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 (doraleen&daley) + you can't be alive

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MessageSujet: (doraleen&daley) + you can't be alive   Mer 20 Nov - 17:48

Daley était particulièrement de bonne humeur et pourquoi ne l'aurait-il pas été ? Tout allait plutôt bien dans sa vie depuis quelques mois, il avait l'impression qu'il avait une nouvelle vie, même s'il restait professeur à Poudlard, il était débarrassé des missions des mangemorts et n'avait plus à en effectuer une seule. Il était à présent craint et respecté dans le monde des sorciers grâce à ses activités en tant que serviteur du Seigneur des Ténèbres et personne ne venait lui chercher d'ennui. Même s'il déplorait la victoire de Voldemort, il ne pouvait pas dire qu'il avait la vie difficile depuis que ça lui était arrivé, il n'avait absolument pas à se plaindre de la situation actuellement. Il passait son temps entre son boulot à Poudlard, son manoir non loin de Londres pour voir sa fille et quelques fois, l'appartement de Eden qui leur laissait un plus grand champ de liberté. Ils n'avaient plus besoin de réellement se cacher, même s'ils ne disaient pas qu'ils étaient ensembles, ils ne risquaient pas la mort immédiate en avouant qu'ils avaient une liaison. Décidément, la vie de Daley s'était grandement amélioré depuis quelques mois, depuis la bataille de Poudlard qu'ils avaient gagné. La femme qu'il aimait était parfaitement en sécurité dans le monde des sorciers, personne ne soupçonnait son statut de sang et sa famille continuait de la soutenir et de l'épauler, même s'ils lui mettaient également la pression. Ils avaient tout à perdre en admettant que Eden était adoptée, il ne se faisait aucun souci là-dessus. La seule chose qui l'embêtait encore, c'était qu'il n'avait plus aucune nouvelle de Morgana et qu'il ne savait pas ce qu'elle et son bébé étaient devenus depuis qu'ils avaient perdu Alexander. Il ne l'avait pas revu, il ne savait pas si sa grossesse s'était bien déroulée, malgré son désir prenant de la revoir, il ignorait si elle allait bien et si elle était en sécurité. En tant qu'ancienne fuyarde, elle devait bien se trouver quelque part et il espérait grandement pouvoir la retrouver bientôt. Mais pour l'instant, Daley préférait ne pas y penser, il venait de passer un peu de temps avec Eden parce qu'une mission de dernière minute l'avait conduit du côté de son appartement. Il en avait alors profité pour passer la voir et il était resté un peu plus longtemps que prévu. Il devait avouer qu'il n'était pas surpris mais à présent, il lui fallait se concentrer sur ce qu'on lui avait demandé de faire. Son père avait demandé à ce qu'il se joigne à cette mission, il avait l'air de trouver que Daley se reposait un peu trop à Poudlard depuis quelques mois et il n'avait pas tort. Mais le jeune homme aurait voulu se convaincre que c'était exactement ce qu'il voulait, qu'il était bien plus heureux depuis qu'il ne faisait rien de particulier dans le château et depuis que son temps se résumait à profiter de sa fille et de la jeune femme qu'il aimait. Mais il ne devait pas se mentir, à l'instant même où il mit ses sens en alerte pour effectuer la mission qu'on lui avait confié, il sentit une pointe d'excitation parcourir son corps et l'adrénaline se répandre dans ses veines rapidement. Il avait oublié, il avait simplement oublié combien il aimait ça et que c'était ce qui le rendait si doué dans ce domaine. Il aimait la traque, il aimait poursuivre quelqu'un, il se délectait de capturer une pauvre âme en peine et si elle pouvait se débattre pour qu'il se serve de sa baguette, Daley en était d'autant plus satisfait. Un étrange vide se fit en lui au moment où il passa du côté moldu, là où le sorcier avait été vu pour la première fois, il savait qu'il laissait la place à quelqu'un d'autre, qu'une autre partie de lui prenait les commandes mais cela faisait si longtemps que Daley se fichait bien de l'inquiétude qu'il ressentait au fond de lui. Il n'avait pas été un mangemort depuis plus de trois mois et voilà que l'opportunité lui était donnée de renouer avec son ancien statut, avec ce qu'il était tout au fond de lui. Il n'avait plus à s'en cacher, il ne pouvait même pas le nier, son léger sourire le trahissait et son empressement à trouver sa victime était flagrant. Son cœur battait d'excitation contenue, il avait laissé tomber ces activités depuis bien trop longtemps et il le savait pertinemment. Et son père aussi apparemment, même s'il détestait l'idée que son géniteur le connaisse mieux que lui ne se connaissait.

Et pourtant, il devait savoir combien se tenir là, debout dans une ruelle à observer les gens comme il savait si bien le faire, c'était ce pourquoi il était fait, ce qu'il faisait depuis presque dix ans finalement, depuis qu'il avait quitté Poudlard et renoncé à sa carrière dans le quidditch. L’œil vif, il savait qu'il pouvait repérer n'importe qui dans la foule, son cerveau enregistrait chaque visage qu'il voyait, chaque regard qu'il pouvait croiser, il les mettait dans un coin de sa tête pour chercher à qui il pouvait appartenir si jamais il le connaissait. Et il en connaissait des visages, mais pas du côté moldu, ce qui rendait le tri des victimes bien plus facile. Il n'avait pas besoin d'analyser chaque comportement, il passait de personne en personne inlassablement, méthodique et cruellement efficace. Il savait que celui qu'il cherchait était dans le coin, ses sources l'affirmaient et bon nombre de sorciers avaient trouvé refuge das le monde des moldus pour se cacher et pour ne pas qu'on les retrouve. Ce n'était plus son travail de traquer ces sorciers mais celui qu'il cherchait était particulier parce que Daley le connaissait. Son père savait qu'il serait intéressé par l'idée de retrouver celui qu'il avait fait prisonnier mais qui s'était échappé voilà quelques semaines. Il ne supportait pas l'échec et qu'on lui dise que l'un de ceux qu'il avait mis derrière les barreaux était en liberté lui hérissait les poils de la nuque. Il allait avancer et s'intéresser à une nouvelle ruelle adjacente quand une silhouette attira son attention. Il tourna la tête si vivement qu'il sentit sa nuque craquer sous la violence du mouvement. La personne qu'il venait de repérer ne l'avait pas vu et continuait son chemin comme si elle était tranquillement entrain de rentrer chez elle et pourtant, elle ne pouvait pas se trouver là. La vision si affûtée du jeune homme venait-elle de lui jouer des tours ou son inconscient cherchait à lui envoyer une information ? Il avait parfois rêvé qu'il la retrouvait, qu'il tombait à nouveau sur elle mais il ne s'était pas imaginé que ce rêve puisse se réaliser. Il s'agissait plutôt d'un cauchemar en réalité. C'était comme tuer inlassablement une personne qui ne peut pas mourir. Il aurait pu en hurler de frustration. Mais Daley devait d'abord être sûr qu'il ne venait pas d'avoir une hallucination. S'il se mettait à la voir alors même qu'il était éveillé, c'était que la culpabilité qu'il ressentait à l'avoir tué était bien plus importante qu'il ne l'avait cru au premier abord. Pas qu'il regrettait vraiment son geste à vrai dire, il lui avait paru tellement naturel de tuer Doraleen sur le coup, après toutes les fois où elle avait porté un coup à son ego en lui échappant ou cette fois ahurissante où elle avait osé menacer sa fille. Non, il n'avait pas regretté d'avoir mis fin à ses jours, il pensait parfois simplement qu'elle ne l'avait pas vraiment mérité, elle n'était qu'une enfant de dix-huit ans. Visiblement pas sans ressource. Il était persuadé qu'il l'avait laissé dans un état de mort avancé. Il ne pouvait pas croire qu'elle avait réchappé de ses blessures. Il pensait en être enfin débarrassé et non, elle était toujours là. S'il s'agissait bien de Doraleen, ce dont il devait avoir le cœur net, il n'avait pas le choix. Traversant la rue au pas de course, il s'empressa de se lancer à la poursuite, bousculant quelques moldus pressés au passage, sans prendre la peine de s'excuser une seule seconde. Il ne quittait pas la jeune blonde qu'il suivait des yeux, il ne voulait pas la perdre. Lui qui était de si bonne humeur, il sentait à nouveau l'excitation pointait le bout de son nez, parce que le sentiment lui était si familier. Traquer Doraleen, c'était devenu un passe-temps, et il avait aimé ça jusqu'à la dernière minute.

Il s'attendait presque à la voir flotter, peut-être n'était-elle qu'un fantôme en réalité, un fantôme revenu sur Terre parce qu'elle n'avait pas pu accomplir tout ce qu'elle souhaitait, parce que sa vie restait imparfaite. En s'approchant davantage et en tendant la main vers elle, il se demanda l'espace d'une seconde s'il n'allait pas passer au travers mais lorsqu'il attrapa son bras d'un mouvement souple, il put constater qu'elle était de chair et d'os, tout comme lui. Elle se retourna, probablement gênée par sa main qui l'entravait et l'empêchait d'avancer et il put croiser son regard. C'était bien Doraleen et même s'il avait pu se faire à l'idée tout le temps qu'avait duré sa petite course pour la rattraper, il resta un instant interloqué avant de se reprendre. Il la tenait, il n'avait pas l'intention de la laisser filer mais aussi étrange que cela puisse paraître, il ne faisait même pas mine de sortir sa baguette. « C'est incroyable, combien de vies est-ce que tu possèdes ? » Demanda-t-il, ce n'était pas la première fois qu'il la blessait suffisamment pour qu'elle n'en réchappe pas mais visiblement, elle avait une bonne étoile ou quelqu'un était sans cesse auprès d'elle pour lui sauver la mise, un ange gardien qu'il n'aurait pu vu après l'avoir laissé pour morte dans cette ruelle. Elle était pire qu'un chat, elle n'avait pas neuf vies, elle en avait bien plus, et elle avait une chance infinie, incroyable. Et même s'il était en chasse, il n'avait pas l'intention de reprendre sa traque au sorcier fuyard sans avoir eu une conversation avec la jeune femme. Il n'était même pas menaçant en réalité, il était tout simplement choqué de la voir en vie et pour tout dire, il devait bien s'avouer que ces derniers mois passés à donner des cours sans traquer qui que ce soit, l'avait grandement assagi. « Tu devrais être morte. » Il en était tellement sûr qu'il avait annoncé son décès à sa meilleure amie avec un aplomb qui faisait froid dans le dos. Elle n'aurait pas dû survivre des blessures qu'il lui avait infligé, il ne voyait pas comment elle avait fait, c'était tout simplement insensé.
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≡ ton pseudo : sweet poison (anaïs).
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≡ date d'arrivée : 14/10/2013
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≡ âge du perso : quarante-cinq ans.
≡ amoureusement : séparé de son épouse depuis longtemps.
≡ son emploi : directeur du département de justice magique.
≡ statut de sang : sang-mêlé
≡ sa maison : serdaigle.
≡ niveau d'études : études terminées avec huit buses, huits aspics.
≡ sa baguette : merisier, 23,5 cm, ventricule de coeur de dragon.
≡ son patronus : il est incapable de créer un tel sortilège.
≡ son amortencia : plus grand chose à présent, l'amour n'étant probablement plus pour lui.
MessageSujet: Re: (doraleen&daley) + you can't be alive   Dim 22 Déc - 18:02

the shadow of Life
It's a cold and a hollow and lonely life. I've seen anguish and anger, fear and strife, Now the darkness comes and it takes my pride. But I've learnt to face the darkness in my stride. And I've felt its teeth pierce through my neck and back, I've felt my skin rip and I've heard my bones crack And if I have strength left we'll soon see For the shadow of life has eaten me.
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DALEY O'DONNELL & DORALEEN MORIARTY.
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Doraleen avait fini par admettre que, même dans le chaos qui régnait sur le monde, elle était ce genre de personne ayant beaucoup de chance. Énormément même. Chaque fois qu’elle avait pensé que sa vie étai finie, quelqu’un l’avait aidée à s’en tirer. Elle avait su s’entourer des bonnes personnes dans cette guerre et ainsi ça lui avait permit de survivre jusqu’au bout. La dernière fois qu’elle s’était retrouvée à mi-chemin vers la mort, elle avait cru que cette fois ce serait la bonne. Elle était restée un moment allongée sur le vol, encore en vie à avoir l’impression qu’elle poussait son dernier souffle. Elle avait plongé dans l’inconscience. Tout était devenu sombre et froid autour d’elle et n’aurait jamais dû rouvrir les yeux. Pendant un instant, alors qu’elle n’avait plus la force de se battre, elle s’était dit que c’était mieux ainsi, qu’elle avait déjà trop lutté dans cette guerre et qu’au fond, elle n’avait plus grand-chose à perde. Peut-être que ça aurait été mieux ainsi, tous ses problèmes se seraient enfin arrêté et elle n’aurait pas eu à regarder ce qu’était devenu le monde. Cependant, elle avait un instinct de survit particulièrement poussé, une force qu’elle-même elle ne pensait pas posséder et, cette fois encore elle avait survécu. Elle avait eu bien du mal à y croire quand elle avait ouvert les yeux. Tout lui avait semblé trop irréelle et pourtant, bien vite elle avait été forcée de l’admettre, elle était en vie. Cependant, son nom était passé à la radio pirate, aux yeux du reste du monde, elle était morte. C’était une chose dont elle avait choisie de profiter, rester morte aux yeux du monde et puis s’enfuir. C’était peut-être lâche, sans doute égoïste pour ses proches, mais enfin, elle avait eu l’impression de pouvoir respirer. Elle se souvenait avoir dit un jour, qu’elle resterait jusqu’au bout pour se battre pour ce en quoi elle croyait. Ce n’était que les idioties d’une gamine bien maline et maintenant qu’elle était considérablement abimée par la guerre, elle avait compris que le combat n’était pas fait pour elle, que si elle tenait à la vie et il fallait bien qu’elle y tienne pour avoir tant de fois réchapper à la mort, il fallait qu’elle quitte le pays et qu’elle recommence ailleurs. C’était comme ça qu’elle s’était retrouvée en France quelques mois plus tôt. Elle aurait dû y rester. Là bas, elle avait été en sécurité, certainement plus qu’à Londres et pourtant, en plein cœur du Paris sorcier, on avait fini par la retrouver. Elle n’était pas revenue à Londres par hasard. Dans un premier temps, elle avait la volonté de retrouver son parrain. Elle ignorait s’il avait ou non survécu à la guerre et bien que son optimiste du début de la guerre avait complètement disparu, remplacer par un pessimiste de fille complètement résignée, elle voulait chercher afin d’en avoir le cœur net. Elle était également revenue parce que Doraleen Moriarty était officiellement morte au cours de la guerre, ainsi en Angleterre, personne ne la rechercherait. Seul le hasard pourrait la mener devant des personnes qu’elle avait pu connaitre par le passé, mais elle avait pensé à bien des plans pour éviter ce genre de rencontres. Déjà, Doraleen n’existait plus. Aujourd’hui, elle s’appelait Jane Doherty. Jane parce que c’était un prénom courant, passe partout et Doherty simplement parce que ça avait été le nom de jeune fille de sa mère, cette femme qui lui avait donné la vie mais qu’elle n’avait jamais connu. Une simple moldue qui avait été victime de la guerre des sorciers. Il y en avait sans doute d’autres. Pourtant, là, au milieu du monde moldu, la jeune femme se sentait beaucoup plus en sécurité. Elle possédait encore sa baguette, mais elle ne la prenait que rarement avec elle. Ici, en plein cœur de Londres, elle était Jane, une simple moldue qui ne connaissait rien du monde des sorciers. Une couverture qui pour le moment ne lui avait jamais fait défaut. Pourtant, plusieurs fois déjà, elle avait repéré des mangemorts, certains n’étaient pas bien difficile à repérer, mais eux, ils n’avaient aucun moyen de savoir qu’elle était une sorcière, il n’y avait que ceux qui la connaissait qui auraient pu faire le rapprochement et, heureusement pour elle, elle n’avait pas beaucoup de mangemorts dans son répertoire de connaissances. De plus, ils étaient assez rares dans les coins moldus, il fallait croire qu’ils valaient mieux que ça, eux et leur supériorité, ça n’avait rien d’étonnant qu’ils ne veulent pas se mêler à ses êtres inférieurs que représentaient les moldus à leurs yeux.

Elle avait l’impression que sa vie pouvait recommencer. Le monde des moldus lui convenait parfaitement. Même si elle avait été élevée par un sorcier, il lui avait toujours appris à apprécier les moldus, elle connaissait très bien la culture des moldus, son parrain y avait tenu. Il disait toujours qu’il le fallait, pour la mémoire de ses parents, parce qu’ils auraient voulu qu’elle connaisse leur monde. Il avait raison, elle avait eu envie de connaitre l’univers dans lequel ses parents vivaient et aujourd’hui, elle s’y sentait plus à l’aise que dans celui des sorciers. Cette guerre n’avait aucun sens et là, du côté moldu, elle se sentait presque épargnée par cette dernière, même si elle savait qu’elle existait et qu’elle devait continuer à rester méfiante vis-à-vis de cette dernière. La guerre n’était jamais loin et elle risquait de lui retomber dessus au moment où elle s’y attendait le moins. Elle le savait, un jour, la roue finirait par tourner et ainsi, elle aurait beaucoup moins de chance qu’auparavant. Elle se voulait prudente, dissimulée dans le monde des moldus avec le plus grand soin. Ce matin en se levant, elle était restée un moment devant le miroir à fixer son reflet en se disant que brune, elle serait déjà beaucoup moins voyante. Elle avait gardé l’idée dans un coin de sa tête et au cours de la journée, durant sa pause, elle avait pris rendez-vous chez le coiffeur pour remédier à ce problème. Dans quelques jours, elle serait brune et toute suite, elle le savait, elle serait bien moins reconnaissable, les gens qui la connaissaient se souvenaient d’une Doraleen aux cheveux aussi blonds que les blés alors ce changement radical devraient lui permettre d’être encore plus discrète. Et puis, elle aimait les changements, ça faisait ainsi d’une pierre de coups. Sans doute qu’elle aurait du penser à cette idée bien plus tôt, au fond d’elle, elle le savait, mais coincée dans sa routine qu’elle s’était installée de jour en jour, elle avait certainement fait preuve à plusieurs reprise de négligence. Elle avait l’habitue le soir d’emprunter les mêmes routes au cœur de Londres pour rejoindre son petit appartement, ça faisait sans doute parti des erreurs qu’elle ne cessait de reproduire. Prendre un autre chemin régulièrement lui aurait peut-être permis de ne pas être dans cette rue, ce soir là. Elle n’aurait pas dû se trouver là ou du moins, elle aurait voulu se trouver ailleurs à ce moment précis. Malheureusement pour elle, elle avait le chic pour toujours se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Il fallait bien l’admettre, même si jusqu’à présent, elle avait toujours eu suffisamment de chance pour se tirer des situations délicates dans lesquelles elle s’était retrouvée, bien souvent elle s’était également retrouver par pire hasard dans les pires situations imaginables. C’était comme si la poisse se devait de lui tomber dessus pour que sa chance se réveille. C’était comme une balance qui se devait de s’équilibrer. Certes, elle était toujours en vie, on l’avait sauvée, toute les fois où elle aurait pu – où elle aurait du – mourir. Mais à chaque fois, elle avait beaucoup souffert, parce qu’on l’avait torturé ou simplement parce qu’on avait eu l’intention de la tuer. C’était une chance déguisée. Elle  n’était pas sortie indemne de toutes ses situations, elle gardait encore beaucoup de cicatrices un peu partout sur son corps et c’était sans parler des séquelles psychologiques. Il n’était pas rare qu’elle se réveille en pleine nuit à cause d’un cauchemar et qu’elle n’arrive, par la suite plus à retrouver le sommeil, comme si elle s’attendait à ce que tous ses malheurs recommencent si elle avait le malheur de fermer les yeux. Il y avait pourtant des situations bien plus dangereuses que celle de simplement s’endormir. Ce soir dans les rues de Londres, elle était bien plus en danger qu’elle n’aurait plus le croire, plus en danger que chaque fois qu’elle s’était réveillée après un cauchemar, mais elle ne s’en rendait même pas compte, elle continuer à avancer, perdue dans ses pensée, se sentant en sécurité dans le monde des moldus, loin, trop loin de la guerre.

Seulement, quand elle sentit une étreinte autour de son poignet, son cœur manqua un battement avant de commencer à s’accélérer. Elle venait d’être ramener sur la planète terre, sur sa réalité et au beau milieu de toutes les choses qu’elle s’efforçait de fuir. Elle avait pourtant toute une liste de plans en tête, elle avait déjà pensé à presque toutes les situations possible inimaginables et à chaque fois, elle avait prévu quelque chose pour pouvoir s’en tirer. Cette situation, elle l’avait également imaginé plusieurs fois, être reconnue par quelqu’un dans la rue, c’était l’une de première chose qu’elle avait imaginé, après tout elle avait été reconnue à Paris alors qu’elle ne connaissait personne là-bas. En revanche en Angleterre, dans son pays d’origine, bien entendu, elle connaissait du monde, elle avait des amis et des ennemis. Elle s’était retournée vers son interlocuteur, il ne lui fallu pas beaucoup de temps pour le reconnaitre. Daley, bien entendu. Lui il l’aurait reconnue entre mille, qu’elle soit toujours rousse ou bien brune ou même blonde. C’était à lui qu’elle devait sa pseudo liberté ces derniers mois. Il avait tué Doraleen Moriarty et même s’il semblait être surpris de la voir en vie, il l’avait belle et bien tuée, officiellement Doraleen était morte et c’était quelque chose qu’elle n’allait en rien chercher à nier. « Pardon ? » Elle joua sur l’incompréhension, un sourcil haussé, elle faisait mine de ne rien comprendre à ce qu’il racontait. Elle avait largement eu le temps d’améliorer son jeu de comédienne ces derniers temps et elle avait la tête pleine d’idées, de plan tout tracés pour réussir à s’échapper. Cependant elle savait que, malheureusement, la réalité était bien différente de tout ce qu’on peut imaginer. Tout ce qu’elle voudrait pour l’instant c’était partir, loin d’ici, mais il était clair qu’avec Daley, les choses allaient être plus compliquées que ce qu’elle aurait voulu. « Vous devez certainement vous tromper de personne. » C’était bien vrai, puisque de toute évidence, elle, elle était bel et bien en vie alors que la personne qu’il cherchait – Doraleen – était morte. Jane Doherty, c’était son nom aujourd’hui, elle n’était qu’une simple moldue parmi tant d’autre, d’ailleurs elle était tellement moldue, qu’elle ne connaissait pas le mot moldu. Elle était Jane Doherty, une Londonienne parmi tant d’autres, elle ne connaissait pas cette personne en face d’elle, jamais, elle n’avait croisé Daley dans sa vie et, si son cœur ne semblait pas vouloir battre à une vitesse normal, c’était parce que, de toute évidence, ce faire accoster de la sorte par un inconnu au beau milieu de la rue, ça n’avait rien de rassurant. En effet, même dans le monde moldu, quand on s’intéresse aux informations, ce genre de situation n’a rien de rassurant. Au fond de sa tête tournaient toutes ses idées sur lesquelles elle se focalisait. Elle priait presque pour qu’il la croit, espérant que, dans les pires des cas, il puisse conclure à un sortilège d’amnésie l’ayant poussée à devoir refaire sa vie. C’était aussi une chose sur laquelle elle avait l’intention de jouer. Jane Doherty pouvait très bien souffrir d’amnésie. « Si vous voulez bien me lâcher maintenant … » Elle fixa le mangemort d’un air méfiant alors qu’il tenait son poignet avec force. Elle avait également une bombe au poivre dans son sac, outil parfaitement moldu dont elle n’hésiterait pas à se servir s’il ne se décidait pas à lâcher son poignet.

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lalalala citation ici.
des paroles par là. — titre de la chanson.


Dernière édition par Doraleen Moriarty le Jeu 8 Mai - 16:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (doraleen&daley) + you can't be alive   Mer 9 Avr - 15:41

S'il n'était pas facile de surprendre Daley, il était aujourd'hui réellement sous le choc de sa découverte. Il n'y avait pas cru jusqu'à ce qu'il parvienne à la rattraper et l'espace d'un instant, il avait cru se tromper, être victime d'une illusion. Il n'était pas spécialement hanté par ses crimes, Daley avait tué trop de fois pour qu'il se souvienne du visage de ses victimes et pour qu'elles viennent tourmenter ses jours et ses nuits. Il ne faisait pas suffisamment attention, il ne connaissait jamais leurs noms ou leurs identités, leurs histoires personnelles, il se fichait de tout ça, il se contentait de tuer, froidement et efficacement. Il pouvait torturer pour obtenir des informations ou simplement parce que cela lui faisait plaisir mais il n'était pas sensible aux supplications et même si, sans un dernier espoir d'être épargné, sa victime se mettait à évoquer une famille, des enfants, une femme ou autre, il restait parfaitement insensible, il n'entendait rien en réalité, il était sourd aux supplications, il les trouvait bien trop ridicules. Il avait plus tendance à abréger les souffrances de quelqu'un qui se comporte dignement que d'un geignard à qui il suffit d'ôter la parole d'un coup de baguette magique. En terme de torture, Daley n'était pas à la ramasse chez les mangemorts et pourtant, il n'en éprouvait aucun remord, aucune forme de regret. Il ne voyait aucun visage la nuit pendant son sommeil et il n'entendait pas les cris de ses victimes. Mais il lui était arrivé, peu de temps après avoir laissé Doraleen pour morte, de la voir dans un rêve, ou plutôt dans un cauchemar. Il ne l'avait plus refait et n'avait plus repensé à la jeune femme depuis, il avait clôturé et enterré cette partie de sa vie et pourtant, elle avait été la seule à le retrouver pour tenter de le hanter. Heureusement, son manque de compassion l'avait probablement protégé de toute autre forme de tentative. Et c'est pourquoi dans un premier temps, il imagina la jeune femme entourée d'un halo, l'invitant à la rejoindre dans les enfers, là où était définitivement sa place. Mais non, le poignet chaud et battant qu'il tenait sous ses doigts lui prouvait qu'il n'était pas devenu fou ou épris de remords, il tenait bien l'ancienne poufsouffle dans le creux de sa main. Une ancienne élève qui lui avait donné pas mal de fil à retordre. La traque de Doraleen Moriarty par Daley avait duré des mois. Il s'était efforcé de la retrouver à chaque fois qu'elle lui avait échappé ou qu'il l'avait laissé partir, blessée ou en pleine forme selon son humeur. Elle avait eu énormément de chance avec lui, les concours de circonstances avaient joué en sa faveur, elle avait une bonne étoile qui veillait sur elle parce qu'à ce stade, Daley ne pouvait pas vraiment douter de ses capacités. Elle aurait dû être morte, il s'était assuré qu'elle ne réchappe pas de ses blessures et pourtant, elle l'avait fait, ce qui semblait tout simplement incroyable. S'il n'avait pas été interrompu et contraint de s'arrêter avant de lui lancer le sort fatal, il aurait continué jusqu'à la tuer, jusqu'à ce qu'elle ne respire plus et cette fois, il s'en serait assuré. Depuis des mois, Daley n'avait pas pensé à Doraleen, il n'avait même pas revue sa meilleure amie qui s'était enfuie du château pendant la bataille et la victoire de Voldemort. Pour lui, cette histoire était enterrée et loin derrière lui et pourtant, voilà qu'elle refaisait surface, comme un mauvais esprit décidé à se venger. Mais sa main autour de son poignet ne laissait pas place au doute : elle était de chair et d'os, elle était bien vivante et sous son pouce, il sentait les pulsations de son cœur qui s'étaient légèrement accélérées. Pourtant, il ne s'attendait à rien venant d'elle, il ne savait pas ce qu'il espérait obtenir au cours de cette confrontation au beau milieu d'une rue moldue et il ne saurait pas quoi lui dire de plus puisqu'il n'avait ni l'occasion de la tuer, ni celle de la torturer. A quoi bon l'attraper au milieu de tout ce monde ? Il aurait pu la suivre discrètement dans un coin, attendre qu'elle passe dans une ruelle déserte pour l'emmener à l'abri des regards et terminer ce qu'il avait commencé cent fois, une bonne fois pour toute. Elle ne se serait pas aperçu qu'elle était suivi, il était passé expert dans l'art de la traque, elle n'aurait pas eu le moindre soupçon jusqu'à ce qu'il la coince contre un mur pour lui pointer sa baguette contre la peau fragile de son cou. Il aurait dû agir ainsi et non l'interpeller alors que des dizaines de moldus se bousculaient autour d'eux et où des commerces ouverts étaient de véritables gradins en cas de spectacle. Il ne pouvait pas agir comme bon lui semblait et pourtant, il n'avait pas pensé une seule seconde agir autrement. Etait-il à ce point rouillé par la traque et la chasse aux sorciers dans l'illégalité ? Voilà des mois qu'il n'avait pas fait ça, il était tout simplement enrayé, il n'avait pas réfléchi avant d'agir, un comportement peu digne du fier serdaigle qu'il pouvait être. Mais Daley agissait avec plus d'impulsivité depuis des mois, il ne regardait plus la stratégie du même œil, il se perdait, il agissait trop spontanément, une erreur qu'il pourrait payer fort cher. Même si pour l'heure, il devait d'abord savoir comment Doraleen avait survécu à ce qu'il lui avait fait endurer. A première vue, la mine interloquée de la jeune femme était passé pour le choc de le croiser complètement par hasard mais il comprit bien vite qu'il s'agissait d'autre chose. « Pardon ? » Il n'aurait pas pu paraître plus choqué qu'avec ce simple mot. Il fronça un instant les sourcils avant de regarder avec plus d'attention son visage. Il passa en revue ses cheveux roux avant de descendre vers ses yeux, sa bouche, son regard tout entier et enfin, sa silhouette. Non, il avait passé trop de temps avec la jeune femme pour ne pas l'identifier entre mille, pour ne pas la reconnaître dans une foule pleine de moldus. Elle était celle qu'il pensait qu'elle était, il n'y avait aucun doute là-dessus. Il ne savait pas encore à quel jeu absurde elle espérait jouer mais il avait passé trop de temps à la détailler. Elle avait un visage qui ne s'oubliait pas, rien que sa chevelure ne pouvait pas tromper l'oeil. « Vous devez certainement vous tromper de personne. » Il ne cessait de la fixer, comme si elle lui jouait une mauvaise farce et son regard finit par se porter sur le poignet qu'il tenait toujours. Ce qu'elle semblait avoir remarqué elle aussi. « Si vous voulez bien me lâcher maintenant … » Il releva instantanément les yeux vers elle, les sourcils froncés.

Puis en une seconde, il défroissa son visage d'un seul mouvement et un sourire ironique vint remplacer la moue d'incompréhension sur ses lèvres. Il eut même un petit rire avant de tirer un peu sur le poignet de la demoiselle, pour l'attirer à lui, qu'ils puissent s'entendre et se comprendre malgré le brouhaha qui régnait autour d'eux. « Tu crois vraiment que ton petit numéro va marcher ? Tu as peut-être fini par te convaincre toi-même que tu n'étais plus celle que tu étais mais tu n'es pas assez crédible. » Non, elle ne l'était pas, même si elle était très convaincante, il devait bien l'admettre. Doraleen ne devait pas se douter, ni imaginer qu'il l'avait observé plus que de raison. Le jeu préféré de Daley était de décrypter les informations sur un visage, la moindre manie, le moindre tic qui trahirait quelqu'un. Cela lui servait énormément dans sa vie quotidienne et il parvenait à déchiffrer le mensonge mais surtout, à comprendre quelqu'un. Il avait observé Doraleen, il avait analysé ses réactions à de nombreuses reprises, il l'avait testé et il avait même essayé de la comprendre, de comprendre ses choix quand ils ne lui semblaient pas très judicieux, il lui arrivait de chercher à savoir ce qu'elle pouvait penser. Il n'y avait pas à dire, Daley avait été très consciencieux avec sa victime préférée, elle avait été la malchanceuse actrice de son propre destin et à cette heure, Doraleen Moriarty aurait dû être morte et enterrée. « Tu ne me feras pas croire que tu n'es pas celle que je pense et tu serais stupide d'essayer de me faire avaler que tu souffres d'amnésie, je ne suis pas aussi stupide que tu as l'air de le croire. » Étrangement, Daley n'était pas aussi dur qu'il l'avait toujours été avec elle. Il n'avait pas l'intention de lui faire le moindre mal et cela était une grande première. Si on ne tenait pas compte de son poignet qu'il tenait toujours et qu'il resserrait à chaque instant avant de se rendre compte que son attitude pourrait paraître suspecte à une personne extérieure. Un homme âgé de presque trente ans qui accoste une adolescente de dix-huit ans en ayant l'air de la harceler ne va pas très loin dans la vie et en public, risquerait de se faire lapider pour avoir osé la toucher. Heureusement que personne ne savait qu'il était théoriquement avec une jeune femme de dix-neuf ans, l'année supplémentaire faisait bien toute la différence dans son esprit. Mais pour l'heure, ce n'était pas ce qui intéressait Daley. « Si tu t'enfuis, je te cours après. » La prévint-il avant de relâcher l'étreinte autour de son poignet, prenant soin de décortiquer les expressions de son visage pour être sûr qu'elle n'était pas sur le point de prendre la poudre d'escampette. Il n'avait pas l'intention de la laisser filer tout de suite mais ne pourrait jamais la convaincre de le suivre où il voudrait, pas même en menaçant de tuer tout le monde autour d'eux. Cela lui attirerait bien trop d'ennuis avec le ministère sorcier et trop de paperasses à remplir, il n'avait pas l'intention de faire un seul témoin et dans une rue aussi fréquentée, il ne pouvait jurer de rien. De plus, il était loin d'avoir envie de répondre d'un massacre de moldus totalement injustifié, même s'ils étaient appréciés, ils étaient surtout synonyme d'ennuis lorsque les membres du ministère devaient passer derrière pour tout nettoyer. Non, véritablement, aucune de ces options ne lui convenaient, il n'avait aucune mauvaise intention pour une fois, ou du moins pas le pouvoir pour les réaliser s'il en avait eu alors il fit la seule chose qu'il pouvait faire avant qu'elle ne lui décoche un coup de pied pour espérer s'enfuir. Lui poser la question qui lui brûlait les lèvres depuis le début. « Si tu as fini de jouer à ton petit jeu d'innocente sortie du berceau, il va vraiment falloir que tu m'expliques comment tu as survécu la dernière fois et qui est ton bienfaiteur, que je vous tue tous les deux en même temps la prochaine fois ! » Deux fois en réalité, Daley avait laissé la jeune femme pour morte dans les rues de Londres et par deux fois on lui avait sauvé la mise, qui ? Il l'ignorait mais il commençait sérieusement à l’agacer et il serait curieux de savoir qui était la bonne étoile de la petite Doraleen Moriarty. Il était incroyablement frustré d'apprendre sa survie mais pas pour les raisons qu'elle pourrait croire. Certainement pas parce que cela blessait son ego, Daley n'en avait pas besoin, sa fierté était inébranlable depuis quelques temps. Et sûrement pas parce qu'il détestait réellement la jeune femme, elle ne lui avait jamais rien fait à part lui titiller l’ego, même si depuis, il n'avait plus de problème avec ça. « J'espère que tu as vite repris contact avec Posy-Snow, elle ne semblait pas très bien quand je lui ai appris ta mort de façon tragique. » Il fit mine d'être désolé pour le malentendu qui avait certainement, et c'était une certitude, blessé sa meilleure amie, mais il ne l'était pas. La petite rebelle qu'était Posy lui avait également donné du fil à retordre à l'école de Poudlard, elle n'était pas une élève commode et encore moins une petite fille modèle et il s'était employé à la remettre à sa place. Jouer avec les deux meilleures amies un temps pour qu'elles se tiennent chacune à carreau de leurs côtés avait été un de ces meilleurs jeux du moment et probablement la situation qui l'avait le plus amusé. Mais s'il parvenait à retrouver Posy, il pourrait toujours recommencer, il s'était trop amusé pour ne pas avoir envie de refaire cette expérience encore une fois.
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≡ amoureusement : séparé de son épouse depuis longtemps.
≡ son emploi : directeur du département de justice magique.
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≡ niveau d'études : études terminées avec huit buses, huits aspics.
≡ sa baguette : merisier, 23,5 cm, ventricule de coeur de dragon.
≡ son patronus : il est incapable de créer un tel sortilège.
≡ son amortencia : plus grand chose à présent, l'amour n'étant probablement plus pour lui.
MessageSujet: Re: (doraleen&daley) + you can't be alive   Jeu 8 Mai - 16:18

the shadow of Life
It's a cold and a hollow and lonely life. I've seen anguish and anger, fear and strife, Now the darkness comes and it takes my pride. But I've learnt to face the darkness in my stride. And I've felt its teeth pierce through my neck and back, I've felt my skin rip and I've heard my bones crack And if I have strength left we'll soon see For the shadow of life has eaten me.
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DALEY O'DONNELL & DORALEEN MORIARTY.
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En France, Doraleen s’était vite sentie en danger. Elle avait croisé la route de la police magique, des anglais envoyés en France pour retrouver les sorciers qui comme elle, avaient déserté le pays sans être jugés pour leur crime. On parlait bien de crime, quand bien même, la seule chose dont elle été accusée était d’être dans la mauvaise famille. Ses parents étaient des moldus, c’était ça le crime qu’elle avait commis aux yeux du ministère de la magie. Peut-être qu’elle aurait pu se soumettre au ministère de la magie, accepter qu’on casse sa baguette et s’exiler du côté des moldus. Sa vie n’aurait pas été beaucoup plus différente qu’elle ne l’était à l’heure actuelle. Elle faisait de son mieux pour n’être qu’une moldue parmi tant d’autres, elle agissait avec autant de discrétion que possible, elle évitait les coins trop calmes, le plus souvent, elle se mêlait à la foule, plus il y avait de monde autour d’elle, plus elle se sentait en sécurité. Elle aimait cependant savoir qu’elle avait sa baguette, toujours à porté de main, elle n’était pas folle, elle savait qu’on pouvait lui tomber dessus n’importe où, n’importe quand et elle voulait pouvoir se défendre si cela était nécessaire. Elle savait également que même si elle s’était soumise au ministère de la magie, elle ne serait pas totalement en sécurité. Il y avait encore Daley, elle avait l’impression qu’il y aurait toujours Daley. Cette ombre dans sa vie qui n’avait eu de cesse de faire de sa vie un enfer. Le destin n’avait eu de cesse de les confronter, encore et toujours, dans ces moments où elle s’y attendait le moins elle s’était retrouvée confrontée au mangemort. Jamais, elle n’était sortie complètement indemne de ses rencontres avec le mangemort. Dans toute l’armée du seigneur des ténèbres, il était celui qui l’effrayait le plus. Il était celui qui hantait encore ses cauchemars. Il n’était pas rare qu’elle revive dans son sommeil, les moments où il s’était amusé à lui faire du mal, ces fois où il l’avait laissée pour morte dans les rues de la capitale Anglaise. C’était chaque fois comme si elle y était encore. Il y avait la douleur qui revenait dans chacun de ses membres et quand elle ouvrait les yeux, effrayée, le cœur battant à tout rompre, elle se sentait obligée de vérifier si ses douloureuses cicatrices étaient bien fermées ou si les plaies étaient encore à l’air, ouvertes, sanglantes comme il les avaient laissées à chaque fois. Il n’y avait bien que des cicatrices qui marquaient sa peau blanche, mais ça n’avait rien de très rassurant. Elles étaient fermées, elles avaient été soignées, mais ça n’ôtait en rien la crainte qu’il revienne encore dans sa vie pour marquer de nouveau son corps avec bien plus de blessure qu’elle ne saurait en supporter. Quoi qu’elle ait choisi, elle aurait été obligée de vivre dans la crainte qu’il la retrouve encore, qu’il lui fasse payer d’avoir encore survécu à sa colère. Forcément, avoir sa baguette avec elle avait quelque chose de rassurant. Elle n’avait jamais demandé à survivre à leur dernière rencontre. Elle était la première surprise à être encore debout. Elle avait cru qu’elle n’avait déjà plus rien à perdre à ce moment là. Elle était fatiguée de cette fuite sans fin, elle était lassée de ce combat qui n’en finissait pas et elle était seule. Elle avait perdu Dwight dans cette guerre et avec lui, elle avait cru avoir perdu tout l’espoir qu’elle avait pu avoir un jour. Il était mort pour elle et pourtant, une fois que Daley en eut fini avec elle, elle avait souhaité qu’enfin, elle puisse mourir également. Elle avait perdu connaissance en se disant que c’était mieux ainsi. Elle s’était pourtant réveillée, elle avait senti son corps endoloris. Cette douleur qui rendait les choses bien trop réelles. On lui avait sauvé la vie et on lui avait offert une nouvelle chance. Elle l’avait saisi, loin de chez elle, en France, en laissant Doraleen Moriarty mourir, elle avait pu trouver le courage de continuer. En France, elle avait cru que rien ne pourrait lui arriver. Le pays n’était pas en guerre, personne ne cherchait à enfermer ou tuer les nés-moldus. Là-bas, elle avait retrouvé gout à la vie, elle s’était de nouveau accrochée à cette dernière et c’était avec la volonté de s’en sortir qu’elle était revenue chez elle. Elle ne voulait pas se faire prendre par la police magique alors elle avait jugé bon d’aller se réfugier dans un endroit où personne – ou presque – n’aurait l’idée de la chercher. Daley lui-même n’avait aucune raison de la chercher. Personne n’en avait, puisqu’ici en Angleterre, Doraleen Moriarty était morte. Ça avait sonné comme une bonne idée au moment où ça lui avait traversé l’esprit et pourtant, il fallait croire qu’elle s’était trompée.

Elle l’aurait reconnu entre mille. Même les yeux bandés, au simple son de sa voix, elle aurait été capable de reconnaitre Daley. Il était l’homme qui hantait ses souvenirs, celui qui venait la torturer encore et toujours jusque dans ses cauchemars. Jamais elle n’aurait pu oublier quoi que ce soit venant de lui. Il était son pire cauchemar et il était là, en face d’elle dans une rue de Londres. Bien-sûr qu’elle s’était toujours douté que ça finirait par arriver tôt ou tard. Elle avait pris compris au cours de l’année précédente qu’il y avait une force quelque part qui semblait vouloir la pousser jusque dans les griffes du mangemort. Combien de fois à présent est-ce qu’elle était tombée sur le mangemort au mauvais endroit, au mauvais moment ? Trop souvent de toute évidence. Ça n’aurait même pas dû être une surprise pour elle que de se retrouver encore en face de lui en cet instant précis. Une partie d’elle se disait que de toute façon, il ne pouvait rien contre elle, pas ici, pas au milieu d’une rue blindée de Londres et s’il menaçait de tuer des inconnus, elle profiterait du moment où il se tournerait vers l’un deux pour s’enfuir à toute jambes. Elle avait été naïve, altruiste, gentille, trop gentille sans aucun doute, mais elle avait souffert à cause de ça, suffisamment pour ne pas vouloir commettre deux fois la même erreur. Elle avait déjà donné dans ce bar moldu afin de sauver des vies innocentes, elle avait compris qu’il était temps de devenir égoïste, d’arrêter de se soucier de n’importe qui au beau milieu des rues Londoniennes et de prendre soin de sa propre vie. C’était ce que Daley lui-même avait fait d’elle. Il l’avait poussé à abandonné son héroïsme, une bonne partie de sa loyauté, pour devenir une autre personne. Cette personne qui lui avait déjà tenu tête à plusieurs reprises, cette fille qui avait menacé son enfant sans même sourciller pour avoir une chance de s’en sortir. C’était finalement, lui qui lui avait donné suffisamment de force pour survivre aux coups qu’il lui avait assénés. Si elle avait tenu bon jusqu’à ce qu’on lui vienne en aide la dernière fois qu’elle avait croisé la route du mangemort ; c’était uniquement parce qu’il avait glissé dans ses veines une force semblable à un poison qui à long terme, faisait d’elle une personne définitivement bien différente. Il la connaissait bien, suffisamment pour ne pas rentrer dans son jeu. Elle aurait pu continuer longtemps, mais à quoi bon ? Rester là à déblatérer dans cette rue avec lui jusqu’au lendemain ? Autant en finir rapidement. Il ne l’entrainerait pas ailleurs, qu’importait les personnes qu’il menaçait pour obtenir sa vie, elle ne céderait pas. S’il décidait de la suivre pour la tuer chez elle, elle irait s’enfermer dans une cabine d’essayage pour transplaner, de place en place avant de rentrer chez elle. Il ne l’aurait pas si facilement, elle n’était plus la gamine qu’il avait de nombreuses fois torturée. » Qu’importe, amnésie pas amnésie, officiellement je ne suis pas la personne que tu cherches. » Elle haussa les épaules, elle n’était plus Doraleen Moriarty, c’était ce que disait sa carte d’identité, Doraleen était vraiment morte. Peu de gens pouvaient pour l’instant témoigner du contraire. Son poignet de nouveau libre, elle réajusta son sac sur son épaule avant de croiser les bras sur sa poitrine. « Pour aller où ? Je suis bien ici. » Un léger sourire sur les lèvres, elle regarda autour d’elle, il y avait du monde partout dans cette rue, elle était vraiment à l’endroit idéal pour le moment. Elle préférait ce genre d’endroit plutôt qu’une ruelle étroite et silencieuse. Si l’envie lui prenait, elle pouvait crier à toute voix dans cette rue, quelqu’un finirait bien pas s’interposer entre la gamine de dix-huit ans qu’elle était et le type malveillant d’une trentaine d’année qui lui faisait face. « Il faut croire que je suis plus résistante que j’en ai l’air. Je ne dirais pas qui m’a aidée parce qu’au fond, j’en sais rien. » On l’avait aidé, mais elle n’avait pas cherché à savoir qui l’avait aidée, elle se souvenait d’un visage, d’une voix, mais elle n’avait eu aucun nom. C’était mieux ainsi. Et s’il voulait savoir qui l’avait sauvée avant cette fois là, la réponse était simple. Dwight. Pas le peine de le rechercher, il était déjà mort, tué par cette fichue guerre. Elle arqua légèrement un sourcil à la réplique de Daley, il n’avait jamais pu laisser Posy-Snow en dehors de leurs histoires, enfin, maintenant, il pouvait faire ce qu’il voulait, elle ne pourrait même pas lui dire où était Posy. « Moi morte au moins personne ne pouvait la faire chanter en menaçant ma vie. » Vu le nombre de fois qu’il avait menacé Posy pour l’avoir elle, elle se doutait qu’à un moment où à un autre, il avait dû faire pareil avec sa meilleure amie. « Elle se porte mieux en ignorant la vérité et de toute façon, j’ignore où elle est à présent. » Elle n’était plus chez ses parents en tous cas. Elle espérait qu’elle soit bien loin d’ici, en sécurité. Une partie d’elle aurait voulu fouiller un peu partout dans l’espoir de retrouver sa meilleure amie, l’autre se disait que c’était simplement mieux ainsi, tant que le monde serait dans cet état pitoyable, les choses seraient plus simples qui Posy continuait d’ignorer la vérité. « Est-ce qu’on en a fini ? Tu ne devrais pas me parler, j’ai entendu dire que les lois interdisaient les relations entre nés-moldus et sorciers. Je suis en règle, du côté moldu, j’ai un travail moldu, un appartement moldu. » Selon les lois anglaise, elle était plus ou moins en règle en effet, s’il pouvait la laisser vivre tranquillement sa vie de moldue pendant qu’il profitait de sa super vie de sorcier corrompu jusqu’à la moelle, bien évidemment, elle s’en porterait mieux.

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lalalala citation ici.
des paroles par là. — titre de la chanson.
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