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 IF YOU WERE BORN WITHOUT WINGS, DO NOTHING TO PREVENT THEM FROM GROWING.

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MessageSujet: IF YOU WERE BORN WITHOUT WINGS, DO NOTHING TO PREVENT THEM FROM GROWING.   Jeu 8 Aoû - 6:58


MARS 1998.
VOLIÈRE, ÉCOLE DE SORCELLERIE POUDLARD.
TREASSA ADLER & ZOEY MOORE


______________________________________________

Le soleil déclinait doucement, projetant ses lumières orangées sur un ciel bleu clair. Elle leva les yeux vers la tour, acceuillant avec bonheur le vent frais sur son visage. Le château semblait être comme chauffé à blanc tellement il y faisait chaud. Les feux de cheminée étaient allumés dans presque toutes les pièces malgré le fait qu’il fasse moins froid dehors. Ils se croient encore en hiver. Mais la saison s’adoucissait, la neige fondait, laissant derrière elle des herbes fades et de la pierre détrempée, et Treassa ne pouvait en être plus heureuse. Elle avait toujours détesté l’hiver, d’aussi longtemps qu’elle se souvienne. Bien sûr, elle aimait Noël, et jouer dans la neige peut-être même, mais après quelques semaines, elle se laissait, rêvant déjà à l’été. Beaucoup trouvaient une sorte de joie dans le froid, les tasses de thé brûlantes et les pull-overs de laine. Treassa préférait de loin les chaudes journées d’été, peut-être parce qu’elle s’était toujours sentie plus insouciante. L’hiver avait été difficile et elle acceuillait sa fin à bras ouverts, espérant qu’avec le soleil viendrait des jours meilleurs. Secouant la tête et frissonnant en harmonie avec la fraîche brise, elle se mit en chemin. Au moins, je n’ai plus à surveiller chacun de mes pas. Le chemin vers la volière était toujours une aventure, lorsqu’il y avait une couche de neige. Maintenant, la pierre était glissante, mais beaucoup plus praticable. Elle se remémora avec un grognement les nombreuses fois où elle avait glissé sur la glace parfois invisible, se donnant parfois de vilaines ecchymoses. Treassa se demandait parfois pourquoi les fondateurs de Poudlard avait rendu ce chemin aussi hardu. Pourquoi était-ce si difficile d’aller envoyer du courrier, alors que pour se rendre à la Forêt Interdite, il fallait traverser un simple parc ? Soupirant, la jeune fille monta les escaliers, croisant un ou deux élèves à l’air inquiet. Oui, le courrier n’était pas chose simple à Poudlard depuis quelques mois. Il fallait surveiller strictement tout ses lettres, et anaylser leur contenu avec précision pour s’assurer qu’on n’y ait pas glissé d’informations pouvant attirer les soupçons. Tout était étroitement surveillé depuis que le Seigneur des Ténèbres avait pris le pouvoir. C’était d’ailleurs pourquoi Treassa se rendait à la Volière, espérant y trouver des nouvelles de son père. Celui-ci était en situation délicate. Sa fille était à Poudlard, et sa femme était une fugitive. Terrifié à l’idée que Treassa puisse souffrir à cause de la condition de sa mère, il évitait tout contact. La jeune fille saisissait parfaitement la situation, mais son coeur ne pouvait cesser d’espérer avoir de ses nouvelles, juste pour savoir s’il allait bien. Juste une lettre. Une seule.

Elle monta la dernière volée d’escaliers à toute vitesse, puis se dirigea vers le petit enclave où se trouvait habituellement sa chouette. Automne était bien là, mais son bec et ses pattes étaient vides de tout morceau de papier. Il claqua du bec en l’aperçevant, et Treassa ne put retenir un sourire malgré sa déception. Elle se souvenait parfaitement du moment où elle avait reçu Automne. Ses premiers achats au Chemin de Traverse en tant qu’étudiante à Poudlard. Ses parents lui avaient racontés pendant des semaines qu’ils n’auraient pas l’argent pour lui payer un animal de compagnie, jusqu’à ce qu’ils lui fassent la surprise. Treassa avait été comblée de bonheur, et avait tout de suite adoré le petit hibou. Il ne faisait pas beaucoup de bruit, mais il était agile et rapide. D’une main distraite, elle caressa sa douce tête, et il claqua à nouveau du bec. Il lui rappelait sa mère. Treassa ferma les yeux, priant pour qu’elle aille bien. S’il-vous-plaît, veillez sur elle si je ne le peux pas. Elle était une sorcière très douée, mais le monde comme il était aujourd’hui était extrêmement dangereux. Treassa ne pouvait s’empêcher de parfois imaginer le pire. Un frisson lui parcouru l’échine. N’y pense pas. Mais ses pensées dévièrent vers les regards froids et dénués de compassion des Mangemorts, et elle sentit soudainement alarmée. Mais que puis-je faire ? Elle ne pouvait certainement pas s’enfuir de Poudlard pour partir à sa recherche. Trop de choses la retenaient içi, et même si elle n’oserait jamais l’avouer... Je manque de courage. Soupirant et se frottant les temps, la jeune fille marcha vers la fenêtre, fermant les yeux en savourant la brise de vent qui fit voler ses cheveux sous son bonnet.  «Automne» appela-t’elle doucement, tendant la main. La chouette battit des ailes et vola jusqu’à elle, se déposant sur son bras. Treassa l’approcha de son visage, caressant ses plumes avec tendresse. «Allez, va voler un peu, profites de ta liberté.» Sa chouette avait toujours été très libre, et elle était consciente - du moins Treassa aimait le croire - qu’elle pouvait partir à tout moment pour voler un peu. Mais à chaque fois qu’elle venait à la Volière, Automne s’y trouvait. Comme si elle savait que Treassa aurait besoin d’elle un jour. La chouette claqua du bec et s’envola. La Serdaigle l’observa voler à travers le ciel multicolore avec un maigre sourire, l’enviant légèrement. J’aimerais m’envoler, moi aussi, juste pour quelques heures.

Treassa sursauta lorsqu’elle entendit des bruits de pas derrière elle, son coeur battant à toute allure. Ce n’était qu’une autre étudiante, qui venait d’entrer. Treassa secoua la tête. Elle devenait de plus en plus nerveuse et paranoïaque au fil du temps, ayant toujours en tête le fait que sa tante la surveillait étroitement et guettait le moindre faux pas. Elle avait toujours été d'une nature un peu anxieuse, et cela semblait empirer avec l'actuelle situation.

Elle observa l’autre étudiante, et reconnut ses traits et ses cheveux blonds. Zoey. Elle était dans l’AD, tout comme elle. Serpentard. Au départ, Treassa n’avait pas compris pourquoi une fille de Serpentard voulait rejoindre un groupe comme le leur, car à ses yeux, ils étaient tous des copies des salopards qui avaient trop souvent croisé son chemin. Elle n’était pas une Gryffondor, donc la rivalité était moins forte avec les Serdaigle, mais sa nature douce et travaillante avait quelques fois attiré l’attention de verts et argents, qui s’étaient amusés à la taquiner, puis à l’insulter carrément. La méfiance de Treassa venait de là, tout simplement. Zoey était par contre plus jeune qu’elle de deux années, donc elle la croisait rarement dans les couloirs, et elle avait observé un peu la jeune fille, et avait constaté qu’elle semblait loin d’être aussi désagréable.  D’ailleurs, Treassa n’était pas du genre à juger sans connaître, donc elle avait gardé une opinion neutre. Peut-être est-ce le temps de savoir qui elle est. Aux yeux de Treassa, toute personne faisant partie de l’AD valait le coup d’être connu, et puis qu’avait-elle à perdre si la jeune fille était de son côté ? Peut-être se ferait-elle une amie. Elle se racla donc la gorge. «Salut» dit-elle d’un ton qu’elle voulait enjouée, esquissant un sourire chaleureux. «Zoey, c’est ça ?»
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MessageSujet: Re: IF YOU WERE BORN WITHOUT WINGS, DO NOTHING TO PREVENT THEM FROM GROWING.   Sam 10 Aoû - 18:42

Il y avait des murmures, des chuchotements, des rires étouffés, des plumes qui se promenaient sur les parchemins, des pages qui se tournaient, quelques bruits de jambes ou autres parties du corps qui tapaient sur les tables ou les chaises. Des bruits habituels pour la bibliothèque. Tu y étais, tu finissais un devoir de botanique. Tu n'étais pas des plus studieuse, le nombre de fois où ton regard s'échappait par la fenêtre et où tu rêvassais le montrait assez bien, mais tu aimais bien que tout soit fait quand il le fallait. Tu étais assidue la plupart du temps, tu n'avais juste pas de bonnes notes, car même en en cours tu avais tendance à rêvasser. M'enfin, tu faisais ce que tu pouvais. Surtout que cette année c'était les BUSES... bien que tu ne savais pas comment cela allait marcher cette année. Tu ne savais pas trop non plus ce que tu voulais devenir. Tu étais dans le flou total à ce niveau. Ce qui ne t'empêchais pas de continuer de travailler, parce qu'il fallait bien que tu le fasses. Une fois ton travail terminé, tu rangeas le tout dans ton sac, quittant ensuite la bibliothèque. Tu marchas, hésitant sur ce que tu allais faire. Tu n'avais pas encore de retourner tout de suite dans ta salle commune. Tu avais si peu en commun avec la grande majorité des autres Serpentards. Tu te décidas finalement à retarder ton retour, continuant de grimper les escaliers et à suivre le chemin afin d'aller à la volière. Tu ne pensais pas avoir de lettres, mais tu aimais bien voir ta chouette.

Il y avait déjà quelqu'un dans la volière. Ce que tu trouvas somme toute normal. Ce n'était pas vraiment un endroit ignoré, après tout, tout le monde avait une famille. Quoiqu'aujourd'hui, il y en avait beaucoup d'explosé. Ce qui n'était pas une très bonne chose, c'était triste et malheureux. Toute cette misère causée à cause d'un seul homme... ou peu importe ce qu'il était. Ça ne devrait pas exister. Tu reconnues l'étudiante qui était à la volière. Elle faisait partie de l'AD. Avant, tu l'avais déjà vu, mais sans plus. Poudlard était immense, mais vous mangiez plus au moins au même heure. Elle était à Serdaigle, la même maison que ta mère. Tu lui souris par politesse, ne sachant pas trop si elle voulait te parler. Habituellement, ce n'était pas ce genre de détails qui te gênais. Mais depuis cette année, tu faisais attention à tes fréquentations. La maison de la brunette ne dérangeait pas trop, mais c'était ses affiliations qui dérangeaient un peu. Tu t'en fichais bien, mais tu te tenais à carreaux. Tu ne savais pas non plus si lui adresser la parole était une bonne chose alors que vous étiez toutes les deux dans l'AD. Juste au cas où il était question de ne pas avoir de relation avec d'autres membres pour éviter qu'on pense qu'il y avait autre chose entre eux... ou quelque chose dans le même genre.

Pensées que ne semblaient pas avoir la Serdaigle, parce que cette dernière t'adressa un salut. ▬ Salut. fis-tu, toi aussi, lui souriant. Tu ne te questionnas donc plus sur si elle pouvait lui parler et sur tout le reste. Tu n'aimais pas te questionner en plus, alors ça tombait bien. Puis, tu hochas la tête. C'était bien Zoey. ▬ Treassa ? demandas-tu à ton tour. Vous étiez quelques-uns dans l'AD. Tu ne te souvenais pas exactement du prénom de tout le monde. Surtout que tu n'en faisais pas partie depuis très longtemps. Tu fis ensuite un sourire à Treassa, regardant ensuite autour de toi pour voir si ta chouette rayée n'était pas dans la volière. Un hululement que tu connaissais bien parvint de ta gauche, te confirmant que ton volatile y était bien. Tu te dirigeas vers là où elle était, la caressant doucement lorsqu'elle fut à ta portée. ▬ Hey Macaroni, ça va ? demandas-tu à ta chouette si peu utilisée cette année. La dite Macaroni roucoula, ce que tu pris pour une réponse positive. Elle n'avait pas l'air d'aller mal en tout cas. Elle arrivait à bouger ses ailes et n'avait pas de taches suspectes. Tu ne l'utilisais plus depuis quelques semaines, parfois, tu avais l'impression qu'elle te le reprochait. Tu venais la voir tout de même pour ne pas qu'elle se sente oubliée et tu l'aimais bien aussi. C'était un peu comme ton amie. Tu l'aimais autant qu'on pouvait aimer un animal. Soit, énormément. Tu lui donnas un peu de nourriture pour hibou que tu avais amené.

▬ T'as reçu des nouvelles ? demanda-t-elle, à voix basse, à la Serdaigle. Parce qu'en ce moment, c'était assez compliqué d'en avoir. À moins de vanter On-savait-qui, il était assez dangereux d'envoyer des hiboux. C'était dommage. Bien que tu savais où était tes parents, enfin théoriquement, qu'ils étaient en sécurité (c'était pour ça qu'ils n'étaient plus en Angleterre), tu t'inquiétais pour eux, tu n'avais pas de nouvelles depuis qu'ils étaient partis. Tu avais hésité, tu t'étais dis que partir était une bonne idée. Tu étais tout compte fait rester pour aider le bon côté dans Poudlard. Tu n'aimais pas du tout ce qui se passait dans le coin. Ça te chagrinais. Tu ne comprenais pas vraiment comment on pouvait en venir à ses extrémités pour une question de sang. Tu étais O+ et c'était tout ce que tu pensais qui était important à ce niveau. Le reste, et bien, ne servait à rien. Ce qui arrivait aujourd'hui le montrait bien. De la souffrance, de la peur, des jugements, des fuites... non, le sang ne devrait jamais importer.
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MessageSujet: Re: IF YOU WERE BORN WITHOUT WINGS, DO NOTHING TO PREVENT THEM FROM GROWING.   Lun 19 Aoû - 1:20


MARS 1998.
VOLIÈRE, ÉCOLE DE SORCELLERIE POUDLARD.
TREASSA ADLER & ZOEY MOORE


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Le vent commençait à souffler entre les arbres au-delà, dehors. Treassa ressentit la première bourrasque et eut un long frisson. Peut-être aurait-elle du penser à emmener une paire de gants, ou alors un bonnet. Mais elle avait été trop enthousiasmée par la fin de l’hiver. Du moment qu’il n’y avait plus de neige sur le sol, c’était comme s’il n’allait plus faire froid. C’était des bêtises, puisque ce n’était pas du tout le cas, mais l’impatience de Treassa à l’idée de revoir le soleil et de sentir à nouveau la chaleur du soleil sur sa peau lui faisait tout oublier. Probablement qu’elle attraperait un petit rhume pour être aussi inconsciente, mais elle s’en fichait. Peut-être alors que sa tante lui ficherait un peu la paix et la laisserait se reposer un peu. Bien sûr. Non, Treassa savait que cela n’allait certainement pas arriver. Elle croisa donc les bras et se massa la peau, espérant pouvoir chasser le froid. Ce ne fut pas très efficace, mais elle s’éloigna un peu de la petite fenêtre et se sentit bien mieux. Elle reporta le regard sur Zoey qui acquiesca à sa question. Oui, la jeune Serdaigle l’avait bien reconnue. Ils n’étaient plus aussi nombreux qu’avant dans l’AD, ce qui aidait pour la mémoire des noms. Mais les membres du petit groupe étaient si diversifiés... C’était d’ailleurs une chose que Treassa appréciait beaucoup de l’AD. C’était pour elle un véritable petit bonheur de voir des gens si différents se rassembler et s’allier dans une cause commune. Ces jours-ci, c’était si facile de perdre espoir et de baisser les bras, elle était ravie de voir qu’elle n’était pas la seule à tenter d’être optimiste. C’était horriblement ardu parfois, Treassa était la première l’avouer. Après chaque leçon avec sa tante, la Serdaigle se sentait perdue, découragée, désespérée. Elle n’avait plus envie de se battre. Alors elle pensait à l’AD, et ça lui faisait comme un baume au coeur. La pensée que quelque part, tout près même, il y avait des gens qui se raccrochaient, qui continuaient à se lever et a protester contre la tyrannie qui s’était installée. Il le faut. Elle ne pouvait pas être seule contre tout ce poids.

Zoey lui demanda si elle était bien Treassa, et elle acquiesca doucement, devinant la méfiance de la Serpentard. C’était compréhensif à ses yeux, surtout qu’elle-même avait toujours eu de la difficulté à faire confiance immédiatement aux gens. Mais elle se sentait un peu en sûreté dans la volière, loin des regards indiscrets des professeurs, loin des baguettes des Carrow, loin de sa tante. Treassa était consciente qu’il ne fallait pas trop se rapprocher des autres membres de l’AD, du moins pas en grand nombre, car il serait alors facile pour les Mangemort de faire le lien. Déjà que Treassa était proche de Ainsley, qui était la nouvelle figure emblématique du groupe, elle devait faire attention à ses arrières. Qu’on la punisse ou qu’on la réprimande pour faire partie de l’AD, elle pouvait faire avec sans problème, mais elle ne pouvait pas supporter l’idée qu’on fasse du mal aux autres par sa faute. Ça n’arrivera pas. Mais ce jour-là, elle avait envie de discuter un peu avec Zoey. Elle appréciait bien la blonde. Elle était plus jeune de deux ans, du moins elle croyait, mais elle avait un visage bienveillant et malgré sa méfiance, Treassa savait qu’elle pouvait lui accorder un peu de sa confiance. Si elle s’était engagée dans l’AD, même si c’était tout récent, ce devait être pour une raison, et une bonne. Treassa l’observa discrètement alors qu’une chouette s’envolait pour rejoindre Zoey. C’était une bel animal, et Zoey la caressa tendrement. «Hey Macaroni, ça va ?» Treassa eut un sourire. Elle eut une autre pensée pour Automne. Drôle comment ils trouvaient tous un tel réconfort dans leurs animaux ces derniers temps. Comme s’ils étaient les vestiges d’une ancienne vie. Treassa secoua la tête, refoulant des pensées sombres. Aujourd’hui est aujourd’hui. Vis-le.

«T’as reçu des nouvelles ?» demanda Zoey à voix basse. Treassa eut envie de sourire. Elle trouvait cela très gentil de la part de la Serpentard, et l’apprécia encore davantage. Mais quand même, ses mots lui mirent un petit point sur le coeur. Papa. Maman. Elle s’inquiétait tellement pour eux... Elle savait qu’il n’y avait aucun moyen pour sa mère de la contacter au risque de la mort, et son père, c’était la même chose. Elle était dans la pire situation possible. Des nouvelles, elle n’en aurait pas, elle le savait. Elle secoua la tête pour répondre à Zoey. «Je ne crois pas en avoir de sitôt. Mais je viens quand même... Juste au cas.» Elle eut un léger sourire qu’elle savait faux, mais qu’elle souhaitait donner tout de même à Zoey. Elle ne voulait pas avoir l’air d’une victime, elle ne l’était pas. Oui, elle vivait des horreurs, mais elle ne pouvait cesser de penser à tous ceux qui étaient en fuite, des étudiants comme elle, qui se faisait chasser, interroger et torturer chaque jour à cause du statut de leur sang. Oui, Treassa trouvait cela absolument ridicule, mais parfois, elle soupirait de soulagement à l’idée d’être sang-mêlée. Pour l’instant, elle n’aurait pas trop de problème, sinon recevoir des insultes des Sang-Pur. «J’aime beaucoup le nom de ta chouette. Ça fait longtemps que tu l’as ?» demanda-t’elle gentiment, espérant que la jeune fille comprenne qu’elle ne lui voulait aucun mal, et qu’elle pouvait lui parler librement. Dans ces moments sombres, tout le monde avait besoin d’amis, maintenant plus que jamais. Elle s’approcha doucement de Zoey pour observer sa chouette. «Ma chouette n’arrête pas de me bouder ces temps-ci. Elle doit m’en vouloir de ne pas l’utiliser beaucoup. Mais j’ai tellement peur qu’il lui arrive quelque chose...» Treassa s’arrêta et secoua la tête avec un rire nerveux. «Désolé, je ne voulais pas être sinistre.» Elle eut un autre sourire, essayant de se racheter. Parfois, la jeune fille trouvait cela difficile de toujours rester positive. Parfois, elle aimerait pouvoir se relâcher, perdre son masque devant les autres, et pouvoir extérioriser tous les soucis qui grondait en elle. Mais elle devait rester forte. On lui disait toujours à quel point elle était admirable d’être aussi optimiste et souriante. Treassa se devait de garder cela en vie. Même lorsqu’elle sentait tout cela flancher, elle devait rester forte.[/color]


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MessageSujet: Re: IF YOU WERE BORN WITHOUT WINGS, DO NOTHING TO PREVENT THEM FROM GROWING.   Mar 20 Aoû - 18:09

Pas de problème I love you

Treassa. C'était bien Treassa. Bon, tu étais bien contente que ta mémoire fonctionne. Parfois, tu avais l'impression qu'elle te jouait des tours. Ce n'était pas très pratique, surtout lorsque ça concernait les cours. Tu hochas la tête, faisant un petit sourire bien triste. Tu comprenais ce que ressentait la Gryffondor. Tu venais ici pour ça, juste au cas, même si tu savais que tu n'en n'aurais pas. Ta mère t'avais bien averti. Tu n'avais donc pas de nouvelles. Ça te faisais tout drôle. Pas parce que tu lui écrivais à toutes les semaines (sauf en première année où tu lui écrivais à tous les jours, puis ça c'était calmé un peu), c'était surtout que si tu avais besoin de lui écrire, tu pouvais le faire. Là, et bien, pas du tout. Pourtant, tu n'en n'avais jamais eu autant de besoin. Vous n'étiez pas les seules à ne plus avoir de nouvelles. Si tu te fiais à la quantité de hiboux en tous genres qu'il y avait le matin dans la grande salle, face aux autres années, vous étiez beaucoup à ne plus avoir de nouvelles. La brunette s'intéressa à sa chouette. ▬ Merci. dis-tu. C'était toi qui avait choisi son prénom. Ça ne faisait pas très hibou, mais ça ne te dérangeais pas. Tu avais sûrement un problème avec la nourriture, ta tortue, qui n'était pas à Poudlard, tu l'avais nommée Pizza. Elle te manquait. Tu aimais bien ta petite tortue. Tu l'avais eu à six ans. Là, elle devait être en train de profiter de l'air de la Nouvelles-Orléans. Ça devait faire changement de l'air de l'Angleterre. Enfin, tu pensais, tu ne connaissais pas grand-chose de cette ville. Tu ne connaissais pas grand-chose des États-Unis. Tu ne savais même pas pourquoi ils avaient décidé d'y aller et comment ils connaissaient cet ami là-bas. Ta mère ne t'avais presque rien dit. C'était plus prudent, ce qui ne t'empêchais pas de te poser des questions.

Hum. Ah oui. Il y avait une question aussi. Y répondre serait peut-être bien. ▬ Je l'ai depuis avant d'arriver ici, quand je suis allée chercher mes affaires pour Poudlard. Après que tes parents t'aillent dit qu'ils n'avaient pas les moyens de t'acheter une chouette. Tu avais compris, sans être très pauvres, ce n'était pas toujours facile. Surtout avec tout ce qu'ils avaient à acheter pour Poudlard. Et, surprise ! Tu en avais été ravie. Autant parce que tu avais eu la chouette que parce que tu avais eu ce que tu voulais. Tu adorais ça. Treassa s'approcha un peu, parlant de sa chouette. Tu hochas une nouvelle fois la tête. Tu pensais la même chose. C'était assez fou de penser qu'on pouvait s'en prendre à des animaux, surtout à des animaux aussi utiles que les volatiles, mais des fous il y en avait partout. Surtout en ce moment. Tu secouas ensuite la tête lorsqu'elle s'excusa de ce qu'elle avait dit. ▬ Ça va. C'est pas sinistre... c'est réaliste. Malheureusement. C'était douloureux, pas du tout agréable, très triste, mais réaliste. Ce n'était plus comme avant. Certes, il y avait eu des moments sombres, des graves moments, des moments effrayants, mais Poudlard s'en était toujours sorti. Ça n'avait jamais été comme ce qui se passait depuis la rentrée. Bien que tu n'ailles jamais connu vraiment le professeur Dumbledore, il te manquait terriblement. Tu ne te rappelais pas qu'il t'aille déjà adressé directement la parole, mais ça ne te dérangeait pas.

▬ J'aime pas ça du tout. te confias-tu. Ce n'était pas vraiment une confidence, la plupart des élèves et personne encore un tant soit peu sensé devaient aussi le penser. Sauf que tu ne le faisais pas tout le temps. Il fallait faire attention, et comme tu n'avais pas vraiment d'amis parmi les Serpentards, tu ne disais donc pas grand-chose. Tu faisais semblant d'aimer tout ça, bien que c'était assez suspect face au comportement que tu avais eu par le passé. M'enfin, ça semblait marcher depuis septembre, alors, tu continuais. Il fallait continuer mars, avril, mai, juin... et ensuite... ensuite. Tu n'en savais rien. Tu espérais que tout ce termine. Que Harry Potter, celui sur qui tous les espoirs étaient fondés, arrive à faire ce qu'il devait faire. Sinon, tu ne savais pas du tout si tu allais pouvoir vivre une autre année comme celle-là. Tu irais peut-être rejoindre tes parents là où ils étaient si rien de tout ça n'était réglé d'ici quelques mois. Tu verrais bien. Toute cette situation était si instable. Tu ne pouvais pas du tout savoir quels seraient les prochains événements. Tu pouvais juste parler de ce qui se passait. Tu pensais savoir ce que ressentait Macaroni. ▬ Sauf que je pense qu'elle me le reproche, vu qu'elle reste là, qu'elle n'envoie plus de lettre. Parce que ce n'était pas très recommandé. Elle pouvait être suivie, blessée. Ce que tu ne voulais pas. Tu ne voulais pas l'envoyer prendre des nouvelles de tes parents, ils avaient quitté l'Angleterre pour une bonne raison, alors, tu n'allais certainement pas donner un indice sur où ils étaient.

▬ Mais elle boude pas. C'est pas son genre je pense. Tu penses parce que tu ne sais pas vraiment si une chouette peut bouder, tout comme si elle peut t'en vouloir. Tu la connais depuis cinq ans, presque six, alors tu penses être capable de dire ce qu'elle peut ressentir. Tu espères ne pas trop te tromper. Tu la grattouillas doucement au-dessus de la tête, regardant ensuite la brune. ▬ J'ai l'impression qu'elle comprend ce qui se passe. Qu'elle est plus humaine que... que certaines personnes. Tu avais failli dire que certains professeurs, mais bien que vous soyez seules dans la volière, ce n'était peut-être qu'une apparence. Tu n'étais pas toujours très prudente, mais tu te disais que de temps à autre ça ne devait pas faire de mal. Peut-être qu'il y avait des personnes invisibles ou encore de ses oreilles à rallonge qu'avaient inventé les jumeaux Weasley. Ce n'était pas parce qu'ils n'étaient pas Pro-V. que leurs idées étaient à jeter. Si tu étais dans le monde moldu, tu penserais plus sérieusement à des micros, mais ici, ça ne marchait pas. Il y avait peut-être l'équivalent dans le monde sorcier. Tu ne t'étais jamais posée la question. Tu aurais peut-être dû. Oups.
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