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 DALEY & EDEN ❝ what doesn't kill you, makes you stronger ❞

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MessageSujet: DALEY & EDEN ❝ what doesn't kill you, makes you stronger ❞   Mer 25 Avr - 21:54

Depuis quelques jours, j'étais un peu une ombre de moi même. J'avais perdu le maigre sourire que j'arrivais à prodiguer à mes pairs, et les fois, où aucun cours n'était dispensé, je filais dans le dortoir, tirait les rideaux de mon lit et j'attendais que les minutes s'engrènent. Je me contentais de vivre, sans but précis. Et les fois, où j'avais un cours de défense contre les forces du mal, je passais mon temps à fixer, mon professeur d'un regard noir et me retenant de venir lui crier dessus ou me mettre à pleurer. Au choix. Puis, notre cher Amycus est venu voir Daley.  « N'oublie pas, tu fais une ronde cette nuit », avait-il lancé sans même se soucier, que nous étions pas parti. J'avais garder mon nez baisser sur mes affaires, je n'avais pas bouger d'un millimètre et donc rien ne pouvais prouver que j'avais entendu quoi que ce soit à la conversation ou du moins, que j'avais l'intention de faire quelque chose. Pourtant, j'avais l'intention d'aller me faire pincer le soir même. En effet, Daley serait obligé de me parler et de nouveau s'expliquer avec moi. Et comme la fois précédente, je ne lâcherais pas l'affaire. C'était bien trop facile, et il n'allait pas s'en tirer. J'avais fini ma journée avec plus d'aplomb. Après mon repas dans la grande Salle, où je discutais de nouveau avec Sam. D'ailleurs, celui-ci c'était étonné, que je lui adresse la parole, car je ne lui avais pas parler depuis la fameuse soirée avec Daley. Je m'étais dirigée vers le dortoir, pour faire semblant de me coucher. Mes camarades n'y virent que du feu, après tout, j'étais toujours aussi discrète. Cependant, après m'être assurée que tous le monde était endormis, je me glissais en dehors de mon lit sans un bruit, encore habillée. Traversant la salle commune, le portrait s'ouvrit me laissant passer avec une mise en garde. Ils font des rondes, ne vous faites pas attraper jeune fille ! , je lui souris et partais. C'était bien le but, me faire attraper. Je continuais alors ma balade en chantonnant doucement, j'allais bien finir par le rencontrer, non ? Alors que j'entendais des pas précipité vers moi, je continuais mon chemin sûre de moi. Mais le sourire qui ornait mon visage, eut vite fait de disparaître en voyant Alecto Carrow s'approcher de moi, un sourire sadique sur ses lèvres. Je déglutis et stoppais ma marche. Quelle excuse allais-je trouver ? Je n'en avais aucunes sous la main, même la plus bête.  « Pourquoi êtes-vous dans les couloirs à cette heure-ci ? », m'interrogea la sœur Carrow. J'inspirais, essayant de retrouver le calme alors que la baguette de cette dernière était pointée vers moi. Cette baguette qui aimait torturer des élèves avec le sortilège Doloris.  « J'étais dans les toilettes des filles … pour pleurer et … et … je me suis endormie. Je … je retournais à mon dortoir. », bégayais-je lamentablement. Son sourire s'agrandit et je savais que je n'allais pas m'en sortir sans y laisser de plumes. Elle s'approcha de moi, et attrapa mon bras avec hargne m'entraînant à sa suite.  « Petite menteuse ! Tu vas voir ce qu'il en coûte de me mentir, je suis sûre que tu est une éclaireuse. », s'écria t-elle, victorieuse. Et voilà, j'étais dans la merde, jusqu'au cou.

Dans notre marche, jusqu'aux cachots, nous croisons Amycus Carrow pour compléter le tableau et sa sœur ne pus s'empêcher de se vanter de sa prise.  « Regarde ce que j'ai attraper ! Va prévenir O'Donnell, nous allons enfin les coincer. », clama t-elle. La peur commençais à s'insinuer en moi, j'avais le cœur au bord des lèvres. J'étais dans une sorte de cauchemar où je ne pouvais pas me réveiller ! Nous arrivâmes dans un cachot où la soeur Carrow, me fit assoir de force malgré mes protestations. Elle ne cessa de me traiter de petite menteuse, avant de commencer son interrogatoire. Je savais ce qu'elle me réservais et j'allais prendre pour tous les élèves qui se regroupaient sous leur nez depuis des semaines. Lorsqu'elle tonna 'endoloris' pour la première fois, je n'en crus pas mes oreilles, mais ce fut lorsque la douleur me traversa que je compris que c'était vraiment entrain de m'arriver. Je mis alors à hurler comme jamais, j'avais l'impression que l'on chauffais mes veines au fer blanc, comme un feu que l'on aurait allumé dans mes vaisseaux sanguins.  «PARLE ! OU SONT LES AUTRES ? », cria t-elle, une fois que le sort pris fin, à mon plus grand soulagement. Les larmes aux yeux, je ne répondis pas tout de suite, comme figée. Entendre parler d'un sortilège impardonnable et le subir était deux choses différentes. Et le sortilège endoloris était vraiment aussi abominable, qu'on l'avait décrit durant de nombreux cours. Je déglutis et ouvrit la bouche.  « Je ne sais pas de quoi, vous parlez, je ne sais pas de quoi, vous ... », suppliais-je, laissant quelques larmes couler.  « Ce ne sont pas tes larmes de crocodiles qui me persuaderons. Mais toi, je sais comment te persuader de tout me dire. ENDOLORIS ! », dit-elle. La nouvelle vague de torture commença, et mes cris recommencèrent. J'imaginais à quel point, les mangemorts étaient heureux d'entendre enfin des cris dans ces cachots, ils n'avaient pas eu cette chance depuis longtemps.


Dernière édition par B. Eden Fitzgerald le Mer 9 Mai - 21:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ what doesn't kill you, makes you stronger ❞   Mer 25 Avr - 22:55


Eden & Daley


La semaine avait été un véritable désastre sans nom pour Daley. A chaque fois qu’il rentrait dans ses appartements, il revoyait Eden au milieu de son salon, au centre de son matelas, sous son corps. Et à chaque fois qu’il voyait son lit, il se remémorait le moment où il était revenu il y a quelques jours et l’avait trouvé défait, le mot qu’il avait laissé froissé à l’autre bout du salon et les lieux témoins de leurs ébats comme si finalement, rien ne s’était passé. Et tout cela lui avait donné la nausée, comme il n’en avait pas eu depuis longtemps. Il avait lavé ses draps pour tenter d’enlever l’odeur d’Eden, de chasser ses souvenirs mais rien n’y faisait, il ne parvenait même plus à dormir dedans tant sa mémoire l’étraignait et le mettait au supplice, comme pour le punir de la façon odieuse dont il s’était comporté quelques jours auparavant en se levant et après la nuit de passion qu’ils avaient passé. La revoir au petit déjeuner dès le lundi, lui faire de nouveau cours l’avaient achevé et il ne dormait plus que rarement la nuit, s’évertuant à faire des rondes toujours plus nombreuses et à exécuter des missions sans qu’on le lui demande parfois, tout pour passer le moins de temps que possible dans son lit. Les rares moments où il parvenait à se reposer, il les passait sur le canapé de son salon mais là encore, il n’était pas épargné par la culpabilité et ce sentiment étrange qui lui pressait le cœur à chaque fois qu’il pensait à Eden.

Quand, quelques jours plus tard, la sœur Carrow était venue le voir à la fin de l’un de ses cours, il prit grand soin d’éviter de regarder Eden qui n’était pas encore sortie. « N'oublie pas, tu fais une ronde cette nuit » Le jeune homme resta immobile, se contentant de ranger ses affaires à son tour et attendit que la salle soit complètement vide pour rappeler le frère Carrow qui s’apprêtait à sortir, comme si sa parole était d’or. « Vous n’en avez pas assez avec vos rondes ? Ce soir, je ne peux pas, j’ai quelque chose à voir avec le professeur McGonagall, débrouillez-vous sans moi ! » « Dommage, on est sûrs d’attraper quelque chose ! » Daley soupira, s’il manifestait toujours aussi peu d’intérêt à attraper et torturer les élèves, les Carrow allaient finir par se poser des questions. Prenant son air le plus sadique, il dit donc dans un sourire. « Prévenez-moi si vous trouvez quelque chose dans ce cas ! » L’accord conclu, Daley s’empressa de quitter la salle pour essayer de se reposer avant d’aller voir le professeur de métamorphoses. Les mangemorts et les anciens professeurs avaient du mal à s’entendre, ces derniers méprisaient bien trop les premiers pour qu’une entente soit mise en place. De toute façon, il n’avait même pas envie de faire cet effort.

Quelques heures plus tard, il discutait presque cordialement avec McGonagall lorsqu’Amycus entra sans frapper pour s’adresser uniquement à Daley. « Je dois te parler. » Il devait avoir attrapé quelqu’un pour le regarder ainsi et ne pas vouloir que Minerva participe à la conversation. Il s’empressa donc de sortir avec le mangemort pour l’écouter. « On en a une, de poufsouffle, elle sert d’éclaireuse, on va pouvoir lui demander où se cachent les autres. » Le frère lui laissa deux secondes pour lui laisser le temps de le suivre et il le fit aussiôt, les sourcils fronçés, tentant de se convaincre que des filles à Poufsouffle, il pouvait y en avoir des tas et qu’Eden était bien trop prudente pour se risquer à sortir dans les couloirs à cette heure-ci. Malgré tout, son appréhension restait tandis qu’il dégringolait les étages, laissant Amycus au deuxième pour qu’il puisse chercher les autres. « PARLE ! OU SONT LES AUTRES ? » Alecto était visiblement en plein interrogatoire. Il franchit la porte des cachots et continua sa progression quand la réponse le stoppa dans son élan. « Je ne sais pas de quoi, vous parlez, je ne sais pas de quoi, vous ... »Bon sang, c’était Eden. Le cœur de Daley manqua quelques battements tandis qu’il reprenait sa marche plus rapidement. Arrivé devant la porte du cachot qui renfermait l’élève et sa tortionnaire, il entendit la voix d’Alecto s’élever, le sort être lancé et les cris d’Eden lui parvinrent comme si on lui enfonçait une lame en plein cœur. Il ouvrit la porte brusquement, la faisant claquer contre le mur, stoppant ainsi Alecto dans son geste et épargnant Eden de la fin du sortilège. Elle prit une voix mielleuse pour lui dire. « Daley, regardes ce qu’on a là, je suis sur le point de la faire parler ! » Le regard, le visage et même le corps de Daley ne laissaient rien passer à cet instant, pas même lorsqu’il jeta un œil à Eden, les larmes coulant le long de ses joues. Si cette vision l’étreignit, il n’en montra absolument rien, impassible, c’était la seule manière qu’il avait de sauver au quotidien sa vie et qui pourrait probablement préserver Eden ce soir. Il arqua un sourcil, l’air franchement septique. « Vraiment ? Tu sais qui tu as en face de toi ? Probablement la plus discrète des poufsouffle, pas une retenue à son actif et aucun comportement notoire, la meilleure preuve, la reconnais-tu ? » Alecto sembla considérer Eden un instant avant de plisser les yeux et de regarder Daley. « Non, mais toi alors, comment tu la connais ? » « Je l’ai aidé face à des serpentards, elle est incapable de se défendre contre deux d’entre eux, pas téméraire pour un sous, elle s’est même évanoui sur le coup ! » Il se devait d’être convaincu même si les mots lui arrachaient la gorge. Certes les faits étaient réels, bien que les serpentards aient été plus que deux ce jour-là, mais il aurait souhaité ne jamais avoir à se moquer d’elle sur ce point. Malheureusement, il devait absolument convaincre Alecto qu’elle faisait erreur. Et son éclat de rire lui confirma qu'elle gobait l'histoire. « Oh, juste pour s’amuser alors, je l’ai attrapé, je veux jouer avec elle ! » « Si tu me laisses m’amuser avec elle, je prends tes prochaines rondes et te laissent toutes mes prises ! » Négocier comme s’ils parlaient de bétails, c’était la spécialité des mangemorts et Daley jouait ce rôle à merveille, Alecto sembla conquise avant de demander. « Mais pourquoi tu la veux tant ? » « Justement parce qu’elle est toujours trop sage, autant lui donner une petite leçon ! » Son petit sourire sadique réussit à convaincre la sœur Carrow qui après quelques autres banalités, quitta le cachot en ajoutant. « J’espère entendre ses cris jusqu’au second, il parait que t’es doué pour faire crier une femme ! » Elle se délecta de sa blague et son rire raisonna encore longtemps aux oreilles de Daley. Pourtant, il eut vite fait de quitter son masque et se tourner vers Eden. Il s’accroupit devant la chaise sur laquelle elle était assise au centre de la pièce et passa deux doigts sous son menton pour croiser son regard et voir son visage strié de larmes. Le cœur au bord des lèvres et tout en tentant de rester impassible, il passa son pouce sur l’une de ses joues pour essayer ses larmes et lui parler enfin. « Par Merlin mais qu’est-ce que tu faisais dans les couloirs après le couvre-feu ? Tu cherches à t’attirer des ennuis ? » En colère ? Plus spécialement frustré et inquiet pour elle. Il connaissait que trop bien les effets du sortilège Doloris mais il voulait une explication avant de devoir faire semblant de la torturer pour donner le change auprès des Carrow.

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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ what doesn't kill you, makes you stronger ❞   Jeu 26 Avr - 18:41

J'avais encore agi sans réfléchir. Décidément, c'était ma spécialité en ce moment ! Me balader dans les couloirs – après ce satané couvre-feu – en pensant tomber sur Daley, c'était vraiment du grand n'importe quoi ! J'aurais dû penser que les Carrow se délectaient au plus haut point de torturer les élèves. Je me demandais même si ils dormaient de temps à autres. Tout cela parce qu'il m'avait blessée, je m'étais sentie capable de faire n'importe quoi. J'aurais bien pu m'inviter dans son bureau comme l'autre fois, ou encore m'incruster dans ses appartements, maintenant que je savais où ils étaient. Mais non, j'avais décidé de prendre un risque futile et surtout inutile. Comment allais-je faire pour justifier ma présence auprès des jumeaux mangemorts ? Alecto, qui signifie toujours en colère, porte bien son prénom. Ce n'est pas une humaine, c'est certain. Moi, je pencherais plus pour une harpie, toujours revêche et infecte. Daley, à côté d'elle, ce n'est qu'un petit bébé inoffensif ! Cela aurait été bien plus facile de me défendre contre lui, mais contre cette folle, c'était loin d'être du gâteau. M'entraînant par le bras dans les cachots, mon esprit était comme déconnecter, de toute façon, je ne pouvais pas remonter le temps. Un retourneur m'aurait bien été utile à cet instant. La sœur Carrow confirma les rumeurs sur son addiction pour le sortilège Doloris. Je ne répondais pas ce qu'elle voulait, et directement, j'avais le droit à un sort. Le corps figé et crispé au plus haut point, je compris la phrase 'lorsque l'on vous jette un Doloris, vous n'avez qu'une envie : recevoir un avada kedavra.'. Même en temps de guerre, je ne m'étais pas attendu à recevoir un sortilège impardonnable, je n'étais pas assez courageuse – pour le moment – pour me mêler ouvertement à ce conflit dans le monde sorcier. Je me déchirais les cordes vocales à force de hurler, mais je ne pouvais m'arrêter. C'était comme un exutoire, comme si cela allait m'aider à faire sortir la douleur de mon corps. Pourtant rien y fait. Je crie des paroles que je ne comprends pas, mon cerveau est lui aussi au supplice. Je n'entends même pas la porte du cachot claquer contre le mur, je m'aperçois juste que la douleur est partie. J'ouvre les yeux et m'aperçus que nous ne sommes plus deux, mais trois dans la pièce. Daley se tenait devant moi, il ne manquait plus que lui ! J'avais complétement oublié que la furie avait envoyé son frère le chercher. Je ne veux pas croiser mon regard et je n'ai plus assez de force pour le fusiller d'un regard noir. Je me contente de rester avachie sur ma chaise. En même temps, je n'ai pas d'autre issue. Je me demande ce qu'il va bien pouvoir m'arriver, maintenant qu'il est là.

« Daley, regardes ce qu’on a là, je suis sur le point de la faire parler ! », s'exclama la sœur Carrow au bord de l'euphorie. Elle était complétement givrée, me faire parler sur quoi ? Je n'avais rien à dire, et surtout pas sur le groupe qui faisait des réunions dans l'école, riant au nez et la barbe des mangemorts résidents dans l'école. Mes larmes avaient cessées et les dernières roulaient sur mes joues, je ne loupais pas le regard de Daley sur moi. Mais encore une fois, je ne peux l'analyser. Je n'écoutais pas vraiment la conversation des deux mangemorts en face de moi, luttant contre l'inconscience qui m'appelait aussi irrésistible que les bras de Morphée. Pourtant, des paroles de Daley m'interpelèrent, m'injectant comme de l'énergisant dans les veines. « Je l’ai aidé face à des serpentards, elle est incapable de se défendre contre deux d’entre eux, pas téméraire pour un sous, elle s’est même évanoui sur le coup ! », asséna t-il. C'est ce qu'il pensait de moi ? Le portrait qu'il dressait de moins était pour le moins, dégradant. Seule avec lui – et avec plus de forces –, je n'aurais pas hésiter une seule seconde avant de le gifler et qu'importe sa réaction, je lui aurais fermer son clapet. Mais ils n'en restèrent pas là, me négociant comme si j'étais du gibier, je n'arrivais pas à croire ce que j'entendais. Étais-ce là, les conversations type des mangemorts ? J'avais en face de moi, le Daley que j'avais toujours refuser de voir. Ce n'était du tout en adéquation avec la personnalité qu'il m'avait souvent montrer. Froid et odieux, oui. Sadique et bourreau, non. Pourtant, c'était à inclure dans le fait d'être mangemort, non ? J'aurais dû ouvrir les yeux avant. Avant, de le laisser s'insinuer en moi, pour me faire faire des imbécilités pareilles. Je me serais bien frapper la tête contre les murs pour la peine. « J’espère entendre ses cris jusqu’au second, il parait que t’es doué pour faire crier une femme ! », blagua la jumelle Carrow, avant de partir et rire. Un rire qui vous fait froid dans le dos – en temps que personne normalement constituée – si vous voulez mon avis. A ce moment là, le cœur au bord des lèvres, je me retenais de vomir. L'insinuation, imposa à mon esprit l'image de Daley avec cette folle dans le même lit. Avait-il coucher avec elle aussi ? Je savais qu'il y en avais eu d'autres avant moi, mais là, c'en était trop. Je me sentais encore plus misérable qu'au début de cette journée.

Ne restait plus, dans le cachot, que moi et Daley. Et je ne savais pas si c'était bien mieux. J'allais le corps en coton alors que je n'avais qu'une envie : lui crier dessus et le frapper de toutes mes forces, pour qu'il comprenne à quel point, j'étais blessée et en colère contre lui. S'accroupissant devant moi, il releva mon menton, et je croisais son regard. J'essayais de rester impassible à son contact, mais la terreur qui avait couler dans mes veines jusqu'à son arrivée, ne tarda pas à refaire surface. Juste quand il essuya du pouce, les larmes qui avaient perlées sur ma joue. « Par Merlin mais qu’est-ce que tu faisais dans les couloirs après le couvre-feu ? Tu cherches à t’attirer des ennuis ? », me demanda t-il. Je ne savais pas comment interpréter son ton, et d'ailleurs, je devais sans doute arrêter de vouloir interpréter ces faits et gestes, lorsqu'il était auprès de moi. Cela me servait autant qu'étudier la crotte d'hypogriffe. « Une petite envie d'adrénaline et de danger. Je me suis dit pourquoi pas aller me prendre une ou deux doloris avec les Carrow, j'ai rien de mieux à faire. », ironisais-je, la voix éraillée à force d'avoir crier. Je ne savais pas si tout était fini, ou si j'allais encore subir autre chose. Mais je m'en fichais, les larmes coulant silencieusement sur mes joues. Mes paroles auraient peut être pu être prise au sérieux, si il n'y avait pas eu ces larmes, mais tant pis. Je n'arrivais pas à fermer l'arrivée d'eau. Je ne savais pas, si je devais lui mentir, ou lui dire la vérité. De toutes façons, il devait se foutre de ce que je faisais dans ces couloirs comme de la dernière pluie. « Insomnies. J'étais censée tomber sur toi. », répondis-je à nouveau, mentant à moitié. Ses derniers temps, j'avais le sommeil difficile, mais là, je n'avais même pas essayer et était partie directement à sa recherche. Je pinçais des lèvres, détournant la tête pour échapper à sa peau contre la mienne et à son regard sur moi et sur mes larmes.
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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ what doesn't kill you, makes you stronger ❞   Jeu 26 Avr - 19:20


Eden & Daley


La situation était surréaliste, il ne parvenait toujours pas à croire qu’il était accroupi face à Eden après l’avoir échangé devant Alecto contre les prochaines prises qu’il pourrait faire. Il avait condamné des dizaines d’élèves à des tortures pour en préserver une seule, pourquoi ? Simplement parce qu’il était incapable de raisonner correctement lorsqu’il s’agissait de la jeune poufsouffle. Il avait l’impression qu’avec elle, les ennuis n’étaient pas terminés, il y en aurait toujours plus pour les amener à se rencontrer, à se parler et se confronter. Seulement, l’heure n’était pas vraiment à cela, le sortilège doloris avait affaibli Eden et la voir ainsi lui broyait l’estomac, surtout que des images de ce qui s’était passé entre eux la semaine dernière ne cessaient de s’insinuer dans son esprit. Hors de propos à cet instant précis cependant, il devait absolument penser à autre chose. Il l’observait, sondant son regard, elle semblait au bout de ses forces, épuisée par la torture d’Alecto. Lui avait-elle lancé plus d’une fois le sortilège avant qu’il n’arrive ? Avait-elle tant tardé à l’appeler ? Amycus avait-il mis tant de temps avant de le prévenir ? Il était venu le plus vite que possible, il espérait simplement qu’elle irait bien, il n’était pas médicomage, il savait refermer des blessures mais pas endiguer les effets du sortilège Doloris, il était incapable de la soulager. « Une petite envie d'adrénaline et de danger. Je me suis dit pourquoi pas aller me prendre une ou deux doloris avec les Carrow, j'ai rien de mieux à faire. » Le jeune homme arqua un sourcil devant l’ironie de la jeune femme avant de froncer les sourcils, mécontent. Les larmes continuaient à couler le long de ses joues et il aurait souhaité les embrasser pour les faire disparaitre à jamais mais il se retint de toutes ses forces. « Ce n’est pas drôle, tu n’imagines pas ce que les Carrow sont capables de faire ! » Il avait le ton dur mais la voir dans cet état l’empêchait de raisonner correctement et d’être rationnel. Elle le rendait fou, totalement fou en réalité, il ne savait même plus comment se comporter. Sa santé était plus important pour l’instant que ce qu’il s’était passé entre eux quelques jours plus tôt. « Insomnies. J'étais censée tomber sur toi. » Une nouvelle fois, ses sourcils se froncèrent durement, son visage se fermant. Elle venait vraiment de faire un tour dans les couloirs en espérant le croiser ? Elle détourna les yeux, l’empêchant de continuer à stopper ses larmes. Il se leva brutalement et s’éloigna rapidement, tournant autour de lui-même un instant pour trouver un lavabo dans un coin. Il s’interrogea un instant sur son utilité mais il ne s’en soucia pas plus longtemps et attrapa un récipient posé là. Le rinçant rapidement, il revint ensuite avec l’objet plein pour de nouveau s’accroupir devant Eden. « Tiens, bois un peu. » Il plaça le récipient devant ses lèvres pour qu’elle l’accepte et pour qu’elle boive, apaisant ainsi la brûlure qu’elle devait ressentir en vue des hurlements qu’il avait entendu en arrivant dans les cachots. « Pourquoi prendre le risque de te balader dans les couloirs, si tu cherchais à me tomber dessus, il y avait des moyens bien plus simples. Il était agacé par ce qu’elle lui avait avoué, n’étant dupe qu’à moitié. Il se doutait d’où venaient ces insomnies, il avait les mêmes depuis des jours, l’air constamment fatigué, il ne prenait plus la peine de se coiffer, se contentant de s’habiller en hâte chaque matin, comme un automate.

Il éloigna l’eau et la posa à côté de lui avant de releva la tête d’Eden et la força une nouvelle fois à la regarder dans les yeux. Il passa sa main sur chacune de ses joues pour essuyer ses larmes, les sourcils froncés, anxieux, se fichant totalement de perdre son masque d’impassibilité. « Elle t’a lancé autre chose que le sortilège doloris ? Combien de fois ? » Il fit l’état de son corps d’un coup d’œil rapide, elle ne semblait pas avoir de blessures extérieures mais on ne savait jamais avec Alecto, elle faisait preuve d’une ingéniosité saisissante quand il s’agissait de torture, il y avait de trop nombreuses fois assisté. Mais elle ne semblait pas réellement avoir eu le temps de commencer sa torture pleinement. Il redressa la tête et la tourna vers la porte du cachot, sachant parfaitement que les Carrow s’attendaient à entendre Eden hurler d’ici à quelques secondes. « Il va falloir donner le change, ils savent que ce n’est pas mon genre de hurler pour obtenir une information alors si tu as encore assez de voix, il faudrait que tu fasses comme si je te torturais à mon tour… » Il se détestait pour prononcer ces mots mais ils n’avaient pas le choix, ils allaient devoir le faire pour qu’ils puissent être tranquille encore un petit moment. Cependant, il ne put s’empêcher d’ajouter, sachant pertinemment ce qu’elle avait pu penser de son petit discours avec Alecto. « Mais je n’ai évidemment pas l’intention de te toucher… il faudra faire appel à tes talents de comédienne ! » Il eut presque un sourire en coin se dessiner sur ses lèvres, ignorant si elle pourrait le faire, sinon, il leur faudrait trouver un autre moyen pour pouvoir convaincre les Carrow mais il comptait sur elle, sachant parfaitement qu’ils allaient finir par avoir une conversation mais son but était pour l’instant de l’éviter coûte que coûte s’il le pouvait. Il n’avait pas l’intention de s’expliquer, même s’il savait qu’il le devrait, il préférait agir comme si rien ne s’était passé entre eux, ce qui le mettait au supplice en même temps.

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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ what doesn't kill you, makes you stronger ❞   Jeu 26 Avr - 21:30

Qui l'eus-cru ? Moi, la petite élève modèle et timide, souvent persécutée par ses pairs de Poudlard, était coincée dans les cachots après s'être fait attrapée par un des Carrow. Cette situation n'avait ni queue ni tête, et pourtant, je ne rêvais pas – ou du moins, je ne cauchemardais pas –. Je ne pouvais pas m'empêcher de faire preuve, une nouvelle fois, d'ironie. C'était peut être ma façon à moi, de me protéger ou de laisser penser à la personne en face de moi, que je ne suis pas si fragile. Je voulais le prouver à Daley, que je n'étais pas qu'une petite poupée fragile. Pourtant, je n'étais pas arriver à grand chose, ces temps-ci. Une gifle sur lui, il avait failli m'encastrer dans un mur. Une balade dans les couloirs après le couvre-feu, une petite torture façon Alecto Carrow. Ce n'était pas vraiment une réussite, il semblait que je ne me rendais pas compte du bordel dans lequel je m'étais fourrée. « Ce n’est pas drôle, tu n’imagines pas ce que les Carrow sont capables de faire ! », me reprocha t-il. Je savais bien, qu'il ferait une remarque face à ma réponse, et je ne pus retenir un sourire. Il devenait prévisible dans certaines situations, c'en était plaisant et étonnant à la fois. « Merci du conseil, je crois que je viens d'avoir un maigre aperçu de leur capacité. Ou du moins, des capacités de l'autre timbrée. », rétorquais-je, acide. Je n'avais pas pu m'empêcher la remarque sur la sœur Carrow, et je fus soulagée de ne pas la voir débarqué dans la seconde pour me lancer un autre sortilège pour l'insulte. Je n'avais jamais compris pourquoi les fugitifs étaient toujours paranoïaque, mais après les endoloris, je comprenais mieux à présent. Après avoir reçu la pire des punitions, la première fois, on s'attend toujours à ce que le couperet tombe une nouvelle fois ! Comme une épée de Damoclés au dessus de notre tête, on ne peut s'empêcher de penser, qu'à partir de ce moment, ce sera toujours sur nous que cela tombera. Puis, je lui avouais que j'étais devenue insomniaque – à qui la faute ? - et je vis son visage se fermer, ses sourcils se froncer, face à mes propos. Pourtant, cette réaction, je l'ignorais. Je sursautais un peu lorsqu'il se leva brutalement, cherchant quelque chose. Je ne le suivis pas du regard, restant dans la position que j'avais adopter quelques instants plus tôt. J'entendis de l'eau couler dans un récipient et je me demandais ce qu'il avait bien l'intention d'en faire. La curiosité pris le pas sur ma colère, je tournais la tête pour voir ce qu'il pouvait bien fabriqué. Il revint vers moi, le récipient dans les mains, s'accroupissant de nouveau devant moi et présentant l'objet à mes lèvres. Je ne comprenais même pas pourquoi il était si prévenant et inquiet pour moi, alors qu'il avait dit à la jumelle, qu'il s'amuserait avec moi. Cela ne devrait pas le déranger, il l'avait déjà fait une fois. S'amuser avec moi et se casser après. « Tiens, bois un peu. », me dit-il. J'hésitais entre le fait de le repousser une nouvelle fois ou apaiser le feu de ma gorge. La brûlure pris l'avantage sur mon orgueil, et j'acceptais l'eau sans protestations. « Pourquoi prendre le risque de te balader dans les couloirs, si tu cherchais à me tomber dessus, il y avait des moyens bien plus simples. », me demanda t-il, agacé par mes propos. Il posa ensuite le récipient, me permettant de lui répondre. Je le fixais dans les yeux, je me sentais stupide pour le coup. Bien sûr, il avait raison. Je n'avais pas réfléchis, voilà la réponse. Pourtant, j'essayais de chercher autre chose à lui, une autre raison valable, mais aucune ne se présenta à moi. « Je sais pas. J'ai pas réfléchi. », avouais à voix basse. « Même si j'avais réfléchi, ça aurait donner pareil. », continuais-je.

Il essuya ensuite mes larmes, sur chacune de mes joues. J'aurais bien pu le faire toute seule, mais je ne savais si j'arriverais à lever un seul de mes bras. J'étais comme une loque sur cette chaise, pas vraiment sexy pour le coup. « Elle t’a lancé autre chose que le sortilège doloris ? Combien de fois ? » , me questionna t-il. Je réfléchis, essayant de me rappeler. Espérons qu'elle ne m'ait pas griller les neurones non plus ! « Juste doloris. Quand tu est arrivé, c'était la deuxième fois. » , déclarais-je d'un ton morne. Je ne l'avais pas remercier d'ailleurs, mais je m'en fichais pas mal. Les remerciements n'avaient pas leur place, pas maintenant. Il tourna la tête vers la porte du cachot, et je me rappelais ce qu'Alecto avait balancé avant de partir en riant grassement. Je demandais l'espace d'un instant, si il allait me lancer un sort juste pour faire croire à ma torture. Il répondit à ma question silencieuse. « Il va falloir donner le change, ils savent que ce n’est pas mon genre de hurler pour obtenir une information alors si tu as encore assez de voix, il faudrait que tu fasses comme si je te torturais à mon tour…Mais je n’ai évidemment pas l’intention de te toucher… il faudra faire appel à tes talents de comédienne ! » , me dit-il, avant de commencer à sourire. Je bouillonnais, j'essayais de me redresser doucement sur ma chaise. Moi et la comédie, n'avait jamais été mon fort ! J'étais aussi convaincante qu'une arracheuse de dents. Et puis, pour ce qui était de me toucher … A peine, eut-il prononcer ces mots, que nos ébats me revinrent en tête. J'essayais de les chasser sans grand résultat. Ces images mélangés aux propos de la sœur Carrow, donnait un mélange bizarre. « Daley … La comédie et moi, ça fait deux, tu vois. Je sais pas si ce sera très convaincant. » , soufflais-je doucement. « Mais si, ça nous permets de nous débarrasser des deux autres, je veux bien essayer. Juste, je sais pas écrase moi un pied ou un truc dans ce goût là. », finis-je, lasse.
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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ what doesn't kill you, makes you stronger ❞   Jeu 26 Avr - 22:13


Eden & Daley


« Merci du conseil, je crois que je viens d'avoir un maigre aperçu de leur capacité. Ou du moins, des capacités de l'autre timbrée. » Agacé, il ne savait pas pourquoi le comportement ainsi désinvolte d’Eden le titillait à ce point et l’irritait. Peut-être parce que la savoir en danger était justement ce qu’il aurait évité à tout prix, ce qui l’avait poussé à quitter la chambre dans laquelle ils avaient passé une nuit mémorable pour la préserver, la protéger de ce monde de violences. Quand bien même elle n’était pas une petite fleur délicate, il restait protecteur et possessif envers elle, sans même en avoir réellement le droit, il en était parfaitement conscient mais il ne pouvait pas s’en empêcher. Le fait qu’elle prenne la situation autant à la légère le mettait en rogne aussi sûrement que si elle l’avait de nouveau accablé de reproches. Il gardait les sourcils froncés, agacé au plus haut point. « Un très maigre aperçu Eden, je ne vois même pas ce qui a pu te passer par la tête, qu’est-ce que tu aurais fait si elle ne m’avait pas envoyé Amycus ? Tu as pensé que tu aurais passé la nuit ici ? » Il voulait la mettre face à son geste, la faire réagir et lui faire quitter cette ironie qui lui allait si mal. S’il n’était pas intervenu, elle aurait passé sa nuit à hurler, rendant ses cordes vocales et probablement tripes et boyaux à force de tortures. Si le sortilège doloris ne laissait pas de marques, il l’avait subi un nombre incalculable de fois et il en connaissait les effets à long terme, il aurait voulu qu’elle ne connaisse jamais ça. Il s’empressa par la suite de trouver quelque chose pour apaiser sa gorge qui devait la brûler et sentit son infime hésitation à l’accepter. Et il pouvait le comprendre mais sa fierté fut mise à mal par sa douleur et elle accepta. Il hocha légèrement la tête pour lui-même en l’observant en train de boire, si elle n’avait pas encore la force de repousser son aide, elle n’aurait pas le courage de se confronter à lui dans une conversation musclée. Tous ses efforts pour l’éviter à nouveau cette semaine avaient visiblement été vains, comme ceux de la semaine passée. Il allait devoir admettre que Poudlard n’était pas assez grand pour le maintenir loin d’Eden, il devrait tôt ou tard assumer ses responsabilités. Il reporta son regard sur elle lorsqu’elle eut fini de boire, l’interrogeant sur ce qu’elle avait fait et l’inconscience dont elle avait fait preuve. « Je sais pas. J'ai pas réfléchi… Même si j'avais réfléchi, ça aurait donner pareil. » Il fronça légèrement de nouveau les sourcils, décidément, elle lui donnait du fil à retordre ce soir-là, ses propos n’étaient pas des plus cohérents à cet instant précis, il la comprenait difficilement. « Quitte à faire quelque chose de stupide la prochaine fois, autant venir directement dans mon bureau, il me semble que tu connais le chemin ! » Son ton était bien moins dur qu’il l’aurait voulu, sa voix basse avait tout de même réussi à apaiser la colère qui grondait en lui. Au moins savait-elle qu’elle avait fait quelque chose d’assez irréfléchi et il l’invitait à venir le voir directement la prochaine fois, plutôt se retrouver confronté à elle plutôt que la voir de nouveau dans cet état.

« Juste doloris. Quand tu est arrivé, c'était la deuxième fois. » Daley serra la mâchoire, souhaitant trouver Alecto pour lui faire payer ces deux sortilèges de trop mais il n’en avait pas le droit, il était censé poursuivre la torture comme si de rien n’était. Il était réputé pour aimer discuter avec ces victimes, ainsi les Carrow ne s’étonneraient pas de ne pas l’entendre encore crier, mais ils allaient bientôt devoir y venir. « Les effets vont s’estomper petit à petit, tu pourras de nouveau bouger les bras et te lever dans quelques minutes, pour l’instant, mieux vaut recouvrer tes forces. » Il parlait en parfaite connaissance de cause, laisser du temps au corps pour assimiler la torture qu’on lui avait fait subir. Dans un geste incontrôlé, il passa sa main de sa joue à son front, balayant quelques mèches de cheveux, comme pour vérifier qu’elle n’avait pas de fièvre, s’y attarda quelques secondes dans une caresse avant de ramener ses deux bras sur ses genoux accroupis devant Eden. Il lui expliqua ensuite ce qu’elle allait être amenée à faire et il l’observa, guettant sa réaction. « Daley … La comédie et moi, ça fait deux, tu vois. Je sais pas si ce sera très convaincant. » Certes, il le savait déjà plus ou moins mais cela n’allait pas réellement les aider dans la situation présente. « Mais si, ça nous permets de nous débarrasser des deux autres, je veux bien essayer. Juste, je sais pas écrase moi un pied ou un truc dans ce goût là. » Il arqua légèrement un sourcil avant de sourire légèrement en coin, incapable de s’en empêcher, c’était bien trop tentant et ce qu’elle demandait, n’importe qui l’aurait refusé catégoriquement, malheureusement, ils ne semblaient pas avoir le choix dans l’immédiat. « Il te suffit de repenser aux effets su sortilège, de te rappeler de la douleur qui s’est insinué dans ton corps, transperçant tes os, brûlant ton sang au fer rouge… si tu arrives à jouer suffisamment la comédie, on pourra faire croire que tu t’es évanouie et il me restera plus qu’à te conduire à l’infirmerie, ainsi tu seras tranquille… mais si tu as besoin d’un coup de main… » Il se releva à nouveau brusquement et il s’avança vers elle, posant ses mains sur les deux bras de la chaise sur laquelle elle était assise, il ne lui écrasa pourtant pas du tout le pied, il n’amorça même pas un geste pour la pincer, bien au contraire, il se pencha et sans lui demander son accord, il scella ses lèvres aux siennes pour un baiser rapide et presque éphémère mais qui pourtant se répercuta dans chaque parcelle de sa peau et le fit frissonner sans le vouloir. Il s’éloigna aussi rapidement. « Je ne le fais pas de gaité de cœur… montres moi de quoi tu es capable… » Ajouta-t-il avant de poser sa main sur son bras et la pincer, pas assez fort pour qu’elle garde une marque mais suffisamment pour lui permettre l’impulsion nécessaire pour crier, évidemment, le baiser était pour la faire bouillonner de rage et accroitre sa colère pour lui donner la force de remplir pleinement son défi.
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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ what doesn't kill you, makes you stronger ❞   Sam 28 Avr - 1:30

Toutes les paroles que je pouvais bien lui adresser semblaient l'agacer au plus haut point. Tout du moins, l'ironie qui en suintait. Il garda les sourcils froncés, alors que je tentais de reprendre des forces. Pourtant, je savais bien qu'elles n'allaient pas revenir en un claquement de doigts. D'ailleurs, je comprenais toujours pas pourquoi, Daley était là avec moi, ayant des gestes prévenants et attentifs, pour que j'aille mieux. Pire, il avait à la fois, l'air inquiet et l'air agacé. Je n'avais jamais vu ses traits revêtir l'inquiétude, pas pour moi, ni pour personne. Mais je ne fis aucune remarque, je ne voulais pas m'attirer ses foudres. Plongée dans mes pensées, ce ne fus qu'à ce moment, où je me rendis compte que j'avais eu une très mauvaise idée, en allant me promener dans les couloirs à cette heure. Même alors que j'aurais dû tomber sur Daley, c'était une idée stupide et j'agissais comme quelqu'un de stupide en ce moment. A ce rythme là, autant me jeter par la tour d'astronomie, ce serait beaucoup plus direct et bien moins douloureux. « Un très maigre aperçu Eden, je ne vois même pas ce qui a pu te passer par la tête, qu’est-ce que tu aurais fait si elle ne m’avait pas envoyé Amycus ? Tu as pensé que tu aurais passé la nuit ici ? », s'insurgea t-il. Je n'eus qu'un maigre haussement d'épaule, je ne sais même si il l'avait vu. Je ne trouvais pas grand chose à répondre. Pas grand chose, à part des réponses amères et acérées. Je ne voyais pas en quoi, cela pouvait bien lui apporter après tout, il avait pris de moi, tout ce dont, il avait besoin. A présent, j'aurais bien pu, y laisser la peau pour rien, que cela ne changerais pas beaucoup de chose dans vie. Non ? Il fallait que j'arrête de me questionner face à ses pensées. Ce n'était pas sain pour ma santé mentale. Non seulement, je me faisais des films, mais en plus j'étais toujours à côté de la plaque à la fin de l'histoire. Je soupirais bruyamment commençant à être agacée à mon tour par ses insinuations. « C'est bon, j'ai compris la leçon, pas besoin de me rabâcher les oreilles. Et puis, d'ailleurs qu'est ce que ça peut bien te faire, que je me sois faite choper par les Carrow ? », tempêtais-je du mieux que je pus. J'étais de nouveau au bord des larmes. Ces vagues de colère et de tristesse mélangées commençaient sérieusement à me courir sur le haricot. J'en avais assez de cette sensation de fondre en larmes à chaque petite étincelle. Non, mais vraiment, je fais croire à qui que je suis pas fragile, là ? Et bien, à personne. Comme si il avait deviné que ma gorge était en feu, il me proposa de l'eau et bien, que je ne me sentais d'humeur à accepter une quelconque aide de sa part, je ne pus refuser cette boisson, la douleur surpassant ma fierté. J'aurais pu détourner la tête ou quelque chose dans ce goût là, mais je n'eus pas la force de faire ma tête de mule. Pourtant, ce n'était pas l'envie qui m'en manquait ! Je lui avouais à demi-mot que j'avais autant de réflexion qu'une coquille vide, ces derniers temps, et je le vis froncer les sourcils à nouveau. « Quitte à faire quelque chose de stupide la prochaine fois, autant venir directement dans mon bureau, il me semble que tu connais le chemin ! », dit-il durement. Je le fusillais du regard, avant de lever les yeux au ciel. « J'y penserais merci bien. », commençais-je. « En quoi, le fait de vouloir te voir est-il stupide ? », l'interrogeais-je, les sourcils haussés.

« Les effets vont s’estomper petit à petit, tu pourras de nouveau bouger les bras et te lever dans quelques minutes, pour l’instant, mieux vaut recouvrer tes forces. » , m'informa t-il, juste avant de passer sa main sur mon visage. Sur ma peau. J'eus un frisson. Je détestais être comme ça. Naïve, enfantine et complètement accro à lui. Je ne cessais de faire des choses incroyablement bête depuis, que je l'avais laisser entrer dans ma vie. Quelques fois, cela me va, et d'autres fois, comme celle-ci, je ne peux m'empêcher de me sentir complétement, nulle et aussi intéressante qu'un veracrasse. Je n'eus pas vraiment le temps de m'apitoyer sur mon sort, Daley m'expliquant, ce que je dois faire pour éloigner les Carrow. Cependant, cela risque d'être difficile. Je suis une très mauvaise comédienne et menteuse, en temps normal alors que dire lorsque l'on est à moitié assommée par des Doloris ? Je lui propose alors de me faire mal ou quelque chose dans le genre et je le vois arqué un sourcils, avant de sourire. L'idée de me torturer à main nue, l'enchantait t-il, à ce point ? « Il te suffit de repenser aux effets su sortilège, de te rappeler de la douleur qui s’est insinué dans ton corps, transperçant tes os, brûlant ton sang au fer rouge… si tu arrives à jouer suffisamment la comédie, on pourra faire croire que tu t’es évanouie et il me restera plus qu’à te conduire à l’infirmerie, ainsi tu seras tranquille… mais si tu as besoin d’un coup de main… », m'explique t-il, comme si connaissait par cœur les détails de ce sortilège. Oh attendez, c'est le cas ! Qu'il l'ait subi ou l'ai fait subir à quelqu'un, je m'en fichais. Les effets étaient encore bien présent dans mes veines et dans mon cerveau. Alors que j'essayais de me concentrer sur la chose, il se leva – me faisant sursauter – et se dirigea vers moi. Trop surprise, je me demandais ce qu'il allait faire. Mais je ne m'attendais surement pas à cela. Il captura mes lèvres avec les siennes, dans un baiser court et rapide. Il se retira aussi vite qu'il était arrivé. Je serais les poings, comment osais t-il me faire cela ? Jouer de nouveau avec moi, mes sentiments et tout ce qui s'en suivait. Je bouillonnais de rage alors qu'il me pinça, juste après. « Je ne le fais pas de gaité de cœur… montres moi de quoi tu es capable… ». Si j'avais pu bouger, je l'aurais giflé, étranglé et bien d'autre chose encore … Mais je me contentais de relever le challenge. Je me mis à crier et pas de doux noms d'oiseaux. Salaud, sale mangemort, entre autres. J'espérais que cela serait convaincant, bien que ce cri là, était un peu moins fort que le précédent. Je m'arrêtais ensuite, comme si j'étais tomber dans les vapes. Je le fixais ensuite.« Je ne veux pas aller à l'infirmerie. »
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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ what doesn't kill you, makes you stronger ❞   Sam 28 Avr - 12:19


Eden & Daley


Daley savait parfaitement qu’il n’avait pas le droit de se montrer inquiet ou même paternaliste, non surtout pas paternaliste alors que certaines images lui revenaient sans cesse en tête à chaque fois qu’il posait les yeux sur une partie du corps d’Eden. Il pouvait percevoir l’agacement qu’elle ressentait à se voir ainsi sermonnée par lui mais il n’y pouvait rien, il n’allait pas la laisser s’en tirer de cette manière, elle devait prendre conscience de l’imprudence dont elle avait fait preuve, elle semblait désinvolte, comme si elle se fichait des conséquences, ce qui n’était pas son cas et pourtant, il savait qu’elle ne comprendrait pas son comportement. Pourtant, il s’était déjà montré protecteur envers elle, qu’elle s’en aperçoive ou non, il l’avait toujours gardé à l’œil, durant leurs entraînements pour la former mais aussi à l’extérieur lorsqu’elle rencontrait un obstacle. Il observait alors sa manière de passer au travers ou de le contourner, chaque fois un peu plus fier des efforts qu’elle fournissait pour retenir ses leçons et pour avoir l’air plus forte. Comme elle l’avait fait la semaine dernière et comme elle le faisait à présent pour garder son attitude désinvolte quand il savait qu’elle ne l’était pas. Il n’y parvenait pas lui-même alors il était certain que tout cela n’était qu’une façade qui menaçait de se briser. « C'est bon, j'ai compris la leçon, pas besoin de me rabâcher les oreilles. Et puis, d'ailleurs qu'est ce que ça peut bien te faire, que je me sois faite choper par les Carrow ? » Il fronça les sourcils, il aurait dû s’attendre à une telle question pourtant, il avait l’impression de revenir quelques jours en arrière lorsqu’elle essayait de savoir pourquoi il l’avait embrassé. Pourquoi se soucier d’elle alors qu’il était parti comme un voleur le lendemain de leur nuit passée ensemble ? C’était une excellente question, allait-il y répondre pour autant ? Pensez-vous, Daley ne savait même pas si elle espérait vraiment qu’il allait lui fournir ce qu’elle voulait. Pourtant cette fois, elle semblait vraiment surprise qu’il s’intéresse à elle et qu’il la couve ainsi, lui-même s’en étonnait et pourtant, cela allait de pair avec ce qu’il s’était passé entre eux. Il la regarda dans les yeux. « Je veux m’assurer que tu ne prennes plus jamais de tels risques, alors je continuerai de te le rabâcher si cela me fait envie ! » Ne jamais donner d’ordres à Daley, il avait tendance à aller dans le sens inverse, un vrai gamin têtu et borné par moment qui boudait quand on le grondait. Sauf qu’il ne se laisserait pas faire par Eden quand bien même elle hantait tant ses pensées ces derniers temps. « Je m’en soucie, et je me fiche de savoir si tu me crois ou non, tu peux bien continuer à penser ce que tu veux ! » Comme à chaque fois qu’il se confiait un peu trop, il le faisait sur un ton dur qui dénotait ses paroles complètement. Et pourtant cette fois, ce sont ses gestes qui parlaient pour lui, si elle ne le croyait pas, elle pourrait toujours se rabattre sur ce qu’il faisait pour elle, s’il ne s’en souciait pas, il ne serait pas là à cet instant pour lui prêter main forte et l’empêcher de souffrir davantage. Il ne pouvait pas la laisser prendre de l’importance dans sa vie, cela ne voulait pas dire qu’il se fichait d’elle à présent, même s’il concevait que c’était ce qu’elle pouvait penser. Le fait qu’elle trouve la force de le fusiller du regard quand elle semblait prête à craquer le rendit plus admiratif encore, il semblait développer chez elle une force qu’elle ne soupçonnait certainement pas, cette même force qui lui permettrait plus tard de la rendre convaincante. « J'y penserais merci bien. » Il hocha la tête, pas franchement démonté par son air glacial. Il allait ajouter quelque chose mais se retint, elle semblait de toute façon avoir compris la leçon, le sortilège doloris ne manquerait pas de se rappeler à son bon souvenir dans le cas où elle voudrait de nouveau faire quelque chose d’aussi stupide. « En quoi, le fait de vouloir te voir est-il stupide ? » Il plongea son regard dans le sien, incertain quant à la réponse qu’il devait fournir. Être sincère, froid et impitoyable ou vague au possible ? Les trois la mettraient en rogne de toute façon, le dilemme était donc immense. « Je ne vois pas ce que cela t’aurais apporté de venir me voir… » Il était à la fois sincère, vague, froid et impitoyable, un savoureux mélange spécialement pour Eden. Il savait que cela ne voulait presque rien dire mais il savait aussi que si elle était venue le voir, la conversation aurait pris des proportions gigantesques, comme la dernière fois, ils auraient crié, se seraient insurgés, pourquoi pas même insultés, la conversation n’aurait mené à rien cette fois parce qu’il aurait été inflexible, bien qu’il sentait sa motivation à la maintenir éloigné s’amoindrir lorsqu’il était près d’elle et pouvait la toucher.

D’ailleurs, il en fit pleinement la démonstration quand, sous prétexte de l’enrager, il ne put s’empêcher de prendre ses lèvres sans lui en demander l’autorisation, qu’elle n’aurait pas manqué de lui refuser de toute manière. Il savait que cela allait la mettre en colère et la pincer n’était certainement que pour la forme, puisqu’il ne lui fit pas assez mal pour qu’elle en hurle de douleur. Il savait parfaitement qu’une autre gifle l’aurait attendu si elle avait été capable de faire le moindre geste et il était content qu’elle ne le puisse pas, il ne voulait pas la voir rompre la promesse qu’elle lui avait faite, il ne pourrait plus répondre de lui si elle s’exécutait. Elle se mit alors à crier, comme sous l’emprise d’un sortilège mais il ne s’attendait certainement pas à ce qu’elle l’insulte. Salaud, sale mangemort. Les mots lui transpercèrent la peau un à un à mesure qu’elle les prononçait. Elle était assez convaincante et la laissa s’arrêter. Les Carrow seraient contents de savoir que ses tortures étaient telles qu’elle succombait rapidement aux plaisirs de l’inconscience. « Je ne veux pas aller à l'infirmerie. » Il balaya l’objection d’un geste de la main, comme s’il chassait une simple mouche, il avait autre chose sur le cœur à l’instant présent. « Je ne me souviens pas t’avoir entendu insulter Alecto ! » Elle n’avait pas peur de lui, il savait que là était la différence mais chaque mot l’avait un peu plus ramené à la réalité. Oui il était un salop, un mangemort et tout ce qu’elle avait pu dire, que cela vienne de sa bouche, sorte de ses lèvres qu’il avait si souvent embrassé ces derniers temps le mettait au supplice sans rien en montrer. Il s’avança vers elle, il savait qu’elle allait bientôt recouvrer ses forces et lorsqu’il fut suffisamment proche, il marqua une pause et l’avertit du regard. « N’envisages même pas de me frapper ! » Il savait qu’elle en mourait d’envie mais cela risquait de le mettre dans de très mauvaises dispositions. Il s’empressa alors de prendre son bras et le faire passer derrière ses épaules à lui, il la souleva alors en passant son bras à lui sous ses genoux pour la soulever dans ses bras. « Si tu ne veux pas aller à l’infirmerie, on risque d’avoir un problème, je ne te ramène pas dans ton dortoir dans cet état-là ! » Passer une nouvelle nuit avec elle dans ses appartements ? Impossible, il ne pouvait même pas y songer. Il baissa son regard vers elle, son souffle incroyablement proche de ses lèvres. Il s’avança vers la sortir du château, une autre idée en tête. « Je crois qu’un peu d’air frais te fera le plus grand bien ! » Les Carrow étaient dans les étages, ils ne risquaient pas de les croiser et il espérait que sortir un peu de ces cachots leur ferait du bien à tous les deux, il ne voulait pas la ramener dans ses appartements, il n’était pas sûr de résister à la tentation qu’elle lui offrait et il était visiblement hors de question de l’amener à l’infirmerie. Ne sachant pas vraiment pourquoi il cédait à son caprice au lieu de s’en débarrasser sur un lit avec l’infirmière, il prit la direction de la sortie du cachot, la maintenant fermement dans ses bras. Cela allait également lui éviter un sermon de la part de l’infirmière sur leurs méthodes de barbares sur les élèves. « Si l’on croise qui que ce soit, fais semblant d’être évanouie. » La prévint-il au creux de son oreille, dans un murmure audible uniquement pour elle tandis qu’il grimpait les marches et parvenait dans le hall d’entrée. Il restait sur ses gardes, prudent pour éviter d’être pris par surprise par quelqu’un.
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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ what doesn't kill you, makes you stronger ❞   Sam 28 Avr - 22:47

Je lui tenais tête, sans relâche. Malgré ma faiblesse, je ne pouvais pas m'empêcher comme si chaque parcelle de ma peau se rebellent contre ses paroles, ses gestes et ses actes incohérents. Un jour, il m'ignorait ouvertement, m'évitait. Un autre, il me sermonnait face à mes actes et mes paroles. Puis encore, une autre fois, il se montrait tendre et doux. J'étais perdue et révoltée contre cela. Mais que pouvais-je bien y faire ? La seule solution que j'avais trouvé était d'aller le chercher pour qu'il assume ses actes, mais ce n'était jamais vraiment concluant. Je me heurtais encore et toujours contre sa fierté, son caractère, et tout ce qui le composait. La plupart des gens auraient sûrement abandonné l'idée, mais je n'arrivais à me défaire de lui, comme si j'avais besoin d'être tantôt en conflit, puis en harmonie avec lui. Je ne cesse de le relancer sur ses gestes et ses pensées envers moi, je ne n'obtiens jamais de réponses claires, ni même compréhensibles parfois. Alors que je le fixais du mieux que je pouvais, il planta son regard dans le mien à son tour. « Je veux m’assurer que tu ne prennes plus jamais de tels risques, alors je continuerai de te le rabâcher si cela me fait envie ! », me répondit-il. A côté de la plaque comme d'habitude. Il espérait sans doute s'en tirer avec une pirouette, mais même en comptant mon état, je comptais bien lui tirer les vers du nez. Et alors que j'allais répliquer amèrement, il continua son discours. « Je m’en soucie, et je me fiche de savoir si tu me crois ou non, tu peux bien continuer à penser ce que tu veux ! » , finis t-il, avec un ton dur comme il savait bien les faire pour décourager la personne en face de lui, lorsqu'il allait trop loin dans ses paroles. Je soupirais, ce n'était définitivement pas la réponse que je souhaitais avoir. Je voulais savoir quelles motivations le poussaient à agir ainsi et lui, me réponds ce truc là ? Heureusement, je commençais à le connaître au fur et à mesure du temps, mais cela ne m'empêche pas de me sentir frustrée face à sa réponse. « C'est ma vie, je me mets dans le pétrin si je le veux. Je ne suis pas venue te supplier de m'aider. Même si tu avais continuer à regarder la sœur Carrow me torturer, je m'en fiche. Je ne suis rien pour toi, alors … », soufflais-je la voix éraillée. J'aurais voulu lui lancer cela avec plus d'aplomb, et lui en faire baver, mais malheureusement pour moi, le résultat n'était très convaincant. Ou du moins, bien moins blessant que je ne le voulais. Je luttais contre les larmes qui menaçaient à nouveau de couler, alors je tournais la tête pour me concentrer sur autre chose que son regard dans le mien, qui me perce et me déstabilise tant. « Je ne vois pas ce que cela t’aurais apporté de venir me voir… » , rétorqua t-il d'un ton froid et impitoyable. Je serrais les poings pour lutter contre la colère qui m'envahissait une nouvelle fois face à sa réponse. Définitivement, il ne voulait pas me laisser entrevoir le Daley de la semaine passée. Ou cela n'avait-il été qu'un jeu pour lui, juste pour m'amadouer et me mettre dans son lit comme toutes les autres ? Bien que ce doute vint s'immiscer dans ma poitrine, je n'arrivais à m'imaginer cela venant de lui. Pas après tout les entrainements que nous avions eu tout les deux. J'étais tellement sûre de moi que la chute risquait de faire mal. Très mal même. Mais qu'importe à présent, je n'étais plus à cela prés.

Ce fut alors l'heure d'utiliser mes maigres talents de comédienne. Son baiser et son pincement, m'y aidèrent. Quoi que j'aurais préféré qu'il se venge sur mon pied, comme je lui avais proposer précédemment. Parce que la douleur physique n'était rien face à la douleur psychologique. La douceur de ses lèvres était encore ancrée dans ma chair. Ses lèvres qui m'avaient fait sienne la semaine dernière. Je chassais ses images de ma tête avant de me mettre à crier aussi bien que je pus, agrémentant mon cri, d'insultes. Je voulais le blesser comme il m'avait blessé comme il l'avait fait avec moi, il y a quinze jours, une semaine ou encore il y a quelques instants. Puis, je m'arrêtais, toussant un peu pour chasser recouvrer une voix normale et essayer d'avoir moins mal. Je m'empressais d'ajouter qu'il était hors de question qu'il me transporte à l'infirmerie. Quand bien même il le ferait, je ramperais pour le suivre, je m'en fichais. Le ridicule ne tue pas et la situation, ne pouvait pas être pire, alors … Il fit un geste de la main après mon caprice, comme s’il chassait un insecte. « Je ne me souviens pas t’avoir entendu insulter Alecto ! », s'insurgea t-il et je me mordis la lèvre inférieure de suite. C'était ça, ou je me mettais à pleurer, alors, j'ai préféré les insultes. Tant pis pour lui. « Elle m'a seulement jeter un doloris. Toi, tu as fait bien pire. », assénais-je durement en faisant référence aux semaines passées, aux nombreux baisers échangés, et à son attitude de lâche, après cette nuit partagée.

Il s'avança vers moi, son regard me lançant des avertissements. « N’envisages même pas de me frapper ! » , me prévint-il. « Même si j'en meurs d'envie à cet instant, j'ai promis. Je ne brises pas mes promesses.» , rétorquais-je doucement. Il semblait que lui aussi commencer à me connaître à la longue. S'en était même agaçant à la fin, surtout lorsqu'il utiliser mes actes ou mes paroles contre moi. Il me souleva alors, mes bras attachés à son cou et des siens sous mes genoux. Ma respiration s'accéléra imperceptiblement et je me laissais – malgré moi – bercer par son étreinte. « Si tu ne veux pas aller à l’infirmerie, on risque d’avoir un problème, je ne te ramène pas dans ton dortoir dans cet état-là ! » , m'informa t-il. Mon esprit vagabonda près de ses appartements, mais je savais bien que j'étais persona non grata là bas à présent. Et puis, je ne voulais pas faire la même erreur que la première fois. Je ne voulais pas flancher à cause du souvenir de ses caresses, de sa bouche contre la mienne, ni même à cause de sa tendresse. Je me fis violence pour arrêter de fixer ses lèvres, fruit défendu et mortel. Je fronçais les sourcils du genre : et alors t'a l'intention de faire quoi de moi ?. Et m'emporta tout de même avec lui, se dirigeant vers la sortie.« Je crois qu’un peu d’air frais te fera le plus grand bien ! » , décida t-il. « Je te suis ou du moins, je me laisse porter. » , ironisais-je. De toutes façons, ce n'était une si mauvaise idée. Après tout, je ne me voyais pas aller dormir sans avoir livré bataille contre lui. Encore et toujours. De plus, mon cerveau et mon corps avaient besoins d'air frais. « Si l’on croise qui que ce soit, fais semblant d’être évanouie. » , me dit-il au creux de mon oreille, je frissonnais en sentant son souffle sur ma peau et me contentais de hocher la tête, d'un air entendu. Nous dirigeâmes – prudemment – alors vers coin reculé du parc sans doute pour ne pas se faire remarquer de nouveau.
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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ what doesn't kill you, makes you stronger ❞   Dim 29 Avr - 17:57


Eden & Daley


« C'est ma vie, je me mets dans le pétrin si je le veux. Je ne suis pas venue te supplier de m'aider. Même si tu avais continuer à regarder la sœur Carrow me torturer, je m'en fiche. Je ne suis rien pour toi, alors … » On revenait toujours à cela, chercher à savoir ce qu’il ressentait pour elle, ce qu’il attendait d’elle, ce qu’il éprouvait. N’avait-elle pas compris qu’il ne lui dirait rien ? Même si elle le cherchait en ayant recourt à un procédé aussi simple que faire comme si elle ne représentait rien à ses yeux. Il était trop tentant de la démentir, elle ne le croirait de pas de toute manière, pas après la façon dont il avait agi quelques jours auparavant, elle ne voudrait pas accorder de crédit à ses paroles et remettrait en doute ses mots tant qu’elle n’en aurait pas la preuve. Et que devrait-il faire à ce moment ? L’accepter dans sa vie ? Il avait été clair entre eux qu’il ne lui promettrait rien et elle lui avait elle-même dit qu’elle n’attendait rien de lui. Elle s’était donnée à lui en sachant les conséquences, s’il n’était pas parti, il l’aurait viré de son lit aussitôt éveillée. Le voyait-elle réellement entrain de lui faire des câlins au matin ? Ce n’était définitivement pas son genre et il n’avait pas l’intention de s’y mettre. « Arrêtes de faire ça, de me faire croire que tu t’en fiches ! Je n’ai pas passé mon temps à t’apprendre à te battre et te défendre pour te voir torturée de cette manière par des mangemorts, si pour toi le temps et l’énergie que je t’ai apporté et l’aide que je t’ai fourni font que tu n’es rien pour moi, alors c’est que tu n’as absolument rien compris ! » N’avait-il pas, dans chacun de ses entraînements, mis plus d’énergie à lui apprendre tout ce qu’il savait ? Si ses mauvaises actions balayaient ainsi tout ce qu’il avait pu faire pour elle, il n’avait même plus envie de poursuivre cette conversation. Il savait qu’il avait mal agit mais il ne se laisserait pas dicter sa conduite et encore moins ses sentiments pas elle, elle n’avait pas le droit de lui dire ce qu’il ressentait, elle n’en avait pas la moindre idée. Elle fuyait de nouveau son regard, elle semblait au bord des larmes et cette vision ne lui plaisait pas, quoiqu’elle puisse en penser, il aurait voulu capturer son chagrin et sa colère et se les approprier pour les faire siens, il en avait l’habitude, elle était encore bien trop innocente pour l’endosser. Il profita qu’elle ne le regarde pas pour baisser son regard sur son corps qui n’était plus si innocent que cela et tout cela, à cause de lui. Il se l’était approprié, l’avait possédé et encore aujourd’hui, il rêvait de recommencer, pourtant, il ne devait pas céder à cette nouvelle tentation.

Il se reconcentra sur elle lorsqu’elle entreprit de jouer la comédie et qu’il s’évertua à la rendre convaincante. Il l’observa lorsqu’elle semblait à bout de force, l’infirmerie lui semblait la meilleure option et pourtant, elle s’y refusait. « Elle m'a seulement jeté un doloris. Toi, tu as fait bien pire. » Il fronça les sourcils. « Deux, et tu places la douleur physique en dessous de la douleur psychologique, c’est un choix intéressant ! » Il arqua un sourcil, comme s’il étudiait une potion un peu trop complexe pour être réalisée. Un choix intéressant en effet, lui avait depuis longtemps appris à faire l’inverse, se coupant de tous sentiments et ainsi, ne souffrant plus de ce que peuvent penser, dire les gens. Seule la souffrance physique l’atteignait, bien qu’il en soit également immunisé. Mais la douleur des coups de son père étaient hautement plus sévères que sa trahison, alors pour lui, le fait qu’elle place la douleur de son cœur avant celle de son corps était une faiblesse qui l’atteignait pourtant en pleine poitrine. Il détestait l’avoir fait souffrir et il devait pourtant rester neutre face à cela, se détestant de toutes les manières possibles.

« Même si j'en meurs d'envie à cet instant, j'ai promis. Je ne brises pas mes promesses.» Il eut un sourire en coin, il ne savait que trop bien qu’elle en mourrait d’envie puisqu’elle affichait la même mine qu’il y a quelques jours avant de le gifler avec force. Il appréciait cependant qu’elle se rappelle sa promesse et il hocha la tête sans rien répondre, reconnaissant qu’elle ne la brise pas, il n’aurait pas été capable de poursuivre dans la même pièce qu’elle si elle l’avait fait. La tenir ainsi dans ses bras était bien plus difficile que prévu et la sentir si près le mettait au supplice et pourtant, il se devait de continuer à rester de marbre, comme si son odeur ne l’enivrait déjà pas complètement. « Je te suis ou du moins, je me laisse porter. » Il eut un sourire avant de franchir les cachots, les escaliers et pour finir, après l’avoir averti d’être prudente en cas de mauvaise rencontre, il rencontra l’air frais du soir. Il inspira profondément, l’air s’insinuant en lui de la plus douce des manières. Il aurait pu poser Eden pour qu’elle reprenne le contrôle de son corps, comme il l’avait l’habitude de la laisser faire en entraînements, impitoyable lorsqu’elle montrait ses faiblesses mais il préférait la garder contre lui tandis qu’il avançait vers la forêt interdite, cherchant un coin qu’il savait sécurisé. Un coin que l’on ne verrait pas d’aucune fenêtre du château, où ils pourraient se fondre dans le paysage. Au bout de quelques pas le long de la forêt, il finit par poser Eden sur la souche d’un arbre et il se redressa, attrapant sa baguette à l’intérieur de sa cape de sorcier avant de la retirer. Il s’empressa alors de la passer autour des épaules de la jeune sorcière, ne souhaitant pas qu’elle attrape froid sous l’air frais de l’automne. Il observa un instant les environs, toujours prudent et sur ses gardes lorsqu’il n’était pas dans un lieu qu’il maîtrisait totalement. Il se tourna alors vers Eden, sachant parfaitement qu’elle ne tarderait pas à parler, ils allaient devoir discuter, ils allaient probablement s’engueuler et il anticipa cette conversation. « J’ai envie de te montrer un truc ! » Drôle d’anticipation me direz-vous, c’était tout simplement une tentative de fuite des plus pitoyables, il n’avait pas envie de parler, simplement de profiter d’un instant de calme entre eux, de sa présence parce qu’il en avait été privé trop longtemps à son goût. Alors sans prévenir, sa baguette entre ses doigts, il se transforma. S’il était répertorié par le ministère, Daley n’avait jamais dit à Eden qu’il était un animagus et ce soir, il avait envie de lui en faire la démonstration. Pour quelle raison ? Il n’en savait rien lui-même, il était de toute façon complètement perdu dans ses sentiments et tout ce qu’il pouvait dire ou faire n’avait plus aucun sens pour lui. Sous sa forme de renard polaire, il s’avança vers Eden, la conscience amoindrie par rapport à sa forme humaine, il sauta sur la souche où elle était assise et poussa sa main de son museau, parfaitement conscient qu’elle ne résisterait pas à l’envie de caresser un animal censé être sauvage qui pourtant, ne lui ferait pas le moindre mal. Il leva les yeux vers elle, avant de reculer finalement au bout de quelques minutes et il sauta à terre en recouvrant sa forme humaine. Il se redressa vivement pour aller s’asseoir à nouveau à côté d’elle, appuyé contre un arbre, il laissa son regard courir le long du parc.

« J’ai fait une erreur… » Dit-il finalement pour briser le silence. Il savait ce qu’elle allait aussitôt penser, qu’il regrettait d’être parti comme un voleur et d’avoir agi comme un salop sans cœur et pourtant, il ajouta, prenant toujours soin d’éviter son regard en faisant semblant d’être fasciné par un paysage vu et revu cent fois. « Je n’aurais jamais dû me laisser aller avec toi… » Il regrettait d’avoir cédé à la tentation autant qu’il se détestait pour ne pas l’avoir assumé. Il savait que cela allait la mettre en colère pourtant, il avait l’impression de se mettre à nu en exprimant un remord, il n’en avait pas l’habitude, il ne le disait pas clairement mais il regrettait de l’avoir blessé et cela, il le faisait bien trop rarement.

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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ what doesn't kill you, makes you stronger ❞   Lun 30 Avr - 13:56

J'essayais par tous les moyens de lui tirer les vers du nez, qu'importe la méthode. Pourtant, je n'arrivais toujours pas à mes fins. Je tirais à présent de ses leçons, être coriace et ne pas abandonner face à un autre. Cependant, lorsque l'autre été Daley, s'était tout de suite une autre paire de manches ! Je voyais son visage s'assombrir au fur et à mesure de la conversation, et que je commençais à reprendre mes forces. Oui, je m'étais donné à lui, j'avais voulu profiter du moment, sans promesses, ni rien d'autres que lui. A quoi m'étais-je attendue ? Qu'il se montre tendre envers moi le lendemain matin ? Je savais bien que ce n'était que pure utopie. Pourtant, la déception était bien trop grande pour que je n'y fasses pas attention. Aurais-je dû me jeter dans les bras d'un autre ? Juste en espérant qu'il me fasse oublier Daley ? Ce n'était pas du tout mon genre, d'oublier dans les bras de quelqu'un d'autre. Et comment effacer de tels souvenirs, alors que l'élément principal est constamment dans les parages. C'est simplement, de la naïveté. « Arrêtes de faire ça, de me faire croire que tu t’en fiches ! Je n’ai pas passé mon temps à t’apprendre à te battre et te défendre pour te voir torturée de cette manière par des mangemorts, si pour toi le temps et l’énergie que je t’ai apporté et l’aide que je t’ai fourni font que tu n’es rien pour moi, alors c’est que tu n’as absolument rien compris ! », me répondit-il. Je baissais les yeux, honteuse de mon comportement. Il avait totalement raison, je le savais parfaitement. Pourtant, j'étais aveuglée par mes propres sentiments et je n'arrivais pas à m'en défaire. Je me faisais des nœuds à la tête, simplement parce que j'étais persuadée qu'il ressentait quelque chose de plus, qu'un désir charnel envers moi. C'était la naïve Eden qui s'exprimer en ce moment. Je ne savais pas quoi lui répondre, je ne pouvais pas lui dire qu'il avait tord, qu'il avait agit au contraire des promesses qu'il m'avait faite !« Pardon ... », lâchais-je dans un murmure inaudible. Dans la seconde qui suivit, j'espérais qu'il n'ait pas entendu mes maigres excuses. « J'espère au moins que les élèves qui se réunissent sous votre nez, ne se sont pas fait choper. Histoire que mes actes n'aient pas servit à rien … », soupirais-je, pour donner le change. Ça, je l'espérais vraiment, parce que subir deux doloris pour qu'il y en ai un pour se faire avoir par les Carrow … Merci, mais ce n'est pas une promenade de santé ! Les insultes que j'avais proférer alors que je jouais la comédie, pour faire croire aux jumeaux que Daley était entrain de me torturer, semblait avoir atteint ce dernier, ou du moins l'avoir agacer. « Deux, et tu places la douleur physique en dessous de la douleur psychologique, c’est un choix intéressant ! », dit-il en arquant un sourcils et en me regardant, comme si il étudiait quelque chose en moi. Je pinçais des lèvres et fronçait les sourcils, vexée d'être ainsi reprise et d'être étudier de la sorte. Qu'est-ce qui rendait ce 'choix' intéressant ? Ces paroles n'avaient pas grand sens, à part lorsque l'on les prends au premier degré. Et lui, quel 'choix' faisait-il ? La douleur physique avant la douleur psychologique ? Je haussais les épaules en guise de réponse. N'ayant pas envie de débattre sur mon émotivité, parce que je le savais, il allait retourner la situation de façon à ce que je me livre encore un peu plus.

Alors que je lui fis par de mon envie de le gifler, mais aussi de tenir ma promesse, je le vis sourire en coin. Sourire qu'il garda, jusqu'à ce que nous sortions du château. Sa chaleur m'avait envahi, son odeur aussi, et je me serais bien endormie, juste là dans ses bras. Mais je n'avais pas envie de me retrouver seule, une nouvelle fois, à mon réveil et dans mon dortoir ou je ne sais où. Il se dirigea ensuite vers la forêt interdite, je n'y avais jamais vraiment mis les pieds, ou du moins, pas très longtemps. Encore moins par les temps qui courent. L'air caressait mes joues, me réveillant un peu, je respirais bien mieux que lorsque j'étais coincée dans ces stupides cachots. Il me posa ensuite sur la souche d'un arbre, quelques instants plus tard, il me recouvrait de sa cape. Je le remerciais du regard, silencieusement. Et avant même, que je n'ouvre la bouche, il me devança. « J’ai envie de te montrer un truc ! » , me dit-il. Surprise, je haussais de nouveau les sourcils. Il se transforma alors sous mes yeux. Je le perdis du regard quelques instants, à cause de fait que la foret était sombre. Mais, il le retrouvait, sous forme de renard … polaire ? Un animagus, il était un animagus ? Je me surpris à l'envier pendant quelques instants. Quoi de mieux que pouvoir se transformer en animal et partir en vadrouille, quelques heures, sans que personne ne le saches ou ne vienne nous déranger ? Je souris tendrement, alors que Daley sous sa forme animale, sauta sur la souche et poussa ma main avec son museau. Je levais ma main et caressais le pelage de sa tête. Sa douceur me fit presque oublier, pourquoi j'étais ici.« Tu parles d'un truc ! » , riais-je, alors qu'au bout de quelques minutes, il recouvrait sa forme humaine. Il vint s'assoir à mes côtés, contre un arbre, regardant au loin.

Un silence s'installa, je n'osais pas tellement parler. Comme si sa transformation m'avait ôté la voix. Pourtant, ce fut lui qui brisa tout cela. « J’ai fait une erreur… », commença t-il. « Je n’aurais jamais dû me laisser aller avec toi… », continua t-il avant que je ne dise quoi que ce soit. Ses paroles me blessèrent. Des paroles me vinrent à l'esprit, des insultes aussi, mais je préférais les taire, tout comme la colère qui grondait dans mon cœur. Tellement de sentiments livraient bataille dans ma tête. Le chagrin et la colère, étant les deux plus fort. Je serrais les poings et luttais contre les larmes. Fichu sort ! « Nous voilà bien avancé. », je lui lance amèrement, sans pouvoir me retenir. Pourtant, je savais quel effort, il avait du fournir pour m'avouer cela, mais je ne pouvais pas tout garder pour moi. Sinon, j'allais exploser, et c'était bien pire. Je me lève brusquement, avant de me retenir contre la souche, les jambes en coton. J'inspirais doucement, me redressais et lui fit face après avoir chasser les larmes qui avaient perlées sur mes joues. « Je sais qu'on ne s'est rien promis. Mais c'est tout, on arrêtes là ? Plus d'entrainements, on ne se voit plus à part en cours, et on retrouve notre statut élèves-professeur, point barre ? », je lui demande, raisonnable, même si tout mon esprit me crie que je fais une erreur colossale, et que chaque mot que je prononce est un coup de poignard dans mon coeur.
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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ what doesn't kill you, makes you stronger ❞   Lun 30 Avr - 15:12


Eden & Daley


« Pardon ». Il releva la tête brusquement, incertain d’avoir entendu ces mots sortir de la bouche d’Eden. Depuis qu’il ne prenait plus vraiment la peine de s’excuser de lui demander la permission ou de lui fournir la plus élémentaire des politesses, Eden avait à peu près, par fierté, adopté le même style d’attitude contre lui. Il y était presque habitué, pas d’excuse, pas de regret, à part lorsqu’elle l’avait giflé mais là, c’était lui qui l’avait exigé d’elle. Et pourtant, il était presque certain de l’avoir entendu s’excuser et il apprécia grandement son geste. Elle cessait donc de jouer les enfants têtues et se rangeaient à ses arguments ? Pas pour bien longtemps, il en était convaincu. Il ne dit rien cependant, ne manifestant aucune émotion bien qu’il acceptait ses excuses en silence. « J'espère au moins que les élèves qui se réunissent sous votre nez, ne se sont pas fait choper. Histoire que mes actes n'aient pas servi à rien … » Ne pouvant s’en empêcher, Daley eut un petit rire face à ses paroles et sa piètre tentative de changer de sujet après les excuses qu’elle venait de lui fournir. « Aucune chance, les Carrow ne trouveraient pas un hippogriffe s’il venait danser devant leur nez… et les élèves sont bien trop malins pour se laisser attraper… » Il se rendit compte de ses paroles et dans un sourire, il ajouta. « Enfin, certains plus que d’autres… » Elle s’était faite attrapé à présent et ce n’est qu’après coup qu’il pensa qu’il venait de la comparer à un hippogriffe, mais son idée ressortait quand même clairement, personne n’attraperait ces maudits gamins mais il laissait faire, pour sa part, ce n’était pas son activité préférée, la raison pour laquelle il esquivait ses rondes le plus souvent possible. Ce qu’Eden avait sûrement remarqué puisque c’était la deuxième fois qu’il s’esquivait, la première pour rester avec elle, la seconde fois, il aurait préféré la faire pour tomber directement sur elle dans les couloirs.

Une fois qu’il eut porté Eden dehors, il se contenta de faire en sorte qu’elle puisse se reposer, emmitouflée dans sa cape avant de lui montrer une partie de lui-même ; quelque chose qu’il appréciait particulièrement, être un animagus l’avait beaucoup aidé à sa sortie de Poudlard, cela l’avait parfois libéré, lui avait donné envie de s’évader. La métamorphose était sa matière favorite et s’il savait qu’il n’aurait plus droit aux caresses d’Eden sous sa forme humaine, il en profita pour en quémander sous sa forme animale. « Tu parles d'un truc ! » Il recouvrait sa forme humaine rapidement, même s’il aurait préféré se perdre sous les caresses de la jeune femme une éternité avant d’affronter la conversation qu’il savait inévitable. Pourtant, il l’évita encore, souriant quelques instants à sa remarque. « J’avais ton âge quand j’ai commencé à apprendre à en devenir un… » Il tourna un instant les yeux vers elle, se faisant l’effet d’avoir dix ans de plus sous le coup de ses paroles. Etait-il en train de lui proposer de lui apprendre ? Il ne saurait pas le dire lui-même, si elle le lui demandait, peut-être en serait-il capable, il avait l’impression que tout était bon pour reprendre le contact avec elle tout en pensant qu’il n’avait pas le droit. Il fronça les sourcils en la désigna un instant d’un signe de la tête. « A toi de me dire un truc sur toi que j’ignore. » Confidence pour confidence, encore une fois, il l’exigeait sans en avoir le droit. Il se confiait à elle, s’ouvrant, elle devait faire de même. Leur petit jeu ne durerait certainement pas longtemps, Daley n’était pas prêt à lui révéler toutes les choses qu’elle ne savait pas sur lui mais ce soir, il se sentait d’humeur conciliante, tout pour éviter la conversation que pourtant, il entreprit de commencer de lui-même. Après tout, il savait qu’il n’y couperait pas, autant remettre les choses à leurs places.

« Nous voilà bien avancé. » Elle était amère et savait ce que cela cachait et tenait quand même à ne pas croiser son regard. Il allait répondre lorsqu’il la vit du coin de l’œil se lever et il tourna immédiatement la tête, la voyant chanceler, il eut un geste mais elle se reprit et il ne put s’empêcher une nouvelle fois d’approuver la force dont elle faisait preuve pour lui faire face. Elle fit pourtant un geste qui ne lui échappa pas, elle endigua les larmes qui menaçaient de couler au coin de ses yeux et il détourna une nouvelle fois les yeux. Il n’avait jamais été fan des crises de larmes mais il ne supportait pas de blesser Eden davantage. Pourtant, il ne pouvait rien faire d’autre, elle devait s’éloigner. « Je sais qu'on ne s'est rien promis. Mais c'est tout, on arrête là ? Plus d'entrainements, on ne se voit plus à part en cours, et on retrouve notre statut élèves-professeur, point barre ? » Il tourna les yeux vers elle et se leva enfin pour lui faire face et parce que, ainsi à terre, il avait l’impression qu’elle le dominait et exerçait un pouvoir sur lui, ce qu’il ne souhaitait pas, jamais. « Tu es sûre ? Parce que tu n’agis pas comme quelqu’un qui sait que je ne lui ai rien promis, tu es en colère, tu es blessée, n’essayes même pas de le nier. Non en effet, je ne t’ai rien promis alors qu’est-ce que tu attends de moi ? Qu’on reprenne comme avant, nos entraînements comme si rien ne s’était passé, notre complicité comme si la nuit que nous avons vécu n’avait jamais existé ? Tu es capable de passer au travers ? Faire croire que certes je ne t’ai rien promis, mais que tu penses que je t’ai utilisé, que j’ai pris de toi ce que je voulais et que je suis parti sans me retourner ? » Il n’haussait pas la voix, comme il ne l’avait presque jamais fait, à une exception près mais l’agacement le gagnait. Il n’était pas sûr de lui avoir déjà fait plus long discours et pourtant, il ne s’arrêta pas là, se passant une main nerveusement dans les cheveux, il se détourna et fit quelques pas pour s’éloigner d’elle. « Je n’ai rien à t’apporter, je te l’ai déjà dit, tu as eu ce soir un aperçu de qui je pouvais être, si Alecto m’avait demandé de torturer n’importe quel autre élève, je l’aurais fait, tu sais qui je suis, ce que je peux faire, est-ce que vraiment, tu as encore envie de continuer ? Tout ce que je pourrais faire pour que tu me détestes ne servira donc à rien ? » La dernière phrase, il n’aurait pas dû la prononcer, avouant ainsi qu’il était parti pour envenimer la haine qu’elle pourrait avoir pour lui et pourtant, il ne savait plus quoi faire pour l’éloigner de lui, l’empêcher de transpercer son cœur, de s’immiscer dans sa vie. Et alors une fois fait, que se passera-t-il ? Que seront-ils l’un pour l’autre ? Il n’en savait rien et refusait d’admettre qu’il pouvait éprouver quelque chose pour elle, c’était bien trop compliqué, trop blessant et il ne voulait plus souffrir.


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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ what doesn't kill you, makes you stronger ❞   Mar 1 Mai - 14:23

Après ma maigre tentative d'excuse, je le vis relever la tête vers moi. M'avait-il entendu prononcer ce mot ? J'avais fini par calquer son attitude, à force d'être en sa présence. Il m'était maintenant devenu rare que je m'excuse. Surtout auprès de Daley. Auprès des autres, c'était déjà plus facile. Il ne le faisait pas pour moi, alors pourquoi me forcée à être polie ? Si il avait entendu quoi que ce soit, il n'en montra rien de plus, et je lui en été reconnaissante. Reconnaissante qu'il ne m'enfonce pas plus dans mon honte. C'était devenu maintenant, un sentiment courant lorsque j'étais en sa présence. Quoi que je dise, quoi que je fasse, peu importe ma motivation. Il finissait toujours par dire quelques choses, qui me ferait me sentir complétement stupide. Le pire, c'est qu'il n'avait que rarement tord. C'en était irritant, je passais toujours pour la petite gamine, incapable de prendre quelque décision raisonnable. « Aucune chance, les Carrow ne trouveraient pas un hippogriffe s’il venait danser devant leur nez… et les élèves sont bien trop malins pour se laisser attraper… », déclara t-il, alors que j'exprimais l'espoir qu'aucun des élèves ne se soient fait attraper. J'eus un haussement de sourcils, venait-il de me traiter d'hippogriffe ? Je le fixais, et il rouvrit la bouche. « Enfin, certains plus que d’autres… », ajouta t-il. J'eus un sourire, c'est vrai que sur ce coup-là, je n'avais pas été très maline. Je repris mon sérieux, et plantant à nouveau mon regard dans le sien. « Merci, pour l'intérêt que tu porte à mon intellect. », lui répondis-je, faussement boudeuse. Il semblait que j'ai réussi à retrouver un semblant de bonne humeur. Encore une fois en sa compagnie, pourtant, je savais bien que tout cela ne serait qu'éphémère. Ce mot était peut être celui qui décrivait le mieux notre relation. Heureusement, même à l'extérieur du château, ce moment, ce prolongea un peu. Daley se montrant sous sa forme animale, sous sa forme d'animagus. Je n'avais pas pu m'empêcher de me montrer d'admirative face à cela. J'en avais profiter pour lui prodiguer quelques caresses, oubliant presque qu'il y avait un homme derrière cet animal, si doux.« J’avais ton âge quand j’ai commencé à apprendre à en devenir un… » , me répondit-il, après avoir repris sa forme humaine. A cette phrase, j'eus l'impression de redevenir encore une gamine. Mais cela ne m'empêcha pas de me demander si il voudrait bien m'apprendre à devenir un animagus. Ce doute était légitime, car déjà qu'il avait été difficile de le 'convaincre' à reprendre les entrainements, alors je ne savais pas vraiment quelle réaction si je formulais cette demande.« Tu voudrais bien m'apprendre ? » , murmurais-je. La question avait franchi mes lèvres sans que je m'en rende vraiment compte. La pensée avait dépasser le stade de la réflexion. « A toi de me dire un truc sur toi que j’ignore. » , me demanda t-il en fronçant les sourcils, me désignant d'un signe de tête. Que ne savait-il pas sur moi ? Il savait presque tout déjà, tout, à part le statut de mon sang. Si je lui disais un truc pareil, comment allait-il réagir ? Cette crainte m'envahit lentement, me glaçant les entrailles. J'essayais de réfléchir à autre chose qu'il ne savait pas sur moi. Je pourrais lui parler de ma famille, mes cousins en les faisant passer pour mes frères. Mais le mensonge et moi, cela faisait trois, comme la comédie. Et puis, cela n'était pas vraiment intéressant face à ce qu'il venait de me montrer. « Je ne devrais pas être à Poudlard. », commençais-je calmement, regardant mes mains avec concentration, n'osant pas affronter le regard de Daley. « Je veux dire. Je ne suis pas une sang-pur, seule mes parents adoptifs le sont. Moi, je suis une née-moldue. », avouais-je. Voilà, mon sort était scellé, et il reposait maintenant dans les mains de Daley.

Puis, la discussion se fit moins agréable. Plus amère. J'essayais de me faire raisonnable, mais mes sentiments parlaient toujours pour moi, m'enfonçant encore plus dans ce que je voulais et non pas ce qui serait le mieux pour moi. Il se leva me faisant face à son tour. « Tu es sûre ? Parce que tu n’agis pas comme quelqu’un qui sait que je ne lui ai rien promis, tu es en colère, tu es blessée, n’essayes même pas de le nier. Non en effet, je ne t’ai rien promis alors qu’est-ce que tu attends de moi ? Qu’on reprenne comme avant, nos entraînements comme si rien ne s’était passé, notre complicité comme si la nuit que nous avons vécu n’avait jamais existé ? Tu es capable de passer au travers ? Faire croire que certes je ne t’ai rien promis, mais que tu penses que je t’ai utilisé, que j’ai pris de toi ce que je voulais et que je suis parti sans me retourner ? », m'accusa t-il. Ses paroles, me chauffèrent les joues. Je ne sais si c'est la colère, la blessure ou la honte, qui me rongeait les entrailles. J'avais provoquer cette discussion, il fallait que je l'assume, tout comme mes actes. « Excuse-moi de ne pas être une de ces nombreuses femmes sans sentiments, qui ne pense qu'au sexe et dont on se débarrasse facilement ! Bien sûr, que je te mentirais si je te disais que je n'étais pas blessée ou en colère. Non, bien sûr que non, je ne peux pas l'oublier, c'est ça le problème. Dés que je te vois en classe, dans un couloir ou dans la grande salle, je n'arrêtes pas d'y repenser. Même lorsque j'essaie de trouver le sommeil, ça revient dans ma tête ! », lui répondis-je. J'essayais de trouver un calme, être impassible, mais, mes poings serrés démentent mon attitude. Alors que je croyais qu'il m'avait dit tout ce qu'il avait à dire, il me tourna le dos, faisant quelques pas loin de moi. Je fixais ses omoplates, attendant de nouvelles paroles acérées de sa part. « Je n’ai rien à t’apporter, je te l’ai déjà dit, tu as eu ce soir un aperçu de qui je pouvais être, si Alecto m’avait demandé de torturer n’importe quel autre élève, je l’aurais fait, tu sais qui je suis, ce que je peux faire, est-ce que vraiment, tu as encore envie de continuer ? Tout ce que je pourrais faire pour que tu me détestes ne servira donc à rien ? », me demanda t-il. Je me figeais face à sa dernière phrase. Avais-je bien entendu ? Je passais à mon tour, la main dans mes cheveux.  « Oui, je le sais. », admis-je, penaude. « Je crois tu que tu as la réponse. Je sais à quel point, c'est pas raisonnable, mais je n'y arrive pas.  », soufflais-je en baissant les yeux. Je ne savais pas si la sincérité était la bonne solution, mais qu'importe.
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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ what doesn't kill you, makes you stronger ❞   Mar 1 Mai - 19:04


Eden & Daley


Daley ne rata pas évidemment le sourire qu’Eden eut suite à ses paroles et la voir ainsi sourire lui fit du bien, même si évidemment, il ne montra aucun changement dans son attitude. « Merci, pour l'intérêt que tu porte à mon intellect. » Il eut à son tour un sourire, il savait qu’elle allait relever et étrangement pour une fois, ils ne semblaient pas réellement sérieux, comme une plaisanterie entre eux, cela faisait du bien de retrouver cette complicité qu’ils avaient un peu perdu ces derniers temps. Il arqua un sourcil, amusé. « Tu ne crois quand même pas que je vais t’applaudir pour être allé te jeter dans les bras des Carrow ? » Mais cette fois, à la différence de la dernière fois qu’il l’avait sermonné, son ton était amusé et non réprobateur, il se délectait de pouvoir s’amuser un peu avec elle, de rire de quelque chose de sérieux quand la situation ne semblait pas réellement s’y prêter. Mais qu’importe après tout, il n’allait pas passer les heures suivantes à lui rappeler que ce qu’elle avait fait était stupide, qu’elle n’aurait pas dû, il lui avait suffisamment rabâché, elle devait l’avoir compris. A présent, ils profitaient de l’air frais qui s’insinuait de partout mais surtout, lui faisait le plus grand bien, à lui comme à elle. « Tu voudrais bien m'apprendre ? » Il tourna la tête vers elle, réfléchissant un instant à sa question. Le voulait-elle ? Continuer de prendre des cours avec lui pour commencer des choses hautement plus difficiles que le simple fait de se défendre ou d’attaquer. Personne ne lui avait appris à devenir un animagus, il l’avait fait seul et il savait que si quelqu’un avait été là, il aurait réussi beaucoup plus tôt à se transformer. Il serait parvenu à en devenir un bien avant, peut-être même aurait-il pu plus facilement échapper à certaines choses lorsqu’il était sous cette forme. C’était étrange, elle ne le questionnait pas sur les effets d’être sous forme animale, elle souhaitait simplement l’apprendre. Évidemment, s’il acceptait, il devait lui enseigner tout cela, passer plus de temps avec elle, lui consacrer encore de l’énergie et en avait-il la force. S’il acceptait. Il se rendit compte qu’il s’était perdu dans ses pensées et croisa alors le regard d’Eden rapidement, comme pour se remettre les idées en place. Tout refus lui fut impossible lorsqu’il vit ses yeux, les seuls mots qu’il put prononcer à cet instant furent simplement. « Si tu le souhaites, je t’apprendrais. » Il se détestait déjà pour compliquer une nouvelle fois les choses entre eux mais une autre issue n’était même pas envisageable, il avait trop besoin de sa présence et s’en rendre compte lui était difficile. Il lui demanda alors de lui dévoiler quelque chose qu’il ignorait sur elle. Toutes les hypothèses, tout ce qu’il avait pu imaginer sur elle n’auraient pas pu le préparer à ce qu’elle lui avoua. « Je ne devrais pas être à Poudlard. » Il fronça les sourcils aussitôt, tournant la tête vers elle pour constater qu’elle observait ses mains et prenait soin d’éviter son regard. Il avait peur de comprendre ce qu’elle lui disait. « Je veux dire. Je ne suis pas une sang-pur, seule mes parents adoptifs le sont. Moi, je suis une née-moldue. » Pour la première fois depuis longtemps, il en resta abasourdi. Il se redressa vivement, comme une marionnette qui venait de s’éveiller sous les ordres de son maître, il cligna des yeux à plusieurs reprises, incertain, c’était comme si le temps s’était arrêté tout autour de lui. Il se sentait pris dans un étau, comme à chaque fois qu’il était partagé entre devoir et sentiments, ce qui ne lui était pas arrivé depuis la naissance de sa fille. « Tu as été adoptée ? Tu es une … tu n’es pas une … » C’était probablement la première fois que Daley bégayait en présence d’Eden et il se détestait pour le faire. Mais l’information, ce qu’elle venait de lui dire était énorme, comme une bombe qui aurait explosé devant ses yeux et dont il ne pourrait jamais en contrôler les effets. Pourtant, il se reprit, secouant la tête avec vigueur, il tenta de remettre de l’ordre dans ses idées. Il ouvrit la bouche, la referma ensuite pour la rouvrir, tout de suite l’air beaucoup plus dur. « Mais pourquoi me le dire ? As-tu perdue l’esprit ou as-tu oublié qui je suis ? Qu’est-ce que tu veux que je fasse avec une telle information ? Non, tu ne devrais pas être à Poudlard, qu’est-ce que tu fais ici alors ? As-tu pensé à ce qui arriverait si quelqu’un venait à l’apprendre ? » Il en était encore complètement retourné, lui le savait à présent, il aurait dû, s’il avait été le mangemort qu’il prétendait être, courir au bureau de Rogue pour l’informer de sa supercherie et pourtant, il restait devant elle, devant l’une des seules qui aujourd’hui, venait de lui accorder sa pleine confiance, à tel point qu’elle lui remettait sa vie entre ses mains et cette révélation fit l’effet d’un électrochoc à Daley. Il n’était pas habitué à cela, il n’y était même pas préparé, il observait la jeune femme comme si elle était sortie tout droit d’un autre monde, d’une autre époque. Si bien que la suite de la conversation échappa à son contrôle, il lui avoua ce qu’il avait sur le cœur et ce qu’il pensait d’elle, sachant très bien qu’elle allait rebondir, réagir. Il savait aussi qu’il disait parfaitement vrai, elle ne pouvait ainsi le nier. « Excuse-moi de ne pas être une de ces nombreuses femmes sans sentiments, qui ne pense qu'au sexe et dont on se débarrasse facilement ! Bien sûr, que je te mentirais si je te disais que je n'étais pas blessée ou en colère. Non, bien sûr que non, je ne peux pas l'oublier, c'est ça le problème. Dés que je te vois en classe, dans un couloir ou dans la grande salle, je n'arrêtes pas d'y repenser. Même lorsque j'essaie de trouver le sommeil, ça revient dans ma tête ! »

Il déglutit péniblement, encore sous le choc, sous le choc qu’elle se dévoile à lui comme personne ne l’avait fait, qu’elle accepte ce dont il l’accusait, qu’elle avoue repenser sans cesse à ce qui s’était passé, tout comme lui ne cessait d’y revenir sans cesse, à chaque fois qu’il la voyait et qu’il avait envie de la toucher. « Oui, je le sais… Je crois tu que tu as la réponse. Je sais à quel point, c'est pas raisonnable, mais je n'y arrive pas. » Il s’était tourné, son regard était trop difficile à supporter, bien trop dur, il allait craquer et il ne le devait pas, il devait se reprendre et s’enfuir. Voilà, s’enfuir semblait la meilleure option. « Tu n’es pas la seule… » Avoua-t-il finalement, la voix légèrement plus basse mais il savait qu’elle l’entendrait. Lui non plus n’arrivait pas à passer outre, à s’éloigner d’elle, à l’ignorer, la détester. « Je n’ai jamais pensé à toi comme à une femme avec qui l’on couche pour se débarrasser ensuite, je n’avais pas prévu de partir mais qu’est-ce que j’aurais dû faire ? » Il fit volte-face, il savait qu’il allait très probablement trop en dire mais il était trop tard de toute manière, il était bien trop accroc à elle, il ne pouvait plus ignorer ce qu’il ressentait, cela lui faisait trop mal. « Eden, quoiqu’il se passe entre nous, cela ne pourra aboutir à rien, c’est la guerre, je suis dans le camp des méchants et tu mens sur tes vraies origines, tout nous oppose, où cela va nous mener ? Tu mérites bien mieux comme première histoire, je me suis perdu dans cette guerre et personne ne peut plus rien pour moi mais toi, tu peux continuer ta vie, tu peux vivre, grandir, continuer à mentir pour sauver ta vie… Il ne ressortira rien de bon d’un « nous », quand bien nous le voudrions, je ne tiens pas à être celui qui te fera souffrir… » Il se détourna aussitôt, son regard perdu dans le lac, il en avait bien trop dit, il avait dit tenir à elle, il avait avoué vouloir quelque chose avec elle, il avait même laissé sous-entendre qu’il se savait foutu et perdu dans cette guerre qui le rendait mauvais. Il ne restait plus qu’à lui avouer qu’il se détestait en mangemort et qu’il avait une fille et ce serait terminé. Mais tout cela, il ne le pouvait pas. Il était énervé contre lui-même à présent, totalement perdu dans des sentiments qu’il n’avait que trop peu connu finalement. « Je ne suis qu’un mangemort. » Il se résumait à cela et il en avait parfaitement raison, il n’était rien de plus qu’un sous-fifre aux ordres d’un homme qui pouvait à présent détruire Eden s’il en avait envie. Il sentit la colère le gagner et sans vraiment prendre conscience de ses actes, il se retourna et donna un coup de poing dans l’arbre le plus proche. Evidemment, l’arbre ne bougea pas d’un pouce mais il s’entailla la peau, sans pour autant manifester une seconde sa douleur. Il s’éloigna de quelques pas, conscient d’avoir de nouveau perdu le contrôle en sa présence. Elle le rendait complètement fou et le pire, c’est que non seulement il n’y pouvait rien mais il n’y même pas sûr de vouloir y changer quoi que ce soit. Parce que ce qu’il ressentait, c’était comme lorsqu’il était avec sa fille, il était apaisé, capable de tout et même du pire. Mais il s’y refusait et son corps tremblait d’indignation tout en se contrôlant pour qu’il puisse en récupérer la maîtrise.



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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ what doesn't kill you, makes you stronger ❞   Mar 1 Mai - 21:43

Un moment léger, avant la tempête. Je lui fis une remarque sur sa phrase concernant le fait que je ne sois pas très maline. Le sourire qui apparut sur son visage, ne m'échappa pas, et me fit beaucoup de bien. Un peu comme lorsque l'on navigue sur une mer d'huile après avoir affronter les vagues infernales. Sauf que des moments comme celui là, on le savoure, ayant trop peur qu'il ne se termine. « Tu ne crois quand même pas que je vais t’applaudir pour être allé te jeter dans les bras des Carrow ? », s'amusa t-il. J'eus une moue innoncente, avant de lui adresser un large sourire. « Pourquoi pas. Après tout, je suis … comment tu as dit ? Pas téméraire pour un sous ? Au moins, ça change ! », dis-je à mon tour, en faisant référence à son discours avec Alecto Carrow. Si quelqu'un était entré, il aurait pu croire que nous étions sous substances ou que quelqu'un nous avait jeter un sort. En effet, le décor et la scène, ne se prêtaient pas tellement à la plaisanterie. C'était un peu décaler. Je ne fus pas mécontente de sortir de ces cachots. Je n'avais jamais apprécier d'y être enfermé en cours de potion, ce n'était pas maintenant que j'allais commencé à m'y plaire, no way. Alors qu'il me faisait la démonstration sa métamorphose en animagus, je n'avais pu me contenir. Voudrait-il bien m'apprendre encore quelque chose ? Je savais bien que ce n'était pas facile, ce genre de chose, mais le voir ainsi, renforça mon admiration et mon envie de faire de même. Je savais bien que je n'arriverais jamais à l'égaler au niveau de la magie, ni même des métamorphoses, mais je voulais quand même essayer de lui arriver à la cheville. Ce serait une véritable fierté de pouvoir être un animagus à mon tour et ainsi lui prouver que ce qu'il m'apprends, n'est pas du vent qui souffle à mes oreilles avant de s'éclipser. « Si tu le souhaites, je t’apprendrais. » , me répondit-il. Et cette réponse me réchauffa de l'intérieur. Peut être parce que c'était encore un répit, encore une chance de pouvoir avoir le droit à sa présence, encore un peu. Je lui souris, contente. Je hochais ensuite la tête pour lui confirmer que, oui, je voulais qu'il m'apprenne à être un animagus. Puis, ce fut à mon tour de faire des confidences. Supplémentaires, parce qu'il savait presque tout de moi. Confiante, je m'étais livrée sur le statut de mon sang et sur ma famille. Il ne devait surement pas s'attendre à un aveu pareil. Il s'attendait sans doute à ce que je lui révèle quelque chose de stupide ou ne faisant pas le poids face à ce qu'il m'avait montrer. Je le sus rien qu'à sa tête, se redressant et en clignant des yeux plusieurs fois, comme si il n'y croyait pas. J'avais de suite, baissais la tête, regardant de nouveau, mes mains.

« Tu as été adoptée ? Tu es une … tu n’es pas une … » , s'exclama t-il. Le bégaiement, je n'étais pas tellement habituée, surtout venant de quelqu'un qui garde toujours son sang-froid, enfin presque toujours. Pour le coup, cette simple mais dangereuse révélation, l'avait totalement retourné, il n'avait même pas besoin de me le confirmer, je le savais. « Mais pourquoi me le dire ? As-tu perdue l’esprit ou as-tu oublié qui je suis ? Qu’est-ce que tu veux que je fasse avec une telle information ? Non, tu ne devrais pas être à Poudlard, qu’est-ce que tu fais ici alors ? As-tu pensé à ce qui arriverait si quelqu’un venait à l’apprendre ? », s'exclama t-il. Je savais qu'il avait totalement raison, mais je lui faisais confiance et même si il faisait son devoir de mangemort, je ne sais même pas si je lui en voudrait tellement, je me sens perdue dans cette guerre où l'ont peut perdre tout le monde et n'importe qui, à tout instant. « Tu m'a demandé un truc que tu ne sais pas sur moi. La seule chose que tu ignores et qui fasse le poids face à ta métamorphose, c'est ça. Tu voulais quoi que je te dise la dernière fois où je suis allée à Pré-au-lard ? », m'énervais-je. Je me raclais la gorge et inspirais, m'incitant au calme. « Je n'ai pas oublié, je … je te fais confiance, c'est tout. Je suis encore à Poudlard, parce que je ne veux pas m'arrêter de vivre pour un mec qui se prends pour dieu. Je veux continuer à apprendre, et à être parmi des gens, quels qu'ils soient ! », me justifiais-je. Ce n'était pas un discours raisonné, je le savais, mais quoi qu'il en dise, il ne me ferait pas quitter cette école. Personne ne me la ferait quitter, pour rien au monde. Je passais de nouveau, une main dans mes cheveux. J'étais gênée par la façon dont il me fixait, comme si j'étais une extra terrestre, tout juste sortie de son vaisseau.

Je me laissais aller à de nouvelles confidences, lorsqu'il me demanda ce que j'attendais de lui, pourquoi j'étais si blessée et en colère face à ses réactions alors que nous ne nous étions rien promis. Il se détourna de moi, face à ses révélations. Et je me mordis la lèvre de peur d'être allée trop loin, une nouvelle fois. « Tu n’es pas la seule… », murmura t-il. Alors lui aussi, cette nuit le hantait ? « Je n’ai jamais pensé à toi comme à une femme avec qui l’on couche pour se débarrasser ensuite, je n’avais pas prévu de partir mais qu’est-ce que j’aurais dû faire ? », m'interrogea t-il, en faisant volte-face. Je restais muette face à ses interrogations. Je ne savais même ce qu'il aurait dû faire, je ne savais même quelle était la bonne réaction. Je savais pas comment agir face à notre situation actuelle. « Eden, quoiqu’il se passe entre nous, cela ne pourra aboutir à rien, c’est la guerre, je suis dans le camp des méchants et tu mens sur tes vraies origines, tout nous oppose, où cela va nous mener ? Tu mérites bien mieux comme première histoire, je me suis perdu dans cette guerre et personne ne peut plus rien pour moi mais toi, tu peux continuer ta vie, tu peux vivre, grandir, continuer à mentir pour sauver ta vie… Il ne ressortira rien de bon d’un « nous », quand bien nous le voudrions, je ne tiens pas à être celui qui te fera souffrir… » , déclara t-il. J'étais abasourdie, je ne croyais pas ce que j'entendais de sa part. Je voulais des explications, me voici servie sur un plateau d'argent. Je déglutis, la gorge sèche tout à coup. A rien, voilà où cela allait nous mener. Nous étions dans une impasse colossale. « C'est trop tard, Daley. Même si j'étais raisonnable et que j'essayais de me passer de toi, qu'est ce qui adviendrait ? Moi, ou toi attendrions de savoir si l'un de nous n'est plus de ce monde ? Malheureusement, pour nous deux, j'ai … j'ai des sentiments pour toi, que je n'arrive pas effacer de mon cœur. Quoi qu'il se passe maintenant, à nos dépends, un de nous deux souffrira. », répliquais-je doucement. Je le fixais, lui, qui regardait le lac d'un regard vague. « Je ne suis qu’un mangemort. » , dit-il avant d'abattre son poing sur un arbre. Je sursautais, et vis qu'il avait de nouveau perdu le contrôle en ma présence. Il s'éloigna de quelques pas, et je vins vers lui, pour lui saisir le visage entre mes deux mains. Je plongeais ensuite mon regard dans le sien. « Écoute-moi attentivement, tu n'est pas qu'un mangemort, tu est un homme. Tu est Daley, professeur de défense contre les forces du mal, ancien élève de Poudlard. Tu a le droit à une vie tranquille comme tout le monde, et je suis persuadée, et je te l'ai déjà dit : tu n'est pas celui que tu dis être sinon tu ne m'aurais pas aidé face à la soeur Carrow, contre le groupe de Serpentard et tant d'autres choses encore. » , lui dis-je en chuchottant.
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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ what doesn't kill you, makes you stronger ❞   Mer 2 Mai - 11:29


Eden & Daley


Ce moment aurait dû durer plus longtemps, un moment léger, sans accroche, sans sérieux, un moment qu’eux seuls pouvaient connaître. Eden était la seule à pouvoir le faire sourire alors qu’ils étaient dans le cachot lugubre de l’école et qu’elle était censée être évanouie, inconsciente sous sa torture. Ce qui se serait passé s’il avait s’agit de n’importe quel autre élève et c’est bien de là que résidait tout le problème. « Pourquoi pas. Après tout, je suis … comment tu as dit ? Pas téméraire pour un sous ? Au moins, ça change ! » Il réfléchit un instant à quel moment il avait bien pu prononcer ces mots avant de se rendre compte que c’était devant Alecto. Il fronça légèrement les sourcils, ma moue innocente d’Eden ne l’aidant pas à se concentrer. Elle n’était pas censée avoir tout entendu, elle était à moitié assommée par les effets du sortilège, il avait espéré qu’elle ne comprenne pas tout et qu’elle passe au travers, ou qu’elle comprenne qu’il avait dit cela uniquement pour faire fuir la sœur Carrow et la convaincre qu’Eden n’était pas celle qui ouvrait la voie pour les autres élèves en vadrouille. Il soupira légèrement, ignorant si la remarque l’avait blessé ou si elle cherchait juste à lui clouer le bec ou encore si elle attendait des explications. Parfois, le cerveau féminin restait avant tout une énigme pour lui, il n’était pas sûr de toujours pouvoir en déchiffrer les rouages complexes. « J’ai dit ça uniquement pour convaincre Alecto, tu sais bien que je n’en pensais pas un mot. » Vu la façon dégradante dont il l’avait décrite, il valait mieux pour eux en réalité, il ne pensait pas qu’elle était ainsi, même si leur première rencontre aurait pu prouver le contraire, il ne voyait de toute façon plus comme ça et il souhaitait quand même qu’elle le sache. Il ignorait s’il était dans son état normal ce soir, il avait l’impression de perdre toute crédibilité, de se mettre à nu comme il ne l’avait jamais fait et ces détails l’effrayaient. Tout comme lorsqu’il lui montra une autre part de lui, celle dont il était le plus fier après sa petite fille. Il lui apprendrait, évidemment puisqu’elle le lui avait demandé. Ce qu’il pouvait devenir faible, il avait l’impression d’être en face de Liadan et de céder à son caprice pour un hot-dog, était-ce ainsi que cela allait se passer à présent avec elle aussi ? Il allait accéder à toutes ses requêtes sans broncher, pour le simple plaisir de voir son sourire illuminer son visage et le bonheur s’y peindre, comme s’il était capable de lui en apporter réellement ? Douce utopie qui ne durerait certainement pas longtemps. Parce la suite de ses révélations, il ne pouvait même pas s’y attendre et son air profondément choqué en attestait. Comment osait-elle lui faire part d’une chose aussi énorme ? D’un secret qui pouvait briser sa vie en quelques instants ? Avait-elle une telle confiance en lui et en ce qu’il était ou s’agissait-il là d’un nouveau test pour lui renvoyer ensuite qu’il n’était pas qu’un mangemort sanguinaire comme les Carrow ? Peu importe, il ne songeait pas à la dénoncer, l’idée ne lui effleura l’esprit que pour le mettre face à cette révélation et ses conséquences.

« Tu m'a demandé un truc que tu ne sais pas sur moi. La seule chose que tu ignores et qui fasse le poids face à ta métamorphose, c'est ça. Tu voulais quoi que je te dise la dernière fois où je suis allée à Pré-au-lard ? » Il secoua la tête, incrédule, il ne savait pas tout d’elle quand même ? N’y avait-il pas autre chose qu’elle aurait pu lui dire ? « Je sais déjà la dernière fois que tu es allée… » Il s’interrompit, non, cette part de la conversation était stupide, pourquoi le relevait-il ? « Tu ne mesures pas son importance, je ne risque pas ma vie en tant qu’animagus, tu risques la tienne en tant que née-moldue, nos secrets ne se valent pas du tout… » Il en restait ahuri, non, ils étaient bien loin de se valoir, il était recensé, il ne risquait absolument rien, la plupart des mangemorts n’ignoraient pas sa faculté et s’en servaient, l’ennemi en revanche n’en avait pas conscience mais il avait du mal à imaginer Eden en faire part à l’Ordre. Tout comme elle semblait incapable de le voir comme un mangemort sans cœur. « Je n'ai pas oublié, je … je te fais confiance, c'est tout. Je suis encore à Poudlard, parce que je ne veux pas m'arrêter de vivre pour un mec qui se prends pour dieu. Je veux continuer à apprendre, et à être parmi des gens, quels qu'ils soient ! » Il fronça les sourcils, il n’était pas en colère, simplement incapable de la comprendre. « Tu me fais confiance ? » Il répétait ces mots, comme s’il ne les avait jamais entendu, et c’était vrai, personne ne lui avait jamais fait confiance à cause de la marque qu’il portait au bras. Seul un mangemort lui inspirait confiance, le reste n’était que méfiance, apparence, il devait sans cesse se cacher et se battre pour survivre. Qu’Eden lui fasse confiance était un mystère pour lui, il n’avait jamais rien fait pour la mériter, se montrant certes parfois sympathique et l’aidant dans ses entraînements mais la plupart du temps odieux, infect, sévère et même cruel. Il finit par baisser légèrement la tête avant de perdre de nouveau son regard dans l’horizon. « Je ne sais pas si tu es complètement folle ou incroyablement courageuse… » Il hésitait et pensait qu’il s’agissait certainement d’un peu des deux.

La conversation prit alors une tournure qu’il ne s’imaginait pas, qu’il n’aurait pas eu envie de s’imaginer parce que discuter à cœur ouvert, ce n’était pas son truc, il ne savait pas le faire, handicapé des sentiments, depuis la mort de sa petite amie à l’époque, il ne savait pas dire ce qu’il ressentait et pourtant, il semblait y parvenir. Les mots que prononça Eden le touchèrent de plein fouet et en plein cœur. Des sentiments pour lui ? Il la regarda dans les yeux, incapable d’y croire seulement une seule seconde. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien lui trouver ? Il déglutit, la gorge serrée pour s’empêcher de trop en dire mais sa révélation le touchait et il eut un léger sourire en entendant ses mots, mais pas moqueur ou amusé, simplement heureux et sincèrement atteint par leur poids. « Quoi qu'il se passe maintenant, à nos dépends, un de nous deux souffrira. » Elle avait raison bien sûr, mais alors pourquoi chercher à en souffrir davantage. « Eden, je … » Il fronça les sourcils, en réalité, il ne savait même pas quoi dire. Hors de question qu’elle lui cloue le bec de cette façon, il avait encore une tonne d’arguments derrière lui et pourtant, il n’en prononçait pas un seul, trop désireux de la croire, de la serrer dans ses bras. « … On ne peut pas… » Il avait la gorge serrée et ces mots, il ne les pensait pas, il déglutit une nouvelle fois, comme pour les faire passer mais il savait qu’il était sur le point de craquer et qu’il était pitoyable à essayer de les convaincre que tout cela était impossible.

La colère le torturait et l’arbre qui passait par là en eut pour son compte mais finalement, c’est sa main à présent qui souffrait de la collision. Quelle idée de cogner quelque chose d’aussi dur, il serrait les dents mais ne s’en préoccupa pas pour l’instant, Eden l’avait suivi et se planta devant lui, prenant son visage à deux mains, il fut obligé de la regarder dans les yeux. « Écoute-moi attentivement, tu n'es pas qu'un mangemort, tu es un homme. Tu es Daley, professeur de défense contre les forces du mal, ancien élève de Poudlard. Tu as le droit à une vie tranquille comme tout le monde, et je suis persuadée, et je te l'ai déjà dit : tu n'es pas celui que tu dis être sinon tu ne m'aurais pas aidé face à la soeur Carrow, contre le groupe de Serpentard et tant d'autres choses encore. » Elle chuchotait mais c’était pire que si elle avait hurlé ces mots. La dernière fois qu’elle lui avait dit cela, tout s’était terminé par une gifle et un pétage de plomb. Mais il avait déjà perdu le contrôle et maintenant contraint de regarder la jeune femme dans les yeux, il se sentait prêt à flancher, à lui donner tout ce qu’elle pourrait désirer à cet instant et pourtant, il avait encore des tas de raisons de ne pas le faire. « Tu ne comprends pas… c’est uniquement toi… » Il ferma les yeux un instant, lui aussi chuchotait à présent, posant alors son front contre le sien, il sortait ses dernières cartes, sans pour autant avoir envie qu’elle s’en aille. « Je n’ai rien ressenti depuis que j’ai dix-huit ans, je ne sais plus ce qu’est avoir une relation, je tue, je torture tous les jours et je n’en éprouve aucun remord… » Les mots lui faisaient mal à prononcer tant il souhaiterait qu’elle reste mais elle ne le pouvait tout simplement pas, il lui fallait la protéger. « Si je ne suis pas celui que je prétends être, je le suis tout de même, trop souvent pour que cela fasse la différence, nous deux… » Il s’humecta les lèvres dans un geste nerveux, il n’avait toujours pas ouvert les yeux et le fit au bout de quelques minutes et fit l’erreur de croiser à nouveau son regard. « Tu me fais ressentir des choses qui sont dangereuses, pour toi comme pour moi, vivre parmi les mangemorts, ce n’est pas une vie tranquille.. » Il ne put résister plus longtemps, il ferma les yeux et chercha les lèvres tentatrices de la jeune femme, contredisant tout ce qu’il venait pourtant de lui affirmer. Impossible, incompatible, différence, prétendre, tuer, torturer, remord, et pourtant, il l’embrassait à présent à en perdre haleine, comme si elle restait sa seule bouée dans ce monde. Au bout de longues secondes, il se détacha d’elle, du moins ses lèvres pour se rendre compte qu’il l’avait attrapé par la taille pour pivoter sur lui-même et la plaquer doucement contre l’arbre sur lequel il s’était déchaîné. Et il ne s’en était même pas rendu compte. « Ça ne marchera jamais… » Il persistait à signait mais il en était tellement persuadé et s’effrayait pourtant à voir de cette situation. Il n’avait rien à lui apporter, rien pour la satisfaire et pourtant, il déposa un baiser au coin de ses lèvres avant de s’écarter légèrement à nouveau.



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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ what doesn't kill you, makes you stronger ❞   Jeu 3 Mai - 21:29

Je continuais de le taquiner sur ses paroles précédentes. Celles qu'il avait prononcé face à Alecto Carrow. Il fronça les sourcils, apparemment je n'étais pas censée avoir tout entendu. Et pourtant, j'avais entendu … pas encore tout assimilé ou compris, mais j'avais entendu tout de même. « J’ai dit ça uniquement pour convaincre Alecto, tu sais bien que je n’en pensais pas un mot. », me dit-il en soupirant. J'eus un sourire. J'aurais pu lui dire que non, je ne savais pas qu'il pensait ce qu'il avait dit à la mangemort. Mais cela l'aurait mis encore plus en rogne, et je ne préférais pas interrompre ce sublime et savoureux moment, où rien n'était plus léger que cette conversation entre moi et Daley. « Si j'avais cru tout ce que tu as dit, et malgré ma promesse, je t'en aurais coller une. », rétorquais-je, moqueuse. En effet, si on se référencé au portrait peu flatteur qu'il avait fait de moi, et au fait qu'il m'avait faite passer pour plus inoffensive encore qu'un insecte, je n'aurais pas eu de mal à briser ladite promesse pour le gifler et lui faire regretter ses paroles. Peu importe, qu'il se fâche par la suite. De confidences, en confidences à l'extérieur de Poudlard, et dans la forêt interdite, j'avais été amenée à lui révéler qui j'étais réellement. J'essayais de me justifier face à sa réaction, mais il ne tarda pas à me contrer en secouant la tête. « Je sais déjà la dernière fois que tu es allée… », commença t-il avant de s'interrompre. Je haussais les sourcils, surprise. De quoi ? Et moi, qui avait jeté cette réplique juste pour donner du contenu à ce que je disais. Il se reprit, et continua son discours. « Tu ne mesures pas son importance, je ne risque pas ma vie en tant qu’animagus, tu risques la tienne en tant que née-moldue, nos secrets ne se valent pas du tout… » . Je soupirais face à sa réplique, de toutes façons le mal était fait, à présent, je ne pouvais pas revenir en arrière. Je n'avais pas oublié qu'il était un mangemort, cette idée restait présente vingt-quatre heures sur vingt-quatre dans ma tête, et je ne pouvais pas m'empêcher d'avoir confiance en lui. Ce n'était pas raisonnable, je le savais fortement, surtout depuis que tout le monde doit se méfier de tout le monde. Il semblait que la petite Eden naïve ai refait surface le temps de quelques paroles. Une personne extérieure m'aurait trouvé inconsciente, tout comme le pensait Daley apparemment.« Tu me fais confiance ? », dit-il en reprenant mes paroles, comme si il ne les avaient pas bien entendues. J'avais l'impression qu'il était abasourdi, étonné face à mes paroles. N'avait-il dont jamais entendu quelqu'un lui dire cela ? Pas même sa famille, ou ses plus proches amis à l'époque de Poudlard ? « Aussi improbable que cela puisse paraître, je te fais confiance. », soufflais-je alors qu'il baisse un peu la tête pour observer une nouvelle fois l'horizon et les paysages alentours. « Je ne sais pas si tu es complètement folle ou incroyablement courageuse… » , m'avoua t-il. Je fronçais à mon tour, les sourcils, ne sachant pas comment prendre cette réplique. Pourtant, je ne savais pas non plus comment me considérer, même si la plupart des personnes de cette école, me considérerait comme une folle, de confier un tel secret à un mangemort ou même de lui faire confiance, jusqu'à remettre sa vie entre les mains de ce dernier. Il était sûr que moi, je ne me considère pas comme une fille courageuse, ou bien nous n'avons pas la même définition. Pour moi, le courage se définit par des actes, comme les hommes et les femmes qui font parti de l'Ordre du Phoenix, ou les élèves qui prennent le risque chaque soir, de se rassembler sous le nez des mangemorts qui peuplent l'école à présent. Non, je ne faisais pas parti de cette catégorie. « Je pense que complètement folle est plus approprié, dans mon cas. », je finis par lui dire doucement.

Et nous voilà, à présent entrain de déballer nos sentiments. Non, pas que ce soit un exercice difficile en soit, du moins pour moi. Parce qu'entendre Daley parlé de sentiments, cela fait tout de même une drôle d'impression. Un peu comme une éclipse, ce n'est pas tout les quatre matins qu'on y a le droit. Et quand bien même, je lui avouais avoir des sentiments pour lui, il considéra en plantant son regard dans le mien. Ne semblant pas croire à mes paroles. Je lui rendis son regard, et vis qu'un sourire se dessinait sur ses lèvres. Pas un sourire arrogant, comme il m'en servait souvent alors qu'il me faisait des remontrances ou lorsqu'il voulait me pousser dans mes retranchements. Non, un vrai sourire. Du moins, je crois. « Eden, je … » , dit-il en fronçant les sourcils. J'attendais la suite, continuant de le regarder dans les yeux. Arrivais-je vraiment à lui clouer le bec avec mes paroles sincères ? Même lorsqu'il recommença à parler, ce ne fut guère plus élaboré. « … On ne peut pas… », finit-il. Je soupirais, baissant les yeux sur mes pieds. J'étais agacée, de sans cesse entende ces mots sortir de sa bouche, alors que ses actes ensuite, démentaient le tout ! « Tu l'a déjà dit. », murmurais-je, sans rien ajouter de plus. Jusqu'à ce qu'il perde le contrôle de son humeur, encore une fois, comme la semaine dernière. Sauf que cette fois, je n'avais pas eu peur de sa colère, trop énervée par ses propos sur sa personne, le forçant à me regarder, je lui déballais un discours, dont je ne me serais jamais crue capable. « Tu ne comprends pas… c’est uniquement toi… », commença t-il, fermant les yeux, et collant son front contre le mien. Moi quoi ? Qu'est ce que je ne comprenais pas ? Bien que ces questions, me brûlaient les lèvres, je me faisais silencieuse, attendant la suite. « Je n’ai rien ressenti depuis que j’ai dix-huit ans, je ne sais plus ce qu’est avoir une relation, je tue, je torture tous les jours et je n’en éprouve aucun remord… », continua t-il. Je ne savais pas comment réagir, m'enfuir en prenant mes jambes à mon cou ou continuer de le rassurer. N'importe quelle personne aurait été effrayée par de tels propos, et je devais avouer que je ne faisais pas la fière non plus. Mais j'avais parcouru tellement de chemin à ses côtés, que je n'arrivais pas à instaurer cette image ignoble de tueur dans ma tête. Même si je le savais, que j'étais consciente de ses activités. « Si je ne suis pas celui que je prétends être, je le suis tout de même, trop souvent pour que cela fasse la différence, nous deux… Tu me fais ressentir des choses qui sont dangereuses, pour toi comme pour moi, vivre parmi les mangemorts, ce n’est pas une vie tranquille.. » , continua t-il. Ses paroles firent l'effet d'une bombe, il ressentait vraiment quelques choses à mon égard ? Dés que le mot 'sentiments' était apparus, j'avais -presque- abstraction du reste. Je savais que si je devais me lancer dans une relation avec lui, cela n'allait pas être facile, du tout ! Mais avant que je ne réagisse ou ne rétorque quoi que ce soit, il s'empara de mes lèvres. Quelques secondes plus tard, je me retrouvais contre le tronc de l'arbre victime de sa colère, le bras de Daley encerclant ma taille. Il m'embrassait ardemment, et je ne mis guère de temps à lui rendre son baiser avec fièvre, m'accrochant à ses épaules. Pourtant, comme d'habitude, il mit fin au baiser. « Ça ne marchera jamais… », s'entêta t-il, avant de déposer un nouveau -et court- baiser aux coins de mes lèvres. Je serrais ma prise sur ses épaules, comme si ma maigre force aller l'empêcher de faire quoi que ce soit. « Si tu est tellement persuadé que nous deux, ça ne marchera pas, pourquoi est-ce que tu ne cesses pas de m'embrasser et me donner tellement d'espoir ? », je lui réponds, arquant un sourcils.
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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ what doesn't kill you, makes you stronger ❞   Ven 4 Mai - 17:34


Eden & Daley


« Si j'avais cru tout ce que tu as dit, et malgré ma promesse, je t'en aurais collé une. » Il plongea son regard dans le sien, intense, moins rieur que quelques secondes auparavant, il voulait qu’elle retienne la leçon, ce qu’elle n’avait visiblement fait qu’à moitié. « Tu aurais essayé ! » Asséna-t-il, sans émotion. La première fois, la jeune femme l’avait totalement pris au dépourvu, elle l’avait surpris au-delà du possible en le giflant mais ce qu’elle ignorait sans doute, c’était que Daley possédait de très bons réflexes et qu’éviter les coups, il avait appris à le faire depuis son plus jeune âge, quand il parvenait à les anticiper. Il savait à présent qu’elle en était capable et malgré la promesse qu’elle avait faite, il ne doutait pas qu’elle serait un jour capable de le gifler à nouveau, il savait se montrer très contrariant lorsqu’il l’avait décidé. Mais quand bien même elle tenterait ce petit coup de folie, il ne la laisserait pas faire et pour sûr que cette fois, il saurait arrêter sa main avant qu’elle ne commette l’impensable et dans le cas présent, l’irréparable. De toute façon, la conversation était stérile, il n’avait pas pensé un mot de ce qu’il avait pu dire et venait de le lui avouer, il n’allait pas en plus le lui répéter.

La conversation prenait peu à peu une tournure qui ne lui disait rien, entendre de sa bouche qu’elle n’était pas celle qu’elle disait être lui avait causé un sacré choc. Peut-être aussi parce que, au-delà du fait qu’il ne s’y attendait pas, qu’il n’ait rien remarqué le perturbait. Lui qui pensait être un parfait analyste qui voyait et comprenait les moindres détails du cerveau humain, elle l’avait berné aussi bien que n’importe qui dans cette école et son mensonge prenait tout son sens à ses yeux. Elle avait raison évidemment de cacher la vérité mais il admirait la façon dont elle l’avait fait quand mentir était, comme elle l’avait dit, pas franchement sa nature première. « Aussi improbable que cela puisse paraître, je te fais confiance. » Les mots passaient en lui comme de l’eau, comme s’il n’en connaissait pas la saveur et qu’il devait laisser filer pour ne pas s’y attarder. Elle lui faisait confiance, il la regarda, comme si elle était soudain devenue folle ou du moins, il la fixait avec son habituelle intensité. « Pourquoi ? » était décidément la seule question qui lui passait par la tête. Elle venait de le désarçonner par de simples mots et réduire à néant toutes ses tentatives pour la faire passer pour une folle de lui avoir confié son secret. Non, cela avait du sens à présent pour lui, elle lui avait dit parce qu’elle savait qu’il n’irait pas en parler, qu’il conserverait son secret et l’emporterait avec lui aussi loin qu’il le pourrait. La confiance était dangereuse, un prix que l’on remettait à quelqu’un d’autre, un cadeau que l’on offrait et ce geste était presque aussi significatif pour lui que la nuit qu’ils avaient passé. En réalité, elle lui avait déjà prouvé sa confiance en lui donnant son corps, était-elle en train de lui donner autre chose ? « Je pense que complètement folle est plus approprié, dans mon cas. » Il releva la tête, prenant tout juste conscience qu’il avait baissé le regard, perdu dans ses pensées. Elle répondait à sa question et il se rendit compte que de toute façon, elle n’allait pas se traiter elle-même de courageuse. Il fouilla son regard avant de répondre, tout aussi posément qu’elle. « Je pense que c’est un mélange incroyable des deux… » Après tout, il n’y avait pas de folie sans courage ni de courage sans folie, il fallait un peu des deux pour avoir la force d’affirmer ses convictions, se battre pour ce qu’on voulait obtenir. Il hocha légèrement la tête, pour confirmer ses propres propos, considérant ainsi Eden comme une fille incroyablement courage et particulièrement folle.

Parler sentiments, avoir une véritable conversation sur ce que l’on ressent et ce que l’on veut, ce n’était pas son truc, il détestait cela mais les révélations d’Eden le mettaient au supplice. Elle avait raison, le mal était fait à présent, c’était avant qu’il aurait fallu qu’il réagisse, qu’il aurait dû l’éloigner, il n’aurait pas dû accepter ces cours, il aurait dû l’envoyer balader. Ce n’était pas maintenant que ces sentiments s’insinuaient en lui comme en elle qu’il devait faire machine arrière, c’était stupide et inutilement douloureux. Mais qu’en sera-t-il une fois qu’ils seront complètement accroc l’un à l’autre ? La chute sera encore plus brutale et fatale. « Tu l'a déjà dit. » Il fronça les sourcils, sûrement une bonne dizaine de fois, mais pas autant que le nombre de fois où il avait pu le dire dans sa tête. Il hocha légèrement la tête. « Je sais, parce que j’aimerai t’en convaincre. » Mais tout contredisait ses paroles et il en était conscient. En effet, sinon il ne l’aurait jamais plaqué contre cet arbre pour l’embrasser avec passion. Sinon il arrêterait de la toucher quand il lui disait qu’ils ne pourraient jamais avoir une vraie relation, il arrêterait simplement de la voir comme une femme pour qui il avait des sentiments s’il pouvait s’arracher le cœur et le mettre en miettes. « Si tu es tellement persuadé que nous deux, ça ne marchera pas, pourquoi est-ce que tu ne cesses pas de m'embrasser et me donner tellement d'espoir ? » Elle aussi avait compris que tout ce qu’il disait était du vent par rapport à ses actions et il eut un sourire. Il sentit la prise qu’elle avait sur ses épaules se resserrer et il planta son regard dans le sien, elle avait déjà fait cela avec sa chemise quelques jours plus tôt. La douce utopie que cela pourrait peut-être le retenir et elle avait tellement raison parce qu’il ne bougeait pas d’un pouce, se contentant de la regarder, de chercher une réponse. « Parce que je sais que tu finiras par me voir tel que je suis et que tu finiras par partir. Je n’ai pas le droit de te retenir alors je profite de la dernière fois où je pourrais t’embrasser. » Il eut un léger sourire en coin, il n’avait jamais rien dit de plus stupide ou guimauve et il s’en moquait lui-même puisqu’il partit dans un léger rire. « En fait, je cherche encore pourquoi est-ce que c’est toi qui continue de t’accrocher à moi quand tu sais tout ce dont je suis capable. » Il poussa un soupire, tout sourire ayant disparu de son visage à cet instant, il frotta tendrement son nez contre le sien, tellement proche de ses lèvres. « Eden, si j’étais toi, je partirais avant que je puisse te faire souffrir parce qu’il y a un moment où je ne pourrais plus te laisser partir comme tu le souhaites. »

Il planta son regard dans le sien, sa manière possessive et un peu primaire à lui de lui signifier que si elle s’engageait, pas question de partir tout de suite. Il relâcha l’étreinte autour de sa taille et recula de quelques pas, s’attendant presque à la voir partir. Pour lui, la passion qui les allumait quand ils s’embrassaient l’avait peut-être empêché de s’enfuir, surtout qu’il pouvait avoir une sacrée poigne quand il le voulait. Il ne voulait pas l’en empêcher, quand il mourrait d’envie de le faire et il se contenta de la regarder. Une relation avec Eden, était-il devenu complètement fou ? Etait-ce véritablement ce qu’il était en train de lui proposer si elle décidait de rester ? Il avait probablement perdu l’esprit mais la jeune femme l’empêchait d’avoir un raisonnement, il semblerait que sa fille n’était plus la seule à pouvoir le faire agir comme un idiot.

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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ what doesn't kill you, makes you stronger ❞   Sam 5 Mai - 21:24

Je continuais à savourer ce moment décalé. Pourtant, je ne pus m'empêcher de faire référence à la promesse que je lui avais faite. Appuyant sur le fait, que si il poussait le bouchon un peu trop loin – comme maurice le poisson –, il aurait certainement affaire à une de mes mains sur sa joue. Encore une fois. Je vis son sourire disparaître, ainsi que l'éclat joueur qui été présent dans ces yeux, quelques instant auparavant. « Tu aurais essayé ! », rétorque t-il, pas du tout sur le même ton, qu'il y a quelques instants. Je soupire, mi-figue, mi-raisin. Je ne souhaites pas envenimé les choses, déjà qu'elles sont assez tendues entre nous deux. J'étais bien consciente du fait, qu'à présent, il était sans doute capable d'anticiper mes réactions. Je n'étais pas sûre à cent pour cent d'atteindre ma cible, car la première fois, j'avais bien vu le sentiment de surprise se peindre sur son visage. Et puis d'ailleurs, pour le moment, je n'avais pas du tout envie de déclencher une nouvelle fois, la tornade qu'était Daley en colère. Je restais alors silencieuse, levant mes yeux au ciel pour bien, lui montrer que moi, je blaguais sur cette promesse – quoi que – . Peu à peu, nous dérivions sur le fait que je lui faisais confiance. Concept qui lui était apparemment très peu connu. Cela ne m'étonna pas beaucoup, car oui, quand on vivait dans un monde de mangemort, de torture et de trahisons, je comprenais bien que ce n'était pas tous les jours, qu'une personne vous balance un secret qui pourrait lui coûter la vie et surtout de son plein-gré. Moi, qui est en général une piètre menteuse, je me demandais comment j'avais fait pour tenir aussi longtemps. Peut être que malgré tout, je me sens chez moi à Poudlard ou bien que je crois moi-même à mon mensonge, car mes parents adoptifs, ils étaient quand même ma famille ! Tout cela était un bien grand mystère pour moi, mais je ne réfléchissais pas plus sur cela. Oui, j'avais bien trop de peur de ne plus pouvoir mentir à nouveau face aux Carrow, par exemple. Il continua de me fixer comme si je venais de transplaner devant lui, son intensité commençait à me désarçonner peu à peu. « Pourquoi ? » , me demanda t-il. Je savais bien, qu'il finirait par me la poser, bien que j'espérais qu'il la zappe dans un coin de son cerveau pour que j'ai plus de temps pour préparer ma réponse.  « C'est difficile à expliquer. Je sais pas, c'est toi. Je le sens au fond de moi. A force de passer tant de temps avec toi, même si tu as toujours été loin d'être gentil avec moi … Je sais, que tu n'iras pas de dénoncer. », tentais-je de lui expliquer. Je ne savais pas si mes maigres réponses, pourraient l'éclairer, mais je n'arrivais pas à mettre de mots plus explicites sur ce que je ressentais et sur ce qui m'amenait à lui faire confiance. Autrement dit pas tellement d'argument recevables, ou même logique. Mais lorsque j'étais auprès de Daley, je ne réfléchissais jamais correctement. Il avait même su définir mon comportement : fou. Ou du moins, lui disait que j'étais entre le courage et la folie. Ah ! Moi, courageuse ? Si cela avait été le cas, je serais surement dans la maison Gryffondor à cette heure, peut être même que j'aurais rejoint l'ordre du Phoenix ! En tout cas, il était hors de question que je flattes mon égo. « Je pense que c’est un mélange incroyable des deux… », dit-il en relevant la tête. J'eus un sourire.  «Si tu le dit, c'est que ce doit être vrai ! », répliquais-je légèrement taquine, de nouveau.

Tous les non-dits entre nous semblaient être sur le point d'être déballer. En effet, le déballage de sentiments semblait au programme, à ma plus grande surprise. Mais, c'était loin de me déplaire, bien qu'il semblait vouloir à tout prix m'éloigner de lui. Alors que je lui faisais remarquer qu'il m'avait déjà dit un nombre incalculable de fois, qu'il n'avait rien à m'apporter, il fronça les sourcils.« Je sais, parce que j’aimerai t’en convaincre. », déclara t-il. Il était difficile de me convaincre de quoi que ce soit alors que son corps contre le mien et son bras autour de ma taille, me plaquent contre un arbre de la forêt interdit au même instant. Je ne pus m'empêcher de lui faire la réflexion et il eut sourire. Sûrement parce qu'il venait de comprendre que son discours n'avait pas d'effet sur moi, ou du moins ses actes et ses gestes démentaient ses paroles. Je resserrais alors ma prise sur ses épaules, mais je ne crois pas que cela soit bien nécessaire, ou du moins, il ne bougea pas d'un iota, pour le moment. « Parce que je sais que tu finiras par me voir tel que je suis et que tu finiras par partir. Je n’ai pas le droit de te retenir alors je profite de la dernière fois où je pourrais t’embrasser. » , me répondit-il. Je m'empêchais de sourire, c'était bien la première fois que l'on me faisait une telle déclaration. Je ne savais pas comment il réagirait si il me voyait sourire à cet instant, mais je devinais que ce n'était pas quelques choses qu'il disait tout les jours et à tout le monde. Mais il finit par sourire à son tour, comme si il se moquait de lui et je ne pus m'empêcher de laisser le sourire qui me démangeait les lèvres passer le temps d'une seconde sur mon visage.

« En fait, je cherche encore pourquoi est-ce que c’est toi qui continue de t’accrocher à moi quand tu sais tout ce dont je suis capable. », soupira t-il. Et alors qu'il frottait son nez contre le mien, plus un seul sourire sur ses lèvres, il finit par essayer de me laisser un choix. « Eden, si j’étais toi, je partirais avant que je puisse te faire souffrir parce qu’il y a un moment où je ne pourrais plus te laisser partir comme tu le souhaites. », me dit-il avant de défaire ses mains de ma taille, planter son regard dans le mien et reculer de quelques pas. Désarçonnée, je ne l'avais même pas retenu. Je restais contre le tronc de cet arbre pendant quelques secondes, histoire de me remettre les idées en place. Je passais une main dans mes cheveux avant de me détacher dudit arbre, les yeux fixant le sol. L'idée de partir et de fuir comme me le disait ma raison, me traversa un court instant. Pourtant, mes sentiments pour lui, continuaient de me guider. « Je … je suis consciente de ce que tu es, ce que tu fait, avec qui tu es. Mais … mais je ne peux pas défaire, ce que je ressens pour toi. », balbutiais-je. « J'ai essayé si fort, de t'oublier, tourner la page, me dire que tu n'étais pas celui qu'il me fallait parce que tu est dangereux. », continuais-je en avançant d'un pas vers lui. « Mais je n'y arrive pas. Je ne peux pas me défaire de ça, à chaque fois tout me ramène à toi. », je finis de m'avancer vers lui, prenant son poignet entre mes doigts. Et pour appuyer mes paroles, je guidais cette dernière jusqu'à ma poitrine, l'y posant, là où mon cœur bats. « Je t'ai dit que je ne voulais pas m'arrêter de vivre. Aimer fait partie de la vie, et ça je veux le faire avec toi. Parce que mon cœur bats pour toi. », je lui murmure, parce que si je parle plus fort, ma voix serait étranglé. Je ne m'étais jamais mise à nue face à quelqu'un, et j'espérais que la nuit cacherait la rougeur de mes joues en ce moment même. Puis, lâchant sa main, je déposais un baiser sur ses lèvres emprisonnant sa nuque au passage.
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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ what doesn't kill you, makes you stronger ❞   Dim 6 Mai - 15:16


Eden & Daley


« C'est difficile à expliquer. Je sais pas, c'est toi. Je le sens au fond de moi. A force de passer tant de temps avec toi, même si tu as toujours été loin d'être gentil avec moi … Je sais, que tu n'iras pas de dénoncer. » Il hésita un instant à lui demander plus, elle semblait ne parler à cet instant que de l’aveu qu’elle venait de lui faire quand il aurait voulu savoir pourquoi, en règle générale, il parvenait à lui inspirer confiance. Aucun sens, cela n’avait aucun sens et sa réponse l’embrouillait encore plus. Il en restait franchement perplexe, particulièrement sur le choix de ses mots. « Loin d’être gentil avec toi ? Bon sang Eden, je t’ai critiqué, bousculé, poussé à bout, je t’ai envoyé baladé, je n’ai jamais eu une parole gentille ou apaisante, je suis même sûr qu’en poussant un peu, j’étais parfois à la limite de te faire pleurer, et toi, tu sens que tu peux me faire confiance ? » Il n’y comprenait plus rien. Durant les entraînements, il avait été d’une dureté sans limite, la poussant toujours plus loin, la forçant à dépasser ses limites, l’épuisant parfois. Il y avait mis un entrain sans limite et pourtant, elle lui faisait confiance et disait presque l’apprécier. C’était à n’y rien comprendre. Évidemment, il parlait de mots et Daley agissait plus qu’il ne parlait et il oubliait certainement les fois où il l’avait soigné lorsqu’elle se blessait et toutes ses fois où il avait pu être fier d’elle sans pourtant le lui dire, ses actions comptaient plus que ses paroles, comme ça avait toujours été le cas chez lui mais quand même, c’était vraiment pour lui une énigme et pour une fois, il ne faisait pas de l’interrogatoire pour la pousser à dire des choses qu’elle ne souhaitait pas, il le faisait par pure curiosité, ce qui ne lui ressemblait pas franchement. Son comportement n’était pas logique, comme sa décision de rester à Poudlard en dépit de ses origines quand tous les nés-moldus avaient fui le château. Mais elle avait un avantage, des parents sorciers, ou du moins des parents adoptifs qui devaient la couvrir. L’amour parental, quelque chose qu’il avait caressé du doigt sans jamais pourtant y prétendre. «Si tu le dit, c'est que ce doit être vrai ! » Il eut un sourire en coin, amusé, bien sûr que s’il le disait c’était vrai, pour quoi le prenait-elle ? Il afficha un air satisfait qu’elle le confirme au lieu de le contrer comme il avait l’habitude qu’elle le fasse sans cesse. La situation et leur relation étaient en train de lui échapper totalement, il ne savait plus ce qu’il faisait.

Et cette constatation l’amena bien vite à faire des confidences qu’il n’aurait jamais dû faire. Il ne loupa pas le sourire de la jeune femme à sa pseudo-déclaration mais n’en fit pas état, il se doutait bien que c’était exactement ce qu’elle attendait de lui et il pouvait bien lui offrir cette petite victoire, parce qu’elle savait qu’elle n’aurait certainement pas mieux. Il s’approcha, l’embrassa et aussitôt, reprit ses distances, la priant de s’en aller avant qu’il ne soit capable de la trahir, de la faire souffrir et qu’ils se haïssent tous les deux pour ses actions. Mais elle ne partit pas, elle resta là, devant lui, et se remit à parler. « Je … je suis consciente de ce que tu es, ce que tu fait, avec qui tu es. Mais … mais je ne peux pas défaire, ce que je ressens pour toi. J'ai essayé si fort, de t'oublier, tourner la page, me dire que tu n'étais pas celui qu'il me fallait parce que tu est dangereux. » Dangereux, bon sang, oui il l’était, elle avança et il dut faire un effort monumental pour ne pas reculer, lui qui n’avait jamais cédé devant personne à part son père. Il n’allait pas reculer devant elle, même s’il mourait d’envie de l’éloigner. « Mais je n'y arrive pas. Je ne peux pas me défaire de ça, à chaque fois tout me ramène à toi. » Il sentit sa main dans la sienne et il l’observa tandis qu’elle la posait sur sa poitrine, laissant son cœur battre sous ses doigts. Incertain, il leva les yeux vers elle, cligna une unique fois avant de plonger son regard dans le sien, parfaitement fasciné par son geste. « Je t'ai dit que je ne voulais pas m'arrêter de vivre. Aimer fait partie de la vie, et ça je veux le faire avec toi. Parce que mon cœur bats pour toi. » Les mots le frappèrent de plein fouet, manquant de lui couper le souffle comme si elle les avait hurlé plutôt que de les murmurer. C’était donc de cela qu’ils parlaient ? D’amour ? Il ne savait même plus ce qu’était l’amour, en dehors de l’amour qu’il portait à sa fille, ce qui n’était pas la même chose. Eden n’était pas sa chair et son sang, elle était une élève, bien plus jeune que lui, qui menaçait de briser toutes ses défenses. Il n’était même plus capable de l’attaquer, lorsqu’elle lâcha sa main, il laissa en suspens un instant avant de la laisser retomber contre son propre corps. Il ne savait pas quoi dire, quoi répondre, ce qu’il était censé faire. Il déglutit péniblement, incertain, il n’avait jamais été confronté à ce genre de situation. « Eden, tu rends les choses beaucoup plus compliquées. » Il était touché par ses mots mais simplement incapable de le montrer. Il la regardait dans les yeux sans pouvoir se détacher d’elle, restant proche de son corps sans pour autant le toucher. Il avança sa main et dans un geste, il passa une mèche de cheveux derrière son oreille, s’attardant, effleurant son cou puis plaçant sa main dans sa nuque. « Nous sommes tellement différents, je ne devrais pas éprouver quelque chose… » Il ne le dirait pas, lui-même n’était pas aussi sûr de ses sentiments pour Eden que lui semblait l’être pour lui. Différents, ils l’étaient en tous points, ils n’avaient rien en commun, comment pouvaient-ils tant s’attacher l’un à l’autre ? Qu’est-ce qui ne tournait pas rond dans sa tête ? Une fois encore, Eden semblait tellement sûre d’elle et la première fois qu’elle l’avait fait, il l’avait laissé tomber, serait-il prêt à ne pas fuir à la moindre occasion ? Ne l’avait-il pas prévenu qu’il n’était pas fiable, ne connaissait-elle rien de son comportement irritable et lunatique ? Comment pouvait-elle envisager tout cela ? Et lui ? Qu’est-ce qui lui permettait cela ? Il voulait vivre, comme elle, mais n’avait pas le droit de le faire à ses dépens. Leur relation, dans son entier, était vouée à l’échec, il en était plus que persuadé et pourtant, il raffermit sa prise sur sa nuque et l’attira à lui pour l’embrasser comme elle l’avait fait quelques instants plus tôt. Sauf qu’il y allait plus franchement, cherchant son contact, encore une fois. Il détacha ses lèvres et dans un murmure, exprima la seule chose qui lui passait par la tête. « Tu me rends complètement fou, tu m’empêches de raisonner. » Ce n’était pas dit avec beaucoup de grâce, c’était l’accuser de quelque chose dont elle n’était pas capable mais il ne savait pas se déclarer autrement que comme cela.


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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ what doesn't kill you, makes you stronger ❞   Lun 7 Mai - 21:26

Mes explications se faisaient confuses, c'était bien clair dans ma tête. Mais les exposées comme cela, ça l'était beaucoup moins, tout à coup. Je n'étais pas à même de me justifier sur le pourquoi, il m'inspirait confiance. « Loin d’être gentil avec toi ? Bon sang Eden, je t’ai critiqué, bousculé, poussé à bout, je t’ai envoyé baladé, je n’ai jamais eu une parole gentille ou apaisante, je suis même sûr qu’en poussant un peu, j’étais parfois à la limite de te faire pleurer, et toi, tu sens que tu peux me faire confiance ? » , s'écria t-il. Il avait raison, mais je n'arrivais pas à mettre les mots justes sur ce qui se passait dans ma tête. Les mots qui parviendrais à répondre à ses questions. Je baissais le regard, je savais bien que le terme 'loin d'être gentil' avait été mal choisi. Il avait été simplement horrible avec moi. Mais, j'avais fini par prendre toutes ses paroles infâmes pour des défis, pour me dépasser un peu plus. En y réfléchissant, il m'avait même aidé à forger ma personnalité, m'affirmer alors que je ne souhaitais qu'une chose : me fondre dans les murs de Poudlard. Je ne dis pas qu'à présent, je cherches à ce que l'on me remarque, que je me mets dans le pétrin à chaque occasion – en dehors du pétrin comprenant Daley dans l'équation –, mais maintenant, je ne me laissais plus faire lorsque l'on s'en prends à moi. Bien que la menace de Daley, ai fait le tour des Serpentards lors de mon altercation avec ces derniers. Je soupirais, passant une main dans mes cheveux, et relevant le regard vers lui. « Oui, je te fais confiance, parce que malgré ton comportement, tes paroles blessantes, tu m'a aider à devenir, ce que je suis maintenant. Je ne suis plus la petite fille que j'étais lors de notre premier entrainement. Je n'ai plus peur de sortir dans les couloirs et de croiser un groupes de Serpentard. Tu m'as rendue plus forte, et plus résistante à tous que les gens peuvent bien m'infliger. Tu vois, contrairement à ce que tu penses, tu m'a beaucoup apporté. » , déclarais-je, avec aplomb. Je voulais qu'il saches que ce qu'il m'avait offert en entrant dans ma vie. Et peu importe, ce qu'il disait, il avait bien plus à apporter qu'un autre dans Poudlard. Puis, nous dérivâmes sur le fait de savoir si j'étais folle ou bien si j'étais courageuse. Un débat un peu saugrenue, mais qui me fit sourire et je le laissais gagner la partie, quoi que techniquement, il n'avait rien à gagner. Mais, il était vrai que je ne cessais de le contrer depuis un petit moment à présent. Je vis son air satisfait. Tout allait bien dans le meilleur des mondes – ou pas –. Car oui, nous nous confions l'un à l'autre, mais ce n'était pas le genre de révélation auxquelles je m'attendais de la part de Daley. Il y a quelques jours, je n'aurais jamais oser parler d'amour devant lui, de peur qu'il ne m'échappe ou même qu'il se mette dans une colère monumentale.

Je le vis m'observer silencieusement alors que je m'emparais de sa main pour la placée à l'endroit de mon cœur. Ses yeux dans les miens, son bras ballant alors que je venais de le lâcher avant de déposer un léger baiser sur ses lèvres. Mais, j'avais l'impression d'entendre les rouages de son esprit à mon oreille. J'étais presque persuadée que malgré les paroles qu'il m'avait adressée, il cherchait encore à me repousser loin de lui, et de ce qu'il pourrait bien me faire. J'avais l'impression de l'avoir désarçonné, avec mes paroles, comme si je l'avais transporter dans un autre univers, étranger au sien. « Eden, tu rends les choses beaucoup plus compliquées. » , me dit-il, sans me lâcher du regard, son corps prés du mien, sans l'être vraiment. Je m'attendais à ce qu'il me reproche mes paroles, et ce baiser, mais sa main replaça une de mes mèches, descendant dans mon cou et capturant ma nuque. « Nous sommes tellement différents, je ne devrais pas éprouver quelque chose… » , déclara t-il. Je failli lui rétorquer que les contraires s'attirent, mais je serais tomber dans la pire niaiserie au possible. De plus, ce n'était qu'un pitoyable argument, et une maigre réplique. Je savais que n'importe quelle personne censée se serait éloignée au plus vite d'un mangemort tel que lui. Je savais aussi, qu'il était capable de me blesser rien qu'en parlant mais, je n'arrivais pas à lâcher prise. A le laisser partir. Et alors, que je ne cessais de m'interroger sur mon obstination face à notre relation, il m'attira à lui, pour un baiser. Plus sûr de lui, que je ne l'avais été en l'embrassant. Comme d'habitude, mais je ne tardais pas à répondre à son baiser, agrippant à deux mains sa nuque pour le coller à moi. J'étais toujours aussi électrisée lorsqu'il m'embrassait, je ne savais pas pourquoi. Mais je devais bien admettre, que je ne m'en lasse pas du tout. Mais alors vraiment pas une seule seconde. « Tu me rends complètement fou, tu m’empêches de raisonner. » , me murmura t-il, en se détachant de moi. Il avait tout de même un soupçon d'accusation, dans la voix, mais je n'y prêtais guère attention. J'eus de nouveau un sourire que je tentais de masquer. « M'accuserais-tu de te faire un quelconque effet ? En tout cas, je pense prendre ça pour un compliment. » , chuchottais-je à son oreille, avant de déposer deux ou trois baisers dans son cou, et de revenir ensuite plonger mon regard dans le sien.
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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ what doesn't kill you, makes you stronger ❞   Mer 9 Mai - 18:49


Eden & Daley


« Oui, je te fais confiance, parce que malgré ton comportement, tes paroles blessantes, tu m'a aider à devenir, ce que je suis maintenant. Je ne suis plus la petite fille que j'étais lors de notre premier entrainement. Je n'ai plus peur de sortir dans les couloirs et de croiser un groupes de Serpentard. Tu m'as rendue plus forte, et plus résistante à tous que les gens peuvent bien m'infliger. Tu vois, contrairement à ce que tu penses, tu m'a beaucoup apporté. » Daley cligna des yeux en plongeant son regard dans celui d’Eden. Il laissa le sien dériver légèrement pour observer Eden de haut en bas, comme s’il la voyait pour la toute première fois et il eut un léger sourire en coin, comme pour la remercier de ses paroles. Il n’était pas sûr qu’elles étaient justes mais il avait envie d’y croire en tout cas, il avait envie de la laisser continuer à parler pour simplement l’entendre dire qu’il était capable de faire de belles choses, de servir encore à quelqu’un d’autre qu’à sa fille. Il leva les yeux vers elle, continuant de l’observer encore en silence durant quelques instants avant de répondre, plus doucement, la voix presque basse. « Non, tu n’es plus la petite fille que tu étais. » Il en disait beaucoup sans trop en dire. Il lui avouait que ses raisons valaient peut-être la route, même s’il était incapable de l’avouer ou de la remercier pour ses paroles et en même temps, il reconnaissait qu’elle avait changé, dans le bon sens du terme évidemment, à ses yeux, elle était devenue désirable, même si cela pouvait aussi être un défaut quand il songeait à tous les problèmes que cela pouvait apporter.

Des problèmes comme ceux qu’elle amenait avec elle en déclarant éprouver de l’amour pour lui, chose à laquelle il ne s’attendait pas. On était loin du caprice de l’adolescente naïve attirée par le danger, Eden était certes plus forte, il savait pourtant qu’elle n’irait pas délibérément mettre sa vie en danger pour un simple caprice, une petite amourette, un fantasme. La découverte qu’il avait fait sur elle avant qu’ils ne passent la nuit ensemble, le fait qu’elle n’était pas sujette aux aventures puisqu’elle n’en avait jamais eu avant lui et qu’à présent, elle lui avouait quelque chose qui pourrait lui couter la vie, rien de tout cela ne ressemblait à un fantasme, à un délire d’un esprit adolescent. Elle était sincère et il en était touché, bien plus qu’il n’aurait dû de par sa position et son désir de toujours paraître si sûr de lui. Mais il n’était pas convaincant, jamais lorsqu’il s’adressait à elle et qu’il agissait. Le pourquoi il était à cet instant aussi tendre qu’un agneau et il se détestait pour cela. C’est pourquoi il frémit en la sentant répondre à son baiser avec ardeur, comme si elle l’acceptait pleinement pour ce qu’il était.« M'accuserais-tu de te faire un quelconque effet ? En tout cas, je pense prendre ça pour un compliment. » Il esquissa un sourire resplendissant, elle avait parfaitement raison de le prendre pour un compliment, même s’il n’était pas sûre que la situation soit aussi idyllique de son côté. En tout cas, les petits baisers qu'elle déposa dans son cou eurent leur petit effet puisqu'il resta silencieux quelques secondes, profitant de la sensation qu'elle lui procurait. « Je pourrais t’accuser de bien des choses… » Il sourit à nouveau en frôlant ses lèvres des siennes. Il déposa un dernier baiser avant de se redresser légèrement et de regarder autour d’eux. « On ferait mieux de rentrer, il se fait tard et les Carrow vont s’en donner à cœur joie. » Il baissa de nouveau les yeux vers elle et fit un petit signe de la tête pour l’inciter à le suivre tandis qu’il reprenait le chemin inverse qui les mènerait au château. « Je te raccompagne à ton dortoir. » Un peu obligé, il ne dormirait pas sur ses deux oreilles s’il ne la voyait pas pénétrer dans sa salle commune. Tandis qu’ils marchaient l’un à côté de l’autre, Daley observa un certain silence cependant, ne se tenant ni trop près, ni trop loin d’elle, si bien que leurs bras se frôlaient de temps à autre. Lui vêtu simplement de sa chemise puisqu’elle portait toujours sa cape.



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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ what doesn't kill you, makes you stronger ❞   Mer 9 Mai - 21:04

Je m'arrêtais après mon discours. J'avais tout dit d'une traite de peur que les mots ne m'échappe encore. Ou que je n'arrive pas lui faire comprendre le fond de ma pensée. Et pourtant, je suis heureuse d'y parvenir aisément, comme si l'assurance qu'il montre en toutes circonstances m'avait été insufflée. Je voulais lui faire comprendre à quel point il était important pour moi, et à quel point il avait participé à ma transformation. Il n'y avait même pas participé, il en avait été l'instigateur, le responsable et je lui en serais éternellement reconnaissante. Je voulais qu'il se croit encore capable de faire de bonnes actions, et non pas être condamné à tuer comme l'ordonne le Lord. Même si imaginé Daley jeter un avada kedavra à un innocent, je faisais frissonner d'horreur. Je le vis m'observer comme si il ne me connaissait pas, que l'on se rencontrer pour la première fois. A son sourire, j'eus l'impression de l'avoir touché avec mes paroles sincères. Je ne parlais pas plus, je n'avais rien d'autre à ajouter, à ce que j'avais déjà dit. Lui me répondit, par contre, à voix basse. « Non, tu n’es plus la petite fille que tu étais. », dit-il. J'eus un sourire à mon tour, heureuse d'entendre de sa bouche, que j'avais changé. Je trouvais rien à lui dire plus, après tout j'avais expliqué toutes les raisons qui m'amenaient à lui faire confiance, en lui confiant un secret qui pourrait m'ôter la vie. Je ne pouvais pas être plus explicite et lui, semblait avoir compris le message. Lui parler d'amour, n'avait peut être pas été une bonne idée, je ne savais pas trop aux vues de sa réaction. Comme si c'était la première fois depuis longtemps, que quelqu'un lui avouais une telle chose. Je savais bien dans quelle genre de situation, je m'embarquais. Je savais que c'était risqué pour moi, que je risquais d'en souffrir. Que nous risquions d'en souffrir tout les deux. Pourtant, je ne pouvais pas m'empêcher de foncer dans cette situation, tête baissée. Et lui, essaie tant bien que mal de m'ouvrir les yeux. Mais ils ne peuvent pas être plus ouvert que maintenant. Il essaie d'être raisonnable pour nous deux, mais il n'est pas spécialement convaincant. Tout en lui se contredit, et me laisse une chance de faire tomber une à une ses défenses. Je ne suis pas aveuglée par un quelconque désir ou sentiment. Je sais parfaitement ce qui m'attends en ce temps de guerre. Il fait parti des méchants et moi, je suis une née moldue. Rien de tout cela n'aurait jamais dû arriver, mais pourtant, voilà où nous en étions. Et si c'était à refaire, je le referais encore et encore. J'aimais tout autant le Daley tendre, qu'il savait être en ma présence, tout comme le Daley arrogant, impassible et odieux, pouvait bien m'agacer et me faire sortir de mes gonds. Je m'accroche à lui, alors qu'il lie nos lèvres une nouvelle fois, et une fois séparé, il ne peut s'empêcher de m'accuser de l'empêcher de raisonner. Le prenant comme un compliment masqué, je sais l'attraper au vol, car je sais que je n'aurais pas plus explicite de sa part. Il me rendit un sourire éblouissant, je crois que je n'avais jamais vu son visage s'illuminer à ce point. Et mon cœur eut un raté.

Pendant quelques instants, je le réduisis au silence, déposant de légers baisers sur la peau de son cou. « Je pourrais t’accuser de bien des choses… », sourit-il. Il frôle mes lèvres et j'aimerais les capturer à nouveau, mais il me devance. Bien que le baiser soit trop court à mon goût. « On ferait mieux de rentrer, il se fait tard et les Carrow vont s’en donner à cœur joie. Je te raccompagne à ton dortoir.» , me dit-il avant de rebrousser chemin vers le château. J'hochais la tête pour montrer mon accord et je le suivis. Sa cape autour de moi, je ne parlais pas plus que lui, si bien qu'un silence s'installa. Pas tendu, ni même lourd, un silence apaisant, un retour au calme, laissant la place aux pensées. Nos bras se frôlent me rappelant qu'il est encore là, et qu'il ne s'est pas envolé, ou que ce n'était pas qu'un songe. Alors que nous franchissons les portes du château, je me tiens sur mes gardes aux cas où nous croiserions les Carrow. Je ne tenais à refaire un tour dans les cachots. Nous prenons le chemin de la salle commune des Poufsouffle, ma maison. J'aurais certainement préféré rester encore entre les bras de Daley, mais l'appréhension de me retrouver seule une nouvelle fois, à mon réveil, me fait me taire, réduisant mon souhait au silence. Je ne savais même pas comment il risquait d'être accueilli si je l'exprimais. Arrivé devant le tableau faisant office de porte, je me stoppais, me tournant vers Daley. Je retirais alors sa cape de mes épaules et lui tendit, avec un sourire. « Merci pour ça et pour le reste.» , dis-je doucement, alors qu'il reprenait sa cape. Nous sommes encore dans les couloirs, alors je me retiens de l'embrasser sur la joue. Je ne voulais pas que Daley ait des ennuis si on nous attrapais ou si un des tableaux allait tout raconter à Rogue. Là, nous serions dans de beaux draps ! « Bonne nuit.» , murmurais-je avant de prononcer le mot de passe et disparaître derrière le portrait. Cette nuit là, je m'endormais sans difficultés.
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