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 Montmartre semble triste et les lilas sont morts

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MessageSujet: Montmartre semble triste et les lilas sont morts   Sam 1 Fév - 20:39






Il était aux alentours de midi lorsque Lyra apparut à l’angle de cette petite rue de Montmartre où un petit marché de noël avait été installé. Les températures étaient hivernales mais le soleil brillait avec éclat. Montmartre n’était pas tout proche du quartier sorcier de Paris, mais y ressemblait tout de même beaucoup. Lyra aimait beaucoup faire ses achats ici, elle avait l’impression de faire ses courses dans un petit quartier de Provence, et le soleil aidait beaucoup à s’y croire aujourd’hui. La grande blonde était vêtue d’une longue veste couleur crème descendant jusque ses reins, assortie d’un pantalon de la même couleur, tranchant avec la chemise un peu plus foncée qu’elle portait en dessous. Une longue étole de la même couleur recouvrait tout le haut de son corps, posée sur ses épaules afin d’éviter que les courants d’air ne s’immiscent dans le col de sa veste. La cicatrice qui se dessinait le long de sa colonne vertébrale était encore trop sensible aux basses températures et la sorcière préférait la garder au chaud lorsqu’elle sortait. Elle ne se soignait pas aussi bien que Lyra l’aurait pensé. Le Docteur Dubois l’avait lui aussi examinée, et ils en étaient tous les deux venus à la même conclusion : la lame qui avait blessé Lyra ne devait pas être une lame tout à fait normale. Dubois avait déjà fait part de son idée sur une lame empoisonnée, mais Lyra avait toujours voulu repousser cette éventualité. Même si elle n’était pas empoisonnée, force est de reconnaître que Lyra était toujours là, il y avait bien quelque chose d’anormal pour que la blessure de Lyra ne guérisse pas correctement. A présent, la sorcière essayait tant bien que mal de laisser tout ça derrière elle et de s’efforcer à vivre avec. Elle se sentait terriblement chanceuse de se tirer de tout cela avec seulement quelques cicatrices au niveau physique. Il faut dire que son savoir-faire ne lui avait pas été utile que dans son métier au long de ces derniers mois. Non en effet, physiquement, elle allait bien.

Psychologiquement, c’était un peu plus compliqué. La première guerre avait déjà été difficile pour le mental de la sorcière. Perdre son mari, même si tout cela s’était révélé faux quelques temps après, avait été une épreuve très difficile pour la jeune sorcière à l’époque. Tout comme perdre Rickon ensuite, même si celui-ci avait radicalement changé avant sa mort, il restait toujours dans le cœur de Lyra comme un des meilleurs amis que le couple a pu avoir. En effet, la première guerre avait été difficile mentalement parlant. Mais Lyra et Abraham avaient réussi à reconstruire leur vie, notamment grâce à la venue au monde d’Hester. Lyra avait cru que tout cela resterait derrière eux, comme un mauvais rêve, qui leur resterait à jamais en mémoire, pour leur rappeler la chance qu’ils avaient aujourd’hui. Mais c’était trop beau pour être vrai, trop beau pour durer. Voldemort était de retour et plus fort que jamais. Le pauvre Harry était mort maintenant, et tout ce que Lyra pouvait oser espérer, c’était qu’Hester et Abraham n’ai pas suivi le même chemin. Lyra tentait tant bien que mal de demeurer optimiste, de continuer ses recherches, revenant à Londres à chaque fois qu’elle le pouvait pour continuer ses recherches, mais une part d’elle semblait toujours vouloir la tirer vers le bas. Cette solitude dans laquelle elle s’était enfermée, ne cessait de lui rappeler que son mari et sa fille pouvaient bel et bien être morts, et l’image de leurs corps sans vie était dans chacun des cauchemars qui la réveillaient en pleine nuit. Lorsqu’elle était à l’hôpital, entourée de ses collègues et des patients nécessitant son aide, Lyra était trop occupée pour se laisser happer par ses démons. Le Docteur Dubois, qui était celui qui l’avait poussée à venir s’installer en France pour venir travailler à ses côtés, savait la détresse émotionnelle de Lyra, et tentait au maximum de ne jamais la laisser seule. Lorsque ce n’était pas lui qui l’aidait dans ses travaux dans la maison, c’était sa femme qui venait boire le thé, ou l’invitait à diner. Mais même si Lyra appréciait énormément leur soutien et leur compagnie, elle avait quand même besoin de se retrouver seule. Car se retrouver seule signifiait penser à sa famille. Et même si cela la torturait, c’était quand même une façon d’être plus proche d’Abraham et d’Hester que de penser à eux.

Lyra s’était réveillée il y a peu. Elle avait été de garde cette nuit-là et était rentrée chez elle se reposer quelques heures avant de sortir de nouveau pour faire quelques courses. C’est pourquoi elle portait de grandes lunettes de soleil, pour cacher ses yeux fatigués. Croiser du monde, faire ses courses, elle essayait de reprendre une vie le plus normale possible. Mais normal sans Abraham et Hester ce n’était plus vraiment vivre. Chaque fois qu’elle venait ici, elle se disait que sa vie ici pourrait être idyllique s’ils étaient là. Ils vivraient en famille, dans ce vieil atelier d’artiste, qu’ils rénoveraient ensemble comme, un projet familial de grande envergure. Oui, ce serait parfait. Se retrouver tous les trois, à se promener en famille dans l’une des plus belles rues de Paris, la plus belle ville du monde. Lyra attrapa une tomate sur l’étal qu’elle venait d’atteindre et l’examina. S’ils étaient là, Hester demanderait un plat spécifique, pendant que son père se plaindrait en l’imitant piètrement qu’il détestait ce plat-là justement pour l’énerver. La sorcière eut un léger sourire. Cela lui arrivait très fréquemment de les imaginer avec elle, ou d’imaginer leurs réactions dans telle ou telle situation. C’était presque comme s’ils étaient réellement là. Secouant la tête, elle chassa ses inepties et prit soin de choisir quelques autres tomates et rentra dans la boutique pour payer ses achats. Elle en ressortit quelques instants plus tard et reprit le chemin en regardant autour d’elle. Elle n’avait pas encore reprit l’habitude de marcher tranquillement sans se sentir traquée en pleine rue, et cherchait encore des visages de mangemorts la scrutant, prêts à sortir leur baguette et à attaquer.
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MessageSujet: Re: Montmartre semble triste et les lilas sont morts   Jeu 13 Fév - 12:45

bury my heart next to yours.
LYRA JONES-STEADWORTHY & HESTER STEADWORTHY

You saw my pain, washed out in the rain Broken glass, saw the blood run from my veins But you saw no fault no cracks in my heart And you knelt beside my hope torn apart. But the ghosts that we knew will flicker from view And we'll live a long life So give me hope in the darkness that I will see the light Cause oh they gave me such a fright. But I will hold as long as you like Just promise me we'll be alright ~ ghost that we knew.

L’hiver était tombé sur la ville de Paris. C’était la première fois qu’Hester connaissait un hiver loin de son pays natal. C’était noël qui approchait à grand pas et inéluctablement, la jeune femme ne pouvait pas s’empêcher de penser aux noëls qui jusqu’à présent avaient composés sa vie. Celui de l’année précédente, elle ne l’avait passé qu’avec Joshua, il l’avait aidé à garder espoir alors-même qu’elle n’en n’avait plus la force. Elle se souvenait d’avoir dressé ce sapin dans le salon, comme pour redonner à la maison familiale une ambiance semblable à celle qu’elle avait eue avant la guerre. Ce sapin était peut-être encore là, dans le salon de la maison Steadworthy en plein cœur de Londres. Sans doute qu’il prenait la poussière maintenant, elle n’avait pas pris le temps de défaire l’arbre avant de repartir à Poudlard, sans doute parce qu’elle avait eu l’espoir que ses parents reviennent, remarquent cet arbre et se décident enfin à donner signe de vie. Jamais ils n’avaient donné signe de vie. Les jours étaient passés, les mois et bientôt l’année et rien du tout. Depuis plus d’un an, la jeune femme n’avait pas eu la moindre nouvelle de ses parents. Quand elle avait quitté Poudlard, qu’elle s’était lancée dans une fuite folle, dangereuse et durant laquelle, de nombreuses fois elle avait cru que sa vie allait toucher à sa fin – sans doute jamais autant que dans le bureau de Fleming le soir précédant sa fuite – elle avait fini par se faire une raison. Les quelques mois de fuite qu’elle avait connu, ça avait été le quotidien de ses parents pendant tellement longtemps qu’il était fort probable qu’ils aient finis par y laisser la vie. Au bout d’un moment, ça c’était imposé comme la seule explication à cette absence totale de nouvelles de leur part. A la fin de la guerre, elle avait à peine cherché à les retrouver avant de prendre la fuite vers la France, elle s’était mise dans le pétrin sans réfléchir, elle s’était enfuie bien vite pour sauver sa vie et ses recherches aussi maigres eurent-elles été, elle les avait laissée là-bas, en Angleterre. Depuis qu’elle était en France, elle se contentait de continuer sa vie tant bien que mal. A Paris, elle avait réussi à se trouver un travail, même sans ses aspics elle s’était trouvé un travail dans un journal français. Elle avait toujours rêvé de travailler dans le journalisme alors sans doute qu’elle pouvait considérer que c’était déjà ça de gagner. Elle avait au moins de la chance à ce niveau là. Elle avait au moins réussi à échapper à Azkaban, c’était encore un point positif de sa vie. Bien-sûr que ça pourrait être pire, ça pouvait toujours être pire. Enfin, elle avait perdu ses parents, ou du moins, elle était persuadée de les avoir perdus. En plus de ça, elle avait découvert que Joshua avait rejoint la police magique. Il avait rejoint les rangs de ses parents, lui qui les avait pourtant tant méprisés du moins c’était ce qu’il lui avait dit. Il avait dit n’être avec eux qu’en apparence. Il s’était bien fichu de sa tronche pendant tout ce temps, presque toute une année pendant laquelle elle l’avait aimé en silence, qu’elle avait accepté de se cacher au reste du monde pour le voir. Il fallait croire que pendant tout de temps ça n’avait été qu’un tissu de mensonges et qu’elle était tombée dedans comme la première des idiotes. L’amour rendait stupide, sans doute que c’était bel et bien vrai. Si elle n’avait pas été aussi amoureuse, elle aurait été capable de se rendre compte de la supercherie. Elle avait clairement perdu son temps avec Joshua. Elle lui avait pardonné ses insultes, le comportement désobligeant qu’il avait eu à son écart au début de l’année précédente et tout ça pour quoi ? Pour qu’il recommence quelques jours après. Ils étaient différents, c’était définitif. Il était un fils de mangemorts alors que ses parents à elle appartenait à l’ordre du phénix. Elle était une sorcière de sang-mêlé et lui il jouissait de la prétendu puissance de son statut de sang-pur. Elle s’était battu à Poudlard contre l’injustice et si elle avait été encore au château pendant la bataille, elle y aurait clairement prit part, parce qu’elle avait cru en l’ordre du phénix. Aujourd’hui encore, elle pensait qu’il pouvait y avoir un avenir meilleur, le souci c’était que plus personne ne voulait se battre. Elle, elle essayait de survivre en plein cœur de Paris, occupée à assurer constamment ses arrières parce qu’elle savait qu’elle n’était pas pleinement saine et sauve, même ici à Paris ; elle ne serait jamais en sécurité, pas tant que les mangemorts dirigeraient l’Angleterre. Souvent, elle se demandait, dans combien de temps, la France finirait par tomber elle aussi.

Malgré ses peurs, ses inquiétudes et la grande prudence dont elle devait faire preuve, elle aimait profiter de son temps libre, sortir, découvre un peu la France, rencontrer du monde. Elle était encore jeune, elle devait profiter de la vie, ne pas vivre constamment dans la l’inquiétude non plus. Elle n’avait pas envie de finir complètement paranoïaque, cloitrée chez elle comme une folle. Régulièrement, elle regardait les programmes de ce qui avait lieu dans la ville. Dans une ville comme Paris, elle avait de la chance, il y avait énormément de choses auxquelles elle pouvait se rendre. Avec Noël qui arrivait, elle avait bien vite repéré le marché de noël de Montmartre, depuis quelques temps déjà, elle avait décidé de s’y rendre, un soir après le travail. Souvent, elle se contentait de simplement se rendre au travail le matin et rentrer bien vite dans son appartement le soir. Ce soir, elle en avait décidé autrement. Sa journée terminée, elle était rentrée chez elle pour prendre une douche, se remettre quelques minutes de sa journée de travail, elle avait enfilé une paire de collant, une robe, des bottes et une veste chaude, puis elle avait quitté l’appartement pour se rendre dans les rues de Paris. Elle aimait se mêler au monde ses moldus, ainsi, elle avait pris l’habitude de marcher, de prendre le métro au lieu de transplaner. Ça lui permettait de prendre l’air, de profiter du paysage, bien que le métro n’était pas l’endroit le plus appréciable à voir à Paris, enfin, c’était mieux que son appartement dont elle connaissait chaque recoin par cœur. Bien vite, elle était arrivée à Monmatre, son sac sur son épaule, les mains dans les poches de sa veste, ses doigts fermement serrés autour de sa baguette. Elle restait prudente en toutes circonstances, si on venait à s’en prendre à elle au beau milieu de ce quartier moldu, elle n’hésiterait pas à se défendre. Elle savait que la police magique anglaise envoyait régulièrement des patrouilles en France pour retrouver les déserteurs anglais, le gouvernement anglais n’aimait pas beaucoup savoir leurs rebelles partis en France. Hester faisait parti de ceux qui avaient commis des erreurs méritant une peine, là bas en angleterre. Quand elle avait travaillé à la gazette du sorcier, elle avait continué des actions rebelles à l’aide d’un camarade, lui, il était mort pour cette action rebelle, elle, elle avait eu le temps de s’enfuir, mais elle imaginait déjà qu’elle devait être dans les personnes recherchées en Angleterre. Rester prudente même en France, ça semblait la meilleure chose à faire. Elle n’avait pas l’intention de se faire prendre bêtement, elle n’avait définitivement pas envie d’aller finir au fond d’une cellule à Azkaban. Si jamais ça devait arriver, sans doute qu’elle y resterait jusqu’à la fin de ses jours, ses longs jours vu qu’elle était encore en jeune, il lui restait pas mal d’années de vie logiquement. Si elle devait finir à Azkaban, elle y resterait parce qu’elle n’avait pas l’intention d’accepter ce qu’on proposait aux prisonniers, elle ne voulait pas être marquée et condamnée à vivre surveillée constamment par ce ministère pourri jusqu’à la moelle, elle avait beaucoup trop d’honneur pour finir comme ça. Le mieux était donc de rester libre, d’éviter la police magique et de continuer de mener sa vie comme elle le faisait pour le moment. Pendant un moment, elle regarda les objets vendus sur le marché tout comme observait les décorations tout autour d’elle. Il y avait une ambiance de Noël très marquée au point que ça lui faisait un pincement au cœur. Cette année, elle passerait noël avec Posy-Snow, c’était une bonne chose, elles passaient de bons moments avec sa colocataire, cependant, elle se disait qu’elles seraient toutes les deux mieux avec leurs familles. Rester ensemble, c’était déjà bien, elle le savait, elle se souvenait d’avoir passé un très bon anniversaire, juste avec Posy, noël ce serait pareil. Elle laissa échapper un soupire avant de sortir l’une de ses mains de sa poche pour remettre correctement la lanière de son sac et de tracer sa route. Son regard se posa bien vite sur une personne à quelques pas de là. On aurait dit sa mère et comme dans un réflexe fou, la jeune femme se précipita vers elle pour lui attraper le poignet. Geste qui lui fit réaliser qu’elle était complètement folle. « Pardon, j’ai cru que … » Elle s’arrêta net en découvrant le visage de sa mère. Ça ne pouvait pas être elle. Les sourcils froncés, elle lâcha son poignet avant de reculer d’un pas, bouche-bée, incapable de prononcer le moindre mot. Ses doigts serrèrent davantage sa baguette au fond de sa poche. Ça ne pouvait pas être elle, s’était impossible, elle était morte, cette idée était à présent ancrée dans son esprit.
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MessageSujet: Re: Montmartre semble triste et les lilas sont morts   Dim 30 Mar - 22:09






Durant l’après-midi, Lyra avait fait un saut chez la famille Dubois pour dire bonjour. Un saut qui avait duré cinq heures. En effet, l’épouse du docteur Dubois avait insisté pour que Lyra reste déjeuner avec eux. Une femme adorable qu’était Isabelle. Elle avait été le premier lien de Lyra à son arrivée en France, en dehors de son mari. Elle était petite, menue, et ses yeux rieurs couvaient le monde de bons sentiments. Les deux femmes s’étaient très vite bien entendu. Il faut dire que Lyra avait besoin de compagnie, et Isabelle avait tout de suite tout fait pour la mettre à l’aise. Elle avait été très touchée par l’histoire de Lyra et avait toujours tenté de l’aider du mieux qu’elle pouvait, comme l’aider à faire les rénovations dans la maison, ou l’inviter à diner lorsqu’elle partait pour Londres faire ses recherches, lui amener le petit-déjeuner le lendemain matin pour lui tenir compagnie, car elle se doutait que Lyra était toujours au plus bas lorsqu’elle rentrait bredouille. Comment ne pas l’être, elle-même ne savait pas à quel point elle serait dévastée si elle venait un jour à être séparée de ses fils sans avoir de leurs nouvelles dans la situation actuelle. Il était donc dix-huit heures trente maintenant, et comme à chaque visite chez les Dubois, le temps filait à toute vitesse. La nuit était déjà tombée lorsqu’elle était sortie. Après avoir souhaité une bonne soirée à son amie, elle se tourna vers la rue illuminée et décida de retourner sur le petit marché de noël où elle s’était promenée en début d’après-midi. Ce devait être d’autant plus beau le soir. Elle  chercha dans son sac, et en sortit ses lunettes de soleil. Non, ce n’était pas ce qu’elle voulait. Elle les rangea dans son sac en secouant légèrement la tête, le sourire aux lèvres et continua de chercher pour en sortir enfin ce qu’elle cherchait. Elle sortit alors son étole, dont elle entoura soigneusement son cou, avant de se mettre en direction pour le marché.

Revenue dans la rue, Lyra put découvrir les illuminations de noël qui avaient été installées récemment. C’était magique. Elle aimait noël et tout ce qui y prenait part. Les décorations, le sapin, les illuminations, les préparations de repas de noël, tout ça plongeait généralement la sorcière dans une félicité contagieuse. Elle décorait toujours toute la maison à la manière dont le professeur Flitwick décorait Poudlard. Elle avait toujours admiré sa façon de faire, et l’imitait chaque année, comme une tradition à laquelle elle n’avait dérogé qu’une seule fois. En effet, l’année dernière, elle était en cavale, seule, ayant perdu Abraham depuis quelques jours, elle n’avait vraiment pas la tête à ça. Cette année encore, c’était difficile d’avoir l’esprit à noël. Elle avait acheté un sapin. Il trônait, au milieu du salon depuis trois jours déjà. Il était encore nu. Lyra n’avait pas encore commencé à le décorer. Elle n’en avait pas encore eu envie. Le fait de ne pas être en famille y était très certainement pour quelque chose. Marcher dans l’une des plus belles rues de Paris décorée la mettait de bonne humeur, mais c’était tout. Elle n’était pas transportée sur son nuage comme elle l’était auparavant. En passant devant un vendeur de décorations, Lyra ralentit. Tout ce qui y était en vente était superbe. Elle voyait d’ailleurs parfaitement cette couronne de sapin décorée de doré et de rouge trôner sur la porte d’entrée de la maison. Elle passa ses longs doigts fins sur les épines odorantes, rêveuse. Mais elle n’avait pas pensé à prendre de l’argent moldu sur elle. Elle revendrait plus tard, ce n’était pas grave. Ses doigts glissèrent alors de la couronne pour venir se poser sur l’anse de son sac à main et repositionner celui-ci sur son épaule alors que la sorcière s’éloignait calmement et prenait le chemin de la maison. La soirée s’annonçait calme. Elle allumerait certainement un feu de cheminée et … Aie. Lyra baissa les yeux vers son poignet. Une main venait de s’en saisir avec force et elle plongea sa main dans la poche de sa veste pour attraper sa baguette. « Pardon, j’ai cru que … » Elle releva les yeux instinctivement pour voir la personne qui s’excusait et son visage s’affaissa tout autant que celui de la jeune femme qui venait de la lâcher. C’était elle. Le cœur de la grande blonde manqua un battement et son souffle se coupa instantanément. Etait-ce vraiment elle ? Elle avait beaucoup imaginé ces retrouvailles dans différentes circonstances. Heureuses, surprises, dangereuses, tragiques : tous les scénarios lui étaient passés par la tête. Mais la retrouver comme ça, en pleine rue, un jour tout à fait banal, elle ne l’avait pas imaginé. Elle détailla chaque trait de son visage, comme pour s’assurer que c’était bien Hester. Après avoir passé des mois à retourner en Angleterre pour la chercher, elle tombait sur elle ici, à Paris, à quelques kilomètres de chez elle. Enfin, il était temps de reprendre sa respiration maintenant. Lyra prit une profonde inspiration, dont le tremblotement trahit l’émotion qui s’était emparée d’elle. Le monde n’existait plus autour. C’était sa fille, sa propre fille face à elle. Celle à qui elle avait donné la vie, à qui elle avait préféré ne pas donner de nouvelles lors de sa cavale pour ne pas la mettre en danger lorsqu’elle était à l’école, celle qu’elle avait recherchée dès qu’elle avait eu vent de la bataille de Poudlard. Les mains tremblantes, elle leva les bras en direction de sa fille et s’approcha pour la prendre par les épaules, puis l’attirer contre elle pour l’enlacer. La surprise passée, la grande blonde fondit en larmes, serrant Hester tout contre elle. C’était elle, c’était vraiment elle. Sa fille  était là, contre elle. « Oh mon dieu … Hester … »
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MessageSujet: Re: Montmartre semble triste et les lilas sont morts   Sam 12 Avr - 12:46

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LYRA JONES-STEADWORTHY & HESTER STEADWORTHY

You saw my pain, washed out in the rain Broken glass, saw the blood run from my veins But you saw no fault no cracks in my heart And you knelt beside my hope torn apart. But the ghosts that we knew will flicker from view And we'll live a long life So give me hope in the darkness that I will see the light Cause oh they gave me such a fright. But I will hold as long as you like Just promise me we'll be alright ~ ghost that we knew.

Les mois passés, l’année entière passée, Hester avait fini par se faire une raison. Sa famille n’existait plus. Peut-être que les lourdes paroles de Moses Fleming résonnaient encore dans son cerveau pour lui faire comprendre qu’espérer était une chose bien inutile. Elle n’avait pas eu de nouvelles de ses parents depuis plus d’un an. La dernière fois qu’elle les avait vus, s’était avant de grimper dans le Poudlard Express en direction du château, pour sa dernière année à Poudlard. Une année haute en couleur qui s’était bien mal terminée, elle ne s’était, même pas terminée pour elle. Elle avait fini par quitter le château avant l’heure dans le but de sauver sa vie. La jeune femme avait compris, dans sa fuite, l’horreur qui allait de paire avec cette vie, ainsi, elle avait fini par se résigner, admettre que ses parents étaient morts et chercher à aller de l’avant. Elle se souvenait encore du dernier noël qu’elle avait connu, dans sa maison à Londres, en compagnie de Joshua, quand il avait cherché tous les moyens possibles pour la rassurer, lui permettre de garder espoir, alors même que tout semblait perdu d’avance. Durant cette guerre, il avait toujours eu un certain talent pour redonner à la jeune sorcière l’optimisme qu’elle perdait un peu plus chaque jour. Aujourd’hui cependant, il n’était plus là à ses côtés, il avait choisi une route bien différente de la sienne et si elle avait su le pardonner une fois, elle ne le ferait pas deux fois. Cette fois, c’était bel et bien terminé. Leur couple n’avait plus le moindre avenir. Il avait choisi les rafleurs là où elle était une sorcière en fuite. Deux personnes complètement incompatibles. Il avait fait de belles promesses, il lui avait susurré tellement de mots doux, il lui avait promis qu’ils seraient toujours ensemble et tout ça pour quoi ? Se ranger aux côtés de papa comme s’il s’agissait de la situation de facilité. Il aurait pu rester avec elle, il aurait pu s’enfuir avec elle, partager un appartement à Paris avec elle, mais il fallait croire que ce mode de vie n’était pas assez Panderman et puis, après tout, elle n’était qu’une sang-mêlé, rien d’assez bien pour le sang-pur qui coulait dans les veines du garçon. Sans doute qu’il se trouverait une fiancée de sang-pur avec qui il allait fonder une belle famille, avec un il aurait le bonheur qu’elle avait rêvé pour eux deux. Il l’avait trahie et ça restait sous son cœur en une rage qui exploserait sans l’ombre d’un doute si elle devait se retrouver en face de lui. Il y avait tant de choses qui hantaient ses pensées à présent, chaque jour sans qu’elle ne sache comment laisser ça derrière elle. Il y avait Joshua bien entendu, il y avait ses parents, il y avait tous les amis qu’elle avait perdus dans cette guerre, ceux qu’elle ne rêverait plus jamais et puis il y avait Moses, dans chacun de ses cauchemars. Là, en France, la guerre semblait si loin, il était facile de fermer les yeux quelques instants et de se dire qu’enfin, on était en sécurité. Cependant, la réalité finissait toujours par rattraper chaque personne qui se laisser aller à rêver. Hester le savait bien et même si elle s’accordait parfois des moments de répit elle se voulait toujours prête à réagir. Là, dans les rues de Paris, elle ne pouvait s’empêcher d’observer chaque personne autour d’elle afin de s’assurer qu’il ne s’agisse que d’un moldu parmi tant d’autres et non pas d’un rafleur venu d’Angleterre pour remettre la main sur elle ou sur d’autre personnes réfugiées dans ce pays. C’était Noël, ainsi, un moment de fête, de paix, on aurait pu penser que c’était le moment de baisser un peu sa vigilance et de simplement profiter de cette période de fêtes. Au final, même ça, c’était impossible. Noël avait perdu de sa valeur à ses yeux. Evidemment, son appartement n’allait pas tarder à être décoré de partout, elle ne savait pas si Posy-Snow était aussi attachée qu’elle aux fêtes de Noël, mais d’une façon ou d’une autre, Hester savait d’avance que dans quelques jours elle serait obligée de tout décorer, par habitude, parce qu’elle avait toujours aidé sa mère à le faire, parce qu’elle avait toujours vu un Poudlard resplendissant sous les décorations. C’était un rituel qui s’était installé dans sa vie et auquel elle ne pouvait pas couper court. Ça avait quelque chose de stupide, mais déjà, l’année dernière quand elle était rentrée à Londres pour décorer son sapin, elle avait ressenti comme un léger mieux dans sa vie. Il n’y avait sans doute que Joshua qui avait vu ce sapin, elle doutait que ses parents aient fini par rentrer et le voir, encore là au milieu du salon, mais, s’attacher aux habitudes d’une vie meilleur aidait parfois à accepter plus facilement la vie qu’elle avait aujourd’hui.

C’était tout ce qu’elle avait aujourd’hui, des vieilles habitudes et des souvenirs qui allaient avec. Quand elle mangeait avec les coudes sur la table, elle entendait la voix de sa mère répéter ‘tes coudes Hester !’ au fond de son crâne. C’était typiquement le genre de choses qu’elle avait détesté étant plus jeune, et pourtant aujourd’hui, ça faisait parti des nombreuses choses qui manquaient à sa vie. Sa ballade sur le marché de noël la rendait d’autant plus mélancolique. Elle se souvenait des décorations dans sa maison, des plats préparés par sa mère et des cadeaux aux pieds du sapin. Elles se souvenaient des noëls qu’elle avait passé avec ses parents, parfois ses grands-parents. Elle se souvenait de l’ambiance festive, des rires dans la pièce, de son père qui trouvait toujours un moyen de l’embêter. Tout ça suffisait à faire se dessiner un sourire triste sur ses lèvres, un sourire plein de mélancolie. Plus que jamais cette époque lui manquait à présent. Elle avait cette impression d’être incroyablement seule aujourd’hui. Certes il y avait Posy et elle s’estimait heureuse d’avoir encore une amie à ses côtés mais elle ne remplacerait jamais sa famille. Noël était ce genre de fête que l’on devait passer en famille. Elle n’avait plus de famille, mais elle en rêvait encore souvent. Au point dans doute de confondre la première femme blonde avec sa mère. Ce n’était pas la première fois que ça lui arrivait et elle se doutait bien que ce n’était pas non plus la dernière fois. Son esprit lui jouait des tours, elle avait tellement envie de revoir ses parents qu’elle finissait par les voir un peu partout. Elle accostait des gens dans la rue, comme la dernière des idiotes en étant persuadée de voir son père ou sa mère. Elle avait du passer pour une folle plus d’une fois depuis qu’elle était à Paris, mais ça n’avait pas vraiment d’importance à ses yeux. Elle espérait juste qu’un jour, elle arrêterait de les voir partout, c’était douloureux de subir à la fois la renaissance de l’espoir quand elle avait l’impression d’avoir retrouvé sa mère ou son père, pour la douleur du retour à la réalité alors qu’elle se rendait compte qu’elle c’était trompé qu’il ne s’agissait pas des personnes qu’elle recherchait parce que, ses parents étaient morts dans cette fichue guerre qui avait déchiré – qui continuait encore – selon elle à déchirer l’Angleterre. Cette fois pourtant, bien qu’elle ait lâché le poignet de la personne en face d’elle, l’illusion ne prenait pas fin. C’était encore le visage de sa mère qui était encore d’elle. Des pieds jusqu’à la tête, ça semblait être sa mère, avec toutes les caractéristiques familières que la jeune femme connaissait de celle qui lui avait donné le jour, de la façon de se maquiller en passant par les vêtements qu’elle portait et bien sûr son parfum qui était si familier, elle l’aurait reconnu entre mille ce parfum tellement elle avait eu l’occasion de le respirer avant que la guerre ne la sépare de sa famille. Puis, elle prononça son nom en la serrant contre elle. C’était sa mère. Cette fois, elle ne s’était pas trompée, elle ne s’était pas adressée par erreur à la mauvaise personne dans la rue, non, c’était vraiment sa mère. Son cœur vivait à présent à vive allure, c’était à peine si elle y croyait. Croiser sa mère là, par hasard au beau milieu d’une rue Parisienne, ça lui semblait impossible surtout après tout le temps qu’elle avait passé à la chercher quand elle s’était enfuie de Poudlard. Elle recula d’un pas, se défaisant légèrement de l’étreinte de sa mère pour pouvoir observer son visage désormais inondé de larmes. Sa main portée à sa bouche sous l’effet de la surprise, la jeune sorcière semblait particulièrement troublée, sourcils froncés, cœur battant à tout rompre et les larmes qui commençaient également à couler le long de ses joues. « Maman ? C’est bien toi ? Mais … » Mais, elle était persuadée qu’elle était morte, forcément, ça faisait un choc. Elle avait l’impression de voir un fantôme et pourtant, c’était bien elle, elle était là, en face d’elle. « J’ai cru que … » Elle n’osait même pas finir sa phrase, elle n’en n’avait pas le courage et c’était à peine si elle pouvait parler entre deux sanglots. Ainsi, c’est sans finir sa phrase qu’elle se jeta de nouveau dans les bras de sa mère, peu désireuse de les quitter à présent. Noël était encore dans quelques jours et pourtant, elle avait l’impression qu’on venait déjà de lui offrir, le plus beau cadeau qu’elle puisse espérer.
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MessageSujet: Re: Montmartre semble triste et les lilas sont morts   Sam 3 Mai - 22:43






La sorcière et son mari avaient décidé d’un commun accord de ne pas donner de nouvelle à leur fille lorsqu’elle serit à Poudlard. Ils se doutaient tous deux que l’école étant maintenant dirigée par des mangemorts, Steadworthy n’était dorénavant pas un nom facile à porter dans l’école de sorcellerie. Etant fille d’une née moldue et d’un auror ayant un nombre d’arrestations phénoménal n’allait déjà pas aider Hester à passer inaperçue. Il valait bien mieux pour elle qu’elle ne sache pas en plus où ses parents comptaient partir. Si les mangemorts comptaient se servir d’elle pour obtenir des informations et qu’ils se rendaient compte qu’elle leur cachait quelque chose, ce serait désastreux. Le débat avait été long entre les époux Steadworthy. Aucun des deux ne se voyait tenir aussi longtemps sans prendre des nouvelles d’Hester, et pourtant, il le fallait. Abraham s’était montré très nerveux à ce propos. Il n’aimait déjà pas l’idée qu’Hester aille à Poudlard lorsque l’école se retrouvait bourrée de mangemorts, dont la plupart avaient été enfermés à Azkaban par ses soins. La laisser partir toute une année sans pouvoir s’informer de sa sécurité l’enchantait d’autant moins. Lyra n’était pas vraiment ravie non plus. Elle n’avait aucune envie de la laisser repartir. Pourtant, elle avait eu tout l’été pour y penser. La menace s’étendait de plus en plus sur l’Angleterre, et la famille ne serait plus à l’abri très longtemps. L’école était soumise à un certain nombre de règles que même des mangemorts devraient suivre. Elle savait pertinemment que les spécimens les plus dangereux seraient envoyés à travers le pays afin de tout ratisser à la recherche des membres de l’Ordre du Phénix. Elle ne voulait pas qu’Hester soient avec eux si jamais ils tombaient dans sur un groupe de rafleurs. Elle savait qu’Abraham et elle seraient à même de se défendre contre quelques sorciers, mais ils pouvaient très bien tomber sur tout une armada qu’elle n’était pas certaine de pouvoir vaincre, même avec un partenaire aussi doué que son mari. C’était ce genre d’éventualité qui finit par convaincre Lyra qu’Hester serait certainement plus en sécurité avec ses amis à Poudlard qu’avec ses parents, tous deux recherchés pour trahison, dont beaucoup voulaient la tête, et qui étaient certainement en tête de liste des sorciers à supprimer. Les mêmes arguments avaient fini par convaincre Abraham. Lyra savait que son époux était conscient de sa sordide célébrité au sein du monde que formaient maintenant les partisans de Voldemort et du danger que cela impliquait pour lui et son entourage. Elle était certaine que son été avait été aussi tourmenté que le sien. Plus que leur propre avenir, ils pensaient tous deux surtout à celui de leur fille. Elle serait définitivement plus en sécurité à Poudlard qu’en fuite avec eux. Et puis, détail qui avait tout de même son importance malgré les évènements actuels, elle pourrait terminer ses études correctement et passer son diplôme. Même si cela risquait fort de changer, avoir un diplôme certifiant de ses capacités magiques et intellectuelles étaient d’une importance capitale pour pouvoir entrevoir une carrière de journaliste dans la Gazette du Sorcier comme le voulait Hester.

Maintenant qu’Hester était là, face à elle, en bonne santé apparente et vivante, surtout, Lyra se conforta d’autant plus dans son idée que l’envoyer à Poudlard avait été une bonne décision. Même si Harry Potter était mort, et que la bataille de Poudlard avait ébranlé le monde sorcier à une échelle nationale, elle aurait été bien plus en danger avec ses parents. Le fait qu’elle ait été avec elle ce jour-là constituait l’un des cauchemars qui la réveillait souvent la nuit, et bien qu’il se termine souvent différemment, ce n’était jamais en bien. La sorcière serra un peu plus sa fille dans ses bras avant que celle-ci ne se recule légèrement pour la regarder, comme pour s’assurer qu’elle ne se trompait pas, que c’était bien sa mère qu’elle avait face à elle. Visiblement, elle aussi avait du mal à se faire à l’idée qu’elles étaient là toutes les deux, dans les bras l’une de l’autre. Les larmes avaient commencé à couler sur ses joues également. « Maman ? C’est bien toi ? Mais … » Lyra acquiesça, caressant la joue de sa fille avec douceur pour sécher ses larmes autant qu’elle le pouvait, et puis aussi un peu, pour avoir une preuve de plus qu’Hester était bien vivante devant elle. « J’ai cru que … » L’adolescente resta un instant bouche bée, incapable de terminer sa phrase, avant de s’enfoncer de nouveau dans le creux des bras de Lyra, qui l’accueillit de nouveau avec plaisir, la serrant avec tendresse. Bien qu’Hester n’ait pas continué, Lyra savait très bien ce qu’elle avait voulu dire. Elle-même s’était interdit de penser à l’éventualité que sa fille ai pu mourir  chaque jour que Dieu avait fait depuis leur séparation. « Moi aussi … » dit-elle d’une voix étranglée en caressant ses cheveux pour la rassurer. Elle était si soulagée. C’était comme si pour un moment, tout autour n’existait plus et qu’elles étaient seules. Elle se doutait que ce devait être un énorme soulagement pour elle aussi. Elle se doutait aussi que sa vie à elle n’avait pas dû être simple non plus lors de leur séparation. Vivre sans aucune nouvelles de ses parents, alors qu’elle avait toujours vécu avec eux et que, même à Poudlard, elle savait qu’ils étaient prêts à venir à tout instant si elle avait besoin d’eux. Lyra prit de profondes inspirations pour calmer ses sanglots et attrapa le visage d’Hester entre ses mains pour la regarder dans les yeux. « Je suis là mon ange … » lui murmura-t-elle avec un sourire avant de lever la tête pour l’embrasser longuement sur le front. Comme elle le faisait lorsqu’elle était enfant et qu’elle faisait des cauchemars. Ou comme cette fois où Abraham était parti plus d’un mois dans toute l’Angleterre pour attraper un des derniers mangemorts encore en activité et en liberté et que la petite Hester de cinq ans lui demandait tous les jours où était son père, prête à fondre en larmes.
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MessageSujet: Re: Montmartre semble triste et les lilas sont morts   Dim 10 Aoû - 20:54

bury my heart next to yours.
LYRA JONES-STEADWORTHY & HESTER STEADWORTHY

You saw my pain, washed out in the rain Broken glass, saw the blood run from my veins But you saw no fault no cracks in my heart And you knelt beside my hope torn apart. But the ghosts that we knew will flicker from view And we'll live a long life So give me hope in the darkness that I will see the light Cause oh they gave me such a fright. But I will hold as long as you like Just promise me we'll be alright ~ ghost that we knew.

Hester avait attendu en vain des nouvelles de ses parents. Joshua avait bien souvent essayé de la rassurer et puisqu’elle lui avait fait confiance – à tord – elle avait fini par le croire. Lui, il avait toujours semblé être persuadé qu’elle finirait par retrouver ses parents et que tout s’arrangerait dans sa vie. Elle l’avait cru, quand elle avait été encore avec lui. Mais elle avait du fuir Poudlard pour sauver sa vie et à partir de ce moment là, tout avait commencé à être considérablement compliqué. Elle s’était retrouvée seule, livrée à elle-même dans un monde terrassé par la guerre. Bien qu’elle ait toujours été particulièrement mature, la jeune femme avait rapidement été soumise à la panique, le besoin de se réfugier dans les bras de ses parents pour être en sécurité, comme elle l’avait souvent fait quand elle était enfant. Elle avait eu l’envie de retrouver la chaleur des bras de Joshua également, mais elle avait été seule. Sur sa route durant sa fuite, il n’y avait eu ni ses parents, ni Joshua. Elle avait survécu toute seule, tant bien que mal face à l’hostilité d’un monde qu’elle ne reconnaissait même plus. Elle s’en était sortie, elle avait lutté pour y arriver. La guerre s’était terminée et l’ordre du phénix avait perdu. Avec lui il s’agissait de tout un espoir qui s’effondrait et elle avait vu Joshua tourner le dos à ce qu’ils avaient construit pour se tourner du côté des vainqueurs. Pourquoi ? Peut-être parce que c’était plus simple ainsi, peut-être parce qu’il avait perdu espoir et qu’il préférait baisser les bras, elle n’en savait rien, elle pensait qu’elle ne saurait jamais. Elle l’avait vu partir et il avait emporté avec lui tous les espoirs qu’il avait réussi à faire renaitre au plus profond du cœur de la blonde. C’était lui qui croyait qu’un jour, elle retrouverait ses parents, c’était lui qui était persuadé qu’ils allaient bien et que la guerre n’avait pas eu raison d’eux. C’était lui ; pas elle. Dès qu’elle l’avait perdu, elle avait oublié cet espoir qu’il lui avait redonné et les mois passant elle avait simplement choisi d’arrêter d’y penser. A quoi bon ? Elle se faisait plus de mal que de bien en se torturant l’esprit avec ces trop nombreuses questions. Elle avait mieux à faire. Elle avait commencé à travaillé pour la gazette du sorcier et elle avait chaque jour trahi un peu plus le ministère de la magie tel qu’il s’était construit sous le règne de Voldemort. On avait tué son collègue et ami, celui qui l’avait aidée à lancer quelques messages à travers la gazette pour monter une rébellion. Elle avait fuit vers la France et maintenant, si loin de sa vie et de son passé, elle n’avait plus vraiment espoir de revoir son père ou sa mère. Elle se contentait de vivre sa vie au jour le jour en s’efforçant de se poser le moins de questions possible. C’était plus simple, c’était plus vivable. Posy-Snow l’aidait à rendre ce quotidien plus facile. Toutes les deux, elles avaient beaucoup perdu dans cette guerre et elles s’efforçaient de se soutenir du mieux qu’elles pouvaient. Hester était ravie d’avoir une telle amie à ses côtés, même si, inéluctablement, tout ce qu’elle avait laissé derrière elle en Angleterre, n’avait de cesse de lui manquer.

C’était sans rien imaginer, sans aucun espoir qu’elle s’était rendue sur le marché de noël. Elle voulait se replonger dans des souvenirs révolus, elle voulait se rappeler d’une époque où sa vie avait était vraiment moins compliquée. Elle voulait prendre l’air, malgré le froid de l’hiver qui s’était installé sur la France. Jamais, elle n’avait pensé qu’elle retrouverait sa mère lors de cette petite escapade sans importance. Elle avait passé tellement de temps à la chercher dans le passé qu’elle ne pensait pas une seule seconde que ce serait le hasard qui pourrait les réunir. A ses yeux, plus rien ne pouvait les réunir puisqu’elle était persuadée d’avoir perdu sa mère. Une croyance erronée et s’en rendre compte ce soir ne pouvait que la combler de bonheur. Sa mère n’était pas morte, elle était là devant elle. Elle avait l’air d’aller bien alors évidemment que la jeune femme était ravie, même si de nombreuses questions renaissaient au coin de son esprit et qu’une rancune certaine pointait le bout de son nez au fond de son cœur. Elle avait eu l’impression qu’on l’avait abandonnée pendant de nombreux mois, évidemment qu’elle gardait en elle une pointe d’amertume. Pour l’instant dans les bras de sa mère, elle pouvait encore laisser tout ça de côté et simplement profiter de ces retrouvailles inattendues. Elle se sentait comme une petite fille, là dans les bras de sa mère et après avoir eu la sensation d’être obligée de grandir trop vite pour affronter la guerre, ça lui faisait un bien fou. Elle voulait redevenir une adolescence insouciante, s’intéressant davantage aux cours qu’elle suivait et à ses histoires d’amour qu’à tout e qui pouvait bien arriver au monde. Pourtant, les cours étaient finis à présent, Poudlard était loin derrière elle, quant à ses histoires d’amour, mieux valait qu’elle évite de se concentrer là-dessus tant c’était désespérant. La jeune femme essuya les larmes qui coulaient sur ses joues d’un revers de la manche. Sa mère était là. Oui elle était là. Mais avant, où est-ce qu’elle avait été ? Où est-ce qu’elle était quand le professeur Fleming l’avait torturée contre le sol gelé de son bureau ? Les yeux rivés sur le visage de sa mère, toutes ces questions revenaient à son esprit. Elle sanglota encore légèrement avant de laisser échapper un long soupire pour se calmer. « Et avant, tu étais où ? » Elle ne quittait pas le regard de sa mère. Elle voulait des réponses aux questions qui avaient tourmenté son esprit pendant plus d’un an. « J’ai écris des lettres, je suis revenue à la maison à noël dernier et quand j’ai été obligée de quitter Poudlard, je vous ai cherché, où est-ce que vous étiez ? » Même si c’était sa mère qu’elle avait en face d’elle, elle mettait également son père dans le lot. Rapidement elle fit un tour sur elle-même, regardant partout autour d’elle avant de reposer son regard sur sa mère. « Et papa, il est où maintenant ? » Pourquoi il n’était pas là avec elle ? Elle avait cru que s’ils s’étaient enfuis, ils l’avaient fait ensemble, elle était persuadée qu’ils ne se seraient jamais séparés et pourtant, il n’y avait que sa mère, en face d’elle comme, aussi loin qu’elle pouvait le voir au bout de la rue. Son cœur commençait à battre la chamade dans sa poitrine et le stress se répandait dans ses veines comme un poison, évidemment, c’était encore le pire des scénarios qui naissait au fond de son esprit en cet instant.

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MessageSujet: Re: Montmartre semble triste et les lilas sont morts   Mar 9 Sep - 23:51

Bien qu’Hester était là, en face d’elle et qu’elle avait son visage entre ses mains, Lyra avait beaucoup de mal à réaliser que sa fille et elle s’étaient retrouvées. Elle avait maintenant passé tant de temps seule avec elle-même, seule à sauver sa peau, seule à chercher. Elle ne s’y était jamais habituée, à être seule. Pourtant en ce moment-même, elle avait beaucoup de mal à réaliser qu’elle ne l’était plus. Toutes ces journées qu’elle avait passées à traverser l’Angleterre de long en large, dans chaque endroit où elle était susceptible de tomber sur l’un ou sur l’autre. Elle travaillait avec acharnement mais se gardait toujours un ou deux jours de libre afin de retourner à ses recherches. Passer ses journées à travailler, rentrer et travailler à remettre en état l’atelier dans lequel elle vivait jusque tard dans la nuit, passer ses jours de repos en Angleterre, voilà à quoi elle occupait ses journées pour ne pas devenir folle, obsédée par sa famille éparpillée on ne sait où et dans on ne sait quel état. L’espace d’un instant, serrer sa fille contre elle avait lui avait comme délacé le cœur. Comme si tout ce temps, à force de s’efforcer à garder espoir malgré tout, une espèce de fil invisible s’activait lentement à serrer l’organe vital de la grande blonde, pour lui faire toujours ressentir ce manque, cette douleur d’être responsable de l’éclatement de sa famille. Car oui, elle était responsable du départ de sa fille pour Poudlard, et oui, elle était aussi responsable de leur séparation avec Abraham. La sorcière passa ses doigts sous ses yeux, séchant au passage les larmes qui avaient perlé sur ses joues.

« Et avant, tu étais où ? » Lyra ouvrit la bouche pour commencer à lui raconter tout depuis le début, mais sa fille n’avait visiblement pas encore envie d’entendre la réponse. « J’ai écris des lettres, je suis revenue à la maison à noël dernier et quand j’ai été obligée de quitter Poudlard, je vous ai cherché, où est-ce que vous étiez ? » Encore une fois, Lyra ouvrit la bouche mais Hester se tourna, regardant tout autour en faisant un tour sur elle-même et regarda de nouveau sa mère, le visage montrant une quelconque incompréhension. « Et papa, il est où maintenant ? » Lyra ouvrit la bouche encore mais cette fois-ci, aucun son ne sortit, même si Hester s’était finalement tu. Cette question avait eu le don de lui clouer le bec, et de lui resserrer le cœur par la même occasion. Lyra balbutia quelques secondes. « Je … On … Ton père et moi nous sommes … Nous avons été séparés nous … Je l’ai perdu … Nous avons … » Lyra porta sa main à la bouche, comme pour se faire taire mais éclata en sanglots avant même d’y être parvenue. Elle l’avait perdu oui. Elle avait perdu son mari, le père de sa fille. C’était sa faute. « Je suis désolée Hester, je … C’est ma faute … » Elle qui prenait toujours soin de son apparence en public, afin de ne montrer aucune faille si jamais des détracteurs étaient dans les parages, histoire de ne pas laisser transparaitre ses faiblesses. Mais devoir reconnaître qu’elle avait perdu son mari et l’annoncer à sa fille était au-dessus de ses forces, peut-être aussi parce qu’elle était à bout et que les retrouvailles avec sa fille l’avaient rendue encore un peu plus à fleur de peau. Mentir à son collègue en lui disant que tout allait bien et ne pas le déranger était bien plus aisé que de dire la vérité à sa propre fille. La vie sans elle depuis leur séparation avait été affreuse, mais cet instant-là lui semblait bien pire à vrai dire. Elle avait toujours pensé les retrouver séparément bien entendu, mais elle n’avait jamais pensé à l’éventualité de devoir dire à Hester qu’elle n’avait aucune idée de ce qui était advenu de son père. Elle n’avait pensé qu’aux retrouvailles, souvent tragiques, mais pas aux suites. C’était déjà difficile de penser à une réunion alors qu’elle était seule la plupart du temps. La sorcière passa ses mains sur ses joues, tentant de se reprendre, les gens commençaient à les dévisager toutes les deux au passage, mais cela semblait difficile. « Je suis désolée Hester … Tellement désolée … » Elle qui était généralement d’un calme exceptionnel, perdait tous ses moyens.
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