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 (edsley) you are not alone

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MessageSujet: (edsley) you are not alone   Ven 30 Aoû - 20:24

move your ass baby

« Mademoiselle Green, il est temps que vous partiez. » me lance d'un ton sec la bibliothécaire de Poudlard, madame Pince, comme si je faisais quelque chose de mal, ou que je dérangeais terriblement quelqu'un. Elle n'a jamais été aussi froide avec moi que cette année. Je lève les yeux vers son chignon bien serré et ses lunettes strictes et pousse un soupir énervé et exaspéré à la fois. « Je finis ma phrase et je m'en vais, puisque je dérange tant que ça. » Je lâche sans même cacher mon agacement à la vieille femme. Elle s'éloigne à pas de loups et quelques secondes plus tard, elle a disparu dans les rayonnages. Je ne peux m'empêcher de lever les yeux au ciel tandis que je griffonne quelques derniers mots sur mon parchemin. Le devoir d'arithmancie était bien plus simple que ce que j'avais imaginé, et j'ai passé une seule soirée dessus alors que je comptais lui en consacrer trois. Depuis que les choses sont... moins drôles à Poudlard, depuis que mes plus proches amies sont parties, je consacre beaucoup de temps aux cours, cinq fois plus qu'avant. J'ai toujours été le genre de fille à apprécier travailler, mais ça n'a jamais été aussi flagrant que depuis deux semaines. Je préfère presque passer mon temps à la bibliothèque que sur le terrain de Quidditch. Ici, même si je sais que certains m'observent, je peux me permettre de faire abstraction. Le visage penché sur mes livres et parchemins à m'en faire mal au dos, j'oublie tout, et surtout, je leur prouve que je vaux mieux qu'eux, qui passent leur temps à sortir ou à cracher sur les nés-moldus dans les couloirs. Ce serait une telle victoire, si j'obtenais de meilleurs résultats que tous ces petits coqs, à la fin de l'année ! Rien ne me rendrait plus fière. Je sais déjà que mes résultats ont sensiblement augmentés. Malheureusement, dans certaines matières, les professeurs notent à la tête de l'élève, et j'aurai en-dessous de la moyenne quoi que je fasse. Ma copie pourrait valoir un A+ que je récolterai un F simplement à cause de la personne que je suis. Je devrais être complètement démoralisée, mais je m'efforce de garder la tête haute. C'est pour ça que je suis restée à Poudlard, non ? Pour me battre ! Il est hors de question que je les laisse gagner. Jusqu'au bout, je ferai de mon mieux pour leur montrer à quel point les gens qui n'ont pas que du sang pur dans les veines peuvent être des génies et des gens bien. Il s'en mordront les doigts, lorsque je serai devenue ministre de la magie et que je les obligerai à pourrir dans les confins d'Azkaban. Daley O'Donnell sera le premier que j'enverrai là-bas, sans la moindre hésitation. « Mademoiselle Green ! » Je lève les yeux au ciel et referme mon livre d'un coup sec. « Oui, c'est bon, j'ai compris. » Je ramasse mon encre, ma plume et les quelques parchemins étalés sur la table. Je ne sais pas trop ce qui se passe avec Pince. Avant, elle était toujours adorable avec moi. A-t-elle décidé de rentrer dans le jeu des mangemorts et d'abhorrer tous ceux qui soutiennent la cause des nés-moldus ? Ou arbore-t-elle une jolie couverture comme beaucoup -j'en suis certaine- le font ici ? Je ne le saurai sûrement jamais.

C'est mes livres sous le bras que je descends un à un les étages. Les escaliers sont toujours aussi capricieux, temps sombres ou non. Je dois donc m'y reprendre à deux fois avant de pouvoir atteindre le deuxième étage. Je traîne un peu dans les couloirs, même si je ne devrais pas. C'est bien le genre de truc idiot que l'un des professeurs pourrait me reprocher, ils ont tendance à coller des retenues pour un rien ces temps-ci. Mais je m'en sors confortablement, et c'est presque le sourire aux lèvres que je retrouve la salle commune des Poufsouffle, aux couleurs chaudes et accueillantes. Les plantes posées ici et là apportent une verdure presque rassurante. Mais je ne m'attarde pas trop, étant donné qu'il n'y a quasiment personne qui traîne dans les parages. La plupart des élèves sont sûrement en route vers la Grande Salle pour le dîner, ou dans leurs chambres à se préparer. Je monte les petites marches qui mènent à mon dortoir et ouvre la porte sans même frapper. Il n'y a jamais personne à cette-heure là. Je le sais, parce que je rentre quasiment à tous les jours à cette-heure là, et que je profite de l'absence de mes camarades de dortoir pour remettre un peu de maquillage sur les bleus qui me restent. C'est sans vraiment regarder autour de moi que je file vers mon lit pour y poser sans grande précaution mes livres d'arithmancie et de potions. Je passe quelques minutes allongée là, en travers de mes draps dorés, avant de me rendre compte que quelqu'un respire, au fond de la salle. Plus par réflexe qu'autre chose, je me relève précipitamment et regarde derrière moi. Juste à côté de la table de nuit de Rosalie, dans l'ombre, je vois une silhouette recroquevillée, et me rends compte que c'est Eden. Elle n'a pas l'air dans son assiette. Pas du tout même. Elle passe une main sur ses yeux, et je remarque qu'ils sont rouges. Je ne l'ai jamais vue dans cet état, et je reste donc presque choquée pendant quelques secondes, gênée également par mon entrée indifférente. Elle a du croire que je n'avais rien à faire d'elle. « Eden ? » Je lâche de la voix la plus douce que je puisse trouver. Je ne sais pas si elle veut parler, ou si elle est le genre de personne qui préfère être seule quand quelque chose ne va pas. Je tente donc une approche entre deux. Je ne voudrais ni m'imposer, ni l'embêter. A deux ou trois mètres d'elle, je lance avec un sourire : « Tu... tu préfères rester seule, ou j'ai le droit de m'asseoir à côté de toi ? » Idiote d'Ainsley, dit comme ça elle va sûrement vouloir rester toute seule. « Je sais... Je sais que je ne suis pas ta meilleure amie, mais si tu as besoin de quelqu'un pour parler, je suis là. » Une invitation à la confidence qu'elle prendra bien, je l'espère. J'aimerais que quelqu'un se soucie de moi et remarque que je pleure, moi aussi. Alors je suppose que c'est important pour moi aussi de montrer à Eden qu'elle n'est pas toute seule, quelle que soit la raison pour laquelle elle pleure.
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MessageSujet: Re: (edsley) you are not alone   Jeu 26 Déc - 18:05

« Bref, je vais faire simple, tu vas le quitter, parce que c'est sûr que ça dure depuis un petit moment, et tu sors avec moi. Tu as intérêt à le faire, sinon je te jure que tu vas le regretter ... » « Ce ne sera pas un au revoir, ce sera un adieu. » « Adieu Daley. ». Toutes les phrases qui avaient transformées ma vie en cauchemar se répétaient en boucle dans ma tête, comme si je n’avais le droit à une minute de répit. A peine avais-je franchi la porte du bureau de Daley, que je m’étais m'élancée à pas rapide dans le couloir, me retenant de pleurer ou de faire demi tour pour m'excuser, me faire pardonner toutes les horreurs que je lui avais dites. Pourtant, ma raison me criait de rentrer au plus vite chez les Poufsouffles avant de faire une bétise. Mon cœur était prêt à exploser en un millier de morceaux, une douleur lancinante irradiant ma poitrine au fur et à mesure que je m’éloignais de l’unique amour de ma vie. Sur le chemin, je me mis à pleurer silencieusement, je ne voulais pas me faire remarquer par les personnes que je rencontrerais sur mon chemin. Malheureusement, le destin s’acharna contre moi, et comme je m’y attendais, Sam apparu devant moi dans la salle commune. J’avais à peine franchi le portrait qu’il me sautait déjà dessus tout sourire, alors que je n’allais pas tarder à lâcher prise et à me mettre à sangloter bruyamment. « Alors ? A voir ta tête, c’est douloureux ! Tu penses que c’est pareil pour lui ? Ne t’inquiètes pas, je serais là pour te réconforter ma belle. », disait-il, sans aucune pitié dans la voix, cette situation semblait l’amuser au plus haut point. J’avais juste envie de faire disparaître son sourire, surtout lorsqu’il avait fait allusion à la douleur de Daley. Le poignard planté dans ma poitrine s’enfonça un peu plus. « Laisse-moi », fus la seule répartie que je réussissais à avoir, je partais presque en courant dans les escaliers. J’avais fini par trouver le chemin jusqu’à mon dortoir, malgré les larmes qui obstruaient ma vue. Chaque cellule de mon être détestait Sam, je me maudissais de lui avoir accorder mon amitié, c’était juste surréaliste. Comment avais-je pu être si aveugle face à lui ? Pourquoi n’avais-je pas écouter Daley ? J’avais été trop naïve, j’avais seulement voulu voir la part de bonté qui était en lui, mais je m’étais trompé. Prodigieusement. Mes pas me conduisent dans un recoin du dortoir, je m’affale entre la table de nuit d’une de mes camarades, Rosalie, et le mur. Mes jambes se recroquevillent sous ma poitrine, je n’allais sans doute pas bouger pendant un bon moment. Je voulais rester seule, dans mes sombres pensées.

Pourtant, quelques minutes plus tard, alors que mes larmes silencieuses continuaient de couler le long de mes joues, une de mes camarades entra dans la pièce. Je ne tournais pas la tête pour voir qui été arrivée, j’entendis un matelas s’affaissait signe qu’elle venait de s’allonger dessus. Une part de moi fus soulagée qu’elle ne m’ai pas remarqué, car je détestais qu’on me voit dans un tel état. Je préférais rester la petite Eden qui ne disait rien, qui ne semblait jamais s’émouvoir de rien, même de la cruauté des autres envers elle. Cependant, je passe une main sur mes yeux, essuyant les larmes qui ne tarissaient pas, à mon plus grand regret. J’entendis la personne se redressait sur son lit. Je finis par tourner la tête alors que j’entendais sa voix. « Eden ? », dit-elle et je reconnus Ainsley. « Oui. », répondis-je par simple réflexe. J’essayais d’avoir une sourire contrit, même si je savais que je n’allais pas réussir facilement. Elle se leva et s’avança vers moi. « Tu... tu préfères rester seule, ou j'ai le droit de m'asseoir à côté de toi ? », me demanda t-elle, maladroitement. Je secouais la tête légèrement, sa maladresse aurait pu agrandir mon sourire si je n’avais pas l’impression d’être dans le trou sans fin de mon existence. « C’est bon, tu peux rester. », lâchais-je, en reportant mon regard sur elle, et en tapotant la place vide à coté de moi. Signe que je voulais bien d’elle à mes côtés. Après tout, cela n’allait pas me faire de mal d’avoir un peu de compagnie surtout à une heure aussi chaotique dans ma vie. « Je sais... Je sais que je ne suis pas ta meilleure amie, mais si tu as besoin de quelqu'un pour parler, je suis là. », proposa t-elle. C’était gentil de sa part, pas grand monde en ce moment ne se souciait du bien être des autres. C’était une qualité devenue rare à présent. L’égoïsme était toujours de mise dans la société sorcière depuis que Voldemort était revenu à la vie. « C’est gentil. », déclarais-je en reportant mon regard droit devant moi. « C’est juste une peine de cœur, je suppose que ça passera. », expliquais-je, un air contrit sur le visage.
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