AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Give me only one last dance [Severus Rogue]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
MessageSujet: Give me only one last dance [Severus Rogue]   Mar 6 Aoû - 1:26




La nuit était déjà bien avancée et dans l’obscurité du parc de ce ciel sans lune, une lueur persistait à percer la noirceur au cœur des serres. L’une d’elle illuminait d’un pâle halo la pénombre, comme survivante parmi les sombres murs qu’étaient devenus Poudlard et ses alentours. À l’intérieur, il était possible d’apercevoir la silhouette d’une femme qui semblait s’afférer autour d’une table. La voix cristalline qui s’élevait depuis l’habitacle en un doux chant apaisait étrangement la nature autour, si bien qu’aucun autre bruit ne brisait le silence autre que son fredonnement. L’espoir avait quitté l’enceinte du château, du moins, c’est ce que de nombreuses personnes pensaient, mais en réalité elle était juste là, au cœur même de la terreur, silencieuse, mais présente. April était une lumière brillant parmi le vide et l’absence, seulement fallait-il y porter un tant soit peu attention pour le réaliser et accepter de la suive, de la prendre comme guide. Car la place de l’espoir avait toujours été ici, là où la peur est la plus dense, mais là où l’on en a le plus besoin. Elle se faisait discrète, certes, mais veillait dans le plus grand des silences sur les occupants de l’école, ange gardien invisible. C’était ce même rôle qu’elle avait revêtit lors de sa scolarité, ici même, à Poudlard, quand le Seigneur des Ténèbres menaçait la paix à l’extérieur de ces murs et c’était ce même rôle qui la rappelait ici, aujourd’hui, car plus que jamais, il était nécessaire. Mais même l’espoir souffre parfois de, elle, n’avoir personne sur qui compter. Dans ses moments de solitude, April luttait contre la douleur par ses propres moyens. Le chant en était un, libérateur et extériorisant. Il n’était pas rare qu’elle trouve refuge loin de la vie grouillante de Poudlard dans sa serre ou dans sa chambre pour simplement se ressourcer. C’était la seule façon qu’elle avait trouvé pour ne pas sombrer, pour ne pas craquer sous la pression. Il y avait aussi la danse, mais dans les circonstances, c’était un peu plus compliqué. Tout ça la rapportait à l’enfance, moment insouciant où l’on ne prend pas conscience du monde qui nous entoure et de tout ce qu’il représente. L’innocence, c’est beau dans les yeux d’un enfant, mais tout autant dans les yeux d’un adulte qui oublie momentanément ses soucis. C’était dans cet état d’âme qu’était présentement April, légère et volage.

Rien au monde ne semblait être en mesure d’atteindre sa bonne humeur à l’instant présent, pas même la présence des mangemorts au sein du château. À l’exception de ceux chargés de la surveillance des couloirs, tous dormaient sans doute à cette heure tardive. Alors nul ne viendrait troubler son moment de paix. Tout du moins, c’était ce qu’elle croyait. Pourtant, oui pourtant, il y avait bien une personne qui venait troubler le cours de ses pensées, quelqu’un à qui elle pensait depuis quelques jours et qu’elle n’avait pas eu l’occasion de croiser depuis son arrivée à Poudlard. C’était à croire qu’il évitait toute compagnie. Depuis février, la jeune femme menait son train sous l’œil avertit de Moses, chargé de surveiller son intégration en tant que professeure, mais aussi en tant que futur mangemort. Ainsi, elle n’avait jamais rencontré celui qui occupait le poste de Directeur de cette école. Il y avait fort longtemps qu’elle ne l’avait pas vu… À bien y repenser, cela devait sûrement remonter à Poudlard… ou peut-être à l’Ordre du Phénix, lorsqu’elle l’avait intégré dans ses débuts… C’était il y a plus de seize ans… Le temps passait vite, c’était peu dire. Severus se souviendrait-il encore d’elle ? April ne pouvait pas prétendre qu’ils s’étaient particulièrement fréquentés dans leur jeunesse. En fait, elle le connaissait plus de réputation qu’en personne, mais elle avait toujours préféré se fier à sa propre parole plutôt qu’à celle des autres. Alors au final, l’ex-auror en connaissait très peu à son sujet. Il avait toujours été difficile à percer, même étant jeune. Néanmoins, le cours de ses pensées continua et son attention dériva sur la petite potion qu’elle était en train de concocter pour ses soins. Fredonnant toujours d’une voix claire, elle ajouta le dernier ingrédient nécessaire à sa préparation. Bientôt, elle aurait un baume qu’elle pourrait appliquer sur ses cicatrices qui lui chauffaient encore les avant-bras pour lesquelles elle n’avait reçu aucun soin. Le mois qu’elle avait passé aux mains des rafleurs avant d’atterrir ici avait amené son lot de blessures et on ne pouvait pas prétendre que ceux-ci prenaient le temps de soigner leur victime. En mettant pied ici, la professeure de botanique n’avait pas voulu faire non plus un tour à l’infirmerie par mesure de protection, alors elle avait dû rassembler les ingrédients nécessaires pour fabriquer ce baume guérisseur, le temps de faire ça et le mois de février s’était écroulé. Heureusement, cette sensation de brûlure permanente était sur le point de s’estomper. Ces années passées à Sainte-Mangouste ne lui auraient pas été en vain au final. Il y avait un simple détail, en fait, qu’elle avait omis dans son calcul… C’est qu’un visiteur nocturne passerait par ici pour lui rendre une petite visite surprise. Ainsi fut-elle surprise en train de chanter à mi-voix par une personne qu’elle ne s’attendait pas du tout à voir ici, à cette heure-là. Lorsque la porte de la serre grinça légèrement, annonçant l’entrée d’une personne incongrue, April ne réalisa pas sur le coup à qui elle avait à faire. « Ne vous a-t-on jamais appris à frapper avant… » avait-elle commencer en se retournant d’un mouvement de talon. Elle s’était tut aussitôt lorsque son regard avait croisé celui de Severus. Cet homme qu’elle avait autrefois connu un peu ne lui paraissait pas différent, car à par avoir pris quelques années, il était identique à ses souvenirs. Et elle, comme avant, l’observait avec une étrange compassion dans les yeux. Un sourire étira ses lèvres fines. « Il est rare de vous voir sortir de votre bureau… Je commençais à croire que vous ne viendriez pas me voir. Que me vaut l’honneur de votre visite, Severus ? » demanda-t-elle d’un ton chaleureux, alors qu’elle fit quelques pas dans sa direction pour mieux distinguer ses traits à travers la lumière des chandelles suspendues au plafond de la serre.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Give me only one last dance [Severus Rogue]   Jeu 5 Sep - 16:16

Il était debout, les yeux virevoltant dans le vide, alors qu'il s'était posé auprès d'une grande fenêtre de son bureau de directeur. Les profondeurs et la froideur des murs du cachot qui était autrefois sa salle de classe lui manquait quelque peu. Il ne se sentait pas à sa place dans cet immense bureau. Il savait que l'on chuchotait contre lui, contre cette place que le Seigneur des Ténèbres approuvait et c'était pourquoi les rumeurs se taisaient. Severus le savait, beaucoup de mangemorts ne l'appréciaient pas. Ils s'étaient toujours posés des questions sur sa véritable implication dans les rangs de Lord Voldemort, tandis qu'eux étaient soumis à leurs tourments dans les cellules de la prison. Lui était libre et auprès de Dumbledore, ennemi juré de ceux qu'il côtoyait désormais tous les jours. Personne ne savait qu'il avait pu retourner sa veste par amour. Par amour pour Lily, la seule femme qu'il n'ait jamais aimé et qu'il n'aimera à jamais. Peu de personnes pouvaient comprendre. Albus l'avait compris et Severus avait révélé la bonne nature qui vivait dans son être. Bien sûr, ce côté avait été caché aux yeux de tous, se révélant simplement à Albus qui avait su l'aider quand il en avait ressenti le besoin.
Toutefois Severus se sentait parfois isolé depuis la mort de l’ancien directeur de l’école. Et Severus n’avait plus de soutient, ou du moins personne ne faisait l’effort de venir lui parler. Déjà que peu de personne lui faisait confiance du vivant de Albus, maintenant c’était la communauté sorcière entière qui souhaitait sa mort ! Mais Severus tenait bon. Il savait contrôler ses sentiments et ses émotions face aux autres, et c’était comme cela que les mangemorts présents dans l’école ne s’apercevaient de rien. Severus était heureux de savoir y faire, mais il savait également que c’était à cause de cette qualité, si l’on peut qualifier la chose de qualité, qu’il avait perdu Lily. Si le jour où, pris par la fougue et le ras la citrouille, Severus s’était pris le courage d’insulter la femme qu’il aimait, et qu’il aime toujours, il s’était également pris le courage de lui avouer son amour, peut être que sa vie ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui.
Alors, ce soir là, Severus avait décidé d’aller faire un tour du côté des serres. Il serait déjà moins haut dans le ciel, et il espérait croiser une des professeurs de l’école, celle qui enseignait la botanique. Elle s’appelait April et c’était également une mangemorte mais Severus la sentait différente des autres mangemorts. Il avait donc décidé de lui rendre visite, alors que les cours s’étaient achevés.
Lorsqu’il arriva près des serres, il entra dans la première qu’il vit dans son champ de vision, sans prendre la peine d’annoncer son arrivée. D’ailleurs, la réplique lui reprochant son manque de politesse ne tarda pas à fuser mais la jeune femme se ravisa en voyant qu’il s’agissait du directeur. Severus ne savait pas s’il avait à faire à la femme qu’il cherchait, même si une petite voix cinglante dans son esprit le traitait de ridicule. Qui pouvait donc se permettre de lui reprocher d’être malpoli si ce n’était pas celle qui s’occupait de ces lieux ? Il s’approcha donc pour mieux distinguer son visage et, sans un sourire, rit intérieurement de la petite phrase qu’elle prononça ensuite. « Il est bien évidemment qu’il faut un jour faire connaissance avec les personnes que l’on côtoie. Surtout quand ces personnes se sont connues il y a maintenant plusieurs année. » Oui, Severus se souvenait de cette femme, âgée de deux ans de plus que lui. Elle avait voulu le connaître, dans leur jeunesse, mais Severus s’était encore montré sauvage. Cette habitude ne l’avait jamais quitté. Il se rappelait également qu’elle fut un temps dans l’ordre du phénix et il ne comprenait pas ce changement soudain de camp. A moins qu’elle ne soit une espionne, comme lui. Mais cela, il en doutait sérieusement, et pensait plus qu’elle ait quitté les rangs de l’ordre. Et tout cela, il comptait l’apprendre ce soir là.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Give me only one last dance [Severus Rogue]   Jeu 5 Sep - 23:30




Le plus étrange sans doute était de constater l’attitude d’April à l’égard de Severus. Là où nombreux y auraient éprouvés de la haine, de la jalousie, de la colère ou tout autre sentiment négatif, il n’y avait dans ses yeux que la compassion la plus pure. Elle n’était pas comme les autres, c’était peu dire. Toute personne sensée de la même allégeance que la jeune femme aurait voulu la mort de l’homme qui lui faisait face et aurait peut-être même mal contrôlé cette envie en sa présence. Pourtant, il n’y avait pas une once de rage dans son regard, ni même dans ses traits ou dans ses gestes. C’était pratiquement comme si elle était ravie de le voir ici. Pourquoi donc ? Premièrement, car l’ancienne rouge et or était tout simplement incapable de détester une personne, malgré toutes les horreurs qu’elle aurait pu commise. C’était plus fort qu’elle, elle ne le pouvait pas. Et Rogue ne faisait pas exception à la règle. Deuxièmement, même si c’était purement inconscient, Severus représentait une bouée rattachée à son passé, à des périodes moins sombres de sa vie. Sans le vouloir, il lui rappelait les années d’école, Poudlard et son côté enchanteur, ils ne s’étaient pas particulièrement cotôyer, malgré les tentatives d’April à l’époque pour tenter de percer sa carapace. C’était la raison pour laquelle elle avait été surprise de le voir ici, ce soir. Lui qui avait toujours été si sauvage, si fermé, venait vers elle en cette nuit sans lune. C’était étonnant, oui. Mais elle n’allait pas se plaindre, bien au contraire. Peut-être voyait-il finalement qu’elle ne mordait pas ? Ou bien il venait pour une toute autre raison. Elle le découvrirait bien en temps voulu. Severus se rappelait d’elle, de la petite gryffondor qui jouait dans l’équipe de Quidditch et qui avait deux années de moins que lui. C’était étonnant qu’il l’ait tout simplement remarqué en fait. Ses efforts avaient portés fruit, apparemment. « Il est vrai que ça fait longtemps… » déclara-t-elle d’une voix songeuse, tentant de se remémorer de leur dernière rencontre. Ça devait bien remonter à l’Ordre, oui. « Ça doit faire seize ans… comme le temps passe vite. »

Son sourire qui éclairait jusqu’alors son visage d’ange sembla s’effacer pour laisser place à un air un peu plus soucieux. Lorsqu’elle avait aperçu le visage de Severus sous la lumière des chandelles suspendues, malgré son teint naturellement cireux, elle le trouvait anormalement pâle. Son œil de guérisseuse sans doute, qui remarquait ce genre de détail physique qui se contrôlait mal. « Vous semblez épuisé… Là, prenez une chaise… » Elle accompagna sa parole d’un mouvement de baguette et deux chaises rangées dans un coin vinrent se poser près de sa table sans un bruit. « J’imagine que votre travail de directeur doit vous tenir fort occupé. » fit-elle en faisant volte-face, s’approchant de ses étagères. « Je vais faire un peu de thé. » Un second geste de sa baguette et une théière, ainsi que des tasses se posèrent sur la table. Elle s’afféra un moment pour trouver des feuilles de menthe, puis retira la potion qu’elle était en train de concocter pour poser la théière sur le support pour chauffer l’eau à l’intérieur. Une étincelle et une petite flamme s’alluma en dessous de la théière. D’ici quelques minutes à peine, le thé serait près. Laissant le tout chauffer, elle prit place sur la seconde chaise, les jambes allongées, mains contre ses genoux. April avait cette étrange façon d’être particulièrement attentive à ce qui l’entourait et comprenait davantage les messages envoyés par le corps que par les paroles ou les yeux. Là où les gens étaient trop aveugles pour voir les signes, elle lisait entre les lignes. C’était comme ça, lorsqu’on était empathique. On était plus sensible à ce que dégageaient les autres. Rogue restait tout de même un mystère pour elle, une source d’incompréhension. Néanmoins, elle constatait des détails chez lui que les autres ne voyaient pas, n’étaient pas en mesure d’observer et c’était ce qui la faisait douter. L’ex-auror se demandait d’ailleurs s’il était fréquent pour Severus que quelqu’un soit attentionné à son égard comme elle l’était présentement.

De toute manière, c’était un comportement qu’elle avait avec tout le monde, encore une fois, Rogue n’y faisait pas exception non plus. « Alors, dîtes-moi, quelle raison vous amène ici ? Ô pas que je ne crois pas qu’il soit vrai que cela fasse longtemps que nous ne nous sommes pas vus, mais, pour être honnête, nous ne nous sommes jamais vraiment particulièrement côtoyés. Cela m’étonne, d’ailleurs, que vous ayez choisi de venir me voir par vous-même. » Elle eut un sourire, franc. On ne pouvait pas dire que l’ancienne gryffondor passait par quatre chemins pour dire le fond de sa pensée, même si elle s’assurait toujours de choisir les bons mots pour ne pas froisser la personne qui lui faisait face. Mais April n’était pas moins ravie de le voir pour autant. Néanmoins, la professeure de botanique avait à plus d’une reprise constatée le caractère distant et sauvage de Severus, alors elle savait qu’une motivation extérieure l’amenait ici. Ce n’était pas simplement pour converser… ou peut-être que si ? Il y avait beaucoup d’options qui défilaient dans sa tête en ce moment, à savoir le pourquoi de sa venue. S’il était simplement là pour parler et se détendre ou s’il avait un but tout autre. Alors que la théière se mit à bouillir, l’ex-auror fit verser le thé dans les tasses d’un mouvement de baguette et y déposa une feuille de menthe à infuser dans l’eau chaude, puis tendit l’une des tasses à Rogue. Qu’il en veuille une ou non, elle ne lui demandait pas vraiment son avis à ce sujet, il en avait une. Lorsqu’elle était en mode guérisseuse, elle ne demandait pas l’accord de son malade. Enfin, malade était un grand mot ici, mais la situation restait la même en réalité. Il n’était pas forcément malade, mais avait besoin d’un bon remontant en revanche. « Ça vous revigora un peu… » À ces mots, elle prit une gorgée du liquide encore chaud.

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Give me only one last dance [Severus Rogue]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Give me only one last dance [Severus Rogue]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Give Me Liberty of London Collection
» Manoir du Tourp- Hague- Omonville la Rogue
» Severus # Finish
» RFA : Royal Fleet Auxiliary
» Marilyn Monroe
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
PRIOR INCANTATO :: 
MISCHIEF MANAGED
 :: Deuxième saison :: Deuxième saison 2 :: sujets abandonnés
-
Sauter vers: