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 (+) i know that i have to go away (cersei)

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MessageSujet: (+) i know that i have to go away (cersei)   Sam 29 Juin - 18:47

“ i know that i have to go away ”
How can I try to explain, when I do he turns away again.
Its always been the same, same old story
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Blodwyn. Il s’agissait désormais de la seule et unique chose qui restée encrée dans la tête du sorcier. Depuis des semaines, c’était à ce prénom et à tout ce qu’il avait le dont de provoqué en lui, qu’il s’était accroché. Au fond du cachot familial, il n’avait eu de cesse de penser à la jeune femme, s’accrochant aux souvenirs qu’il avait de leur vie commune, avec une poigne de fer, pour ne pas sombrer définitivement. Bien malgré elle, elle était certainement la seule raison pour laquelle il était encore en vie aujourd’hui et ce même si elle le pensait très certainement mort. C’était ce qu’on disait de lui, qu’il était mort. Il ne l’était pourtant pas encore, bien qu’on pouvait facilement en douter en le croisant. Il aurait du attendre, se reposer le temps que ses blessures cicatrisent, mais il n’en avait rien fait. Il se fichait de l’état de ses plaies, il se fichait qu’elles puissent s’infecter ou qu’il puisse finir par se vider de son sang. Il voulait retrouver sa fiancée, le reste à côté de ce but qu’il s’était fixé dès qu’il l’avait perdue de vue ce fameux soir de décembre, était superflu. Il avait toujours été indépendant, il avait rapide pris ses distances vis-à-vis de sa famille, mais jamais il n’avait appris à faire attention à sa propre santé. Depuis des années, il avait eu Blodwyn pour s’occuper de lui quand il était malade ou mal en point pour une raison quelconque, aujourd’hui livré à lui-même, sans personne pour l’obliger à s’arrêter dans sa démarche de suicidaire, il continuerait jusqu’à s’évanouir s’il le fallait. Il n’avait que trop peu conscience de ce qu’il faisait, trop obnubilé par l’envie, le besoin, la nécessité même, de retrouver Blodwyn. Il le fallait, le plus vite possible. Maintenant qu’il était sorti de son trou, la retrouver était la seule qu’il avait en tête. Il n’avait pas particulièrement envie de se venger, ou il n’était pas poussé par un élan combatif lui dictant qu’il était temps qu’il rejoigne l’ordre pour se battre. Forcément, contrairement à ce que ses parents avaient pu penser, il n’avait pas non plus une soudaine envie de rejoindre les mangemorts et d’épouser la première sorcière au sang-pur qu’il croiserait sur sa route. Il n’y avait bien qu’eux pour croire que le torturer pourrait le pousser à appliquer leurs principes stupides. Non, il avait toujours autant envie d’épouser Blodwyn, de faire sa vie avec elle, se fichant bien qu’elle soit née-moldue. Il n’avait pas l’intention de renoncer à elle, même si ça ne plaisait pas à ses parents ou à n’importe qui d’autre. Il allait la retrouver et plus jamais il ne la laisserait. Il aurait voulu se le promettre à lui-même, de la même façon qu’il lui avait promis à elle quelques temps avant qu’ils ne soient séparés, mais de toute évidence, il n’était pas très doué pour tenir ses promesses. Il était clair pourtant, qu’il n’avait pas choisi d’être séparé de la jolie rouquine qui faisait battre son cœur. Si seulement il avait pu éviter qu’un tel évènement se produise, s’il avait pu éviter de la perdre et au passage, de se retrouver à se faire torturer par sa propre sœur au beau milieu d’un cachot, pour-sûr, il aurait fait en sorte de l’éviter. Il n’avait pourtant pas eu le choix. C’était lui ou elle et bien-entendu, il avait décidé que ce serait lui. Il préférait se faire torturer plutôt que de savoir sa fiancée à Azkaban et de son côté, elle aurait certainement préféré être enfermée dans la terrible prison réservée désormais au nés-moldus et au traitre, plutôt que de le savoir mort. Finalement, la situation était plutôt à leur avantage si on y réfléchissait bien. Il avait donc fait le bon choix. Elle était libre et contrairement aux rumeurs il était encore en vie. Si seulement il pouvait trouver un moyen de faire taire ses rumeurs, ça l’arrangeait. Il avait certes l’air d’un cadavre ambulant, mais il n’avait pas envie que chaque personne qui poserait les yeux sur lui ait l’impression de voir un fantôme ; il n’avait pas envie que Blodwyn continue à penser de la sorte. Il ne voulait pas qu’elle souffre à cause de lui, qu’elle souffre d’une perte qu’elle n’avait, en réalité, pas connue. Au fond, les autres il s’en foutait, c’était auprès d’elle qu’il voulait que cette rumeur disparaisse et pour ce faire, il savait qu’il devait la retrouver, ce qui s’avérait moins facile à faire qu’à dire. Le monde était vaste et elle pouvait être n’importe où.

Il était assez mal parti pour la retrouver. Il ne savait même plus où il allait. Il avait utilisé ses dernières forces pour transplaner sans vraiment être sûr de sa destination. Il voulait retourner dans les coins qu’il avait fréquentés en compagnie de Blodwyn. C’était sans doute pour ça qu’il s’était retrouvé dans une forêt au beau milieu de l’Irlande. Vaste forêt, chercher quelqu’un à travers les épais bois, c’était comme rechercher une aiguille dans une botte de foin. Il ne savait même pas où aller. Il avançait à l’aveuglette, sans réfléchir à ce qu’il faisait, il n’était de toute façon, plus en état de réfléchir. Transplaner, sans s’être désartibuler relevait presque du miracle. Une chance pour lui, le transplanage était quelque chose qu’il maitrisait plutôt bien. De tous les examens qu’il avait pu passer à Poudlard, celui de transplanage était très certainement celui qu’il avait le mieux réussi. Ses parents auraient espéré que ce soit dans ses BUSEs ou ses ASPICs, mais à ce niveau là, ses résultats avaient été carrément médiocre, peut-être était-ce volontaire, après tout, avec des résultats pareils, il ne pouvait pas espérer entrer au ministère de la magie, ainsi ses parents n’avaient jamais pu lui forcer la main. Il s’avérait pourtant, que malgré ses pitoyables résultats au cours de ses examens, il était bien meilleur sorcier qu’on pouvait le croire. La preuve étant qu’il s’était lancé dans cette fuite complètement folle et qu’il avait su survivre pendant tout ce temps. Il savait se défendre, il savait se battre et il n’était pas mauvais avec les sortilèges de protection. Il était donc facilement envisageable qu’il ait pu faire en sorte de rater ses examens plutôt que de montrer ses vraies capacités. C’était un sujet qu’il n’abordait pas, ses résultats étant trop honteux pour qu’il les évoque. Phineas n’avait eu que faire du nombre de BUSEs et d’ASPICs qu’il avait pu obtenir, il l’avait quand même engagé et il n’avait pas l’impression d’avoir un jour déçu son patron. Heureusement parce qu’il tenait à son emploi, cette boutique valait des millions de fois mieux que le ministère de la magie. Dans un soupire, le sorcier s’appuya contre un tronc d’arbre, sentant que, malgré toute la motivation dont il faisait preuve, ses jambes avaient bien sur mal à le porter. Il n’avait pas envie de s’arrêter là, persuadé que ce serait une perte de temps. Il devait retrouver sa fiancé et ce n’était pas en campant au beau milieu des bois que ça l’aiderait. Il faisait là une grave erreur, mais il était trop borné et trop à la masse pour s’en rendre seulement compte. Il était stupide de ne pas vouloir s’arrêter, comme si ça allait vraiment l’aider. Au fond, il gardait encore trop d’optimisme, peut-être persuadé qu’il allait retrouver Blodwyn ce soir et qu’une fois à ses côtés il pourrait prendre le temps de se reposer. Il ne faisait que voiler la face et, dans ses rares moments de lucidité, il voulait bien l’admettre ; il ne la retrouverait certainement pas ce soir, ni même demain. Ça ne lui donnait pas pour autant d’avantage l’envie de faire une pause pour récupérer des forces, bien au contraire. Bêtement, il pensait que c’était du temps perdu, du temps qu’il ne mettait pas au profit de son seul et unique but, la retrouver. Il était clair qu’il ne tiendrait pas trois jours de plus s’il continuait ainsi et mort, il ne retrouverait certainement pas sa fiancée, il ne ferait que confirmer, d’une façon incroyablement stupide, la rumeur qui courrait sur lui et qu’il cherchait à infirmer. Il devait se reposer, c’était une évidence qui se serait imposée à n’importe qui se retrouvant en face de lui, peut-être à n’importe qui, qui se serait retrouvé à sa place, mais à ses yeux à lui, ça ne l’était malheureusement pas, alors après quelques secondes passées à s’appuyer contre cet arbre, il reprit la toute. Lentement car à bout de force, il se glissait à travers les arbres, s’appuyant aux troncs à côtés desquels il passait. Comme une vision sortie de nulle part, à travers la nuit qui commençait à tomber sur les bois, il aperçut de longs cheveux roux à quelques pas de lui. L’esprit troublé, complètement à la ramasse, il ne pu que ressentir un soulagement soudain, comme si la seule rousse qui existait sur terre, c’était Blodwyn. Il avança de quelques pas en direction de la jeune femme, toujours appuyé contre les troncs, de toute façon il n’était plus sûr de pouvoir tenir debout sans leur aide. « Blodwyn, enfin, je t’ai retrouvée. » Il fit encore un pas de plus, lâchant momentanément l’arbre auquel il était appuyé. Ce fut certainement le pas de trop, le paysages se mit à tourner au autour de lui, il perdit l’équilibre et bien vite se retrouva plongé dans le noir perdant complètement conscience.

Quand il ouvrit de nouveau les yeux, il semblait faire jour, c’est de moins ce qu’il pu déduire de la lumière qui passait à travers la toile de tente dans laquelle il s’était retrouvé. Il n’avait pas la moindre idée d’où il pouvait bien être, ni même de ce qui avait pu se passer pour qu’il se retrouve là. Il n’avait que des souvenirs très flous des derniers évènements de sa vie. Il se souvenait de la fatigue, de la douleur dans ses muscles, cette dernière était encore considérablement présente en lui. Mais il ne saurait vraiment pas dire par quel hasard il s’était retrouvé là. Il ne se souvenait même pas avoir croisé quelqu’un et lui, il n’avait pas de tente, c’était Blodwyn qui avait leurs affaires, si elle ne s’en était pas débarrassée après sa pseudo mort. Blodwyn. C’était peut-être elle qui l’avait retrouvé. Il se redressa rapidement, trop vite à en jugé le paysage qui se mit à tourner devant ses yeux.  Elle ferma les paupières un court instant avant de les rouvrir face à un monde stabilisé. Ce n’était pas la tente qu’il avait partagé avec Blodwyn avant qu’ils ne soient séparés. Il le savait, cette fameuse tente, il y avait passé tellement de temps pour la reconnaître entre mille. Lui qui n’était pourtant pas un adepte du camping, c’était devenue sa nouvelle maison cette maudite tente. Lentement, il se laissa retomber. Bien que considérablement reposé, bien plus frais que précédemment, il sentait bien qu’il n’avait pas la force de se lever pour sortir de là. Malgré sa curiosité et les trop nombreuses questions qu’il n’arrêtait pas de se poser, c’était mieux de rester bien sagement là où il était pour le moment. Si quelqu’un l’avait aidé, ce qui semblait être le cas, sinon on l’aurait laissé dans sa merde ou enfermé dans un coin moins agréable qu’une tente, ce n’était pas pour le tuer une fois réveillé. A moins qu’il ne s’agisse de Diana poussé d’un élan de sadisme pire que d’habitude, enfin, elle l’aurait certainement ramené dans la demeure familiale si c’était elle qui l’avait trouvé. C’était bizarre et assez angoissant comme situation mine de rien. Il passa ses mains sur ses yeux, comme pour se débarrasser des dernières traces de fatigues qui étaient marquées sur lui, geste inutile, il faudrait plus que ça pour qu’il ait de nouveau l’air d’un type normal. Il regarda encore autour de lui avant de laisser échapper un long soupire. « Par Merlin, où est-ce que je suis encore ? » C’était mieux que le cachot de ses parents, c’était indéniable. Il n’empêchait qu’il n’avait pas la moindre idée d’où il était et qu’il avait mieux à faire que de rester là, pourtant il ne trouvait pas encore la force de bouger de là, malheureusement.
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MessageSujet: Re: (+) i know that i have to go away (cersei)   Ven 5 Juil - 11:43


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cersei-jane v. harkness & eamonn f. oswald-appleby
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and in the darkness, we'll meet our creators »

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Paisible, le feu crépitait, infinie lueur dans les ténèbres de la nuit ; il s’apparentait à une chaleur réconfortante qui parvenait à chasser les cauchemars de Cersei, alors qu’elle ne dormait pas. Qu’elle ne dormait que très rarement : ses sens aux aguets, elle surveillait, elle veillait et quand bien même son corps appelait au sommeil, tout son être en était bien incapable. Au fond de ses entrailles, au creux de sa gorge, elle savait à quoi l’exposait quelque heure à dormir – plus que jamais, curieusement, elle craignait que Saireann ne la retrouve. Non pas qu’elle doute qu’il la tue, ou la torture d’une quelconque manière pour ce qu’elle avait fait – à son plus grand malheur, elle avait compris qu’il en était parfaitement incapable, mais parce qu’il la ramènerait à son père. Qui lui, se ferait un plaisir de la torturer et la tuer en prime – il la ramènerait, parce que c’était ce qu’il devait faire s’il espérait un tant soit peu survivre à cette guerre. S’il voulait retrouver Marianne, cette même Marianne qui ne l’attendrait jamais si elle tombait entre les griffes de Doezwal. Inlassablement, le même débat intérieur tournait à l’esprit de la jeune Harkness, qui ne trouvait alors à ses pensées, que bien peu de répit pour fondre sous la fatigue : doucement, elle frissonna, de manière totalement indélicate, resserrant sa cape autour de ses épaules, et remerciant intérieurement les arbres épais de cette forêt pour la protéger du vent qui devait souffler à la cime de ceux-ci : au moins, ici, sous la frondaison des bois, elle était à l’abri de toute brise hivernale, et le feu lui offrait assez de chaleur pour lui garantir de passer une nuit à peu près confortable. Soigneusement, les doigts froids de Cersei vinrent chercher la carte qu’elle avait dans sa poche, une carte typiquement moldue – elle remerciait subitement son instinct qui lui avait fait choisir l’étude des moldus lorsqu’elle avait été à Poudlard – sur laquelle elle avait laissé quelques marques : en transplanant, il était difficile de se repérer, mais la jeune femme s’arrangeait toujours pour s’échouer dans des zones qu’elle avait la prétention d’un tant soit peu connaître. L’Irlande, curieusement, elle n’y connaissait pas grand-chose, si ce n’est la petite ville dans laquelle elle avait grandi, en compagnie de son oncle, sa tante, son cousin et sa cousine : Bloxam Creek avait longtemps représenté à l’esprit de la sorcière un foyer réconfortant dans lequel elle avait l’illusion de se fondre comme un lapin prudemment réfugié dans son terrier. Mais depuis des lustres déjà, elle avait quitté cet endroit, tout comme le reste de sa famille – les Harkness ne vivaient plus donc dans ce village, ils n’imprégnaient plus les lieux de leur présence, et Cersei traînait avec elle l’amer sentiment de ne pas réellement savoir où elle était. Il lui aurait été aisé, bien entendu, de revenir sur ses pas, transplaner à nouveau vers Londres ou vers sa maison d’enfance, mais ce serait tenter un Diable avec lequel elle n’avait pas envie de flirter : trouillarde, oui peut-être était-elle une trouillarde, à craindre autant de regarder en arrière, de peur d’y voir des démons surgir, mais le passé était définitivement un élément de la vie de Cersei qui était particulièrement compliqué. Tordu, pour ainsi dire. Rempli de ces cicatrices qu’elle portait au fond de son cœur, en sa poitrine enserrée sous ses bras ; elle ne voulait pas y songer, pas y revenir. Elwood, son cousin, en était de même d’ailleurs, à ce qu’elle avait pu saisir de lui la dernière fois qu’elle l’avait vu : depuis des lustres, un ou deux mois, voire plus encore – il y avait dans l’histoire des Harkness des estafilades à la vie qui étaient plus supportables lorsqu’elle n’était pas évoquées. Trop souvent, de toute manière, Cersei avait dû évoquer ses parents adoptifs en compagnie de son véritable père, trop souvent elle avait dû supporter sa cousine en train de railler Elwood, prisonnier à Azkaban ; trop souvent, elle avait ressassé les derniers instants qu’elle avait passés chez elle, le faux pas qu’elle avait pu commettre pour que ni son oncle, ni sa tante, n’essayent quoique ce soit pour la retenir auprès d’eux.

Elle n’était pas leur fille, après tout ; peut-être était-ce ainsi qu’ils avaient toujours pensé en la sondant d’un regard inquisiteur : alors dans ce cas, il était sûrement préférable pour la jeune femme de ne jamais plus revenir sur le jadis qui n’avait plus lieu d’être désormais. A présent, elle devait se concentrer sur le présent, le prenant présent qui se déroulait sous ses yeux à une vitesse ahurissante. Parfois trop vite, parfois trop lentement : la guerre, elle, progressait bien lentement aux yeux de la sorcière, elle s’étalait sur des mois encore toujours plus de mois sans que personne n’ose se dresser contre la tyrannie des Mangemorts et de leur Maître. Son père restait au summum de sa puissance, intouchable et imprenable, à même de pouvoir faire ce qu’il voulait de la vie de Cersei, de la vie d’autrui même, sans que quiconque ne se mette en travers de son chemin. Et plus le temps passait, moins elle avait le sentiment que les choses pourraient un jour changer. Harry Potter apparaissait, pour disparaître aussitôt, et la lassitude grisait le monde des sorciers, qui étouffait comme une flamme privée d’oxygène : la magie que Cersei avait toujours connue au monde qu’elle avait côtoyé depuis son enfance, n’était plus qu’un amas de haine et d’effroi, un prétexte pour détruire d’autres vies et s’octroyer le pouvoir. Il était loin, le temps où Poudlard prônait l’amitié entre toutes les écoles, le respect des lignées de chacun et l’amusement avant tout : aujourd’hui, même si elle n’y était pas retournée, elle ne doutait pas que le château où elle avait grandi, avait perdu une bonne dose de son charme, et s’apparentait plus à une prison qu’à une véritable école. Au creux de ses bras serrés autour de ses genoux, l’estomac de Cersei gronda paresseusement, la rappelant à la réalité : trop souvent elle se faisait happée par ces songes parasites qui éveillaient en elle plus de pessimisme que d’espoir. Et elle avait faim, au milieu de tout ça ; faim et pas assez de nourriture pour cette nuit. Demain, elle prendrait du Polynectar, ou s’armerait alors de toute sa prudence, pour rejoindre un village moldu, ou une ville quelconque et faire quelques achats. Plus le temps passait, plus l’argent se raréfiait pour elle, mais la jeune Harkness ne se décidait pas à détrousser des moldus dans la rue, ou à jouer les pickpocket, du coup, elle ne pouvait que se contenter de ce qu’elle avait volé à Sansa, de ce qu’elle avait obtenu de Shae-Layne – ces ressources restaient malgré tout, loin d’être infinies. Grognant légèrement, bien peu habituée à être privée de nourriture, Cersei attrapa un bâton au sol pour remuer les flammes devant ses yeux : encore une fois, elle remerciait Poudlard et les cours de sortilèges pour avoir pu allumer son feu – à la méthode moldue, avec des allumettes, du bois et du papier, elle n’y serait sûrement pas arrivée (sans compter qu’elle n’avait pas énormément de papier sur elle, ni même des allumettes, en vérité). Sans la magie, à vrai dire, elle n’aurait pas fait long feu : le transplanage, les sorts de protection, le Polynectar ; sa fuite, quoique précaire, dépendait de chacune des choses qu’elle avait retenues de sa scolarité au château, et cette année sabbatique passée à fuir pourrait presque s’apparenter aux examens des ASPICS pour Cersei ; si elle survivait, peut-être aurait-elle droit, en récompense, d’obtenir ses diplômes. Avec en prime, une connaissance accrue pour la magie noire ; l’amertume rappela ceci à la jeune femme, qui pinça les lèvres en se rappelant encore une fois, tous les sortilèges qui avaient passé sa baguette. Elle en détestait certains, et ses souvenirs étaient encore pollués de bien des culpabilités vis-à-vis de ce qu’elle avait pu faire ; ou ne pas faire, aux moments fatidiques où elle aurait dû agir. La faim la glaçant tout autant que le froid alentour, Cersei frissonna à nouveau – au plus rude de l’hiver, aucune cape de sorcier ne pouvait complètement protéger du froid de l’Angleterre, mais à calculer les jours qui passaient, la rousse supposait que son calvaire arrivait bientôt à sa fin. Un jour ou l’autre, le printemps finirait par pointer à l’horizon, ramenant une petite dose agréable de soleil, et ce jour-là, Cersei ne bouderait pas son plaisir de retrouver quelques délicats rayons mielleux.

Par-dessus son épaule, un grognement la fit sursauter, avant qu’elle ne se souvienne qu’elle n’était pas seule – pourtant, rapidement, elle s’était habituée à la solitude, préférant celle-ci à la compagnie de son père et de ses amis. Habituellement, elle ne voyageait pas seule – elle ne fuyait pas seule – mais le hasard semblait avoir posé son chemin sur celui de quelqu’un d’autre ; aux aguets, elle avait failli balancer un sortilège en pleine face du type qui avait cru pouvoir la surprendre, mais elle l’avait vu s’effondrer dans la neige avant même qu’elle n’ait eu le temps de formuler le moindre sort. A le voir, elle l’avait automatiquement imaginé tout aussi (voire plus) désespéré qu’elle, et incapable de tourner le dos à qui que ce soit, elle n’avait pas hésité très longtemps avant de l’emporter avec elle. Bien entendu, avant toute chose, elle s’était permis de vérifier son avant-bras gauche, frissonnant à l’idée d’y découvrir la Marque des Ténèbres. Rien. C’était donc tout naturellement (ou presque), que Cersei avait offert à son invité impromptu le confort de sa tente. Sûrement aurait-elle pu s’octroyer le droit de dormir également, mais elle en avait décidé autrement ; comme trop souvent, ses imprudences s’avéraient dangereuses, mieux valait parier sur la prudence ce soir, d’autant plus que l’homme qui l’avait surprise semblait plutôt s’apparenter à une quelconque charge en cas de bataille contre des rafleurs, plutôt que comme une aide possible. Depuis des heures, des jours déjà il était dans les vapes ; il lui arrivait de se réveiller, surtout afin de marmonner des paroles que lui-même ne serait pas capable de comprendre, avant de se rendormir, paisiblement, ou presque. Si le premier jour, ainsi que la première nuit, Cersei n’avait osé rien faire – elle s’était tout juste octroyé le droit de l’observer – les heures passant, elle s’était montrée un peu plus digne de l’aide qu’elle avait la volonté d’offrir. Non sans difficulté, elle avait débarrassé le sorcier (puisqu’il avait une baguette magique, tout comme elle) de la plupart de ses vêtements : à son grand désarroi, à chaque couche enlevée, elle en avait découvert deux autres, soigneusement entassées comme s’il s’était essayé à mettre tous ses vêtements sur son dos avant de prendre la fuite et d’atterrir dans cette forêt paumée. A n’en pas douter, si elle ne lui avait pas ôté quelques vêtements, il serait sûrement mort de chaud avant d’avoir pu se réveiller. Le temps faisant, elle avait également observé les blessures qu’il affichait, en soignant quelques-unes avec les rares provisions dont elle disposait pour les soins ; des choses que lui avait offertes Shae-Layne Hackett, ou des membres de l’Ordre qui l’avaient vue déserter leur camp du jour au lendemain. Finalement, plus les jours passaient, plus l’inconnu affichait une allure meilleure que celle qu’il avait eue lorsqu’il avait surgi de nulle part dans les bois, et c’était tant mieux ainsi, parce qu’aux dernières nouvelles, elle avait rencontré un espèce de fou qui divaguait en la prenant pour une personne qu’elle n’était absolument pas. Mais les heures passaient, les jours s’allongeaient et rien ne se produisait : l’inconnu continuait de dormir profondément, à peine dérangé par les traitements qu’elle lui avait imposés. L’aube pointait au sommet des arbres, paresseusement, et l’attention de Cersei était finalement focalisée sur la branche qu’elle avait ramassée quelques temps plus tôt : lentement, elle s’était afférée à dépiauter la branche, lui enlever ses feuilles, ses quelques naissances de branchage également, puis son écorce. Finalement, il ne restait plus grand-chose de celle-ci lorsque la sorcière la balança dans le feu mourant, tout en se redressant brusquement : les bruits et protestations se faisaient plus bruyants au fond de la tête, et la jeune sorcière se retrouva piquée d’une vive hésitation. Devait-elle vraiment entrer ? A l’autre sorcier, elle avait pris la baguette et l’avait soigneusement rangée dans la poche d’une des nombreuses vestes qu’il avait eues sur lui : il était donc, logiquement, désarmé et à moins qu’il ait assez de force pour lui bondir dessus… Elle ne risquait normalement rien. De la manche de sa veste, elle tira malgré tout sa baguette à elle, la tenant devant elle alors qu’elle marchait prudemment.

En quelques enjambées, elle rejoignit l’entrée de la tente, écartant les pans de tissu pour aller trouver d’un regard l’homme. Il était réveillé, et après un vague soulagement, l’inquiétude la prit de nouveau : au moins, sous ses soins, il n’était pas mort, c’était déjà une bonne chose : elle savait aider correctement quelqu’un, il avait même eu assez de force pour se redresser sous ses couvertures. D’un regard perplexe, et baigné d’étrangeté, Cersei l’observa un instant, lèvres pincées, comme si elle se préparait à le revoir s’allonger comme si de rien n’était et tomber endormi à nouveau. « Vous êtes réveillé. » Articula-t-elle finalement, après de longues secondes pendant lesquelles il semblait plus reprendre conscience que la perdre à nouveau. Enfin, elle fit de nouveaux pas dans la tente, rejoignant l’homme et s’accroupissant à côté de lui, non sans tenir encore fermement sa baguette. « Comment vous vous sentez ? » Ajouta-t-elle dans une légère moue, à même d’insuffler la confiance en n’importe qui : après tout, même s’il était encore un peu dans le brouillard, il pouvait rapidement faire le calcul, elle avait tout d’une pauvre adolescente de dix-sept ans paumée en pleine nature, il pouvait facilement en venir à bout. A nouveau d’ailleurs, par instinct, le regard de Cersei chercha l’avant-bras de son vis-à-vis, il ne l’avait pas encore recouvert et elle n’y vit pas la moindre Marque des Ténèbres, encore une fois. « Vous n’êtes pas un… Visiblement. » Fit-elle remarquer, plus pour elle-même que pour lui véritablement : il pouvait toujours être un rafleur, mais si tel devait être le cas, il ne lui restait plus qu’à parier sur le fait que ce soit un rafleur avec une conscience, et assez d’honneur pour se sentir redevable vis-à-vis de la fille qui ne l’avait pas laissé mourir dans les bois, écrasé sous la neige. S’humectant les lèvres et comme pour effacer la gêne qui n’avait de cesse de croître en elle à chaque instant de silence entre eux, Cersei reprit une grande inspiration, observant finalement l’homme à côté d’elle. « Vous devez encore avoir de la fièvre, je n’ai pas pu la faire descendre puisque vous étiez… inconscient. Je pense que… » Mais visiblement, il ne l’écoutait pas, il avait sûrement d’autres soucis en tête, des soucis assez importants pour qu’il ait crapahuté à travers la forêt à toute vitesse (enfin, aussi vite qu’il le pouvait), en pleine nuit malgré ses blessures et sa faiblesse. Elle, sûrement qu’elle laisserait tout tomber, se tapirait dans un coin en attendant la mort si elle devait vivre avec de telles blessures – au fond, elle ne savait pas de quoi elle serait capable dans de telles circonstances ; elle espérait ne jamais avoir à savoir.
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MessageSujet: Re: (+) i know that i have to go away (cersei)   Sam 27 Juil - 13:10

“ i know that i have to go away ”
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Its always been the same, same old story
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Le hasard fait bien les choses. Croire en ce proverbe, c’était certainement la chose la plus stupide qu’Eamonn avait fait de toute sa vie. Il aurait dû savoir que ce n’était pas en arpentant au hasard n’importe quelle forêt de Grande Bretagne qu’il retrouverait sa fiancée. Il aurait dû également savoir que dans son état actuel, il n’irait pas bien loin. Il avait passé des semaines entières dans le sombre cachot du manoir Oswald-Appleby, de longues semaines pendant lesquelles il avait bien l’impression d’avoir du supporter plus de douleurs qu’il n’en avait ressenties jusqu’à présent durant vingt-six années. Elle l’avait torturée, sa propre sœur. Cette fille aux côtés de qui il avait grandi, celle avec qui il avait partagé bien des choses étant plus jeune. Il pouvait encore se souvenir d’elle quand elle n’avait été qu’une innocente petite fille aux belles boucles blondes. Personne n’aurait pu se douter à ce moment là qu’un jour, elle deviendrait un véritable monstre. Personne, sauf peut-être les parents Oswald-Appleby, après tout, elle était devenue ce qu’ils avaient toujours voulu qu’elle soit, bien plus à leur image que les deux aînés de la famille. Margaery et lui-même, ils n’étaient que des ratés aux yeux de leurs parents, mais s’ils avaient perdu espoir de récupérer leur fille, ils s’accrochaient encore suffisamment à leur fils pour penser qu’en le torturant il finirait par se soumettre à leurs idéologies. Une idée bien stupide selon le sorcier, puisque, plus que jamais aujourd’hui, il pouvait affirmer qu’il les détestait et que, plus jamais il n’oserait considérer tout ce beau monde comme étant sa famille. Il n’y avait que Margaery qui en valait la peine. Elle l’avait sauvée elle, elle était arrivée avant qu’il ne soit trop tard, avant qu’il ne meure, vidé complètement de son sang sans que Diana ne remarque. Il avait l’impression qu’elle avait oublié un détail important dans son super plan, après tout, elle n’était pas censée le tuer, juste le faire abdiquer, sauf que forcément, sans la moindre goutte de sang dans son corps, il aurait fini par y passer. La biologie n’était apparemment pas le point fort de la jeune femme. Au final, aujourd’hui il n’était pas mort, il n’avait pas non plus abdiqué, tout ce qui était ressorti de cette dure période qu’il avait du subir, c’était une forte colère et une rancœur qu’il ne maitrisait que parce que retrouver Blodwyn semblait être, à ses yeux, plus important que de courir aveuglément vers la vengeance. Peut-être avait-il au moins compris que dans son état se mesurer à Diana serait une idée bien stupide. C’était déjà ça, même s’il ne voulait pas admettre que crapahuter à travers les bois dans ce même état, ce n’était pas non plus l’idée la plus brillante du siècle. Il avait beau être mal en point, il avait beau se sentir faible, il y avait encore une force, quelque part en lui qui le poussait à continuer à avancer, encore et toujours, parce qu’il voulait la retrouver et que, rien au monde ne semblait être plus important à ses yeux. Certes, à un moment donné, il serait bien obligé de réalisé que pour retrouver la jeune femme, la première étape n’est pas de chercher, mais bel et bien de faire en sorte de rester en vie. Il était clair qu’une fois mort, suite aux nombreuses blessures qu’il portait encore et qui ne cessaient de l’épuiser bien plus qu’il ne l’était à cause des heures de sommeil qui lui manquaient, il n’aurait plus aucune chance de retrouver Blodwyn. Cependant, en cet instant, essayer de lui faire comprendre une telle chose, ce serait aussi facile que d’apprendre à jongler à un strangulot tétraplégique. Il était bien trop borné pour l’admettre, même si aux yeux de bien d’autres personne il s’agirait là d’une évidence, de son côté son état de santé était secondaire. Son corps tout entier essayait de le ramener à la raison, la douleur, la fatigue, la fièvre qui s’était imposée à lui depuis peu, tant de signaux qui lui indiquaient de s’arrêter et qu’il tâchait encore et toujours d’oublier, de façon, bien stupide de toute évidence. Il perdait peut-être suffisamment la boule pour rester persuadé qu’il pourrait continuer à avancer malgré tout ça et pourtant, sans savoir où il était et dans une hallucination digne d’un esprit trop épuisé, il avait fini par s’évanouir, cette fois, s’en était trop pour son corps et au moins, inconscient, il n’aurait plus aucun moyen de le nier.

Quand il ouvrit enfin les yeux, le sorcier pouvait vite arriver à la conclusion qu’il avait connu des jours meilleurs. L’œil à peine ouvert, il pouvait encore ressentir de nombreuses douleurs dans à peu près chaque partie de son corps. Il ne saurait dire si c’était plus ou moins violent que ça ne l’avait été avant qu’il ne s’évanouisse, il ne se souvenait qu’à peine des jours qui avaient suivis sa sortie du cachot familial. Les souvenirs récents lui échappaient, ils étaient tout aussi flous que l’était son esprit à peine éveillé. Il ne savait pas où il était, il ne savait pas non plus par quelle circonstance il avait atterri dans cette tente. Il serait même incapable de donner la date, il n’en avait pas la moindre idée et pour l’heure redresser son bras pour trouver la réponse sur le cadran de sa montre, lui semblait être un geste bien trop compliqué. N’importe quel geste lui aurait semblé trop compliqué pour l’heure. Il était encore trop dans les vapes pour réussir à bouger ne serait-ce qu’un doigt. Blodwyn elle-même semblait avoir été recouverte par le brouillard qui s’était imposé dans ses pensées. Si elle avait était encore présente, il aurait déjà essayé de se relever, tentative qui se serait certainement soldée par un échec. Pour l’instant, il ne savait même pas où il était et c’était limite s’il aurait été capable de donner son nom si on le lui avait demandé. Il n’était en réalité, même pas sûr d’être réveillé, il était plutôt comme plongé entre deux états. Il pouvait distinguer le paysage autour de lui, mais c’était encore trop flou pour qu’il puisse dire de quoi il s’agissait. Ses paupières étaient encore bien lourdes, tout comme le reste de son corps et son esprit était partagé entre l’envie de sortir de cet état déplaisant, se réveiller complètement pour comprendre ce qui lui était arrivé et où il se trouvait, et l’envie de simplement refermer les paupières pour se rendormir à nouveau. Après une longue réflexion, pendant laquelle, finalement il s’était peut-être rendormi, il serait bien incapable de le dire, il avait opté pour la première option, tâchant de lutter pour se réveiller complètement. Il avait réussi et bien vite il distingua la tente autour de lui, il ne savait pas où il était et il n’arrivait qu’à peine à bouger. Sa tentative pour se relever fut, comme prévu plus tôt, un échec cuisant. Ça n’avait rien de surprenant, son organisme en savait apparemment marre du surmenage inutile, car oui au final c’était complètement inutile ce qu’il faisait depuis quelques jours et il n’y avait bien qu’Eamonn pour ne pas s’en rendre compte. Il n’allait pas retrouver Blodwyn en agissant de la sorte, enfin, il n’allait pas non plus la retrouver en restant allongé dans la tente de Merlin seul savait qui. Cette pensée lui revint subitement à l’esprit, il aurait, une nouvelle fois voulu se lever, mais cette fois encore son corps refusait de lui obéir, il semblait coincé dans une tente, probablement avec quelqu’un, il n’avait clairement pas monté de tente lui, alors il y avait forcément quelqu’un qui l’avait fait. Il fouilla dans ses poches afin de trouver sa baguette qui de toute évidence ne s’y trouvait plus, il constata au passage, qu’une grande partie de ses vêtements avaient disparus et que ses blessures semblaient être moins horribles qu’elles ne l’avaient été dans ses souvenirs.

« Vous êtes réveillé. » La voix d’une jeune femme le fit légèrement sursauter. Il releva la tête vers la personne qui s’était adressé à lui, une jeune femme rousse qu’il n’avait jamais vu de sa vie. Elle était jeune, à vu de nez il ne lui donnerait même pas  vingt ans. Après, il n’était peut-être pas dans le meilleur état possible pour tirer de telles conclusions. Il n’empêchait que même à moitié dans les vapes, il pouvait quand même dire qu’elle était jeune  et même, certainement plus jeune que lui. En vu de la baguette qu’elle tenait entre ses doigts, elle devait être elle aussi une sorcière, c’était déjà ça, au moins s’il devait lui fournir des explications, le fait qu’elle soit une sorcière lui simplifierait la vie et pas qu’un peu. « Comment vous vous sentez ? » Il fixait la jeune femme, un sourcil arqué, restant muet comme s’il n’avait pas compris sa question, comme s’il ne comprenait absolument pas ce qu’elle pouvait raconter, au final, comme si elle parlait une langue bien différente de celle qu’il parlait lui. Pourtant, ça sonnait vraiment comme de l’Anglais et il y avait de forte chance pour que ça en soit, son cerveau avait juste du mal à comprendre le sens des mots qu’il entendait, ou seulement à réagir en conséquences. « Vous n’êtes pas un… Visiblement. » Il avait vu le regard de la jeune femme se poser sur son avant bras et enfin, il sembla ramener à la réalité. Il secoua légèrement la tête comme dans une tentative désespérée de réveiller sa conscience. « Euh, non. Non, pas un mangemort. » Bien au contraire, aurait-il pu ajouter. Il n’en était pas un et il préférait encore mourir plutôt que d’en devenir un. Il y avait bien assez de mangemorts dans sa famille, ce n’était pas la peine d’en rajouter un et puis il était toujours fiancé et amoureux d’une née-moldue, difficile de prétendre être un mangemort dans ses conditions. « Ni un rafleur. » S’empressa-t-il de rajouter. Elle pouvait, cependant ne pas le croire, ils ne se connaissaient pas, alors elle n’avait aucune raison de lui faire confiance, quoi qu’elle avait du suffisamment le faire pour lui sauver la vie en ignorant le camp qu’il avait pu choisir dans cette guerre. Il lui en était reconnaissant pour ça. Au moins, il n’était pas mort au milieu de nulle part, il allait pouvoir continuer sa route et retrouver Blodwyn. Comment, il ne savait pas encore, mais peut-être qu’enfin, il allait réaliser qu’il devait agir autrement que comme il l’avait fait jusqu’à présent, il n’aurait pas toujours la chance de tomber sur une mystérieuse inconnue décidée à lui sauver la mise. Il avait eu de la chance, il devait savoir qu’il n’en aurait pas toujours. « Vous devez encore avoir de la fièvre, je n’ai pas pu la faire descendre puisque vous étiez… inconscient. Je pense que… » Perdu dans ses pensées, il n’entendit qu’à peine la voix de la jeune femme, l’ignorant presque pendant un court instant avant de tâcher de focaliser son esprit sur elle. Ce n’était pas aussi évident que ça en avait l’air, parce qu’il avait bien du mal à faire le tri dans ses pensées, parce que tout paraissait flou autour de lui et qu’il semblait bien que ses capacités de concentration soient considérablement plus bases qu’en temps normaux. Avant la guerre, elles avaient été limitées au naturel, mais il avait quand même appris à resté bien concentré depuis le début de la guerre, il n’avait pas le choix, sa survie en dépendait. Aujourd’hui c’était différent, de ce qu’il avait pu entendre des paroles de la jeune femme, il avait apparemment de la fièvre, forcément qu’il n’arrivait pas à rester concentrer. « De la fièvre ? Oui sûrement … » Il aurait été difficile de le nier, vu comment il se sentait, c’était évident. Non sans difficulté il se redressa pour s’asseoir avant d’esquisser un léger sourire à l’intention de son interlocutrice. « Mais ça va aller, je crois. Merci. » Ça allait aller, il ne pouvait pas en être autrement. Il espérait d’ailleurs que ça aille mieux rapidement, il n’avait pas envie de s’imposer dans la vie de la jeune femme trop longtemps et maintenant que la pensée de Blodwyn s’était réveillée dans son esprit, il devait bien avouer qu’il n’avait qu’une envie : se remettre sur ses jambes et partir à sa recherche. « Merci pour tout, vraiment. » Il lui adressa encore un léger sourire. Il aurait voulu se lever, mais il ne s’en sentait pas encore la force et il n’avait pas envie de s’effondrer devant la jeune femme. Elle avait apparemment déjà assez fait pour lui alors mieux valait éviter qu’elle ait encore à s’occuper de lui. « Oh, je m’appelle Eamonn au fait. » C’était après tout, la moindre des choses que de se présenter. Il évita quand même son nom de famille, après tout les Oswald comme les Appleby avaient une mauvaise réputation, alors donner les deux ensembles c’était peut-être risqué. Elle n’avait pas besoin de son nom de famille de toute façon, tout comme lui, il jugeait à présent qu’il n’avait plus à le donner, vu qu’il n’avait plus rien en commun avec eux et rien qu’évoquer leur nom, son nom bien malheureusement, ça le dégoûtait. Sa famille, n’était, en grande majorité, qu’un ramassis d’ordures dont il préféré s’éloigner.
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MessageSujet: Re: (+) i know that i have to go away (cersei)   Mar 13 Aoû - 18:14


brevity is the soul of wit
cersei-jane v. harkness & eamonn f. oswald-appleby
« this is a world you wouldn't want to live in
and in the darkness, we'll meet our creators »

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Il était rare pour Cersei de rencontrer qui que ce soit, dans des coins pareils. Les semaines, puis les mois passant, avaient fini par l’habituer à cette palpable solitude, qui s’étendait silencieusement à travers tous les endroits sauvages qu’elle côtoyait. C’était plus tranquille ainsi, moins risqué également, et peu à peu, il fallait croire qu’elle avait développé un instinct ermite qui lui faisait de moins en moins apprécier la cohue des quelques villes où elle s’autorisait d’aller. Depuis des jours déjà, ce qui lui semblait être une éternité, elle n’avait plus mis les pieds à Londres, au Chaudron Baveur. Ni n’avait avalé la moindre goutte de Polynectar – ce qui n’était pas un mal en soit – s’étant même forcée de jeter tout ce qui lui restait de la potion, pour ainsi ne pas se permettre de retomber dans cette attitude quasi machinale. Ainsi, même si elle le voulait, il lui faudrait tout un mois entier avant de pouvoir retourner auprès de Saireann, tenter le diable à nouveau, jouer avec le feu et le peu de chance qu’elle avait de sortir totalement indemne de cette guerre. Elle l’avait déjà changée, quelques parties d’elle-même avaient été mises à mal, tandis que Poudlard les avait soigneusement préservées dans un écrin d’innocence. Indéniablement, Cersei n’avait plus rien d’innocent, quand bien même il était difficile, à la voir au premier abord, d’imaginer qu’elle puisse se débrouiller seule dans un endroit comme celui dans lequel ils se trouvaient. La magie aidait grandement, tandis qu’elle préférait ne pas imaginer ce qui aurait pu advenir d’elle si elle avait été cracmol ou même moldue : aurait-elle dû dormir dans ces toutes petites tentes qu’ils ont ? Ou même chasser de la nourriture pour la manger ? Ou frotter des pierres ou se servir d’allumettes pour faire un feu ? Peut-être que dans sa malchance, elle était plutôt chanceuse : pointait ensuite à son esprit que si elle avait été bel et bien moldue, personne ne serait venue l’arracher à sa famille d’origine pour tenter de la façonner en guerrière. Le temps lui avait donc imposé à l’esprit qu’elle n’était pas chanceuse, mais débrouillarde jusqu’au bout des doigts, dans des circonstances aussi tragiques que celles qu’elle traversait. Parfois, Cersei se promettait de toute son âme qu’elle aurait préféré ne jamais avoir à connaître ces parts refoulées d’elles-mêmes, si cela incluait ne jamais avoir reçu la visite de son père, ni avoir connu les interminables et déplaisants cours de magie noire qu’il l’avait forcée à prendre. D’autres fois, une certaine parcelle d’elle, mature et responsable, acceptait l’idée qu’elle ait pu faire aussi bien de tout ce qu’on lui avait offert dans la vie : pourtant, quelques jours plus tôt, Cersei avait eu tout le loisir de se découvrir plus rancunière qu’elle ne l’aurait cru, alors qu’accompagnant Elwood et son fils jusqu’au camp de Craik, elle avait ouvertement fui tout ce qui avait pu ressembler à un regard, un geste, une parole échangés avec sa tante. La femme qui l’avait élevée en somme, pour laquelle elle avait regretté bien des paroles, des vieilles rancœurs qui étaient aujourd’hui devenues des remords, quand elle regardait Elwood. Elle ne pouvait cependant pas pardonner ce qu’ils lui avaient fait, ou ce qu’ils n’avaient pas fait pour elle, les scénario d’existence que son esprit avait peu à peu échafaudé tout seul : des fois, elle s’imaginait être la pièce maîtresse d’un pacte entre son oncle, sa tante et son père – ils l’avaient élevée pour mieux se débarrasser d’elle au bon moment, d’autres fois, elle ne pouvait s’empêcher de croire, naïvement, qu’il y avait une explication. Une explication qu’elle n’avait cependant pas été prête à attendre de la voix d’Isleen, qu’elle avait ouvertement fuie avant même de s’être endormie dans la sécurité reposante du camp : sa fuite l’avait forcée à devenir plus indépendante qu’on ne pourrait le vouloir d’elle, et elle imaginait bien l’incompréhension qu’elle laissait dans son sillage, lorsqu’elle partait du jour au lendemain sans crier gare ni se retourner.

Il y avait déjà bien des gens qu’elle avait abandonné de cette façon, à commencer par son père, quand bien même elle n’avait aucun regret pour ça. Et puis il y avait eu de nombreux camps également, où elle avait traîné avec elle le sentiment d’être longuement observée comme une anomalie dans le paysage, à chaque fois qu’elle avait fait un mouvement. Elwood, lorsqu’il l’avait ramenée à Pré-Au-Lard, dans cette petite librairie où il avait fait sa vie – et encore une fois, il y a quelques temps à peine, alors qu’elle l’avait aidé à enterrer sa fiancée décédée, et qu’elle l’avait accompagné jusqu’à un endroit sûr. Aucun endroit n’était sûr tant que quelqu’un comme Cersei traînait dans les alentours, cette pensée parasite la rongeait littéralement à chaque fois qu’elle s’arrêtait quelque part : car plus encore que n’importe quel fuyard des camps, elle était pourchassée par des rafleurs et des Mangemorts, envoyés expressément par son père pour exécuter la sale besogne. Eux, et sa cousine également, Sansa, dont elle ne sous-estimait absolument pas la capacité de faire un bain de sang si elle le désirait. En définitive, fuir en solitaire, avait toujours été la meilleure option qui s’était offerte à Cersei, plus le temps passait, plus elle l’acceptait. Elle n’avait cependant jamais soupçonné pouvoir trouver quelqu’un dans ces coins reculés : combien de chance avaient-ils, entre fuyards répartis à travers le pays, de se croiser d’une telle manière ? Une certaine paranoïa aurait pu pousser Cersei à quitter cet homme sans se retourner, mais sans doute l’aurait-elle regretté à peine l’aurait-elle perdu de vue. Sans compter qu’ainsi, elle aurait été bien incapable de le retrouver, même s’il avait été parfaitement inconscient dans la neige : et elle avait eu raison, les événements en tout cas, lui prouvaient qu’elle avait raison – sans elle, s’il était resté inconscient aussi longtemps qu’il l’avait été sous cette tente, il serait mort. A cause de ces horribles blessures, ou peut-être même à cause du froid : finalement, ça n’aurait eu aucune importance, lui, au moins, dans sa malchance s’avérait être chanceux. Jouer les infirmières s’avérait être une chose pour le moins inhabituelle pour la jeune Harkness et, tandis qu’il ouvrait les yeux, elle se découvrait des talents cachés. Lorsqu’elle l’avait regardé, encore endormi, respirant difficilement parfois, frissonnant à cause de la fièvre, elle avait douté de ses capacités, longuement hésité à faire n’importe quoi – quitte à transplaner à Sainte Mangouste – pour l’aider, mais finalement, ils s’en sortaient, l’un comme l’autre, plutôt bien. Au moins vivrait-elle sans avoir la mort d’un homme sur la conscience – surtout de cette manière, ce qui était une plutôt belle chose, au vu des circonstances qui les entouraient. « Euh, non. Non, pas un mangemort. » Répondit-il finalement à ses paroles, comme subitement réveillé d’une longue sieste mentale : devant son silence, jusque-là, elle en était arrivée à se demander s’il parlait bel et bien l’anglais. Après tout, avec ses cheveux noirs, cet air robuste, il avait tout pour ressembler – ou rappeler du moins – des athlètes du style de ceux de Durmstrang qui étaient venus à Poudlard lors de sa quatrième année à l’école. Elle ne parlait cependant nullement le bulgare, et ils auraient été dans une situation sacrément gênante, alors. De soulagement, à savoir qu’il confirmait ses impressions – même si on pouvait toujours dire qu’aucun Mangemort ne s’avouerait Mangemort à sa victime s’il en était un – et qu’il parlait bel et bien anglais, Cersei laissa un sourire franc éclairer son visage, ses épaules se baisser quelque peu alors qu’elle affichait une mine moins contrite. « Ni un rafleur. » Elle sourit à nouveau – encore une fois, il ne tenait qu’à elle de le croire sur parole pour que ces mots aient un tant soit peu de sens à ses oreilles, mais il était visiblement (à moins de feindre) trop faible pour faire quoique ce soit, et elle n’aurait aucun problème à le semer, ou même à l’assommer d’un sortilège – gare à lui, en définitive, s’il comptait la sous-estimer, elle ne se retrouvait pas ici pour rien.

Au fond, les crimes pour lesquels Cersei se devaient de fuir étaient on ne peut plus abstraits, même pour elle : elle fuyait parce que son père était un Mangemort, une chose bien paradoxale alors que c’était à ceux-ci qu’étaient attribués tous les luxes du monde actuel. Elle, elle ne voulait pas y prendre part cependant, une chose que personne ne pourrait comprendre : beaucoup de gens se contentaient de compatir avec elle, de la trouver innocente et trop jeune mais en définitive, elle doutait bien qu’il y ait qui que ce soit qui puisse réellement comprendre ses ressentiments. Pas même Elwood, ou sa tante et son oncle, ou son père, ou Sansa. Ou Judith, Hester, Rose, tous ceux qu’elle avait laissés derrière elle, à Poudlard. « Oh, je m’appelle Eamonn au fait. » Prise dans ses songes à son tour, elle parut quelque peu distraite lorsqu’elle l’observa à nouveau. Il l’avait remerciée, elle avait simplement hoché la tête et maintenant, il lui fallut quelques secondes pour comprendre qu’il se présentait. « Enchantée. Cersei. » Articula-t-elle finalement dans un nouveau sourire entendu. Elle ne savait pas si, les présentations passées, elle pouvait bel et bien tenter de prolonger la discussion plus loin, ou même poser les questions qui, malgré tout, lui brûlaient littéralement les lèvres. Depuis des jours qu’elle s’occupait de lui, elles avaient toutes peu à peu germé dans sa tête, comment s’était-il retrouvé ici, qu’est-ce qui avait bien pu lui arriver pour qu’il soit dans un état aussi piteux, pourquoi fuyait-il tout simplement… Tant de questions qui demeureraient sans doute sans réponse, car la jeune Harkness elle-même savait qu’elle n’aurait pas apprécié que qui que ce soit – même quelqu’un lui ayant sauvé la vie – l’interroge d’une telle manière. « Oh, j’y pense. » Relança-t-elle finalement la conversation, relevant brusquement les yeux vers le jeune homme. Pivotant sur elle-même, elle sortit de sous une couche de couvertures la baguette magique du jeune homme ; elle l’avait trouvée dans l’un des nombreux habits qu’il avait entassés sur son dos, et elle avait trouvé plus judicieux de la mettre presque hors de portée (planquée, du moins) qu’atteignable directement dans la poche de son potentiel ennemi. Finalement, elle la lui tendit, dans un léger haussement des épaules. « En espérant vraiment que vous n’avez pas l’intention de me tuer. » Si son expression était celle d’une demoiselle qui parlait sans un brin de méfiance, elle eut un léger doute lorsqu’elle le vit esquisser un geste en direction de l’objet. Mais finalement, tandis qu’elle dévisageait le dénommé Eamonn dans l’attente qu’il fasse quelque chose, rien ne se produisit, et elle en fut indéniablement satisfaite. « Vous avez faim ? Vous devriez manger quelque-chose, même si vous vous sentez fiévreux, parce qu’honnêtement, vous n’avez pas mangé depuis trois jours au moins. » Ca, c’était les jours depuis lesquels elle s’occupait de lui, mais et encore, tout indiquait que cela faisait encore plus longtemps qu’il était réduit à une quasi-famine. En définitive, elle avait fini par dresser un tableau de son vis-à-vis dans sa tête, au fil des jours : elle avait découvert un type blessé et épuisé, sans affaires ni nourriture et pour seule arme, sa baguette magique ; quelque chose chez ce jeune homme le rendait parfaitement énigmatique, enflammant l’esprit perspicace de l’adolescente, mais encore une fois, elle tenait sa langue – toujours par besoin d’être polie. Et par compassion. Sans laisser le temps à l’homme de l’arrêter, ou de dire quoique ce soit, elle se releva, pour aller chercher son sac, sortir de celui-ci quelques trucs, notamment des céréales moldus qu’elle avait achetés il y a de cela un petit moment – mais qu’elle mangeait encore – ainsi que du pain, des conserves, des casseroles ; tout un matériel pour faire un bon repas en définitive, preuves indéniables que la magie était indispensable à toute personne désirant survivre dans un monde aussi sauvage que celui de la forêt de Craik. Sans tout ça en tout cas, Cersei se serait sans doute retrouvée bien vite dans le même état que l’homme en face d’elle.
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