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 Let's dance, dance to forget what we are [Lincolin]

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MessageSujet: Let's dance, dance to forget what we are [Lincolin]   Lun 19 Aoû - 3:22



Les rues de Londres étaient silencieuses en cette nuit sombre et pluvieuse. La majorité de la faune nocturne avait trouvé refuge dans les cafés, les bars et les restaurants, laissant les rues vides de vie. Pas une étoile en ce vendredi soir ne perçait l’épais amas de nuages qui s’était concentré dans le ciel et même la lune était absente. Depuis l’ascension du Seigneur des Ténèbres, l’Angleterre toute entière avait changé et ça n’affectait pas que le monde des sorciers, mais celui des moldus aussi. Une aura de peur planait en permanence, teintant l’atmosphère d’un sentiment amère. Il n’était pas sécuritaire de se balader seul à la tombée de la nuit en ces temps-ci. Qui sait ce que le coin sombre d’une ruelle pouvait cacher ? La vie était dure pour tout le monde et même les âmes les plus pures étaient corrompues. À qui pouvait-on faire confiance ? C’était là une question qui restait sans réponse pour une trop grande majorité de gens. Nos amis devenaient du jour au lendemain nos ennemis et ceux à qui l’on croyait faire confiance, nous trahissaient sans le moindre scrupule. Mais même dans les heures les plus sombres, il est possible de trouver le bonheur. Il suffit simplement de ne pas oublier d’allumer la lumière. Malgré l’horreur qu’elle avait vécue, April demeurait optimiste quant à l’avenir. Une lueur brillait à l’horizon et se rapprochait jour après jour et la jeune femme avait les yeux tournés vers celle-ci. Dans un grand crac sonore, la professeure transplana depuis Pré-Au-Lard dans une ruelle de Londres qu’elle connaissait bien pour y avoir arpenté ses rues durant toute sa jeunesse. Personne ne se rendit compte de son apparition de nulle part, elle s’engouffra sur l’avenue principale, vêtue d’un long manteau de cuire brun. Elle avait troqué sa robe de sorcière pour des vêtements plus sobre, maintenant qu’elle arpentait le monde moldu et avait camouflé sa baguette dans l’une des grandes poches de son imperméable. Ouvrant un parapluie qu’elle porta au-dessus de sa tête, l’ex-auror jeta un bref coup d’œil au alentour. Personne en vue, pas même celui qui l’attirait à cette heure tardive en dehors de Poudlard. C’était particulier, en effet, de voir un membre du corps enseignant de l’école de magie sortir du territoire en question. Mais une mission d’urgence l’appelait en cette nuit. Il lui était parvenu via un collègue qu’un membre de l’Ordre du Phénix trainait dans les environs et qu’il avait pour habitude d’aller dans un petit bar non loin d’ici à chaque vendredi soir. April s’était portée volontaire pour faire l’espionnage. Elle devait simplement prendre des informations à distance et tenter de savoir où il allait par la suite, sa destination finale pouvant les mener à un repaire de fugitif. C’était la première fois depuis février qu’elle avait contact avec le monde extérieur.

Poussant la porte du bar en question dont les écriteaux lumineux dansaient sur le trottoir mouillé, le silence de la pluie laissa rapidement place à une ambiance bruyante. Une chaleur réconfortante envahis doucement April qui s’approcha du comptoir pour payer son entrée, puis elle alla trouver une table libre dans un coin qui lui donnait vue sur la scène. Au départ, elle ne porta pas particulièrement attention aux deux danseuses, davantage occupé à tenter de trouver celui pour qui elle était venue ici. Mais sans qu’elle le veule, la professeure ne put s’empêcher de trouver le visage d’une des femmes sur la scène terriblement familier. Et plus elle l’observait, plus elle était certaine de l’avoir déjà vu quelque part. La réalisation qui suivit la frappa comme un éclair tombe sur un arbre. Bien sûr qu’elle la connaissait, enfin, pas personnellement, mais c’était une des personnalités du Quidditch. April avait joué à ce sport durant ses études et s’était toujours intéressée à suivre les athlètes professionnels dans leur évolution. Pourquoi venait-elle danser ici, dans un bar moldu ? C’était étrange, le moins qu’on puisse dire. Heureusement, la soirée était déjà bien avancée, elle aurait sûrement l’occasion de pouvoir aller converser avec elle à la fin. Commandant une bière à l’une des serveuses, la jeune femme sirota sa boisson tout au long des heures qui suivirent. Les conversations étouffées par le bruit de la musique qui résonnait à travers les haut-parleurs du plafond se rendaient à ses oreilles déformées et incompréhensibles. Elle chercha longuement cet homme sur qui elle ne connaissait que le visage, mais jamais il n’apparut à ses yeux. Les habitudes étaient nos pires ennemies en ces temps où tous s’espionnaient, peut-être avait-il choisi d’abandonner celle-ci. Si c’était le cas, c’était une sage décision. April réalisa bien vite que sa cible ne se présenterait pas en ces lieux aujourd’hui, alors qu’elle prenait la dernière gorgée de son verre. Bon tant pis, elle saurait occuper son temps à autre chose. Alors que les deux danseuses sortaient de scène, la professeure les observa disparaitre en arrière-scène vers leur loge. Après un court moment, l’ex-auror se décida à s’extirper de sa chaise et se dirigea vers l’arrière pour aller parler à Lincoln. Agrippant sa baguette, un sortilège d’oubliette discret lui permis de passer à travers les gardes qui se tenaient devant le passage et elle continua son chemin. Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle venait ici, ni même ce qu’elle lui dirait, mais quelque chose l’attirait à venir lui parler. April le comprit sans doute davantage lorsqu’elle poussa une porte entrouverte et qu’elle aperçut le visage de la joueuse de Quidditch se tourner vers elle. Toutes deux avaient une étonnante ressemblance physique. April ne put s’empêche de l’observer un moment, silencieuse avant de se gifler mentalement pour pouvoir dire quelque chose et ne pas paraître atrocement bête. « Pourquoi une joueuse professionnelle comme vous vient danser dans un bar comme celui-ci ? » La rentrée en matière était un peu directe, il fallait l’avouer. Mais elle ne savait pas trop quoi dire. Évidemment, c’était trop difficile de commencer par les présentations. Soupirant un peu, elle afficha un sourire mal à l’aise en se frottant le front. « Pardon, j’en oublie les présentations… Je m’appelle April… April Rehenna… » La jeune femme s’approcha un peu, lui tendant la main en bonne et du forme, un sourire timide au coin des lèvres.
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MessageSujet: Re: Let's dance, dance to forget what we are [Lincolin]   Lun 9 Sep - 20:21

 


C’est un vendredi pluvieux, c’est le moins qu’on puisse dire : il a plu toute la journée, et la soirée s’annonce en tout point semblable. A peine est-elle rentrée de son entrainement qu’elle a à peine eu le temps de se doucher afin de rejoindre Mary au club. D’habitude, les entrainements se terminent à vingt heures. Bien entendu, c’est un vendredi que l’entraineur a voulu faire du zèle et a insisté sur les étirements, apparemment bien plus indispensables que d’ordinaire. Lincoln n’est arrivée à la maison qu’à vingt et une heure et a sauté dans la douche repoussant son diner à plus tard dans la nuit. Elle est déjà arrivée en retard la semaine dernière, et préfère ne pas subir les foudres de Mary deux fois de suite. La jeune femme sourit en essuyant la buée sur le miroir de la salle de bain en y repensant. Elle adore mettre Mary dans tous ses états généralement. Mais là, ce n’était pas fait exprès. Après une rapide analyse en un coup d’œil, Lincoln sort de la salle de bain pour aller s’habiller rapidement. Il est inutile de se maquiller avant de partir avec ce temps. Même si elle transplane à une rue du club, elle arrivera trempée au club et devra tout recommencer. Une fois son jean zippé et son pull enfilé, Lincoln met ses chaussures et se lève pour disparaître aussitôt.
 
Elle apparaît alors dans la rue voisine. On peut déjà entendre la musique résonner malgré la pluie battant contre le trottoir et les murs des bâtiments autour. Elle peut aussi sentir la pluie s’immisçant déjà dans le col de son pull. Satanée pluie. La course jusqu’à l’entrée du club n’aidera pourtant pas la jeune sorcière à rester sèche. En effet, après à peine une minute dehors, elle pousse la porte du club trempée. Il est vingt et une heure quarante cinq. Elle serait presque en avance, se dit-elle alors qu’elle rejoint l’arrière salle rapidement pour se changer. Mary a déjà préparé une robe sur une chaise alors qu’elle-même se maquille tranquillement. La grande blonde ne détourne pas un œil lorsque Lincoln rentre. Elle a l’habitude que sa meilleure amie arrive en retard, même si cette fois, elle l’est un peu plus que d’habitude. « Je préfère ne pas voir dans quel état tu es … » Lincoln éclate de rire en l’entendant, enfilant déjà la robe préparée par sa colocataire. « A part la coupe afro, y a rien qui sort de l’ordinaire, on dirait que je transpire autant qu’en sortant de l’entrainement. » Dit-elle en s’asseyant pour se maquiller. Mary lui jette un œil alors et lève les yeux au ciel en se levant pour arranger sa coiffure.
 
Un quart d’heure plus tard, les deux jeunes femmes ressortent de la pièce aussi apprêtées que si elles avaient eu une heure de plus pour se préparer. C’est alors pendant trois heures que les deux amies vont danser sans s’arrêter, s’amusant tout autant que si elles étaient venues là par hasard. Lincoln n’a jamais vu ce job comme un travail à proprement parler. Trois heures à danser et s’amuser avec Mary ne représentent pas vraiment une contrainte bien au contraire. Elle a toujours aimé danser, et puis, par les temps qui courent, ces trois heures sont un parfait anti-stress. Les vendredi soirs sont généralement ceux que Lincoln et Mary attendent le plus en ce moment, car ils représentent une sorte récréation. Tout comme pour la plupart des Londoniens d’ailleurs. Car à une heure du matin, lorsqu’elles ont terminé, elles vont généralement danser dans un autre club avec des amis, jusqu’au petit matin. Comme à chaque fois, le temps s’envole et les danseuses de l’horaire suivant font leur entrée. Mary attrape alors la main de Lincoln pour l’emmener à nouveau dans l’arrière salle, demandant déjà où elles passeront le reste de la nuit. Mais les quelques secondes suivantes vont changer totalement les plans des deux jeunes femmes.

A peine la porte s’est-elle refermée sur elle qu’elle se rouvre pour laisser apparaître une jeune femme qui devait certainement les suivre. Le  regard que les deux amies lui lancent ne cache pas leur surprise. Tout se passe en un éclair. Après une seconde à avoir dévisagé l’inconnue, Lincoln donne une légère tape sur l’avant bras de Mary qui transplane aussitôt. Elles ont toujours su quoi faire si une telle situation se présentait. La jeune femme n’est peut-être pas dangereuse, mais à présent, on ne peut vraiment pas s’offrir le luxe de douter. Lincoln se retrouve alors seule avec la femme qui lui fait face. La jeune sorcière la dévisage, prête à sortir la baguette coincée dans son soutien-gorge, faute de meilleure place pour être dissimulée et prête à l’usage. Pourtant, elle n’a pas vraiment l’impression d’être en danger. Elle a par contre l’étrange impression de connaître la personne qui se reflète dans ses yeux. Son visage lui semble trop familier pour que tout ça ne soit qu’une coïncidence. « Pourquoi une joueuse professionnelle comme vous vient danser dans un bar comme celui-ci ? » Lincoln lève les sourcils surprise. Elle ne se demande pas comment la femme sait qui elle est. Il lui arrive souvent à vrai dire d’être arrêtée dans la rue par de parfaits inconnus depuis qu’elle joue au Quidditch. Mais généralement, c’est côté sorcier. Et puis les gens se présentent avant. « Pardon, j’en oublie les présentations… Je m’appelle April… April Rehenna… » Ajoute-t-elle alors, très certainement face au mutisme surpris de la demoiselle. Comble de la surprise alors. April Rehenna. Elle a déjà tellement entendu parler de ce prénom. Biensur, Lincoln a toujours su que l’oncle de son père avait épousé une moldue avec qui il avait eu une fille, et qu’à la mort de celui-ci, elle avait voulu reprendre une vie moldue avec sa fille. Bien qu’elle comprenait que ses parents aient respecté le choix de Madame Rehenna, connaissant leur bonté et leur sagesse, elle n’avait jamais pu s’empêcher d’être triste de ne jamais avoir connu cette cousine éloignée qui aurait été la seule famille d’à peu près son âge n’étant pas une vélane. Lincoln aimait ses cousines et ses cousins du côté de sa mère, mais elle ne rentrait pas vraiment dans le cliché blonde aux yeux bleus. Elle s’entendait très bien avec, mais elle s’était toujours dit qu’elle devait plus ressembler à cette cousine. Oncle Fidelis, le frère de la grand-mère de Lincoln, comme son père le présentait toujours à Lincoln étant plus jeune, était le portrait craché d’Aidan Bennett comme il aimait à le dire. Elle était alors certaine qu’elles devaient se ressembler un peu. Ses pensées s’étaient révélées vraies lorsqu’Aidan rentra un soir du ministère. Il avait croisé April Rehenna ce jour-là, et risquerait de la croiser maintenant qu’elle travaillait elle aussi pour le ministère. « J’ai eu l’impression de te voir avec quelques années de plus. »  lui avait-il dit pendant le diner. Pour autant, ce n’était pas allé plus loin. Monsieur Bennett ne voulait pas s’imposer à la jeune femme. En effet, il n’avait aucune idée de ce que sa tante par alliance avait pu dire à la jeune April. Avait-elle parlé de sa famille paternelle sorcière ? April avait-elle appris pour cette famille en même temps qu’elle avait appris pour sa nature magique ? Il a toujours pensé que tout se ferait le moment venu. Et visiblement, le moment était venu. April. Lincoln voit alors ce visage qu’elle a si souvent imaginé. La mine surprise laisse place à un visage sérieux, le temps que la jeune femme dévisage April, puis à un sourire avant qu’elle ne vienne la prendre dans ses bras. « Tu ressembles tant à ton père. » Non, elle ne l’avait jamais vu. Il était décédé avant que Lincoln ne soit née. Mais il y avait un grand portrait de lui dans l’entrée de la maison de ses parents qui plaisantait toujours avec elle lorsqu’elle se préparait à sortir.


Dernière édition par Lincoln E. Bennett le Sam 16 Nov - 23:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Let's dance, dance to forget what we are [Lincolin]   Jeu 7 Nov - 21:31



Lorsqu’April s’était mis dans l’idée de suivre la danseuse, elle ne pensait pas une seule seconde quels soupçons elle aurait pu amener à son égard. Elle ne connaissait pas leur situation, leur vie, ni la raison qui les poussait à venir danser ici, Lincoln et son amie, apparemment, puisqu’en un simple regard accordé, la deuxième avait transplanée. Son approche n’avait pas été des plus tactiques et la raison qui avait poussé la seconde à s’envoler restait à ses yeux un mystère, même si au fond, elle aurait toutes les raisons du monde de s’en méfier, de la soupçonner de devoir cacher quelque chose, un secret, un statut qui ne devait pas être mis à découvert. Quelque chose qui lui était sûrement passé sous les yeux lorsqu’elle avait posé le pied dans la loge sans s’annoncer. Mais ça lui importait peu en fait, puisqu’elle n’était pas là pour dénoncer qui que ce soit. Oubliant bien vite la disparation de la deuxième danseuse qu’elle ne connaissait pas, son attention revint à Lincoln qui l’observait avec une suspicion prononcée dans le regard et même lorsqu’elle ouvrit la bouche, son air ne changea pas. April était un peu penaud de la situation, ne sachant pas trop comment jongler avec le fait qu’elle s’était simplement introduite dans une pièce qu’elle n’aurait pas dû et qu’une athlète du Quidditch la dévisageait maintenant pour cette interruption non désirée. Après un court moment de silence, elle finit par se présenter en bonne et due forme pour tenter de faire descendre un peu la tension qui planait entre les deux femmes. Pendant un moment, elle crut que la joueuse professionnelle irait appeler la sécurité pour la faire sortir ou bien sortirait sa baguette pour l’attaquer ou disparaîtrait même comme son amie. Elle ne lui en voudrait sûrement d’agir ainsi face à une inconnue qui se pointait ainsi sans s’annoncer. Contre toute attente, cependant, un grand sourire lui fendit le visage, ce qui laissa April complètement perplexe. Ce qui la troubla d’avantage, néanmoins, est le fait que Lincoln s’approcha, lui ouvrant les bras comme si elles se connaissaient depuis toujours en lui disant qu’elle ressemblait beaucoup à son père.

La professeure de botanique resta sans voix, littéralement, les bras le long du corps, déboussolée par l’attitude de son interlocutrice. Comment pouvait-elle connaître son père ? Elle qui était plus jeune qu’elle d’une dizaine d’année facilement. Son père était mort avant la naissance de sa propre fille. De plus, l’ex-auror ne connaissait même pas le visage de son propre paternel, il n’y avait jamais eu de photo chez elle de lui, sa mère avait tout effacé après sa mort, trop bouleversée par sa perte. Et elle n’avait jamais connu quiconque en possédant une. Personne ne lui avait jamais vraiment parlé de lui. Ses mains vinrent se posées sur les épaules de Lincoln alors qu’elle prit un pas de recul pour la regarder en face. Les traits de son visage lui rappelaient un peu les siens… Était-ce possible que ? Avant d’envisager quoi que ce soit, elle préféra s’assurer que ses impressions étaient véridiques. « Vous… connaissez mon père ? » Le trouble dans sa voix n’était pas camouflé. À dire vrai, April ne connaissait strictement rien de la famille du côté de son père. Elle n’avait jamais vraiment cherché à la rencontrer non plus, menant sa vie de son côté. Mais en ces temps difficiles où elle n’avait pas la possibilité de voir sa famille moldue, il n'aurait pas été de trop pour elle de pouvoir fréquenter celle sorcière. Certes, April n’avait aucune idée du lien de sang qu’elle entretenait avec Lincoln si c’était le cas, sans doute le saurait-elle assez rapidement. C’était étrange de rencontrer quelqu’un qui semble vous connaître, alors que pour vous c’est un inconnu. Certes, elle était joueuse professionnelle de Quidditch, mais en dehors de sa vie public, elle ne connaissait strictement rien sur elle. « Désolée, c’est juste que j’envisage mal comment, puisque vous semblez plus jeune que moi et qu’il est décédé avant ma naissance… »  April avait toujours été de nature plutôt bavarde et sociable, mais en moment, elle minimisait tout particulièrement ses paroles, davantage concentrée à penser et à tenter de comprendre la situation. Lincoln agissait de manière beaucoup trop familière à son égard, ce qui avait de quoi troubler l’ancienne gryffondor. Elle qui habituellement n’hésitait pas à entrer en contact avec les gens et à envahir leur bulle était maintenant déstabilisé par cette même attitude envers elle. April était simplement décontenancée. Ce n’était certes que temporaire et dès que la situation serait mise au clair, elle reprendrait contenance, mais pour l’instant, ça la dépassait complètement. Elle ne pouvait donc qu’attendre patiemment que Lincoln veuille bien mettre une lumière sur tout cela.

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MessageSujet: Re: Let's dance, dance to forget what we are [Lincolin]   Sam 16 Nov - 23:04

 

Lincoln n’aurait jamais pensé rencontrer April ce soir. Elle en avait si souvent parlé avec son père, elle y avait souvent pensé seule. Et pourtant, c’était bien elle qu’elle étreignait à l’instant. Les mains de sa cousine se posèrent sur ses épaules alors qu’elle-même reculait d’un pas pour l’observer. Elle semblait surprise. Après tout, c’était tout à fait normal. Lincoln la connaissait depuis qu’elle était enfant alors qu’April n’avait peut-être jamais eu notion de son existence. « Vous… connaissez mon père ? » Sa voix trembla sensiblement à sa question. Il est vrai que parler de son père devait la toucher. Lincoln aurait dû y penser avant de parler. Mais c’était sorti tout naturellement. Peut-être qu'April ne voulait pas parler d’un sujet si personnel avec une fille qu’elle ne connaissait même pas. La jeune vélane ouvrit la bouche mais sa cousine reprit la parole avant elle, pour s’expliquer. « Désolée, c’est juste que j’envisage mal comment, puisque vous semblez plus jeune que moi et qu’il est décédé avant ma naissance… » Le sourire de la sorcière s’élargit alors. C’est vrai qu’elle était plus jeune, mais Oncle Fidelis avait toujours fait partie de son quotidien à elle. Il y avait beaucoup de photos de lui dans la maison de ses parents. Et puis surtout, ce grand portrait à l’entrée qu’elle aimait particulièrement. Il lui avait permis de connaître l’oncle de son père qu’elle n’aurait jamais connu autrement. Mais c’était tellement ordinaire dans le monde sorcier. April aurait dû se douter que Lincoln ai vu ne serait-ce qu’une photo de son père. « Bien sur, il a toujours trouvé une plaisanterie à me raconter chaque fois que je passais devant son portrait pour sortir de la maison. » Il est vrai que son portrait avait été très bien placé. De son tableau, oncle Fidelis voyait tous les allées et venues dans la maison. Jane Bennett avait eu la bonne idée d’installer un grand miroir à ses côtés. Le parfait moyen de se préparer à sortir, et le parfait moyen pour lui de faire une petite remarque, comme une chemise qui sort du pantalon, une cravate de travers, ou une coiffure plutôt excentrique. Oui, il avait toujours son mot à dire. Elle réalisa enfin. April n’avait pas connaissance de ce portrait. Sa mère n’en avait-elle pas ? La jeune femme s’était toujours demandé si sa mère avait gardé un lien quelconque avec le monde magique, même si ses parents lui avaient dit le contraire. April avait-elle vraiment vécu comme une vraie moldue jusque ses onze ans ? Cela lui paraissait tellement improbable.

Ce qui lui parut bien plus improbable encore, c’est l’impolitesse dont elle faisait preuve. Elle lui parlait comme si elle l’avait toujours connue (ce qui était tout de même un peu le cas), alors que la pauvre n’avait aucune idée de qui elle pouvait bien être. Elle eut un instant d’absence en s’en rendant compte et éclata de rire. « Oh excuse-moi, c’est vrai que tu ne me connais pas … Je m’appelle Lincoln. Je suis la fille d’Aidan Bennett, le neveu d’Oncle Fidelis. Enfin ton père … » Après cette petite bombe lancée le plus naturellement du monde, la jeune femme lui servit un sourire éclatant et la prit par les épaules pour embrasser chacune de ses joues. Il n’y avait pas de doutes sur la joie que lui procurait sa rencontre avec sa cousine. Elle l’observa encore, un léger sourire sur les lèvres et posa sa main sur la joue de la jeune femme, détaillant chacune de ses ressemblances avec sa famille. Elle ressemblait beaucoup à sa grand-mère, sa tante à elle. Elle ressemblait d’ailleurs beaucoup aussi au père de Lincoln, ce qui était amusant d’ailleurs. Car peut-être l’avait-elle déjà croisé au Ministère, et le visage d’Aidan lui avait-il semblé familier. « Papa m’avait dit que tu me ressemblais beaucoup, j’avais du mal à le croire mais je dois me rendre à l’évidence. » dit-elle en réprimant un rire ému. Elle n’allait pas en pleurer de joie, mais ses yeux brillants montraient tout de même qu’elle n’en était pas loin. Tout ça semblait presque irréel. Venir danser ici ce soir, dans un club moldu, et que ce soit elle, celle qui ne connaissait même pas son existence qui vienne la voir. Comme quoi parfois, le hasard fait bien les choses. Lincoln la prit à nouveau dans ses bras, la serrant contre elle, comme pour vérifier qu’elle était bien là. Quand ses parents sauraient ça. Elle se doutait déjà de leur réaction à chacun. Son père serait content de savoir que la jeune April connaisse enfin la vérité sur sa famille sorcière. Il serait ému de rencontrer sa cousine, la fille de l’oncle dont il parlait avec tant de respect et d’amour. Il saurait qu’elle ne devait pas connaître grand-chose de son propre père, et il serait ravi de parler de lui, comme toujours. Sa mère elle, serait surexcitée. Elle avait toujours trouvé ça dommage que la jeune enfant grandisse loin des siens. Elle serait la première à dire à Lincoln de l’inviter le plus tôt possible passer un dimanche dans leur maison. Lincoln y avait déjà pensé d’ailleurs depuis qu’elle avait mentionné le portrait d’oncle Fidelis. Il fallait absolument qu’April le voit. Oncle Fidelis serait si heureux de voir le visage de sa fille, de la voir ainsi avec ses proches. Tout ça promettait un beau moment qui toucherait forcément April. D’ailleurs, en parlant d’April. Lincoln se demanda si la jeune femme tenait le choc. Elle avait du lui annoncer l’une des plus grosses nouvelles de toute sa vie. Bien entendu, elle devait se douter qu’elle avait de la famille côté sorcier. Mais qu’elle lui tombe dessus ainsi, sans qu’elle ne s’y attende, ce devait être un choc considérable. Elle desserra son étreinte, la gardant tout de même contre elle, et l’observa un instant avant de lui sourire de nouveau avec tendresse. Elle faisait partie de sa famille depuis longtemps, mais Lincoln entrait seulement dans la sienne. Elle se sentit presque idiote de poser une telle question, mais elle avait peur de l’avoir brusquée. « Ca va ? »
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