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 so i think it's best we both forget before we dwell on it. ◮ (ainsley&joshua)

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MessageSujet: so i think it's best we both forget before we dwell on it. ◮ (ainsley&joshua)   Mer 31 Juil - 13:17


so i think it's best we both forget before we dwell on it
and these fingertips will never run through your skin. and those bright blue eyes can only meet mine across the room filled with people that are less important than you.



L'atmosphère de Poudlard a bien changé depuis le meurtre du né-moldu. Les mangemorts ont bien resserré la vis et si l'ambiance nous a toujours paru insupportable jusqu'alors, nous nous sommes bien fourvoyés. Ce qui a existé depuis ce début d'année, n'a été qu'un avant-goût grossier de ce qui se déroule à présent. Un embêtement se résumant à pas grand chose au final, lorsque l'on voit les retenues qui se multiplient, les sanctions devenant de plus en plus démesurées et les punitions ne se donnant même plus avec une raison valable. Les mangemorts ont bel et bien pris le contrôle du château à présent, et l'Armée de Dumbledore, s'étant faite presque entièrement décimée avec la fuite massive des nés moldus, vers je ne sais quels lieux obscurs, ne fait désormais plus le poids. Pas même pour effectuer quelques petites actions pas bien méchantes. Et moi, simple spectateur de tout cela, j'ai l'impression de vivre dans un monde irréel. Alors que les mots durs de mon paternel, viennent cogner contre mes tympans en ne m'offrant aucun ménagement, je me plais à croire que tout cela n'est qu'un mauvais rêve. Qu'il me suffit de rouvrir les yeux pour découvrir la vérité, dans laquelle Hester se trouve être tout simplement à côté de moi. Mais lorsque mes prunelles s'ouvrent sur le grand jour, je ne parviens à voir que le visage de mon père qui, assit derrière son bureau, les coudes posés sur la surface de bois et les doigts noués, me toise d'un œil mauvais. Je ne prends même pas la peine de déglutir, dire de lui faire plaisir. Je n'ai plus peur de lui et désormais, plus aucun frisson ne me parcourt l'échine lorsqu'il me faut croiser son regard dur. Je veux qu'il le sache, qu'il prenne en considération le fait que je n'ai plus peur de lui désormais. Et j'espère qu'il s'agisse bien là de ce qui est en train de se passer, bien que je n'en sois guère convaincu. Il ne me connaît pas réellement, ne se trouve être qu'un père par procuration lorsque l'on sait le nombre d'années où il m'a délaissé. Il est impossible pour lui de savoir quelle réaction il m'arrive d'avoir face à quelle conséquence. Et c'est d'ailleurs quelque chose qui se vérifie, lorsque mon regard croise le sien et qu'il finit par m'adresser un large sourire, s'apparentant plus à une grimace qu'autre chose. Il semble toujours aussi satisfait, lorsqu’il m’intime de prendre congé. Expression de visage qui ne me fait même plus ciller, venant de sa part. Au final, il n’a jamais osé lever la main sur moi depuis le début d’année, et avec tous les autres mangemorts qui trainent dans les couloirs, ne faisant même plus attention aux familles desquelles sont issues leurs victimes – du moins ne font-ils même plus attention à qui peut être fils de mangemort ou non, lorsque sa tête ne leur revient pas –, aussi ai-je d’autres préoccupations que mon paternel en ce moment. Celui-ci tient pourtant à maintenir une impression de terreur, se plaisant à croire que je continue de le craindre autant qu’auparavant. C’est pourquoi je baisse la tête lorsqu’il me faut m’extirper de son bureau, faisant de nouveau émaner de moi, cette soumission qu’il aime me voir arborer. Pourtant, bien plus que la fureur de mon père, c’est maintenant l’absence d’Hester dans les couloirs du château, que je me mets à craindre par-dessus tout. Impossible de lui mettre la main dessus, si bien que j’ai l’impression de revivre la même chose qu’au début des vacances de noël. Le nombre d’élèves dans le château a bien diminué et il devrait être plus simple de trouver la personne que l’on cherche, au milieu de cette population réduite. Mais pourtant, la blonde reste introuvable, si bien que je commence à craindre le pire. C’est en continuant de marcher, la tête baissée, au milieu des couloirs, fuyant le bureau de mon paternel, que je continue de me demander où peut bien être passée la jeune femme. Cela fait déjà quelques jours, que je ne l’aperçois plus à la table des serdaigles, lors de nos repas dans la grande salle. Et il est impossible que la jeune femme reste autant de temps sans manger, sauf si elle se rend directement dans les cuisines du château. J’ai pourtant quelques raisons de croire, qu’elles se trouvent bien garder à présent, et qu’il n’est pas si aisé de s’y rendre. Déjà faut-il en connaître l’entrée, et si Hester la connait, elle ne m’en a jamais parlé. Pourtant, je suis à peu près convaincu, qu’une personne se trouve être en mesure de savoir ce qu’est devenue la serdaigle, une personne avec qui elle n’a jamais eu à couper les ponts et ce, malgré la guerre.

C’est donc tout naturellement que je me mets en quête d’Ainsley, me mordant déjà les doigts de lui avoir lancé un sortilège d’oubli. Après tout, je la vois mal me croire sur paroles à présent, si je lui confis le fait que je ne suis pas celui que je prétends être depuis le début d’année. La première fois qu’elle l’a compris, c’est d’après ses propres constatations et je doute que cela lui fasse le même effet, si jamais je lui annonce moi-même la chose. Elle risque fort de m’envoyer voir ailleurs et de me frapper, comme elle l’a déjà fait quelques semaines plus tôt. Mais peu importe. Quelques gifles de la part d’Ainsley, ne pourront pas m’empêcher d’avoir l’envie de retrouver Hester. Parce que je ne peux décemment pas la laisser tomber et que c’est une chose que la rouquine concevra bien vite, en mémoire de l’amour publique que je portais à la blonde auparavant. Elle n’a pas pu l’oublier et je sais bien qu’elle s’est souvent posée des questions à ce sujet, comme elle me la elle-même montrer, alors que nous nous trouvions dans cette salle de classe déserte, non-loin de la bibliothèque. Ce sont des détails que je n’ai pas pris la peine de lui faire oublier, en prévision d’un jour comme celui-ci, qui pourrait arriver. Ainsi je ne lui ai fais oublier que notre dernière entrevue, celle durant laquelle elle a manifestement tout compris. Et je sais que c’est pour la protéger, que j’ai usé de ce sortilège d’amnésie, mais ce n’est en aucun cas pour qu’elle se fasse malmener, que je veux à présent qu’elle se souvienne de tout. De toute façon, il est impossible de la mettre plus au danger que ce qu’elle ne se trouve déjà au quotidien, j’imagine, avec la nouvelle politique de l’école. Je sers la mâchoire en pensant à cela, alors que je finis de monter les marches menant vers le septième étage, pour atteindre le devant de la salle sur demande. Regardant à droite et à gauche plusieurs fois, je tâche de m’assurer que personne ne me voit ici, avant d’espérer de toute mes forces, de trouver Ainsley. Je sais qu’elle se trouve à l’intérieur, elle ne peut pas se trouver ailleurs de toute façon. La rousse est clairement du genre à s’attirer des problèmes et il est fort probable, qu’elle sache bien elle-même qu’il vaut mieux éviter de croiser quelques mangemorts dans les couloirs. C’est sans doute pourquoi j’ai du mal à l’imaginer à un autre endroit qu’ici. Lorsque je rouvre les paupières, battant maladroitement des cils pour me ré acclimater à la lumière présente dans le couloir, c’est donc avec ravissement que je remarque une porte que j’ai si bien connu, s’être dessinée au milieu des briques du mur. Cela n’empêche pas pour autant mon cœur, de tambouriner à toute vitesse, alors que je suis pris d’un élan de stress. C’est sans doute pourquoi je me précipite sans perdre un instant, à l’intérieur de la salle sur demande, ne désirant pas être aperçu ici, autrement. Car mieux vaut-il éviter de mettre la sécurité relative que peut offrir la salle sur demande aux élèves restant à Poudlard, en jouant les imprudents. La porte ne tarde pas à disparaître derrière moi, alors que j’effectue quelques pas dans la pièce. « Ainsley ? » je souffle en lançant un regard circulaire aux alentours, ayant beaucoup de mal à distinguer quoi que ce soit au milieu des enchevêtrements d’objets, présents sur diverses étagères. S’ils sont précieux pour s’entrainer à se défendre – du moins, j’imagine qu’ils servent toujours à cela, sinon la salle ne les y placerait plus à chaque nouvelle ouverture –, en revanche, ils ne se montrent pas très pratique lorsqu’il faut retrouver quelqu’un par ici. C’est donc l’endroit idéal pour se cacher. Mais malgré tout, je crains qu’Hester ne soit pas restée ici, bien loin de ça. « Ainsley, je sais que t’es là. Montre-toi. » j’affirme alors d’une voix plus forte. Après tout, j’en suis presque convaincu, alors autant ne pas le cacher. Surtout si cela peut me permettre de gagner du temps, puisque je ne me sens pas d’humeur à me cacher. « Tu n’as rien à gagner à rester planquée. Je te trouverai de toute façon. J’ai besoin de te parler. » Ma mâchoire se crispe, alors que je continue d’épier la pièce sans relâche, à la recherche du moindre mouvement ou du moindre signe quant à une possible présence. Il faut qu’Ainsley soit là. Je ne sais pas où la chercher autrement et cela s’avère être problématique. Tracey a déjà disparu depuis un moment à présent. Puis c’est au tour d’Hester de disparaître. Si Ainsley a elle-aussi mis les voiles, je crains fort que ce soit l’achèvement total.


Dernière édition par Joshua L. Panderman le Dim 11 Aoû - 15:13, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: so i think it's best we both forget before we dwell on it. ◮ (ainsley&joshua)   Lun 5 Aoû - 18:27

so i think it's best we both forget
before we dwell on it

Cette sensation de vide, je commence à la connaître par coeur. Je ne mens pas quand je dis qu'elle me dévore. Moi qui pensait que j'étais quelqu'un d'indépendant qui pouvait se débrouiller sans l'aide de personne, je me rends compte à quel point j'ai eu tort. Je sais que je vais m'en sortir, que de toute manière, une fois sortie de la salle sur demande, je devrai relever la tête et reprendre le cours de ma vie d'élève comme si de rien n'était... Mais pour l'instant, j'ai décidé de laisser exploser mes émotions, à l'abri des regards, des jugements, de tous ceux qui pourraient essayer de s'en servir contre moi. J'ai l'impression que plus les jours passent, moins j'ai de personnes autour de moi. C'est assez paradoxal, quand on sait que les rangs de l'armée de Dumbledore gonflent depuis le scandale de la mort du petit né-moldu. Je déplore très largement cette perte, mais elle a le mérite d'avoir été comme un déclic pour certains élèves qui hésitaient encore, ou qui jusqu'à aujourd'hui, avaient fait le choix de ne pas prendre parti. Mais ceux qui m'entourent à l'armée de Dumbledore sont des amis, ou seulement des copains. Mes meilleurs amis, j'ai l'impression qu'ils ont glissé entre mes doigts comme des petits grains de sable, qu'on me les a délibérément arrachés au nom d'un combat qui commence à tous nous détruire de l'intérieur. Assise sur l'un des fauteuils abîmés de la salle aux milles objets anciens, je fulmine et désespère à la fois. Je sais que les choses ont pris un nouveau tournant. Je l'ai su au moment où Clive Burgess-Holmes a accepté de nous aider. C'est étrange, c'est comme si d'un coup, j'avais gagné en crédibilité auprès de mes camarades de l'armée. Comme si le fait de ramener l'un des professeurs dans notre camp, de montrer que nous n'étions pas tous seuls m'avait donné un pouvoir supplémentaire, une réelle voix dans les décisions. Je sens que cette guerre est bien réelle, et qu'elle nous a nous aussi prise entre ses bras, nous, la génération qui devrait uniquement penser à la prochaine personne qu'elle allait draguer ou au fait de ne pas avoir de mauvaises notes. Nous ne sommes que des enfants, et pourtant, c'est comme si nous avions passé un cap beaucoup trop tôt. Parfois, j'enviais réellement toutes ces filles moldues qui pouvaient se permettre d'aller au lycée et de n'avoir qu'une peur, celle d'être rejetée par le capitaine de l'équipe de football. Je ne pouvais même pas me permettre de penser aux garçons, pas dans ce contexte. Je n'ai jamais eu de petit ami, et j'ai terriblement peur que cette guerre ne m'offre jamais l'occasion d'en avoir. C'est une peur idiote, comparée à ce que nous vivons mais... J'ai peur de mourir sans avoir connu ce sentiment dont parlent tous les livres que je lis le soir, ceux qui me font m'évader de ce monde sombre et désagréable. Je sais qu'il vaut mieux que je sois sans attaches précises, que je ne sois qu'un électron libre. Mais à dix-sept ans, être un électron libre n'est pas quelque chose d'idéal. Je sens la larme salée couler sur ma joue, je ne l'ai même pas sentie venir, celle-là. Je me recroqueville dans le fauteuil, l'album photo que je cache précieusement dans cette pièce sur mes genoux. Parfois, j'aimerais vraiment que les sentiments n'existent pas. J'ai l'impression d'être une poupée faible, enfermée dans une tour de laquelle elle ne peut sortir, coincée par ses émotions. La page est ouverte sur les photos des Poufsouffle, et mon coeur se serre quand mes yeux redescendent vers les clichés animés. J'ai toujours aimé la photographie, et j'ai investi lors de ma cinquième année dans un appareil photo sorcier, parce que je voulais pouvoir avoir des souvenirs de toutes ces années agréables passées ici. J'avais soumis beaucoup de mes amis à des séances photos improvisées, et à une époque, je prenais beaucoup de photos dans la salle commune, comme si elle allait s'envoler. Je ne pensais pas que ce serait les gens sur les photos, qui s'envoleraient. J'observe quelques secondes cette belle photo de Doraleen et moi, collées l'une à l'autre, ses cheveux blonds se mêlant à mes cheveux roux. Je nous trouve belles, sur cette photo, c'est la raison pour laquelle elle a une place aussi bien choisie dans mon album. De toute manière, Doraleen a le rôle principal de l'histoire que mon album raconte, sûrement parce qu'elle est la personne la plus importante à mes yeux après ma mère. Comme ma soeur, oui, c'est totalement ça. Son sourire est tellement radieux, elle me manque tellement. Je ne l'ai pas vue depuis si longtemps... Nous n'avons jamais été séparées autant de temps, j'ai l'impression d'avoir toujours une partie de moi qui n'est pas là. Le pire est sûrement de ne pas savoir où elle est, et d'être incapable de lui envoyer des nouvelles, ou d'en recevoir. Si elle était morte, je ne le saurais même pas. Mon regard se pose sur la photo suivante, celle de Joshua et Hester. Ils étaient tellement beaux, avant que tout ne soit chamboulés. Hester fait une grimace, et Joshua n'est pas mieux. Ils me faisaient mourir de rire, ils avaient un truc en plus, quand ils étaient ensemble, j'ai mal au coeur de savoir que c'est fini. Tout ça à cause de cette putain de guerre. Et puis tout en bas de la page, il y a la photo d'Hester et Dora . Elles sont dos à dos, les bras croisés devant la poitrine, comme des agents secrets. Mes deux plus grandes amies, qui aujourd'hui, sont bien loin. Je ferme les yeux et une nouvelle larme coule. Encore dix minutes, et je retourne dans la salle commune. Je ne peux m'empêcher de revoir le visage d'Hester à chaque fois que je ferme les yeux. Ce mot codé qu'elle m'a laissée, et cette entrevue rapide et déchirante, du moins pour moi. Je pouvais voir dans ses yeux que la décision lui déchirait le coeur. Je n'arrive pas à croire qu'elle soit partie, même si je sais que c'est mieux comme ça. Elle m'a dit qu'elle avait confiance en moi pour continuer le combat, que nos promesses tenaient toujours et qu'il fallait que je tienne bon. Et elle est partie, comme ça, au moment où je m'y attendais le moins. Elle ne m'a pas réellement expliqué ce qui l'avait décidée, mais j'ai quelques pistes, et je cherche toujours à savoir. Mais je tiens bon, ces larmes ne sont qu'une passade. Il faut bien évacuer les émotions, de temps en temps. Si on ne le fait pas, elles explosent et vous rendent fou. Je me passe une main sur le visage, tentant d'essuyer mes larmes, et jette un coup d'œil au miroir portable, posé sur une petite table à ma droite. C'est au moment où j'essaie d'estomper mes traces d'eye-liner que j'entends un bruit.

Je me fige sur place, et je sens mon corps entier commencer à trembler. Et si... Et si quelqu'un avait découvert ma cachette ? Si quelqu'un m'avait suivi et avait attendu une petite heure avant d'entrer à ma suite et me prendre en flagrant délit de... lâchage d'émotions ? Il y a de grandes chances qu'un serpentard se soit faufilé pour se foutre de ma gueule, de grandes chances. En silence, j'attends d'entendre un nouveau bruit, et sursaute lorsqu'un autre bruit de pas se fait entendre. Je reste immobile, ne sachant pas trop quoi faire, puis prends la résolution de me cacher, lorsqu'un voix s'élève derrière les montagnes d'objets farfelus de la pièce. « Ainsley ? » J'ouvre de grands yeux surpris. C'est Joshua, je pourrais le parier, je suis sûre que c'est lui, je reconnais sa voix. « Ainsley, je sais que t’es là. Montre-toi. » Je serre les dents, presque furieuse. Comment ce petit con a-t-il pu être aussi sûr du fait que je me sois cachée là ? Je sais qu'à une époque, nous nous entendions assez bien pour que je lui parle de mes endroits préférés du château, mais je ne me souviens pas avoir mentionné celui-là. Je ne sais pas très bien ce que je dois faire. Mon coeur a envie d'avancer vers lui, de lui foutre un poing dans la goule. Mon esprit, lui, me murmure de me méfier, parce qu'il est passé du mauvais côté, maintenant, et que après tout, aller vers lui signifie certainement me mettre en danger. « Tu n’as rien à gagner à rester planquée. Je te trouverai de toute façon. J’ai besoin de te parler. » Je prends l'album photo dans mes bras, le refermant d'un coup sec, et prends la décision de lui faire face. J'ai essuyé mes larmes de toute manière, et je connais cet endroit bien mieux que lui, si jamais nous commençons à nous battre ou que les choses tournent mal. J'avance d'un pas assuré jusqu'à lui, cessant de me cacher derrière la pile d'étagères qui s'élève jusqu'au plafond. J'entends des petites bêtes gargouiller derrière moi. Lorsque j'arrive devant Joshua, il se stoppe. La tête haute, mon album photo serré contre ma poitrine, je le regarde, sans ciller. « tu veux me parler ? Et pour me dire quoi, Joshua Panderman ? » Je pose l'album photo sur un petit buffet dévoré par les mites et croise les bras devant ma poitrine. « si c'est un duel que tu veux, je suis toute disposée, pas besoin de se perdre en discussions inutiles. J'ai toujours été meilleure élève que toi, tu ne ferais pas le poids, et je n'aurai aucun scrupule à te refaire le portrait, tu le sais aussi bien que moi. » Je sais que j'en fais sûrement trop, mais il n'y a qu'en parlant de cette manière que j'arrive à me convaincre moi-même que je peux toujours résister. « Maintenant, si tu veux bien m'excuser.. » Je commence à marcher dans sa direction, dans le but de quitter la salle sur demande. Je n'ai aucune envie d'être confrontée à lui, il ne fait que me rappeler qu'Hester est partie et qu'il nous a trahies.
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MessageSujet: Re: so i think it's best we both forget before we dwell on it. ◮ (ainsley&joshua)   Dim 11 Aoû - 15:51


so i think it's best we both forget before we dwell on it
and these fingertips will never run through your skin. and those bright blue eyes can only meet mine across the room filled with people that are less important than you.



J’aimerais pouvoir revenir à cette période de ma vie où les choses paraissaient bien plus simples ; parce que j’ignorais à quel point elles pouvaient être compliquées en extérieur ou tout simplement, parce qu’elles ne l’étaient pas – compliquées. Que ce soit à cette époque où je me trouvais encore endoctriner par mon paternel, trop petit pour me rendre compte de ces choses qu’il me faisait faire ou dire – comme m’entrainer à lancer des sortilèges impardonnables ou me faire répéter inlassablement que les nés moldus étaient des erreurs de la nature –, de leur gravité ; ou même à cette époque englobant toute ma scolarité à Poudlard, exceptée cette septième année. Les six premières années que j’ai passé dans l’école de sorcellerie, étant sans doute les plus belles années de ma vie. Mais à vrai dire, je ne sais même pas ce qui est préférable entre ces deux options. Dans un cas, je me trouve être auprès d’Hester, heureux et épanoui avec elle. Mais dans le second, elle se trouve être totalement absente, puisque je ne la connaissais pas encore à l’époque, n’avais même pas eu vent de son existence. Peut-être que cela aurait été mieux pour elle, que l’on ne se connaisse pas et que la situation reste ainsi à jamais. Car, sans moi, elle n’aurait pas eu à avoir le cœur brisé, alors que ses parents se trouvent déjà être disparus. Sans moi, elle n’aurait pas eu à souffrir plus que ce n’était déjà le cas. Et je ne peux pas m’empêcher de culpabiliser pour cela, surtout lorsque me revient en tête ce que je lui ai fait subir en début d’année. Je ne peux pas me contenter du fait que je pensais bien faire, en l’écartant simplement de moi, pour que mon paternel ne découvre pas son existence, ainsi que les sentiments nous liant. En voulant la préserver, je l’ai simplement blessée un peu plus, comme elle me l’a fait comprendre, ce jour où nous nous sommes réellement retrouvés et où je lui ai expliqué la situation. Je n’ai d’ailleurs jamais autant regretté le fait de l’avoir écarté de moi si longtemps, qu’aujourd’hui, alors qu’il semble que je l’ai véritablement perdue à présent. Elle s’est tout simplement volatilisée sans laisser de trace. Et moi, je nous ai privés de précieux moments à passer ensemble, car il ne fait aucun doute que nous nous sommes trop peu vus cette année. Mais il n’y a pas que la blonde que j’ai moins vu, en raison de mon arrivée à Poudlard, je le crains. Ainsley entre aussi dans ce cas là. Je me rappelle encore bien, les fois où je délaissais Lincoln – tout de même plus âgée que moi – ou d’autres amis, pour les rejoindre. Hester, Ainsley et Doraleen. Si la troisième reste celle que je connais le moins, je dois dire qu’elle était tout de même quelqu’un de sympathique, une bonne amie à n’en pas douter. Du moins, elle l’est pour Hester, cela est certain. Mais elle aussi est partie, envolée comme beaucoup d’autres. Du petit groupe de quatre que nous formions parfois, nous ne restions plus que deux dans l’école de sorcellerie – si ce n’est un, tout dépend de si Ainsley se trouve encore ici ou non, mais j’ose encore espérer que ce soit le cas. Deux, peut-être, mais cela ne nous empêche pas d’être séparés. Et encore une fois, cela est de ma faute, peut-être même plus que celle de mon paternel. Parce que la rousse a su trouvé que je joue un rôle, que je ne suis pas celui que je prétends être depuis ce début d’année. Elle aurait mérité de pouvoir garder mon secret pour elle, mais pourtant, je le lui ai ôté d’un simple coup de baguette, la privant d’un détail pouvant à la fois causer sa perte, qu’être une source d’espoir pour elle. Je ne sais trop comment elle a pu voir cette révélation, n’ayant pas vraiment pris la peine de lui demander, avant de lui lancer un sortilège d’oubli. Encore une fois, j’ai sans doute agi trop vite, sans réellement prendre le temps de réfléchir ou de soupeser le pour et le contre. Sur un simple coup de tête, comme d’habitude. Des coups de tête que je regrette souvent après coup, d’ailleurs.

Et cette fois ne fait pas exception à la règle, puisque je m’en veux terriblement d’avoir ôté ce détail, aux souvenirs de la jeune femme. Car à présent que j’ai besoin d’elle, que je sens que je suis en train de laisser écrouler tous les murs que j’ai hissé entre le monde extérieur et moi, qu’il me faut un peu de soutien pour les maintenir, elle ne se trouve plus être en mesure de m’aider. Cela est uniquement de ma faute, je le sais. Elle serait certainement plus encline à m’aider, si je ne lui avais pas volé ses souvenirs. A présent, il va falloir tout lui réexpliquer et espérer qu’elle puisse comprendre à nouveau toutes ces choses, avant de pouvoir lui demander une quelconque aide. Et vu le caractère explosif d’Ainsley, je sais que cela ne va pas être chose aisée que d’y parvenir. Au moins, j’ai une idée d’où je peux la trouver, ce qui se trouve déjà être une bonne chose, je suppose. Si elle ne se trouve pas dans la salle sur demande de toute façon, il y a de fortes chances que je ne parvienne pas à la retrouver d’ailleurs ou pire, qu’elle ait déjà déserté Poudlard, comme tous les autres. Je pince les lèvres à cette idée, alors que j’atteins enfin l’endroit du septième étage que je cherche. Celui où se situe l’entrée de la salle sur demande. Heureusement, ce n’est pas très éloigné de la salle commune des gryffondors et j’ai donc moins de chance de me faire importuner sur la route. Après tout, il est inutile de faire en sorte de croiser Ainsley dans les couloirs, de façon à ce qu’un mangemort nous surprenne. Sans quoi, tout ce que j’ai fait depuis le début de l’année, n’aurait servi à rien. Et la rousse ne mérite pas que je lui porte un énième préjudice, c’est sans doute pourquoi je ne peux que me féliciter lorsque je vois enfin la porte apparaître, sur fond de mur de pierres. Je ne perds pas de temps pour m’y engouffrer, avec pour espoir, toujours, d’y trouver Ainsley. Aménagée comme une immense bibliothèque, la salle ne me laisse toutefois pas entrevoir la silhouette de la jeune femme entre ses rayonnages et j’ai beau connaître l’aménagement de la pièce pour y avoir pénétré une fois aux côtés de la rouquine, je sais très bien qu’elle le connait mieux que moi et qu’il ne doit pas être dure pour elle, de se cacher de façon à ce que je ne la trouve pas. Je tente pourtant le tout pour le tout, en scandant son nom. Mon appel se répercute en échos sur les murs de la salle, alors que je tente de regarder en tous sens, à la recherche de la jeune femme. Mais contrairement à ce que me soufflent mes craintes, elle ne tarde pas à apparaître au détour d’une étagère. Ses yeux sont rouges, signe qu’elle a certainement pleuré. Et je ne peux empêcher ma gorge de se nouer à cette constatation, tandis que je la détaille du regard. Si elle parait surprise pendant un instant, de me voir ici, la stupéfaction ne tarde pas à laisser place à un énervement grandement palpable. Cela ne lui fait en aucun cas plaisir, de me voir mettre les pieds dans ce qu’elle doit considérer comme étant son havre de paix. Et je ne peux décemment pas l’en blâmer, ce serait ignoble de ma part. Car il ne fait aucun doute qu’elle est en droit de me détester pour tout ce que je lui ai fait, que ce soit des choses dont elle se souvient ou non d’ailleurs. Pourtant, je ne peux pas la laisser me chasser d’ici, simplement parce que je perçois la haine qui brûle dans son regard – haine que je n’aurais jamais cru pouvoir m’être destinée, jusqu’à ce début d’année. J’ai besoin d’elle et elle a sans aucun doute tout autant besoin de moi. Car à moins que je me fourvoie complètement, elle aussi se trouve avoir perdu deux amies dans l’histoire, elle aussi se retrouve à présent seule. Et je crois ne pas me tromper en prétendant que si elle a réussi à s’en remettre une fois, elle n’y parviendra pas une seconde fois. Ainsi, elle a déjà eu à surmonter la disparition de Doraleen, celle d’Hester doit être celle apportant la goutte d’eau qui fait déborder le vase ; tout autant que j’ai du mal à vivre une seconde disparition de la blonde.

Sauf qu’elle ne sait pas que je me trouve être en mesure de la soutenir – ne le sait plus du moins. Je lui ai effacé la mémoire et ses réflexions me concernant, il me faut à présent en subir les conséquences. Pourtant, cela ne m’empêche pas d’effectuer un pas dans sa direction, comme porté par un soudain élan. Je me stoppe bien vite lorsque je me rappelle son regard perçant qui me brûle la peau, comme un avertissement quant au fait qu’il ne faut en aucun cas que je l’approche. Me mordillant la lèvre inférieure, je stoppe ainsi tout mouvement, me contentant de la toiser d’un air se voulant le plus neutre possible. « Tu veux me parler ? Et pour me dire quoi, Joshua Panderman ? » Elle insiste sur mon nom, l’envoyant fuser comme une insulte, alors qu’elle pose sur un buffet non-loin d’elle, un album qu’elle tenait alors entre ses mains. Je n’ai même pas fait attention à l’objet auparavant, mais il est possible que ce soit la source des larmes qui ont dû couler sur son visage, quelques minutes auparavant. Elle croise ses bras sur sa poitrine, arborant un air beaucoup plus sévère. « Si c'est un duel que tu veux, je suis toute disposée, pas besoin de se perdre en discussions inutiles. J'ai toujours été meilleure élève que toi, tu ne ferais pas le poids, et je n'aurai aucun scrupule à te refaire le portrait, tu le sais aussi bien que moi. » Elle semble réellement énervée et il est sûr que si elle manie déjà mieux sa baguette que moi lorsqu’elle est dans son état normal, elle n’aura aucun mal à m’envoyer de puissants sortilèges à la figure au moment présent. Quelle ironie tout de même, d’admettre que la haine amène la puissance. Cela veut-il donc dire que les mangemorts seront toujours plus puissants que nous autre ? Possible. Je n’en sais rien. Mais là n’est pas le sujet pour le moment, de toute façon. « Maintenant, si tu veux bien m'excuser.. » laisse-t-elle échapper alors qu’elle se met à marcher en direction de la porte. Bouche bée, je la regarde faire pendant un instant, avant de me rappeler que je ne peux pas me contenter de la laisser partir comme ça. Me précipitant à sa rencontre, je l’attrape alors par le poignet. « Ainsley. » je l’appelle une nouvelle fois, avec la force du désespoir, alors que j’attends qu’elle se retourne. J’exerce une pression un peu plus forte sur son poignet et je me rends soudainement compte, que c’est un contact qu’elle risque fort de ne pas apprécier. Aussi je finis par la lâcher, de façon quelque peu précipitée, je le crains. « Hester… » je tente de commencer à m’expliquer, sentant aussitôt mes yeux se mettre à s’embuer alors que je prononce le nom de la blonde. Le fait de dire à quelqu’un que je la cherche, ancre un peu plus dans la réalité, le fait qu’elle soit partie. J’ai l’impression que mon estomac se noue à l’intérieur de mon ventre, en même temps que ma gorge. « Elle… Elle est partie. » Je baisse la tête, laissant mon regard se mettre à côtoyer les chaussures d’Ainsley. A défaut de réellement pouvoir la regarder dans les yeux, je préfère encore fixer mes prunelles sur ses souliers. Je déglutis, secouant légèrement la tête. « Je-je me demandais si… Si tu savais où elle a bien pu aller. » Peut-être est-ce que j’aborde le sujet trop rapidement, sachant que la rousse ne me fait plus confiance. Mais cela, je ne m’en rends compte que trop tard, alors que les mots ont déjà passé la paroi de mes lèvres. Relevant la tête, je la regarde fixement, tout en continuant de me mordiller la lèvre inférieure. J’aimerais pouvoir m’expliquer, lui dire pourquoi je suis à la recherche d’Hester, mais j’ai la gorge tellement nouée que je n’arrive pas à faire sortir le moindre autre mot, me contentant de fixer Ainsley d’un regard perdu.
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MessageSujet: Re: so i think it's best we both forget before we dwell on it. ◮ (ainsley&joshua)   Lun 28 Oct - 0:58

so i think it's best we both forget
before we dwell on it

Je continue à marcher, un air faussement fier sur le visage. Je veux mettre le plus de distance possible entre Joshua et moi. Il est de loin la trahison que j'ai le plus de mal à accepter. L'amour entre lui et Hester était si fort, leur relation si parfaite que j'ai du mal à réaliser ce qui s'est passé. Le fait que du jour au lendemain, il ai retourné sa veste et soit aller se planquer dans la robe de son père comme un petit garçon peureux. J'ai toujours eu du mal à comprendre ces gens qui se laissaient complètement faire et endoctriner par leurs parents. J'ai toujours été persuadée qu'ils étaient juste des personnages sans personnalité, parce que quand on sait ce qu'on veut et ce qu'on défend, on est prêt à tout, prêt à se battre pour ça. Mais visiblement, c'est un trait de caractère qui ne s'applique qu'à moi. Peut-être est-ce du au fait que je n'ai pas de père. Enfin, qu'il n'ait jamais été présent et ne sache même pas qui je suis. Je n'ai jamais eu à obéir à une figure paternelle. La seule figure d'autorité que j'avais était ma mère, et on ne peut pas vraiment dire qu'elle était la plus stricte des génitrices. Maman a toujours été partisane de la communication, n'a jamais mis entre nous un contexte de crainte ou de dispute. Avec elle, je me suis toujours sentie libre de choisir mes idéaux et les choses en lesquelles je croyais. C'est peut-être ce détachement complet d'une autorité parentale et l'absence d'une personne pour m'influencer ou m'obliger à penser quelque chose qui me rend si incrédule face au comportement de tous ces petits idiots qui ont peur de leurs parents et des gens qui les ont élevés. Le fait que Joshua ne soit pas capable de s'insurger contre son père et contre son entourage pour défendre les idéaux qu'il défend à nos côtés depuis toujours, ça me met dans une colère plus que noire. Le genre de colère qui me donnerait envie de lui frapper la tête contre un mur, ou de lui lancer un sortilège de paralysie et de le laisser là comme un idiot, à réfléchir en tête-à-tête avec lui-même pendant des heures. Pour qu'il soit encore plus mis devant le fait accompli : il est vraiment lâche. Je suppose qu'il le sait sûrement, je le crois toujours assez intelligent pour savoir qu'il a fait une bêtise énorme. Mais bon, la vie de tous les jours et le rythme à Poudlard doit lui laisser peu de temps pour y penser de fond en comble. En cet instant précis, je le laisse derrière moi, dans les deux sens du terme. Je ne veux plus avoir affaire à lui aujourd'hui, mais je ne veux plus non plus avoir affaire à lui dans le futur. Je le déteste.

Alors que je pense que je suis débarrassée de l'héritier Panderman, une main saisit mon poignet et me stoppe net dans mon chemin vers la porte de la salle sur demande. « Ainsley. » fait alors Joshua, d'une voix plus vulnérable que je n'aurais pu l'imaginer. Je ne me retourne pas, bien décidée à ne pas me laisser embobiner par ses mots jusqu'au moment où il me piégera. Je le laisse derrière moi, j'ai dit. Mais la pression de sa main sur mon poignet se fait un peu plus forte, et je me mords la lèvre, d'énervement d'abord, puis parce que je tergiverse. Je sais que j'ai l'ascendant dans cet échange, sauf si certains de ses petits amis venant de serpentards se cachent derrière les étagères. Et encore, je parie que je suis capable de tous les battre. Il y a quelques temps encore, on m'appelait la tornade rousse pour de bonnes raisons. Je décide de me retourner au moment précis où il lâche mon poignet. Signe que soit il sait que je suis prête à l'écouter, ou alors qu'il baisse les armes. Mais quand je me retourne, ma surprise est encore plus grande que prévue. « Hester… » murmure presque alors mon ex-ami proche, avec une voix tremblante, emplie d'émotions qui semblent le submerger. Il n'a plus réellement le visage de quelqu'un de fier qui me défie, c'est plutôt tout le contraire. Son corps tout entier me semble chétif, sous cette robe de sorcier, vulnérable, presque maladif. Son visage, pâle et hagard, illustre parfaitement la perte totale de moyens. Oui, Joshua est complètement à l'ouest, perdu, ailleurs. Pas comme le petit con qui se la joue suiveur depuis quelques temps. Il a perdu tout ce qui pourrait ressembler à de la superbe, il n'est plus qu'un petit garçon hagard qui a l'ait d'avoir perdu sa petite voiture préférée, ou son doudou. Ses yeux sont presque embués, et j'ai du mal à y croire. Pourtant, j'aurais du m'en douter. Que le départ d'Hester lui ferait quelque chose. J'étais tellement obnubilée par le fait qu'il était un parfait idiot et qu'il allait jouer son rôle encore une fois à la perfection quand il se rendrait compte qu'Hester n'était plus là. Je m'étais même dit que ce serait encore plus facile pour lui, de ne plus la croiser dans les couloirs, qu'il se sentirait encore plus libre d'être un petit serpent caché sous des couleurs rouge et or. Mais il faut se rendre à l'évidence. Joshua n'est rien sans Hester, tout comme elle était perdue sans lui. Elle a trouvé le courage de partir, sûrement parce qu'elle n'avait plus d'espoir pour eux et que le voir tous les jours était trop dur. Mais il n'empêche que ces deux-là ont toujours été inséparables, et que la disparition de l'autre est sans aucun doute une épreuve sans nom. Seulement, je ne pensais pas que Joshua se montrerait ainsi devant moi. Si... perdu. « Elle… Elle est partie. » Ses mots, bourrés d'une émotion seulement à demi-cachée me tordent le ventre à moi aussi. Perdre Hester est une épreuve pour moi aussi, et le tremblement dans la voix de Joshua ne rend pas la tâche plus facile... Oui, elle est partie, et il n'est même pas sûr qu'elle revienne un jour. J'ai peur, tout comme lui je suppose. Je comprends son désarroi et son impression d'être complètement abandonné. Perdre ses piliers, c'est comme redevenir un enfant qui ne connaît rien. On doit tout ré-apprendre. C'est ce que j'ai compris en perdant tous ces êtres chers que je considérais être ma famille. Doraleen, Hester, et Joshua.

Joshua fixe mes chaussures, je suppose aisément qu'il essaie de cacher l'émotion qui le traverse. C'est toujours ce que je fais, quand je veux cacher mes larmes ou l'humidité de mes yeux : fixer un point et ne pas perdre le nord. Essayer de ne pas se perdre dans une explosion, de ne pas se noyer dans la douleur, la tristesse ou la colère. J'ai toujours été le genre de personne qui ne cherchait pas du bon en chacun. Je sais pertinemment que certaines personnes sont mauvaises jusqu'à la moelle, et je ne me suis jamais faite avoir par de belles manières ou paroles. Je sais que cela vient de l'abandon de mon père, qui n'a jamais su me montrer que même lui était quelqu'un de bien. Mais en Joshua, je suis obligée de chercher du bon, pour la simple et bonne raison que je sais qu'il y en a, sous ces couches qu'il arbore et sous cette laine de mouton de Panurge. Il a été mon ami et je ne peux pas m'empêcher qu'il l'est toujours un peu, que dessous toutes ses conneries, le vrai Joshua est là, et que c'est celui que nous avons toujours connu, les filles et moi. « Je-je me demandais si… Si tu savais où elle a bien pu aller. » me demande le Gryffondor, sans détours. C'est comme s'il essayait de paraître détaché sans le pouvoir vraiment. Ses prunelles trouvent soudain les miennes, et j'y lis une détresse que je connais bien, parce que c'est la même que je vois dans le miroir tous les matins, quand les bleus de la retenue de la veille parsèment ma peau. Joshua se mordille la lèvre, semble anxieux. Il sait que je n'ai pas envie d'avoir affaire à lui, il sait qu'il m'a déçue, que j'estime qu'il m'a trahie, et je sens qu'il préférerait être à mille lieues de là. Mais pourtant, c'est moi qu'il est venu trouver. Parce que je suis la seule personne susceptible de lui donner une réponse, sans aucun doute. Mais une part de moi veut espérer qu'il est aussi là parce qu'il n'a pas tout abandonné. Qu'il a toujours confiance en moi, au fond, et qu'il sait qu'il peut se reposer sur mon épaule le temps que les choses se tassent. J'abaisse les épaules, comme vaincue. Je ne vais pas lui mentir, mais inutile de lui faire sentir que j'ai totalement abaissé ma garde, ce serait une terrible erreur. Peut-être est-il dans cet état maintenant parce que ses émotions sont à fleur de peau. Qui sait si demain, il ne sera pas redevenu un monstre d'égoïsme ? Je dois me protéger malgré tout. Malgré mon envie de passer un bras autour de ses épaules et de partager mon désarroi et mon sentiment d'abandon avec lui. « Hester n'est pas partie. Elle s'est enfuie. » Je rectifie d'abord. Une infime nuance qui pourtant a toute son importance. Je sais qu'il ne m'accusera pas d'accuser son nouveau camp dans l'état où il semble être. « Je n'ai aucune idée d'où elle est allée. C'est le principe même de la fuite : personne ne sait où vous êtes. Elle m'a à peine dit au revoir qu'elle s'était déjà évaporée dans la nature. » Je regarde Joshua dans les yeux, mi-méfiante, mi-compatissante. Il sait que moi aussi, je ne suis pas dans le meilleur des états, inutile de feindre la force. « Et même si je le savais, je ne te dirais pas où elle est, tu le sais très bien. » mon ton se fait plus dur, mais pas mon regard. Je veux juste qu'il soit conscient que les choses ne changent pas, malgré son air hagard. « Tu nous as trahies, Joshua. Je pense sincèrement que c'est l'une des raisons qui l'a poussée à partir. Je ne te mets pas tout ça sur le dos, tu n'es pas le seul fautif. Mais je pense que tu peux t'en prendre également à toi-même, en constatant son absence. » Je ne le dis pas sur un ton accusateur, ni même moralisateur, mais plutôt sur un ton doux, presque résigné. « Il ne nous reste plus qu'à espérer qu'elle s'en sorte. Si tu t'en soucie encore, bien entendu. » Mes piques sont peut-être déplacés, mais je m'en fiche. « Maintenant, si ça ne te dérange pas trop, je vais rentrer chez les Poufsouffles. »
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so i think it's best we both forget before we dwell on it. ◮ (ainsley&joshua)

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