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 Just do it

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MessageSujet: Just do it   Dim 20 Oct - 17:12


Who says you can't run away from your problems?

Cinq heure douze. C’est ce qu’indiquait le réveil que Lincoln reposa doucement dans un soupir alors qu’elle passait sa main dans ses cheveux. Ses cauchemars la réveillaient chaque jour un peu plus tôt. Enfin, c’est l’impression qu’elle en avait du moins. Après avoir allumé la lumière, la jeune femme retomba dans son lit et s’étira longuement avant de s’asseoir en tailleur au milieu de ses draps pour prendre sa tête entre ses mains. Il était inutile de se repasser le cauchemar en tête, elle ne le connaissait que trop bien. Les cauchemars qu’elle faisait toutes les nuits étaient à peu près les mêmes, à quelques détails près. Celui-ci par contre, ne changeait pas du tout. Peut-être parce qu’à l’origine, c’était un événement réel et qu’elle le revivait dans ses rêves comme elle l’avait vécu elle-même. C’était d’ailleurs pour ça qu’elle se souvenait de la mort de Mary aussi bien même après ces mois passés. Elle la revivait très souvent lorsqu’elle dormait. Toujours ce même rire, ces mêmes cris, ces mêmes yeux vides. Stop. La jeune femme se secoua un peu et se leva pour se diriger vers la cuisine où une tasse de café apparut sur le bar alors qu’elle arrivait. Elle but son café en regardant la ville encore endormie sous cette obscurité encore intense. Un ronronnement se fit entendre dans le silence. La sorcière tourna la tête pour regarder un chat noir entrer par la fenêtre restée entrouverte. Depuis qu’elle avait emménagé ici au début de la guerre qui avait fait rage dans le monde des sorciers, ce chat venait tous les matins et Lincoln et Mary avaient pris l’habitude de prendre leur petit déjeuner avec lui. Ce devait certainement être le chat des voisins. Elle n’avait pas l’intention de déjeuner ce matin, mais Lincoln alla tout de même chercher une biscotte qu’elle tartina d’un peu de beurre pour la donner au chat qui s’était déjà installé sur le bar. Elle le regarda manger un moment, le caressant de temps à autres alors qu’elle terminait sa tasse. « Allez, maintenant zou … » dit-elle en le caressant une dernière fois avant d’aller s’habiller. Lorsqu’elle ressortit de sa chambre en enfilant son haut, prête à partir pour courir, le chat vint se frotter à ses jambes pour une dernière caresse et repartit en silence par là où il était arrivé. Elle trouvait ça à la fois amusant et consternant qu’il soit son seul contact quotidien.

Après avoir traversé les deux rues séparant son appartement de Hyde Park rapidement, personne n’étant encore dans la rue à cinq heures quarante-cinq du matin, la jeune femme sauta à travers la grille qui gardait le parc fermé pendant la nuit. Il n’ouvrirait que dans deux heures, et Lincoln n’avait pas envie d’attendre pour courir. Elle portait un large pantalon de jogging noir, de la même couleur qu’une brassière de sport que peine à couvrir entièrement un haut distendu d’un vert pomme aussi flashy que ses baskets. Vissant sa casquette sur sa tête, elle entreprit quelques rapides étirements avant de se mettre à courir. Elle pouvait sembler peu couverte quant aux températures hivernales, mais le froid la stimulait et la poussait à courir plus pour se réchauffer, ce qui l’encourageait ainsi à repousser ses limites. A peine quelques secondes après avoir commencé, la petite brune accéléra de plus en plus le pas, calant progressivement sa respiration sur le rythme de ses pas. Elle ne savait pas ce qu’elle aimait le plus dans le fait de courir. Était-ce ce sentiment de sentir tout le négatif s’évadait par chaque pore de sa peau ou celui de ne penser à rien d’autre qu’à sa course. Quand elle courrait, elle ne pensait pas à ses cauchemars, à Mary, ou à d’autres choses de ce genre. Elle prenait soin de ne se concentrer que sur sa route et sa respiration. Et c’est ce qu’elle fit encore pendant une heure. Ses jambes commencèrent tout de même à fatiguer, mais elle accéléra avec entrain. A ce moment de l’entrainement, c’était son cerveau qui décidait, pas ses jambes. Travailler son mental et repousser ses limites faisait aussi partie de son entrainement. Elle continua de courir encore une demi-heure avant de s’arrêter devant un banc. C’était son moment préféré. Celui où elle était presque trop fatiguée pour marcher, mais où les endorphines faisaient leur job. Mais le cauchemar de ce matin la minait encore. C’est pourquoi la jeune sorcière posa les mains par terre et les pieds sur le banc, afin de faire des pompes. Il ne restait plus qu’un match avant la fin de la saison. Elle se devait de rattraper l’horrible jeu qu’elle avait eu au deuxième match de la saison. Le match s’était déroulée trois jours après la mort de Mary, et forcément, les répercussions du choc sur le jeu de la joueuses avaient fait perdre le match aux Chudley. Même si chaque membre de l’équipe avait fait preuve de soutien, Lincoln s’était efforcée de s’entrainer plus dur encore et d’offrir une saison exemplaire cette année. C’est ce qu’elle avait fait, cette saison avait été la meilleure. Mais une fois les matchs terminés, elle n’était déjà plus là, les interviews, les fêtes, tout ça, elle n’y participait plus, préférant rentrer chez elle. Elle n’était pas certaine de manquer à ses coéquipiers quand elle partirait pour la France. Et une fois en France, que ferait-elle ? Essaierait-elle de rentrer dans une équipe locale ? Elle n’avait encore jamais pensé à sa future vie en France. Sa vie était parfaite comme elle était avant. Elle n’avait jamais envisagé de quitter son équipe, elle n’avait pas encore pensé à l’après Quidditch, et elle détestait avoir à le faire. Quelque chose tira la jeune femme de ses pensées. Des bruits de pas. Elle s’arrêta alors, immobile, les pieds sur le banc et les bras tendus, alerte au moindre bruit. Les gardiens se promenaient-ils dans le parc avant d’ouvrir ? Que risquait-elle s’ils la trouvaient là ? Aurait-elle à leur lancer un sortilège ou à s’enfuir ? Étaient-ils en train de courir eux aussi ? Non, ce devait être un chien qui traversait le parc. Pouffant de rire en pensant à ces questions débiles qu’elle venait de se poser toute seule, Lincoln reprit ses pompes avec entrain, de meilleure humeur déjà. Elle était déconcentrée, mais ce n’était pas grave, elle avait terminé. Elle se redressa et fit quelques poses de yoga pour s’étirer un peu.
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MessageSujet: Re: Just do it   Dim 20 Oct - 18:39





Cassian & Lincoln


Imperceptiblement, Cassian sentait le sommeil le quitter, comme s’il était suspendu quelque part entre le rêve et la réalité. Pas complètement réveillé, mais conscient qu’il ne tarderait pas. Il prolongera le moment, guère envieux de quitter les draps douillets de son lit. Soudain, quelque chose bougea à côté de lui. Il n’en fit ni une ni deux, et se leva aussitôt, alerte. Avant de remarquer la jeune femme dont la blonde chevelure reposait sur l’oreiller. What the hell. Tandis qu’il tentait de se remémorer les souvenirs de la veille, il remarqua au passage qu’il n’était pas chez lui mais bien dans le studio de la demoiselle. Tout à coup, les rouages de son cerveau se mirent à fonctionner alors qu’il visualisait la scène qui s’était déroulée dix heures plus tôt. Il s’assit alors doucement sur le lit, tentant au passage de ne pas réveiller son amante d’un soir. Ophélia, s’il ne se trompait pas. Il poussa un léger soupir tout en passant ses mains sur son visage, sentant son cœur ralentir doucement sa course folle. Ces derniers temps, il était particulièrement à cran. Il faut dire que ses nuits étaient rarement paisibles. A défaut de faire des cauchemars -sa mère, Perpetua, l’appelait régulièrement à ce sujet, elle non plus guère tranquille-, il souffrait de plus en plus d’insomnie au point qu’il en était venu à créer des potions qui l’aidaient à dormir, ne fut-ce que quelques heures. Parfois, la fatigue l’emportait et il faisait une nuit complète. Et puis, il y avait les nuits comme celle-ci, où il la passait avec une charmante inconnue rencontrée au hasard. Dans un sens, ce genre de relations l’apaisait. C’était temporaire, certes, mais c’était tout ce dont il avait besoin jusqu’à présent. Il ne se sentait tout simplement pas capable d’être dans une relation sérieuse avec qui que ce soit. Quittant finalement le lit, il ramassa au passage ses vêtements qui jonchaient le sol et les enfilais aussitôt. Sortant sa baguette, il récupéra ses derniers biens à l’aide d’un accio murmuré du bout des lèvres. Parfois, quand il s’entraînait, il lui arrivait de lancer des sorts sans prononcer le moindre mot. C’était certes plus compliqué, mais avec la persévérance et le travail qu’il faisait, il se sentait capable d’y arriver un jour. Il attrapa ensuite sa veste et jeta un dernier regard à la demoiselle endormie, avant de filer sur la pointe des pieds.
Londres se réveillait à peine. Le soleil était très bas dans le ciel, si bien que sa lueur était faible. Tout en marchant d’un bon pas, Cassian pensait se rendre à son appartement londonien avant de se raviser et de partir plutôt en direction d’Hyde Park. Il avait cette envie indescriptible de courir un peu. Il commença à jogger jusqu’au parc, s’arrêtant de temps à autres aux passages piétons pour laisser les moldus traverser avec leurs voitures. En les voyant, des pensées ridicules parcouraient la tête de Cassian, qui songeait à quel point la vie d’un sorcier était simplifiée… Du moins, par rapports à ces petites choses quotidiennes que faisaient les moldus. Quand on y regardait de plus près, le monde sorcier était loin d’être parfait et facile tous les jours. Cette situation ne lui plaisait pas. A qui plaisait-elle, d’ailleurs, ces bloody mangemorts mis à part. Ils avaient peut être changé de nom, redoré leurs blasons, il n’empêche que pour Cassian, ils n’étaient rien d’autres que des traîtres. Des créatures assoiffées de sang et de pouvoir qui pourchassaient les pauvres hommes. Faisant le vide dans son esprit, il respira de longues bouffées d’air, tout en se focalisant sur les foulées qu’il exécutait en plaçant correctement sa respiration pour ne pas être à bout de souffle au bout de 500 mètres. Il courra ainsi pendant dix bonnes minutes, traversant le parc, croisant quelques écureuils sur son passage, avant de décider de s’arrêter, les mains sur les hanches. Il allait commencer à s’étirer lorsqu’il remarqua une silhouette familière. Non pas une conquête d’un soir, mais bien une personne de son passé. Son passé à Poudlard, alors que la vie était encore si insignifiante, où ses seuls objectifs étaient de réussir ses ASPICS, de jouer prodigieusement au Quidditch et de séduire les filles, et une en particulier : Théodora. Il ne sait pas pourquoi ce flot de pensées l’assaillait à cet instant précis. Ou plutôt si, la présence de Lincoln réveillait tout cela. Sans réellement réfléchir, il s’avança vers elle. “ Linc’, c’est toi ?” Lança-t-il, tandis qu’il s’approchait d’elle. Son ton indiquait qu’il n’était pas sûr que ce soit réellement elle, mais il savait que c’était bel et bien elle. Elle se retourna alors vers lui, surprise, puis un léger sourire fendit son visage. Soudain, tout lui revint en tête. Il se revit quelques jours plus tôt, alors qu’il était tombé sur des listes classées qui révélaient les personnes décédées au cours de ces derniers mois, celles qui étaient en cavale et j’en passe. La liste était incroyablement longue. En la parcourant distraitement, un nom lui avait pourtant sauté à la figure. Mary. C’était la meilleure amie de Lincoln et elle avait été froidement assassinée par les mangemorts six mois plus tôt. Il avait envie de lui dire à quel point il était désolée pour sa perte, que s’il avait été au courant plus tôt, il l’aurait contactée. Après tout, Lincoln lui avait bien envoyé des fleurs pour l’enterrement de son père. Il les avait jetées, comme toutes les autres qu’ils avaient reçues. Probablement parce qu’elles signifaient « hé, ton père est mort. Mes sincères condoléances, mate. » et qu’il avait énormément de mal à l’accepter à l’époque. Enfin, c’est toujours le cas. Néanmoins, malgré tout, ça l’avait touché. Quelque part, il y avait toujours des personnes qui pensaient aux autres. Il aurait voulu lui dire tout ça et plus encore, seulement, il considéra un instant que ce n’était pas le genre d’introduction qui conviendrait à leurs retrouvailles. Aussi, se contenta-t-il de dire :
Toujours en forme à ce que je vois !


Dernière édition par Cassian T. Fawley le Mar 22 Oct - 20:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Just do it   Dim 20 Oct - 21:58


Who says you can't run away from your problems?

Se redressant de la position du grand angle pour migrer au lever de jambe, Lincoln fût une fois de plus déconcentrée. Mais plus par ses propres pensées ridicules cette fois, c’était bien une voix qui s’élevait derrière elle dans le parc encore sombre. « Linc’, c’est toi ? » Ces quelques mots la firent sursauter. Déjà, elle ne s’attendait pas à ce que quelqu’un se promène déjà dans le parc, l’idée des gardiens s’étant déjà envolée bien loin,  et encore moins que cette personne ne la reconnaisse. Pourtant la voix lui disait quelque chose, même si elle avait un peu changé d’après ses souvenirs. Elle se tourna alors pour remettre cette voix sur un visage. En effet, elle s’en souvenait bien. Un sourire illumina son visage. « Cassi … » Maintenant qu’elle voyait son visage, elle se demandait même comment elle avait pu oublier. C’était une voix qu’elle avait eu l’habitude d’entendre un bon moment durant sa scolarité. Elle se souvenait aussi et surtout du rire qui allait avec. Il s’était approché d’elle un sourire sur le visage, visiblement content de ne pas s’être trompé. C’est sûr qu’il aurait eu l’air fin si ce n’avait pas été elle. « Toujours en forme à ce que je vois ! »  Lincoln eut un nouveau sourire en l’entendant.  « L’habitude et le boulot … » lui répondit-elle en haussant les épaules. C’est fou, il n’avait presque pas changé. A part le fait qu’il ait encore grandi. L’adolescent qu’elle avait connu devenait un bel homme, qui gardait le physique athlétique qu’il s’était forgé à Poudlard durant toute sa scolarité. Elle le regarda de haut en bas. « Et toi tu as encore grandi … Qu’est-ce que tu fais ici à cette heure-ci ? » Elle regarda autour en se disant qu’en fait, il aurait très bien pu lui poser la même question. C’était un peu plus évident pour elle, elle était en tenue pour courir, elle était en sueur, tout ce qu’il y a de plus élégant. Mais lui était habillé normalement. Enfin, peut-être avait-il un rendez-vous pour le boulot assez tôt. De toute façon, il avait toujours été matinal. Il était toujours à l’heure et frais pour les entrainements les dimanches matins avant les matchs. Pour elle, c’était une autre histoire. Elle était à l’heure certes, mais avait généralement une sale tronche. Enfin bon, il faut dire que les samedi soirs dans les dortoirs des filles, les discussions et les rires pouvaient durer des heures, résonnant dans toute leur tour au château. Il faut dire que leurs voix portaient loin. Et puis, ce n’était pas le professeur Flitwick qui allait venir les réprimander. Enfin, tout ça pour dire que les nuits le weekend étaient généralement très courtes et que Lincoln était la seule de sa promo à en payer les frais le dimanche matin lorsque les entrainements s’intensifiaient en vue des matchs. Et Cassian était bien l’un des premiers à se foutre d’elle, gentiment biensur. Peut-être était-ce pour lui faire payer le dérangement de la veille. Même si généralement ça commençait par des  « Ferme-la Cassi. » encore embrumés, les sourires et les bousculades amusées n’étaient pas très loin.

Elle ne l’avait pas revu depuis la fin de ses études. Enfin, elle était venue assister à quelques matchs de Poudlard, mais elle n’avait jamais pu rester assez longtemps pour venir le voir après les matchs. Elle avait même vu l’un de ses matches en tant que joueur professionnel. Même si elle ne s’en vantait pas, elle suivait son parcours de loin, et prenait de ses nouvelles aussi souvent qu’elle le pouvait. Ses articles d’ailleurs étaient les seuls qu’elle lisait en entier. Mais bon, elle n’allait pas s’en vanter non plus. Elle avait été très touchée par la mort de son père. Elle-même n’arrivait pas à imaginer perdre son propre père. Le pauvre avait du être effondré. Elle avait pensé à le contacter, à venir le voir. Mais qu’aurait-elle pu lui dire ? « Je suis là pour toi. »  « Je comprends ce que tu ressens. » Bien sur que non. Elle ne pouvait pas comprendre. Rien que l’idée seule de perdre son père la rendait presque hystérique. Elle était là pour lui bien entendu, mais il avait toujours été si discret sur ses sentiments. Comment aurait-il pris sa présence ? Non, il aurait certainement été trop gêné. Non, elle n’aurait pas voulu lui imposer une épreuve de plus dans un tel moment. Maintenant, elle pouvait dire qu’elle comprenait totalement ce qu’il avait pu ressentir à ce moment-là. Elle aurait aimé lui présenter ses condoléances de vive voix, maintenant. Mais ils venaient à peine de se retrouver. Elle n’allait tout de même pas lui parler de son défunt père alors qu’ils s’étaient à peine dit bonjour. Elle se contenta de le regarder alors, le sourire aux lèvres. Cela lui faisait tellement plaisir de le voir. Et tous les souvenirs que le revoir impliquaient aussi. Cassian était pour Lincoln synonyme de rires, de joie, de bonne humeur et de plaisanteries. Et elle en avait bien besoin en ce moment. Mais ce qu’elle voulait surtout, c’est savoir comment il allait maintenant. Il fallait qu’elle prenne de ses nouvelles. « On va prendre un chocolat ? Je commence à avoir faim, je n’ai pas encore déjeuné et, si je ne mange pas dans un futur proche, je sens que je vais m’évanouir. » Dit-elle en riant. Elle avait dépensé tant d’énergie qu’il ne lui restait plus grand-chose en stock. Peut-être aurait-elle dû ingurgiter autre chose que simplement du café avant de partir, même si elle avait eu quelques nausées à cause de la courte nuit agitée qu’elle avait passé. Elle lui prit le bras alors et l’attira vers la sortie la plus proche du parc pour retrouver la rue et ses innombrables cafés. Elle le regarda encore, amusée de se retrouver avec lui comme s’ils étaient encore à l’école alors que les années avaient passé. « T’es même pas coiffé en plus … » Et voilà, une petite réflexion style de rien  comme auparavant.
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MessageSujet: Re: Just do it   Mar 22 Oct - 20:03





Cassian & Lincoln


Cassian traversa la salle commune des Serdaigles qui suggérait clairement la soirée mouvementée de la vieille. Ici et là trainaient encore de chopes vides de bière au beurre,  que Thomas et ses acolytes avaient rapporté en douce de Pré-au-Lard. Par quels moyens et ruses avaient-ils réussi à ne pas se faire prendre par Rusard ? Cassian n’en avait pas la moindre idée mais les connaissant un minimum, ils savaient que ces gars-là ne manquaient absolument pas de ressources. Grâce à eux, tous les serdaigles avaient soufflé et déposé leurs bouquins le temps d’une soirée. Les conversations et les rires avaient fusés de toutes parts, même la Dame Grise, le fantôme de leur maison, avait fait son apparition à la fête improvisée. Cassian en avait profité pour jouer aux échecs version sorcier avec son ami de toujours, Toby, tout en écoutant d’une oreille distraite les histoires de George et Sébastian. Quand l’heure fut largement dépassée, il était néanmoins parti se coucher, abandonnant ses condisciples à la fête, sachant pertinemment qu’il aurait à se lever très tôt le lendemain. Entraînements oblige ! Il était particulièrement de bonne humeur ce matin. Il s’était levé bien avant son réveil, avait même eut le temps de faire quelques pompes et de prendre une douche avant d’enfiler sa combinaison d’automne.  Le château était désert et ce n’est qu’en arrivant dans les vestiaires qu’il entendit enfin de l’animation. Comme à son habitude, il entra avec entrain, lâchant un « Bon dimanche tout le monde » qui eut le don de faire lever les yeux au ciel de certains de ses coéquipiers. Il faut dire qu’il était surement l’un des rares à prendre plaisir de se lever tôt. Il déposa son sac à ses pieds et ouvrit son casier. Il prenait toujours des vêtements avec lui pour aussitôt les enfiler une fois l’entraînement terminé. C’était un gain de temps considérable. Puis, il n’était pas une fille : il n’avait pas besoin de passer une demi-heure devant le miroir. Alors qu’il s’apprête à sortir pour s’échauffer avant le début de la session, il vit entrer une tornade brune dans les vestiaires. Avec un grand sourire, il s’approcha d’elle tandis qu’elle terminait de se préparer. “ Alors, Bennet, on rate son réveil ?” La jeune femme lui lança un regard exaspéré. “Ferme-là, Fawley. Tout le monde n’est pas capable d’apprécier tes blagues à une heure pareille.” Cassian fit les grands yeux devant le ton qu’avait adopté Lincoln tout en continuant à prendre ses affaires. Pour peu, il s’en serait presque offusqué. Il connaissait bien pourtant, enfin, comme on connaîtrait son équipière de Quidditch. Sentant son regard sur elle, elle releva les yeux vers lui, mi-amusée, mi-agacée. “Bouge ! On a un entrainement à faire ! ” Le jeune homme éclata de rire. “ Montre-moi tout ce que t’as dans le ventre, Bennet ! ” Fit-il en la devançant, son sourire habituel accroché aux lèvres.



Cassi…” La revoir faisait ressurgir en lui tout un flot d’émotions et de souvenirs très forts.  Dire que cela faisait déjà cinq ans qu’il avait quitté Poudlard… et elle davantage. C’était tellement étrange de se revoir en dehors de l’enceinte de leur illustre et ancienne école. Elle n’avait pas changé. Ses traits étaient peut être plus tirés, ses yeux un peu cernés et, la connaissant, une araignée avait dû la piquer pour qu’elle soit sortie de son lit aussi tôt. Cassian en avait une petite idée mais il la garda dans un coin de sa tête. Il faut dire qu’avec tous les événements qui se passaient en ce moment, bienheureux était celui qui pouvait dormir sur ses deux oreilles sans se réveiller en sueur et tremblant en pleine nuit. Malgré tout ça, il retrouvait la Lincoln Bennet qu’il avait toujours eu l’habitude de fréquenter. Là déjà, il voyait ses yeux pétiller un peu plus, ce qui n’était pas sans lui faire chaud au cœur. Il s’était en quelque sorte cloîtré dans son travail et ses recherches ces dernières semaines. Il sortait pour aller faire des courses, à la Gazette ou pour courir. Certains soirs, comme la veille, il s’autorisait quelques moments de détente dans la fugace étreinte d’une inconnue rencontrée au hasard.  “L’habitude et le boulot…” Répliqua-t-elle, comme une évidence. “Et toi tu as encore grandi… Qu’est-ce que tu fais ici à cette heure-ci ?” Il eut un rire bref, si différent de ceux qu’il avait l’habitude d’avoir. “Ma mère m’a toujours conseillé de bien manger mes légumes, conseil que j’ai suivi à la lettre, vois-tu… Je confirme, ça fonctionne ! ” Il jeta un regard de l’autre côté, se sentant tout à coup observé, mais ce n’était rien qu’un pressentiment ridicule. “Hum oui. Je cours.” Répondit-il assez évasif. A en juger par sa tenue, qu’elle détailla les sourcils levés, il sut qu’il aurait peut être dû dire autre chose. “Et toi ? Dans mon souvenir, tu étais loin d’être matinale.” A moins que les entraînements de Quidditch professionnels l’avaient façonnée comme jamais Poudlard ne l’avait fait ? Lui aussi, sans savoir que c’était réciproque de son côté, avait suivi son parcours professionnel. Il avait pris l’habitude à Poudlard de se faire livre la Gazette chaque matin et, depuis son départ de l’école, il avait à chaque fois lu les rubriques sportives en espérant voir un article ou l’autre sur ce que devenait son amie. Après quelques temps, il avait fini par en voir et ça lui avait particulièrement fait plaisir qu’elle réussisse son rêve. Rêve qui avait été le sien, il fut un temps. Mais les temps changent et, malgré tout ça, il aimait bien travailler à la Gazette. Enfin, pour être plus exact, il aimait écrire. Il s’était rendu compte que la recherche, l’écriture, les médias… C’était vraiment un domaine qui le bottait. Bon, la situation n’était pas parfaite, il aurait réellement préféré travailler sous une conjoncture différente mais… Que pouvait-il y faire ? Manifestement rien. Du moins, pas tout seul. “On va prendre un chocolat ? Je commence à avoir faim, je n’ai pas déjeuné et, si je ne mange pas dans un futur proche, je sens que je vais m’évanouir.” Avant qu’elle n’en fasse allusion, Cassian ne s’était même pas rendu compte à quel point il était affamé lui aussi. “Idem, je pourrai dévorer un hippogriffe là tout de suite… Par contre, c’est pas un chocolat qui va te remplir l’estomac.” Ajouta-t-il avec un clin d’œil. Elle lui lança un regard mine de rien, lui qui était toujours à chipoter sur les mots. “Ce serait avec plaisir, Linc’, mais c’est moi qui invite !” Rétorqua-t-il, tout en éclatant de rire. Ses mimiques l’avaient manqué également. “T’es même pas coiffé en plus…” Cassian eut le réflexe de passer sa main dans ses cheveux, ce qui eut le don de le rendre encore plus en bataille. “ C’est à la mode,” commença-t-il, bien qu’il n’en ait rien à faire de celle-ci. Ça n’allait décidément pas changer sa vie de savoir que la couleur à porter en cette saison était le bleu, par exemple. “ Appelé communément l’effet  sortie-du-lit-au-naturel, style encore plus marqué quand on a pas dormi chez soi,” termina-t-il comme une anecdote. Lincoln lui prit alors le bras, levant les yeux au ciel, amusée, sans doute, par sa répartie. Tous deux se dirigèrent alors vers le premier café qu’ils croisèrent.
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MessageSujet: Re: Just do it   Mer 23 Oct - 22:49


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« Ma mère m’a toujours conseillé de bien manger mes légumes, conseil que j’ai suivi à la lettre, vois-tu… Je confirme, ça fonctionne ! » la petite brune leva les sourcils surprise avec un petit sourire mais ne dit rien. Peut-être parce que Cassian venait de tourner la tête derrière lui, comme s’il avait entendu quelque chose. Lincoln regarda aussi, penchant légèrement la tête pour ne pas être gênée par le corps de son interlocuteur qui faisait mur, c’était le cas de le dire. Il ne faisait que trois têtes de plus qu’elle. Mais elle ne vit rien, peut-être faisait-il trop sombre encore pour discerner réellement ce qu’il avait entendu, ou peut-être s’était-il juste fait un film. Ses mots suivants récupérèrent l’attention de la sorcière qui redressa la tête pour lever de nouveau les yeux vers lui. « Hum oui. Je cours. » Mais bien sur. Rien que le ton dégagé qu’il avait utilisé montrait qu’il venait d’inventer ça de toutes pièces. Et puis sa tenue. Il avait oublié qu’il était plus simple et plus pratique de courir en tenue. Elle le regarda une nouvelle fois de haut en bas, d’un air légèrement suspicieux avant qu’il ne change de sujet. « Et toi ? Dans mon souvenir, tu étais loin d’être matinale » La jeune vélane prit soin d’afficher une moue offusquée avant de rétorquer. « Pardon ? Je ne suis pas matinale ? Je suis fraiche à toute heure du jour et de la nuit moi ! » Dit le plus sérieusement du monde celle qui il y a encore six mois donnait l’impression que la chanson Just my imagination du groupe The Cranberries avait été écrite pour elle.

There was a game we used to play
We would hit the town on friday night
Stay in bed until Sunday
D’ailleurs, toute la chanson pouvait aisément représenter la vie de Mary et Lincoln avant la guerre. Tout était si simple avant. Beaucoup plus simple. D’ailleurs depuis sa sortie de Poudlard, Lincoln arrivait à se lever sans aucun problème. Mary était son réveil personnel. En effet, lorsque Lincoln ne se levait pas à l’heure, Mary trouvait toujours quelque chose pour la réveiller, comme un seau d’eau froide, ou sauter sur son lit.

« Idem, je pourrai dévorer un hippogriffe là tout de suite… Par contre, c’est pas un chocolat qui va te remplir l’estomac. » La petite sorcière lui lança un regard en biais. Visiblement, il n’avait pas perdu cette habitude de tout rectifier. Il était incroyable à chipoter pour des détails et à sourire l’air de dire c’est-moi-qui-ai-toujours-raison. Mais bon, heureusement qu’il était gentil, et qu’il faisait ça gentiment, on ne pouvait pas lui en vouloir. Elle savait que c’était surtout pour rendre les gens dingues qu’il faisait ça. « Ce serait avec plaisir, Linc’, mais c’est moi qui invite ! » Avec un sourire, elle répondit avec aplomb. « J’y comptais bien ! J’ai pas pris d’argent avec moi. » Elle lui servit un sourire adorablement innocent et lui prit le bras pour l’entrainer hors du parc. Bien entendu, elle ne put s’empêcher de faire une remarque sur ses cheveux décoiffés, ce à quoi il répondit « C’est à la mode » en passant tout de même sa main dans sa chevelure châtain. Elle avait certainement dû rater le changement de rubrique car, elle n’avait jamais fait attention qu’il était passé à la page mode de la gazette. Pouffant de rire à cause de ses propres pensées, elle ouvrit la bouche pour sortir sa petite blague quand il ajouta très sûr de lui. « Appelé communément l’effet  sortie-du-lit-au-naturel, style encore plus marqué quand on a pas dormi chez soi » Oubliant sa petite plaisanterie, Lincoln éclata de rire. « J’avais oublié que tu étais un tombeur ! Tu es incroyable Cassi, incroyable … » dit-elle d’un air dépitée alors qu’elle passait le petit portail qu’elle avait enjambé un peu plus tôt.  Elle ne l’avouerait jamais, mais elle était un peu jalouse tout de même. Elle aussi aurait aimé pouvoir s’amuser un peu. Mais le contexte actuel n’était pas vraiment compatible avec elle. En effet, pour une raison qu’elle était la seule à connaître - deux avant la mort de Mary – elle ne pouvait se laisser aller à un certain degré d’intimité avec des moldus. N’y voyez là aucun signe pro-mangemort, c’était simplement impossible pour elle. Côté sorcier ces derniers temps, la mode mangemort ne l’intéressait absolument pas. Elle se disait juste que ce n’était pas le bon … timing pour s’amuser.

Une fois la route traversée, une foule de boulangerie, cafés, et restaurants en tous genres s’offraient à leur vue. Ils avaient l’embarras du choix. Lincoln ne laissa pourtant pas à Cassian le temps de choisir. Se tenant toujours à son bras, elle l’attira dans un petit café assez ancien qui venait à peine d’ouvrir. Elle adorait ce café. L’intérieur chaleureux et riche lui rappelait Poudlard. Ce n’étaient pas des chaises qui entouraient les tables, mais de gros fauteuils confortables. L’un deux, Lincoln en était sûre, venait forcément de la salle commune de Serdaigle. Il portait même les armoiries de Poudlard. La sorcière s’y installa confortablement, poussant un soupire de soulagement. S’asseoir après une course d’une heure et demie lui faisait un bien fou. Ils étaient seuls, sans doute les premiers clients de la journée. Prise d’un frisson, elle chercha à tâtons le pull qu’elle attachait toujours à sa taille pour se couvrir à la fin de son entrainement pour éviter d’attraper froid. Elle fit chou blanc cependant. Son réveil mouvementé avait dû la distraire et elle était partie sans. Elle fit une petite moue, mais reprit contenance lorsque le serveur s’approcha de leur table avec un sourire. Il aimait bien lorsque Lincoln venait au café. C’était une cliente agréable et souriante, même si souvent il lui arrivait souvent de bégayer, et de dire de drôles de choses en sa présence. « Bonjour » dit-il en leur adressant un sourire à chacun. « Vous avez choisi ? » Lincoln acquiesça d’un signe de tête. « Bonjour, je vais prendre un chocolat chaud s’il vous plait. »
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MessageSujet: Re: Just do it   Mer 30 Oct - 10:16





Cassian & Lincoln


« J’y comptais bien ! J’ai pas pris d’argent avec moi. » Il leva les yeux au ciel, amusé. “Pourquoi cela ne me surprend guère, miss Bennet ?” Fit-il alors qu’elle lui prenait le bras pour aller dans un bon pub où ils pourraient prendre leur petit déjeuner jusqu’à plus faim. Il avait particulièrement envie d’un bon chocolat chaud.  « J’avais oublié que tu étais un tombeur ! Tu es incroyable Cassi, incroyable … »  Il éclata de rire, bien malgré lui, face au ton qu’avait employé son amie. “Il faut bien décompresser parfois… Je deviendrais fou autrement. Le boulot… est prenant, épuisant et…” Il voulut ajouter « rempli de mangemorts », mais il s’abstint de faire cette remarque dans un lieu public. On ne savait jamais qui laissait trainer ses oreilles un peu trop longtemps. Aussi, se contenta-t-il de terminer, avec un haussement d’épaules : “C’est la Gazette quoi. Une chose est sûre, un journaliste est loin de chômer, contrairement à ce que mon père avait l’air de penser.” Son ton était devenu un peu amer sur ces derniers mots, alors qu’il repensait à son père, pour la énième fois de la semaine. Gifford Fawley avait été très loin d’approuver le changement de carrière de son fils unique, destiné à être batteur dans l’équipe nationale.



La Gazette ?!” Vociférait Gifford Fawley. “As-tu perdu la tête ?! Travailler pour ces bloody mangemorts ? ” Cassian avait tenté de reprendre la parole, d’expliquer calmement à son père son choix et surtout, le pourquoi de ce choix atypique. Mais monsieur Fawley était loin de vouloir écouter son fils. Entre les deux protagonistes principaux, se tenait Perpetua Gifford, qui tentait tant bien que mal d’apaiser la situation, venant régulièrement poser ses mains sur les épaules de son mari pour l’astreindre au calme. Pour peu que cette technique fonctionna. “Ils ont réussi à t’amadouer hein, c’est ça, avoue-le Cassian !” Mais Cassian commençait à perdre réellement patience. “ECOUTE-MOI, bloody hell ! J’ai été me présenter pour ce poste non pas parce que je veux rejoindre leurs rangs, mais parce que je suis convaincu de vous être utiles à l’intérieur. Imagine toutes les informations de première main que je pourrai avoir… Toutes les informations que la Gazette n’aura pas encore déformées avant de les publier dans leur numéro quotidien…” Gifford Fawley avait alors levé la main, comme épuisé par toute cette discussion. “ Perpetua, accompagne Cassian à la porte, veux-tu.” Le jeune homme n’en revenait pas. “ Papa…”, commença-t-il, mais il fut bien vite interrompu. “Viens Cassian, ton père est fatigué.



Cela lui faisait particulièrement plaisir de la retrouver comme au bon vieux temps, à discuter de tout et de rien –essentiellement de rien-, tout en se taquinant en veux-tu en voilà.  Du temps de Poudlard, même s’ils n’étaient jamais ensemble H24, quand ils se voyaient, ils agissaient comme s’ils ne s’étaient jamais quittés. Cet aspect de leur relation plaisait particulièrement à Cassian qui, à la fin de ses études, avait vu ses ‘amis’ s’éloigner de plus en plus dans leur routine  journalière, au point qu’aujourd’hui, il comptait les personnes de confiance sur les doigts d’une main. Il avait été particulièrement heureux, un peu surpris sans doute, que miss Bennet fasse partie de ces gens-là. Ceux qu’il savait qu’il pourrait appeler à n’importe quelle heure pour venir aider un ami. Et ça le rassurait. At least… that haven’t changed, songea-t-il, tout en souriant à Lincoln qui venait de lui répondre quelque chose auquel il ne fit pas réellement attention, plongé qu’il était dans ses pensées. Il se retrouvait de plus en plus régulièrement dans cette situation, souvent soucieux, à se remuer les méninges, à tenter d’attraper les brides de souvenirs qui parfois s’étiolaient avec les années. Et surtout, il se surprenait à changer. Était-ce son environnement qui le rendait plus dur, plus cassant ? Evidemment, trainer avec des mangemorts toute la journée –quand il était au boulot- n’aidait en rien.  Darwin, un célèbre scientifique sorcier n’en avait-il pas parlé dans l’une de ses théories ? L’être humain s’adapte à son environnement… ou quelque chose dans ce genre-là. Il n’avait pas envie de laisser la noirceur l’envahir, tout comme il se détesterait de ressembler à ceux qu’il détestait tellement… Pourtant, Cassian n’était pas dupe. Pour entrer dans leur repère, pour réellement faire partie de leurs rangs et arrêter d’être un outsider, il savait qu’il devrait y laisser quelques plumes. Son ambition personnelle s’arrêtait à la Gazette. Il ne se voyait tout simplement pas aller plus loin dans la mesure où,  c’était trop risqué, trop dangereux, de pousser son jeu aussi loin. Il avait d’ailleurs retrouvé une sorcière récemment, du nom de Tracey Davis. Il savait qu’il devrait rapidement aller la voir, sa piste n’allait pas rester chaude très longtemps si la demoiselle, se sentant en danger, décidait de partir.

Ils entrèrent alors dans un pub à l’ambiance chaleureuse, avec des fauteuils rembourrés posés randomly ici et là, ce qui donnait à l’endroit un cachet authentique. Cassian ouvrit de grands yeux lorsqu’il aperçut le fauteuil sur lequel la jeune femme alla s’installer. De toute évidence, elle venait régulièrement ici. L’intérieur lui rappelait la salle commune des Serdaigles. Décidément, la revoir apportait tous un tas de souvenirs enfouis. Des bons souvenirs. Elle sembla alors chercher quelque chose qui devait se trouver d’ordinaire à sa taille et fit une moue, sans s’en rendre compte, ce qui fit comme une sonnette d’alarme dans la tête de Cassian. “Il fait vraiment chaud ici… Tiens,” fit-il en se levant sans ajouter quoi que ce soit en posant le blouson sur ses frêles épaules. Le serveur choisit ce moment pour arriver, lançant un clin d’œil à Cassian, qui eut le réflexe de lui sourire en retour, bien qu’il savait ce que le clin d’œil du serveur signifiait. De toute évidence, il les prenait pour un couple, ou bien pour un rendez-vous, bien que ce soit très matinal sur le coup. Cassian s’en foutait un peu, ça le faisait bien rire que les gens étaient prêts à croire n’importe quel signe pour mettre deux jeunes gens en couple. Lincoln commanda un chocolat chaud, ce qu’il fit également tout en lui demandant d’apporter quelques croissants français. “Alors, l’équipe nationale… Wow. C’est comment, raconte-moi tout ! ” Commença-t-il avec un énorme sourire, soudain plus détendu qu’il ne l’était dehors. Et bien plus empressé d’en savoir plus sur un sujet qui avait bercé toute son adolescence à Poudlard. Entre temps, les chocolats chauds arrivèrent avec les croissants, et tous deux commencèrent à boire et à manger avec avidité.
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MessageSujet: Re: Just do it   Lun 11 Nov - 0:13


Who says you can't run away from your problems?

« Il fait vraiment chaud ici… Tiens.” Dit Cassian alors qu’il posait doucement son blouson sur les épaules de la jeune femme. Elle le gratifia d’un sourire reconnaissant, tout en glissant ses bras dans les manches pour le mettre correctement. Toujours aussi gentleman. Ce n’était pas étonnant qu’il séduise autant de nanas lorsqu’il sortait en fait. Elle le laissa commander à sa suite, et regarda autour alors qu’il reprenait la parole. “Alors, l’équipe nationale… Wow. C’est comment, raconte-moi tout ! ” Wow, en effet. Elle avait intégré l’équipe des Chudleys Canons, c’était génial. Ca avait toujours été son équipe préférée et, même si elle avait adoré faire partie des Falmouth Falcons, elle avait toujours rêvé d’intégrer son équipe préférée. C’était une victoire en quelque sorte, mais une victoire légèrement amère. Elle n’aurait pas eu à quitter les Falmouth aussi subitement si Voldemort n’avait pas été là. Bien entendu, les Chudley Cannons s’étaient jetés sur l’occasion pour l’enrôler, mais elle avait ressenti ça comme un échec. Être suspendue ainsi, juste parce que du sang de Vélane coulait dans ses veines, c’était trop injuste. Avec ça, Mary à cacher, vivre chaque jour en se demandant ce qui se passerait le lendemain, on ne pouvait pas dire que son arrivée dans son équipe favorite l’avait épanouie. L’environnement à ce moment-là était loin d’être favorable à une vie idyllique pour la jeune femme. Or, elle avait toujours pensé que si un jour elle était recrutée, cela signerait le début de la vie qu’elle aurait toujours pu rêver. Le côté jeu lui, était parfait. Elle s’améliorait toujours, son jeu s’affinait. Les victoires étaient nombreuses, l’exaltation l’accompagnant était au top. Mais tout redescendait bien vite lorsqu’elle retrouvait l’intimité de sa vie personnelle. Sa vie était un maintenant un véritable chaos. Elle tentait tant bien que mal de vivre normalement. Pourtant, l’absence de ses parents et la mort de Mary étaient bien là, lui rappelant chaque jour que la vie parfaite qu’elle avait pu imaginer était loin, très loin de la réalité. Elle ouvrit la bouche pour répondre, mais aucun son ne sortit. Elle prit quelques secondes de plus pour choisir ses mots. « Et bien … Tu sais, c’est une vie de dingue … Tu devrais le savoir pourtant, tu en as interviewé pas mal des joueurs, et puis, tu en as été un aussi. »  Répondit-elle avec un léger sourire un peu absent.

Les tasses et les croissants arrivèrent rapidement. A la vue des ces petites merveilles feuilletées, Lincoln se rendit compte à quel point elle avait faim. Il avait raison, ce n’était pas un chocolat chaud qui lui remplirait l’estomac. Elle prit un croissant alors et arracha un morceau pour le porter à sa bouche alors qu’elle le dévisageait longuement, repensant à ses paroles. « C’est la Gazette quoi. Une chose est sûre, un journaliste est loin de chômer, contrairement à ce que mon père avait l’air de penser. » Après un long silence où chacun mangeait avec plaisir le petit déjeuner copieux qui s’offrait à leur vue, la jeune femme rassembla son courage et regarda Cassian. « Tu sais Cassi, je suis désolée pour ton père. Je n’ose même pas imaginer perdre le mien. J’aurais aimé venir te montrer que j’étais là si tu en avais besoin et, t’aider du mieux que je pouvais mais. » La jeune sorcière prit une inspiration. « Tu as toujours été si secret sur tes sentiments, si discret. Je ne voulais pas te mettre mal à l’aise. » Elle glissa sa main sur celle du jeune homme alors et la serra dans la sienne. « J’ai préféré te laisser faire ton deuil à l’abri des regards et en compagnie de ta mère. Je t’ai envoyé des fleurs, c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour ne pas me montrer trop intrusive. Je m’en serais voulu de t’empêcher de faire ton deuil à ta façon. Tu es tellement … » Elle eut un petit rire nerveux alors. « Enfin tu vois, regarde-moi, je profite qu’il fasse encore sombre pour que tu n’ai pas à te sentir observé. Pourtant je me sens coupable de ne pas être venue te voir plus tôt pour te montrer que j’étais là. Je suis désolée que tu ai perdu ton père. Et je suis encore plus désolée que tu l’ai perdu ainsi. » Elle baissa le regard, comme pour lui laisser le temps de s’en remettre. Le visage de son propre père, le regard vide et sans vie passa dans son esprit et la jeune femme refoula bien vite cette pensée au plus profond d’elle-même. Non, elle ne pouvait même pas ne serait-ce que penser à perdre son père ainsi. Elle se leva pour prendre Cassian dans ses bras, s’asseyant sur lui. Elle savait qu’elle poussait Cassian dans un genre de fossé sentimental qu’il avait toujours pris soin d’éviter lorsqu’il était à l’école, et qu’il devait très certainement continuer ainsi. Mais il fallait qu’elle lui en parle, qu’elle justifie son absence. Ce n’était pas par indifférence, il fallait qu’il le sache. Comment aurait-elle pu ignorer que l’un de ses coéquipiers, même un ancien coéquipier, ai perdu un être si cher à cause de ce régime répressif et barbare. Même si leur relation avait toujours été basée sur la franche rigolade et les plaisanteries douteuses, ça ne l’empêchait pas de l’apprécier en tant que personne. Il était, lui et son calme herculéen, l’un des piliers de son passage à Poudlard. Lincoln avait toujours été impressionnée par sa force tranquille au Quidditch comme à la vie. Elle le lui montrait généralement en le vannant à ce propos. Son calme était à toute épreuve, et elle l’avait beaucoup testé c’est le moins que l’on puisse dire. Et lui le lui avait toujours bien rendu. Comme on dit, qui aime bien châtie bien. Et bien c’était comme ça avec lui. Il faisait partie de ces personnes avec qui l’on n’est pas obligé de tout se raconter pour s’apprécier, et que les plaisanteries rapprochent plus qu’on ne pourrait le croire.
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