – contrairement au reste de sa famille – il aurait dû avoir le courage de lutter de se battre pour ce qu’il voulait vraiment. A moins que ce soit ça ce qu’il voulait vraiment, cette vie dans laquelle il aurait la reconnaissance de son père et ainsi, les sept années qu’ils avaient passés ensemble n’étaient qu’un tissu de mensonge qu’il lui avait servi. Dans quel but ? Impossible de le savoir. Peut-être qu’elle n’avait été qu’un amusement pour lui, un jouet sont il s’était bien vite débarrassé quand il n’avait plus eu besoin d’elle. En quittant Poudlard c’était la vie active qui s’offrait à lui et elle ne serait pas vraiment surprise d’apprendre qu’à présent, il était fiancée à une sang-pur, heureux et qu’il n’allait pas tarder à faire pondre des bébés au sang-pur à cette femme pour garder leurs deux lignées intacts. C’était comme ça que ça fonctionnait dans leur monde. Elle avait horreur de leurs principes, de leur vocation et de tout ce que ces imbéciles de pro-sang-pur faisaient subir au reste du monde. Elle voulait que ça cesse elle. Il fallait que ça cesse et si elle avait déjà commencé un combat quand elle était en Angleterre, elle n’avait en rien l’intention de s’arrêter là. Il le fallait, pour son ami et collègue qui était mort dans le seul but de voir une résistance naitre des cendres encore fraiches de l’ordre du phénix. Un phénix renaissait toujours de ses cendres, elle en avait l’intime conviction.

Souvent à Poudlard, elle avait perdu tout espoir, mais depuis la victoire du seigneur des ténèbres, c’était une rage nouvelle qui coulait dans son sang. Une rage alimentée par la perte de ses parents, puisqu’elle était convaincue qu’ils n’étaient plus de ce monde, mais aussi par le comportement de Joshua. Peut-être que si ça ne risquait pas de lui arracher la gorge, elle le remercierait pour lui avoir donné envie de se battre à nouveau. C’était presque comme si elle avait besoin de lui montrer qu’il avait tord, qu’il avait choisi le mauvais camp et un jour alors qu’il croupirait dans une cellule à Azkaban avec le reste de sa famille, elle pourrait lui rappellerait qu’il aurait mieux fait de la suivre elle plutôt que les ordures qui lui servaient de famille. Pour l’heure, alors qu’il lui faisait face, entouré d’un groupe de rafleur, elle avait simplement envie de lui coller son poing en pleine figure. Elle se faisait cependant confiance, consciente qu’un tel geste envers un sorcier de sang pur serait très mal vu et que rien que pour ça, elle pourrait finir à Azkaban. Si elle voulait pouvoir s’en sortir aujourd’hui et retrouver Posy dans leur appartement parisien, il fallait qu’elle reste aussi calme que possible. C’était dur, très dur même. Elle sentait sa haine et sa rancune circuler dans ses veines comme un poison sur le point de la rendre folle et incontrôlable. Elle savait que tout aurait été beaucoup plus simple si elle avait eu en face d’elle n’importe quel rafleur, mais pas Joshua. Les autres l’agaçaient, c’était certain, ils n’étaient que des imbéciles qui s’étaient liés au seigneur des ténébres pour diverses raisons, mais dans chacune d’elles, il y avait tellement de lâcheté qu’évidemment, ils étaient détestables. Cependant aux yeux d’Hester, Joshua l’était plus encore, parce qu’il l’avait trahie personnellement, qu’il lui avait fait du mal et qu’il méritait largement qu’elle le maudisse bien plus qu’elle maudissait les autres. C’était à ses yeux parfaitement justifié. Elle roula des yeux dans un soupire suite à la réplique du sorcier. « Partager les bancs de poudlard, bien sûr. » Une phrase à peine audible, prononcée dans un nouveau soupire. Ils avaient quand même fait plus que partager les bancs de Poudlard d’après elle. Quoi, il avait honte de l’admettre ? Il avait fréquenté une vulgaire sang-mêlée, c’était trop la honte devant ses nouveaux potes alors il ne voulait pas l’admettre. Maintenant elle avait plutôt envie de lui foutre un coup de genoux entre les deux jambes et seulement après elle lui casserait le nez en lui envoyant son poing en pleine figure. Elle soupira encore alors qu’il lui annonça qu’elle allait devoir le suivre. Ils étaient encore trop nombreux pour qu’elle puisse s’échapper, mais elle n’avait pas envie qu’il la touche, qu’il vire ses sale pattes de son dos. Elle eu un léger frisson avant de lui adresser un regard noir pour qu’il retire sa main de là. Il avait perdu le droit de poser ne serait-ce qu’un doigt sur elle au moment on il avait décidé de rejoindre son père et l’armée du seigneur des ténébres. Arrivée devant la tente, elle s’exécuta rentrant sans un mot à l’intérieur de cette dernière. Evidemment, elle était bien plus grande à l’intérieur qu’à l’extérieur, typique du monde de la magie. C’était mieux ainsi, elle pouvait garder ses distances avec le sorcier. La dernière chose dont elle avait envie en cet instant c’était un collé/serré avec Joshua Panderman ; elle aurait encore préféré embrasser le professeur Rogue, voir même un gnome ou un troll. Eux au moins, ils ne l’avaient pas sauvagement poignardée dans le dos ce qui de toute évidence était loin d’être le Joshua. « Et maintenant quoi ? » S’exclama-telle alors que personne ne semblait la suivre. Elle n’avait pas envie d’y passer la nuit, elle avait autre chose à faire. Les bras croisés sur la poitrine, elle observait autour d’elle. La tente semblait sombre, glaciale, austère. Elle n’avait vraiment pas envie de s’attarder ici. L’ambiance de son petit appartement parisien était beaucoup plus agréable. Les lieux étaient mieux décorés, plus accueillant, tellement moins mangemort et compagnie. Dans un nouveau soupire elle plaça son regard sur l’entrée de la tente, les bras toujours croisés sur la poitrine attendant qu’on vienne s’occuper de son cas, elle savait d’avance qui lui était impossible de transplaner ici, elle le sentait comme on pouvait le sentir entre les murs de Poudlard. Dommage, sinon elle aurait eu le temps de se faire la malle depuis un moment déjà.
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MessageSujet: Re: it's a matter of fact. ◮ (hester&joshua)    Jeu 25 Sep - 23:02


it's a matter of fact
just in case their wondering, they've got us pinned terribly. they don't believe our love is real, cause they don't know how real love feels. you should know it's true, just now, the part about my love for you and how my heart's about burst into a thousand pieces. oh it must be true and they'll believe us to soon. baby, it's fact



Le fait de voir la jeune femme face à moi manque de me faire perdre pied, de me faire vaciller alors que je reconnais ses traits, là où je pensais ne plus jamais avoir l’occasion de la voir de ma vie. Pourtant, les rouages de mes méninges se mettent à tourner vite, bien plus vite que de coutume à vrai dire, me faisant réaliser qu’il me faut cacher le fait que je la connaisse, afin de l’aider à se sortir de ce pétrin. Si je l’ai abandonnée par deux fois – contre mon gré, je l’assure –, je ne peux en aucun cas la laisser tomber aux mains des rafleurs. La seule pensée de ce qu’ils pourraient faire d’elle, suffit à me glacer le sang. Aussi je préfère me mettre en avant, prendre le commandement des opérations là où je ne me trouve être en général que le stagiaire effacé dans son coin. C’est pourtant ma position naturelle, je suis fils de mangemort après tout, et tous ces imbéciles devraient se trouver à mes pieds et je ne devrais pas m’effacer comme je le fais à chaque fois. Et c’est ce qui explique sans doute ce pourquoi ils ne font qu’émettre quelques grognements appuyés mais qu’ils ne m’empêchent en rien de prendre le commandement des opérations, alors que je me détache du groupe pour me mettre en avant, énonçant haut et fort que c’est à moi de m’occuper la jeune femme. Un instant, je crains qu’elle ne fasse échouer mon plan alors qu’elle laisse sous-entendre que nous nous connaissons plus que ce que je ne veux bien le laisser savoir, mais les sbires du Lord se trouvent sans doute trop stupides pour relever la remarque. Aussi est-ce en pinçant les lèvres que je la fais avancer jusqu’à notre camp de rafleurs, pour la mener jusqu’à la tente principale, celle-là même où tout se passe. Celle où les fugitifs sont amenés pour être interrogés. Un instant, je m’autorise à frôler le bas de son dos à l’aide de ma main pour l’inciter à avancer, profitant ainsi de la savoir vivante, de pouvoir la toucher là où j’aurais cru ne plus jamais pouvoir le faire. Mais il me faut tout de suite essuyer un mouvement de recul, une façon de me faire savoir qu’elle me déteste et ne veut sans doute plus rien avoir à faire avec moi. Et cette réaction me fend le cœur, mais si j’admets qu’elle se trouve être grandement justifiée. Après tout, je l’ai abandonnée, laissée seule alors qu’elle n’avait même plus de famille pour la soutenir. J’étais la seule famille qu’il lui restait. J’étais son seul soutien et je l’ai abandonnée. Je ne la méritais pas et je ne la mérite pas plus aujourd’hui, quand bien même je m’apprête à l’aider. Pourtant, je ne peux m’empêcher d’afficher une expression morne, quand bien même je sais déjà tout cela depuis longtemps. Je n’ai jamais été digne d’elle et cela n’est pas une nouveauté, je le savais depuis le début, je savais que nous ne pourrions pas vraiment former un nous, que mon paternel nous en empêcherait, mais je l’ai tout de même entrainé là-dedans. Je l’aimais – et je l’aime toujours – mais je le faisais visiblement de travers, ne faisant que lui briser le cœur un peu plus à chaque fois. J’ai été égoïste de l’entrainer là-dedans, tout cela pour mon bonheur à moi alors que cela n’allait qu’entrainer son malheur à elle. Il ne faut pourtant pas croire que je me trouve enchanté par la situation, moi aussi cela me rend triste de ne pas être auprès d’elle, cela me rend on ne peut plus maussade même, me rend malade, malheureux. Mais je ne peux lui dire – surtout pas devant les rafleurs – car elle ne comprendrait pas. Elle n’accepterait pas ce genre d’excuse une seconde fois, quand bien même il s’agit là de la vérité, tout cela parce que nous avons déjà eu une discussion à ce sujet. Nous avons déjà parlé de tout cela et j’ai quand même décidé de trahir son choix. Contre son gré, qui plus est. Car elle s’en fichait de tout cela, tout ce qu’elle voulait, c’était m’aimer malgré tout et être avec moi. Elle me l’a dit, me l’a fait comprendre plusieurs fois.

Et je ne peux m’empêcher d’y repenser alors que se trouve là, à moins d’un mètre de moi, son regard dur planté sur moi. Elle a beau être la fugitive venant d’être capturée par un groupe de rafleurs dont je fais partie, elle reste en position de force sur moi. Si elle n’a encore rien essayé pour se défaire de ma présence, c’est parce qu’elle sait qu’elle se trouvera en encore plus mauvaise compagnie à l’extérieur, là où de nombreux sous-traitants des mangemorts, effectuent sans cesse maintes aller-retour à travers le camp. Peut-être préférerait-elle leur compagnie d’ailleurs, puisque j’imagine qu’elle ne sait plus me voir. Sauf qu’elle sait pertinemment que cela signifierait de se faire torturer et que dans certains cas, la torture physique reste tout de même plus douloureuse que la torture morale. Surtout lorsque les personnes face à nous, n’ont aucun scrupule à utiliser le sortilège doloris ou tout autre sortilège ayant des effets dévastateurs sur notre organisme. « Et maintenant quoi ? » laisse échapper Hester d’une voix morne et profondément agacée, brisant ainsi le silence sans aucun scrupule. Je me laisse tomber sur une chaise de fortune, située près de la table sur laquelle je viens de poser l’épais grimoire renfermant les noms de tous les fugitifs qu’il nous faut traquer, sans répondre à sa question. A vrai dire, je n’ai pas réellement de plan et je ne sais pas non plus comment faire pour la sortir d’affaire. Je sais juste qu’il me fallait l’éloigner des rafleurs pour que cela soit possible. Après, tout le reste est à réfléchir, afin de rendre les choses possibles. Je laisse échapper un soupir avant de passer une main sur mon visage, sentant déjà venir le désespoir. « Il faut te faire sortir d’ici. Je ne sais juste pas comment m’y prendre. » je finis par lui avouer à demi-mot, sans cesser de réfléchir. Je connais le camp par cœur et pourrait aisément lui faire emprunter le chemin le plus court pour en sortir, certes, mais il reste qu’il y a des rafleurs dans tous les coins. Le malheur de la jeune femme réside dans le fait qu’elle n’est pas tombée sur un groupe sous-jacent, mais plutôt sur l’un des groupes principaux. Nous sommes dans la base principale, instaurée en pleine foirée, celle dans laquelle certains patrouilleurs viennent effectuer leur temps de pause avant de se remettre en chasse – même si les horaires ne suivent en aucun cas un système bien défini, il reste que nous ne pouvons courir indéfiniment à longueur de journées – en plus des cinq groupements de rafleurs déjà présents, ramenant en ces lieux tous fugitifs qu’ils capturent. « J’imagine que tu l’as déjà deviné, mais tu ne peux pas transplaner en dehors d’ici. Il va falloir que l’on t’évacue discrètement. » Pensif, je me gratte doucement le menton alors que je continue de réfléchir, à voix haute cette fois. La tente se trouve être insonorisée et personne ne peut donc nous entendre de l’extérieur. Sans compter que la blonde a souvent plus d’idées que moi et que lui fournir mon expérience afin qu’elle puisse reprendre les rennes de notre duo – n’existant d’ailleurs plus vraiment –, l’aidera sans aucun doute à élaborer un plan lui permettant de s’enfuir. « Parce qu’il est hors de question que tu restes ici. » j’ajoute d’une voix ferme avant de me redresser, ne souhaitant rien ajouter ni même préciser mes paroles. Me dirigeant vers l’une des étagères du fond de la tente, j’en sors un morceau de parchemin ainsi qu’un pot d’encre et une plume. Les ramenant jusqu’à la table, j’écarte l’épais grimoire afin de pouvoir étaler le rouleau de parchemin. « Il nous faut commencer par regarder comment est constitué le campement. En sachant que celui-ci n’est jamais vide. » j’énonce alors que je commence à tracer quelques lignes représentant les diverses tentes. Je finis par poser la plume sur le bord de la table, avant de désigner à l’aide de mon index une tente proche du milieu du campement, légèrement excentré vers la gauche. « Nous sommes là. Il va nous falloir créer une diversion si tu veux pouvoir t’éloigner sans encombre et transplaner. » Plus facile à dire qu’à faire, je ne peux m’empêcher de remarquer alors que je passe en revue les visages de toutes les personnes présentent sur le camp dans mon esprit. De nombreux gros bras ne réfléchissant pas avant d’agir. Si l’un d’entre eux comprend qu’il s’agit d’une duperie, ils ne chercheront pas à comprendre et pourront sans doute nous exécuter sans même penser aux conséquences de leurs actes. « Tu proposes quoi ? » je finis par lui demander directement avant de relever la tête. Et lorsque mes prunelles se posent sur elle, c’est comme si je redécouvre sa présence. Mes bras s’hérissent de chair de poule et je me trouve incapable d’ajouter ou de faire quoi que ce soit de plus. Je sens même mes jambes se mettre à vaciller légèrement sous moi. Elle est là, à quelques mètres, centimètres de moi, son regard dur posé sur moi. Elle est là, tout près de moi et cette fois, c’est certainement la dernière fois que je la vois, pour de vrai. Ma gorge se noue d’ailleurs à cette idée. Je vais la perdre, c’est certain, mais j’espère tout de même pouvoir lui laisser une dernière image de moi positive, quand bien même tout le reste se trouve être négatif.
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