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 this old and empty house, ceryon.

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MessageSujet: this old and empty house, ceryon.   Ven 28 Mar - 19:03

all that's left is a ghost of you.
cersei-jane v. harkness et eyron nott-fleming.
There's an old voice in my head that's holding me back. Well tell her that I miss our little talks. Soon it will be over, and buried with our past We used to play outside when we were young and full of life and full of love. Some days I don't know if I am wrong or right.
Your mind is playing tricks on you my dear. 'Cause though the truth may vary This ship will carry our bodies safe to shore ~ little talks/(c. sweet poison).


Se retrouver parmi les exécuteurs ; c’était bien la dernière chose dont Eyron avait rêvé dans sa vie. Rarement, le jeune sorcier s’était projeté dans l’avenir. Il avait longtemps été ce jeune garçon, insouciant, il vivait au jour le jour sans se soucier de ce qu’il ferait le lendemain. C’était l’une des nombreuses choses que lui reprochait sa mère. Pour cause, elle avait l’impression qu’il ne ferait jamais rien de sa vie, lui qui pourtant était issu d’une noble lignée de sorcier. Elle-même, elle occupait un poste important au ministère de la magie, elle aurait voulu que son fils suive cette route là également. Elle aurait voulu qu’il rentre au ministère de la magie, et la connaissant comme il la connaissait, elle l’imaginait déjà ministre de la magie. C’était cependant, une vocation qu’il n’avait pas le moins du monde. Il n’avait jamais voulu travailler pour le ministère de la magie, pas même à l’époque où il valait mieux que ce qu’il était aujourd’hui. Etre ministre de la magie, même si c’était à sa portée, ce n’était pas du tout le genre de carrière qu’il voulait. Il avait choisi, après Poudlard de devenir vendeur dans une petite boutique sur le chemin de traverse. Ça n’avait rien d’une grande carrière, mais ça lui convenait. Avec ce métier, il ne cautionnait pas ce que devenait le monde de la magie et on ne pouvait pas non plus lui reprocher d’avoir choisi de prendre place contre le ministère actuel. Il se contentait de prendre soin des animaux de la ménagerie magique et de les vendre à qui les voulait. C’était un métier simple, pas d’une grande renommée, c’était sûr, mais ça lui convenait parfaitement. Il aurait préféré resté dans cette petite boutique, bien que cette dernière ne connaissait pas un franc succès ces derniers temps. Il y aurait été mieux qu’aux côtés des exécuteurs. Il avait cependant fallu que sa mère juge bon de le confier aux mains de son père. Il ne connaissait rien de cet homme ou du moins, pas grand-chose. Il savait seulement qu’il était un mangemort, qu’il avait été enfermé durant de nombreuses années à Azkaban et qu’ainsi, il n’était clairement pas un homme de cœur. C’était lui, d’ailleurs qui était à la tête de ce groupe nommé exécuteur. Un nom qui voulait dire ce qu’il voulait dire et qui correspondait bien au personnage qu’était Moses Fleming. Eyron l’avait bien compris, s’il n’obéissait pas à ses ordres, il tuerait Serah. S’il voulait avoir une infime chance de sauver la jeune femme des griffes de son père, il n’avait pas d’autre choix que d’obéir à ce dernier. Il regrettait l’entêtement de sa petite amie, si seulement elle avait accepté de recevoir la trace ; elle ne serait plus à Azkaban à présent et son père ne pourrait pas lui faire de chantage quant à la survie de la jeune femme. S’il n’avait pas enseigné à Poudlard durant l’année précédente, peut-être que le mangemort n’aurait même pas su ce que la jeune femme représentait pour lui, ils n’en seraient pas là aujourd’hui. Avec des si, le jeune sorcier pouvait aisément refaire l’histoire. Après tout, si, Serah ne s’était pas fait attraper en France ; s’il était venu avec elle, s’ils avaient quitté poudlard plus tôt. Les choses auraient pu être différentes si les choses s’étaient déroulées autrement. Malheureusement, le dire aujourd’hui ne suffisait pas à changer les choses. Au fond, il n’était pas sûr qu’aujourd’hui, il y ait encore des moyens pour changer tout ça. Tout ce qui lui restait à faire à présent, c’était obéir à son père, faire son travail d’exécuteur, bien qu’il se déteste déjà pour ça ; c’était le seul moyen qu’il avait pour sauver sa petite amie. Il voulait la sauver, bien qu’il savait pertinemment, qu’elle n’apprécierait pas de savoir qu’il faisait ça pour la sauver, peut-être que si Moses la laissait sortir de sa cellule à Azkaban, elle le détesterait pour ce qu’il faisait pour elle. Il la comprendrait, elle aurait raison de le détester. Il serait près à l’accepter su moment qu’elle restait en vie. Si elle devait mourir par sa faute, il serait incapable de se pardonner, même s’il détestait ce qu’il était obligé de faire, il trouvait ça plus supportable que de savoir que la femme qu’il aimait était morte à cause de ses erreurs. La sauver était à présent la seule chose qui motivait chacun de ses actes. Actes qui aujourd’hui n’avaient pas encore beaucoup de conséquences ; malgré son affectation au groupe des exécuteurs, il n’avait pas encore eu l’occasion de tuer quelqu’un et il s’agissait d’une situation qui lui convenait parfaitement. Sans doute que s’il devait tuer quelqu’un, un innocent de son point de vu, il ne serait même plus capable de se regarder dans la glace. Il ne voulait pas finir comme son père ou comme n’importe quel autre mangemort. Il avait pourtant fait son choix, c’était Serah avait n’importe qui d’autre. Une partie de lui avait choisi d’admettre qu’elle valait mieux que n’importe qui d’autre. C’était son point de vu, le point de vu d’un adolescent amoureux, ça ne valait peut-être pas grand-chose mais pour l’heure, il n’avait en rien l’intention de changer d’avis. Sa mère l’avait poussé à suivre la même voix que son père, à ses yeux, il était un grand homme, quelqu’un avec des idéaux, un homme si sûr de lui, une partie d’elle voulait que son fils lui ressemble d’avantage, elle était mal partie, il ne serait jamais comme Moses Fleming, il ne voulait pas finir comme lui, il espérait que quelqu’un le tue avant qu’il n’en arrive là. Au fond, ça pouvait arriver plus facilement qu’on voulait bien l’imaginer. Les anciens membres de l’ordre étaient certainement près à se défendre si un rafleur ou un exécuteur venait les trouver, à peine sorti de Poudlard, il ne ferait pas le poids. De même s’il se retrouvait face à un loup-garou et c’était sur cette mission que son père l’avait envoyé, il disait qu’il s’agissait d’une mission simple, la pleine lune était passé, ainsi, le loup-garou qui avait été repéré la veille n’était à présent plus qu’un humain, certainement perdu en pleine forêt, inoffensif. Qui que soit cette personne, lui il avait bien du mal à se dire qu’elle allait simplement se laisser faire comme si de rien n’était.

D’une manière ou d’une autre, il fallait déjà commencer par la trouver cette personne, s’il s’agissait d’un sorcier ou d’une sorcière, elle avait certainement déjà transplané depuis longtemps et ainsi elle pouvait être bien loin de cette fameuse forêt où on avait signalé la présence d’un loup-garou. Quand bien même ce ne serait pas un sorcier, la forêt était grande et la ratisser avec seulement quelques hommes relevait de l’impossible. Selon Eyron, c’était cause perdue. Enfin, il préférait ce genre de mission, vouée à l’échec qu’un truc vraiment concret où il avait des chances de se retrouver confronté à des personnes qu’il était censé exécuter, chose dont il n’était absolument pas capable. Moses lui-même devait le savoir s’il jugeait lui-même bon de l’envoyer sur ce qu’il appelait mission faciles. Au moins, le jeune sorcier ne tarda pas à apprécier l’air pur de la forêt, ça changeait du manoir londonien dans lequel il était enfermé depuis trop longtemps déjà. En plus il ne tarda pas à se séparer de ses compagnons de routes. Des types peu fréquentables selon le jeune homme. Il n’avait pas la prétention de prétendre qu’il était une lumière – ses professeurs de Poudlard ne le diraient pas non plus – mais eux, ils n’avaient clairement pas inventé l’eau chaude. Ils semblaient aussi intelligents qu’une bande d’huitres écervelées. Enfin loin d’eux, il avait l’impression d’être de retour dans le monde normal. Pour lui, cette mission ressemblait plus à une balade en forêt qu’à autre chose, du coup, il ne faisait pas vraiment attention à ce qu’il voyait ou aux bruits qui auraient pu marquer son attention. Il profitait simplement du temps de liberté qu’il avait, là loin de son tortionnaire de père. Avant d’être condamné à vivre avec ce dernier, il n’avait jamais cru qu’il finirait par regretter la vie avec sa mère. Elle avait ses défauts, elle était une mère poule, parfois particulièrement lourde. Il se souvenait qu’à Poudlard, elle lui envoyait quasiment une lettre par jour et c’était limite si elle ne s’inquiétait pas si elle n’avait pas eu de réponse à la fin de la semaine. Elle était parfois chiante, mais même avec ça, elle était plus vivable que son père. Il laissa échapper un long soupire avant de poser ses yeux vers le sol, mesure de sécurité alors qu’il avait manqué plusieurs fois de tomber en se prenant les pieds dans des branches ou des feuilles mortes qu’il n’avait pas vues, car elles étaient, trop recouvertes par la neige. Dans cette même neige, il ne tarda pas à remarquer des empruntes qui ressemblaient plus à celle d’un loup ou d’un chien plutôt qu’à celle d’un humain, pourtant, elles allaient par deux. Finalement, peut-être que, par hasard, il avait retrouvé la fameuse piste du loup-garou. Il hésita quelques secondes avant de finalement suivre les fameuses traces. Il n’avait pas la moindre idée de ce qu’il ferait s’il trouvait la personne qu’il recherchait, mais faire demi-tour n’était peut-être pas la meilleure idée possible, il avait comme l’impression que son père le saurait. Il avait certainement tendance à devenir légèrement parano ces derniers temps, mais la vie de Serah était en danger. Quelques pas plus loin, les empruntes l’avaient mené jusqu’à une vieille cabane abandonnée dans les bois. Par précaution, il sorti sa baguette de sa poche avant de pousser délicatement la porte grinçante. Il ne tarda pas à remarquer quelqu’un sur le sol, une jeune femme. Elle était allongée sur le sol, nue – détail qui marqua son attention un court instant. Ses sourcils se froncèrent alors qu’il avait dévié son regard vers ses cheveux, une longue chevelure rousse qui lui semblait particulièrement familière. « Lumos » La pointe de sa baguette s’alluma lui permettant de distinguer avec plus de précision le visage de la jeune femme. « Cersei ! » Sa baguette toujours en main, il se précipita vers la jeune femme, rapidement, il retira sa veste pour la poser sur la jeune femme. Qu’est-ce qu’elle faisait là ? Qu’est-ce qu’elle faisait dans cette cabane où les empruntes de loup l’avait mené ? Qu’est-ce qu’elle faisait – toute nue, ne l’oublions pas – en train de dormir sur le sol pourris d’une vieille cabane au milieu de nulle part ? Certes, cela faisait un moment qu’il ne l’avait pas vue, elle n’était pas revenue à Poudlard lors de la dernière rentrée scolaire, mais il à son humble avis, elle n’était pas devenu une adepte du naturisme, surtout en plein hiver alors qu’il ne cessait de neiger. Elle semblait dormir à poings fermés, il fallait croire que sa nuit avait été particulièrement épuisante. Evidemment, il y avait une chose qui pouvait expliquer ça, une chose qui pouvait également répondre aux nombreuses questions qu’il se posait. Il s’agissait d’une chose qu’il ne voulait pas envisager. Pourtant, après quelques secondes d’hésitation, il souleva la veste qu’il avait précédemment posée sur elle et il ne tarda pas à remarquer une large cicatrice sur son épaule. Ce n’était pas forcément le détail qui avait le plus attiré son œil quand il l’avait découverte là, mais maintenant, il la voyait bien cette cicatrice. Il remit correctement la veste sur la jeune rouquine avant de soupirer. Il fallait qu’elle parte d’ici avant que quelqu’un d’autre ne remarque les empruntes au sol et ne la trouve. Il secoua légèrement l’épaule de la jeune femme afin de la réveiller. « Hey Cersei ! Réveille-toi ! » Il ne savait pas si la jeune femme serait suffisamment reposée de la nuit qu’elle avait passée sous forme de loup, mais elle dormirait plus tard, ce serait mieux pour elle, elle n’était pas en sécurité ici. Il aurait aimé que leurs retrouvailles se passent différemment, il aurait aimé pouvoir constater que l’année qu’elle avait passée loin de Poudlard avait été moins éprouvante que la vie au château, mais c’était déjà mal parti pour ça.
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≡ son emploi : professeur de sortilèges à poudlard.
≡ statut de sang : sorcier de sang-pur, noble jusqu'au bout des doigts, qui tient à la dignité de sa famille.
≡ sa maison : ancien gryffondor, un choix qu'il n'a jamais particulièrement compris ni accepté, tous les siens finissant normalement chez les serpentards.
≡ sa baguette : bois d'ébène, spécialisation en maléfices, longueur de trente-deux centimètres avec pour centre un ventricule de coeur de dragon.
MessageSujet: Re: this old and empty house, ceryon.   Sam 29 Mar - 17:43



your eyes dark like an animal.
— CERSEI-JANE V. HARKNESS & EYRON NOTT-FLEMING —

Vacancy was lit, the guests were checking in. The concierge was cold, the water pipes had mold all over them. The room was fit for two, the bed was left in ruins. The neighbor was knocking, but no one would let him in. Touch me, I want you to touch me there. Make me feel like I am breathing, feel like I am human. Dancing through the night, a vodka and a sprite. A glimpse of the silhouettes, a night that they never forget. She sought death on a queen-sized bed and he had said, "Darling, your looks can kill, so now you’re dead."
a little death ~ the neighbourhood.

Au milieu du tumulte des sensations et bruits qui se bousculaient dans sa tête, Cersei était toujours là : noyée, attaquée par de multiples ressentiments la traversant de part en part, mais au moins pouvait-elle prétendre avoir encore un semblant de conscience. La potion de Tracey fonctionnait, du mieux possible sans aucun doute, lors de ces nuits d’hiver où le ciel était particulièrement dégagé, la lune parfaitement ronde loin au-dessus de la ligne d’horizon. Ce n’était que depuis peu que Cersei pouvait prétendre se souvenir un tant soit peu de ses nuits de transformation : alors que, jusque-là, elles s’étaient limitées à être un brouillard épais et étouffant, maintenant, il restait au voile de ses paupières, à sa mémoire, quelques souvenirs de ces moments-là. Et se transformer ne devenait finalement pas la chose la plus horrible qu’elle ait pu vivre, alors que fouler le sol des forêts la rendait plus vivante que jamais : sous ses pieds, ses pattes, elle pouvait sentir la terre gronder, à ses oreilles, elle pouvait entendre plus de bruit que n’importe qui d’autre. Peu à peu, elle apprenait à faire le vide dans sa tête, à accepter ce qu’elle était, quelque part, à la fois un loup et une humaine, il n’y avait de toute manière rien qui l’attendait plus dans une vie que dans l’autre. Au moins, égarée dans les profondes forêts du pays, avec des provisions de potion, elle ne risquait d’attaquer personne, et personne ne risquait de l’attaquer. Au premier abord en tout cas, elle était bien placée pour savoir que les choses pouvaient bien vite se compliquer, que la situation pouvait vite dérailler : cependant, sous sa forme de loup et avec la potion pour contrôler ses faits et gestes, elle était bien moins vulnérable que sous son aspect de pauvre petite sorcière rousse, qui n’impressionnait pas beaucoup. La bête féroce qu’elle était, crocs acérés et griffes puissantes, avait de quoi faire peur aux sorciers les plus trouillards, personne ne viendrait la provoquer dans de telles circonstances. Irrémédiablement, ce qu’elle avait découvert, c’était que la situation la plus dangereuse pour elle, était celle qui constituait les premières heures après sa transformation de loup à humaine : déjà à Nurmengard, et même avant, elle avait eu tout le loisir de découvrir qu’elle se réveillait complètement nue, destituée de toutes ses propriétés. Le temps faisant, elle s’était adaptée, se défaisant de chacune de ses affaires, les cachant dans un endroit où elle pourrait les retrouver le matin venu. Depuis qu’elle avait retrouvé Tracey et que celle-ci lui avait offert la maison abandonnée de ses parents, Cersei avait pour habitude de se replier assez vite vers l’endroit, quelque peu isolé ; ainsi, le soleil se levant, elle se retrouvait dores et déjà dans cet abris de fortune qui la protégeait bien mieux que le couvert des bois. Plus son séjour en Angleterre s’allongeait, plus les périodes loin de sa baguette s’avéraient être d’une parfaite imprudence, et Cersei avait déjà bien trop lutté pour survivre : si elle avait eu assez de volonté pour s’évader de Nurmengard, échapper à des troupes de sorciers et d’exécuteurs qui avaient été envoyés à ses trousses, ce n’était pas pour mourir nue dans la forêt et désarmée. Heureusement pour elle, les mois passant lui permettaient d’acquérir de plus en plus d’expérience dans le domaine : d’ici peu, elle trouverait la solution idéale pour ne plus avoir à se retrouver parfaitement nue à son réveil - quoique, généralement, comme elle était seule, c’était le cadet de ses soucis, c’était toujours une situation périlleuse, surtout pour une jeune femme, et rien ne lui garantissait qu’un jour elle ne perdrait pas les pédales pour, qui sait, se réveiller nue et couverte de sang au milieu d’une rue londonienne. Le pire n’était pas encore arrivé pour Cersei, d’aussi loin que remontent ses souvenirs, la potion l’aidait assez pour se contrôler, elle n’avait tué personne sous l’emprise du loup depuis que Tracey lui était venue en aide : tout ce qui précédait ce jour n’était qu’un tumulte sans sens qu’elle préférait ne jamais décrypter. Si sa survie à elle était une priorité, Cersei n’oubliait malgré tout pas tous les carnages qu’elle pouvait faire sous sa forme de bête, elle n’oubliait pas qu’elle avait blessé son cousin, qu’elle avait manqué de le tuer et qu’elle s’était assez souvent mutilée dans sa cage à Nurmengard pour savoir à quel point elle pouvait être meurtrière. Au moins être maître de ses faits et gestes, ne pas perdre le nord, lui ôtait le côté vulnérable qui pouvait venir avec sa transformation : elle avait déjà vu des Exécuteurs planifier leurs attaques sur les loup-garou les soirs de pleine lune, tentant le quitte ou double, profitant à la fois des avantages du loup et de ceux garantis par la perte de contrôle du sorcier. Irrémédiablement, elle avait toujours su que se transformer en cette bête pouvait signer sa fin ; c’était seulement la chance, ou quelque chose dans ce genre là, qui faisait qu’elle était encore en vie aujourd’hui, plutôt que d’autres.

Ce soir pourtant, les choses s’annonçaient plus périlleuses qu’à l’accoutumée pour la jeune femme, alors que sous ses mains, sous ses pieds, elle sentait la neige crisser : les empreintes qu’elle laissait derrière elle auraient tôt fait d’éclairer à ceux qui la poursuivaient quel chemin elle avait pris. Elle avait toujours su que revenir en Angleterre avait été un pari risqué : à la fois, cela lui avait permis de remettre la main sur Tracey, d’obtenir la potion Tue-Loup, mais ses ennemis se faisaient d’autant plus présents dans les environs. Et elle avait  beau se perdre dans l’épaisseur des forêts froides du nord du pays, elle était désormais plus menacée, plus traquée qu’à l’ordinaire. En comparaison de la petite île que représentait son pays natal, la Russie avait offert des paysages sauvages à perte de vue, des lieux d’exil idéaux pour Cersei. Ici, elle se sentait presque prisonnière alors qu’elle avait le sentiment qu’en quelque foulées elle pourrait atteindre le bout du monde. Dans le craquement de quelques branches au sol, elle entendait distinctement des voix, sans pour autant pouvoir dire si elles étaient proches ou lointaines : peut être que la meilleure défense pour elle aurait été d’attaquer ses assaillants, les réduire en miettes tant qu’elle en avait l’opportunité. Pourtant, elle le savait, au milieu du brouhaha des sens qui hurlaient en elle, elle devait retourner vers la maison des parents de Tracey, s’y cacher jusqu’au levé du soleil. Mais faire marche-arrière s’apparentait à de la folie : elle était tant occupée à essayer de mettre le plus de distance possible entre elle et toute présence humaine, qu’elle ne savait pas combien de sorciers pouvaient être à ses trousses. Beaucoup, techniquement, s’ils s’étaient préparés à une chasse au loup, ils devaient être un sacré nombre, malgré tout. La seule certitude qu’elle avait, c’était qu’elle ne voulait certainement pas retourner à Nurmengard, ni être assassinée comme une bête au milieu d’une forêt : la solution idéale qui se présentait à elle, c’était de fuir, continuer, à toute vitesse, à toutes jambes : sa vitesse et sa vélocité n’avaient indéniablement pas d’égal en une telle nuit, elle pourrait facilement perdre ses poursuivants. Mais après ? Si au lever du soleil elle se retrouvait dans un lieu isolé, au milieu de la forêt, endormie jusqu’à ce qu’on la retrouve, sa situation ne serait pas plus arrangeante : mieux valait qu’ils tombent sur elle tant qu’elle était encore sous l’apparence d’un loup, elle faisait un ennemi plus redoutable qu’elle ne le serait à l’aube. Elle ne savait pourtant déjà plus depuis combien de temps elle était sous cette forme, à courir à travers les bois, à respirer cet air chargé en arômes, à entendre distinctement tous ceux qui la poursuivaient. Sa vie ne serait jamais plus idéale, maintenant qu’elle avait reçu la morsure, mais quelque chose l’accrochait encore à la volonté de survivre plus encore qu’à l’envie de suicide : elle n’était pas prête à laisser ces pourritures la détruire plus encore qu’ils ne l’avaient déjà fait. C’était à cause de son père, à cause de Saireann, tous ceux qui l’avaient trahie qu’elle se retrouvait dans une situation pareille, elle comptait bien le faire payer à ceux qui restaient. Sansa. Saireann. L’Ordre du Phénix n’était peut-être plus, mais le désir de vendetta de Cersei n’avait jamais été aussi fort que ce soir, sous le clair de lune. Sensiblement, à l’orée du bois, elle remarqua que le ciel s’était éclairci : perdre la notion du temps était quelque chose dont elle était facilement victime, or, là, ça la mettait clairement en danger. Bien vite, le soleil allait se lever, et si elle ne voulait pas se retrouver à la merci de n’importe qui, il fallait qu’elle agisse vite. Il était sûr qu’elle ne pourrait plus se replier chez Tracey à présent, il fallait qu’elle trouve une autre solution : et l’instinct de survie était quelque chose que l’homme et l’animal partageaient bien. Aussi, elle huma bien vite dans l’air l’odeur de vieux bois, pourri, à l’abandon, le silence d’une zone ignorée au milieu de la forêt. Sans attendre, elle fit donc volte-face, rebroussant chemin sur quelques centaines de mètres : entre les branchages, elle distingua bien vite une petite cabane abandonnée - aucun son, aucune présence n’en ressortait, et déjà les effets du soleil levant se faisaient ressentir. Cersei se sentit moins vive, moins rapide et véloce : dans la pénombre l’englobant encore, elle n’eut aucun mal à ouvrir la porte de la petite cabane, remarquant bien vite qu’à la place de ses griffes, ses doigts avaient repris leur place. Sa peau blanche avait remplacé le pelage épais qui la protégeait du froid : la sensation de ne pas savoir quoi faire la submergea pour une fraction de seconde, mais bien vite, la fatigue emporta le combat.

« Hey Cersei ! Réveille-toi ! » Comme happée par la réalité, Cersei ouvrit brusquement les yeux, une lumière lui transperçant la rétine. L’air s’insufflant à toute vitesse dans ses poumons, le premier réflexe de la sorcière fut de se dégager de la main qui l’avait secouée si brutalement. Prise au piège, aveuglée, Cersei rampa au sol, se reculant jusque contre le mur le plus proche : qui pouvait bien l’avoir trouvé ? Déjà se bousculaient dans sa tête un million de pensées - elle se souvenait de la nuit qu’elle venait de passer, et chaque muscle de son corps lui était douloureux, tout comme sa tête, contre laquelle son cerveau tambourinait à toute vitesse. Généralement, les lendemain de pleine lune étaient les jours où elle parvenait à avoir ses véritables heures de sommeil : elle comatait presque, envahie par cette fatigue plus vivace que d’habitude. Quelqu’un l’avait pourtant réveillée. Quelqu’un l’avait trouvée. Son coeur battant à toute vitesse, la sorcière observa autour d’elle - la vieille cabane lui semblait familière et étrangère à la fois - c’était tout autant son instinct que celui de quelque chose d’autre qui l’avait amenée ici. Finalement, ses yeux finirent pas s’habituer, en quelques secondes, à la lumière qui l’entourait, et Cersei distingua une baguette magique, une silhouette tenant celle-ci. Recroquevillée contre le mur de la cabane, elle retint son souffle un long instant, avant de réaliser qu’elle connaissait ce visage. Mais ce n’était pas possible. « Eyron ? » La voix faible, la bouche pâteuse, Cersei mit un certain temps à comprendre comment les événements avaient pu s’enchainer d’une telle manière. Elle se souvenait d’avoir couru, des sorciers à ses trousses, des voix, de la cabane. Mais bien vite toutes ses pensées se focalisèrent sur autre chose, alors qu’elle croisait les yeux sombres du jeune homme : elle était nue. Nue. Habituellement, c’était quelque chose qu’elle avait appris à ignorer, mais le regard d’Eyron lui fit monter le rouge aux joues. Vive, elle attrapa la veste qui l’avait recouverte il y a peu, s’en couvrant à nouveau. « Qu’est-ce que tu fais là ? Tu ne devrais pas être là, tu n’es pas censé être là ! Tu devrais... » Être, elle ne savait pas vraiment où : bien souvent elle avait pensé à tous ses amis de Poudlard, elle s’était demandée ce qu’était devenue leur vie. Jamais elle ne s’était attendue à les revoir. « Qu’... ? » Sa voix s’étouffa au fond de sa gorge, alors que les choses s’imbriquaient d’elles-mêmes : si des Exécuteurs avaient été à ses trousses pendant toute la nuit, il était probable qu’ils l’aient retrouvée. Et... ses yeux se posèrent à nouveau sur Eyron, l’analysèrent un long moment : si elle avait l’air parfaitement pitoyable, ce n’était pas son cas à lui, il semblait bien dormir, manger à sa faim et... porter des vêtements propres. Décents. Voire même ceux qui ressemblaient à s’y méprendre à ce que Cersei avait eu l’habitude de voir sur le dos de ses ennemis, non pas de ses alliés. « Pourquoi est-ce que tu es là ? » Articula-t-elle malgré tout, ses yeux s’embrumant de larmes amères, elle savait pourquoi il était là, elle en avait une bien nette idée qui devait être la bonne. Mais y croire ? Tout l’attachement qu’elle avait toujours ressenti pour Eyron, toute la confiance qu’elle avait eu en lui glissait au fond de son estomac à l’instant précis, alors qu’elle n’osait pas bouger, qu’elle ne voulait pas le regarder, sans pour autant s’en empêcher, dans l’espoir de déceler autre chose que ce qu’elle pensait y voir. Un ennemi, quelqu’un qui était là pour la tuer. S’il devait le faire, il aurait mieux valu qu’il le fasse sans la réveiller, ça aurait été moins pénible pour eux deux.
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MessageSujet: Re: this old and empty house, ceryon.   Ven 11 Avr - 17:59

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There's an old voice in my head that's holding me back. Well tell her that I miss our little talks. Soon it will be over, and buried with our past We used to play outside when we were young and full of life and full of love. Some days I don't know if I am wrong or right.
Your mind is playing tricks on you my dear. 'Cause though the truth may vary This ship will carry our bodies safe to shore ~ little talks/(c. sweet poison).


Poudlard était déjà bien loin derrière lui, tout comme il était loin de Cersei à présent. Quand il avait pensé à ce que sa vie serait quand il aurait terminé ses études à Poudlard, Eyron était bien loin d’imaginer pareille chose. C’était avec innocence et naïveté qu’il s’était vu évoluer dans un monde en paix, celui qu’il avait connu en étant plus jeune. Il n’avait jamais voulu faire grand-chose de sa vie, si bien que les quelques mois passés à travailler à l’animalerie lui avait convenus à la perfection. C’était très bien comme emploi, mieux qu’exterminateur dans tous les cas. Quand il s’était projeté dans le futur, il s’était vu avec Serah, une vie tranquille en compagnie de sa petite amie, c’était tout ce qu’il demandait. Les choses étaient pourtant bien difficiles aujourd’hui, trop difficiles de toute évidence. Serah était enfermée, condamnée à tord à Azkaban et la seule chose que lui, il pouvait faire pour essayer de l’aider, c’était de rejoindre les exécuteurs, obéir à un père qu’il ne connaissait même pas. Il se retrouvé coincé en enfer tout autant que la jeune femme. Il n’était certainement pas le sorcier le plus à plaindre au beau milieu de cette guerre, il était certain que d’autres avaient beaucoup plus souffert que lui et sur certains points il pouvait encore aisément admettre qu’il avait même été plutôt chanceux. Malgré ses choix, son appartenance à l’armée de Dumbledore, jamais il n’avait été condamné à Azkaban, il n’avait pas non plus été obligé de quitter le pays et encore aujourd’hui il jouissait d’un luxe que nombreux sorciers, poussé à la fuite ne pouvaient même plus imaginer en rêve. Il était loin d’être le plus à plaindre et il en avait parfaitement conscience. Cependant il n’était pas encore assez naïf et optimiste pour ce qu’il était un type chanceux et que son sort pourrait être bien pire, le tout avec un large sourire aux lèvres. Il n’était pas satisfait de ce qu’il était obligé de vivre, c’était trop loin, trop différent de ce qu’il avait voulu, c’était trop compliqué pour un type comme lui. Il s’était toujours réjouit de la simplicité des choses, il était le dernier à chercher les emmerdes, s’il avait pris place dans l’armée de Dumbledore c’était par vocation, pas parce qu’il aimait particulièrement se battre. Il n’avait rien d’un exécuteur, il ne savait pas ce que son père pouvait bien attendre de lui. Il n’était pas fait pour ce métier, pourtant, il n’avait pas le choix, il devait sauver Serah, c’était la seule motivation qui lui restait à présent. Après Poudlard, il avait l’impression que tout le monde était parti de son côté, ses relations avec ses anciens amis semblaient être mortes dans ce château, dans tout ça, il n’y avait plus que Serah. Certes, il ne l’avait plus revue depuis la fin de Poudlard, il avait cru qu’elle avait réussi à s’enfuir jusqu’en France, qu’elle était en sécurité. Il ne s’était même pas inquiété du manque de nouvelle, le temps sembler passer tellement vite qu’il n’avait pas eu l’impression que sa dernière lettre soit partie si longtemps avant qu’il n’apprenne quel avait été le sort de la jeune fille et s’il y avait réfléchi, il aurait trouvé des explications à ce silence. Forcément, le temps de s’installer dans un pays étranger, de se trouver un emploi ça prenait du temps. De plus, communiquer ensemble aurait pu être risqué puisqu’elle était recherchée en Angleterre. Il avait voulu se persuader que tout allait bien pour elle, mais il avait eu tord, il l’avait appris trop tard. Elle n’allait pas bien, elle était enfermée dans ce qui était certainement la pire prison du pays et sa vie résidait dans les choix que lui il prenait. C’était un destin bien tragique qui s’annonçait à elle. Elle dépendait de lui plus que jamais et il était doué pour faire de mauvais choix. Il ne savait pas ce qu’il serait prêt à faire pour qu’elle s’en sorte. Il aurait voulu pouvoir dire qu’il était prêt à tout, qu’il n’allait pas reculer, parce qu’aucune vie n’avait plus de valeur que celle de la femme qu’il aimait, mais ça avait beau être ce qu’il se disait pour essayer de se convaincre lui-même, c’était complètement faux. Il n’était pas un assassin et quoi que son père puisse en penser ce n’était pas si simple de transformer quelqu’un en meurtrier. Il ne savait pas ce qui allait se passer, mais il savait qu’au bout d’un moment, les choses deviendraient encore plus compliquées qu’elles ne l’étaient déjà.

Déjà aujourd’hui, il était mal parti pour montrer à son père qu’il pouvait lui faire confiance, qu’il était de son côté et qu’il ne le décevrait pas. C’était l’une de ses premières missions et il n’avait pas envie de la réussir. Il n’avait pas envie de causer du tord à Cersei. Il aurait pu tomber sur n’importe qui d’autre dans cette cabane et sans doute que même s’il n’avait pas connu la personne à l’intérieur, il se serait senti obligé de lui venir en aide. Avec Cersei, forcément, la question ne se posait pas. Il ne savait pas comment elle avait été amenée à devenir un loup-garou, pour ce qu’il en savait en tous cas, ça restait assez nouveau, mais de toute évidence, elle avait dû connaitre des épreuves compliquées. Aucun doute, il y avait de quoi la plaindre. Il ne l’avait pas revue depuis tellement longtemps. Elle n’avait pas remis les pieds à Poudlard, ça voulait dire qu’il y avait de fortes chances pour qu’elle se soit enfuie, pour quelles raisons, il ne savait pas vraiment, elle était une sorcière de sang-mêlé, sa famille n’était pas particulièrement connue pour être du côté de l’ordre du phénix. Elle avait eu ses raisons, raisons qui avaient eues des conséquences à en juger ce qu’elle était aujourd’hui. « Eyron ? » Il hocha la tête rapidement pour répondre au semblant de question de la jeune femme, lui signaler que oui, c’était bien lui. Il n’était peut-être pas la personne qu’elle aurait imaginé rentrer dans cette cabane, tout comme elle n’était pas la personne qu’il s’attendait à trouver étendue sur le sol. Ce n’était certainement pas comme ça qu’il aurait voulu que leurs retrouvailles se passent. Il aurait aimé que ce soit dans de meilleures circonstances, ailleurs que dans une cabane pourrie et chaque fois qu’il s’était imaginer la retrouver, dans ses songes, elle portait des vêtements. Détail qui avait quand même son importance selon lui. Ses yeux avaient du mal à rester plongés dans les siens, heureusement, elle ramassa vite la veste qu’il avait précédemment posée sur elle pour, de nouveau recouvrir son corps. « Qu’est-ce que tu fais là ? Tu ne devrais pas être là, tu n’es pas censé être là ! Tu devrais... » Non, il n’était pas censé être là, le Eyron qu’elle avait connu n’était pas censé être là. Il aurait dû être sur le chemin de traverse à travailler dans une ménagerie magique et non pas à la poursuite d’un loup-garou au fin fond de l’Irlande, sur ce point, ils étaient bien d’accord. Il n’avait rien à faire là, il n’avait pas sa place dans ce groupe maudit qu’étaient les exécuteurs. « Qu’... ? » L’expression de la jeune femme laissa sous entendre qu’elle avait compris. Sans doute qu’elle savait que des exécuteurs étaient après elle, elle n’était pas stupide. Il n’avait clairement pas le look du mec en fuite qui serait venu pour trouver refuge dans cette cabane pour échapper au froid de l’hiver et elle le connaissait assez bien pour être d’avance sûre qu’il n’était pas venu dans des bois irlandais dans le seul but de faire une randonné. C’était plus simple de deviner ce qu’il était devenu qu’il l’aurait voulu. Ce qu’il était devenu ou, en tous cas ce qu’il était censé être devenu. « Pourquoi est-ce que tu es là ? » Le sorcier soupira légèrement avant de baisser les yeux vers le sol. Il n’allait pas lui mentir, ça n’en valait pas la peine et il n’était, de toute façon, pas très doué pour ça. C’était la première fois depuis qu’il avait rejoint les exécuteurs qu’il devait le dire à une amie, quelqu’un qui appartenait à son passé et qui le connaissait sous un meilleur jour. Il y avait eu Sara avant, mais c’était compliqué avec Sara, des deux, elle était clairement celle qui avait le plus changé. Il fini par relever les yeux vers la jeune femme après avoir correctement rassemblé ses pensées. « En théorie, je suppose que je suis censé te tuer. » Il avait pris des pincettes, bien entendu, il était carrément censé la tué, logiquement il ne devrait même pas se poser la question, il était un exécuteur après tout. C’était leur rôle d’éliminer les éléments dangereux, quand bien même, ils étaient eux-mêmes des éléments dangereux, souvent plus dangereux encore que les gens qu’ils traquaient, enfin, ce n’était sans doute qu’une question de point de vu. « En pratique, je pense plutôt t’aider à t’enfuir avant que quelqu’un d’autre te tombe dessus. » Il lui adressa un léger sourire pour tenter de la rassurer. Elle en doutait certainement à présent, mais rien n’avait changé, elle pouvait lui faire confiance de la même façon qu’elle lui avait fait confiance quand ils étaient à Poudlard, c’était peut-être difficile à croire mais c’était vrai. « Les autres gars avec moi sont clairement pas des lumières, mais ils savent reconnaitre des empruntes de loup-garou et j’ignore comment ça se fait, mais je crois que tu en as laissé derrière toi. » Il ignorait comment elle s’était retrouvée à se transformer en loup-garou à chaque soir de pleine lune, il aurait presque voulu croire que ce n’était pas elle, mais il y avait peu de chances. « Il va falloir que tu partes d’ici, je m’occuperais de faire disparaitre les empruntes. Il faudrait que tu t’habille aussi … » De toute façon, elle n’allait clairement pas sortir de cette cabane avec seulement une veste sur les épaules, il ne lui donnait même pas une heure avant de faire une hypothermie les pieds dans la neige et en vue du ciel dehors, de nouvelles chutes de neige étaient sans doute à prévoir.
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MessageSujet: Re: this old and empty house, ceryon.   Mar 15 Avr - 17:54



your eyes dark like an animal.
— CERSEI-JANE V. HARKNESS & EYRON NOTT-FLEMING —

Vacancy was lit, the guests were checking in. The concierge was cold, the water pipes had mold all over them. The room was fit for two, the bed was left in ruins. The neighbor was knocking, but no one would let him in. Touch me, I want you to touch me there. Make me feel like I am breathing, feel like I am human. Dancing through the night, a vodka and a sprite. A glimpse of the silhouettes, a night that they never forget. She sought death on a queen-sized bed and he had said, "Darling, your looks can kill, so now you’re dead."
a little death ~ the neighbourhood.

Être en fuite et avoir des alliés ne semblaient pas être deux choses compatibles : Cersei avait pourtant passé le plus clair de son temps solitaire à penser que ses amis s’en sortiraient mieux qu’elle, dans cette situation. Elle avait souvent pensé à Judith, en se demandant comme pouvait être sa scolarité à Poudlard alors qu’elle n’y était pas pour la soutenir et lui tenir compagnie. Elle avait pensé à Eyron, qui devrait vivre avec les Mangemorts au quotidien, comme professeurs même, tout comme elle, au fond. Finalement les desseins qu’elle leur avait construits dans sa tête semblaient bien préférable à tout ce qu’ils avaient connu : elle ne savait pas ce que sa meilleure amie avait fini par devenir, mais il n’y avait qu’à regarder Eyron pour savoir qu’il avait plongé dans un destin horrible. Peut-être parce qu’il l’avait choisi : qui sait, avec des professeurs tordus et sadiques, Eyron avait très bien pu finir comme eux, endoctriné à leurs bonnes paroles, en quelque sorte. C’était bien ce que Doezwal avait attendu d’elle, en la casant de famille de sang-pur en famille de sang-pur : peut-être qu’il s’était attendu à ce que, avec le temps, elle déteste elle aussi les sorciers nés-moldus, les moldus et tous les êtres prétendument inférieurs aux suppôts de Voldemort. Pendant des mois, elle avait lutté, elle avait tenu bon, elle avait tenu à rester Cersei, la petite fille élevée et aimée par Isleen Egan-Harkness et son mari, la cousine d’Elwood ; non pas l’image de la parfaite fille que Doezwal Harkness aurait bien voulu, après l’avoir délaissée pendant si longtemps. En ayant grandi entourée d’affection et d’amour, Cersei avait peu à peu laissé les histoires poussiéreuses de sa propre famille de côté, et finalement, acquérir l’amour de son père biologique n’avait été qu’un rêve de gamine - certainement pas quelque chose qui avait survécu lorsqu’elle avait compris que pour que son père la respecte un tant soit peu, il fallait qu’elle devienne comme lui. Qu’elle ait la capacité de tuer des gens sans sourciller, qu’elle épouse la cause des Mangemorts, ces êtres détestables et tout juste bons à enfermer. Son père aurait dû être enfermé, après la guerre, et jamais sa mère n’aurait dû venir frapper à sa porte pour lui demander de l’aide : au combien la vie de la jeune femme serait différente à l’heure actuelle si les choses s’étaient déroulées autrement ? Peut-être que Doezwal aurait quand même débarqué dans sa vie, tuant sa mère et l’emportant avec lui, et la boucle aurait été bouclée. Jusqu’à ce jour-ci, où elle se retrouvait, nue, tout juste couverte par la veste de Eyron, à regarder son ami. Qui lui, avait visiblement changé : tout comme elle, mais ils semblaient avoir pris des directions diamétralement opposées. Etait-elle alors dans cette cabane avec un ennemi ? Cersei n’arrivait pas à se faire à cette idée, alors que, depuis son coin, elle observait Eyron aux quelques lueurs de l’aube qui s’éveillait par les fenêtres. Son temps était compté, elle le savait bien mieux que personne : si ce n’était pas aujourd’hui qu’on la retrouverait pour la tuer, ce serait un autre jour. Et même si Voldemort venait à être détruit, toutes ces lois répugnantes effacées de l’histoire, il n’en resterait pas moins qu’elle serait toujours une paria aux yeux des autres. Un loup-garou qu’on craindrait, à qui on n’offrirait jamais le moindre travail de crainte que son mal se transmette par un regard simplement - elle finirait comme le professeur Lupin, habillée de guenilles et ayant l’air plus vieille qu’elle ne l’était vraiment. Quelle belle destinée pouvait bien l’attendre, au tournant de la guerre ? Que ce soit sous le règne des Mangemorts ou un autre, elle ne serait jamais plus Cersei-Jane Harkness, la gentille sorcière de Serdaigle promise à un grand avenir, l’excellente élève de potion. Au contraire, elle semblait avoir perdu tous ses talents pour la préparation des potions, alors qu’elle avait besoin de l’aide de Tracey pour préparer la seule potion qui pouvait conserver un tant soit peu son humanité les soirs de pleine lune : quel être pathétique elle représentait ici, face à tout ce qu’était devenu Eyron. Sans aucun doute, elle aurait l’air moins blessée et affaiblie si elle avait embrassé le destin que son père avait voulu pour elle - elle ressemblerait plus au jeune homme qui lui faisait face, mais elle ne voyait pas vraiment en quoi c’était mieux, au fond.

Pendant sa longue captivité à Nurmengard, Cersei avait eu tout le loisir de voir ce qui habitait les yeux de ces êtres dénués de toute humanité : avait brillé dans leurs yeux de la haine pure et dure, du dégoût, cette arrogance qu’elle avait pu voir dans les yeux de son père. Trop de gens à cette époque lui avaient rappelé Doezwal Harkness, tant et si bien qu’elle avait mis un farouche point d’honneur à leur résister. Mais dans les regards qu’Eyron lui adressait, elle ne reconnaissait pas vraiment son père : inconsciemment, les traits du visage de Cersei se polirent sous la lumière blanche, un brin de sa méfiance se tut, étouffé par ce passé si près, d’elle et lui, ensemble. Elle avait livré tant de choses à Eyron qu’elle ne pouvait pas croire qu’il était mauvais : ses tripes lui dictaient qu’il ne pouvait pas être ce qu’il semblait être au premier abord; tout comme elle n’avait jamais cru que son cousin pouvait être un meurtrier sans coeur. Dans cette guerre, les apparences pouvaient toujours être trompeuses. A sa méfiance se taisant trop vite, répondait la voix de la conscience de la jeune femme, celle qui disait «prudence avant tout». Cersei avait déjà été assez stupide pour croire les bonnes paroles de quelqu’un, quelqu’un qui avait su la toucher tout comme Eyron l’avait déjà fait, autrefois. Saireann l’avait trompée, il s’était jouée d’elle et finalement, c’était à cause de lui qu’elle connaissait cette misère de laquelle plus rien ne pourrait la défaire. Eyron pouvait très bien la trahir de la même manière, lui jouer un petit numéro de charme pendant quelques instants, de sorte à ce qu’elle tombe aisément sous sa coupe, et ainsi pouvoir mieux la poignarder dans le dos. Toutes ces pensées se bousculant dans sa tête, à une vitesse incroyable, la rousse ne pouvait que jauger son vis à vis, de longs regards cherchant une quelconque trahison qui passerait sur son visage. Ils n’avaient certainement pas de temps à perdre, pour ça, il avait raison - elle ne pouvait donc pas lui demander de lui conter tout ce qui avait pu lui arriver, et ainsi savoir ce qui avait pu amener son ami à se retrouver ici, face à elle. Elle ne pouvait pas non plus lui raconter ce qui l’avait rendue loup-garou : refaire le monde ne changerait pas celui-ci, de toute manière. « En théorie, je suppose que je suis censé te tuer. » La sorcière sentit ses mâchoires se serrer, tout son corps réagir à de telles paroles : combien de personnes pouvaient bien vouloir sa mort ? C’était comme si elle avait une cible dessinée dans son dos, et que c’était au premier qui lui planterait une flèche entre les omoplates qu’on offrirait les lauriers. Jusqu’à il y a peu, elle n’avait pourtant jamais rien fait de mal : elle était juste une sorcière au sang-mêlé, elle avait appartenu à l’Armée de Dumbledore à une époque, certes, pour se dresser contre le professeur Ombrage, mais elle n’avait jamais commis d’acte qui pouvait la condamner à devoir fuir les Mangemorts et autres rafleurs pour le restant de ses jours. Tout ça, c’était à cause de son père : pendant si longtemps, il n’avait pas voulu d’elle, ne lui avait même pas offert un regard dénué de dégoût et de véhémence - pourquoi donc est-ce qu’il avait voulu d’elle au pire moment ? Simplement pour lui pourrir la vie, lui faire regretter d’être en vie ? Il avait réussi, un véritable exploit, car même face aux moqueries et regards haineux des autres élèves à Poudlard, Cersei n’avait jamais regretté ce qu’elle avait été. Avant aujourd’hui, ces temps si sombres. Peut-être que se faire tuer ici, par Eyron ne serait pas une si mauvaise chose : bien trop souvent, cette idée lui venait en tête. Elle aurait pu aisément se laisser mourir au fond de ses geôles à Nurmengard, tout comme elle pourrait se laisser mourir de froid demain matin lorsqu’elle se réveillerait, nue à nouveau après une nuit de cauchemar. Pourquoi est-ce qu’elle tenait bon ? Il fallait croire qu’elle était stupide, ou téméraire. « En pratique, je pense plutôt t’aider à t’enfuir avant que quelqu’un d’autre te tombe dessus. » Elle n’avait pas bougé d’un pouce, ni prononcé la moindre parole : pourtant, il fallait croire qu’Eyron vendait lui-même ses véritables intentions. Véritables ? Elle ne put s’empêcher de penser bien vite à Saireann, qui lui avait dit, lui aussi, qu’il l’aiderait, qu’il avait même demandé le secours de Tracey Davis pour arranger la situation. Finalement, elle s’était faite avoir et elle s’était retrouvée dans le pire traquenard imaginable : mais Saireann était un rafleur, un menteur par excellence. Et Eyron ? A voir sa tenue, il était un Exécuteur, forcément quelqu’un plus apte encore à mentir et manipuler que les rafleurs. Le visage fermé, ses expressions glacées dans le marbre, Cersei observa longuement Eyron, d’une oeillade critique, comme si elle cherchait à lui faire cracher le morceau, la vérité pure et dure, sans même avoir à prononcer le moindre mot. Qu’il ait au moins la décence de la trahir sans se jouer d’elle, elle était lasse des mensonges.

« Les autres gars avec moi sont clairement pas des lumières, mais ils savent reconnaitre des empruntes de loup-garou et j’ignore comment ça se fait, mais je crois que tu en as laissé derrière toi. » « De toute évidence je n’ai pas encore appris à passer le balai pour faire disparaître mes empreintes derrière moi. » Elle avait enfin ouvert la bouche à nouveau, incapable pourtant de ne pas rendre ses paroles sarcastiques à souhait ; pourquoi ne pouvait-elle pas s’empêcher de haïr Eyron à l’instant précis ? Au premier abord, il semblait désolé pour ce qui lui arrivait, il voulait l’aider, et la mettait simplement en garde. Au final, dans l’esprit de la rousse, beaucoup trop de choses dans les attentions de son ami lui rappelaient les mensonges de Saireann. De ses azurs, elle le toisa d’un regard avant de baisser les yeux finalement, poser son menton sur ses genoux repliés, comme s’ils avaient tout le temps du monde - c’était elle qui était désarmée, elle qui pouvait être prise d’un instant à l’autre, lui au fond, il ne courait pas vraiment de risque. Et la vie de Cersei ne valait plus grand chose à l’heure actuelle : soit elle serait ramenée à Nurmengard où on se ferait un plaisir de s’assurer qu’elle ne puisse plus jamais en partir, soit elle serait exécutée, alors à quoi bon ? « Il va falloir que tu partes d’ici, je m’occuperais de faire disparaitre les empruntes. Il faudrait que tu t’habille aussi … » Sans qu’elle ne puisse le contrôler, un ricanement passa les lèvres froides de Cersei ; qu’est-ce qu’il faisait bon dieu ? Elle signa négativement de la tête, techniquement, elle ne pouvait aller nulle part à l’instant précis : transplaner serait beaucoup trop dangereux, elle n’était pas en l’état, et manifestement, elle n’avait pas prévu d’arriver ici. A quoi bon se préparer un lieu sûr sur lequel retourné à l’arrivée de l’aube s’il fallait que des Exécuteurs la détournent de son chemin à chaque fois ? « Je n’ai pas d’habits. » Souligna-t-elle, encore avec une teinte d’agressivité dans la voix : il n’avait pas remarqué peut-être encore ? Ou peut-être qu’il croyait que cette bicoque pourrie jusqu’au plancher était sa planque : au fond, c’était toujours mieux que les coins de forêts où elle se réfugiait d’ordinaire, mais il se trompait, quoiqu’il arrive. « Je n’étais pas censée arriver là, mais toi et les autres étiez derrière, il faut croire que j’ai risqué ma vie pour sauver des Exécuteurs. » Une véritable aubaine, elle n’était pourtant pas sûre qu’ils lui retournent la faveur s’ils venaient à lui mettre la main dessus. Ces gens étaient affreux, à croire que quelqu’un avait sélectionné les pires êtres du monde magique pour les mettre dans un même département - qui pouvait être assez tordu pour faire ça ? Des dizaines de noms venaient à l’esprit de Cersei, à commencer par celui de sa cousine. « Pourquoi tu veux m’aider de toute manière ?! Ou si tu veux m’aider, pourquoi t’es là, avec des Exécuteurs ?! Faudrait choisir ton camp. » Peut-être qu’il n’avait pas vraiment le choix, comme elle, mais c’était bien facile de crier sur Eyron pour l’ambiguité qu’il représentait, à défaut de pouvoir proprement se venger sur Saireann, puisqu’il demeurait introuvable. « Et puis épargne-moi les bonnes paroles d’usage, j’ai déjà été assez stupide pour croire l’un de vous, on voit clairement où ça m’a menée. » Une part d’elle, celle qui s’accrochait au Eyron d’antan aurait voulu le suivre, mais Cersei avait bien trop été blessée, meurtrie et trahie à suivre cette partie, trop pleine d’espoir, qui survivait en elle. Le monde d’aujourd’hui n’était plus un lieu où l’espoir faisait vivre, bien au contraire - elle préférait encore ne pas bouger de son coin de cabane, rester recroquevillée sur elle-même et ne compter que sur la clémence du climat pour survivre ici.
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MessageSujet: Re: this old and empty house, ceryon.   Lun 23 Juin - 14:58

all that's left is a ghost of you.
cersei-jane v. harkness et eyron nott-fleming.
There's an old voice in my head that's holding me back. Well tell her that I miss our little talks. Soon it will be over, and buried with our past We used to play outside when we were young and full of life and full of love. Some days I don't know if I am wrong or right.
Your mind is playing tricks on you my dear. 'Cause though the truth may vary This ship will carry our bodies safe to shore ~ little talks/(c. sweet poison).


Cersei-Jane avait toujours été une très bonne amie aux yeux d’Eyron. Il se souvenait des moments qu’ils avaient partagés tous les deux dans le château, dans cette vie qui semblait être à des millions d’années lumière d’eux à présent. C’était une époque qu’il regrettait amèrement. Les choses avaient été si simples, tellement plus heureuses. Maintenant, tout lui semblait bien sombre et il avait l’impression que jamais plus les choses pourraient redevenir telles qu’elles l’avaient été dans le passé. C’était fini à présent, la guerre avait tout emporté, à commencer par les bons moments passés à Poudlard. Qu’est-ce qu’il faisait maintenant que Poudlard était derrière lui ? Qu’est-ce qui l’avait poussé si loin de ses vocations ? Il avait été bien, à la fin de la guerre à s’occuper des animaux dans l’animalerie magique, il avait été bien à cette époque où personne ne se jouait de lui en faisant du chantage pour qu’il enfile la tenue des exécuteurs. Il n’était pas fait pour se rôle et pourtant il était là à traquer le loup-garou en compagnie de quelques uns de ses paires. Heureusement pour lui, il avait été envoyé avec quelques autres types qui n’avaient clairement pas inventé l’eau chaude. Si pendant un long moment, ça lui avait simplement donné envie d’en finir avec sa propre existence, maintenant, il réalisait que ça lui avait surtout permis de retrouver le loup-garou avant eux. Cersei-Jane. C’était elle qu’il avait retrouvé en suivant les empruntes dans la neige. Cette jeune fille dont il avait précieusement gardé le souvenir depuis qu’elle avait quitté le château avant leur dernière rentrée. Il n’avait pas souvenir de l’avoir vue disparaitre les soirs de pleine lune à l’époque, il semblait bien qu’elle n’avait pas été une telle créature pendant les années qu’ils avaient passés ensemble à Poudlard. C’était une malédiction certainement plus récente. C’était à ce demander ce qu’elle avait connu pendant cette guerre. La question restait au bord des lèvres d’Eyron, mais ils n’avaient pas le temps de se perdre dans de longues discussion et à en juger la méfiance dont elle faisait part, elle ne devait pas avoir envie de lui raconter sa vie. Habillé comme un exécuteur, il était dur pour quelqu’un comme elle de lui faire confiance, c’était normal, même s’il n’appréciait pas l’idée. Il ne voulait pas être celui dont on se méfierait, il n’avait pas envie qu’elle ait peur qu’il sorte sa baguette pour l’abattre d’un coup de sortilège. Il n’était pas comme eux. Il n’était pas comme son père et il espérait ne jamais  avoir à devenir comme ce dernier. Il n’allait pas la tuer, il n’avait pas l’intention de commettre un tel acte ni même de laisser quelqu’un d’autre le faire à sa place. Il voulait l’aider contrairement à ce qu’elle pouvait penser en le voyant habillé comme il l’était. Il y avait bien un proverbe moldu qui disait l’habit ne fait pas le moine ; c’était on ne plus vrai dans son cas. C’était Cersei, son amie, bien évidemment qu’il ne pouvait pas lui faire de mal. Si ça avait été quelqu’un d’autre, ça aurait probablement été vrai aussi, il n’arrivait pas à se comporter en parfait exécuteur malgré les menaces de son père. Il voulait sauver Serah, il voulait croire qu’il était prêt à tout pour y parvenir. En théorie, c’était facile de se le répéter de si nombreuses fois qu’il pouvait s’en persuader mais dans les faits, c’était beaucoup plus compliqué que ça. Il n’avait pas les mêmes valeurs que son père, ni même celle que sa mère s’était efforcée de lui inculquer au cours de sa vie. Il n’était pas ce parfait sorcier au sang-pur croyant dur comme fer aux idéaux du seigneur des ténèbres. Il ne l’avait jamais été et le devenir du jour au lendemain était certainement une chose impossible. Il n’allait pas tuer la jeune femme qui lui faisait face, parce qu’il n’était pas un meurtrier, mais aussi parce qu’il n’avait aucune raison de le faire. Elle était innocente, elle n’était qu’une adolescente perdue et si à l’époque où les mangemorts ne contrôlait pas le ministère de la magie, on avait créé un département de contrôle des créatures magique, c’était bien parce qu’elles pouvaient être maitrisées sans être abattue sans raison. C’était l’avis de l’ancien ministère de la magie ça, un ministère qui semblait à Eyron bien plus respectable que l’actuel. Maintenant, faire couler le sang des innocents semblait être parfaitement normal, tout autant qu’enfermer des personne n’ayant absolument rien fait, derrière les barreaux d’Azkaban. C’était un gouvernement qui révulsé le jeune sorcier et ce bien malgré l’uniforme qu’il portait sur le dos et l’idée que ça pouvait faire naitre dans l’esprit de la jeune femme en face de lui.

« De toute évidence je n’ai pas encore appris à passer le balai pour faire disparaître mes empreintes derrière moi. » Eyron ne pu s’empêcher de lever les yeux au ciel. Ça n’allait vraiment pas être facile de lui venir en aide si elle se comportait comme ça. Heureusement qu’il avait la patience des poufsouffles sans quoi il aurait eu bien des raisons d’abandonner et de la laisser se débrouiller toute seule. En vue de la confiance qu’elle semblait apte à placer en lui, c’était peut-être la seule chose qu’elle attendait de sa part, qu’il quitte cette petite cabane pour la laisser seule. Il était inutile aux yeux du jeune sorcier de répondre aux paroles acerbes de son amie. Il aurait pu essayer de placer une blague, ne serait-ce que pour détendre l’atmosphère ou parce que c’était quelque chose qu’il avait l’habitude de faire, mais son humour lui faisait quelque peu défaut ces derniers temps et il savait bien qu’ils n’avaient pas plus de temps à perdre en blagues stupides qu’en paroles amères. Il voulait l’aider, mais si elle n’y mettait pas un peu du sien, ils n’étaient clairement pas sortis de l’auberge. « Je n’ai pas d’habits. » Pas faux. Il était bien obligé de constaté que ça se voyait. Elle n’avait sur elle que cette veste qu’il lui avait filée. Evidemment elle n’avait pas pensé à ramener sa garde robe dans cette cabane. « Je n’étais pas censée arriver là, mais toi et les autres étiez derrière, il faut croire que j’ai risqué ma vie pour sauver des Exécuteurs. » Encore une fois, il leva les yeux au ciel, c’était si difficile que ça de comprendre qu’il ne voulait pas lui faire de mal ? Il voulait juste l’aider et il risquait gros en le faisait. C’était la vie de Serah qui était en jeu, sans doute la sienne aussi. De toute évidence, il était la seule aide qu’elle pouvait recevoir dans les environs, à moins qu’elle ne préfère sortir de là pour croiser les autres. Il avait l’impression qu’ils étaient légèrement abrutis, mais eux, ils n’allaient pas lui proposer leur aide, ils auraient plutôt tendance à la tuer sans poser de question puisque c’était leur boulot en tant qu’exécuteurs. Elle ne s’en doutait peut-être pas en cet instant, mais elle avait bien de la chance que ce soit lui qui ait remarqué les empruntes dans la neige et non l’un de ses stupides acolytes, si tel avait été le cas, elle serait morte avant même de s’être réveillée. « Pourquoi tu veux m’aider de toute manière ?! Ou si tu veux m’aider, pourquoi t’es là, avec des Exécuteurs ?! Faudrait choisir ton camp. Et puis épargne-moi les bonnes paroles d’usage, j’ai déjà été assez stupide pour croire l’un de vous, on voit clairement où ça m’a menée. » Il croisa les bras sur la poitrine alors qu’elle parlait, il la fixait avec un sourcil légèrement arqué. « C’est bon tu as fini ? » Il ne savait pas lequel d’entre eux avait pu la trahir, puisque ça semblait être l’idée évoquée, mais ce n’était pas lui de toute évidence, alors elle pouvait aussi lui épargner ses paroles. Si elle ne voulait pas de son aide, il pouvait vraiment partir en la laissant se débrouiller, ce n’était pas dans sa nature, mais si c’était ce qu’elle voulait, autant arrêter les frais maintenant. « Tu es un loup-garou en fuite Cersei alors je pense que tu es bien placée pour comprendre que beaucoup de choses se sont passées dernièrement et que parfois on a pas vraiment le choix d’être ce que l’on est. » Si ça tenait qu’à lui, il ne serait certainement pas devenu exécuteur, il était très bien tranquillement dans son coin avant que sa mère ne décide de le livrer à son père pour en faire un homme meilleur. Tu parles, comme si Moses Fleming était la personne idéale pour parfaire son éducation. Et puis, il était trop tard pour l’éduquer. « Maintenant tu peux très bien ne pas me faire confiance si c’est si difficile, mais dans ce cas tu risques fortement de croiser les autres, parce qu’ils sont tout proche. » Ils étaient suffisamment proches pour leur tomber dessus bien rapidement s’ils restaient là à discuter et il préférait encore être parti quand ils s’apercevraient qu’il y avait une cabane dans cette forêt et des traces semblables à celle d’un loup-garou se dirigeant en plein dessus. « C’est eux ou moi, fais ton choix. » Pour lui ça semblait évident, elle le connaissait assez pour au moins se douter qu’il n’avait pas enfilé l’uniforme des exécuteurs par choix et que les années qu’ils avaient passé ensemble à Poudlard compter encore assez pour ne pas croire qu’il allait la trahir dès qu’il en aurait l’occasion, il n’était pas comme ça, il était assez loyal pour que le choixpeau l’ai envoyé à Poufsouffle,  si elle ne pouvait pas croire en lui, elle pouvait encore croire le choixpeau.
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≡ sa maison : ancien gryffondor, un choix qu'il n'a jamais particulièrement compris ni accepté, tous les siens finissant normalement chez les serpentards.
≡ sa baguette : bois d'ébène, spécialisation en maléfices, longueur de trente-deux centimètres avec pour centre un ventricule de coeur de dragon.
MessageSujet: Re: this old and empty house, ceryon.   Lun 15 Sep - 4:10



your eyes dark like an animal.
— CERSEI-JANE V. HARKNESS & EYRON NOTT-FLEMING —

Vacancy was lit, the guests were checking in. The concierge was cold, the water pipes had mold all over them. The room was fit for two, the bed was left in ruins. The neighbor was knocking, but no one would let him in. Touch me, I want you to touch me there. Make me feel like I am breathing, feel like I am human. Dancing through the night, a vodka and a sprite. A glimpse of the silhouettes, a night that they never forget. She sought death on a queen-sized bed and he had said, "Darling, your looks can kill, so now you’re dead."
a little death ~ the neighbourhood.

Chaque nouvelle nuit de pleine lune ressemblait à une autre tornade de tourments. Elle errait, toujours, sans attache ; être en fuite était cependant bien plus compliqué quand, une fois par mois, pendant trois soirs d’affilée, le blanc de la lune vous transformait en une créature incontrôlable. Bien souvent au départ, Cersei n’avait pas eu la moindre idée de l’endroit où elle se trouvait, ni de ce qu’elle avait pu faire la nuit : maintes fois, ses songes étaient faits d’images où elle tuait des gens, massacrait les personnes qu’elle croisait en quelques coups de crocs et de griffes. Elle avait fini par y croire, se voir être un monstre aux mains tachées de sang : elle avait blessé Elwood, son propre cousin, un membre de sa famille. Ses amis, ses connaissances, ou même de simples moldus lambdas, elle était une menace ambulante pour beaucoup de personnes : peut-être bien que le Ministère n’avait pas tort, de vouloir l’exécuter de la sorte, comme l’animal qu’elle était ; le monstre sanglant propageant la mort qu’elle représentait. Le monde sorcier avait toujours détesté les loup-garous, et ce n’était pas sans raison. L’envie de survivre, l’instinct, restait cependant plus fort que tout ; il la poussait encore à présent à se cacher ici, à faire face avec véhémence et combattivité à Eyron. Et à n’importe qui d’autre. Le fait était, qu’à dix neuf ans à peine, Cersei n’avait pas envie de mourir, ni de se sacrifier pour une quelconque cause ; elle fuyait simplement pour sauver sa propre peau, et n’avait même apporté que trop peu d’attention à ceux qui avaient fait toute sa vie autrefois. Jamais elle ne se serait crue capable de faire son chemin sans avoir des nouvelles de la part de Judith, ou d’Eyron. Ou de son oncle et sa tante. Pourtant, c’était bel et bien seule, et sans la moindre idée de ce qu’ils avaient été tous devenus, que la rousse avait combattu, fait front lorsque le Ministère l’avait capturée ; lorsqu’on l’avait enfermée au fin fond des geôles glaciales de Nurmengard. Elle aurait pu se laisser dépérir là-bas, mourir un beau jour dans son sommeil : le fait était, qu’elle s’était échappée aussitôt qu’elle en avait eu l’occasion, grâce à la force, la vélocité, la rapidité que lui offrait la pleine lune. Sans même savoir s’il y avait encore une personne pour l’attendre ici, si la Cersei-Jane d’il y a deux ans plus tôt, aurait eu encore une quelconque raison de vivre : celle-ci n’était plus, la petite fille qui se laissait marcher sur les pieds à Poudlard, était, elle, morte quelque part, enfermée dans un carcan de glace, celle-là même qui enrobait le coeur de la jeune femme à présent. Elle calculait, plutôt que ressentir ; après tout, la dernière fois qu’elle s’était prise à éprouver de la confiance pour quelqu’un plutôt que de mathématiser une situation, elle avait fini devant son père, sans sa baguette et sans la moindre chance de se défendre face au châtiment qu’il avait posé sur elle. Un châtiment terrible, qui la hanterait pour le restant de ses jours. Non seulement elle était devenue un monstre, mais il avait été celui qu’elle avait tué, pour la première fois, laissant ainsi dans l’esprit de sa fille des souvenirs impérissables. Jamais elle n’oublierait ; jamais elle ne pourrait oublier, la rage qu’elle avait pu ressentir, l’odeur du sang, l’aspect poisseux de celui-ci lorsqu’il avait glissé sur ses doigts. Elle en frissonnait à chaque fois qu’elle fermait les yeux, se réveillant en hurlant à s’en arracher les poumons : pourtant, on aurait pu lui dire de ne pas à s’en vouloir, d’avoir pris la vie de Doezwal Harkness, l’homme qui aurait amassé les cadavres s’il était encore en vie à l’heure actuelle. Malgré tout, elle restait une meurtrière, et face à la mort, elle devrait tôt ou tard rendre des comptes pour les actes qu’elle avait commis.

Comment était-elle censée alors, faire face à Eyron ? Lui aussi, semblait avoir bien changé. Quelles qu’aient pu être ses motivations, rejoindre les Exécuteurs, c’était avoir embrassé certaines de leurs volontés, du moins, leurs pratiques. Quelle quantité de sang, avait-il, lui, sur les mains ? C’était une question qu’elle ne s’était que trop rarement posée sur les gens qu’elle avait rencontrés, que ce soit les aimables sang-pur qui l’avaient bien traitée quand son père avait voulu la former à la magie noire. Ou face à Saireann : combien d’idiotes comme elle avait-il réussi à berner ? Le monde entier dans lequel elle errait à présent, n’était fait que de rouge, de pourpre, de cette odeur ferreuse qui lui démangeait les narines. Aujourd’hui encore, elle la sentait, incrustée dans sa peau ; peut-être avait-elle tué, ou peut-être était-ce devenu l’arôme accroché à l’air qu’elle respirait, tant le monde tombait dans un chaos sans fond. Les morts continueraient de s’amonceler dans un coin du monde. Les sentiments l’avaient trop souvent emporté sur la raison, les calculs : la rousse était pourtant une Serdaigle, elle aurait dû toujours se montrer maligne, calculatrice, rusée. Intelligente et théorique, plutôt qu’à même de ressentir les choses. Pourquoi avait-il fallu qu’avec Saireann, ce soient ces sentiments frivoles qui prennent pied sur tout le reste ? Elle ne savait pas, et avec Eyron, face à lui encore aujourd’hui, il y avait ses sentiments qui remontaient brusquement à la surface. Il était son ami ; avait toujours été son ami. La personne indispensable à son monde à une époque, celui à qui elle avait toujours souri quand elle le croisait dans les couloirs. Le seul qui l’avait comprise, soutenue à une époque. Le seul qui savait ce que ça faisait, de porter un nom qui faisait froid dans le dos pour certains, d’avoir des regards posés sur son sillage sans même avoir commis le moindre crime. Mais tout ceci appartenait à un autre temps ; désormais, tout le monde pouvait la regarder avec véhémence, haine et curiosité. Elle était unique, somme toute, une adolescente de dix-neuf ans avec du sang sur les mains, et déjà nombre de victimes sur la conscience. Elle ne savait même pas combien. Eyron était un visage associé à son ancienne vie, bien simple et bien manichéenne ; où elle avait été une blanche colombe, et lui un soutien indispensable à son existence. Elle ne voulait pas qu’il la voit comme ça, elle ne voulait pas le revoir, ni même imaginer ce qu’il pouvait accomplir en tant qu’Exécuteur, que ce soit de son propre souhait ou non. Pour être dans les Exécuteurs, il fallait faire des choses innommables. Et pour y rester, il fallait en commettre des pires encore : pour avoir dû suivre des rafleurs, le bas étage des Exécuteurs, elle savait bien de quoi était fait le quotidien d’Eyron - mais était-il pourtant de ceux qui levaient leurs baguettes pour asséner de telles punitions à ceux qui se dressaient contre le régime ? Probablement. Sans doute. Lui aussi avait dû prendre le masque du monstre, et elle le détestait pour ça : pourquoi n’avaient-ils pas pu rester les deux adolescents de Poudlard ? Les deux amis de toujours, un tout que rien ne venait jamais gâcher ? Non, non et non ! Cersei avait été arrachée de l’école des sorciers par son propre père, et il semblait qu’en son absence, elle avait perdu pieds sur bien des choses. Sa gorge se serra malgré elle suite à ses paroles ; elle s’en voulait d’éprouver tant de colère à l’égard d’Eyron ; pourtant, elle aurait voulu rajouter qu’elle le détestait d’être devenu un Exécuteur, et de ne pas avoir arrêté de vivre dès qu’elle était sortie de sa vie. Elle aurait voulu, voulu plus que jamais oui, pouvoir un jour avoir la chance de retourner à sa vie d’antan, comme si de rien n’était. C’était impossible désormais, lui criait ardemment la présence d’Eyron ici, dans cette maison pourrie, vêtu de la sorte.

« C’est bon tu as fini ? » Elle avait fini. Ses mâchoires se crispèrent, faisant grincer ses dents ; le regard bas, la rousse n’octroya pas le moindre regard à Eyron. Par Merlin, comment avaient-ils pu en arriver là ? Il lui semblait que des années entières avaient passé, pourtant, ce n’était qu’une poignée de mois qui les séparait de leur vie d’antan. D’écoliers à Poudlard, ils étaient devenus des assassins. De Eyron et Cersei, ils étaient devenus Exécuteur et Loup-Garou. « Tu es un loup-garou en fuite Cersei alors je pense que tu es bien placée pour comprendre que beaucoup de choses se sont passées dernièrement et que parfois on a pas vraiment le choix d’être ce que l’on est. » Elle ramena ses genoux contre elle, passant ses bras autour toujours en gardant une oeillade fuyante, tournant et tournant à travers toute la pièce ; sa gorge se serra un instant lorsqu’elle daigna enfin se demander ce qui avait pu amener Eyron à atterrir dans une telle condition, si ce n’était pas ce qu’il avait voulu. Jamais dans sa nature d’être humain, il n’avait eu quoique ce soit pour ressembler de près ou de loin à un Exécuteur, alors qu’est-ce qui pouvait bien le pousser à agir de la sorte, contre tous les fondements de son être ? C’était comme quand Doezwal avait voulu lui faire lancer des Doloris sur des prisonniers ; ça n’avait tout simplement pas marché, parce que ce n’était pas elle. Ça n’avait pas été en elle à cette époque ; cette colère froide à l’état pure, coulant dans ses veines comme un métal. Maintenant, c’était sans doute une autre histoire. Quelque part, son père l’avait façonnée comme il l’avait voulu. Il l’avait changée. Rendue hideuse, si hideuse ; comme Sansa. Comme lui. « Maintenant tu peux très bien ne pas me faire confiance si c’est si difficile, mais dans ce cas tu risques fortement de croiser les autres, parce qu’ils sont tout proche. C’est eux ou moi, fais ton choix. » Jamais elle n’aurait voulu se méfier autant d’Eyron ; elle aurait voulu que leur amitié reste toujours limpide, claire et précieuse comme un diamant. Elle ne voulait pas ça, certainement pas que leurs retrouvailles se déroulent de la sorte. La jeune femme finit par se relever, soufflant légèrement alors qu’un nouveau frisson lui parcourait tout le dos. La veste n’était pas très longue, mais parvenait au moins à couvrir un minimum du sommet de ses cuisses ; les parties, au moins, intimes de son corps. Elle aurait voulu se blottir dans ses bras ; cependant, la première idée qui lui vint aurait été d’ouvrir la bouche, pour le supplier de ne pas la trahir. Elle ne pouvait pas ; ne pouvait plus perdre qui que ce soit d’autre. Et certainement pas encore une parcelle à son humanité. « Je suis désolée. » C’est tout ce qu’elle put articuler, avant de souffler, son regard quittant déjà les yeux sombres de son ami. « Je-je te fais confiance, alors. » Et c’était comme si elle livrait un coeur chaud, encore plein d’espoir entre les mains de celui en qui elle avait toujours eu toute foi. Elle se révélait fragile à nouveau, brisée. Détruite de la tête aux pieds. Mise à nue, somme toute. Cersei s’approcha, pour glisser une de ses mains dans celle qu’elle put atteindre. La peau d’Eyron était si chaude, en comparaison de la sienne ; une longue nuit dans la neige, ça faisait bien des ravages. Sans autre forme de procès, Cersei transplana, pour se retrouver dans le salon d’une maison, abandonnée depuis des lustres ; c’était Tracey Davis qui lui avait parlé de cet endroit, et qui le lui avait offert comme refuge pour les jours difficiles. L’hiver était difficile. Dans l’âtre de la cheminée, ronronnait encore des braises chaudes d’un feu qu’elle avait ensorcelé avant de partir. Sans attendre, Cersei s’en approcha, pour venir s’accroupir devant, et réchauffer ses mains, laissant les masques tomber, et ses tremblements prendre part sur tout son corps. Tous ses muscles étaient gelés de froid, et le bout de ses doigts la brûlait presque tant la chaleur avait quitté son corps. Elle aurait voulu que cet instant dure toujours. « On est à Londres. Je n’étais pas sure de réussir à nous amener jusqu’ici ; je-je ne transplane généralement pas après... » Elle se tut, incapable de le dire, et de toute manière, ses jambes faiblirent sous le poids de son corps, les paupières lourdes, et l’esprit encore endoloris. Elle aurait voulu dormir des jours durant, maintenant plus que jamais, pourtant, elle savait bien qu’elle devait partir. Ne jamais s’arrêter. Et aider Eyron, par la même occasion.
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