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 Snow ‡ un souvenir ... un passé et un présent entrelacé

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MessageSujet: Snow ‡ un souvenir ... un passé et un présent entrelacé   Sam 9 Nov - 0:29




bloody hell ... j'ai cru oublié mais le temps n'a la saveur du lointain.


Des années écoulés depuis ces paroles poignardées, des sentiments que j'avais cru éteint mais qui se sont de nouveau embrasés. Mais mon cœur est de glace en cette haine cultivée, et aujourd'hui je n'aspire plus qu'à te faire fuir en te goûtant de façon exagéré.


Son effluve … J'avais la sensation de pouvoir la sentir, ce parfum qui me hantait depuis des années, femme que je n'avais jamais oublié, regard qui ne cessait de colorer mes cauchemars lorsque mes paupières s'abaissaient sur cette folie vengeresse dans laquelle je m'étais noyé. Des brindilles craquèrent sous mon poids, légèrement, et je m'immobilisais, les mains pressées autour de l'arme que je tenais. J'avais conscience qu'une arme à feu pour un sorcier représenterait une sinistre plaisanterie aux yeux des miens, mais j'aimais le sadisme qui s'en dégageait, la souffrance qu'elle produisait. Mais je n'avais l'intention de m'en servir contre elle, je n'avais l'intention de nicher cette balle qui attendait patiemment dans sa chaire tendre et blanche. Je ne voulais voir son regard se voiler, sinon de désir. Je ne comptais la retrouver, ni même former de nouveau un couple avec elle. Je l'avais brisé, comme elle m'avait blessé par cet éternel désir de me tenir à l'écart de sa famille et de la vérité quand à notre couple. Mais, en sachant qu'elle était devenue une paria, mon instinct m'avait poussé à être celui qui enchaînerait son poignet de mes doigts, à être celui qui la maintiendrait sous ma coupe. Inspirant profondément, j'avançais en douceur, jusque cette cabane dans laquelle je savais qu'elle se dissimulait, après maintes recherches. Au village, ils la décrivaient tel un ange blond, à la pâleur et à la gentillesse féerique. Mais ils ne savaient qu'elle était également lâche et qu'un homme avait su briser son cœur. Car même si je lui tenais rancune, je savais que ses sentiments à mon égard étaient sincères, à la blessure qui s'était ouverte dans ses yeux lorsque mes paroles m'avaient échappé, un mensonge teinté d'une certaine vérité, une bouée à laquelle je m'étais accrochée, cette rancune tenace, afin de plonger dans cette haine qui m'avait sauvegardé de la dépression et de cette faiblesse que les détraqueurs tentaient si bien de me faire ressentir, ainsi qu'à tous les autres prisonniers. Je m'approchai de la vitre, jusqu'à y coller mon nez. La vitre était trouble, car le froid l'avait recouverte de cette buée qui y sommeillait, mais un geste de la main suffit à clarifier cette intérieur désuet. Et les souvenirs frappèrent mon esprit, tandis que je dessinais cette longue escapade irlandaise que nous avions effectués lors de nos premières vacances. Au delà des bagarres et des disputes, ces images étaient colorées par ses sourires et ses éclats de rire, un manque dans un être noir, assombrit, un manque éloigné et ignoré. J'observai le mobilier avant de me reculer, conscient qu'elle n'était pas là. Soupirant légèrement, je glissais la main dans ma veste, et en sortis une cigarette que je glissais entre mes lèvres. Mais je ne l'allumai, peu désireux de signer ma présence par cette odeur âcre qui ne manquerait de s'en dégager. Il ne me restait plus qu'à attendre cet angelot qui avait tant marqué ce village, en espérant qu'ils n'aient pas trahit la présence de ce fiancé pour lequel je m'étais fait passé, en ce vieux rêve qui n'existait plus depuis des années. Je m'avançai sur le chemin qui se dessinait entre les arbres, le seul sentier qui paraissait exister dans cette sauvage nature dans laquelle elle s'était enterrée. Pensif, je balayais de mes prunelles émeraudes le paysage, avant de remarquer l'arbre. Sans plus réfléchir, je bandai les muscles, m'accrochant au tronc pour me soulever sur les branches tendues de cet arbre choisit. Puis, m'installant à l'ombre des feuilles, j'attendis. Le soleil continua sa course dans le ciel, déversant sa lumière jusqu'à ce que cette dernière ne s'affaiblisse et que l'or ne vienne se teinter de sang sur l'horizon. C'est alors que je l'entendis, ce pas léger, celui qui caractérisait sa fine silhouette et sa souplesse. Glissant les mains sur les branches qui m'entouraient, je me penchais légèrement, afin d'entrevoir. Je vis l'éclat doré de sa chevelure luire sous les rayons mourant d'un soleil à l'agonie, puis ce fut son regard qui se dessina, aussi sombre que l'était ses cils courbés qui flirtaient avec ses sourcils. Je retins mon souffle quelques secondes, la laissant approcher sans me lasser de l'admirer. Elle n'avait guère changé depuis toutes ces années, embellissant même avec l'âge et la maturité. Plissant légèrement les yeux, je me crispai légèrement avant de me laisser tomber au sol. Je levai aussitôt les mains, pointant le pistolet sur son visage, simplement pour lui faire comprendre que je n'étais ici pour rire. La tête légèrement penchée, je la regardai intensément, tout d'abord en silence. La revoir me touchait plus que je ne l'aurais cru, en des sentiments et une faiblesse qui resurgissait. Une humanité liée à un passé lointain et naïf.  « Snow. » Ma voix était velours et épais, chaude et froide, en un savoureux mélange qui marquait ce contraste entre mes émotions et ma raison. Je n'étais ici pour l'aimer et pourtant je ne savais m'en empêcher, sentiment qui n'avait été assassiné par la prison ni même ces années de douleur. Mais il s'était assombrit, comme mon regard en cette seconde, comme ce cœur qui n'était plus que charbon. Et mes sentiments étaient la seule cause de ma présence, ces sentiments qui n'étaient éteint. Une présence qui était plus perverse que romantique. « Une proie de plus tomber dans mes filets. Il ne me reste plus qu'à te ramener je présume ? » Une menace légère. Un mensonge. Je n'avais pas l'intention de la donner. Je n'avais pas l'intention de la partager. Elle était ma faiblesse, une fragilité qui s'était réveillée dès que j'avais appris pour sa situation. J'avais compris ce qui me manquait. Une histoire qui n'était réellement terminée, un manque que j'avais besoin de combler avant de devenir cette machine à tuer qui n'était pas parfaite. Qui le serait après. Lorsque son regard ne m'atteindrait plus. Lorsque la mirer ne me fascinerait plus. Je baissai lentement mon arme, sans la quitter de mes prunelles noirâtres. J'allais esquisser un mot quand l'orage frappa soudainement le ciel et que la pluie se déversa. Une tempête inattendue, bourrasque de vent soudaine sur un tableau délavé. D'un geste, je la saisis par la main avant de la tirer vers sa cabane. Une porte violemment ouverte, puis claqué dans notre dos tandis que l'eau imbibait déjà nos vêtements, noyés par les larmes d'un ciel à l'agonie. « Et merde... » grognai-je en secouant mes bras. Lui coulant un regard, je la prévins d'une voix grave. « Ne t'avise pas de me jeter un sort par derrière, ni toi ni moi ne pouvons aller loin sous cette tempête de toute manière. »
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MessageSujet: Re: Snow ‡ un souvenir ... un passé et un présent entrelacé   Sam 9 Nov - 16:14


snow & ael

seem  other times after night only ruining yourselves.

Ses pas étaient feutrés sur ces feuilles mortes qui pourtant craquaient sous son poids tandis qu'elle observait autour d'elle, balayant le paysage de ses émeraudes scintillantes. Sa besace pendait sur son épaule, se balançant au rythme de ses pas, contenant un nécessaire de survie si jamais elle devait être amenée à quitter ce lieu en urgence. Elle se déplaçait d'une démarche lente, aux aguets, arrivant finalement à une rivière qui slalomait entre les arbres, de laquelle elle s'approchait, s'accroupissant, ouvrant le sac pour en sortir une gourde dont elle laissait le liquide transparent s'écouler dans le récipient. Elle refermait l'ustensile avant de mettre ses mains en coupe pour récupérer un peu d'eau qu'elle fit glisser entre ses lèvres, désaltérant une gorge enflammée. Son pâle reflet troublé par le courant lui apparaissait, pâle, des cernes sombres venant tâcher son regard émeraude. Elle laissait échapper un soupir, se redressant avant de jeter un rapide coup d'oeil autour d'elle. Et elle le vit, ce rocher plat qui était légèrement surélevé, où la rivière venait se frayer entre les stries de ce dernier. Sans réfléchir, elle l'escaladait, venant se poser sur la pierre froide tout en glissant sa besace à ses côtés. Elle fouillait dans cette dernière, qui avait été agrandie par un sortilège pour pouvoir entreposer le plus d'objets utiles possibles. Sa main effleurait un manche sombre, ses doigts venant se refermer sur celui-ci avant qu'elle ne la sorte, cette dague à la lame tranchante où les rayons du soleil venaient y scintiller. Elle la levait légèrement pour pouvoir la mirer avec aisance. Et son regard se fit songeur, nostalgique tandis que les souvenirs d'une vie lointaine venaient embaumer un esprit torturé et épuisé. Poudlard...C'était une époque lointaine, marquée à vif dans sa chaire. Tout était beaucoup plus simple à cette époque où on ne se préoccupait que des examens de fin d'années, râlant sur les devoirs à rendre, se délectant des rumeurs qui circulaient sur tel ou tel élève. Une vie tracée, oubliée, recluse dans sa mémoire alors que ses yeux sombres suivaient le contour de la dague, un cadeau d'un amour déchu, d'un homme qu'elle avait aimé et qu'elle aimait encore malgré cette blessure causée sauvagement, malgré qu'il avait piétiné son coeur de son talon, ses mots lui revenant froidement dans ses souvenirs, les tâchant d'une obscurité sanglante. Ses parents étaient morts, elle n'allait sans doute jamais revoir son frère, quant à Ael...Il n'était plus qu'un souvenir qu'elle se devait d'oublier. La dague vint retrouver l'antre de son sac tandis qu'elle levait la tête vers le ciel qui devenait coloré, le soleil allant bientôt rejoindre un autre monde, là où il pourrait mirer en toute quiétude son amante la lune qui se parerait de son plus bel habit étoilé. Il était temps qu'elle se mette en marche, qu'elle retrouve cette masure dans laquelle elle ne comptait s'éterniser. Cela faisait plusieurs semaines qu'elle y logeait et elle devait se rendre à l'évidence qu'elle ne pouvait continuer ainsi, qu'il fallait qu'elle fuit, peut-être quelque part en France, se fondre dans une foule de moldus, trouver un travail, agir comme eux. Elle regrettait amèrement de ne pas s'être plus passionnée par ces histoires moldues que son père leur racontait étant enfants. Elle soupirait, se laissant glisser avant de retrouver le sol pour ensuite se détourner de cet endroit paisible qu'elle ne reverrait plus par la suite. Elle commençait à connaître ce bois par coeur, sachant les raccourcis qu'il fallait emprunter et les chemins à éviter, où l'on pouvait facilement se faire repérer par une quelconque présence indésirable. Sa masure était située dans un endroit peu fréquenté, cachée par une touffe d'arbres feuillus qui ne perdraient leurs feuilles que lorsque les premières gelées viendraient figer ce paysage enchanté. Elle prit un sentier, terre battue qui longeait les arbres avant qu'elle ne quittait le chemin pour s'enfoncer dans un enchevêtrement de ronces et de fougères. Elle récupérait sa dague pour pouvoir éviter de se blesser ou de s'accrocher, se frayant un chemin dans la flore luxuriante avant qu'elle ne retrouve un labyrinthe d'arbres qui représentaient la dernière étape à franchir avant qu'elle ne puisse retrouver son chez elle. La dague glissait à nouveau dans sa besace tandis qu'elle sortit sa baguette magique, marchant d'un pas plus léger, évitant les branches qui pourraient signaler sa présence. Au fur et à mesure qu'elle s'avançait, elle avait une étrange sensation au creux de son estomac, comme si quelque chose clochait dans ce paysage silencieux. Le ciel se voilait d'un rouge sanguin tandis que les derniers rayons du soleil effleuraient l'écorce des arbres. Son pas se fit plus lent tandis que la sensation d'être épier vint la frapper avec brutalité. Elle se retournait, mirant l'arrière de ce paysage, sa baguette prête alors qu'elle tendait légèrement le cou, attentive aux moindres sons, mais aucune silhouette ne se dessinait. Elle inspirait profondément, tenant sa baguette un peu plus fermement, se retournant pour reprendre sa marche...Mais elle fut stoppée, par une silhouette qui sautait devant elle, tendant vers son visage un objet dont le nom lui échappait mais qui semblait être assez dangereux pour pouvoir la menacer. Mais ce n'était l'ustensile qu'elle mirait...Plus son propriétaire. Et ses yeux s'écarquillaient de surprise face à un visage familier...Un visage aimé qui était un fantôme qui venait la frapper avec brutalité. Elle restait muette, figée, ses doigts entrelaçant le fin bois de sa baguette, seule arme pour se défendre. Et ce fût la peur qui teintait ses prunelles sombres, une angoisse qui faisait à nouveau jaillir cette menace qui pesait sur ses épaules. Son prénom fut chanté de sa voix rauque alors qu'elle soufflait, d'une voix légèrement éteinte : « Ael. » Le silence revint, glacial, angoissant tandis qu'il murmurait ces quelques mots qui suffirent à teindre cette peur d'un retour forcé dans ce monde magique qu'elle avait fuit. Elle pensait à elle mais également à son frère...Serait-il jugé comme complice de sa fuite ? Son coeur s'emballait, la nausée la prenant à la gorge tandis qu'elle restait silencieuse, ne voulant dévoiler cette faiblesse face à ce regard inquisiteur et rougeoyant. « Tu peux toujours essayer. » se butait-elle, son ton prenant celui du défi alors qu'elle baissait les yeux vers le canon de l'arme qui était toujours pointé vers son visage avant qu'il ne l'abaisse de quelques centimètres et que ses prunelles vint rencontrer les siennes, diverses émotions y découlant. Et soudainement, ce fut l'apocalypse. Le tonnerre gronda avec puissante, la pluie tombant d'un coup, tel de fins poignards qui venaient transpercer ses vêtements. Une occasion pour le fuir dans cette soudaine tempête où le vent fit voler les feuilles qui se trouvaient à terre. Elle allait esquisser un pas quand elle sentit sa main se refermer sur la sienne, l'emprisonnant avec fermeté avant de courir vers cette masure qu'il avait donc du repérer. Son coeur valsait tandis qu'elle retrouvait l'étreinte de la pièce. Il la relâchait alors et elle lui lançait un regard sombre, mettant le plus de distance entre elle et lui, la sensation de sa paume contre la sienne s'était envolé. Elle le défiait du regard, serrant légèrement les dents, sachant qu'elle ne pourrait fuir par cette tempête, ni même transplaner sans qu'il ne la suive...Elle était donc coincée. Avec lui, dans cette masure qui ne comportait que deux pièces. Sa besace vint quitter son épaule, tombant à terre avant qu'elle ne se dirigeait vers une vieille cheminée où à côté était entassé un petit tas de bois ramassé la vieille. Elle alignait les bûches dans l'antre avant de murmurer un sort. Les flammes jaillirent, consumant le bois, crépitant tandis qu'une douce chaleur vint envahir la pièce. Elle se redressait, enlevant son blouson pour afficher un haut violet et sans manche alors que ses cheveux étaient humides, collant à son épiderme. Elle coulait un regard en sa direction, la méfiance étant de maître. « Ne t'attends pas à ce que je te suive gentillement, si je dois me battre avec toi, je le ferais, quitte même à te blesser. » lançait-elle tout en soutenant son regard, croisant les bras sous sa poitrine, essayant de trouver le moyen de lui fausser compagnie pour sauver le peu de vie qu'il lui restait. »
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MessageSujet: Re: Snow ‡ un souvenir ... un passé et un présent entrelacé   Ven 29 Nov - 2:30




bloody hell ... j'ai cru oublié mais le temps n'a la saveur du lointain.


Des années écoulés depuis ces paroles poignardées, des sentiments que j'avais cru éteint mais qui se sont de nouveau embrasés. Mais mon cœur est de glace en cette haine cultivée, et aujourd'hui je n'aspire plus qu'à te faire fuir en te goûtant de façon exagéré.


Je n'osais croire que je l'avais retrouvé même si je n'avais jamais douté de mes talents concernant la traque et la chasse. Les gouttes de pluie se décrochaient de mes mèches, venant percuter ma peau chaude tandis que mon être était sous tension. C'était violent … tourmentant. Je n'avais imaginé la revoir avant que cette idée ne vienne me heurter, je n'avais imaginé de nouveau plonger mes yeux dans les siens, la goûter de mes prunelles brûlantes, écouter de nouveau son soupir ou encore sa voix. J'étais … Je ne savais ce que je ressentais, même si je connaissais les risques et d'autant mieux ce que je ne désirais d'elle. Les sentiments, les souvenirs, ce qui nous avaient lié en cette histoire que j'avais écrasé de mon talon par la colère, la froideur … cette envie de vengeance qui m'avait étouffé, la seule chose qui m'avait fait véritablement tenir en prison. Mais dans cette maison, trempée par cette pluie ruisselante, mes idées n'étaient focalisées sur ce besoin de sang dessiné par un meurtre que je n'avais su pardonner. Elles l'étaient sur une femme qui se tenait dans mon dos, dont je sentais inconsciemment les mouvements ainsi que la présence. Mes prunelles l'avaient quitté pour mieux observer un paysage délavé par le tonnerre, par ce orage qui ne cessait de se déverser, larmes d'un ciel que je n'avais jamais imité. Sa voix s'éleva soudainement, imprégnant la pièce dans laquelle nous étions enfermés, ce petit chalet où elle avait élu résidence, se cachant d'un régime qu'elle n'avait accepté. Il m'indifférait. Je le remerciais même de me donner l'occasion de tuer, de me repaître de ce sang qui coulait sur mes mains. Il ne me rendait particulièrement heureux, émotion que je ne goûtais plus depuis longtemps, que je ne voulais même ressentir. Mais ses mots … Je me retournais vers elle, non sans poser l'arme que je tenais à la main pour mieux dissimuler ces dernières dans les poches de ma veste en cuir. Mes prunelles d'un vert émeraude se posèrent sur elle, goguenardes, avant que je ne murmure d'une voix chaude. « Est-ce que tu sais au moins où je désire que tu me suives ? » Une question posée dont elle n'avait la réponse. Elle pensait que je la ramenais en Angleterre afin de pouvoir la livrer aux autorités … ce que je ne me risquerais à faire. Un sourire, sans âme, vint caresser mes lèvres tandis que je me rapprochais légèrement d'elle, afin de mieux plonger dans son regard. « Penses tu sincèrement que je vais te livrer à eux ? Tu pense que je suis un pantin dont ils peuvent tirer les ficelles ? » Une image qui assombrit mon regard mais qui me fit sourire davantage. J'inspirai profondément, avant de pencher la tête, la fixant intensément. Elle n'avait changé … elle possédait ce même regard envoûtant, cette même pose … le désir s'éveilla, brutalement dans mes veines. Il me les ravageait, raison de ma présence en ces lieux, de ma présence à ses côtés. De cette idée qui m'était venu en tête. J'avais besoin de me guérir d'elle, de son souvenir, lien qui me rattachait à ce passé, à cette humanité délaissée il y a des années. Elle … Je ne désirais qu'éteindre des sentiments qui subsistaient, en de minces filaments, afin de pouvoir me consacrer … à la colère, échapper à la blessure, à l'impuissance. Elle ne me rendait impuissant. Elle ne me détruisait plus. Je contractais légèrement la mâchoire, m'approchant de nouveau, tout en plongeant mes prunelles dans les siennes. « Je n'ai aucune intention de te livrer Snow. » Des motivations qu'elle ne connaissait réellement, alors que je venais pourtant d'effacer un hypothétique destin. Me détournant d'elle, je m'accroupis près de la cheminée, observant les flammes qui léchaient l'âtre. Elle l'avait allumé par magie, ayant gardé sa baguette … ce que j'avais soupçonné. Elle s'était bien enfuie ainsi … quitter le pays sans arme aurait été une faute. Pensif, je considérais ce feu, qui semblait luire autant dans mes prunelles que dans cette cheminée qui habillait cette bicoque. « Je suis surpris de te trouver en Irlande après ce que nous y avons vécu. Vu la manière dont notre histoire s'est terminée, j'avais vu que tu fuirais ce qui nous avait rattaché … dont ce pays. » achevais-je en me tournant de nouveau vers elle. Il n'y avait plus trace de moquerie dans mes yeux. En vérité, et d'apparence, il ne subsistait qu'une touche de curiosité. Ou pas. Je refoulais tellement d'émotions depuis des années que je ne savais plus quand ressentir, ce qui était réel ce ce qui l'était moins. « Un voyage qui nous a prit des semaines … ces quelques pubs où nous dormions à l'arrache quand ce n'était dans ma voiture. La découverte du pays Moldus. » chuchotai-je d'une voix suave, m'approchant de nouveau d'elle avec un regard qui n'était plus curieux, ni même amusé. Il était ardent. « Dis moi Snow … pourquoi avoir choisit l'Irlande ? A moins que tu n'ai particulièrement bien tourné la page … cependant … et si je laisse de côté notre histoire … tu as abandonné ton frère ? » L'interrogation avait quitté l'étreinte de mes lèvres, soudaine. Son frère était toute sa vie, celui qu'elle faisait passer avant n'importe qui. Dont moi … autrefois. Quoique d'une certaine manière … Peu importe. « Je suis stupéfait que tu ais laissé ton cher aîné dans ton dos .. moi qui pensait qu'il valait plus que quiconque … dois-je en conclure que tu es la seule que tu fais passer avant lui ? » Une légère rancune … passée. Une réminiscence de mes sentiments pour elle, émotions dont je m'étais servit pour être cruel et l'éloigner assez pour qu'elle ne cherche à m'attendre ou bien à me retrouver. Je claquai la langue contre mon palais, avant d'effleurer son bras de ma main. « Ma petite blonde égoïste … je crois que c'est à mon tour de l'être. Car si je ne suis ici pour te ramener … ce n'est pas pour autant sans condition. » Ce fut les seuls mots qui m'échappèrent avant que je ne plonge dans son regard silencieux. Mes doigts s'étaient enroulés autour de son bras, et je la retenais à présent. Elle tenait toujours sa baguette … mais je m'en moquais. Je la mirais.
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MessageSujet: Re: Snow ‡ un souvenir ... un passé et un présent entrelacé   Dim 8 Déc - 12:03


snow & ael

world on fire.

Il était étrange de le revoir, de pouvoir à nouveau le mirer, après toutes ces années écoulées. Elle se souvenait de cette prison aux murs délabrés, de cette ambiance mortuaire qui était le dernier souvenir d'une rencontre douloureuse qui avait fait éclatée en morceaux le miroir d'une relation tortueuse semée d'embûches. Un frère qu'elle idolâtrait, qui avait été le noyau du problème, qui avait été la cause d'une séparation douloureuse et meurtrière. Un souvenir brûlant, glacial, des mots dont elle se souvenait encore avec précision, des mots qui l'avait éloignée, blessée et qui aujourd'hui n'était plus qu'amertume et froideur. Elle ne cessait de poser son regard assombri sur son dos alors qu'il se retournait, posant, à sa grande surprise, l'arme avant d'enfouir ses mains dans les poches de sa veste. Une surprise qui s'effaça sommairement, remplacée par la méfiance dû à quelques mots qui attisait sa curiosité. Elle le savait, du moins le pensait-elle. Il la ramènerait en Angleterre, près de sorciers qui étaient sous la coupe d'un lord noir redoutable. Elle n'osait dessiner dans son esprit les châtiments que recevaient ceux qui avaient décidé de fuir, de contrer le régime mis en place dans un empire britannique qui avait perdu de sa couleur, n'étant plus nuancé que de gris. Elle ne voulait atterrir à Azkaban, ou pire...Bien qu'elle préférait pire qu'être enfermée dans une cellule entourée par des Détraqueurs qui inonderait son âme de souvenirs polaires et sanguinaires. Elle inspirait profondément tandis qu'il s'approchait, affichant un sourire où ne se reflétait aucune émotion, un sourire froid, qui n'était humain. Elle reculait d'un pas, baguette serrée dans sa paume brûlante alors que ses yeux sombres surveillaient cette silhouette qui se trouvait à seulement quelques pas d'elle, tellement que si elle levait son bras, elle pouvait toucher le tissu qui habillait son buste du bout des doigts. Un geste qu'elle n'effectuait, ses bras pendant le long de son corps frêle, amaigri par une nourriture qui était rare, vu que certains jours elle ne sortait du chalet, pour éviter de se rendre trop souvent à ce village qui se trouvait au-delà de la forêt. Une phrase murmurée, quelques mots qui lui fit légèrement pencher la tête sur le côté alors qu'un sourire ironique se dessinait sur ses pâles lèvres. « Ce n'est pas le cas ? » C'était une légère provocation. Elle le connaissait assez bien pour savoir que le rôle de « larbin » ne lui allait, qu'il n'aimait suivre les ordres, préférant être guidé par son instinct, par ses propres envies. Mais elle n'osait croire qu'il était venu dans le simple but d'entamer la discussion autour d'un feu de cheminée pour se rappeler de souvenirs qui semblaient appartenir à une autre réalité. Il souriait d'avantage, l'air sombre alors qu'elle n'effectuait aucun mouvements, restant toujours de marbre, figée, ne réagissant que peu, même lorsqu'il se penchait vers elle et qu'elle sentait son souffle sur son visage parsemée de boucles blondes emmêlées. Et il la lâchait, cette bombe, un destin qui ne serait sien alors qu'elle écarquillait ses prunelles verdâtres, surprise qui frappait un visage aux traits tirés. Il n'allait la ramener dans ce pays fui, il n'allait accomplir ce terrible dessein qu'elle avait tant redouté pendant des jours entiers. Elle restait muette, ne sachant que dire devant cet aveu alors qu'il se détournait, se dirigeant vers la cheminée pour s'accroupir devant cette dernière, les flammes rougeâtres se reflétant dans son regard émeraude. Un tableau saisissant, sanglant, le rendant plus menaçant. Elle reculait légèrement, s'approchant assez de sa besace où se trouvait cette dague, cadeau de cet ex qui ne se trouvait non loin d'elle, un cadeau qui deviendrait une arme dirigé contre un être longtemps aimé. Il s'était redressé tandis qu'elle se tenait droite, le défiant de ses jades sombres. Une autre Irlande décrite par cette bouche rosée, une Irlande plus lumineuse, plus joyeuse où les rires et les cris d'un autre genre que la douleur venaient parsemer ses souvenirs. Elle fermait les paupières pendant quelques secondes, l'odeur de l'herbe humide et l'air maritime venant chatouiller ses narines. Une réminiscence, un souvenir oublié, ainsi que celles de lèvres chaudes qui se posaient contre les siennes avec passion, sensualité, manque. Elle ouvrit lentement ses paupières, le voyant se redresser et se tourner vers elle, laissant échapper quelques anecdotes de ces souvenirs lointains qui appartenaient à un passé révolu. Une histoire classée, fermée, sans possibilité de revenir en arrière. « C'était le bon vieux temps. » laissa t-'elle échappé, d'une voix qui n'était nostalgique ou même attristée...Il n'y avait que froideur et dédain. Elle ne voulait se laisser happer par l'ancien temps, par un passé dont elle s'était détournée, dont elle s'était éloignée, qu'elle avait apprit à ne plus espérer. Et puis une question, celle d'un pays choisi, qui les avait liés d'une certaine manière en ces temps qui n'étaient plus contés. L’Irlande. Elle voulait rester proche de ce frère qu'elle ne pouvait à présent plus mirer, elle souhaitait sentir sa présence, même si des kilomètres les séparaient. Elle se sentait proche de lui d'une certaine manière, dans un pays qui n'était éloigné du sien et puis, ces longues prairies verdoyantes et désertiques et ces forêts immenses et perdues étaient des paysages qui l'avaient marquée, des endroits qui assuraient une protection, une cachette rassurante, du moins était-ce ce qu'elle pensait. Elle n'avait inclut dans ce plan qu'il la poursuivrait, qu'il deviendrait le chasseur et elle la proie convoitée. Une histoire en lambeaux, aux pages déchirées, teintées de ce liquide sanguin. Et puis, le frère. Il fut abordé, mis en avant, un personnage qui était épineux. La surprise vint se mêler à ses prunelles sombres à l'évocation d'un abandon qui n'avait été que le choix et le désir de cet aîné, celui de rester en arrière, de ne vouloir l'accompagner dans cette fuite qui lui avait été vitale. La colère nimbait ses traits, celle dirigée vers cet amant d'autrefois qui n'était plus que le fantôme d'un passé qu'elle refoulait, piétinait, ne voulait voir exister. Elle serrait un peu plus sa baguette dans sa paume alors qu'elle le fixait tout en serrant légèrement les dents. « Je t'interdis de parler de lui ! » s'écria t'-elle soudainement, sa langue claquant avec violence contre son palais. Douleur qu'était celle de penser à cet être délaissé en arrière, un être haï par l'homme qui lui faisait face. Alors, il s'était un peu plus avancé, ses doigts frôlant son bras dénudé, un toucher qui électrisait une partie d'elle, tandis que l'autre le méprisait. Des mots coulés, des conditions à suivre, celles pour garder sa liberté. Ses prunelles s'écarquillaient lentement avant qu'elle ne sente la rage l'empoigner tandis que les doigts compressaient sa chaire. « Maintenant que tu as fini ton petit discours o'combien  nostalgique, laisse moi éclairer une petite chose...Je ne te suivrais pas et je ne t'obéirais pas et que je ne te céderais en aucune manière. Tu peux aller brûler en enfer avec tes foutues conditions ! » Et elle le repoussait avec violence, bras échappé, un sort murmuré pour le repousser, loin, Ses yeux se posaient immédiatement sur la porte du chalet et tan pis pour la tempête, elle ne pouvait supporter d'être dans la même pièce que lui. Alors elle courut, se dirigeant vers cette porte en bois massif, une échappatoire, une issue, une dernière chance de liberté.
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