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 (sara), i close my eyes for a while

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ADMIN ❖ we are the champions
≡ ton pseudo : MARY-W. +marie.
≡ hiboux envoyés : 3452
≡ date d'arrivée : 17/01/2013
≡ tes points : 85 points.
≡ ta disponibilité rp : uc.
≡ ton avatar : john boyega.
≡ tes crédits : @shiya (avatar), tumblr (gifs), uc (quotes).

≡ âge du perso : vingt ans.
≡ amoureusement : célibataire, c'est pas comme s'il avait que ça à faire.
≡ son emploi : il est animateur radio pour la gazette du sorcier, section quidditch. il est actuellement en charge de "potterveille" la radio pirate de l'ordre du phénix.
≡ statut de sang : c'est un sorcier de sang-mêlé, qui a toujours été fier de l'être, et n'a jamais prétendu de rien.
≡ sa maison : les lions de gryffondor, évidemment, les grands vainqueurs des matchs de quidditch !
≡ sa baguette : bois de sorbier, avec pour cœur un crin de licorne, spécialisée en charme et d'une longueur approximative de vingt-huit cm.
≡ son patronus : un renard.
≡ son amortencia : uc.
MessageSujet: (sara), i close my eyes for a while   Dim 9 Fév - 17:48



and you swear it's all gone
— SARA-IA ROWLE & REARDEN STARK —

Rip the earth in two with your mind, seal the urge which ensues with brass wires. I never meant you any harm but your tears feel warm as they fall on my forearm. I close my eyes for a while and force from the world a patient smile. How can you say that your truth is better than ours ? Shoulder to shoulder, now brother, we carry no arms, the blind man sleeps in the doorway, his home. If only I had an enemy bigger than my apathy I could have won. But I gave you all.
i gave you all ~ mumford and sonse.

Doraleen était morte. Iris était morte. Harry Potter était mort. Mais Doraleen était vivante, finalement. Combien d’autres informations pouvaient se bousculer dans la tête de Rearden ? Combien d’autres remords, regrets, rancoeurs à n’adresser à personne ? Ce n’était pas la faute de Doraleen si elle avait dû se faire passer pour morte pour échapper à ses bourreaux. Ce n’était pas la faute d’Iris si elle s’était laissée enrôler par d’autres Serpentard dans des manoeuvres peu recommandables... au fond, peut-être que tout était de sa faute, encore et toujours. Si, avec le soutien de Treassa, il avait pu, à une époque, se persuader du contraire, maintenant, aucune voix doucereuse et intelligible ne lui répondait à ses doutes : des doutes qu’il ne voulait pas livrer à haute voix à n’importe qui, certainement pas à Dora, qui avait d’autres problèmes. Ni à Eyron qui... manifestement avait une autre vie. Ce n’était il y a pas si longtemps que ça, que Rearden avait perdu ses pas jusqu’à l’animalerie magique où son meilleur ami était censé encore travailler, qu’on lui avait ouvert la porte en lui annonçant que Eyron Nott-Fleming ne travaillait plus ici désormais. Qu’est-ce qui avait bien pu se passer dans la vie de Eyron pour qu’elle soit basculée du jour au lendemain, en un claquement de doigts sans même qu’il ne se rende compte de quoique ce soit ? C’était à croire que Rearden échouait tout autant à faire son devoir de meilleur ami que quand il avait échoué à faire son devoir de grand-frère, d’ex petit-ami, ou de quoique ce soit d’autre. Les jours se succédaient, se ressemblaient, faits des mêmes doutes, de ces mêmes questionnements parasitaires que Rearden tentait - vainement - de masquer : tous ceux qui gravitaient autour de lui au Ministère n’étaient pas parmi les sorciers les plus prévenants et emphatiques, irrémédiablement, la moindre crispation, le moindre pas de travers venant du jeune homme attirerait bien trop de questionnements sur lui : et il avait, paradoxalement, encore beaucoup trop à perdre pour se permettre d’agir avec imprudence. Doraleen était de retour dans sa vie, et si elle n’avait pas eu assez confiance en lui pour revenir auprès de lui par elle-même, elle avait quand même eu assez foi en lui pour lui livrer beaucoup de choses sur son périple et les complications qu’elle a rencontrées sur son chemin : des secrets que Rearden devait garder pour lui, quoiqu’il advienne, tout autant que les volontés de la jeune femme, ou même, plus simplement, l’endroit où elle pouvait se cacher. S’il fallait qu’il n’y ait plus qu’une personne qui puisse compter sur lui en ce bas-monde, il était déterminé à ne pas gâcher les espoirs de Doraleen dans un traquenard qui pourrait lui coûter la vie, ou plus encore. Le Nouveau Régime, aussi incroyable que cela puisse paraître, avait un talent indéniable pour faire passer la mort comme le plus agréable des destins : tous les Mangemorts qui se faisaient à présent passer pour des politiques étaient tout aussi tordus les uns que les autres, et ces mois difficiles n’étaient que les premiers d’une très longue période bien désagréable. Peut-être que mourir avec encore l’espoir vibrant au fond de ses tripes aurait été une meilleure chose pour Rearden : au lieu de ça, il avait dû voir son école se faire presque totalement détruire, sa soeur mourir, sa famille partir en miettes, ses amis disparaître les uns après les autres.

Aujourd’hui, il était loin le temps où Rearden se sentait en sécurité, dans l’enceinte du château (même lorsqu’il y avait eu les Détraqueurs, il avait mis un point d’honneur à ne pas trop avoir peur), où il croyait n’avoir qu’à faire quelques pas pour retrouver son meilleur ami, Sara, ses autres camarades d’école : finalement, tout ce qu’il avait appris en divination, en soins aux créatures magiques, n’avait plus la moindre importance aujourd’hui - la paperasse, en définitive, n’exigeait pas vraiment de savoir magique ; tout ce que son travail exigeait de lui aujourd’hui, c’était une patience à toute épreuve, pour ce qui était d’affronter un homme aussi imbuvable, imbu de lui-même et cruel que Lysander Barrowman. Sans doute que s’ils avaient eu le même âge, s’ils avaient dû être à Poudlard en même temps, ils auraient aisément pu devenir les pires ennemis du monde : malheureusement, dans l’état présent, Rearden n’était qu’un jeune sorcier « à moitié » diplômé de Poudlard, là où Lysander Barrowman était une tête puissante parmi toutes les têtes puissantes et viciées du Nouveau Régime. Un Régime de pourris, c’était tout ce qu’il y avait à dire là-dessus : bien souvent, en traversant les couloirs du Ministère, Rearden pinçait les lèvres, baissait les yeux avec la farouche volonté de ne croiser aucun regard, qu’il soit méprisant ou annonciateur d’une quelconque âme derrière l’horreur : aussi laid le sol du Ministère puisse-t-il être, sa vue était toujours plus supportable que tout ce que le monde magique offrait à voir ces derniers temps. Assis au coin de son bureau, la plupart de son espace vital étant dévoré par des piles de paperasse sans intérêt, Rearden semblait presque compter mentalement les secondes qui s’égrenaient, qui rapprochaient irrémédiablement son supérieur d’un imminent départ : le grand Lysander Barrowman devait se rendre à une réunion, il avait confié le matin même tout le sale boulot à son cher assistant, Rearden s’était déjà fatigué les yeux sur de nombreuses lignes d’écriture, et avait écrit tant de lettres qu’il en avait mal aux doigts : s’il avait toujours trouvé ça parfaitement agaçant, il comprenait aujourd’hui tout l’intérêt des plumes à papotte. Dès le départ de Lysander, Rearden aurait bien plus de liberté d’action, il le savait : il pourrait faire disparaître quelques uns des dossiers qu’on lui avait demandé de transmettre aux Exécuteurs - un coup d’épée dans l’eau, quelque part, mais il essayait encore de se persuader que c’était toujours ça de pris, toujours des fuyards ou des nés-moldus sauvés. Qu’ils étaient braves, ces Exécuteurs, de s’attaquer à des sorciers sans baguette, ou épuisés par des mois de fuite : quand il les voyait passer à proximité, avec leurs tenues austères et leurs airs fermés, Rearden ne pouvait s’empêcher de les haïr, quand bien même la rumeur était que la plupart d’entre eux étaient obligés de faire ce qu’ils faisaient, et qu’à une autre époque, on pouvait presque croire qu’ils étaient des rebelles actifs, voire membres de l’Ordre du Phénix. L’Ordre de plus rien du tout, le Phénix ne renaissait manifestement pas toujours de ses cendres, on s’en assurait aujourd’hui, et le monde tombait irrémédiablement dans le chaos. Sans aucun égard pour l’adolescent, Barrowman quitta son bureau, traversant d’un pas déterminé les dizaines de mètres jusqu’à l’ascenseur doré qui l’amènerait à sa réunion. Une seconde, dix secondes. Trente secondes. Tapotant nerveusement le bois propre de son bureau, Rearden attendit une longue minute avant de finalement se redresser : prestement, il tria quelques dossiers, en fourrant quelques uns dans le grand sac qu’il emmenait chaque jour, sous de nombreux prétextes : heureusement qu’il avait toujours été plutôt bon en sortilèges, et qu’il ait réussi à faire de ce sac, une bonne cachette à secrets. Il attrapa les autres, tentant d’ignorer les visages collés sur les photos, gesticulant d’un air absent : Merlin seul savait où étaient ces gens, soit morts et enterrés, soit emprisonnés, soit... pire encore. Distrait, trop occupé à regarder par-dessus son épaule tout en se dépêchant, Rearden rassembla difficilement l’épaisse pile de dossiers qu’il devait transporter jusqu’aux étages supérieurs, et à peine eut-il fait un demi-tour qu’il percuta quelqu’un de plein fouet : dans un nuage de feuilles, Rearden ne prit pas vraiment le temps de regarder son interlocuteur, tout ce qu’il pouvait espérer, c’est que cette personne n’ait pas été présente depuis assez longtemps pour deviner ce qu’il pouvait tramer.

Aucun mot d’excuse ne sortit d’entre ses lèvres, sa gorge était non seulement nouée, mais rien que l’idée de s’excuser auprès d’un des monstres qui gravitaient dans ces couloirs lui filait la nausée : ce n’est que lorsqu’il s’accroupit pour ramasser ses dossiers (et les trier à nouveau prendrait des heures encore), qu’il vit que l’autre s’était accroupi aussi, sans faire de remarque sarcastique, ou sans lui balancer un sortilège à la tronche. Il releva les yeux lorsqu’il devina un parfum doux, persuadé qu’il s’agissait d’une femme en face de lui (si elles pouvaient s’avérer plus folles que les hommes, elles étaient toujours moins dangereuses, dans l’esprit de certains). Quelle ne fut pas sa surprise cependant, lorsqu’il reconnut cette chevelure noire tombant en cascade, ce visage à la peau si pâle : combien de fois avait-il imaginé combien sa peau devait être douce ? Il cilla, cligna des yeux pour se détacher de cette pensée. Sara. Ce n’est qu’après de longues secondes qu’il se rendit compte que son coeur était toujours au fond de sa poitrine, battant à toute vitesse : de ses mains moites, il écarta vivement toute paperasse de la prise de la jeune femme. « Je m’en occupe. » Presque sec, nerveux, Rearden se releva, frottant ses mains moites contre son pantalon. « Par Merlin, c’est la mode de ressusciter ces derniers temps ? » Sa pensée venait de se matérialiser en parole à travers sa bouche, il le comprit trop tard, regrettant bien vite ses mots. Si Sara était là, ce n’était peut-être pas pour les bonnes raisons. Beaucoup de choses les avaient séparés dans leur dernière année à Poudlard... mais l’ultime bataille les avait rapprochés. Mais... Sara avait disparu et... Et il l’avait crue morte, tout comme il avait cru que Doraleen était morte, tout comme il se demandait même si Eyron n’était pas mort ! Qu’est-ce qu’ils avaient tous à la fin ? Il aurait voulu lui demander, mais le regard impérieux de la brune le ramena à quelques mois auparavant, il n’avait jamais été vraiment capable de détester Sara, il lui en avait voulu pour l’avoir dénoncé aux Mangemorts à Poudlard mais... mais une part de lui avait toujours su lui pardonner. Il lui semblait inconcevable qu’elle soit là pour le blesser, qu’elle puisse lui nuire, pourtant, c’était le lot commun de tous les naïfs dans ces lieux, en ces temps. « Qu’est-ce que tu fais là ? » Asséna-t-il malgré tout, avec un brin de courage, se raclant la gorge dans l’espoir d’y trouver une contenance. Ce n’était pourtant pas lui qui avait disparu sans crier gare, du jour au lendemain, sans plus donner signe de vie.
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