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 (tracey&abby) + soeurs ennemies.

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MessageSujet: (tracey&abby) + soeurs ennemies.   Dim 2 Fév - 23:09

Par ce testament, moi, Colleen Davis lègue […] tous mes livres, ainsi que mes journaux intimes à Miss Tracey Davis. Je restais presque bouche bée face à cette phrase présente dans le testament de ma grand-mère. Bien évidemment, Tracey était aussi la petite fille de Colleen, mais je ne m’attendais pas à ce qu’elle soit cité là-dedans, après tout, elle n’était plus en bon terme avec notre famille depuis un bon moment. J’étais seule à présent, plus de parents, plus de Colleen, plus personne à qui me raccrocher, pas même elle, ma demi-sœur. La famille Davis était décidemment tombée en morceaux. Je soupirais lentement, quittant le siège confortable du bureau du notaire pour rentrer chez moi. Dans ce grand manoir vide et lugubre. Il fallait que je trouve Tracey, pour pouvoir respecter le souhait de ma grand-mère, car bien évidemment, il m’était impensable que je lui envoie un hibou. En fait, cela ne servirait à rien, car Tracey ne viendrait pas, et ne prendrait même pas la peine de répondre à ma lettre. C’est ainsi que je commençais mes investigations sur l’endroit où elle pouvait bien se trouver. Cela aurait été trop simple que ma demi-sœur soit présente en Angleterre. Non, il avait fallu qu’elle s’exile en Corse auprès de ses grands-parents. Quoi que je pouvais bien comprendre son besoin de changer d’air. Je fais donc mes bagages, me préparant pour mon bref périple. Je ne comptais pas rester une éternité en France, je ne serais sans doute pas la bienvenue dans la demeure des grands-parents de Tracey, mais peu m’importait, je devais le faire. Il fallait aussi qu’elle sache que notre père n’était plus de ce monde, à moins qu’elle n’en ai entendu parler par je ne sais quel intermédiaire. Valise à la main et sac à dos, j’arrivais à me résoudre à prendre les transports moldus, bien entendu, il avait fallu que je me rende à Gringotts pour obtenir de l’argent moldu. Le bus pour commencer, puis l’avion. Je prévoyais ensuite de transplaner en Corse. Je ne pensais pas qu’un tel périple prendrait autant de temps, mais le plus important était d’arriver à destination. « Un aller-retour Paris-Londres, s’il vous plait », demandais-je à la guichetière. Elle me sourit et me tendit les billets, agrémenté d’un « bon voyage mademoiselle ». Je lui rendit un pâle sourire avant de tourner les talons. Je n’avais jamais pris l’avion de toute ma vie, et il était claire que voler sur un balai me faisait moins peur que de voler dans une carcasse en ferraille. Ces moldus avaient de sacrées idées ! Il me fallu une demi-journée pour retrouver l’endroit de résidence de ma demi-sœur.

La Corse est une très belle région, ensoleillée et un peu désertique, mais cela avait un certain charme. Vraiment très différent de l’Angleterre. Trainant ma valise derrière moi, mon sac à dos commençant à peser une tonne, c’est là que j’aperçu une silhouette familière dans un jardin. Je m’approchais lentement, hésitante. C’était bien Tracey. Je pris mon courage à deux mains avant de l’appeler. « Tracey ? ». Elle tourna instantanément la tête. Mon estomac se crispa face à son expression. Elle n’était visiblement pas heureuse de me voir. J’inspirais doucement avant de m’approcher un peu plus d’elle. « Salut, tu vas bien ? », demandais-je, d’une petite voix. Je ne savais pas quoi dire d’autre. Je n’allais pas lui lancer directement que Colleen était morte et l’avait coucher sur son testament, lui donnant presque toutes ses affaires. Une boule se forma dans ma gorge. Qu’allait-elle faire de ces affaires ? Allait-elle les bruler ? Allait-elle les accepter ? Les refuser ? Tout un tas de scénarios se formèrent dans mon cerveau et aucune ne me rassura vraiment. Je devais reconnaître que je ne connaissais pas Tracey, à part son coté agressif et lunatique, je ne savais pas grand-chose de plus sur elle. C’était un peu désolant sachant nous partagions le même sang. Ou du moins, nous partagions le même père. Un père peu glorieux, mais tout de même. Je me sentais mal à l’aise en face d’elle, mais il était trop tard pour reculer, je n’avais pas fait tout ce voyage pour rien. « Je .. j’ai des mauvaises nouvelles. », commençais-je, serais-ce des mauvaises nouvelles pour elle ? . « Enfin, je ne sais pas vraiment si cela en est pour toi, mais bon… Colleen nous as quittés. », continuais-je sur le même ton hésitant. « Elle t’a nommé dans son testament, et du coup, je suis venue t’apporter les affaires qu’elle t’a léguée. », finis-je, les sourcils froncés.

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MessageSujet: Re: (tracey&abby) + soeurs ennemies.   Sam 15 Fév - 21:09

Allongée sur une chaise longue, je paressais, laissant les rayons du soleil caresser ma peau. Je me sentais poisseuse, ce qui en soi était un sentiment plutôt étrange parce que je lézardais ainsi depuis longtemps, si bien qu'en toute logique j'aurais dû me dessécher depuis longtemps. Je rajustai mes lunettes de soleil sur le bout de mon nez, lesquelles avaient un peu glissé. En soi, ce serait con que je me crame les yeux à cause d'un trop plein de soleil. J'étais complètement apathique et pourtant, j'étais bien. Je n'avais même pas honte de me laisser autant aller à l'oisiveté, nous étions en plein mois d'août, j'avais bien le droit de profiter du soleil pendant mes vacances, non ? J'en avais d'autant plus le droit que ces trois derniers mois - peut-être même davantage, je n'en savais rien, j'avais perdu toute notion du temps – je les avais passés enfermée dans une cellule, plongée dans les ténèbres permanentes, si bien que quand j'en fus enfin sortie, je crus être aveuglée par la lumière du jour tant mes yeux n'y étaient plus habituée. Il me fallut quelques jours encore pour me réhabituer à ma nouvelle liberté, si chèrement gagnée. En soi, je n'avais pas fait des pieds et des mains pour sortir, d'autres s'étaient débrouillés à ma place, mais je détestais l'idée que je devais quelque chose à quelqu'un...Maynard, par exemple. Il a travaillé activement à ma libération, faisant jouer de ses contacts au sein du Ministère pour que toutes les charges retenues à mon encontre soient abandonnées. Tu parles. Quelles charges, au juste ? Vol de matériel médical à Sainte-Mangouste pour ravitailler les camps de réfugiés, résistance active, blessures infligées aux Mangemorts, voire même meurtres ? Aux yeux du nouveau régime, j'étais clairement une des têtes à abattre, d'où le fait que je me sois réfugiée ici, dans cette région reculée du sud de la France où j'avais passé une partie de mon enfance. En vérité, je n'étais pas prête à retourner en Angleterre, où je le savais, tout avait changé. Avant, je devais me reconstruire, prendre des forces. C'était exactement pour cette raison que j'étais ici, non seulement j'avais du soutien de la seule famille qu'il me restait, mais en plus, ils me réparaient, lentement mais sûrement. Je ne dormais pas mieux, il ne fallait pas se leurrer, de l'eau allait couler sous les ponts d'ici à ce que je retrouve un rythme de sommeil régulier – que je n'avais jamais eu, entre parenthèses, j'avais toujours eu un sommeil extrêmement chaotique. Je faisais parfois d'atroces cauchemars, mêlant mon vécu et mes pires craintes. Je voyais des visages défiler, parfois tomber, et surtout, j'avais ce sentiment de malaise sans fin, je me sentais aspirée dans un trou, dans une espèce de spirale infernale avant de renouer brutalement avec la réalité. Combien de fois je m'étais réveillée en sueur, parfois en hurlant des suites d'un mauvais rêve ? Je ne les comptais plus. Je ne comprenais pas pourquoi tout ceci se déchaînait d'un seul coup, comme ça. Ces derniers temps, j'assistais à une recrudescence de ces symptômes et je ne savais pas quoi faire. Comment pouvais-je expliquer à des moldus tous les tourments qui m'assaillaient, ces angoisses qu'eux-mêmes ne sauraient pas expliquer ?

En attendant, j'étais là, j'essayais d'oublier autant que faire se peut, bien sûr, car qui pouvait réellement surmonter un tel traumatisme ? J'étais forte, disaient-ils, j'étais une battante, aussi allais-je rapidement être remise sur pied. C'est certain, j'avais moins l'air d'un cadavre que lors de ma sortie d'Azkaban, mais je n'étais toujours pas fraîche comme une rose. Il fallait dire que prendre des bains de soleil me donnait indubitablement meilleure mine, quitte à ce que je ressemble à un truc tout desséché à la fin. Néanmoins, mes retrouvailles avec moi-même étaient destinées à être de courte durée. J'ouvris brutalement les yeux lorsque j'entendis quelqu'un m'appeler. Cette voix me semblait lointaine, trop lointaine pour être réelle. D'autant plus que cette voix me semblait très familière, oui mais voilà, je ne savais pas la replacer, de toute façon c'était impossible que je l'aie réellement entendue puisque je ne connaissais personne ici, en dehors de mes grands parents bien entendu. Je finis par me redresser lorsque je crus discerner une silhouette qui bougeait dans ma direction. Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant qu'il s'agissait d'Abigaïl, ma cousine anglaise qui se tenait devant moi, avec ses bagages. « Qu'est-ce que tu fous là ? » coassai-je, tant surprise qu'irritée, tandis que je m'enroulai dans un paréo – j'étais en bikini. Néanmoins, toute cette pudeur était surfaite, après tout, certains m'avaient déjà vue à poil et même pire que ça. Oui mais voilà, il s'agissait d'Abby, Abby la trop prude, Abby, la gentille fifille qui ne disait jamais un mot plus haut que l'autre. Et elle avait le culot de venir me trouver alors que j'étais à l'autre bout du monde, tout en sachant que la dernière fois on ne s'était pas quittées en très bons termes ? En fait, elle venait de m'étonner – oh, juste un peu, il ne fallait pas déconner non plus. Aussi Miss Parfaite avait-elle fait tout le trajet ici au risque de se faire méchamment rembarrer une fois arrivée à destination ? Je ne savais pas vraiment ce qu'elle avait l'intention de faire avec tout son bric à brac, mais pour être parfaitement honnête, je ne me voyais pas l'accueillir quelques jours chez moi alors qu'elle m'insupportait. Puis en soi, pour mes grands parents moldus, gérer deux sorcières sous le même toit n'allait pas être aisé, bien au contraire. Abby devait pourtant le savoir que je n'étais clairement pas le genre de personne chez qui il fallait venir mendier un tant soit peu d'hospitalité, je n'avais rien à lui donner, rien du tout. Loin de se démonter cependant, elle enchaîna. « Salut, tu vas bien ? » J'esquissai un rictus moqueur, presque condescendant. J'allais bien ? Elle osait me demander si j'allais bien alors que j'avais été arrêtée, enfermée à Azkaban pendant trois mois où je me serais volontiers laissée mourir si d'autres ne s'étaient pas acharnés pour me sortir de là. On ne vivait clairement pas dans le même monde. « Je me porte comme un charme, comme tu peux le constater. » ironisai-je, en désignant ma gueule de cadavre et ma silhouette qui présentait encore quelques maigreurs – tout portait à croire que les bons petits plats de mamie ne m'avaient pas encore totalement remplumée.

Je me retins d'ajouter que je venais de lui poser une question – ce qu'elle foutait là, en l'occurrence – car ma réponse viendrait probablement bientôt, tout arrivait à point à qui savait attendre, après tout. « Je .. j’ai des mauvaises nouvelles. » Oh, bien sûr. Qu'appelait-elle mauvaises nouvelles ? Maynard et sa femme avaient décidé de lui couper les vivres, et donc elle cherchait un endroit où squatter parce que mademoiselle voulait encore être entretenue ? Il semblerait alors qu'elle et moi n'avions pas du tout la même notion des mauvaises nouvelles. Je dardai sur elle mon regard suspicieux, l'invitant à poursuivre – non, je ne comptais toujours pas la faire rentrer. « Enfin, je ne sais pas vraiment si cela en est pour toi, mais bon… Colleen nous as quittés. Elle t’a nommé dans son testament, et du coup, je suis venue t’apporter les affaires qu’elle t’a léguée. » Mon rictus s'agrandit encore, devenant presque malveillant. Je me retins de lever les yeux au ciel. Ah. La vieille peau qui avait pourri la vie de mon père avait fini par passer l'arme à gauche. Devais-je m'en sentir désolée ? À quoi bon, ils n'avaient jamais fait le moindre geste vers moi, surtout pas elle. Elle n'était qu'une inconnue à mes yeux, comment pourrais-je me sentir triste à l'annonce de cette nouvelle ? Force était de constater que la nouvelle ne me faisait ni chaud ni froid. Oui, j'étais monstrueuse, mais il semblerait que mon séjour à Azkaban ait éteint les dernières braises de compassion qui étaient susceptibles de m'habiter, si tant est que je fus un jour douée de compassion, cela allait presque de soi et c'était probablement inutile de le préciser. Qu'étais-je donc censée dire ? Bon débarras ? Non, ce n'était peut-être pas la réponse qu'Abby attendait. « ça me fait une belle jambe. » répondis-je, légèrement acide. « Mais j'imagine que pour ta famille, ça n'a pas dû être évident. Peut-être que je leur enverrai des fleurs, tu sais, pour témoigner ma...sollicitude. » on ne pouvait pas dire que mon enfermement forcé m'avait rendue plus aimable, bien au contraire. J'étais encore plus irascible qu'avant, et dire que c'était à mes grands-parents d'endurer mes sautes d'humeur. La bonne blague. Puis, je me souvins qu'elle avait parlé d'un testament, où mon nom, paraissait-il, figurait. Ah (bis). Je ne savais pas comment j'étais censée le prendre. « Je figure dans son testament, vraiment ? » ironisai-je, légèrement en panique. « En quel honneur, dis-moi ? Ils m'ont ignorée pendant des années, ils sont jamais venus à mes anniversaires ni même me présenter leurs condoléances quand mon père est mort, alors pourquoi diable figurerais-je dans ce maudit testament ? Tu sais quoi Abby ? Je ne veux rien venant d'eux. C'est trop tard. Tu diras à Maynard que c'était bien sympa de m'avoir fait sortir de là, mais vraiment, non, c'est assez. » J'aurais peut-être dû dire j'en ai assez, mais qu'importe, le message que je tenais à faire passer était le même, je ne voulais plus avoir affaire à eux, de quelque manière que ce soit. Malgré tout, l'annonce d'Abby m'avait un tant soit peu ébranlée. Seigneur, si elle savait à quel point je leur en voulais à ce moment précis, à quel point leur attitude envers moi m'avait blessée, si elle savait, bon dieu, si elle savait.
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MessageSujet: Re: (tracey&abby) + soeurs ennemies.   Mar 8 Avr - 11:18

Tracey m’avait toujours impressionnée. Forte, personne ne pouvait jamais l’atteindre, pas même ma jalousie, ou le venin de ma famille. De loin, elle restait fidèle à mon souvenir : inébranlable. J’avais tellement hésité à venir la voir pour lui donner les affaires de Colleen, parce que oui, je devais le dire, je n’avais pas vraiment envie de me retrouver face à Tracey. Mais je devais respecter les volontés de ma grand-mère. J’en avais la gorge sèche et le soleil tapait fort sur mon crane. Je n’étais pas certaine qu’elle m’ait entendu, mais je la vis bouger alors que je m’approchais de sa chaise longue. « Qu'est-ce que tu fous là ? », lâcha t-elle, en s’enroulant dans son paréo. Je savais que je ne risquais pas d’être bien accueillie, après tout, nous ne nous étions jamais bien entendu, et sa famille en avait souffert. Mais je n’étais pas là pour que l’on se rabiboche. J’étais là, à cause du testament de ma Grand-mère, enfin de notre Grand-mère. Face à son ton, je baissais les yeux sur mes chaussures, je n’allais pas lui annoncer de but en blanc, le pourquoi de ma visite, si ? J’osais alors, lui demander si elle allait bien. Relevant les yeux sur son visage, j’eus le droit à un sourire moqueur, cent pour cent Tracey. « Je me porte comme un charme, comme tu peux le constater. », continua t-elle, et je la détaillais rapidement du regard. Elle ne semblait pas se porter comme un charme, elle était bien maigre, et son visage laissait encore apercevoir des traces de son passage à Azkaban. Mais, j’étais presque persuadé que ce n’était qu’une façade pour que je déguerpisse sans demander mon reste. Ce que j’avais bien l’intention de faire après avoir rempli ma mission. « Si tu le dis. », dis-je en retour, sceptique quant à sa réponse. C’est la mine déconfite que je lui avouais que j’étais porteuse de mauvaises nouvelles, enfin, mauvaises pour moi, mais je n’étais pas sûre que nous partagions la même vision des mauvaises nouvelles. Parce qu’après tout, ma famille ne s’était jamais comportée comme une famille pour elle, et puis, moi, j’étais bien trop aveuglée par la jalousie pour voir quoi que ce soit. Quitte à passer pour une petite fille à papa aux yeux de Tracey.

Son sourire moqueur s’agrandit alors que je répondais enfin à sa question sur la raison de ma présence, je savais bien comment elle prendrait la nouvelle. Elle s’en ficherait comme de sa dernière chaussette. « Ca me fait une belle jambe. Mais j'imagine que pour ta famille, ça n'a pas dû être évident. Peut-être que je leur enverrai des fleurs, tu sais, pour témoigner ma...sollicitude. », répondit-elle, acide au précipice de la méchanceté. Je me mordis la lèvre inférieure pour éviter de m’effondrer en larmes devant elle. De toutes façons, cela n’avait pas d’importance, elle s’en moquerait sans doute. « Ce n’est pas la peine. », répliquais-je sur le même ton. Je n’avais pas envie de laisser piétiner ma douleur. D’accord, passer des mois à Azkaban, c’était totalement l’enfer. Mais perdre trois membres de sa famille, des êtres chers, c’était aussi un déchirement. « Je figure dans son testament, vraiment ? En quel honneur, dis-moi ? Ils m'ont ignorée pendant des années, ils sont jamais venus à mes anniversaires ni même me présenter leurs condoléances quand mon père est mort, alors pourquoi diable figurerais-je dans ce maudit testament ? Tu sais quoi Abby ? Je ne veux rien venant d'eux. C'est trop tard. Tu diras à Maynard que c'était bien sympa de m'avoir fait sortir de là, mais vraiment, non, c'est assez. », dit-elle, hargneuse. Je serrais les poings pour m’inciter au calme. L’entendre parler de mon père, transperça mon cœur d’un poignard cuisant. Qu’est ce que j’en savais moi ? Colleen ne m’avait jamais rien dit à propos de Tracey mis à part qu’elle était ma demi-sœur, fruit de la trahison de mon père. Qu’est ce que je pouvais savoir du fait qu’elle était dans le testament de ma grand-mère ? J’inspirais brusquement, avant de planter mon regard dans le sien. « Oui, tu es dans son testament. Mais tu vois, je ne sais pas pourquoi, je ne fais que suivre la volonté de Colleen ! Tu crois que ça me plait de venir te voir pour te donner les affaires qu’elle t’a légué ? Je ne dirais à mon père puisque tu vois, il n’est plus en mesure de m’entendre. », crachais-je, énervée. D’accord, elle avait souffert de cette situation familiale, mais au moins, elle avait vécu un tant soit peu heureuse avec sa famille, malgré la mort de son père ? « Parce que tu vois, ils t’ont peu être ignoré pendant des années, mais mon père en te faisant sortir d’Azkaban, a été accusé de haute trahison envers le nouveau régime. Ils l’ont exécuté, et ma mère a été assassinée. Je ne veux pas de condoléances, ni de reconnaissance, rien. Je veux juste que tu acceptes les stupides affaires que Colleen t’a légué ! », m’écriais-je les larmes aux yeux. Nous n’étions peu être pas si différentes dans le fond, mais juste trop aveugle pour le voir ou même l’accepter. Je tentais de faire disparaitre la boule qui obstruait ma gorge, sans succès. Je m’accroupis prés de ma valise, l’ouvrant avec hargne, puis je fouillais à l’intérieur pour retrouver ces satanés bouquins.

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MessageSujet: Re: (tracey&abby) + soeurs ennemies.   Jeu 10 Avr - 17:58

Voir Abby ici était plutôt étrange. D'accord, c'était carrément bizarre, et à dire vrai, rien ne m'y avait préparée. Elle avait réellement fait tout le trajet jusqu'ici pour simplement m'apporter les affaires que la vieille peau m'avait léguées ? Dans ce cas, pourquoi se déplacer en personne pour des broutilles ? Ces choses devaient avoir un minimum d'importance, sinon Abby n'aurait pas fait des pieds et des mains pour venir jusqu'ici. J'eus soudainement un élan de méfiance à l'égard de ma cousine. J'espérais pour elle qu'elle n'avait pas fait la bêtise de transplaner jusqu'ici. Les suppôts du Ministère auraient eu vite fait de la pister si jamais il leur en prenait l'idée, et il était tout simplement hors de question que j'expose mes grands-parents moldus. Ils étaient trop vieux, trop fragiles pour survivre à une attaque. Bon, bien sûr, Abby ne pouvait pas forcément savoir que je squattais chez des personnes âgées, mais quand même. Ça s'appelle savoir anticiper, et ma cousine ne semblait pas être dotée de cette faculté. Soit. Elle semblait être seule. Il n'y avait ni Mangemorts, ni rafleurs et encore moins ses parents. C'était encore plus bizarre. Dans ma tête, Abby n'était qu'une fille à papa qui ne faisait jamais un pas de travers, parfaite en toutes circonstances. Si elle était ici en ce moment même, sans ses parents, cela ne voulait dire qu'une chose : elle avait déjoué leur surveillance, elle avait osé se rebeller et rien que pour ça, je me disais qu'il était temps. Cela étant, je ne l'avais jamais vue aussi ébranlée, aussi déboussolée, pour le coup, elle n'avait pas l'air d'être une gamine en train de fuguer. Le problème semblait plus profond encore, en fait, si elle était là, c'était probablement parce qu'elle n'avait plus aucun recours, elle se retrouvait prise au piège et elle en était réduite à tendre la main à une personne dont elle n'était pas certaine qu'elle lui viendrait en aide, à savoir, moi. Il fallait dire que depuis que je la connaissais, je ne m'étais jamais montrée très amicale envers elle. En éprouvais-je un quelconque remords ? La réponse était sans appel : aucun. Je me dédouanais comme je le pouvais. Après tout, ce n'était pas parce qu'elle avait le même sang que moi que j'étais obligée de l'apprécier. Elle et moi semblions tellement différentes qu'il me paraissait difficile voire inenvisageable que l'on s'entende un jour. Nous étions incompatibles, un point c'est tout. Pourtant, je voyais son visage pâle, ses cheveux défaits, son regard profondément triste. Se pouvait-il que finalement nous ayons plus en commun que ce qu'on pourrait croire de prime abord ? L'admettre m'écorcherait la gueule. Aussitôt, mes mécanismes d'autodéfense reprenaient le dessus : je ne voulais pas avoir affaire avec cette famille, ni même me dire que j'étais rattachée à eux d'une façon ou d'une autre. Je ne voulais plus en entendre parler, pas même de Maynard qui pourtant a essayé d'acheter ma reconnaissance, ou pire, mon affection en me faisant sortir d'Azkaban. Je ne voulais pas avoir de dette envers lui, ni même envers Colleen, leur héritage, je n'en voulais pas.

D'où la véhémence dont j'avais fait preuve envers ma cousine quelques instants plus tôt. Pour elle, faire respecter les dernières volontés de la défunte ne devait pas être une partie de plaisir, et je n'étais pas là pour lui faciliter la tâche, bien au contraire, je devais avoir un don pour transformer chaque situation vécue en calvaire sans nom. Sans doute cela venait-il du fait que je détruisais tout ce que je touchais, au point de me ruiner-moi même pour étancher ma soif d'autodestruction. J'étais toxique, à la fois pour moi-même et pour les autres et Abby ne semblait pas s'en rendre compte. « Ce n’est pas la peine. » répliqua-t-elle lorsque je me proposai généreusement pour envoyer des fleurs. Bon, d'accord, je n'aurais peut-être pas dû lui enfoncer ce poignard dans le cœur, elle ne méritait sans doute pas ça, mais c'était plus fort que moi, dès que l'on me parlait d'eux, j'entrais dans une colère sans nom, la résultante parfaite de toutes ces années où j'avais emmagasiné toute cette rancoeur, toute cette hargne. Il n'y avait rien à faire, même sur leur lit de mort, je n'arriverai pas à leur pardonner, ils avaient fait beaucoup trop de ravages. Je continuais à croire que mon père était mort en pensant que sa mère le détestait. Rien de tout ce qu'ils pourront dire ou faire ne pourra le ramener. Sans doute était-ce en partie à cause d'eux qu'il était en train de pourrir six pieds sous terre depuis presque un an à présent. « Oui, tu es dans son testament. Mais tu vois, je ne sais pas pourquoi, je ne fais que suivre la volonté de Colleen ! Tu crois que ça me plait de venir te voir pour te donner les affaires qu’elle t’a légué ? Je ne dirais à mon père puisque tu vois, il n’est plus en mesure de m’entendre. » Elle ne savait donc rien à ce sujet. Le mystère restait entier. Je m'en fichais qu'elle me balance en pleine gueule qu'elle n'était pas venue pour moi, mais pour respecter les volontés de la vieille. Par contre, je sentis un certain malaise m'envahir lorsque je sus que Maynard était mort. Mort. Comment était-ce possible ? L'explication ne tarda pas à arriver. « Parce que tu vois, ils t’ont peu être ignoré pendant des années, mais mon père en te faisant sortir d’Azkaban, a été accusé de haute trahison envers le nouveau régime. Ils l’ont exécuté, et ma mère a été assassinée. Je ne veux pas de condoléances, ni de reconnaissance, rien. Je veux juste que tu acceptes les stupides affaires que Colleen t’a légué ! » Mon malaise s'accentua. Maynard était mort. À cause de moi. Il avait joué avec sa vie pour me sortir de la prison où j'avais été jetée sans ménagements malgré mon trop jeune âge. Ébranlée, je m'assis sur la chaise longue où j'étais allongée quelques instants plus tôt.

Je m'exhortai à respirer longuement. Ce n'était guère évident parce que tous les souvenirs liés à Azkaban remontaient à la surface. La solitude. La folie. La peur de ne pas vivre suffisamment longtemps pour voir le jour se lever. La famine. L'odeur de la mort, partout. Je me souvenais de ces nombreuses fois où il était venu me rendre visite lors de mon emprisonnement. Ces fois où par fierté j'ai préféré décliner son aide parce que je préférais mourir plutôt que d'avoir une dette envers lui. Il m'avait finalement eue à l'usure. Ça n'avait pas été bien difficile, d'une part parce que mon enfermement avait fortement émoussé ma résistance, de deux parce qu'au fond, tout au fond, j'avais peur de mourir. De toute évidence, je ne voulais pas finir comme ça, je ne voulais pas mourir en prison. J'étais bien trop jeune pour partir maintenant. Je n'avais pas encore vingt ans. Je n'en étais qu'à l'aube de ma vie. Ça ne pouvait pas se finir comme ça. Impossible. Pourtant, ne pas avoir vu mon oncle lors de ma libération aurait dû me mettre la puce à l'oreille. Je n'avais même pas imaginé une seule seconde qu'il puisse être mort pour ça. « Pourquoi aurait-il fait ça ? » demandai-je alors d'une voix blanche, encore secouée par ce que je venais d'apprendre. « Je ne suis que sa nièce, et ils m'ont ignorée pendant des années de surcroît, ça n'a pas de sens. Alors pourquoi diable aurait-il sacrifié sa vie pour me sortir moi d'Azkaban ? » Les informations se mélangeaient dans ma tête, formant un ensemble indistinct et incompréhensible. Cela ne faisait que me conforter dans mon idée : ils étaient tous fous dans cette famille. À mes yeux, leurs réactions, leurs volontés n'avaient aucun sens. Pourquoi soudainement s'intéressaient-ils à moi après ces années d'indifférence flagrantes ? Étais-je finalement une de leurs bottes secrètes, qu'ils comptaient utiliser pour tirer leur épingle du jeu ? Pourquoi, bordel, pourquoi ? Mon regard se posa à nouveau sur les affaires qu'Abby voulait me donner. Pourquoi la vieille chouette aurait-elle voulu me donner quelque chose ? Ses babioles ne m'intéressaient pas, et pourtant ? « Qu'est-ce que c'est ? » demandai-je finalement en jetant un regard méfiant au paquet. Finalement, la curiosité avait fini par l'emporter sur tout le reste. « Si on fait autant de mystères autour du contenu de ce paquet, ce n'est sûrement pas pour me refiler deux/trois bijoux et autant de babioles, alors, qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce qui justifie le fait que tu te déplaces pour me les donner en mains propres ? » Parce qu'au pire des cas, ils savaient très bien où mes parents avaient habité avant d'être tués. Ils auraient très bien pu les déposer là sans avoir affaire à moi. S'ils faisaient tant de chichis, ce n'était probablement pas pour rien. Qu'est-ce que je ne savais pas, encore ? Quelles choses m'a-t-on encore cachées ? Je croisai alors mes bras sur ma frêle poitrine, attendant qu'Abby daigne donner quelques explications supplémentaires.
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