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 [Fevrier 1997] Try again (PVSlevin V. Rosebury)

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MessageSujet: [Fevrier 1997] Try again (PVSlevin V. Rosebury)   Ven 14 Juin - 23:56

4 février 1998.

En entrant dans la bibliothèque ce jour la, Abby pinça les lèvres. Autour d’elle, le silence régnait, comme d’habitude pourrait-on penser, mais pas le silence normal d’une bibliothèque, pas le silence plein de grattement de plume sur le parchemin ou de bruissement de pages qui se tourne, juste un silence glacial et poussiéreux. Plus personne ne venait à la volière depuis le début de l’année, même Madame Pince semblait avoir déserté les rayons poussiéreux, ce qui n’était pas le cas comme on pouvait le constater face au rangement toujours aussi minutieux des livres. Abby passa un doigt sur le bureau pour l’instant déserté du bibliothécaire, traçant un long trait dans la poussière. Machinalement, la jeune fille commença à tracer des lettres dans la poussière, qui formèrent finalement un prénom qui la hantait à chaque fois qu’elle revenait dans cet endroit. Le prénom de l’unique personne qui avait réussi à la faire craquer, l’unique personne qui avait réussi à infiltrer sa carapace de fille parfaite, Slevin. C’était depuis qu’il était partit que plus personne ne venait à la bibliothèque, à part rapidement passer pour emprunter un bouquin et repartir le plus vite possible dans sa salle commune. Slevin avait eu le don d’apporter une bonne ambiance dans cette bibliothèque avant de disparaitre à cause de la traque des né-moldus. Tentant de retenir un éternuement, la jeune fille se pinça le nez, mais rata son coup et lâcha un petit éternuement sourd qui souffla un partie de la poussière. Balayant le reste un geste énervé de la main, Abby gomma le Slevin écrit dans la poussière. Agacé contre elle-même, elle manqua de s’exclamer à voix haute. Mais pourquoi fallait-il qu’elle pense encore à lui ?

Un an plus tôt.

A cette époque, Abby passait sont temps à la bibliothèque. Avant même de rencontrer Slevin, c’était surement le lieu ou elle passait le plus de temps dans Poudlard, lieu où elle se sentait à l’aise, seule avec elle-même, tranquille. Elle avait pris l’habitude de voir Slevin le bibliothécaire tourner dans le coin, elle avait pris l’habitude de le savoir toujours pas loin, de discuter de temps en temps avec lui, de le voir se balader avec des piles de bouquins dans les bras qu’il aurait très bien plus faire se déplacer grâce à un sort. Elle avait fini par craquer sur lui, sa maladresse parfois, et surtout son sourire, son petit sourire qu’il aborde en permanence. Et Abby c’était détesté pour ça, elle avait détesté craquer sur un type plus vieux qu’elle, un simple bibliothécaire surtout, et en plus un sang-de-bourbe. Si sa Grand-mère avait appris ça… Abby n’osait même pas penser la leçon quelle lui aurait fait. Leur sang n’était certes pas pur, mais elle avait été élevé tout comme, et connaissait les aspirations de sa chère Colleen.

Malgré tout, elle était retourné mainte fois à la bibliothèque, juste pour le voir, prétendant des devoirs à faire, toujours plus de devoirs, la plupart sortit de nulle pars car elle y allait tellement souvent qu’elle avait largement le temps de faire tout les vrais devoirs. Tout ça pour le voir. Tout ça pour lui parler.  Elle se sentait ridicule. Combien de filles avaient déjà du craquer sur lui avant ? Ce n’était pas parce qu’elle était peut-être un peu plus jolie que la majorité des filles qu’elle devenait autre chose qu’une gamine à ses yeux. Abby avait beau savoir tout ça, elle ne pouvait s’empêcher d’espérer. C’était la première fois qu’elle fondait devant quelqu’un, elle ne savait pas encore à quel point ce genre de déception pouvait être douloureuse.
Puis un jour elle comprit, qu’il avait décidément rien n’as espérer. C’était un jour banal, Abby venait à la bibliothèque rendre des livres, à une heure où elle pensait qu’il n’y aurait personne. Les bras chargés, elle était arrivée en vue du bureau et y avait trouvé Slevin, chose plutôt normale, en train de discuter avec une fille de Poufsouffle, qu’elle connaissait vaguement pour être dans sa classe. Mais surtout, elle n’avait jamais vu Slevin comme ça. Il y avait quelque chose, dans son expression, dans sa gestuelle, on voyait clairement que cette fille n’était pas n’importe qui pour lui. Abby ne se souvenait plus très bien ce qui c’était passé ensuite, elle se souvenait simplement s’être avancé comme un zombi jusqu’au bureau et avoir lâché les livres dessus, sans un bonjour, ni un au revoir. Elle qu’on pourrait croire presque insensible avait pleuré une partie de la mâtiné, la tête caché dans son oreiller, puis avait décidé de reprendre sa couverture de perfection ben que mortifié de jalousie envers cette fille, cette fille qui avait son âge, et qui, elle, était spéciale aux yeux de Slevin.

Abby n’avait plus remit les pieds à la bibliothèque, sauf les jours où elle était bondé, où elle savait qu’elle ne croiserait pas le jeune homme, elle passait en coup de vent, emprunter ou rendre un bouquin. Abby aurait été incapable de dire combien de temps avait duré son petit manège, toujours été t-il qu’un jour elle avait été forcé d’un aller à une heure creuse pour prendre un bouquin pour un devoir urgent. C’était évident qu’elle n’aurait pas pu l’éviter cette fois.
Les lèvres crispées, Abby fixa Slevin qui venait de s’arrêter en face d’elle. La jeune fille fronça les sourcils.


Dernière édition par Abby H. Davis le Mer 14 Aoû - 15:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Fevrier 1997] Try again (PVSlevin V. Rosebury)   Sam 6 Juil - 13:32

La bibliothèque de Poudlard était mon repaire, un refuge, un rempart contre le monde extérieur. Au milieu de mes livres, je me sentais en sécurité. Avant d'y avoir été embauché, je n'y avais jamais vraiment mis les pieds, à part une fois peut-être dans mes jeunes années, lorsque j'étais fraîchement arrivé à l'illustre académie de magie. L'endroit m'impressionnait trop. D'une part, il y avait ce silence, qui, pour quelqu'un d'hyperactif comme moi devenait rapidement oppressant, et d'autre part, j'avais conscience que des siècles et des siècles de savoir s'amoncelaient ici, ce que je respectais beaucoup. J'y étais venu quelques fois pour emprunter des livres d'histoire ou de Quidditch, mais jamais pour y étudier. Je n'étais certes pas un cancre, mais je n'étais pas non plus un adepte des heures sup' à la bibliothèque. Lorsqu'il s'agissait de rendre ses devoirs, j'étais un as dans l'art et la manière de tout faire à la dernière minute. À chaque fois, j'en réchappais de justesse, mais cela me suffisait amplement. Je ne faisais pas partie de tous ces névrosés qui avaient besoin d'avoir un Optimal dans toutes les matières pour être enfin contents de leur bulletin. Je n'étais vraiment pas un bourreau du travail. En fait, j'étais un élève normal, tout ce qu'il y avait de plus banal, ni trop mauvais, ni trop bon, un de ceux qui se noyaient dans la masse et qui ne suscitaient pas l'attention particulière des professeurs – un veinard, en somme, parce que je n'aurais pas supporté d'être attendu au tournant, ce qui arrive inévitablement quand on est catalogués d'emblée parmi les grosses-têtes et autres miss-je-sais-tout. De toute manière, j'avais beau ne pas avoir été un excellent élève, cela ne m'avait pas empêché d'avoir un emploi par la suite. Le professeur Dumbledore n'avait pas hésité une seule seconde avant de m'embaucher. Au début, Madame Pince avait tiré la gueule, mais elle s'était rapidement fait à l'idée que désormais, j'allais lui coller aux basques. Après tout il y avait tellement de boulot à faire dans cette bibliothèque qu'une paire de bras supplémentaires n'était pas de refus. Puis il fallait dire qu'elle commençait à vieillir. Je ne la portais pas spécialement dans mon cœur, en fait, je la voyais surtout comme une vieille rombière antipathique avec quelques comportements antisociaux – une psychopathe, vous dis-je ! - mais j'avais appris à ne pas faire attention à elle et à faire mon travail dans mon coin comme on me l'avait demandé. Et à ce que je sache, personne ne m'avait jamais reproché de mal faire mon boulot, à part elle évidemment. Elle trouvait toujours quelque chose à redire, elle qui voulait que tout soit carré. Plus d'une fois j'ai eu envie de l'envoyer sur les roses, parce qu'il fallait bien dire que j'aimais bien faire les choses à ma façon, même si mes méthodes n'étaient guère orthodoxes. Puis si ça se trouve, elle était juste frustrée que je lui fasse de l'ombre parce que c'était surtout vers moi que les élèves se tournaient lorsqu'ils avaient des renseignements à demander...j'y pouvais rien, moi, si j'étais plus aimable et enjoué qu'elle.

Enfin. Ce métier me plaisait. Puis surtout, je voyais du monde. Beaucoup passaient à la bibliothèque pour venir me voir et discuter quelques minutes avec moi, parce que j'étais leur pote, et ils n'étaient pas peu fiers d'avoir réussi à se mettre le bibliothécaire dans la poche alors qu'avec la vieille, c'était mission impossible. Je finissais par savoir reconnaître certaines têtes qui venaient régulièrement ici. Bien sûr, il y avait Hermione Granger, mais il y avait également Nott de Serpentard mais aussi les petites Davis – la Serdaigle tout comme la Serpentard. D'autres revenaient plus ponctuellement, mais je finissais quand même par les connaître. Étant quelqu'un de très sociable, j'avais mémoriser leurs visages, leurs noms et leurs maisons, et parfois je leur servais de psy, bien que je n'étais pas toujours de bon conseil. Je savais à peine gérer ma propre vie, comment pourrais-je gérer celle des autres ? Enfin, paraissait-il que c'était toujours bon d'avoir un avis extérieur sur une situation merdique car cette personne avait soi-disant un avis objectif sur la question...dans certains cas, cela restait à démontrer. Il n'empêche que j'étais sacrément peinard. La belle vie, quoi. Je n'échangerais ma place pour rien au monde. Cela dit, j'avais quand même mon lot d'emmerdes. C'était probablement ce qui pendait au nez de ceux qui s'inquiétait trop pour les autres. J'avais toujours eu beaucoup d'empathie pour les personnes que je fréquentais, et forcément, quand un élève plutôt assidu ne venait plus à la bibliothèque du jour au lendemain, je me posais des questions. J'étais ainsi, je voulais absolument savoir, j'étais d'un naturel très curieux. S'ils désertaient ainsi, c'était parce qu'il y avait une bonne raison, non ? Bon, d'accord, la vieille n'était pas toujours très sympa, elle était parfois flippante, je pouvais bien l'admettre, mais tout de même, je ne pensais vraiment pas qu'à elle seule elle puisse dissuader les étudiants de revenir à la bibliothèque. J'étais peut-être à côté de la plaque pour certaines choses, mais ça, par contre, j'étais capable de le remarquer. J'étais aussi capable de sentir quand on m'évitait, simplement parce que j'étais capable de culpabiliser alors même que j'ignorais totalement ce que j'avais bien pu faire pour contrarier cette personne. Abby Davis, tiens. C'était exactement ce dont je viens de vous parler. Du jour au lendemain, elle n'est plus venue, pour une raison qui restait assez obscure. Elle était sans doute l'une des étudiantes les plus assidues, et pourtant, pendant quelques temps, pas moyen de l'attraper, elle filait sans demander son reste. Ça se voyait sur sa tête qu'elle n'allait pas bien, et ça me tracassait de ne pas savoir ce qu'elle avait...peut-être que j'aurais pu faire quelque-chose pour elle, qui sait ? Enfin. Elle était là maintenant, c'était l'occasion de prendre quelques nouvelles. « Oh, tiens, salut Abby ! » lançai-je joyeusement à l'adresse de la jeune fille qui ne semblait pas ravie de me voir, pourtant, d'habitude, elle faisait partie des étudiantes qui venaient souvent me parler pour tout et n'importe quoi. « ça fait un moment que je ne t'ai pas vue dans le coin, qu'est-ce qui t'arrive ? Les profs ont arrêté de vous donner des devoirs ? » Oui, j'avais un humour pourri, et alors, je le vivais bien. Parfaitement bien, même. « Tant que je te tiens, ton dernier prêt expire dans deux jours. Je sais que d'habitude tu n'es jamais en retard mais ne sait-on jamais. » Après tout, elle avait déserté les lieux pendant plusieurs jours, alors il se pouvait très bien qu'elle ait pu oublier qu'elle avait un livre à rendre. Heureusement que j'étais là pour veiller au grain. Que ferait-on sans moi, je me le demande!  
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MessageSujet: Re: [Fevrier 1997] Try again (PVSlevin V. Rosebury)   Mer 14 Aoû - 15:43

Abby se crispa entièrement. La moindre parcelle de son corps était tendue, ses épaules étaient remontées et crispé, ses bras étaient croisés sur sa poitrine et chaque main enserrait le bras opposé compulsivement. Si elle avait pu disparaitre dans l’instant, elle l’aurait surement fait, elle aurait diminué jusqu'à devenir invisible, elle se serait enfoncé dix pieds sous le plancher pour ressortir dans la salle d’en dessous. Mais elle était bien trop fière pour fuir vraiment. Elle avait bien failli pendant un instant tourner les talons et repartir le plus vite possible mais elle savait qu’a un moment ou un autre elle lui devrait à nouveau des explications, car c’était toujours le même problème, elle ne pouvait simplement pas l’éviter tout le temps.
Et puis c’était ridicule. Elle ne pouvait pas aller à la bibliothèque avec une camarade sans que celle-ci ne se pose des questions sur le comportement étrange de la jeune fille. N’importe quel élève censé se dirigeait toujours en premier vers Slevin et non vers cette vieille peau désagréable de Mme Pince quand il avait besoin d’aide. Il faut dire que le jeune homme était quand même largement plus sympathique, quoi qu’un peu simplet, et attirait naturellement les gens vers lui, si bien que quasi la totalité des élèves de Poudlard se sentait proche de lui. Et cela rendait Abby folle de jalousie. Elle qui avait toujours voulu avoir un traitement spécial, elle se retrouvait finalement au même rang que tout le monde. Et Abby, qui a grandit en apprenant qu’elle était au dessus de la moyenne des gens eu beaucoup de mal à digérer ça.
Lorsque Slevin prit la parlote pour la saluer, Abby ne pu tout de même pas s’empêcher d’avoir des papillons dans le ventre et le cœur qui se mit à battre beaucoup plus vite. Cette réaction non contrôlée eu le don de l’agacer toujours plus. Elle se sentait définitivement, ridicule. Rapidement, la jeune fille s’en voulu d’avoir autant évité le jeune homme. Elle réalisa qu’en faisant ça, elle continuait à lui accorder un traitement de faveur, à lui accorder de l’importance, a penser à lui, et que ce n’était pas en faisant ça qu’elle l’oublierait plus vite. Elle lui fit donc face, tachant de contrôler le tremblement de ses mains qui lui prit soudainement. A cet instant, elle se rendit compte que le jeune homme l’avait appelé par son surnom, prouvant qu’il avait tout de même noté qu’elle détestait être appelée par son prénom, et la Serdaigle se mit à se tordre les mains, et essaya de répondre en détournant du regard. Ça lui avait fait très plaisir.
« Salut… souffla t-elle du bout des lèvres. »
Un regard perplexe se posa sur le jeune homme lorsqu’il tenta de faire une sorte d’humour auquel Abby était beaucoup trop coincé pour pouvoir répondre. Elle n’était en plus clairement pas dans l’optique de plaire au jeune homme en faisant semblant de rire, pour tenter de lui faire croire qu’il a un bon humour.
Le raisonnement d la jeune fille comme quoi ce n’est pas en l’évitant qu’elle l’oublierait plus vite aurait tout de même pu être bon, si elle n’avait pas oublié un détail important. Car le cœur à ses raisons que la raison ignore, et la carapace de glace de la jeune fille semblait fondre à vu d’œil sous le rayonnement de Slevin. Si Abby ne se mettait pas à bégayer dans la prochaine phrase qu’elle prononcerait, ça serait un miracle.
Elle eu d’ailleurs beau tenter de contrôler sa voix sur une courte phrase, la deuxième qu’elle enchaina trahi immédiatement le tremblement qu’elle avait dans la voix. Elle avait sans doute oublié que ce n’est pas son honneur mais son cœur que le jeune homme avait involontairement blessé.
« Je sais. Co-omme si j’avais déjà oublié u-un livre à r-rendre. Fit t-elle en mâchant la fin de ses mots. »
La jeune fille se sentait ridicule. Certes il était niai, mais tout de même, n’avait-il jamais remarqué quoi que ce soit dans les attentions que lui portait Abby ? Soudainement énervé par le manque de réactions du jeune homme, la Serdaigle lança sur un coup de tête :
« Mais sérieusement, t’es idiots ou tu fais exprès de rien comprendre ?! »
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