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 (emily) now it's time to leave.

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MessageSujet: (emily) now it's time to leave.    Ven 4 Avr - 17:12

Les faits étaient là. Ma vie avait considérablement dérapé ces dernières semaines sans que je puisse faire quoi que ce soit pour remettre le tout en ordre. J'avais cru maîtriser la situation jusqu'au bout, mais je m'étais entièrement fourvoyée : tout me glissait entre les doigts à l'instar du temps qui passe. Je détestais ce sentiment d'impuissance qui était devenu mien. J'aurais donné très cher pour pouvoir revenir en arrière, pour ne pas avoir commis certaines erreurs à défaut de pouvoir les arranger. Tout se mélangeait dans ma tête, Noah, Saireann, mes parents, l'ensemble formait un bordel sans nom. Si je n'avais pas eu l'idée d'empoisonner le café de mon ancien partenaire dans le seul but de lui soutirer des informations contre son gré, sans doute n'aurais-je jamais, au grand jamais fini dans le lit de Saireann – tout du moins, il n'aurait jamais fini dans le mien. Toute cette peine, tout ce dégoût que j'éprouvais envers moi-même, je l'avais cherché, j'en étais entièrement responsable. Mes choix avaient invariablement entraîné des conséquences que je n'avais même pas été en mesure d'anticiper. C'était ironique, d'autant plus que j'avais la capacité de voir l'avenir. Connerie de truc, encore une fois. Oh bien sûr j'avais vu la chute de Poudlard sans jamais oser y croire, mais pour faire les bons choix, ça non, il n'y avait plus personne, tout laissait croire que ce truc se pointait quand ça l'arrangeait et évidemment quand je n'en avais pas besoin. Je les voyais venir : si j'avais cherché à maîtriser ce don plus tôt, je saurais sans doute où j'en suis. Foutaises. Moi je n'avais jamais rien demandé à personne et surtout pas d'être une Madame Irma en puissance, faisant passer pour des charlatans quiconque prétendrait pouvoir lire l'avenir. Je n'avais jamais cru à toutes ces conneries et surtout je n'aurais jamais, au grand jamais pensé que je puisse être tarée à ce point. Voilà, c'était dit. Tout ceci ne pouvait résulter que de mon cerveau détraqué, de dommages psychiatriques irréversibles plutôt que d'une quelconque force de la nature, encore maintenant, je ne voulais pas en entendre parler, parce que non, je n'étais pas folle, j'étais même encore très saine d'esprit. Tout du moins, c'était ce dont j'essayais de me convaincre, sans grand succès. Pour tous ceux qui m'avaient connue auparavant, il était évident qu'Azkaban m'avait tapée sur le système. Plus jamais je ne serais jamais la même. J'avais été privée de mon adolescence, j'avais été jetée de force dans un monde cruel dont je ne maîtrisais pas entièrement les codes. Je vivais dans un monde où je n'étais rien d'autre que de la vermine, une de ces personnes considérées comme dangereuses par le nouveau gouvernement en place et qui devaient être éradiquées au plus vite. Comment aurais-je pu être dangereuse puisque je ne pratiquais plus la magie depuis des lustres ? En vérité, je portais le gène de la rébellion en moi, c'est essentiellement à cet égard que j'étais une menace pour eux, ces pourritures qui m'avaient tout pris. Je pouvais potentiellement nourrir des desseins revanchards, m'associer avec d'autres parias pour générer un soulèvement sans précédents, c'est pourquoi il fallait m'isoler, de façon à ce que je ne renoue plus aucun contact avec ceux qui avaient été mes frères d'armes pendant la guerre. Cela n'avait pas entièrement marché. Ma cachette commençait à être connue par un nombre conséquent de sorciers et cela devait cesser, pour le bien de tous. Malgré tout ce qui se passait, les moldus n'étaient pas au courant de l'existence du monde magique et les choses devaient rester ainsi, secrètes, même si notre guerre avaient quand même fini par déteindre sur eux en fin de compte. Si la solution était de partir, je le ferai. Je n'avais pas le choix.

La visite de Shae-Layne Fleming avait été le déclic. Certes, mes amis pouvaient me retrouver s'ils me cherchaient, mais cela était tout aussi vrai pour mes ennemis. Mes ennemis, eux, étaient bien plus dangereux qu'ils ne pourraient l'imaginer, même dans leurs pires cauchemars. Puisque elle savait, l'évidence m'avait frappée de plein fouet : je ne pouvais pas rester. Passer outre reviendrait à faire preuve d'un égoïsme sans nom, et mettrait tout un tas de personnes innocentes en danger pour rien. Pour le moment, une seule Mangemort était venue me rendre visite, mais je n'étais pas à l'abri que ce soit une escouade qui vienne me déloger de là. Il avait été donc plus que raisonnable que je prenne les devants et que j'accepte de partir. C'était un mal pour un bien, tout du moins, c'était ce dont j'essayais de me persuader. Pour autant, je ne pouvais pas m'empêcher de ressentir un pincement au cœur. Cette vie normale, sans pouvoirs, j'en avais rêvé. C'était tout ce dont je désirais depuis que j'avais fait mon entrée dans le monde magique. J'aurais pu sans problèmes renoncer à cette partie de moi simplement parce que je n'avais jamais rien demandé à personne. J'étais passée par de nombreuses épreuves, j'avais peut-être trop vécu par rapport à mon jeune âge, je pensais donc avoir mérité d'être en paix, de pouvoir me racheter une conduite après la guerre. J'avais appris à mes dépends que le passé finissait toujours par resurgir, quoique l'on fasse. On n'abandonnait pas une partie de soi-même aussi facilement. On pouvait toujours vivre dans le déni, faire comme si on maîtrisait totalement la situation, mais des éléments extérieurs venaient tout chambouler. Ces éléments extérieurs, c'était surtout mes anciennes connaissances. Ils n'étaient pas tous au courant que j'avais définitivement cessé toutes mes activités d'ordre magique, il leur semblait donc légitime de venir solliciter mes services, une fois de plus. C'était devenu beaucoup trop fréquent pour que ça ne paraisse pas suspect aux yeux des moldus que je fréquentais, lesquels n'avaient dès lors jamais cessé de se poser des questions. Je voyais bien les regards interloqués qu'on me lançait, je les entendais toutes ces messes-basses qui pullulaient dès que j'avais le dos tourné. Elle est carrément trop bizarre disaient-ils d'un air conspirateur. Dès lors il devenait évident que je cachais quelque chose, mais mon secret était bien trop lourd pour qu'il puisse être occulté de cette façon. J'avais dû me rendre à l'évidence, je ne pouvais plus vivre ainsi. Trop de choses dangereuses m'entouraient et ce serait faire preuve d'un égoïsme sans nom que de continuer à faire comme si de rien n'était. Je me souvenais de leurs regards, de leurs interrogations. Moult rumeurs avaient commencé à germer à mon sujet. Toutes étaient en lien avec mes connaissances. Qui était donc la jeune fille rousse qui avait l'air d'une junkie ? Qui était ce grand type qui s'était un jour ramené avec des vêtements tâchés de sang et qui était sapé comme un SDF de surcroît ? Pourquoi la fliquette blonde en avait-elle autant après moi ? Ils devaient avoir une belle image de moi à présent, tous autant qu'ils étaient. Cependant, je n'avais pas honte de mes fréquentations, je savais très bien qui ils étaient. Seulement, ils étaient bien loin de s'imaginer quel genre de fardeau pouvait bien peser sur les épaules de Cersei, Saireann, Noah et tous les autres. Tous ressemblaient à rien de ce qu'ils avaient pu connaître auparavant. Il apparaissait très clairement que j'étais le dénominateur commun à tout ça, la cause de tous ces phénomènes étranges. Cela devait cesser.

Cependant, je ne pouvais pas partir comme une voleuse, surtout pas quand Emily s'est pliée en quatre pour m'obtenir une place. Ce serait faire preuve d'ingratitude envers elle que de me casser sans lui donner la moindre explication. Je lui devais bien ça, elle en avait tant fait pour moi ces derniers mois, si bien que j'avais l'impression que ma dette envers elle était immense. En effet, elle ne pouvait sans doute pas s'imaginer à quel point c'était important pour moi. Elle avait participé de façon assez conséquente au projet qui me tenait le plus à cœur : avoir une vie normale. Depuis septembre, j'avais réussi à entretenir cette illusion, même si de toute évidence je ne pouvais pas me fondre totalement dans la masse. Comme d'habitude, j'avais tout foutu en l'air, obéissant à un besoin impérieux d'autodestruction. À n'en pas douter, j'avais un talent fou pour détruire tout ce que je touchais, tout ce que je m'échinais à construire. Ce matin là, je n'étais pas allée au travail. J'avais remis ma démission à mon patron, puis j'avais récupéré mes affaires. Je n'avais pas dit un mot à qui que ce soit, de toute façon, ils ne me manqueront pas c'était certain. En fait, j'étais bien contente de ne plus les avoir dans les pattes. Encore que, je ferais mieux de ne pas me réjouir trop vite quand même, parce qu'en travaillant pour la Fleming, cela ne fait aucun doute que je tomberai sur bien pire que quelques hypocrites. Tout de suite après, je m'étais rendue chez Emily. J'avais besoin de lui parler dans le calme, sans oreilles indiscrètes pour nous écouter. Tandis que j'arrivais à sa porte, j'essayais de me persuader que je faisais pour le mieux, que c'était la meilleure chose à faire, que je n'avais pas d'autre solution. Après tout, la moldue comptait aussi parmi les personnes que la Fleming était susceptible d'utiliser pour m'atteindre. Si Noah était capable de se défendre, ce n'était probablement pas le cas d'Emily qui n'était que si peu de choses face à une telle puissance et donc, complètement vulnérable. Mon cœur se tordit douloureusement lorsque l'image floue de Noah vint s'inviter dans mon esprit. Sa trahison me faisait toujours aussi mal, je n'en revenais pas d'avoir fait confiance aussi aveuglément à quelqu'un qui ne le méritait pas. Pourtant, je ne parvenais pas à faire taire tous ces sentiments contradictoires qui me taraudaient dès lors que je pensais à lui : sur le coup, je ressentais une colère vive, mais aussi une peine immense. Quelque part entre les deux, il y avait l'amour et le désir et tout ceci était très douloureux. Il y a quelques jours pourtant, la vérité m'avait frappée en pleine face : j'avais besoin de lui. Pendant tous ces mois où nous avons travaillé ensemble, où je n'avais personne d'autre à qui m'accrocher, il était devenu mon pilier, et maintenant qu'il n'était plus là, je ressentais dans mon cœur un vide immense que personne n'était en mesure de combler. Le mouvement d'une porte qu'on ouvrait me tira de ma torpeur. Devant moi venait d'apparaître le visage familier d'Emily, qui me fit entrer sans plus tarder. « Salut. » dis-je bêtement une fois entrée, tandis que j'enlevais mon bonnet et mon cache-nez. « Je ne reste pas longtemps, il faut juste...qu'on parle. » Je ne savais pas pourquoi je me sentais aussi nerveuse, aussi angoissée. Je me mordillai la lèvre inférieure. « Je...Je ne te remercierai jamais assez pour tout ce que tu as fait pour moi Emily, sincèrement, mais...comme tu as pu t'en douter les choses se sont un peu compliquées pour moi ces dernières semaines, et je ne peux pas me permettre de rester et de continuer à vous exposer à toute ma merde. » Après tout, c'était de mes problèmes dont il s'agissait, pas des leurs. Ils n'avaient pas à subir les conséquences de mes fautes. « J'ai reçu la visite d'une femme récemment, qui m'a proposé un boulot que je n'étais pas en position de refuser. J'ai des raisons de croire qu'elle détient des informations capitales sur mes parents, et...bref, j'ai remis ma démission au boss ce matin, parce que je ne reviendrai pas travailler avec vous. » je passai une main nerveuse dans mes boucles brunes. Elle n'avait pas la moindre idée de la galère dans laquelle j'étais, et je ne voulais pas l'entraîner là dedans. « Je dois partir, Emily. Je vais sûrement déménager dans les prochains jours, parce que trop de personnes commencent à savoir où je suis. Je ne suis plus en sécurité. Oh, bien sûr, je reste à Londres, puisque mon nouveau travail est à Londres, mais...je vivrai ailleurs, voilà tout. » Je sentais la panique me gagner tandis que je songeais à tous les changements que cela allait entraîner. « Je suis désolée. » murmurai-je dans un souffle, me sentant soudainement très fatiguée par tout ça. En cet instant, je me sentais particulièrement vulnérable, j'avais abandonné la carapace que je m'étais forgée toutes ces années durant. Et bon sang, qu'est-ce que je pouvais détester ce sentiment.
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MessageSujet: Re: (emily) now it's time to leave.    Lun 9 Juin - 20:58

Affalée dans mon canapé, habillée d'un simple jogging et d'un débardeur on ne peu plus simple, je zappais frénétiquement, comme pour essayer de trouver quelque chose de valable à regarder à la télévision alors qu'au fond, je ne daignais parfois même attendre que l'image s'affiche pour à nouveau appuyer sur le bouton de ma télécommande. L'ennui. Voilà ce que je ressentais en ce moment même. Pourtant, c'était mon jour de congé et Dieu sait que ces journées off je les savouraient habituellement, mais là, je n'avais aucune envie de sortir, aucune envie de voir qui que ce soit, ni même de daigner m'habiller correctement. Tranquille, je l'étais. Trop tranquille même. M'étais-je habituée à l'instabilité dont faisait preuve ma vie en ce moment ? M'étais-je habituée à vagabonder d'aventures en aventures, ces dernières toujours plus folles et inimaginables les unes que les autres ? Sûrement. Oui, sûrement avais-je prit goût à cette vie qui au fond n'était mienne. Sûrement avais-je fini par accepter le fait qu'en mettant un pied dans le monde magique, je ne pourrais en sortir. Ou du moins pas sans y laisser ma peau. Oui, j'avais accepté toutes ces choses qu'il y a encore quelques mois m'étaient totalement inconnues. Ou plutôt auxquelles je n'avais jamais daigné porter attention. Et puis après tout, pourquoi l'aurais fais-je ? Cet univers n'était pas pour moi. Dieu n'avait pas penser bon de me donner le même cadeau, ou fardeau que mon frère. Non, moi il m'avait simplement donné la vie, sans bonus, sans malus. Une vie simple, une vie de moldue, une vie qui me convenait.

Mais j'aimais la nouveauté. Oui, j'aimais que la vie soit faite de surprise. Ou plutôt non, je n'aimais pas les surprises, définitivement pas. J'aimais juste le changement. Et mon tempérament me forçait incessamment à foncer tête baissé dans l'inconnu, quitte à m'attirer des ennuis. Alors, souvent je me maudissais d'avoir une telle fougue en moi, surtout lorsque je ressentais la peur, l'angoisse face à cet inconnu qui pourtant m'attirait tellement. Oui, je me maudissais d'être ce genre de personne à aimer mettre son nez partout et pourtant, j'adorais ça. J'adorais tellement cela que lorsque ma vie devenait stable, sans une once de perturbation à l'horizon, je m'ennuyais. Terriblement. Comme aujourd'hui.

Je zappais toujours, frénétiquement. Mes doigts semblaient hors de contrôle, ou peut-être était-ce simplement mon cerveau qui s'était déconnecté, car mon regard ne semblait même plus vouloir percevoir les images que m'envoyait l'écran. Ennui. Toujours cet ennui. Finalement, peut-être aurais-je été mieux au bar, au moins cela m'occupais, cela me faisait redescendre sur terre, ou plutôt m'aidait à garder les pieds sur terre. Et j'en avais besoin, terriblement besoin, avec tout ce qu'il m'arrivait depuis que mon frère avait disparu. Sans ce travail, aussi pénible était-il, sûrement serais-je devenue folle. Car j'avais besoin de voir du monde. De voir des personnes comme moi, de vivre, de partager une conversation banale avec des personnes comme moi. C'est à dire normal. Mais avais-je seulement la bonne définition de la normalité ? Ou plutôt, y avait-il seulement un définition exacte à ce mot ? Sûrement était-ce comme les goûts et les couleurs, ou toutes ces choses sur lesquels on ne pouvait débattre. Alors j'arrêtais de débattre avec moi-même, j'arrêtais de penser à tout cela. Et j'arrêtais tout, je me vautrais devant la télévision devant les émissions de télé réalité dont je raffolais tant et je faisais le vide. Vide qui pourtant ne tardait pas à ce remplir, puisque dès que l'ennui pointait le bout de son nez, les questions revenaient. Pourtant aujourd'hui, je fut rapidement stoppée dans mes réflexions par un bruit de coups frappés sur ma porte d'entrée. J'émergeais alors, mettant toutefois quelques bonnes dizaines de secondes à daigner me lever.

C'est d'un pas lent que j'allais ouvrir. Et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir le visage de Tracey, emmitouflée entre bonnet et cache-nez. « Ça va ? » Demandais-je, alors qu'au même moment je la saluais de deux bises. Toutefois, elle annonça tout de suite la couleur puisque c'est sans détours qu'elle m'annonça qu'elle n'allait pas rester longtemps. Et qui dit visite furtive, dit visite intéressée. J'esquissais alors un sourire tout en l'écoutant parler, m'attendant à ce qu'à tout moment elle me face la demande pour laquelle elle était là. « Viens » Lançais alors, l’entraînant vers mon salon et l'invitant à prendre place sur ce canapé que je retrouvais. Toutefois, mon sourire ne tarda pas à s'effacer alors que je percevais l'angoisse dans la voix de mon amie. Pourquoi fallait-il que chacune de mes rencontres avec Tracey soulève quelque chose de malheureux ? Bon, pas toute, mais une bonne partie. Ne serait-ce que lorsque nous travaillons ensemble. Les trois quarts de la journée nous nous entendions bien, mais il y avait toujours une dispute qui éclatait, ou du moins un mot plus haut que l'autre qui se faisait entendre, lorsque ce n'était pas un sarcasme. Mais après tout, c'était ça l'amitié. Des hauts, des bas. Presque comme un mariage, car on signait, pour le meilleur et pour le pire.

J'haussais simplement les épaules et souriais à l'entente de ses premières phrases. Que répondre ? Bien-sûr que j'étais là pour elle. Je le serais même toujours. Après tout, je lui était redevable de tellement de choses. Toutefois, mon sourire s'évapora ci-tôt qu'elle continua. Alors elle quittait le bar, elle démissionnait, elle me quittait. Était-ce égoïste de penser cela ? Sûrement, mais c'est le premier sentiment qui me venait. « C'est si formel tout ça. » Laissais-je alors échapper. Et sûrement mon faciès trahissait mon amertume quant-à ses dires. Ou plutôt ma peine. « Si tu penses que c'est mieux pour toi, que cela peu t'aider, qui suis-je pour te faire des reproches ? T'es mon amie, Tracey. J'te soutiens, quoi que tu fasses. » Elle paraissait anxieuse, vraiment anxieuse et pourtant, je ne voulais pas lui demander pourquoi. Je savais que ce départ n'était pas anodin et quand bien-même disait-elle qu'elle faisait cela de son propre chef, je ne pouvais m'empêcher de douter. De me poser des questions. De me demander si elle faisait réellement cela par envie, et non par obligation. « Et ne sois pas désolé. A vrai dire, je suis étonnée que tu es tenue si longtemps. » Je posais alors rapidement ma main sur son épaule, ou plutôt la poussait légèrement, comme pour détendre l’atmosphère. Après tout, je savais qu'elle ne resterait pas longtemps, que tout cela était provisoire. Elle me l'avait bien dit, lorsque je l'avais aidé à obtenir ce travail. Oui, elle me l'avait dit et pourtant, j'étais un brin déçue, nostalgique de ce départ. Ou plutôt anxieuse à l'idée de savoir ce qu'il représentait, car une part de moi ne pouvait s'empêcher de penser qu'elle amoindrissait la chose et que ce changement de profession n'était en réalité qu'une façade. Ouai, une part de moi pensait que si elle était venue jusque chez moi aujourd'hui, c'était pour me dire adieu..
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