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 (thaysley) ∞ hurricane

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MessageSujet: (thaysley) ∞ hurricane   Jeu 20 Juin - 18:24

you're like the wind, i'm like the rain

Assise dans le renfoncement de la fenêtre, j'observe le jour se lever. Un jour de plus à Poudlard, un jour de plus dans ce Poudlard qui ne ressemble plus à celui dans lequel nous avons grandi. Tous les matins, c'est la même chose. Je me force à sortir du lit parce que je n'ai pas le choix, et parce que de toute manière, rester cloîtrée dans le dortoir ne ferait que montrer une faiblesse qu'il est hors de question de révéler au grand jour. Je pense que de toute manière, si je me faisais passer pour malade, ou si je restais dormir dans les dortoirs, Daley O'Donnell se ferait un plaisir de venir me chercher et de me coller la retenue la plus spectaculaire de sa carrière. Autour de moi, les filles s'activent : Eden est déjà habillée et maquillée, Rosalie est en pleine séance maquillage. Je n'ai pas envie de bouger. La perspective d'un nouveau jour ici me tue. Je sais bien que c'est moi qui ai refusé de m'enfuir de Poudlard, malgré le danger que cela entraînerait. Je m'astreins toute seule à ce quotidien difficile. Je sais aussi que c'est le bon choix, puisque de toute manière, rien ne m'attend. Ma mère est quelque part au Canada, avec une nouvelle identité, et elle ne se rappelle même plus qu'elle a une petite fille dans un autre monde. L'incroyable effet d'un Oubliette réussi. Je n'ai pas de frère, de soeurs. Je n'ai pas d'amoureux pour qui mourir, je n'ai pas d'amis pour lesquels je me dois rester en vie. Ma meilleure amie Doraleen a fui notre école depuis bien longtemps et quand bien même je la connais par coeur, au jour d'aujourd'hui, je serais incapable de dire ou elle se trouve. Je serais même incapable de dire si elle est en vie. Je suis seule, la voilà, la conclusion. Les compagnons de cause, les camarades de classe, ce ne sont pas eux qui, au dernier moment, aideront, essaieront de me sauver la vie. Si les choses tournent vraiment mal, la plupart des gens se contenteront de regarder et de ne rien faire parce qu'ils ont trop peur. Je suis un électron libre, qui fait de son mieux pour rester en vie au milieu de cette fourmilière d'assassins et de gens aux moeurs horripilants. Les membres de l'armée de Dumbledore ne font que me répéter que j'aurais du fuir depuis longtemps, ou que je devrais profiter d'une sortie ou de quelque chose dans ce genre pour prendre mes jambes à mon cou. Mais ils ne comprennent pas une chose : c'est trop tard, désormais. Je ne peux plus partir, je ne peux pas me permettre d'être lâche. Et je ne supporterais pas l'idée d'avoir donné raison à mon bourreau, à la personne qui me fait le plus peur. Puis qu'est-ce que je ferais, dehors ? Toujours en cavale, d'une auberge à une autre ? Hors de question. Je suis bien plus utile ici à aider ceux qui traversent la même chose que moi. Quitte à mourir de quelque chose, je préfère que ce soit ici, en train de me battre pour une cause qui me tient à coeur, plutôt que dans la nature, sous les sorts d'un rafleur que je n'aurais pas su semer.

J'inspire un grand coup et je me lève. Mes pieds nus rencontrent la pierre froide du sol du dortoir. Je trouvais cet endroit si chaleureux et accueillant, auparavant. Il est assez incroyable de constater à quel point les choses changent quand le contexte est différent. Tandis que mes camarades de dortoir filent déjà en bas pour le petit déjeuner, je vais vers le miroir et m'observe en silence. Puis j'entreprends la grande mascarade. C'est le nom que j'ai donné à cette demi-heure pendant laquelle je me maquille, m'habille, et surtout, applique un fond de teint incroyablement efficace sur les quelques bleus qui dépassent de ma robe de sorcier. Hors de question que quelqu'un d'autre les voit. De plus, j'ai cours avec Daley en première heure de la journée, il est hors de question que je relâche les efforts. Autant l'énerver en faisant tous les jours la fille qui se fout complètement des retenues et des réprimandes violentes. Une fois mon ravalement de face terminé, j'applique un peu de rouge à lèvres, comme d'habitude, et me souris dans le miroir. Si je ne peux moi-même pas me donner d'espoir, qui le fera ? J'ai décidé de croire en moi en attendant d'avoir des personnes en qui croire. Ma robe de sorcier glisse sur mes chevilles quand je l'enfile et en deux-temps, trois mouvements, j'ai attrapé mon sac et les livres dont j'ai besoin pour la journée. Je dévale les escaliers jusqu'à la salle commune et prends une grande inspiration avant de sortir de chez les Poufsouffle. Me voilà à découvert, dans le monde réel. C'est la tête haute que je parcours le chemin jusqu'à la Grande Salle. Je me sers un petit-déjeuner simple et le mange dans le silence le plus complet, les yeux rivés sur mon livre d'arithmancie. Si je dois trouver un seul bon point au climat actuel et au départ de Doraleen, c'est que mes notes ont augmentées de manière spectaculaire. Bien sûr, on ne peut pas le voir dans certaines matières enseignées par les mangemorts qui me mettent des zéro par pur principe, mais moi, je le sens. Je connais toujours tout par coeur. C'est l'une de mes revanches contre ce camp qui croit les nés-moldus moins doués, incapables. En partant de la Grande Salle, j'offre un grand sourire à Hester qui elle aussi, sort. Nous allons ensemble au cours d'initiation aux forces du mal, que j'ai décidé de ne pas boycotter. Je le fais souvent, mais après ma retenue d'hier soir, je pense qu'il ne vaut mieux pas que je tente le diable ce matin.

J'entre dans la salle de cours, et heureusement pour moi, O'Donnell n'est pas encore là. Quelques Serpentards rigolent sur mon passage. Normal, voir Ainsely Green en initiation aux forces du mal, c'est plutôt ironique. Je suis l'une des élèves les plus rebelles, c'est de notoriété publique (en même temps, ce n'est pas difficile : les autres ne sont juste plus là). Je les regarde dans les yeux, conquérantes. J'ai presque envie de leur rire au visage. Ils sont tellement aveuglés par leur éducation, ils sont pathétiques. Un jour, j'en suis certaines, certain regretteront ce qu'ils ont fait. Je sais que beaucoup d'entre eux se cherchent encore, après tout, nous n'avons que dix-sept ans. Quand ils regarderont derrière eux, une fois mature, ils se rendront compte de la folie de leurs parents, j'en suis certaine. Pas tous, bien sûr. Il y a des enfants de vermine nés pour rester des vermines. Je regarde ma table et mon coeur a un raté. Bien sûr, comment ai-je pu oublier ? Mon voisin aussi est l'une de ces vermines. Thayer Burgess. Décidément, nous sommes à côté l'un de l'autre dans beaucoup trop de matières. A croire que le destin s'évertue à me le coller dans les pattes. Lorsque son regard se pose sur moi, je détourne le mien et accélère le pas. Depuis notre altercation dans la cuisine l'autre jour, j'avoue que j'ai un peu plus de mal à le cerner. Sa phrase ne devrait pas m'obséder, et pourtant. « « Personne t'as jamais appris que parfois, les écailles ne font pas le dragon ? » a-t-il dit ce soir là. Comme si.. Je ne sais pas. J'ai du mal à comprendre. Alors je me contente de faire comme si cette entrevue n'avait pas eu lieu, parce qu'elle bouscule un peu mes pensées et mes principes. Je m'installe à côté du jeune homme dans un silence de plomb, sortant ma plume, mon encre et mon parchemin. Son parfum, presque oublié, me chatouille les narines. Cela fait un moment que je ne l'ai pas vu d'aussi près. Bien entendu, je ne lui accorde pas un bonjour, et j'évite de me tourner vers lui. Je suis trop fière pour plonger mon regard dans le sien.


Dernière édition par Ainsley Green le Mar 30 Juil - 13:31, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: (thaysley) ∞ hurricane   Jeu 4 Juil - 17:43

 


FEAT. AINSLEY .

Passant de l'eau froide sur mon visage, j'espérais que cela aurait pour conséquence de me réveiller, ou du moins, de me faire paraître moins fatigué que je ne l'étais réellement. Je ne pensais cependant pas que cela soit possible dans le sens où on voyait à des kilomètres que le pays des rêves et moi nous ne faisions plus bon ménage depuis un certain temps maintenant, bien que je tentais de le nier à qui osait m'en faire la remarque. J'étais néanmoins bien au courant que ce n'était pas en passant un coup d'eau sur mon visage que cela effacerait les cernes qui marquaient le dessous de mes yeux, seule une nuit de sommeil pouvait remédier à cette situation. Malheureusement pour moi, il ne me semblait pas que ce jour arriverait de sitôt. Effectivement, le soir, à l'heure à laquelle tout le monde s'endormait, c'était pour moi le moment où tout ce qui m'avait contrarié durant la journée mais dont j'avais fait abstraction me revenaient en tête tel un boomerang, me forçant ainsi à méditer sur ce qui me dérangeait sous peine de ne pouvoir dormir. Ces insomnies se termineraient sans aucuns doutes lorsque mes problèmes se seraient résolus, en admettant que cela arrive puisque ces derniers occupaient une telle place dans mon esprit que je ne pensais pas qu'ils puissent disparaître un jour. Et, parmi les soucis qui me taraudaient le plus, se trouvaient le fait que mon père ne me donnait plus de nouvelles depuis bien trop longtemps, ce qui, de un, annonçait un mauvais présage, et de deux, me laissait penser qu'il était redevenu un Mangemort, passé qu'il n'avait jamais jugé bon de m'en faire part jusqu'aux dernières vacances de noël, d'ailleurs. Et si on y réfléchissait bien, s'il n'avait rien dit, c'était qu'une partie de lui n'avait jamais cessé d'être l'un d'eux, non ? Et c'était ainsi que s'ensuivaient mes autres problèmes liés indirectement à cette question-là : il me fallait choisir un camp suite aux récents événements, et si je suivais mes principes, je ne pouvais en aucuns cas me battre aux côtés de Lord Voldemort. Or, il m'était encore plus difficile d'envisager d'être contre mon père durant cette bataille. Après tout, il était l'homme qui m'avait adopté et donné une éducation et une vie on ne peut plus normale – si on considérait la magie comme de la normalité – et je tenais beaucoup trop à lui pour lui faire un coup de ce genre. Alors, puisque je ne savais quelle décision prendre, je tentais du mieux que je pouvais de rester dans le flou, sachant pertinemment que cela ne pourrait pas durer éternellement. Néanmoins, ce n'était pas la raison pour laquelle je n'étais pas en forme aujourd'hui, non, autre chose avait accaparé mon esprit la nuit dernière que ces contrariétés habituelles. En effet, moi qui passais généralement mes soirées dans les cuisines afin de réfléchir à des issues possible, – endroit d'ailleurs qui, à une heure tardive, s'avérait être assez paisible et où on était sûr de ne jamais croiser aucun élève, si j'en oubliais la fois où j'avais vu Ainsley – j'avais passé la soirée de la veille en compagnie de Joshua au septième étage de l'école suite à mon entrevue on ne peut plus spéciale avec son père un peu plus tôt. Par ailleurs, ce n'était pas les paroles à propos de ses problèmes avec ce dernier – bien qu'ils furent le thème fort de notre conversation – qui me revenaient le plus en mémoire ce matin-même. En effet, c'était avec grand étonnement que je me rendais compte que ce qui m'avait contrarié le plus avait été lorsqu'il m'avait parlé de ses sentiments amoureux pour la jeune fille – dont je ne connaissais toujours pas le nom – dans le sens où il ne me semblait pas avoir un jour éprouvé la même chose pour quelqu'un. Mais jugeant cela inutile de m'attarder sur la question, je fis un geste de la main comme pour chasser ces idées de ma tête avant de me préparer pour mon premier cour de la matinée : celui d'initiation aux forces du mal.

J'arrivais l'un des premiers dans la salle de classe ce matin-là, comme souvent. C'était une habitude chez moi : je ne supportais pas d'arriver en retard, et c'était la raison pour laquelle je me retrouvais généralement dans le couloir, à attendre avec mes amis que monsieur O'Donnell arrive afin de nous faire entrer dans la salle, lui ou un autre, d'ailleurs. Dans un sens, cette habitude me plaisait puisqu'elle me permettait de parler avec quelques uns de mes amis, chose que nous ne pourrions plus refaire avant une ou deux heures, et nous nous racontions ainsi ce qu'il s'était passé depuis la dernière fois que nous nous étions vus. Hélas, cela ne durait généralement pas plus de dix minutes avant le le professeur n'arrive et que nous finissions tous par rentrer dans la salle, attendant que les autres élèves arrivent à leur tour pour que le cours puisse commencer. C'était environ à ce moment là que le nom de la personne se trouvait à côté de moi dans cette salle me revenait en mémoire : Ainsley Green. Je ne pu retenir un soupir d'exaspération à cette pensée, cette dernière me méprisait tellement que ce qui pourrait être un moment agréable se terminait irrévocablement en dispute lorsque nous nous retrouvions à deux. Cependant, je n'avais rien contre elle, bien au contraire, disons juste que ce comportement que nous avions l'un envers l'autre était devenu une habitude désormais, et qu'il était difficile d'imaginer que cette relation puisse changer un jour. En effet, nous avions très peu l'occasion de discuter en dehors des cours étant donné que nous n'avions pas du tout les mêmes fréquentations, ni même de vrais points communs, d'ailleurs. En revanche, le destin s'évertuait à ce que nous soyons binômes en classe, étrange paradoxe qui ne manquait pas, j'en suis sûr, la décevoir. Je savais néanmoins que si elle n'appréciait pas ce cours d’initiation au forces du mal – qui commencerait par ailleurs lorsque monsieur O'Donnell qui venait de s’absenter referait son apparition –, ce n'était pas parce que j'étais son voisin, mais bien parce qu'elle n'était, et ne serait jamais, du côté des forces du mal. Et bien que j'avais déjà connu des personnes qui avaient  d'un seul coup retourné leur veste sans que quelqu'un s'y attende, j'avais l'intime conviction qu'Ainsley ne faisait pas partie de cette catégorie, et qu'elle ne serait jamais capable de faire une chose pareille. Néanmoins, je ne la connaissais pas vraiment, alors comment pourrais-je savoir ce que cette dernière avait vraiment dans la tête ? La seule façon de le savoir serait de lui parler, tâche qui était beaucoup plus difficile qu'on pourrait le penser, surtout quand j'étais l'interlocuteur. Malgré tout, je pouvais toujours essayer, cette dernière venait tout juste de rentrer dans la pièce et de s'installer à ma table. Cependant, je fus quelque peu perturbé par les paroles de Joshua que j'avais tenté d'oublié ce matin-même et qui me revinrent à cet instant précis, comme si ces dernières et l'arrivée d'Ainsley avait un quelconque rapport : « Es-tu déjà tombé amoureux Thayer ? » Je levais les yeux au ciel face à ce souvenir, ne comprenant pas pourquoi cela m'obsédait tellement. Tout le monde l'avait déjà été à mon âge, non ? Or je ne saurais dire de qui si c'était le cas. Effectivement, durant mes premières années à Poudlard, ceci ne me préoccupait pas vraiment, j'étais trop jeune pour penser à cela, et maintenant que oui, je craignais d'avoir beaucoup trop de secrets pour m’engager dans une quelconque relation. De plus, la seule fille qui pourrait me plaire dans cette école était mon parfait opposé, c'était pourquoi je préférais de pas y penser pour le moment. Je me tournais donc vers Ainsley qui venait de sortir toutes ses affaires. « Tiens donc, ma chère voisine à l'air de bonne humeur aujourd'hui. » Je ne cachais pas le ton ironique qui accompagnait ma phrase, remarquant bien que qu'elle ne l'était pas plus que ça. Par ailleurs, c'était la seule chose qui m'était venu à l'esprit pour engager la conversation, sachant pertinemment qu'elle ne l'aurait pas fait, auquel cas le silence qui venait de s'installer n'aurait pas eu lieu. Je profitais d'engager un peu plus la conversation, profitant de l'absence du prof. « Comment vas-tu ? » Un sourire sincère s'afficha sur mon visage alors que je regardais la jeune femme, je ne souhaitais pas qu'elle pense que cette question soit complètement désintéressée, bien au contraire.
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MessageSujet: Re: (thaysley) ∞ hurricane   Mar 30 Juil - 16:33

you're like the wind, i'm like the rain

C'est un air fier sur le visage que je pose ma plume sur le bureau, l'observant comme si de rien n'était. Pourtant, je les vois. Je les vois, tous les pro-mangemorts, à ma gauche et devant moi, qui sont tournés vers notre table et m'observent avec des sourires narquois. Je ne me considère pas comme une victime, pas du tout, leurs regard m'importent peu. J'ai plutôt envie de leur foutre de bonnes gifles. Celles dont on se souvient toute sa vie. Je fais de mon mieux pour les ignorer, parce qu'il ne faut pas que la colère s'empare de moi. Je ne peux pas me permettre de risquer encore quelque chose, ce serait franchement pas malin de me battre avec un garçon, déjà, un sang-pur pro-mangemort, ensuite, et dans la classe du professeur dont je suis la principale victime, pour finir. Je n'ai pas d'échappatoire, alors je me mords la lèvre et fait semblant d'être absorbée par la contemplation de mes ongles. Ils ricanent doucement, et je m'attends presque à ce que l'un d'entre eux me lance une remarque acerbe et dénuée de toute finesse. Mais heureusement, ils n'en font rien, et je suis donc capable de garder mon sang-froid en attendant que le cours commence. Dieu que j'aimerais que pendant une heure, le danger ne soit plus si important, dieu que j'aimerais me venger, leur balancer à la gueule tout ce qui se presse dans ma gorge... J'espère que ce jour viendra, d'ailleurs c'est pour tout ça que je me bats. Je me bats pour qu'un jour, ces petits cons de bonne famille, comme on dit, se sentent comme des moins que rien. Un jour, je serai ministre de la magie, et tous ceux-là paieront pour tout ce qu'ils m'ont fait subir à moi et aussi à tous ceux que j'aime. A tous ceux qui me ressemblent. Je ne serai pas cruelle comme eux, oh non, je ferai juste de leur vie quelque chose de très désagréable, enlevant des petits privilèges par-ci, par-là, les condamnant à rester aux postes les moins intéressants et les moins bien payés, tandis que les directeurs des différents départements du ministère seront des nés-moldus ou des personnes ayant défendu notre cause. Je promets qu'un jour, je saurai leur faire payer tous ces regards de dégoûts, ces remarques amusées et blessantes. Je n'ai pas de grande famille, pas de blason, mais j'ai une devise, et elle est teintée d'un certain esprit de vengeance. Je décide finalement de ne plus les ignorer, et c'est avec provocation que je lève les yeux vers eux et leur accorde mon plus beau sourire. Ils me croient peut-être inoffensive mais un jour, ils me supplieront à genoux de les aider, j'en suis certaine. D'ailleurs, je suis également certaine qu'au fond, plus d'un n'ont pas une si mauvaise opinion de moi. Avant que les choses ne tournent mal, j'étais plutôt appréciée, dans notre classe, et Doraleen aussi. J'avais pas mal d'amis, et ceux qui n'étaient pas totalement mes amis se permettaient de rire aux blagues que je lançais aux professeurs, ou souriaient quand je passais devant eux pour attraper un ingrédient en cours de potions. Je n'avais pas réellement d'ennemis, à part ceux que j'avais énervé par mon tempérament peut-être trop impulsif et par ma franchise trop exacerbée... Mais il n'y avait pas d'histoires de sang, avant. Juste des histoires de personnalités, d'amitiés ou d'amour, comme de vrais adolescents. Notre génération ressemble un peu trop à celle des adultes, aujourd'hui, à cause du contexte : la maturité en moins. Je sais que certains de ces suiveurs sang-purs savent que je ne suis pas si méchante, et que j'ai juste une opinion tranchée, tout comme eux (bien que la plupart d'entre eux ne suivent ce chemin que par obligation). Je suis même presque certaine que quelques-uns m'admirent pour la ténacité que je mets dans tout ça. Et c'est ce qui me fait tenir, de penser qu'ils ont des choses à m'envier, au fond.

« Tiens donc, ma chère voisine à l'air de bonne humeur aujourd'hui. » me surprend tout à coup une voix à ma gauche. Thayer vient de me parler, pour de vrai, sur un ton ironique, presque amusé. J'hésite entre lui envoyer un regard noir lourd de sens ou lui répondre sur le même ton. Depuis quelques temps, je ne sais plus comment agir avec lui. Avant, c'était plus simple : il me suffisait de le détester à cause de son ascendance et de ses fréquentations, les choses étaient bien plus faciles. Maintenant... C'est plus complexe. Pourtant, ça ne devrait pas l'être, il n'a pas changé entre avant et après cette entrevue dans la cuisine, ce soir-là. Il est toujours le même, avec une robe aux couleurs de notre maison mais des amis habillés de vert et argent. Peut-être même que quand je ne regardais pas, il échangeait des regards moqueurs avec ses petits copains sur mon compte. Mais je ne sais pas pourquoi, il m'a désarçonné, l'autre jour. Il avait l'air tellement embêté et vulnérable.. Je ne l'avais jamais vu comme ça, et j'ai du mal à comprendre ce qui s'est passé ce soir-là. Je me suis jurée qu'il valait mieux laisser ça de côté, que je l'avais peut-être même seulement rêvé. Ce ne serait pas surprenant. Je suis très seule, en ce moment, depuis les fuites de mes plus proches amis d'ici... Mon subconscient va peut-être chercher des soutiens ou des pistes d'espoir là où il n'y en a pas, peut-être que j'essaie de me persuader qu'il y a encore de l'espoir chez certaines personnes alors que c'est totalement faux. Mais pourquoi Thayer ? J'aurais pu rêver de Joshua, qui lui était clairement de notre côté avant que les choses ne tournent mal. Non, mon subconscient avait mis ce cher Burgess dans mes pensées comme pour m'énerver un peu plus... Ou alors ce n'était pas un rêve. Mais cette situation était tellement absurde que j'avais du mal à l'accepter. Incapable de trouver quelque chose de satisfaisant à répondre, je choisis la facilité, c'est-à-dire l'ignorance. C'est terriblement lâche, je sais. J'ai toujours préféré foncer dans le tas que faire comme si de rien n'était, et ma mère m'a toujours appris qu'il valait mieux défier ses ennemis que les laisser s'en tirer comme des rois. Mais voilà, c'est Thayer, et je ne sais pas si je suis capable de trouver quelque chose pour le désarçonner, lui. « Comment vas-tu ? » ajoute-t-il alors, le plus naturellement du monde. Je tourne furtivement les yeux vers lui, croise son regard et reporte immédiatement mes yeux sur mon parchemin. Cette fois, je n'ai pas vu une seule trace d'ironie dans sa voix, mais peut-être que je me trompe. Trop curieuse, je finis par craquer et par le regarder. Ses grandes prunelles bleu-grises me regardent sans ciller. Je reste quelques secondes silencieuse, complètement confuse face à ce regard qui n'est ni agressif, ni moqueur. Je ne l'ai jamais vraiment regardé d'aussi près, et j'ai toujours cru voir dans ses regards des éclairs narcissiques et accusateurs... Mais cette fois, non. Il me regarde comme je regarderai n'importe lequel des élèves partageant mon opinion. Il ne me regarde pas comme une ennemie qu'il doit détruire, et encore une fois, je me sens complètement désarçonnée. Peut-être est-ce seulement son beau visage qui me fait perdre un peu mes moyens, après tout je suis une fille, ce serait normal, même si la possibilité que je puisse le trouver attirant me donne envie de vomir. Peut-être qu'il est juste un très bon menteur. Oui, ça doit être ça. Un si beau visage ne peut qu'être celui d'un menteur. Sous le coup de la surprise, je remonte les manches de ma robe de sorcier. « Ton petit jeu ne prends pas avec moi, Thayer Burgess. » Je lâche, sèchement. « Si tes petits amis t'ont demandé de me poser des questions pour me faire chier, saches que je n'en ai strictement rien à faire. Je vais très bien, et j'irai encore mieux quand vous vous serez planté d'ingrédients pour vos potions tout à l'heure et qu'elles vous auront explosé au visage. » J'ai beau avoir déroulé un discours plein d'animosité, je ne suis pas vraiment convaincue par ce que je dis. Les serpentards ont arrêté de me regarder, de nous regarder, et Thayer ne semble même pas essayer d'attirer leur attention. Je me sens presque embarrassée par mes paroles, mais hors de question de le montrer. « Oh, excuse-moi, je ne suis pas polie, j'avais oublié qu'on doit retourner la question, même à une personne hypocrite. Comment vas-tu ? » Je fais avec un sourire faussement amical et un air ironique assumé. C'est à ce moment-là que je me rends compte, que j'ai relevé mes manches. C'est un tic que j'ai abandonné depuis le début des hostilités à Poudlard, pour la simple et bonne raison que mes bras sont parsemés de petits bleus plus ou moins en phase de guérison, souvenirs de retenues avec Daley O'Donnell. Priant pour que Thayer n'est rien vu, je remets mes manches en place avec une rapidité louche. Eh merde.
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MessageSujet: Re: (thaysley) ∞ hurricane   Sam 24 Aoû - 21:51

 


FEAT. AINSLEY .

Les cours venant officiellement de commencer dans l'enceinte de l'établissement, je ne pu m'empêcher de remarquer, lorsque je jetai un rapide coup d’œil autour de la pièce, que certaines places étaient inoccupées. A peu d'exceptions près, la plupart appartenaient aux quelques habituels retardataires qui arriveraient sûrement dans quelques minutes. Quant aux autres, elles resteront certainement vide tout le long du cours. Les élèves étaient-ils malades ? Était-ce pour cette raison qu'ils ne venaient pas ? Non... Pendant ces sept dernières années durant lesquelles j'ai étudié à Poudlard, jamais cela ne m'a empêché de venir en cours. Par ailleurs, ce serait une bien étrange épidémie vu le nombre d’absents que l'on pouvait compter, de plus que personne ne semblait être au courant... Non, pour sûr, la plupart des personnes qui n'étaient pas là aujourd'hui, c'était parce qu'elles ne le voulaient pas. Effectivement, chaque élève de chaque maison de Poudlard savait bien que le cours d'initiation aux forces du mal dans lequel nous nous trouvions actuellement était irrévocablement le moins apprécié de tous, et certains ne manquaient pas de le faire comprendre en le séchant. Ce n'était qu'une généralité, bien entendu, car si nous ne prenions que le pourcentage des vert et argent, il n'y avait pas de doutes que cela changerait la donne : la plupart étant des pro-mangemorts, ils devaient attendre ce cours avec impatience, ce dernier leur permettant de s'améliorer, si on pouvait appeler ça comme ça. Par ailleurs, moi qui fréquentait beaucoup les Serpentard, ceci n'était malheureusement pas qu'une supposition, mais qui étais-je pour les critiquer ? Après tout, j'étais bien obligé de faire comme eux, de faire croire à tous que je partageais leurs convictions afin de garder mon secret, chose qui devenait de plus en plus compliqué suite aux récents événements. Malgré tout, cette raison plus ou moins bonne justifiait néanmoins le fait que je me retrouvais dans la classe de Daley O'Donnell ce matin-là. En revanche, ce que j'avais du mal à comprendre, c'était ce qui pouvait bien motiver ma voisine à venir... Tournant légèrement la tête vers cette dernière qui m'ignorait totalement, je me mis à réfléchir à ce qui pouvait bien justifier sa présence ici, mais mes réflexions furent cependant de courte durée puisqu'en en suivant son regard, je la vis fixer les autres élèves qui, pour la plupart, l'observaient en rigolant, et ma voisine ne se cachait pas pour afficher elle aussi le mépris que ces derniers lui inspirait. C'était pour cela qu'elle se retrouvait ici, elle ne voulait pas qu'ils pensent qu'elle était faible, et venir à ce cours était une grande preuve de courage... Mais je me doutais aussi que c'était également la raison pour laquelle Ainsley ne m'appréciait guère : tous ceux qui la détestaient étaient les personnes qui traînaient principalement avec moi depuis ma première année dans cette école, elle n'avait certainement pas dû tarder à faire le lien et de se dire que si j'étais avec eux, c'était que je devais à peu de choses près être pareil, bien qu'elle ait complètement tord. Finalement, tout le monde détestaient les préjugés mais la plupart en faisaient constamment, y compris moi, je devais le reconnaître. Les gens devraient arrêter de se fier aux apparences, et c'était ce que j'avais tenté d'expliquer à Ainsley la nuit dernière lorsque nous nous étions croisés dans les cuisines. Elle n'avait certainement pas compris, j'étais extrêmement perdu ce soir-là, et j'étais conscient qu'il aurait été beaucoup plus facile de lui expliquer ce que j'étais réellement si j'avais voulu qu'elle me comprenne. Cependant, je ne l'avais même pas dit à mon meilleur ami ici, alors pourquoi le dirais-je à Ainsley que je connaissais à peine ? Je ne savais expliquer ce sentiment, mais je ressentais l'étrange besoin de me justifier auprès d'elle, c'était comme si une partie de moi ne supportait pas qu'elle puisse penser du mal de moi...

Je n'avais pas compté les secondes durant lesquelles j'avais regardé Ainsley alors que j'étais en même temps plongé dans mes songes, mais il me semblait que cela durait un peu trop longtemps, bien qu'elle ne s'en soit pas rendue compte. En revanche, en détournant le regard pour le poser sur un de mes amis Serpentard, l'expression de son visage me confirmait que lui, si : il semblait contrarié et son air était lourd de reproches. Il ne comprenait pas pourquoi j'étais autant obnubilé par ma voisine, de plus que ce n'était pas la première fois qu'il me surprenait en train de la regarder et que j'avais déjà prononcer le nom d'Ainsley une bonne dizaine de fois lors de certaines conversations que j'avais eu avec lui, ce qu'il était très loin d'apprécier, et nos autres amis en commun non plus, d'ailleurs. Ce fut la raison pour laquelle je levai les yeux au ciel en guise de réponse, afin de lui montrer que ce qu'il me reprochait était faux – même si cela ne l'était pas vraiment – et cela suffit à le rassurer ; il se retourna en direction du professeur. Décidément, il en fallait bien peu. Maintenant que je connaissais mes bien mes amis de la maison des vert et argent, j'étais presque sûr à cent pour cent d'être capable de leur mentir sur à peu près tout. Après tout, ils n'avaient aucuns doutes sur le fait qu'Ethan Burgess était mon père biologique – c'était sûrement d'ailleurs la raison pour laquelle ils étaient venus me voir en premier lieu – et ceci leur avait permis d'en déduire que j'étais un Sang-Pur, même si je m'approchais bien plus de l'opposé en réalité. A vrai dire, les vert et argent m'avaient été très utile pour ce qui avait été de cacher mon secret les premières semaines de mon arrivée à l'école de magie. Après, les mois ayant passé, personne n'avait intérêt à se pencher sur mon cas en particulier pour savoir si oui ou non ce que je disais – ou faisais, d'ailleurs – était sincère... Jusqu'à maintenant, avec la grande bataille qui se préparait... Mes amis voyaient bien que je ne savais pas quel clan choisir, ce qui n'aurait certainement pas été le cas si je n'avais pas été adopté, et ils commençaient à avoir des doutes sur qui j'étais réellement. Aussi était-ce pour cela que l'un d'eux venait de me faire comprendre que ma place n'était pas auprès de personnes comme Ainsley, et qu'il ne fallait pas que je tombe dans leur piège. Mais finalement, peut-être que c'était eux qui détenaient le piège... A vrai dire, je n'étais plus sûr de rien désormais, et l'avis d'une personne extérieure à ma vie me serait sans aucun doute d'une grande aide, même si j'avais toujours eu du mal à accorder ma confiance à quelqu'un, et ceci était assez contradictoire avec ce que je souhaitais, en fait. Finalement, je me retrouvais dans un cercle sans fin, et il serait peut-être mieux pour moi que j'arrête d'y penser. Alors, rangeant tous ces soucis dans un coin de mon esprit, je laissais cette contrariété de côté pour me concentrer sur ma bonne humeur quasi-habituelle et je me mis à parler à ma voisine avec la plus grande des gentillesses. Cette dernière parut d'ailleurs assez décontenancée de cela puisque le regard qu'elle me lança était un mélange de surprise et de colère qu'elle avait ordinairement envers moi, et elle mit un certain temps avant de se décider à me répondre enfin. « Ton petit jeu ne prends pas avec moi, Thayer Burgess. » avait-elle commencé. « Si tes petits amis t'ont demandé de me poser des questions pour me faire chier, saches que je n'en ai strictement rien à faire. Je vais très bien, et j'irai encore mieux quand vous vous serez planté d'ingrédients pour vos potions tout à l'heure et qu'elles vous auront explosé au visage. » J'avouais n'avoir pas très bien suivis ce qu'elle venait de me dire, mon regard s'étant directement posé sur ses bras remplis de bleus après qu'elle ait remonté ses manches sur le coup de l'énervement. Me retenant pour ne laisser aucunes émotions apparaître sur mon visage, bien j'en avait ressentit une bonne dizaine successivement suite à cela, je relevais tout de suite mes yeux vers Ainsley comme si je n'avais rien vu et hochais la tête à ce qu'elle venait de dire, faisant comme si j'avais écouté, bien que la seule chose que je retienne de ces deux dernière minutes c'était ses ecchymoses. J'eus soudainement pitié pour elle, cela me paraissait tellement illogique qu'une personne puisse faire du mal à une fille comme Ainsley que cela me mis hors de moi et je me mordis instinctivement les lèvres pour me retenir d'exploser. « Oh, excuse-moi, je ne suis pas polie, j'avais oublié qu'on doit retourner la question, même à une personne hypocrite. Comment vas-tu ? » reprit ma voisine avec un sourire faussement amical. Je savais qu'elle ne s'inquiétait pas vraiment de la réponse, mais soit. « Bien, très bien, pourquoi ça n'irait pas, c'est vrai, je veux dire, avec tout ce qu'il se passe en moment, qui irait mal ? Personne n'a des problèmes familiaux ni des secrets à cacher, tout est parfait, c'est incroyable... » Je terminais ma phrase avec mélancolie, soudain rattrapé par mes soucis personnel et parce que finalement, tout cela m'affectait bien plus que je ne le pensais. C'est pourquoi je décidais de changer de sujet avant qu'elle ne se mette à me poser des questions, si toute fois c'était ce qu'elle avait prévu. « Mais si on jouait cartes sur table pour une fois, qu'en dis-tu ? Qui t'a fait ces marques sur ton bras ? » Je savais bien qu'elle n'avait eu aucunes envies que je les vois mais ma curiosité était bien trop grande pour que je puisse faire comme si je n'avais rien remarqué, bien qu'elle ait tout fait pour que ça soit le cas en remettant ses manches à la normale.
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(thaysley) ∞ hurricane

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