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 it's not what you think •• katherine

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MessageSujet: it's not what you think •• katherine   Ven 16 Aoû - 22:37

L'étau de la guerre semblait se resserrer de jour en jour. Elle semblait toujours plus omniprésente, toujours plus interminable, je le ressentais et cela pesait encore davantage sur mes épaules. J'étais fatiguée, usée par ces mois de fuite, et j'avais l'impression d'être partie de Poudlard il y a une éternité. Pourtant, cela faisait même pas trois mois que j'étais en cavale. Autant dire que cela ne représentait pas grand-chose, pour ne pas dire rien du tout. Dans le fond, trois mois, c'était quoi dans une vie ? Rien, assurément, mais pourtant, il s'était passé tellement d'évènements durant ce court laps de temps que j'avais l'impression d'être partie pendant fort longtemps. J'avais tout faux. La dernière fois que j'avais vu Caïn, c'était il y a à peine quelques semaines, un mois tout au plus, et comme d'habitude, j'avais fait ce que je faisais le mieux : faire la morte. Ne plus donner de nouvelles était volontaire, je ne désirais pas l'impliquer davantage dans mes histoires, il s'était déjà mis en danger plus qu'il ne le fallait en m'accueillant chez lui quelques jours, le temps que je me remette plus ou moins sur pieds – la dernière fois que l'on s'est vus, j'étais salement amochée et de toute évidence, je ne pouvais pas retourner à la guerre tout de suite, ça serait du suicide pur et simple. Une chose est-il, c'est que j'avais eu envie de partir le plus tôt possible avant que quelqu'un découvre que j'étais là, planquée chez un employé du Ministère. Non seulement je risquais d'être livrée aux Mangemorts sans autre forme de procès si l'on venait à m'attraper, mais Caïn risquait de très gros ennuis. Cela pouvait aller très loin, bien plus loin qu'un simple renvoi du Ministère. De nos jours, une telle traîtrise se punissait par la mort. Radical, mais efficace. De toute évidence, je n'avais pas envie que ça arrive. Je n'avais pas encore totalement fait le deuil de mes parents et je ne voulais pas perdre encore quelqu'un d'autre. Une telle crainte m'inspirait alors la plus grande prudence, et m'incitait moi aussi à prendre des mesures certes drastiques mais nécessaires. Désormais, je n'existais plus, je ne voulais plus être un danger pour mes proches. C'était ma façon à moi de les protéger, de les mettre hors d'atteinte, je les éloignais tout simplement de la menace que je représentais. Ces mesures ne plaisaient pas forcément à tout le monde, mais tant pis. De toute façon, Caïn avait l'habitude de mes longs silences. Il pouvait penser encore une fois que je boudais que ça reviendrait au même. Je crois qu'il ne captait pas bien le sens de ma démarche, ou alors, qu'il ne voulait pas comprendre, alors il faisait l'autruche. Il préférait croire que je le snobais pour des futilités. Or, c'était bien plus complexe. Encore fallait-il qu'il fasse l'effort de le comprendre et ça n'était pas encore gagné, d'autant plus que la fois où il a su que je m'étais engagée dans cette maudite guerre il avait pété un plomb et il m'avait fait la morale, me rappelant que j'étais une gamine qui n'avais pas fini ses études et que je n'avais aucune chance de m'en sortir. S'il savait. Il n'y avait pas meilleure école que la vie. Je savais me débrouiller, j'étais autonome, j'apprenais sur le tas ce qu'il y avait à savoir. Je pataugeais parfois, mais c'était normal, personne n'avait la science infuse après tout. Certes, je n'étais pas Hermione Granger comme il le disait si bien, mais je n'étais pas non plus n'importe quelle potiche, je n'étais pas une petite chose fragile qu'on enveloppait dans du papier bulle pour la protéger des chocs – j'étais bien plus solide que j'en avais l'air. J'avais des ressources, qu'on se le dise, ce n'était définitivement pas pour rien que j'avais été envoyée à Serpentard.

Alors si j'avais l'habitude de rester silencieuse pendant de longues périodes, pourquoi diable me trouvais-je présentement dans la rue où habitait Caïn, prête à toquer à sa porte ? Pourquoi je revenais chez lui alors que je voulais plus que tout m'éloigner de lui pour lui permettre de rester au dessus de tout soupçon ? Ce n'était pas par égoïsme que j'agissais, mais bel et bien par amour. C'était certes une drôle de façon de le lui prouver, mais ça prouvait incontestablement que je tenais suffisamment à lui pour essayer de le préserver. Encore une fois, si je me tenais sur le seuil de sa porte, c'était bien parce que j'étais rongée par l'inquiétude. Plusieurs éléments m'avaient fait revenir sur ma décision de m'éloigner. Je ne pouvais décemment pas vivre de mon côté sans être rongée par l'inquiétude. Je vivais avec la hantise qu'un beau jour les Mangemorts débarquent sur le pas de sa porte pour...ne pas y penser. D'une certaine façon, je coupais court à ces pensées délétères en faisant moi aussi l'autruche. Il n'empêche que malgré tout, je ne pouvais pas m'empêcher d'y penser. C'était comme une rengaine, une ritournelle obsédante, un mauvais pressentiment qui finissait par se transformer en idée fixe et s'implanter fermement dans mon esprit, m'incitant à aller voir ce qui en était réellement pour en avoir le cœur net. J'ai su par Maynard, mon oncle que Caïn n'était pas allé travailler depuis plusieurs jours, désertant son poste au Ministère. J'ai aussi entendu dire par le biais de la radio pirate que plusieurs personnes avaient disparu au Ministère, apparemment victimes d'une purge. La paranoïa aidant, il ne m'a fallu que quelques minutes pour relier les faits entre eux et aussitôt imaginer le pire. Et si Caïn faisait partie de ceux là ? Impossible, me répétais-je comme un mantra, comme pour me persuader du contraire. Caïn avait toujours été discret sur ce point, il n'avait jamais réellement pris position. Et si c'était justement cette indécision qui avait eu raison de lui ? Je refusais de le croire. Ils ne pouvaient pas avoir décidé de se débarrasser de lui. Pas sans disposer d'aucune preuve. Ce serait complètement injuste et arbitraire. Pourtant, je savais également que les Mangemorts n'avaient aucune notion de ce qu'était la justice, ou alors ils avaient une définition bien à eux qui ne cadrait pas vraiment avec l'idée que s'en faisait le commun des mortels. Alors oui, j'avais peur, et c'était cette même angoisse qui m'avait opprimée, m'empêchant presque de respirer. Le cœur battant à tout rompre, l'angoisse guettant juste là, tout près, prête à surgir à la moindre occasion, je m'étais avancée dans l'allée, j'avais respiré un grand coup, puis, enfin, j'avais toqué trois coups, dans l'attente d'une réponse. Ne voyant rien venir, j'avais toqué une seconde fois, un peu plus impatiemment cette fois-ci. « Caïn ? » appelai-je en tapant à nouveau contre le battant. « C'est moi, Tracey. » Je soupirai face à l'énième absence de réponse. Je m'apprêtais à rebrousser chemin, avant de réaliser que je ne pouvais pas partir ainsi, rentrer bredouille. Ce n'était pas dans ma façon de faire, aussi décidai-je de m'acharner. Je ne partirai pas de là sans avoir un semblant de réponse. « Si tu ne m'ouvres pas immédiatement, je vais défoncer cette porte. » Et j'étais capable de le faire. À cet effet, je sortis ma baguette magique, prête à m'en servir le cas échéant. En un alohomora, l'affaire serait réglée. Il le savait. Alors, pourquoi continuait-il à me faire poireauter ?

Baguette au poing, je me mis alors à longer la façade, jusqu'à atteindre la fenêtre. Là, je collai mon nez contre la vitre, tentant de discerner quelque chose, mais la maison était plongée dans l'obscurité, aussi ne vis-je rien de bien concluant. Il n'y avait pas l'air d'y avoir âme qui vive dans cette maison. Pourtant, la Marque des Ténèbres ne flottait pas au dessus de la demeure, signe que les Mangemorts n'y étaient pas passés – ou tout du moins, s'ils étaient venus, ils avaient fait preuve de discrétion en ne laissant aucune trace d'effraction et en ne signant pas leur crime. Une telle façon de faire ne leur ressemblait pas, habituellement, ils aimaient faire savoir à la population qu'ils étaient là, qu'ils avaient la mainmise sur le monde magique. Tout était bon pour insuffler aux autres la terreur, viscérale et fulgurante. Défiant toute prudence, je décidai de passer à l'offensive. De toute façon, je me disais que s'il revenait un jour et qu'il constatait que sa serrure avait été forcée, il ne m'en voudrait pas de l'avoir fait. En fait, c'était surtout pour me donner bonne conscience parce qu'un alohomora ne laissait pas de traces. Aucun danger donc que quiconque remarque quoi que ce soit. « Alohomora. » lançai-je d'une voix forte. Un cliquetis plus tard, la porte d'entrée grinçait sur ses gonds – il ne devait pas souvent les entretenir. Après avoir refermé la porte derrière moi, je m'avançai dans le couloir, jetant un coup d'oeil dans le living-room au passage. Sur la table basse, il y avait les restes d'un plateau-repas – un carton de pizza, pour être précise – et un cendrier prêt à déborder. « Caïn ? » appelai-je une nouvelle fois, allongeant le cou pour regarder dans la cuisine, qui se trouvait au bout du couloir. Je fis le tour de la cuisine, cherchant un mot qu'il aurait éventuellement laissé, quelque chose comme ça, n'importe quoi pouvant me renseigner sur ce qui lui était arrivé. Je finis alors par me résigner et monter à l'étage. Je fis un détour par sa chambre et constatai que son lit était défait. Cela ne m'étonnait pas outre-mesure, s'il devait partir en voyage j'étais presque certaine qu'il ne prendrait même pas la peine de refaire son lit. Je finis alors par m'asseoir sur le bord, découragée. La maison était totalement vide, mais je ne savais pas du tout depuis combien de temps. Je décidai alors de sortir de la maison, estimant que je n'avais plus rien à faire ici. Si je devais trouver des indices, ce n'était certainement pas ici que je les obtiendrais. Aussi descendis-je les escaliers et sortis de la maison. Au moment de refermer la porte derrière moi, je tombai nez à nez avec...  « Katherine. » murmurai-je dans un souffle, surprise de la voir là. Surprise, mais également curieuse – on ne se refait pas. « Il n'est pas là. » l'informai-je d'une voix neutre, dépourvue de toute émotion, alors que je tentais par tous les moyens possibles et imaginables de contrôler les tremblements de ma voix, faisant preuve d'un self-control assez impressionnant, il fallait l'avouer. Non pas que j'avais peur d'elle, mais la voir ici, maintenant ravivait mon mauvais pressentiment. Peut-être n'était-elle pas étrangère au sort de Caïn finalement, et ça me révoltait de la voir revenir ici alors qu'elle était peut-être liée à tout ça.
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