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 Stay with me for a walk and maybe I'll show you my heart [Joshua Panderman]

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MessageSujet: Stay with me for a walk and maybe I'll show you my heart [Joshua Panderman]   Ven 2 Aoû - 17:08

April & Joshua
« let me show you who I am »



Une silhouette drapée de noire se glissa le long du parc, marchant d’un pas ferme en direction de la forêt interdite. La nuit était tombée depuis quelques heures déjà et la lune, unique dominatrice accompagnée de son armée étoilée, régnait en maître dans le ciel sans nuage. Voilà pratiquement un mois qu’April avait posé pied à Poudlard comme professeur de botanique, les lieux ne lui avaient jamais parus plus sombres qu’aujourd’hui. Le château n’était plus le même qu’elle avait connu autrefois et il n’y avait rien de plus douloureux à son égard que de constater la peur qui dominait chaque centimètre carré de l’école et ses alentours, ainsi que ses occupants. Elle s’était retrouvée ici par une étrange malchance, être partie une minute plus tôt ou plus tard cette nuit là et elle n’aurait sans doute jamais rencontré les rafleurs. Le destin avait choisi de la placer ici, alors elle allait faire de son mieux pour sauver un maximum de personnes. Simplement, son statut l’empêchait de poser des actions concrètes sans risquer sa couverture, elle était ici en tant que mangemort  - apprentie mangemort, mais qu’importe -  et non en tant qu’aide pour les élèves ou professeurs, alors sa tâche se compliquait largement. Encore heureux qu’aucun soupçon ne pèse contre elle et il lui fallait faire en sorte que ça reste ainsi. L’ancienne gryffondor n’avait pas d’autre choix, c’était ça ou risquer de se faire torturer, puis tuée. Et elle ne savait sérieusement pas si elle supporterait une autre séance de torture aussi violente qu’étaient portés à offrir les mangemorts. April portait toujours les marques de la dernière qu’elle avait subie plusieurs semaines auparavant, son corps avait repris des forces depuis, mais son esprit était encore fragile. Certains la considéraient sans doute comme une lâche d’avoir pliée et d’avoir écrasés ses principes pour sauver sa peau, mais l’ex-auror ne voulait pas fuir comme tous les autres. Elle avait besoin d’être concrètement sur le terrain pour changer les choses et c’était la seule façon qu’elle avait trouvé sur le coup. Même si elle en mourrait en bout de ligne, elle aurait au moins tenté quelque chose. « Lumos ! » Un mouvement de baguette et une lumière apparut, éclairement son chemin alors qu’elle rejoignait la lisière de la forêt. En cette nuit fraîche de mars, April devait rencontrer un élève, un certain monsieur Joshua Panderman, dont le père qui travaillait comme professeur à l’école, lui avait envoyé pour le punir. Certes, la dame n’avait pas choisi la punition orthodoxe du doloris, mais elle avait besoin d’aide pour aller récupérer une certaine plante qui se trouvait dans la forêt interdite. Sans doute se Joshua s’imaginerait-il les pires sévices du monde qu’elle lui ferait subir entre ses arbres, mais la peur qu’il y ressentirait serait sans doute plus efficace que la douleur physique.

Ce ne fut pas bien longtemps après son arrivée qu’elle aperçut deux silhouettes se dessinés dans l’obscurité. Celle de Rusard qui s’assurait que l’élève aille bien à sa punition et sûrement celle de Joshua. Le vieux concierge pointa au bout d’un moment dans la direction d’April et repartit alors qu’il n’était qu’à mi-chemin du point de rendez-vous pour laisser faire seul au septième année le reste de la route. La professeure de botanique attendit donc que l’étudiant s’amène à sa hauteur avant de commencer à lui expliquer la situation. Sa baguette se souleva pour aller se porter au niveau de son thorax, illuminant de sa lumière vive le visage du garçon. « Alors voilà ce que nous allons faire, Monsieur Panderman, pour votre punition de ce soir. » commença April de ton sec. « L’un de mes prochains cours portera sur le snargalouf et il s’avère que cette merveilleuse plante carnivore est choisi logis dans cette forêt. » La pointe de sa baguette s’enfonça légèrement dans la poitrine de Joshua. « Mais essayez de me filer entre les doigts et vous ne ressortirez jamais de cette forêt en un seul morceau, compris ? » C’était sensé être une punition, alors aussi bien rendre la chose la plus crédible qui soit. Madame Rehenna ne s’était pas rendu jusqu’ici sans avoir eu l’air un minimum véritable dans son rôle. Ceci dit, néanmoins, l’ex-auror reprit un air un peu plus léger et, retirant sa baguette de la poitrine du jeune homme, elle la pointa en direction des arbres. « Après vous, très cher. » Puis elle le poussa pour que tous deux pénètrent dans la forêt interdite. Un lourd silence régnait en ces lieux et les rumeurs étaient nombreuses à propos des créatures diverses qui peuplaient cet endroit fort dangereux. Une brume légère tapissait le sol, alors qu’à chaque pas, elle donnait l’impression que leurs pieds disparaissaient dans le brouillard. « Ce que nous cherchons… » entama-t-elle à voix basse pour ne pas risquer de se faire entendre par une créature incongrue. « Le snargalouf est une plante ayant l’apparence d’une souche d’arbre morte lorsqu’en état passif, alors faites attention où vous posez les pieds… Il est très probable qu’elle essaie de nous attaquer si l’on s’en approche trop. »  Si April serait en mesure de la reconnaître d’un seul coup d’œil, elle ne pouvait pas en dire autant pour le jeune homme à côté d’elle. La professeure devrait donc avoir des yeux pour deux, mais elle n’était pas venue sans préparation, oh non. Ça, par contre, Joshua n’était pas obligé de le savoir tout de suite.



Dernière édition par April Rehenna le Sam 3 Aoû - 2:38, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Stay with me for a walk and maybe I'll show you my heart [Joshua Panderman]   Ven 2 Aoû - 19:20

Le bas de ma cape fouette mes chevilles alors que je me mets à avancer dans le parc du château, regardant d’un air distrait la lune qui se profile dans le ciel nocturne. Je détourne pourtant bien vite mes prunelles, afin de poser un regard noir sur le vieux Rusard alors que celui-ci me tient fermement par le bras, poussant un grognement. Je n’ai le droit pour unique cadeau, qu’à une tape, assenée sur le coin de ma tête. Je me contente alors de serrer la mâchoire, ne commentant plus en rien les agissements du concierge de Poudlard. Car je sais pertinemment qu’il ne va pas résister à rapporter tous mes faits et gestes à mon paternel, ce qui risquerait de m’apporter d’autres retenues comme celle que l’on a prévu de me donner ce soir. Pas que j’ai peur en quoi que ce soit d’avoir à subir quelques heures de retenue, mais il me faut avouer que passer quelques heures au beau milieu de la forêt interdite, ne me rassure en rien. Mais dans tous les cas, il n’en reste pas moins que ce n’est pas en passant mon temps en retenue, que je vais parvenir à me mettre en quête d’Hester. Cela fait plusieurs jours que je n’ai pas vu la jeune blonde et je n’ai aucune idée d’où elle peut bien être passée. C’est sans doute ce qui a motivé mon paternel a m’envoyé en retenue d’ailleurs ; de me voir sans cesse la tête dans les nuages, à me demander où peut bien être la jeune femme. « Allez mon garçon, rejoins la dame maintenant. » me souffle le vieux bonhomme, sa voix se trouvant presque aussitôt suivie par son rire qui se trouve être des plus désagréables. Il me pousse en avant et un frisson me parcourt l’échine alors que je m’écarte de son emprise, tentant de rester le plus loin possible de ses mains cruelles. Je lève une nouvelle fois les yeux au ciel, comme pour vérifier que la lune se trouve toujours là, avant de recommencer à avancer, mettant un pied devant l’autre. Et plus j’avance dans sa direction, plus la lumière de sa baguette m’éblouie. Je finis par mettre ma main en coupe devant mes yeux, afin de me protéger de ce flot de lumière. Je me trouve pourtant encore bien loin de la professeure, puisqu’il me faut faire plus de la moitié du chemin dans le parc du château, seul et sans aucune compagnie. Et je dois d’ailleurs avouer que cela n’a rien de rassurant, avec tout ce que l’on entend de ce qu’il se passe dans la forêt interdite ou encore dans Poudlard avec les divers mangemorts. Savoir que je me fais accompagner ici par le concierge le plus malsain du monde et qu’il va me falloir passer une retenue avec un mangemort – un de plus, c’est une précision qui vaut le coup d’être faite, à la vue de la façon dont ces derniers se multiplient dans l’enceinte du château.

Alors que je m’approche un peu plus de la femme, celle-ci redresse sa baguette pour la pointer un peu plus en direction de mon visage et il me faut plisser un peu plus les yeux pour continuer de distinguer son visage, tant la lumière m’éblouie. « Alors voilà ce que nous allons faire, Monsieur Panderman, pour votre punition de ce soir. » commence-t-elle aussitôt, montrant bien ainsi qu’elle ne souhaite pas perdre de temps en bavardages inutiles. Tant mieux, je n’ai pas envie non plus de faire ami-ami avec elle, car l’idée paraît tout autant désagréable qu’avec n’importe quel autre mangemort, je dois dire. Surtout lorsque ceux-ci se trouvent être à la botte de mon père. Car être à la botte d’un sale type, fait presque automatiquement d’eux, des sales types aussi – de toute façon, vu leur statut, il ne peut pas en être autrement. « L’un de mes prochains cours portera sur le snargalouf et il s’avère que cette merveilleuse plante carnivore est choisi logis dans cette forêt. » Une plante carnivore, génial. Commentaire dont je me garde de faire part à la professeure, question de survie. Si bien que je me contente de hocher la tête en signe d’acquiescement, lorsque sa baguette s’enfonce soudainement dans ma poitrine. « Mais essayez de me filer entre les doigts et vous ne ressortirez jamais de cette forêt en un seul morceau, compris ? » Je baisse les yeux quelques instants, détaillant du regard l’endroit où sa baguette s’enfonce dans ma peau, avant d’hocher la tête un peu plus rapidement. « Compris. Je vous suis à la trace. » Mais la femme ne semble pas vouloir le voir de cette façon. Car lorsqu’elle déloge finalement sa baguette de ma poitrine, elle me pousse vers l’avant. J’ai l’impression d’être en prise avec un second Rusard, quoi que bien plus doux tout de même. Peut-être que même chez les mangemorts, les femmes restent plus douces en règle générale. C’est un exemple que j’ai déjà eu avec ma mère, mais cela ne compte pas vraiment, car je sais que c’est surtout l’instinct maternel qui la pousse à rester un tant soit peu raisonnable. « Après vous, très cher. » me souffle-t-elle sans dénuder son ton, de tout le sarcasme dont il se voit empli.

Une nouvelle fois, je me contente de tenter d’accéder à sa requête, dégainant ma baguette afin de me mettre en route. « Lumos. » je prononce d’une voix distincte et cette fois, c’est le bout de ma propre baguette qui s’illumine. Tant mieux, je préfère éviter de marcher dans le noir complet ou encore n’avoir aucune lumière à moi. On ne sait jamais ce qui peut traverser l’esprit d’un mangemort et l’idée de la voir fuir, me laissant là en plein milieu de la forêt interdite sans lumière, ne m’enchante guère. « C’est parti. » je soupire alors que je passe les premières branches de la forêt, commençant déjà à m’enfoncer entre les troncs. La lumière des rayons lunaires, semble déjà avoir du mal à percer, à peine avons-nous fait quelques mètres. Comme quoi cette forêt se trouve être bien épaisse, ce qui n’aide en rien à la trouver moins terrifiante que ce qu’en conte les histoires. Après tout, c’est la première fois qu’une heure de retenue m’est donnée en ce lieu et je préfère rester sur mes gardes, ne m’étant jamais aventuré par ici auparavant. « Ce que nous cherchons… Le snargalouf est une plante ayant l’apparence d’une souche d’arbre morte lorsqu’en état passif, alors faites attention où vous posez les pieds… Il est très probable qu’elle essaie de nous attaquer si l’on s’en approche trop. » s’élève de nouveau sa voix. Ces mots, soufflés du bout des lèvres à la manière d’une confidence, n’ont rien pour me rassurer, je dois dire. Je laisse aussitôt mon regard se mettre à vagabonder sur le sol, à la recherche de la moindre souche. Mais comment discerner une vraie souche d’un snargalouf ? Là réside la véritable question. Surtout que je ne me suis jamais réellement trouvé être bon en botanique. « Est-ce qu’il y a de vraies souches par ici ou il ne s’agit que de snargalouf ? » je m’empresse ainsi de demander à la femme, sans pour autant lui accorder un quelconque regard, me contentant d’éclairer le sol de la forêt à l’aide de ma baguette, avançant lentement. Je suis sûr que ma crainte est visible à des kilomètres à la ronde en ce moment-même. Mais bon, la question reste tout de même légitime, car il se peut très bien que les précédents gardes-chasse de Poudlard, aient coupé quelques troncs d’arbre, bien que je ne sache pas ce qui aurait pu les motiver à faire pareilles choses. « Je crois que je vais plus vous être un fardeau qu’autre chose, ce soir. Toutes mes excuses par avance. » je souffle à mon tour dans sa direction, ne cachant aucunement l’irrespect de mes paroles. Après tout, elle ne se gêne en rien pour me faire don de son sarcasme. « Les mangemorts ont souvent besoin de prendre des élèves pour assurer leurs arrières ? Sans vouloir vous manquez de respect, on dirait que vous avez peur de vous y aventurez seule. » Sans vouloir vous manquez de respect, comme-ci elle va y croire. Mais qu’importe, je ne suis pas là pour la brosser dans le sens du poil, mais plutôt pour l’accompagner dans cet environnement qu’elle doit elle-même juger comme étant hostile. Sans quoi, j’imagine qu’elle aurait préféré aller chercher ses plantes pour son cours, seule, vu la façon dont je risque de la ralentir. Mais bon, je ne vais pas non plus me mettre à culpabiliser, puisqu’elle me fait passer devant après tout. Et se cacher derrière un élève, n’a rien de glorieux à mon sens. « Enfin, je ne vais pas vous en blâmer, il faut dire que cet endroit donne la chair de poule. » Et pour cause, je ne saurais même pas dire le nombre de hurlements différents que j’ai déjà entendu dans le lointain. Je crois d’ailleurs me trouver en droit de dire, que je ne préfère pas savoir à qui ils appartiennent. Des fois, il vaut mieux rester plonger dans son incertitude, si l’on ne veut pas trop se faire ébranler par la peur.
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MessageSujet: Re: Stay with me for a walk and maybe I'll show you my heart [Joshua Panderman]   Ven 2 Aoû - 23:11



Depuis l’instant où ils avaient mis le pied dans la forêt, April avait ressenti la peur de Joshua. Il n’avait pour sûr jamais pénétré la lisière qui délimitait le parc et la forêt interdite. Alors elle baptisait aujourd’hui ce moment pour lui. Certes, de nombreux dangers rôdaient ici, des animaux sauvages, des plantes au tempérant agressif, des centaures qui gardaient farouchement leur territoire, des loups-garous et bien d’autres, mais le grand secret dans cette histoire pour ne pas terminé comme repas à l’un d’entre eux était de resté discret et de ne pas attirer l’attention. De cette façon, on s’assurait un maximum de chance de survie. Ce genre de danger n’était pas ce qui faisait trembler la jeune femme, néanmoins, elle avait vu largement pire et elle savait se défendre contre la plupart des choses qui grouillaient au cœur des arbres. Ce qui ne semblait pas être le cas du pauvre garçon. Elle lui donnerait quelques frousses et ça lui suffirait sûrement pour qu’il ne veule plus se coller une retenue avec elle, tout du moins, elle l’espérait. La professeure voulait faire comprendre aux élèves que d’enchainer les retenus et les punitions n’allaient pas leur venir en aide. Ça ne servait à rien d’essayer de prouver aux mangemorts qu’ils ne plieraient jamais, ils le savaient déjà. Et les étudiants seraient largement plus tranquilles s’ils étaient plus sages, mais plusieurs ne l’entendaient pas ainsi. Elle trouverait bien un moyen de leur faire comprendre d’une manière ou d’une autre, même si ça impliquait qu’elle doive faire usage de la force. Marchant toujours d’un pas lent derrière Joshua, le regard aux aguets, elle répondit aux craintes du jeune garçon.  « Les racines sont plus noueuses et même si elle est en état passif, il est possible de l’apercevoir bouger…  » répondit-elle d’un ton sans cassure cette fois. « Je croyais qu’un septième année saurait au moins reconnaître cette plante, c’est votre ancien prof qui ne vous enseignait rien ou c’est vous qui avez une lacune en la matière ? » On ne pouvait pas dire qu’April y allait par quatre chemins pour dire le fond de sa pensée, tant mieux, car ça semblait être la même chose pour Joshua. La soirée serait prometteuse dans ce cas et surtout pleine d’énergie. « Ne vous en faites pas, vous serez fort utile le moment venu… » Elle eut un demi-sourire qui dévoila une rangée de dents blanches bien alignées. Plus ils s’enfonçaient dans la forêt et plus la lumière naturelle devenait rare, seule la lueur artificielle de leur baguette serait en mesure de les guider dans la noirceur.

« Les mangemorts ont souvent besoin de prendre des élèves pour assurer leurs arrières ? Sans vouloir vous manquez de respect, on dirait que vous avez peur de vous y aventurez seule. » À ces mots, April eut un rire amusé. Puis d’un mouvement du poignet alors qu’il avait toujours les yeux rivés devant lui, un long fouet apparu du bout de la baguette de la jeune femme sans qu’elle n’est prononcé quoi que ce soit et vint s’enrouler autour de la cheville de Joshua pour le faire tomber au sol d’un mouvement violent. Il voulait jouer au plus fin avec elle, il n’aurait malheureusement pas le dernier mot. D’un pas sautillant et léger, la professeure se pencha à sa hauteur, un grand sourire lui fendant le visage. « Écoute mon chou. La seule raison pour laquelle je te laisse marcher devant moi c’est pour m’assurer d’avoir un œil sur toi. Et à tout te dire, entre toi et moi, celui qui à le plus peur ici, c’est toi. » Pendant un cours moment, April avait délaissé le vouvoiement pour adopter une forme plus personnelle avec le tutoiement. Une fois ceci dit, elle le libéra de son fouet et se redressa. L’ex-auror n’avait pas l’esprit sadique de nature, mais elle faisait tout ce qui était nécessaire pour bien s’encrer dans son rôle et le faire croire aux autres par la même occasion. Et puis, à part lui faire mal à l’orgueil et quelques éraflures légères aux mains et peut-être aux genoux, il s’en sortirait plutôt bien. D’un mouvement de la tête, elle l’incita à continuer d’avancer. Les souches d’arbres étaient nombreuses dans ce coin, ils ne tarderaient sûrement pas à tomber sur la plante en question. Et la marche repartie de plus belle. Redevenue silencieuse, son regard parcourait les alentours avec attention, portant toute son attention, ou presque, à scruter les souches d’arbres jonchant le sol autour d’eux. Puis ce fut alors qu’elle l’aperçut, un mouvement léger et subtil en provenance de l’une d’elles. Néanmoins, la plante l’avait aussi repérée et des tentacules hérissés d’épines fusèrent à toute allure avec la jeune femme et son élève. Aussitôt, April s’interposa d’un seul mouvement et d’un coup de baguette un jet de flamme bien dirigée vint frapper le premier tentacule qui s’effrita et tomba en cendre. « Maintenant vous allez comprendre pourquoi il faut être deux pour attraper un snargalouf. Vous voyez au creux du tronc… » déclara-t-elle en tenant les tentacules à distance. « Au centre, il y a des pousses. Prenez-en une et les tentacules disparaîtront. C’est la seule façon de calmer cette plante. » Un mouvement de baguette et elle lui ouvrit le passage avec un second jet de flamme, s’assurant de bien contrôler son sort pour ne pas faire flamber toute la forêt avec. « Attention à ne pas vous faire attraper. » Elle ne lui disait pas directement, mais elle était là pour couvrir ses arrières pendant qu’il s’approchait, s’assurant de garder à distance pour lui et elle, les vignes épinées qui défendaient vigoureusement le tronc qui avait commencé à s’agiter devant la présence des deux sorciers.





Dernière édition par April Rehenna le Mer 7 Aoû - 21:19, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Stay with me for a walk and maybe I'll show you my heart [Joshua Panderman]   Lun 5 Aoû - 2:07

Ce doit tout de même être la première fois que mon paternel se charge lui-même de me placer en retenue et forcément, celle-ci est loin de se présenter comme étant la plus agréable. Bien au contraire, puisqu’il me faut à présent arpenter les sentiers sinueux de la forêt interdite, chose que l’on ne m’a jamais demandé de faire auparavant. C’est même la première fois que j’y mets les pieds, si l’on omet la fois où le professeur Hagrid nous y a emmenés pour faire la connaissance de Buck. Cours s’étant révélé être rapidement écourté, en raison de ce cher Malefoy, voulant une fois de plus, jouer au malin. Et d’après mes souvenirs, la forêt se révélait alors être bien moins lugubre ; fait trouvant certainement son explication dans le fait que nous nous y sommes alors rendus de jour. Mais peu importe qu’il s’agisse du jour ou de la nuit pour la professeure, visiblement, puisque ses snargaloufs ne semblent pas se montrer plus dociles lorsqu’ils se trouvent bercés par les ténèbres. Alors je retiens que la jeune femme aime simplement se faire de petites frayeurs – à moins que celles-ci ne me soient entièrement destinées – en se rendant dans la forêt interdite. Je pince les lèvres, me retenant de sursauter alors que sa voix s’élève de nouveau derrière moi, surprenante. « Les racines sont plus noueuses et même si elle est en état passif, il est possible de l’apercevoir bouger…  » laisse-t-elle échapper d’un ton neutre, d’une seule traite. Je ne peux alors pas m’empêcher de lever les yeux au ciel, exaspéré. « Je croyais qu’un septième année saurait au moins faire la différence entre un snargalouf et une souche d'arbre, c’est votre ancien prof qui ne vous enseignait rien ou c’est vous qui avez une lacune en la matière ? » Je laisse échapper un léger rire narquois, à la hauteur de son sarcasme, très certainement, avant de secouer la tête. Si elle veut continuer à jouer dans les coups bas, c’est sans problème pour moi. C’est un jeu auquel je me suis trop longtemps retenu de me livrer, pour prendre les choses avec des pincettes dorénavant. Surtout que, comme Hester ne se trouve plus à Poudlard, je ne peux plus la mettre en danger. « Entre le fait d’apprendre mes cours de botanique et celui de m’entrainer au quidditch, il m’a bien fallu choisir. Je vous laisse deviner quelle activité j’ai préféré. » je finis par conclure, avant de hausser les épaules. De toute façon, ici même, elle ne peut pas faire grand-chose contre mon impolitesse j’imagine. Elle semble tout de même avoir besoin d’aide pour capturer ses snargaloufs, alors elle ne peut pas s’amuser à me torturer ici. Du moins, je ne pense pas. « Ne vous en faites pas, vous serez fort utile le moment venu… » me souffle-t-elle en m’adressant un sourire en demi-teinte. « Merci, je me sens vraiment utile à présent. » je raille d’un ton sarcastique, alors que je continue à avancer, m’enfonçant toujours plus profondément dans la forêt interdite.

Alors que je ne me retiens pas de me moquer d’elle, la professeure semble être d’humeur joviale aussi. Un léger rire s’échappe ainsi d’entre ses lèvres. Mais je reste pourtant sur mes gardes, je ne crois pas réellement en un mangemort connaissant l’autodérision. Cela me semble bien trop hors-norme pour que je puisse simplement accepter d’y penser plus longtemps. Après tout, j’ai bien eu la preuve avec mon paternel, que l’on ne peut pas être en mesure d’attendre quoi que ce soit de ces gens-là. « Écoute mon chou. La seule raison pour laquelle je te laisse marcher devant moi c’est pour m’assurer d’avoir un œil sur toi. Et à tout te dire, entre toi et moi, celui qui à le plus peur ici, c’est toi. » Cette fois, c’est à mon tour de laisser échapper un rire ironique. Je n’ai pas l’habitude de me comporter de manière si familière avec un professeur – pas même avec mon paternel – alors autant dire que c’est une première. Mais la disparition soudaine d’Hester, me fait quelque peu perdre la tête, je le crains. Je ne sais plus vraiment où j’en suis, ni où se trouvent les limites. Elles n’existent plus de toute façon, je n’ai plus peur de rien – enfin, du moins est-ce l’impression que j’en ai, sous le coup de la colère, certainement. « Génial. Comme-ci j’allais m’amuser à traverser la forêt tout seul. Et avec les mangemorts qui sont partout dans le château, je n’aurais nulle part où aller. Je ne tiens pas à me faire arracher les yeux par mon père, vous savez. » je laisse échapper d’une voix irritée, avant de secouer la tête pour me calmer. Je sais qu’en étant énervé, je suis susceptible de faire des choses que je pourrais regretter à un moment ou un autre, si bien que je préfère me réguler avant qu’il ne soit trop tard. Je me tais et cette fois, nous nous contentons d’avancer un silence, personne ne pipant le moindre mot. Peut-être ai-je été un peu trop loin, ce qui jette inévitablement un froid alors que les arbres continuent de défiler sur notre sillage. Nous finissons tout de même par tomber sur un snargalouf après peu de temps de recherche, ce qui n’est pas pour me déplaire, je dois dire. Enfin, tout dépend de quel point de vu et avec quel recul, parce que le fait de voir la plante se ruer vers moi, toutes épines dehors, ne me plait pas réellement non plus. Bien vite, la professeure se rue devant moi, brandissant sa baguette, elle fait s’enflammer une première tentacule. « Maintenant vous allez comprendre pourquoi il faut être deux pour attraper un snargalouf. Vous voyez au creux du tronc… Au centre, il y a des pousses. Prenez-en une et les tentacules disparaîtront. C’est la seule façon de calmer cette plante. » me glisse-t-elle rapidement, alors qu’elle continue d’enflammer les nouvelles tentacules qui sortent de la plante. Je ne tarde pas à m’approcher, jugeant qu’il vaut mieux faire la chose rapidement, afin que le mauvais moment soit passé. « Attention à ne pas vous faire mordre. » ne tarde-t-elle pas à préciser en plus. « Merci du conseil. » je souffle d’un ton sarcastique, avant de finalement plonger mon bras au milieu des tentacules enflammées, afin d’atteindre les pousses mentionnées par la jeune femme. A peine les ai-je entre les doigts que la souche redevient normale, similaire à n’importe quelle souche. Elle n’a visiblement, plus rien d’un snargalouf. « J’imagine qu’on ne pourra pas en amener plus d’une à la fois vers les serres. Deux à la limite, mais pas plus. » Je ressors ma main du creux de la souche, la frottant contre ma robe de sorcier, n’ayant pas grand-chose à faire du fait de la salir, à vrai dire. « Vous auriez dû prendre vos amis mangemorts avec vous, il y a de la main d’œuvre par là, de quoi en prendre plusieurs. Rien que dans le château… » Je m’arrête en plein milieu de ma phrase, pinçant les lèvres alors que je me mets à secouer la tête. Les mangemorts du château ne m’inspirent rien de bon. L’un d’entre eux a certainement quelque chose à voir avec le départ précipité d’Hester et j’espère sincèrement que ce ne soit pas la faute de mon père. Ce serait tout de même un comble, qu’il parvienne à détruire ma vie à ce point.
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MessageSujet: Re: Stay with me for a walk and maybe I'll show you my heart [Joshua Panderman]   Mer 7 Aoû - 19:42



« J’ai fait partie de l’équipe de Quidditch de ma maison comme poursuiveuse durant mes années scolaires, ça ne m’a pas empêché d’obtenir toutes mes BUSES et mes ASPICS avec des notes plus que décentes. Si vous ne comptez pas faire avenir dans ce sport, il ne sert à rien d’amputer vos études pour votre équipe, c’est un mauvais choix.» Ce fut la dernière phrase qu’elle décida de dédier à ses provocations pour le moment, car quelque chose de plus important détenait son attention. Néanmoins, elle enregistrait chaque détail que lui donnait le garçon et n’oubliait rien. Elle dénota d’ailleurs l’agitation dans sa voix, il perdait peu à peu son calme. Un véritable gryffondor celui-là, rebelle et bouillant, mais ce beau mélange faisait souvent défaut avec l’intelligence. L’impulsivité ne faisait jamais bon ménage avec la finesse d’esprit. Sur ce point, April n’était pas comme tous les rouges et ors. Elle était patiente, réfléchie et plus terre à terre. Jamais elle ne fonçait tête baissée sans avoir d’abord évaluée la situation. La jeune femme faisait preuve de plus de prudence, mais ça ne ternissait pas moins son courage. Elle l’appliquait autrement. Puis vint le moment où l’une des plantes qu’elle recherchait osa se montrer le bout du nez, sans pour autant être décidée à se rendre. Joshua s’avéra un tantinet plus efficace qu’elle ne le cru et fut plutôt rapide à aller récupérer l’une des gousses à l’intérieur du tronc. Le courage des rouges et ors était sans faille, même si parfois la peur montrait le bout de son nez. C’était ça être un vrai gryffondor, savoir affronter ses démons et l’adversité. «Détrompes-toi, il faut ramasser une pousse par deux élèves de septième année suivant le cours de botanique. Alors la tâche ne fait que commencer. » April s’approcha, se penchant près de la souche d’arbre devenue soudainement bien tranquille depuis que le jeune homme avait plongé sa main pour y récupérer la pousse. Retroussant ses manches pour ne pas se salir, elle demanda au garçon de pointer sa lumière vers le creux de la souche. La professeure n’y avait pas porté attention en posant ce geste, mais deux détails allaient sûrement sauter aux yeux du septième année s’il portait moindrement attention. Alors que ses mains plongèrent à son tour pour aller récupérer les pousses restantes, le premier détail était que ni l’un, ni l’autre de ses avant-bras n’arborait la marque des ténèbres, tatouage si prisé par la majorité des mangemorts. Le deuxième, plus frappant encore, était que sa peau était recouverte de diverses cicatrices, bleues et marques de brûlure. Les blessures ne semblaient pas des plus récentes, bien que pas plus vieilles de plus d’un mois ou deux et, surtout, ne semblaient pas avoir été soignées.

Alors qu’elle comptait les pousses en les mettant dans un sac de toile qu’elle sortie d’une poche de sa cape, elle répondit à la dernière question de Joshua. « Mes compatriotes ont autre chose à faire que de venir se balader en forêt pour récupérer des pousses qui serviront à l’un de mes cours. Vous qui manquez d’étude dans le domaine, prenez donc ça comme une expérience pratique. Ça ne vous fera pas de tort. Et si vous ne voulez pas vous attiser la colère de votre père, cessez de vous plaindre comme un enfant et comportez-vous comme un adulte.» Posant la dernière pousse dans le sac, elle se redressa alors, époussetant ses mains contre sa robe noire. « Très bien, nous en avons dix ici, si cette tendance se maintient, plus que quatre autre à trouver… » Et elle rangea le sac dans la même poche où celui-ci sembla disparaitre sans peser le moindre gramme de plus. April ne pouvait pas prétendre très bien connaître le père de Joshua, la seule chose qu’elle savait de lui était qu’il travaillait comme enseignant, ici, à Poudlard et qu’il était bien évidemment mangemort. Ce fait ne semblait pas plaire à son fils, de ce qu’elle voyait. Était-il possible que d’une génération à une autre, malgré l’endoctrinement, que les opinions divergent tout de même ? Son père semblait avoir une grande autorité sur lui, si ce n’était pas simplement que du contrôle. En avait-il peur ? Peur de ce que son paternel serait capable de faire ? Une excellente question dont elle n’aurait peut-être jamais la réponse. Reprenant sa baguette en main, elle fit réapparaître une lumière à son bout pour éclairer son chemin. Cette fois-ci, c’est elle qui prit les devants et continua à s’enfoncer plus loin encore dans la forêt interdite. Elle était à peu près certaine qu’il la suivrait sans rien tenter, de toute manière, la lisière n’était plus visible d’où ils étaient et il y avait de grande chance qu’il se perde plus qu’autre chose en tentant de s’enfuir. Puis, comme ils n’avaient pas marcher qu’en ligne droite, simplement rebrousser chemin serait complexe. À cet instant, à moins que le garçon soit pourvu d’un sens de l’orientation hors pair, April constituait sa seule porte de sortie de cet endroit.


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MessageSujet: Re: Stay with me for a walk and maybe I'll show you my heart [Joshua Panderman]   Mer 14 Aoû - 15:13

Ce serait tout de même un sacré mensonge que de prétendre que cela me fait plaisir de me trouver là, en plein milieu de la forêt interdite, avec cette professeure que je ne connais que de nom ; à peine de vu. Je ne me sens pas vraiment à ma place, à ses côtés, à chercher une quelconque créature dont je n’ai même jamais soupçonné l’existence. Cela est sûrement dû au manque d’intérêt que je place dans cette matière qu’est la botanique, mais si je n’y vois là aucun point susceptible de me complaire dans mes études, il est inutile de tenter de me forcer à faire un quelconque effort. Si la matière ne me plait pas, tenter de me la faire apprécier, ne me poussera qu’un peu plus à rechigner quant au fait d’apprendre quelques unes des lignes, inscrites sur le bout de parchemin face à moi. Sans doute parce que je ne vois pas en quoi cela me servirait d’apprendre quelques noms de plante, dont l’importance ne va être que minime dans un avenir proche. A moins que l’on m’apprenne subitement qu’une plante ait la vertu de pouvoir me ramener Hester et faire en sorte que l’on puisse vivre comme avant, sans avoir à faire sans arrêt attention à mon paternel, je doute vraiment que la botanique ne me soit d’une quelconque utilité. Et c’est un désintérêt qui ne date pas d’hier, puisque j’ai toujours trouvé préférable d’opter pour un petit tour en balai dans l’enceinte du terrain de quidditch, plutôt que de réviser cette matière somme toute inutile. « J’ai fait partie de l’équipe de Quidditch de ma maison comme poursuiveuse durant mes années scolaires, ça ne m’a pas empêché d’obtenir toutes mes BUSES et mes ASPICS avec des notes plus que décentes. Si vous ne comptez pas faire avenir dans ce sport, il ne sert à rien d’amputer vos études pour votre équipe, c’est un mauvais choix. » Je ne peux m’empêcher de laisser échapper un léger ricanement, à peine audible. Les études ? Pour devenir quoi ? Le mangemort que mon père veut que je devienne ? Je n’ai clairement pas besoin d’études pour cela et la femme doit le savoir pertinemment, même si elle ne semble pas vouloir le remarquer pour le moment, adoptant simplement une attitude trop butée pour reconnaître qu’un élève n’étant pas un membre de cette ô combien magnifique maison qu’elle celle de serpentard, puisse avoir un autre avenir envisageable que celui d’un simple travailleur, larbin des mangemorts. J’espère tout de même pour elle, qu’elle n’est pas allée prétendre pareille chose face à mon paternel, sans quoi elle risque d’avoir de graves problèmes avec mon paternel. Mais bon, tant pis pour elle, si elle cherche à le provoquer. Je décide de ne plus y penser, me concentrant simplement sur sa plante diabolique, sortie de nulle part pour venir s’offrir à nous. Du moins, je trouve que nous n’avons pas cherché longtemps, alors peut-être n’avait-elle véritablement pas besoin de quelqu’un pour venir avec elle en plein milieu de cette forêt.

Mais si cela a l’air bien plus simple que ce qu’il me semblait au premier abord, ce n’est pas pour autant qu’il me faut me montrer trop confiant, je le sais bien. Aussi je reste sur mes gardes alors qu’elle s’évertue à brûler les racines confuses, se débattant dans tous les sens pour tenter de m’arracher la main – certainement. Il reste tout de même bizarre que la plante se soit montrée si finalement, j’imagine. A croire qu’elle ne possède aucun instant de survie, mais j’imagine que l’on ne peut pas trop en demander à pareille bestiole. Je finis donc par plonger ma main au milieu des flammes s’extirpant de la baguette de la sorcière, afin de tirer sur l’une des pousses pour que la plante s’apaise, comme me l’a explicitement demandé la professeure. Et en effet, la bestiole se calme bien vite, comme soudainement endormi. M’écartant quelque peu, je laisse alors la place à la femme, alors que celle-ci vient s’accroupir près de la souche endormie, retroussant ses manches pour aller en extirper les pousses. « Mes compatriotes ont autre chose à faire que de venir se balader en forêt pour récupérer des pousses qui serviront à l’un de mes cours. Vous qui manquez d’étude dans le domaine, prenez donc ça comme une expérience pratique. Ça ne vous fera pas de tort. Et si vous ne voulez pas vous attiser la colère de votre père, cessez de vous plaindre comme un enfant et comportez-vous comme un adulte. » Ses paroles passent bien au-delà de mon esprit, alors que mes yeux s’écarquillent face à ce que je vois. Ou plutôt, ce que je ne vois pas, puisque son avant-bras se trouve dépourvu de la marque des ténèbres. Les mangemorts n’ont donc plus à s’apposer le sinistre tatouage sur l’avant-bras, afin de devenir l’un des sbires du seigneur des ténèbres ? Je pensais pourtant que cela allait de paire avec le masque et la capuche noire. « Et comment vos compatriotes perçoivent le fait que vous rechignez à porter leur marque favorite ? » je m’entends dire, un peu malgré moi. Pourtant, je me trouve bien loin de regretter mes paroles, me contentant de garder mes yeux fixés sur la femme, continuant de s’activer autour de la souche. Je déglutis, soudainement impatient, la trouvant bien trop longue pour me répondre alors qu’à peine quelques minutes auparavant, je grimaçais au simple fait d’entendre le son de sa voix. Je trouve moi-même cela assez bizarre, de trouver un quelconque intérêt à une mangemort, celui que j’avais auparavant, s’arrêtant simplement au fait que mon père soit présent dans le château et que le professeur d’initiation aux forces du mal, ait décidé de me donner quelques cours particuliers afin de m’inciter un peu plus à apprendre à lancer ces sortilèges, pourtant jugés impardonnables. « Mon père sait-il que vous n’avez pas la marque des ténèbres, tatouée sur votre avant-bras ? » je ne peux m’empêcher de la presser quelque peu, alors que je m’accroupis moi-même à côté d’elle, continuant de la scruter au travers des ténèbres, alors que nos baguettes se trouvent être les deux seules sources de lumière par ici.

Elle sort une sorte de filet de sa poche, sans paraître le moins du monde perturbée par mes questions, se contentant de s’occuper de ses plantes comme-ci de rien n’était. Comme-ci ses cours restent la chose la plus importante à ses yeux, alors qu’elle vient de faire naitre en moi, un doute qui me parait atroce. « Très bien, nous en avons dix ici, si cette tendance se maintient, plus que quatre autre à trouver… » laisse-t-elle échapper dans un soupir, alors qu’elle finit de mettre les pousses dans son sac. « Au diable vos bestioles ! » je m’énerve, tentant d’attirer de nouveau son attention vers moi. « A quoi jouez-vous ? Qui êtes-vous réellement ? » Je doute de plus en plus qu’elle puisse être celle qu’elle prétend, certainement parce que je n’imagine pas qu’un mangemort puisse passer outre le fait de se faire apposer la marque des ténèbres sur le bras. Car si c’est cela, si c’est réellement le cas, je ne pourrais même pas prouver à Hester que je n’en suis pas moi-même devenu un, lorsque je parviendrais enfin à la retrouver. Et c’est sans doute ce qui fait que je m’offusque le plus, de cette chose contre nature. « Certainement pas la mangemort que vous prétendez être. » Ne serais-je pas censé en être plutôt content ? Pourtant, je ne me parviens à en ressentir qu’un élan de dégoût profond. J’ai été trompé, on s’est moqué de moi, j’en suis certain. Soit parce que cette femme prétend être une mangemort depuis le départ alors qu’elle n’en est pas une ou tout simplement parce que mon père est au courant de cela et qu’il m’a pourtant bien assuré que je passerais ma retenue avec l’un d’entre eux. Si cela est un jeu destiné à simplement me faire perdre un peu plus espoir, je ne trouve pas cela amusant du temps. Et je vois encore moins ce qui peut pousser la jeune femme à prétendre pareille chose – aussi bizarrement que cela puisse paraître, je ne vois pas réellement en quoi un adulte ressent le même besoin qu’un enfant, de se dissimuler des mangemorts. Ne sont-ils pas censés être plus puissants que nous autres ? Pourtant, certains des élèves de Poudlard, osent se relever contre la menace mangemort. « Vous pouvez me le dire vous savez, ici il n’y a que la forêt pour nous entendre. Simplement des arbres… » Je lance un coup d’œil en direction de la souche, toujours posée, inerte, à même le sol. Ce n’est pas un arbre, cela, la professeure me l’a bien comprendre tout de suite. Je chasse cette question intérieure d’un simple revers de main, pas du tout certain que cela puisse changer quoi que ce soit de donner le vrai nom à la plante. J’ai déjà oublié celui-ci de toute façon, alors je ne peux pas faire grand-chose pour tenter de lui réattribuer à présent. Et s’il m’est complètement sorti de l’esprit, ce n’est clairement pas de ma faute, je présume. « Et des bestioles. Vous savez bien que je garderai ce que vous me dites. Alors répondez-moi. S’il-vous-plait ? » ma voix arbore un ton quelque peu suppliant, alors que je me plante face à elle, attendant une réponse. Je ne veux surtout pas apprendre qu’elle se trouve être une véritable mangemort.
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MessageSujet: Re: Stay with me for a walk and maybe I'll show you my heart [Joshua Panderman]   Mar 20 Aoû - 1:26



Tout ce passait plutôt bien depuis le début de la retenue. Outre le fait que Joshua critiquait absolument tout ce qui lui passait par la tête, ce n’était pas la pire nuit qu’elle avait passé ici. Évidement, il fallait que tout tourne de travers et que la situation dérape. Tout du moins, ce fut l’impression qui la traversa lorsque le garçon laissa échapper un commentaire quant au fait qu’elle ne possédait pas la marque des ténèbres sur son avant-bras. C’était touchant de voir à quel point c’est ce qui lui sautait aux yeux en premier à côté de ses blessures… ou pas. Elle ne lui laissa néanmoins pas le loisir d’observer davantage et descendit d’un mouvement sec ses manches pour recouvrir ses bras. April choisit bien évidemment de ne pas répondre à sa question, se contentant de terminer de ramasser les pousses comme si elle ne l’avait pas entendu, faisant limite mine d’être offusquée par sa remarque. En réalité, elle n’avait pas aimé le ton sur lequel Joshua avait redémarré la conversation. Cette petite teinte dans la voix qui dit, je t’ai coincé pas la peine de te cacher et je vais continuer de renchérir jusqu’à ce que tu me donnes des réponses. Elle n’avait pas envie qu’il vienne mettre son nez trop loin. La professeure ne s’était pas rendue jusqu’ici en se faisant bêtement poser ce genre de questions à double tranchant. Devant son silence, le garçon renchérit, demandant si son père était au courant. Ce fut à ce moment qu’elle comprit qu’il allait insister et qu’il ne lâcherait pas la prise qu’il venait de mordre à pleine dent, bien décider à repartir avec son bout de pain. La jeune femme grinça des dents légèrement, démontrant un premier signe d’agacement depuis le début de leur escapade nocturne. Sans doute l’étudiant prendrait-il cela comme un point faible, une fissure à travers le bouclier, mais sa réaction n’était pas en lien avec ça. Il mettait le pied en terrain dangereux sans même le réaliser et elle n’aimait franchement pas. Alors elle choisit de simplement dévier la conversation en revenant sur le sujet de l’heure : c’est-à-dire, trouver d’autres snargaloufs pour le cours de botanique. Malheureusement, Joshua n’entendait pas les choses de cette manière. Les phrases qu’il enchaina à la suite étaient un peu plus justes et elle se sentit perdre ses moyens. Extérieurement, son visage restait de marbre, se contentant simplement de le fixer sans ne rien laisser transparaître, mais intérieurement, c’était tout autre chose. Son cœur battait à rompre sa poitrine. Comment un gamin comme lui pouvait-il pointer de manière aussi juste ce qu’elle était, comment avait-il fait pour percer si facilement à travers son masque ? Elle qui avait déjoué des legilimens d’expérience, voilà qu’un enfant lui enlevait son masque d’un revers de la main comme s’il n’avait tenu qu’à un fil. Ce n’était pas dans son habitude de se sentir coincée de la sorte, acculée contre un mur. Elle trouvait toujours un moyen de se défiler, pourquoi pas cette fois-ci ? Sa main droite crispée contre sa baguette et l’autre enfoncée dans sa hanche pour ne pas qu’elles tremblent, son esprit réfléchissait à vive allure devant les paroles du jeune homme. Elle ne pouvait pas prendre la chance de lui parler… Il y avait trop de risques que quelqu’un lui arrache ce souvenir, même s’il n’y avait personne pour les entendre.

« Ceux qui possèdent la marque des ténèbres ont fait leurs preuves en tant que mangemort. » commença-t-elle en pesant bien ses mots, mais il y avait un tremblement dans sa voix qu’elle ne parvenait pas à contrôler entièrement. « Je ne reste encore qu’une apprentie et je serai honorée d’arborer la marque lorsque le Seigneur des Ténèbres jugera que je la mérite…» Cette deuxième partie de sa phrase, elle l’avait débité comme un texte appris par cœur, comme une demoiselle bien endoctrinée qu’elle était sensée être, mais il y avait quelque chose de peu naturelle dans le ton que prenait sa voix habituellement douce. « Et bien entendue, que votre père sait que je ne la porte pas. Ils le savent tous. Je suis ici pour apprendre. » Apprendre, elle avait bien insisté sur ce mot. Pourquoi ? Elle espérait en fait que Joshua serait assez intelligent pour en comprendre le double-sens. N’importe qui ayant accès à cette conversation d’une manière ou d’une autre ne pourrait saisir autre que lui-même. Elle était ici pour apprendre, mais pas n’importe quoi, pas pour devenir une meilleure mage noire, mais pour découvrir ce qui se passe en ces murs et faire parvenir cette information de manière anonyme à des gens extérieurs qui pourraient transmettre à l’Ordre ce savoir. Elle ne s’attendait pas à ce que le jeune gryffondor comprenne tout ça, mais qu’il saisisse que sa venue ici était peut-être due à quelque chose de différent que ce qu’elle laissait entendre. C’était le mieux qu’elle pouvait faire… pour l’instant. Elle avait trop peur de laisser filtrer l’information, mais quelque chose lui disait qu’elle pouvait faire confiance à Joshua. Le ton suppliant qu’il arborait la touchait énormément, si bien qu’elle se trahissait à travers ses yeux qui s’étaient beaucoup trop attendris pour la mangemort qu’elle était sensée être. Lorsqu’elle le réalisa, elle détourna son regard et se ressaisit. C’était mauvais de se laisser aller de la sorte. « Ne me dérangez plus pour ce genre de sottises.» Elle avait voulu paraitre sèche dans ses propos, mais sa voix s’était étranglée bien malgré elle. Qu’est-ce qui lui arrivait ? Il fallait absolument qu’elle se ressaisisse. Pourquoi en était-elle incapable ? Se détournant du garçon, elle se massa le front de sa main libre. C’était parfaitement ridicule. Voilà que la femme terrifiante qu’elle donnait l’impression d’être depuis février s’envolait comme si elle n’avait jamais existée. Décidemment, elle était peut-être rouillée dans son rôle d’auror, il y avait bien dix ans qu’elle ne l’exerçait plus et le reprendre du jour au lendemain sans la moindre préparation ne l’avait pas aidé non plus. Qu’importe, elle était là et ne pouvait strictement rien y changer de toute manière. Dans le pire des cas… elle verrait à effacer les informations compromettantes de la mémoire de Joshua. April avait toujours été plutôt douée pour ce genre de choses.


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