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 should we say hello again (maksim)

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MessageSujet: should we say hello again (maksim)   Mar 7 Jan - 17:38


La journée avait été assez tranquille, jusqu'à présent. Ce qui ne plaisait pas forcément à Kira, qui, les fourmis dans les jambes, ne cessait de s'agiter derrière son bureau. Elle remerciait amplement le ministère de la magie russe pour lui avoir donné un poste, mais lorsqu'elle ne faisait rien comme à présent, le temps était long. Il lui semblait qu'elle était encore plus inutile qu'à Londres, ce qui forcément, était une idée qu'elle ne pouvait pas supporter bien longtemps. C'était une femme qui devait se sentir part de quelque chose, qui devait servir et avoir de l'importance. Même si elle aimait son boulot, l'aspect ministériel était quelque peu dérangeant. Au bout du rouleau, Kira avait emprunté un ouvrage à un de ses collègues et parcourait les pages avec beaucoup d'intérêt. Elle avait toujours eu un faible pour tout ce qui était apprentissage, et c'est sur les herbes et plantes magiques qu'elle s'instruisait à ce moment précis. Cela ne lui était d'aucun intérêt, dans le département de la justice magique, mais un peu de culture générale ne faisait de mal à personne. Alors qu'elle était tranquillement en train de bouquiner, un bruit fort derrière elle la fit sursauter. « Smolenski ! » Elle se redressa sur son siège et tourna la tête. « Oui ? » C'était son supérieur. Elle ne pouvait se permettre de paraître oisive devant lui, et la honte emplit alors son esprit. Elle ne le laissa pas montrer, le visage fermé comme à son habitude. « On a un boulot pour toi. » Un sourire vint se former sur son visage, avant d'être retenu et rejeté au fin fond des oubliettes. Enfin, quelque chose à faire ! Sans attendre une seconde de plus, elle se mit sur ses jambes sans même demander ce que ça concernait. « Un loup-garou qui a une activité suspecte .. Tu pars pour Atanasov » Elle leva un sourcil. Même si le nom de cette ville était assez agréable à entendre, pour son origine qui lui rappelait ses allégeances, ce n'était pas un endroit réputé pour sa dureté envers la pureté du sang ou les règles en général. Bien sûr, il n'y avait plus de nés moldus, tous avaient fui, mais le fait qu'ils aient pu foulé ces rues, ces trottoirs, la fit froncer le nez.

Le moyen le plus évident de transport s'imposa à elle. Ce n'était pas quelque chose qu'elle appréciait beaucoup, le transplanage. Même si elle le maîtrisait, elle se sentait toujours assez malade lorsqu'elle arrivait et devait s'asseoir un peu, si elle ne voulait pas que quelque chose de fâcheux vint à lui arriver. Dans sa hâte, elle ne prêta pas attention aux paroles de son collègue, qui lui avait dit qu'elle rencontrerait un autre employé du ministère à sa destination, qui aurait une tâche un peu différente d'elle. Tout cela lui était passé par dessus la tête, de toute façon, il lui était très habituel de collaborer avec d'autres, même si c'était quelque chose qui ne lui plaisait guère. Kira n'avait jamais été douée pour faire des travaux de groupe, comme l'avaient montré ses années à Durmstrang. En général, elle ne se souciait pas de ses associés et faisait tout le travail toute seule, pour être sûre de ne faire aucune faute, d'avoir la meilleure note. Elle n'avait pas tant changé depuis ces temps, elle était juste beaucoup plus explicite sur ses envies, et on lui reprochait souvent son manque de tact. En moins de temps qu'il n'en fallait pour énoncer sa destination, la jeune femme s'évapora dans un crac et se retrouva non loin du point de rencontre qu'on lui avait désigné. C'était une technique comme une autre pour juger de son associé avant de le rencontrer, ou de la rencontrer, à vrai dire, elle ne savait même pas le sexe de celui qui allait l'accueillir. Ses pas la menèrent sur une grande place déserte. Le temps était sombre, et elle dût plisser les yeux pour aviser d'une quelconque présence dans les alentours. Rien. Rentrant les poches dans son manteau, elle fit quelques pas en se remémorant les informations qu'on lui avait procurées pour le cas. Le loup-garou en question était censé se cacher non loin de là dans une demeure inhabitée, mais s'il avait un tant soit peu d'intelligence, il se serait déjà déplacé. Il fallait qu'elle aille sur place de toute façon. Le froid lui fouettait les joues, et son visage semblait s'être vidé des dernières couleurs qu'il pouvait afficher.

C'est là qu'elle entendit des pas non loin d'elle. Kira se retourna en soufflant, et vit une silhouette s'approcher. À la distance, elle n'aurait pas dû savoir qui il était, ni à quoi il ressemblait .. Mais d'une manière, elle savait. Une force vint de son esprit jusqu'à ses jambes et la poussa à avancer vers cette personne qu'elle avait souhaité ne pas retrouver en Russie, autant que la pensée toute inverse. À mesure que ses pas la rapprochèrent, ses dents se serraient. Elle ne savait pas ce qu'il était devenu, elle ne pouvait pas dire qu'elle n'y avait pas du tout pensé. Au bout d'un moment, elle s'arrêta, le laissant raccourcir la distance qui était toujours entre eux deux. Elle ne voulait rien dire, rien penser, rien faire.  Elle qui avait une mémoire infaillible vint à en perdre le nombre d'années durant lesquelles ils ne s'étaient pas vus. Kira se contenta de garder son regard droit, sans faillir.
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MessageSujet: Re: should we say hello again (maksim)   Dim 12 Jan - 23:21

« Tu devrais te méfier. » Maksim ne releva même pas la tête vers l'un de ses collègues de travail qui le regardait se préparer pour sa mission. Le jeune homme venait à peine de revenir qu'il devait déjà repartir. Visiblement, le nombre de créatures se baladant tranquillement dans le pays malgré les interdictions de circuler étaient telle qu'il en avait pour toute une journée à les déloger et les exécuter. Parfois, il lui arrivait de les ramener vivant pour qu'ils puissent être décemment jugés, il n'était pas un monstre sans scrupule, il lui restait un peu d'âme et de sentiments pour faire attention à ceux qu'il éliminait sans le moindre remord. Il n’abattait jamais les enfants, c'était sa limite à ne pas franchir mais étrangement, il n'avait aucun souci en ce qui concernait les femmes ou les personnes plus âgées. Il ne faisait aucune différence, il avait appris à se forger une carapace qui l'empêchait de ressentir la moindre émotion quand il accomplissait un travail de terrain. Au bout de quelques secondes, alors qu'il terminait d'enfiler son dernier vêtement, il finit par relever la tête vers l'homme qui l'observait toujours, les sourcils froncés. « Me méfier ? » Il venait tout juste de comprendre ce que son ami venait de lui dire et il ne comprenait pas ce que cela pouvait bien dire. « Avec la patronne... » Ahhhh oui, la grande patronne, de vingt ans son aîné, il aurait dû y penser avant, c'était de cela que son collègue était entrain de lui parler, mais il ne savait pas encore pourquoi on venait lui dire un truc pareil. Il ne comprenait pas pourquoi il venait lui parler de ça et il fit vaguement semblant de s'y intéresser, de hocher péniblement de la tête pour affirmer qu'il avait compris le message et l'avertissement. Oui, il y avait des rumeurs au ministère, les moldus n'étaient pas les seuls à colporter des ragots aussi stupides les uns que les autres, les anglais non plus n'avaient pas l'exclusivité de la bêtise, les gens parlaient, même dans le monde des sorciers, même chez les russes. Il y avait des rumeurs, comme de partout, il avait parfois l'impression d'être de retour à Poudlard, quand beaucoup affirmaient qu'il aimait secrètement sa meilleure amie, ce qui s'était avéré vrai dans un second temps mais Maksim était tant habitué aux bruits qui courent qu'il n'y prêtait plus la moindre attention. Il avait l'habitude qu'on parle de lui, les Georgiev était une famille une sang-pur entièrement neutre, qui n'avait pas montré la moindre allégeance avant, pendant, ou après la guerre et qui se gardait bien de prendre parti. Une attitude très mal vue par certains, méprisée par d'autres. Il savait ce qu'on disait de lui, de son enfance parfaite et de l'opportunisme de sa famille toute entière. Il avait appris à faire la sourde oreille depuis si longtemps que faire semblant de se sentir concerné par tout ceci était devenu une seconde nature pour lui. Alors quand on venait lui raconter que beaucoup au ministère avaient l'impression qu'il se passait quelque chose entre lui et la directrice de son département, il ne prenait même pas la peine d'écouter comment ses rumeurs avaient bien pu se répandre et il ne faisait même pas semblant de nier toute cette histoire. Une attitude qui l'accusait probablement deux fois plus que s'il démentait violemment les propos de certains sorciers. Il s'entendait bien avec sa directrice, très bien même, il savait qu'il était son préféré, celui qu'elle envoyait sans cesse pour les missions les plus importantes, celui qui la secondait un peu trop souvent aux goûts de certains mais il s'en fichait, il n'avait pas besoin de dire si tout ceci était vrai ou faux, l'important était encore les faits et Maksim n'avait jamais rien fait avec cette femme, il n'y avait même jamais songé. Alors, il préféra couper court aux allégations de son collègue et une fois apprêté pour sa prochaine mission, il fit en sorte de prendre la poudre d'escampette pour se présenter là où il le devait. Et plus rapidement que d'habitude, un loup-garou était engagé cette fois, il était d'autant plus pressé de partir en mission. Si Maksim arrivait à se contenir et à ne pas massacrer chaque créature nuisible sur Terre, il faisait une exception toute particulière pour les loups-garou, ces créatures immondes qui ne peuvent absolument pas se maîtriser les soirs de pleine lune, qui sont des monstres sans le moindre scrupule et qui ne devraient pas mériter le droit de vivre. Maksim vouait une haine sans égale aux lycanthropes, et à juste titre. Quoique, certaines pourraient penser qu'il n'y a aucune bonne raison qui justifie le massacre d'autres êtres humains mais un soir par mois, les loups-garou ne pouvaient pas être laissés en liberté et s'ils ne souhaitaient pas régulariser leur situation, il était normal de mettre un terme à leur existence. Pour cela, le russe était inflexible et particulièrement violent, il ne s'en cachait pas.

Atanasov. Le lieu de sa rencontre avec la créature surnaturelle. Le rapport sur son bureau stipulait qu'il retrouvait un agent d'un autre département sur le terrain. Ce qui n'était pas pour  lui plaire. Un membre du département de la justice magique, du service des usages abusifs de la magie ne lui disait rien qui vaille. Il était rare qu'on ne le laisse pas agir seul, en toute discrétion. Si quelqu'un envoyait un membre de ce département, c'était que la nature du loup-garou n'était pas tout à fait certaine ou qu'il ne méritait pas encore d'être froidement abattu. Il ne savait pas vraiment ce qu'apporterait cette personne en plus à sa mission mais il n'aimait pas partager, il n'aimait pas avoir à expliquer les choses, à établir une stratégie avec quelqu'un d'autre. Il était un solitaire dans l'âme, coopérer n'était pas un verbe ou une action inscrite dans son patrimoine génétique. Mais il lui faudrait faire un effort s'il voulait garder son travail, et comme il n'avait pas prévu d'en changer dans l'année à venir, il mit quelques instants pour se conditionner et prendre le chemin de leur lieu de rencontre. Il marchait toujours très lentement, la démarche nonchalante, les mains le long du corps, il ne portait jamais de cape, jamais de manteau, pas même une veste. Il n'avait sur lui qu'un pull plutôt fin mais le froid ne semblait pas s'infiltrer en lui, il ne ressentait pas les effets des températures, il y était trop habitué. Il travaillait dehors, en extérieur et à l'air libre depuis des années maintenant, c'était la chaleur qui le gênait à présent. Il n'appréciait pas le climat du sud de la France et même l'Angleterre était bien trop chaude pour lui. Il aimait son pays, il était ancré au plus profond de lui. Il ne tremblait jamais et ne marchait jamais rapidement pour rentrer chez lui, il n'allait pas faire d'exception pour rencontrer son coéquipier du moment. Mais lorsqu'il releva la tête, arrivé proche de leur lieu de rencontre, il s'arrêta instantanément en reconnaissant la silhouette entre mille. Elle aurait pu être au beau milieu d'une foule, elle aurait pu être sous une cagoule, un voile ou tout autre artifice, il aurait pu la reconnaître. Il reprit sa marche, comme s'il ne venait pas de la stopper brusquement et s'arrêta finalement devant elle. Des années, voilà des années qu'ils ne s'étaient pas vus, presque six ans et il la reconnaissait au premier coup d’œil, comment aurait-il pu en être autrement ? Lui d'habitude si solitaire et souvent insensible au monde extérieur, sentit son cœur faire un saut dans sa poitrine, comme s'il s'animait pour la première fois depuis si longtemps. « Kira. Je ne savais pas que tu était revenue. » Et comment l'aurait-il su ? Elle était partie sans lui donner la moindre explication, sans lui laisser le moindre mot, la plus petite lettre. Elle avait quitté le pays sans se retourner, sans lui dire quoi que ce soit, une douleur qu'il avait payé le prix fort. Il aurait tant aimé lui parler, la rassurer et avoir les bons mots pour leur situation mais elle lui avait enlevé tout ça en s'enfuyant. Un comportement qu'il avait fini par comprendre mais pas par accepter. Il finit par hausser les épaules pour regarder autour de lui. Il ne savait pas comment réagir, quoi dire ou quoi faire alors il essayait d'être aussi neutre que possible, voir un peur trop. « Je crois qu'on a un loup-garou à attraper, si tu as l'adresse, on pourrait y aller directement. » Que dire après toutes ses années passées dans le silence ? Oublier la jeune femme lui avait été impossible et ses sentiments avaient mis un temps considérable à disparaître mais la revoir, il ne s'était pas attendu à la revoir un jour. Pourtant, elle était revenue en Russie, plus belle que jamais et les voilà forcés de coopérer. C'était bien sa chance.
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MessageSujet: Re: should we say hello again (maksim)   Lun 13 Jan - 23:48

C'était assez étrange. Comme en quelques secondes, Kira sentit affluer dans son corps tout ce qu'elle avait tenté d'oublier durant six ans. Six années, c'était beaucoup pour une femme aussi jeune. Il lui semblait ne plus être la même personne, non, elle n'était définitivement pas la même personne qui avait quitté sa Russie natale pour aller à Londres. À présent, elle était encore plus renfermée sur elle même. Malgré les nombreux contacts sociaux qu'elle pouvait avoir avec les familles influentes, elle n'avait pas vraiment d'amis. Ami était un mot qui lui était totalement étranger, comme si avec son départ, elle avait également laissé la possibilité de tout attachement dans la chambre de sa maison d'origine. Entre certains collègues qui avaient essayé de se rapprocher d'elle, et ses parents qui lui faisaient rencontrer leur possible futur gendre régulièrement, elle avait pourtant eu des occasions de ressentir, tout ce qu'elle avait pu sentir lors de sa relation avec Maksim. Qui avait été en progression, depuis leurs plus jeunes années jusqu'à leur adolescence, le début de leur vie d'adulte. Et qui s'était arrêtée. Il n'avait pas été celui à tout stopper, non, cette faute était à elle. Mais comment aurait-elle pu faire autrement ? Elle avait appris .. Elle avait appris .. Et les mots ne pouvaient même pas être prononcés dans son esprit. Il avançait vers elle, et toutes les parcelles de son corps semblaient animés d'une énergie nouvelle. L'extrémité de ses doigts picotaient, une chaleur étrange s'épandait dans sa poitrine. Elle craint une minute d'avoir même le rouge aux joues, mais non, c'était impossible. Son teint restait pâle, comme à son habitude, et aucune couleur ne pouvait se frayer un passage là haut. Il s'arrêta enfin devant elle. Kira avait remarqué la façon dont il s'était stoppé plus loin, mais elle était persuadée que ce n'était que de la surprise, rien d'autre. Elle ne pouvait rien déceler sur son visage, comme il ne pourrait probablement rien déceler sur le sien. La jeune femme n'avait aucune idée de ce qu'il allait dire, de ce qu'il allait faire. En tout cas, elle savait ce qu'il allait ne pas faire. La prendre dans ses bras. L'embrasser. Toutes ces choses qui appartenaient à un passé désormais trop lointain. Elle serra les poings et sentit ses longs ongles s'enfoncer lentement dans la chair de ses paumes. C'était un moyen de la garder ancrée dans la réalité, de ne pas perdre de vision ce pourquoi elle était là. Ce n'était qu'un travail, qu'une mission, comme tout une autre. Et si elle n'avait pas su à l'avance que son partenaire serait Maksim, cela n'allait pas la détourner de ce pourquoi elle était là. Kira ne s'attendait à rien. Elle ne s'attendait pas à ce qu'ils reprennent un semblant de relation, cela serait une vraie blague si chacun d'entre eux essayait même de faire la conversation. Les souvenirs de leurs soirées passées ensemble à Durmstrang, malgré l'interdiction formelle de ce type de relation, revenaient dans son esprit. Parfois, elle haïssait sa mémoire, qui pouvait lui rappeler chaque odeur, chaque sensation, chaque détail de la scène .. Ce n'est que lorsque la voix de Maksim retentit à son oreille qu'elle revint là où ils étaient tous les deux.

« Kira. Je ne savais pas que tu était revenue. » Elle essaya vainement de trouver un quelconque indice de la façon dont il se sentait à ce moment là dans ses intonations. Kira. La façon dont il avait dit son nom lui semblait étrangère, et elle sursauta presque de ce contact froid. Kira eut envie de baisser les yeux mais se força à garder son regard planté dans celui de Maksim. Toutes ses tentatives pour essayer de détecter un sentiment dans cette coquille qu'était son interlocuteur étaient inutiles. Soit elle ne lui faisait rien, ce qui était ce qui lui semblait le plus plausible, soit il était vraiment très fort pour être professionnel et ne rien montrer. Quand au fait qu'il ne sache pas qu'elle était revenue, elle ne s'attendait pas à autre chose. Elle n'avait prévenu personne, à vrai dire, à part sa famille. Et il était impensable qu'ils aient pu prévenir les Georgiev, puisqu'ils se détestaient. Qu'est-ce que ça aurait changé, qu'il sache ? Serait-il venu vers elle ? Lui aurait-il envoyé un hibou ? Elle en doutait. Alors, elle garda le silence, puisqu'elle n'avait rien à ajouter à ce qu'il venait de déclarer. Il sembla s'en contenter puisqu'il haussa les épaules et enchaîna le plus rapidement possible. « Je crois qu'on a un loup-garou à attraper, si tu as l'adresse, on pourrait y aller directement. » Pendant quelques secondes, elle ne comprit pas de quoi il parlait. Elle avait oublié la raison de sa venue ici, aussi simplement que ça. Sursautant presque, elle acquiesça de la tête. Il travaillait donc au ministère, lui aussi, se dit-elle intérieurement. Elle devina assez facilement le pourquoi du comment il était là. Il prendrait part à la tâche la plus difficile, qu'il devait avoir exécuté environ des centaines de fois auparavant. Kira sentit de la jalousie monter en elle, pour un moment. Pour sûr, elle aurait préféré être à la place de Maksim. Son travail était beaucoup trop sage la plupart du temps, et elle aurait eu envie de prouver qu'elle aussi, pouvait donner la mort. Dans un autre rempart de son esprit, elle savait bien qu'elle n'aurait pas été exceptionnelle dans ce poste. Trop de doutes, au début en tout cas. Car si elle aimait montrer son côté cruel et sang cœur, elle n'était pas exactement comme cela, en vérité. « Oui, j'ai l'adresse. » dit-elle avec un peu trop d'intensité. Neutralité, neutralité, se répétait-elle intérieurement. Elle se rendit compte du temps qu'elle avait mis pour lui répondre et fut un peu décontenancée. Pour lui montrer que ces retrouvailles peu chaleureuses ne lui faisaient rien, elle entreprit de lui sortir l'adresse calmement, avant d'attendre. D'attendre quoi ? Sans réfléchir, elle avait pensé qu'il allait prendre les devants et la mener là bas. Elle se surprit de sa propre stupidité. « Je sais déjà où c'est, quelques rues plus loin, le mieux serait que nous y allions à pied pour ne pas attirer l'attention .. » Il n'y avait pas grand monde aux alentours, mais bon, il valait mieux qu'ils soient prudents.

Sans l'attendre une seconde de plus, elle se mit en marche. Kira n'avait pas peur de la confrontation qui allait arriver un peu plus tard, elle s'attendait à une tâche de routine. Ce loup garou n'aurait sûrement pas besoin d'être exécuté, ou en tout cas, elle l'espérait silencieusement. Prenant un pas rapide, elle fit bien attention à garder le jeune homme derrière elle, hors de son champ de vision. Le calme était déroutant. « Enfin si tu avais voulu, tu serais au courant. De ce que je faisais. De mon retour. De tout, en fait. » Elle fourra sa main dans sa poche et caressa le manche de sa baguette pour se rassurer.
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